Crédit photo : Wikimedia Commons.
Syndicat CGT Unilever HPCI France
Le 26 août dernier, le géant de la restauration collective Sodexo annonçait 1097 suppressions de postes d’ici 2027. Sous couvert de prétextes fallacieux, le groupe sabre encore dans l’emploi pour garantir le profit des actionnaires.
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Le mercredi 26 août, Sodexo a déclaré vouloir supprimer 963 postes dans ses activités françaises auxquels s’ajoutent 134 postes de siège à Issy-les-Moulineaux. Le groupe explique cette taillade dans les effectifs par un plan de croissance « Shift and Grow 2030 » qui prévoit une hausse de la rentabilité de l’entreprise de 3,4% à 5% d’ici 4 ans. Le bilinguisme de la direction fait le bonheur des actionnaires à qui il est promis la moitié des bénéfices réalisés par l’entreprise sous formes de dividendes. Derrière ces profits, ce seront bel et bien les travailleurs qui paieront les frais.
Cette décision tombe comme un couperet. « Pour nous, c’est un vrai tremblement de terre, les termes ne sont pas assez forts pour dire notre surprise et notre désarroi », a réagi Éric Villecroze, délégué syndical central FO de Sodexo. Thierry Delaporte, défenseur patenté du licenciement venu de CapGemini, passé à la direction de Sodexo en 2025, se félicitait en janvier pour son premier trimestre d’un chiffre d’affaires de 6,3 milliards d’euro, « reflétant une croissance interne du chiffre d’affaires de +1,8% ».
L’entreprise n’en est pas à son coup d’essai. En 2020, Sodexo avait déjà mis à la rue 2000 travailleurs avant d’en réembaucher la moitié. Ces manœuvres destinées à gonfler les poches des actionnaires au prix de la vie des travailleurs sont permises par un gouvernement Macron taillé sur mesure pour le patronat. Les ordonnances Macron de 2017 organisent les attaques aux droits du travail et la fluidification des PSE (Plans de Sauvegarde de l’Emploi) sans motifs. Le gouvernement casse les protections collectives d’une main quand de l’autre il biberonne les entreprises aux aides publics : les exonérations de cotisations, les crédits d’impôts, etc. A ce titre, le rire cynique des patrons du Medef devant la maigre proposition d’augmentation du SMIC témoigne de la radicalisation des classes dominantes et de leur détermination à continuer à maximiser leurs profits sur le dos des travailleurs et travailleuses.
A Sodexo, plusieurs syndicats et organisations politiques ont déjà réagi. La CFDT a annoncé entamer des négociations auprès de la direction pour préserver les emplois. Une concertation qui maintient les salariés de Sodexo dans l’illusion d’un dialogue social complétement illusoire.
La Fédération CGT Commerce et Services et la CGT Sodexo, de leur côté, ont quant à eux appelé à une journée de grève le 22 septembre devant le siège de Sodexo à Issy-les-Moulineaux. Il faut leur apporter toute notre solidarité et se tenir à leurs côtés pour imposer leurs revendications. C’est par le rapport de force, construit sur la grève et le blocage économique, à la manière des grévistes de AirBus en Espagne, que nous pourrons imposer l’interdiction des licenciements et ouvrir une sortie par le haut aux travailleurs et travailleuses.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
"Le droit de l'enfant, c'est d'être un homme : ce qui fait l'homme, c'est la lumière ; ce qui fait la lumière c'est l'instruction" écrivait Victor Hugo au XIXe siècle. En notre XXIe siècle, l'enquête internationale, dite PISA, démontre le déclassement encore plus important de la France en politique éducative.
A ce tableau plus que désastreux en mathématiques, en sciences et en compréhension de l'écrit, l'enquête ne dit mot sur les inévitables inégalités sociales et le décrochage scolaire engendrés. Ni que sous les diktats du système capitaliste, on préfère augmenter de façon drastique le budget des armées françaises, au détriment des services publics dont celui essentiel pour l'éducation de nos enfants. Et ce sous les gouvernements successifs de notre nation se disant constitutionnellement "démocratique et sociale".
"Chaque enfant qu'on enseigne est un homme qu'on gagne", écrivait encore Victor Hugo en son siècle.
37 candidats déclarés ou presque pour accéder au trône de notre monarchie républicaine dans le palais de l'Elysée. L'œil toujours rivé sur la dette et le déficit ordonnés par la commission de Bruxelles, patronne omnipotente de l'UE du capital?
On renverse la table ou pas?
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs
par Eugénie Barbezat
Restauration La multinationale a annoncé, mercredi, la suppression de 1 097 postes en France. Au regard des résultats, les syndicats dénoncent une opération financière.
Publié par FSC
En août 1944, la région mantaise se libérait du joug des occupants nazis et des collaborateur français à l'Allemagne hitlérienne. Mais le Mantois est dévasté et sa population meurtrie et endeuillée: des milliers de logements détruits et ses usines rasées par les bombardements alliés autour du débarquement en Normandie.
L'union locale CGT, dissoute par le dernier gouvernement de la 3ème République, est rétablie dans la Bourse du travail. Elle va appliquer le mot d'ordre confédéral:"Travail et Union, il faut produire, il faut reconstruire!". Sous la direction de Gabriel Rouleau qui a réchappé à la déportation après sa libération du camp de Pithiviers par les Américains et la Résistance française
En septembre 1944, sous sa signature, l'Union locale CGT avise dans la presse libre qu'elle a repris ses activités à la Bourse du travail. Elle demande aux autorités de la Libération l'application stricte des conventions collectives établies en 1936, la défense des salaires, les paiements des journées insurrectionnelles de grève et une indemnité de 75% pour les salariés licenciés pour faits de guerre.
Reconstruire la France libérée en 1945 sur les bases du programme politique du Conseil National de la Résistance, tel est le mot d'ordre de la CGT. Mais refonder également la CGT dont nombre de ses militants ont péri en déportation ou ont été exécutés par les Allemands.
Le courrier de l'Union locale, adressé au ministère de la Production industrielle, participe à la reconstruction de l'outil syndical. Elle sollicite une machine à écrire afin "d'assurer le bon fonctionnement de la Bourse du travail."
C'est Marcel Paul, ministre communiste en exercice, qui répond personnellement le 15 octobre 1946: "Votre demande a retenu toute mon attention et j'ai donné des instructions à mes services pour que cette attribution soit faite le plus rapidement possible."
Sans doute, peut-on se plaire à rêver de ce temps-là, quand des ministres se souciaient de l'intérêt public et des syndicats.
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs
Nadège Dubessay
L'Humanité du 17 août 2026
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| Des étudiants lors d’une distribution alimentaire à Paris en mai 2023. © Tomas Stevens / ABACAPRESS |
Enseignement supérieur Loyers, transports, produits alimentaires… Dans son enquête annuelle, l’Unef dévoile que le reste à charge moyen s’élève à 1 300 euros par mois pour les étudiants.
Suivre des études coûte toujours plus cher. C’est le constat dressé par l’Unef (Union nationale des étudiants de France), dans son enquête annuelle sur le sujet. Elle confirme une tendance qui ne se dément pas depuis dix ans : « La précarité étudiante s’aggrave sans qu’aucune réponse structurelle ne soit apportée par le gouvernement. » Cette année, le coût de la vie étudiante augmente de 1,66 %, portant le reste à charge mensuel à 1 300 euros, soit 74 euros de plus par mois qu’en 2025.
L’étude révèle que le premier poste de dépense des étudiants reste le logement, avec un loyer moyen estimé à 627,11 euros dans le privé – mais atteignant jusqu’à 857 euros en Île-de-France –, soit une évolution globale de + 2,8 %. Viennent ensuite le coût des transports (254 euros pour les boursiers et 278 euros pour les non-boursiers) et l’alimentation, avec une hausse de 0,87 % des produits.
« Le résultat assumé de la politique gouvernementale »
Le syndicat étudiant indique que depuis 2017, année de l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, l’évolution du coût de la vie étudiante s’établit à + 35,84 %. Un chiffre qui, selon l’Unef, « ne peut être que révélateur du bilan catastrophique des politiques de Macron et de ses gouvernements successifs quant à la précarité étudiante ». Le syndicat dresse la liste : universités chroniquement sous-financées, fausses promesses de construction de logements, refus de réformer structurellement les bourses, désinvestissement dans les Crous, mise en place du repas à 1 euro sans mettre l’argent nécessaire pour sa mise en œuvre…
À cela s’ajoutent les menaces qui pèsent sur les aides personnelles au logement (APL) avec la sortie d’un rapport gouvernemental préconisant d’intégrer dans leur calcul les revenus des parents des étudiants. Et des frais d’inscription qui ont augmenté de 37 %, notamment à cause de la taxe de la contribution de vie étudiante et de campus (CVEC), obligatoire, passée de 90 euros en 2018 à 105 euros à la prochaine rentrée. Étudier coûte aussi deux fois plus cher pour les étudiants étrangers extracommunautaires, « premières victimes des politiques austéritaires du gouvernement », dénonce l’Unef, à cause notamment de la suppression des APL depuis le 1er juillet et de frais d’inscription différenciés.
Pour Manon Monet, secrétaire générale de l’Unef, derrière ces chiffres « se cachent des vies d’étudiants qui doivent travailler en parallèle ou abandonner leurs études parce qu’ils n’ont pas les moyens de subvenir à leurs besoins ». Tout cela fait dire à l’Unef que la précarité étudiante « est devenue le résultat assumé de la politique gouvernementale ».
Publié par FSC
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Se syndiquer CGT ?
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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