SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

 

 

 

La capitulation allemande

a été signée le 8 mai 1945

 

En France, le 8 mai est un jour férié célébrant la capitulation allemande qui a mis fin à la seconde guerre mondiale en Europe (1939-1945). Pourtant, sans vouloir jouer les pointilleux, signalons que la signature de cette capitulation ne fut pas effectuée le 8, mais le 7 mai (vers 2 heures 40 du matin) à Reims par le général Jodl (pour l'Allemagne), en présence de Bedel-Smith (États-Unis), Susloparov (Russie) et du général Sevez (France).

Elle fut accomplie à nouveau le 9 mai par le général Keitel à Berlin, à la demande des Soviétiques qui avaient expressément exigé qu'une nouvelle signature de la reddition allemande ait lieu en présence du maréchal Joukov, du maréchal Tedder, envoyé par Eisenhower, du général Saatz et de Lattre de Tassigny dans la nuit du 8 au 9 mai (le 9 à 0h28 exactement).

La date du 7 mai a rapidement été éclipsée par celle du 8 mai, suite à la décision de l'annonce officielle de la fin des hostilités par le général de Gaulle ce jour-là à 15 heures, qui a ensuite été retenue comme date officielle.

La date retenue par l'URSS, l'actuelle Russie, pour fêter l'événement n'est d'ailleurs ni le 7 ni le 8, mais bien le 9 mai.

SOURCE: Tatoufaux.com

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Amora, la moutarde de Dijon devient américaine

Unilever cède Amora à McCormick pour 44,8 milliards de dollars. La marque dijonnaise, née en 1919, passe sous contrôle américain après quatre décennies britanniques.

 

Le 30 mars 2026, Unilever a annoncé le rapprochement de sa division alimentaire avec McCormick & Company, groupe américain spécialisé dans les épices et condiments. L’opération prévoit un versement en numéraire de 15,7 milliards de dollars à Unilever et valorise l’activité alimentaire concernée à 44,8 milliards de dollars. Amora, Maille et Knorr figurent dans le périmètre de l’accord rendu public ce jour-là. La finalisation de l’opération est attendue pour mi-2027, sous réserve des autorisations réglementaires. Unilever poursuit ainsi son recentrage sur les cosmétiques, l’hygiène et les soins personnels, après avoir déjà engagé la réorganisation de son portefeuille en 2026.

McCormick, déjà présent à l’international avec un portefeuille de marques d’assaisonnement et de sauces, entre ainsi plus directement dans l’alimentaire grand public européen. Au 4 mai 2026, aucune communication publique détaillée de McCormick ne précise le sort industriel du site de Chevigny-Saint-Sauveur, en Côte-d’Or, où sont encore produits Amora et Maille. Cette absence d’engagement public entretient l’incertitude locale, après plusieurs décennies de restructurations.

Dijon

Amora a été déposée le 23 septembre 1919 à Dijon par Armand Bizouard. La marque appartient alors à la Société anonyme des moutardes et vinaigres de Bourgogne. Selon le récit historique retenu par l’entreprise, le nom serait né d’une formule attribuée à son fondateur : « C’est un amour de moutarde, ce sera Amora. » En 1934, Raymond Sachot reprend la société et relance la marque, en profitant aussi d’une résonance avec Amon-Râ, découverte lors d’un voyage en Egypte selon l’histoire interne de la marque.

La trajectoire industrielle d’Amora change d’échelle dans les années 1970 avec son entrée dans l’orbite de BSN, futur Danone. Puis vient une séquence capitalistique souvent résumée trop vite : en 1997, Danone cède son pôle épicerie, dont Amora-Maille, à Paribas Affaires Industrielles dans le cadre d’un LBO. Deux ans plus tard, en novembre 1999, Unilever annonce le rachat d’Amora-Maille ; l’opération est ensuite examinée par la Commission européenne avant sa mise en œuvre en 2000. Le passage de Danone à Unilever n’est donc pas direct.

Verres

En 1953, Amora lance le verre réutilisable « Givror », un contenant pensé pour devenir un verre de table une fois la moutarde consommée. Cette innovation d’emballage ouvre une longue séquence commerciale qui s’étend sur plusieurs décennies, avec des séries décorées consacrées à des personnages de bande dessinée, à des motifs floraux ou à des univers pour enfants. Le conditionnement devient alors un levier de fidélisation familiale autant qu’un support de vente.

Cette stratégie a laissé des traces durables dans la culture matérielle française. En 2025 et 2026, des plateformes de seconde main continuent de proposer des verres Amora d’occasion, parfois issus de séries recherchées comme Tintin. Le slogan « Par amour du goût » n’apparaît pas dans les années 1980, mais en 1992. Cette date compte, car elle situe le basculement d’Amora vers une communication plus affective et plus publicitaire, alors que la marque est déjà solidement installée dans la grande distribution.

En juillet 2024, l’usine Amora-Maille de Chevigny produit chaque année près de 100 millions de pots de moutarde. Ce volume donne une mesure concrète de la place de la marque dans les habitudes alimentaires françaises, au-delà de sa seule notoriété publicitaire.

Fermeture

Le 19 novembre 2008, la fermeture de l’usine historique d’Amora à Dijon est annoncée. Le plan social concerne près de 300 emplois et s’accompagne d’un transfert de la production vers Chevigny-Saint-Sauveur, où 26 millions d’euros doivent être investis. La fermeture met fin à la présence industrielle d’Amora dans son site historique dijonnais.

En mars 2009, un salarié déclare : « Nous sommes un exemple vivant de ce qui se passe en France. » La phrase intervient au moment où la crise financière de 2008 accélère les restructurations dans l’industrie. A Dijon, l’affaire dépasse alors le seul cas d’une usine de moutarde : elle devient un épisode local de la désindustrialisation française.

Pénurie

Au printemps 2022, la moutarde manque dans les rayons de nombreuses enseignes françaises. La pénurie tient à un double choc : une très mauvaise récolte en Bourgogne et surtout une chute de la production canadienne, après des épisodes de sécheresse et de chaleur extrême. La France dépend alors largement du Canada pour son approvisionnement en graines de moutarde, à hauteur d’environ 80%.

Sur les prix, les estimations convergent vers une hausse brutale, sans se fixer sur un seul chiffre. Le prix des graines a été multiplié par trois à cinq selon les marchés et les périodes de 2021 à 2022. En juin 2022, un acteur du secteur indique ne pas envisager de retour à la normale avant 2024.

Cette crise remet au premier plan la question de la filière française. En 2023, le ministère de l’agriculture rappelle que la moutarde est un produit phare de la Bourgogne, tout en montrant que la filière locale ne suffit pas à couvrir les besoins industriels nationaux. La récolte 2024 est ensuite présentée comme favorable. La tension sur l’offre s’atténue, mais la dépendance aux aléas climatiques et aux importations reste entière.

Chevigny

En juillet 2024, l’usine de Chevigny-Saint-Sauveur est présentée comme l’unique site Amora-Maille, en France et dans le monde, et comme une usine exportant vers 90 pays. Cette donnée actualise fortement le dossier industriel : Chevigny n’est plus seulement un site de repli après Dijon, c’est le centre mondial de production pour ces marques.

Cette centralisation accroît la sensibilité du site à tout changement d’actionnaire. Après l’annonce de l’accord Unilever-McCormick en mars 2026, la question n’est plus seulement celle de la propriété de la marque, mais celle d’un outil industriel unique en Côte-d’Or. A ce stade, aucun engagement chiffré n’a été rendu public sur l’emploi, l’investissement ou le maintien du périmètre industriel à Chevigny après la finalisation prévue mi-2027.

Amora reste une marque dominante en volume, mais son environnement concurrentiel s’est durci. Par le bas, les marques de distributeur profitent de l’inflation alimentaire et de l’attention accrue des ménages aux prix. Par le haut, des producteurs plus petits, comme Fallot à Beaune, ou des acteurs valorisant l’IGP Moutarde de Bourgogne, occupent le terrain de l’origine et de la fabrication régionale. Fallot, maison liée à Beaune depuis le XIXe siècle, reste souvent citée comme la dernière moutarderie familiale indépendante de ce segment.

A cela s’ajoute une fragilité juridique ancienne : « Moutarde de Dijon » n’est pas une indication géographique protégée. Cette dénomination correspond à une recette et non à une origine certifiée. Un fabricant situé hors de Bourgogne peut donc utiliser cette appellation s’il respecte le procédé. Pour Amora, cela limite la portée commerciale du lien entre Dijon, l’étiquette et le produit.

Enfin, la pression ne porte plus seulement sur le prix ou l’origine, mais aussi sur la composition des produits transformés. En avril 2026, une enquête de foodwatch sur dix produits ultra-transformés vendus comme sains ou valorisés par leur marketing confirme le durcissement du regard porté par une partie des consommateurs sur les listes d’ingrédients. Même si cette enquête ne vise pas exclusivement Amora, elle s’inscrit dans un climat moins indulgent pour les grandes marques industrielles.

L’histoire d’Amora se joue désormais sur deux calendriers. Le premier est industriel : la finalisation de l’accord avec McCormick est prévue pour mi-2027. Le second est commercial : préserver, sous une propriété américaine, une marque née à Dijon en 1919, relancée en 1934, vendue près de 100 millions de fois par an et fabriquée sur un seul site exportateur vers 90 pays.

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Mort au travail

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1er MAI

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Au travail, la santé n'est pas une option !

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Arrêt maladie

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La CGT
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Mort au travail : un jeune de 22 ans meurt dans un laminoire dans une usine Lustucru

Vendredi dernier, un travailleur intérimaire de 22 ans est décédé en nettoyant un laminoir à pâtes, au sein de l’usine Lustucru, à Saint-Genis-Laval. Nous exprimons toute notre solidarité avec ses collègues et ses proches. Ce nouvel accident tragique rappelle une fois de plus les conséquences de la casse des conditions de travail.

Notre classe

Capture d’écran Google Earth

Dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 avril, un jeune ouvrier intérimaire de 22 ans a trouvé la mort dans l’usine Lustucru Frais de Saint- Genis-Laval, dans le Rhône. Le jeune homme, arrivé dans l’entreprise en janvier dernier seulement, procédait au nettoyage de fin de production d’une machine lorsqu’il a été happé par un laminoir.

Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pénale du chef d’homicide involontaire par personne morale dans le cadre du travail et la chaîne de production a été mise à l’arrêt, et l’usine est restée fermée plusieurs jours sur demande des syndicats.

Dans un communiqué publié à la suite du drame, la direction de Lustucru elle se défend évidemment de toute responsabilité : « La sécurité de nos collaborateurs a toujours été et demeure une priorité absolue de l’entreprise. Il nous faudra donc comprendre comment un tel drame a été rendu possible ». La réponse pourtant ne semble pas si difficile à trouver. Damien Ferrier, secrétaire de l’Union régionale CGT agro-alimentaire explique que les salariés de Lustucru subissent des « cadences qui augmentent, un turn-over de salariés en intérim ou en CDD, des problèmes physiques », dans des « conditions de travail très dégradées ». Et explique enfin que, malgré plusieurs batailles pour des meilleures conditions, « la direction est méprisante depuis de très nombreuses années ». Le travail de nuit, solitaire, à un des postes de maintenance les plus à risque et en intérim est de toute évidence l’un des facteurs ayant conduit à ce nouveau terrible mort au travail.

Face à l’horrible nouvelle, l’Union Locale CGT Oullins - Pierre-Bénite a publié un communiqué qui pointe la réalité des morts au travail en France : « Ce n’est pas un “accident”, c’est le travail qui tue. Chaque année en France, des centaines de travailleurs perdent la vie pour gagner leur croûte. Derrière chaque “fait divers” se cachent souvent les mêmes réalités : des cadences infernales qui poussent à la faute, des dispositifs de sécurité parfois défaillants ou shuntés pour ne pas arrêter la production, un manque d’effectifs qui empêche le travail en binôme sécurisé ».

Ce nouveau drame s’inscrit dans un contexte national de montée des morts au travail. En effet, selon le rapport annuel 2024 de l’Assurance Maladie sur les risques professionnels, 764 personnes sont mortes en France à la suite d’accidents du travail dans le secteur privé, un chiffre jamais atteint depuis 2018, soit 119 morts de plus qu’en 2021. En ajoutant les accidents de trajet et les maladies professionnelles, le bilan s’élève à plus de 1 297 morts, sans tenir compte des agriculteurs, des fonctionnaires, des indépendants, ni des travailleurs ubérisés. La France détient ainsi le sinistre titre de championne d’Europe de la mort au travail, avec 3,5 décès pour 100 000 salariés, deux fois la moyenne européenne.

Comme le souligne L’Usine Nouvelle, la hausse inquiétante des accidents mortels révèle une prévention structurellement insuffisante, où la responsabilité est sans cesse rejetée sur les travailleurs eux-mêmes. La suppression des CHSCT - comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail -, remplacés depuis 2020 par des CSE aux attributions bien plus larges et donc bien moins focalisées sur la sécurité, a constitué un recul majeur dans le droit des travailleurs.

En plus, il faut pointer la responsabilité directe de la précarité des conditions de travail : les intérimaires, les CDD, les travailleurs sans ancienneté ni formation suffisante sont les premières victimes. Selon le rapport de l’Assurance Maladie, 59 % des morts de moins de 25 ans surviennent lors de la première année de poste. La mort ce jeune homme de 22 ans, intérimaire depuis janvier, illustre la violence du travail pour les plus précaires.

La tragédie de Lustucru s’inscrit dans une série qui frappe particulièrement la jeunesse. Il y a quelques jours à peine, un lycéen de 15 ans a trouvé la mort dans le Gard, écrasé par un chariot élévateur sur un chantier de BTP où il effectuait un stage d’observation. En juin dernier, un élève de seconde de 16 ans mourait à Saint-Lô, dans un magasin GIFI, lors de son stage obligatoire, après avoir été renversé par une palette. Ces drames sont le produit d’une politique gouvernementale qui pousse la jeunesse au travail de plus en plus tôt, dans des conditions de plus en plus précaires et dangereuses.

Nous adressons toute notre solidarité aux collègues, à la famille et aux proches de ce jeune homme. Personne ne devrait mourir au travail pour remplir les poches d’un patronat qui explique faire de la sécurité des travailleurs sa priorité, tout en maintenant des cadences infernales, un recours massif à l’intérim et un mépris total pour les revendications des travailleurs. Ce drame intervient en outre à quelques jours du 1er mai, journée internationale des travailleuses et des travailleurs, qui fait elle-même l’objet d’attaques de la part du gouvernement et du patronat. C’est dans la rue, le 1er mai, qu’il faudra répondre massivement pour lutter contre un système où la vie des travailleurs vaut moins que les profits.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Arrêt de la production de voitures à Stellantis Poissy : face à la casse sociale annoncée, faisons front !

Stellantis Poissy est le dernier site de production automobile encore implanté en Île-de-France. Les 1 925 salariés ont appris ce jeudi 16 avril la fermeture des lignes d’assemblage d’ici 2028. Cette annonce prépare une casse sociale de grande ampleur et la fermeture à terme de l’usine, contre lesquelles il est indispensable de faire front.

Industrie automobile

La direction de Stellantis a acté ce jeudi, lors d’une réunion CSE, l’arrêt de la production des petits modèles d’Opel Mokka et de DS3 d’ici 2028. Si aucun « plan social » n’est officiellement annoncé, la direction assume déjà qu’environ 1 000 postes sont amenés à être supprimés par le groupe, qui assure que les réductions d’effectifs s’effectueront par des « départs naturels » ou « volontaires ». Ces déclarations visent à minimiser l’ampleur d’une casse sociale qui devrait être brutale, touchant les salariés du site de Poissy, les intérimaires, ainsi que l’ensemble du bassin d’emploi du département.

La fermeture des lignes d’assemblage en 2028 marque la fin du site de production de Poissy. Pour tenter d’apaiser la colère, Stellantis affirme vouloir y maintenir certaines activités et évoque plusieurs projets, comme l’installation d’une nouvelle presse d’emboutissage, la création d’ateliers de ferrage et de peinture destinés à produire des pièces ou sous-ensembles pour d’autres usines du groupe, l’après-vente ou des partenaires, le développement d’une activité de déconstruction de véhicules usagés et de valorisation de pièces, la préparation de véhicules neufs ainsi que l’impression 3D de pièces détachées. Mais ces annonces apparaissent surtout comme une manière de faire accepter la casse sociale et la fin progressive de la production automobile, prélude possible à une fermeture plus large du site à terme.

Des annonces qui viennent confirmer les propos de Jean-Pierre Mercier qui pointait déjà dans nos colonnes la casse sociale à venir à Stellantis Poissy : « c’est une catastrophe sociale qui est en train de se préparer » expliquait-il. En octobre, l’usine avait été mise au chômage forcé pendant près de trois semaines, tandis que la perspective d’un arrêt définitif de l’activité dans les prochaines années était dans l’air. En 2025, des rapports internes montraient d’ailleurs un taux d’utilisation de la capacité de l’usine de seulement 58 %. Le groupe avait aussi renoncé à construire des DS3 électriques sur les lignes de Poissy.

Pour justifier cette fermeture annoncée, l’argument avancé par Stellantis est celui de la « surcapacité » de production de voitures par rapport à une demande en baisse au niveau européen, avec - 20% de véhicules achetés depuis 2019 sur le continent. Le site a ainsi fabriqué 89 500 unités en 2025, contre 145 000 deux ans plus tôt. Mais s’il existe bien une crise structurelle du secteur automobile européen, Stellantis n’est pas le plus mal loti, puisque le groupe avait dégagé un bénéfice net de 5,5 milliards d’euros. En d’autres termes, il y a de l’argent, et ces annonces visent à accélérer la « restructuration » pour mieux faire payer la crise aux travailleurs.

Les vraies raisons sont ailleurs : il s’agit de baisser le « coût du travail » trop élevé en France. Manuel Gentile, directeur du site de Sochaux (Doubs), se plaignait récemment qu’en France, les travailleurs de Stellantis étaient payés près de 32 euros de l’heure, contre 23 en Espagne, 6 à 7 euros au Maroc. Stellantis a d’ailleurs annoncé, en juillet dernier, doubler la capacité de production de son site de Kénitra, au Maroc, avec 3 000 emplois en plus des 3 500 existants. Derrière cette rhétorique classique, il s’agit de justifier les offensives contre les conditions de travail et les fermetures d’usines pour mieux délocaliser. En France ou à l’étranger, il s’agit de toujours plus exploiter les travailleurs pour mieux rétablir les profits.

De plus, cette casse sociale n’est que la dernière étape d’une longue offensive contre les travailleurs de PSA-Stellantis qui ont subit de nombreuses vagues de licenciements. Par exemple, Poissy comptait plus de 24 000 travailleurs et travailleuses dans les années 1980. À plus large échelle, la région parisienne, autrefois spécialisée dans l’industrie automobile, a vu ses grandes concentrations ouvrières fermer les unes après les autres. Citroën avait fermé ses chaînes du quai de Javel en 1975, celles de Levallois en 1988. Renault a stoppé pour sa part la production sur le site de Billancourt en 1992. Plus récemment, on a vu l’arrêt des fabrications de PSA Citroën à Aulnay en 2014, puis de Renault à Flins en 2024. Dans le même temps, le groupe Renault a annoncé récemment la suppression de 15 à 20% de ses effectifs mondiaux dans l’ingénierie.

Cette casse sociale annoncée à Stellantis est un cas d’école. Elle est orchestrée par un patronat qui n’hésite pas à balancer par-dessus bord ses salariés quand ses profits sont à la baisse. Le tout, malgré les profits records encaissés par les patrons et dirigeants des géants de l’automobile, et les milliards de subventions et d’aides publiques versés par le macronisme et ses prédécesseurs. Face à la vague de licenciements historiques qui touche particulièrement le secteur de l’automobile, il faut une grande mobilisation revendiquant le maintien de tous les emplois, l’interdiction des licenciements ainsi que l’expropriation de toutes les entreprises qui licencient, pour les mettre sous contrôle des travailleurs ! Solidarité avec les travailleurs et travailleuses de Stellantis !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Ce lundi 13 avril, la CGT et les organisations syndicales ont obtenu que le gouvernement ne passe pas en force sur le 1er mai et ne convoque pas la commission mixte paritaire, indispensable pour valider la proposition de loi.

La mobilisation paye : le 1er mai est et restera férié, chômé et payé !

La loi ne sera donc pas modifiée demain et le 1er mai restera un jour, férié, obligatoirement chômé et rémunéré où seuls de rares secteurs qui, en raison de la nature de leur activité ne peuvent interrompre le travail sont autorisés à faire travailler les salarié·es.

La proposition de loi de Gabriel Attal soutenue par la droite et l'extrême droite, et dénoncée par l’ensemble des syndicats, reposait sur un tissu de mensonges :

  • Elle aurait favorisé les grands groupes, aux dépens du petit commerce indépendant de proximité et des artisans, qui peuvent déjà ouvrir le 1er mai ;
  • Elle ne se serait pas limitée aux boulangeries et aux fleuristes, mais aurait concerné tout le secteur du commerce, de la culture et de l’agroalimentaire ;
  • Elle ne prévoyait pas le fait d'être réellement payé double (200% pour la journée travaillée), et n'aurait pas garanti le fait d'être volontaire face au pouvoir patronal.

Alors que les macronistes voulaient faire du 1er mai une "journée à fort potentiel commercial", le rapport de force a payé. La CGT remercie les dizaines de milliers de personnes qui se sont mobilisées pour interpeller les député·es et signer la pétition ou manifester.

Ils nous ont déjà volé 2 ans de vie avec leur réforme inique des retraites, ont tenté en vain de nous supprimer 2 jours fériés, nous ne les laisserons pas nous voler le 1er mai !

La CGT appelle les travailleuses et les travailleurs à manifester massivement ce 1er mai. C’est NOTRE journée, c’est le jour où se faire entendre pour exiger des augmentations de salaire et des mesures contre la vie chère. C’est le jour où, depuis 140 ans, tous les travailleurs et travailleuses du monde manifestent ensemble pour défendre la paix juste et durable et le progrès social. 

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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