SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

INTÉRESSEMENT : NE SIGNONS PAS UN ACCORD QUI SE RETOURNERA CONTRE LES SALARIÉS !

Quelques avancées... mais toujours de lourdes inquiétudes !

Certains paliers ont certes été revus légèrement à la hausse. Mais cela reste largement hypothétique. Les montants versés dépendront d'objectifs incertains, notamment de l'évolution du DBNR (changements de séries), un élément sur lequel les salariés n'ont aucune maîtrise mais qui impacte fortement les résultats des lignes... et nos conditions de travail.

Le vrai problème : le critère de "Performance organisationnelle"

Malgré nos alertes, la direction refuse de revenir sur ce critère.

Soyons clairs : chez Unilever, où la réduction des coûts et la recherche permanente de productivité sont des priorités, ce critère poursuit un objectif évident :

  • réduire le recours à l'intérim ;
  • augmenter la flexibilité des salariés permanents ;
  • faire face aux variations d'activité avec moins de personnel.

Autrement dit, la direction souhaite nous faire accepter, par le biais de l'intéressement, une intensification de la polyvalence et une augmentation de la charge de travail.

Pourquoi ce critère est-il dangereux ?

  • Les salariés n'ont aucun pouvoir sur les dépenses d'intérim.
  • Les embauches, les remplacements, les effectifs et les budgets sont des décisions exclusivement prises par la direction.
  • En faisant de la baisse des coûts d'intérim un objectif collectif, la direction crée une pression pour produire autant... avec moins de renforts.
  • Le transfert de charge de travail vers les salariés permanents est déjà une réalité sur le terrain. Demain, il deviendrait un objectif récompensé financièrement.
  • Réduit-on l'intérim parce que l'entreprise embauche durablement... ou parce qu'elle demande aux salariés présents de compenser les effectifs manquants ?

Nous connaissons malheureusement déjà la réponse.

Quel message enverrions-nous en signant ?

Signer cet accord en l'état reviendrait à accepter que notre intéressement soit lié à une politique de réduction des effectifs temporaires et d'augmentation de la flexibilité.

Aujourd'hui l'intérim...

Demain quoi ?

  • davantage de polyvalence imposée ?
  • moins de remplacements ?
  • toujours plus de productivité avec les mêmes effectifs ?

En validant ce principe, nous ouvririons la porte à de nouvelles exigences lors des prochaines négociations.

La CGT refuse cette logique.

L'intéressement doit récompenser le travail et les résultats de l'entreprise.

Il ne doit jamais devenir un outil permettant de faire accepter la réduction des moyens humains, l'augmentation des cadences ou la dégradation des conditions de travail.

Notre santé, nos emplois et nos conditions de travail ne doivent pas servir de variable d'ajustement pour améliorer les indicateurs financiers.

La CGT ne peut cautionner un tel accord.

Parce que défendre le pouvoir d'achat ne doit jamais se faire au prix de nos conditions de travail.

NON AU MÉPRIS DES SALARIÉS !

La direction ne respecte pas l'accord 35 heures !

La direction d'Unilever continue de faire fi de ses engagements.

Le délai de prévenance prévu pour les samedis travaillés n'est pas respecté, en contradiction avec les dispositions de l'accord sur les 35 heures.

Ce non-respect pénalise les salariés qui doivent pouvoir organiser leur vie familiale, personnelle et leurs temps de repos. Les accords d'entreprise ne sont pas facultatifs : ils doivent être appliqués. Accepter, c'est envoyer le message que tout est acceptable : davantage de flexibilité, davantage de contraintes et toujours moins de respect des accords collectifs.

À chaque entorse aux règles, c'est un peu plus de mépris envers les salariés.

Nous ne pouvons pas laisser faire !

Lorsque la direction ne respecte pas les accords, il appartient aux salariés de se faire entendre.

La seule réponse face à ce mépris est la mobilisation et la grève !

  • le respect immédiat du délai de prévenance prévu par l'accord 35 heures ;
  • le respect des accords signés ;
  • le respect des salariés et de leur vie personnelle.

Ensemble, faisons respecter nos droits !

Sans les salariés, rien ne fonctionne.

Ce n'est que le début. Si nous validons aujourd'hui cette logique, quelles seront les prochaines exigences demain ?

Samedi 11 juillet 2026 : la direction est hors délai !

La direction ne peut pas vous imposer de travailler ce samedi, le délai de prévenance n'ayant pas été respecté.

Vous n'avez aucune obligation légale d'être présent ce jour-là.

Ne vous laissez pas intimider : le respect de vos droits n'est pas négociable.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Intéressement

Certains paliers ont pu légèrement évoluer dans le bon sens, mais cela reste encore de l’hypothétique et la projection reste encore incertaine. On a aucune garantie sur l’évolution du DBNR (les changements de séries), qui impacte fortement le résultat des lignes et nos conditions de travail.

Mais le plus inquiétant, reste le critère « La performance organisationnelle », la direction reste sur ses positions !!!

Nous rappelons, qu’un groupe comme Unilever, qui met historiquement beaucoup l'accent sur la maîtrise des coûts et la productivité, ce critère n’a qu’un seul but et se résume à un indicateur de performance organisationnelle visant à réduire l’intérim (Voire d’autres sous-traitants) et à amplifier la flexibilité interne.

L'objectif est donc très clair :

  • De réduire encore le recours à l'intérim ;
  • De mieux absorber les variations d'activité avec les salariés présents ;

Cette direction nous pousse à accepter une amplification de la polyvalence par le biais de cet intéressement, c’est dangereux !

Plusieurs points critiques :

  • Le salarié n’exerce aucune influence sur le niveau global des dépenses d'intérim.
  • Les décisions de recrutement, les remplacements d'absences, les budgets et les effectifs relèvent principalement de la direction.
  • L’objectif de réduction des coûts d'intérim incitera à faire davantage avec les effectifs existants sans renfort suffisant.
  • Il y aura, et cela se fait déjà, un risque de transfert de charge de travail vers les salariés permanents. C’est une certitude !
  • Réduit-on l'intérim parce qu'on embauche ou parce qu'on demande aux salariés de compenser le manque d'effectifs ?

A quoi cela nous réduit !

Ce critère visant essentiellement à améliorer la flexibilité interne et à réduire les coûts de main-d'œuvre est totalement inacceptable.

Ce critère n’a rien à faire dans un accord d’intéressement. Signer en l’état, nous conditionne à tout accepter venant de cette direction lors des prochaines négociations !

Signer un tel accord revient à cautionner une logique de réduction des coûts que nous dénonçons et combattons en permanence.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Usine Le meux Unilever : Intéressement

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Unilever usine Le meux

 

Intéressement 2026 :

des inquiétudes sur les objectifs et les critères

Un accord de plus en plus inaccessible

Intéressement : des règles taillées pour réduire la prime des salariés !

Cette année, la direction impose une négociation particulièrement difficile sur l'accord d'intéressement.

Jamais nous n'avions vu un accord avec autant de critères à remplir. Jamais nous n'avions connu des objectifs de performance aussi élevés et aussi difficiles à atteindre sur les lignes. Et jamais nous n'étions partis d'aussi bas : à fin mai, le montant estimé de l'intéressement reste inférieur à 1 000 €.

À cela s'ajoute une partie du critère « waste », fortement dégradé sur les cinq premiers mois de l'année. Malgré les tentatives de la direction pour minimiser son impact, les chiffres sont là : ce critère est perdu d’avance.

Ne parlons pas de hasard ou d'aléatoire. Quand les objectifs sont fixés à des niveaux quasi inatteignables et que les critères se multiplient, le résultat est prévisible. Tout semble avoir été conçu pour limiter au maximum le montant de l'intéressement.

Après des années d'engagement, d'efforts et d'adaptation permanente des équipes, les salariés sont en droit d'attendre un dispositif juste, transparent et réellement motivant. Au lieu de cela, nous risquons de nous retrouver avec l'un des plus faibles intéressements de ces quinze dernières années.

Les salariés ne doivent pas être la variable d'ajustement.
Nous exigeons des objectifs réalistes, des critères équitables et un véritable partage des résultats de l'entreprise.

Sans les salariés, il n'y a pas de performance. Sans performance, il n'y a pas de résultats. Il est temps que cela se traduise aussi dans l'intéressement.

 

Les négociations sur un éventuel accord d'intéressement sont toujours en cours.

Mais dans le contexte actuel, parvenir à un accord sur l'intéressement reste extrêmement difficile.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Arrêts maladie : une réduction motivée par des impératifs budgétaires au détriment de la santé
 
 
Le gouvernement Lecornu a publié ce samedi un décret limitant la durée des arrêts de travail prescrits par les médecins à 31 jours pour une primo-prescription et à 62 jours pour un renouvellement. Pris en application de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026, ce décret doit entrer en vigueur le 1er septembre prochain. Un second décret aux ambitions similaires, portant sur la fonction publique, devrait être publié le 18 juin prochain.

Loin de toute considération médicale ou de tout bénéfice thérapeutique avéré, cette réforme traduit une nouvelle fois le pilotage des politiques de santé par la contrainte budgétaire. Si, dans de rares cas, une limitation temporelle peut produire certains effets sur des pathologies spécifiques, celle-ci ne valait jusqu'alors qu'à titre de recommandation. 

Au contraire, dans la plupart des cas, ces décrets présentent de de graves risques pour la santé publique : compte tenu du manque criant de médecins traitants et de la difficulté à prendre rendez-vous, nombre de travailleuses et travailleurs risquent de ne pas avoir la possibilité d’obtenir des arrêts pourtant nécessaires, avec tous les dangers individuels et de santé publique que cela implique. 

Ces mesures s'inscrivent dans la continuité de la récente réduction du plafond des indemnités journalières, abaissé de 1,8 à 1,4 SMIC, ainsi que d'un autre décret publié ce même samedi 13 juin 2026, par lequel le gouvernement limite à quatre ans la durée durant laquelle un·e salarié·e peut bénéficier d'un arrêt maladie dans le cadre d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle, disposition applicable à compter de 2027. Si le nombre de salarié·es concerné·es peut paraître limité, elles et ils se trouveront plongé·es dans une grande précarité et soumis·es aux contrôles permanents, auxquels sont déjà assujetti·es les allocataires du RSA ou de l'allocation aux adultes handicapé·es.

La CGT s'opposera avec obstination à toute politique publique construite sur le principe premier de la contrainte budgétaire. Elle défend la Sécurité sociale répondant aux besoins réels des assuré·es sociaux, et non présupposer et sanctionner d'hypothétiques comportements déviants.

La Sécurité sociale a vocation à protéger les travailleuses et les travailleurs de ce pays : c'est de moyens qu'elle a besoin, non de restrictions supplémentaires.

Arrêts maladie

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
capture d'images

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Ce samedi, autour du commissariat de Mantes-la-Jolie, on aurait pu croire que Donald Trump, suzerain incontesté du capitalisme international, prenait son petit-dej à l'hôtel de police mantais.

 

Parkings publics réquisitionnés pour les bagnoles des forces de l'ordre dans les alentours, plusieurs voitures banalisées sans doute blindées devant le commissariat et factionnaires en nombre pistoles-mitrailleur aux poings. Eh bien non, ce n'était que la visite de l'excellent ministre de la police du duo Macron-Lecornu.

Que l'on commémore les 10 ans de l'attentat terroriste islamiste mortel contre un couple de policiers à Magnanville, cela se conçoit aisément. Même si les monarchies intégristes finançant ledit terrorisme ont toujours des ambassadeurs à Paris. Mais pourquoi un tel déferlement des forces de l'ordre pour une cérémonie présidée par Laurent Nunez?

On aurait cru qu'une manif de contestation contre sa présence place Beauvau allait se déclencher illico presto dans Mantes-la-Jolie.

Autre chose, avant de gueuletonner fastueusement sous les ors du palais de Versailles, invité par l'excellent Macron, le patron du billet vert fera un saut chez ses vassaux à Evian pour le G7: 16 000 forces de l'ordre gauloises mobilisées, les airs et le lac quadrillés par l'armée de l'air et de l'espace française. La ville barricadée. Combien ça coûte au final.

En revanche, toujours que 40 enquêteurs dans l'es-patrie des droits de l'homme pour les affaires de pédocriminalités et de violences exercées contre les femmes en France.

Dormez bien braves gens, Laurent Nunez est bien protégé et ni lui ni l'excellent ministre de la Justice ne démissionneront. CQFD.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Pendant que les travailleurs paient la crise, la fortune des millionnaires augmente de 8,7%

Selon le World Wealth Report 2026 de Capgemini, publié début juin, la fortune des millionnaires a progressé de 8,7% en 2025. Alors que des millions de personnes subissent de plein fouet la crise économique et la hausse des prix, les riches s’enrichissent sur le dos des travailleurs.

À qui profite la crise ?

Crédits photo : Stevebidmead, CC0 1.0.

Le World Wealth Report 2026 de Capgemini, publié le 4 juin, dresse un tableau sans équivoque : la fortune des millionnaires a progressé de 8,7% en 2025, pour atteindre 98 300 milliards de dollars, soit la plus forte évolution depuis cinq ans. Près de 2 millions de nouveaux millionnaires ont émergé en un an, pour un total de 25,3 millions de millionnaires à l’échelle mondiale.

Au sommet de cette pyramide, la concentration atteint des niveaux vertigineux. Les individus disposant de plus de 30 millions de dollars d’actifs ont vu leurs rangs grossir de 9,4% en 2025, une progression supérieure à toutes les autres catégories, pour la deuxième année consécutive. Environ 250 000 ultrariches possèdent désormais à eux seuls près de 35% de l’ensemble de la richesse des millionnaires. Comme le résume un responsable de Capgemini au journal Les Échos : « La pyramide s’élargit aujourd’hui plus vite à son sommet ». Le rapport estime que cette hausse de la richesse est notamment liée aux « semi-conducteurs et aux valeurs liées à l’intelligence artificielle », deux enjeux au cœur des conflits inter-étatiques.

Mais le rapport va plus loin en détaillant ces évolutions pays par pays. En France par exemple, le nombre de millionnaires a avancé de 2,7% et leur patrimoine de 4%, pour atteindre 2 471 milliards de dollars. En Allemagne, leurs rangs ont augmenté de 11%. Des chiffres qui donnent le tournis quand, sur la même période, 10 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en France — soit 15,4% de la population — et 16 millions en Allemagne, soit 16,1%. À l’échelle mondiale, c’est près d’un milliard de personnes qui survivent avec moins de 2,15 dollars par jour. Mais encore plus saisissant, Oxfam révélait en janvier 2026 que l’augmentation de la fortune des milliardaires à elle seule — 2 500 milliards de dollars — équivalait presque à la richesse totale de la moitié la plus pauvre de l’humanité, soit 4,1 milliards de personnes.

Pendant que les richesses des grandes fortunes s’envolent, la pauvreté s’aggrave et les classes populaires subissent de plein fouet l’inflation et les guerres. Un rappel, s’il en fallait un, que derrière les plaintes continues des grands patrons qui prétendent subir eux aussi les conséquences des crises et des guerres, ils en sont en réalité les premiers bénéficiaires et responsables.

Face à l’inflation, à l’austérité et à la militarisation qui servent à couvrir l’enrichissement sans limites d’une poignée de milliardaires, il faut construire une riposte internationale des travailleurs, de la jeunesse et des classes populaires pour faire payer la crise à ses responsables.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Casse sociale. Legrand supprime 200 postes pendant que les dividendes de ses actionnaires explosent

Jeudi 4 juin, les quelque 5000 salariés du groupe Legrand ont été informés de la fermeture de quatre sites et de la suppression de près de 200 postes. Le groupe affiche pourtant des profits records et une stratégie d’acquisition agressive.

Nos vies, leurs profits

Capture d’écran : Legrand France.

L’annonce a fait l’effet d’une bombe pour les salariés du fabricant d’appareillage électrique. Les sites de Confolens (Charente), Châlus (Haute-Vienne), Pont-en-Royans (Isère) et Lagord (Charente-Maritime) vont fermer dans un délai de deux ans, provoquant la suppression de près de 200 postes. Si la direction avait déjà fermé trois sites il y a deux ans, ce nouveau « plan de sauvegarde de l’emploi » met les salariés dans une tout autre situation. Selon la CGT, la plupart de la production sera déplacée des 4 sites destinés à la fermeture vers de plus grands sites industriels, parfois à plusieurs centaines de kilomètres. Au total, 9 sites partout en France sont concernés par ce que la direction appelle un « projet d’adaptation de son organisation industrielle » et qui inclut la possibilité de licenciements et de départs anticipés à la retraite.

Pour beaucoup, le plan de la direction est un drame. L’émotion était palpable sur certains sites du groupe, au point où certains ouvriers ne sont pas allés travailler vendredi selon un délégué syndical de l’entreprise. Le choc se mêle à la colère, et chacun essaie de reprendre ses esprits. Au-delà des conséquences difficiles qu’impliquent les licenciements et les relocalisations, ce sont aussi des territoires entiers qui sont impactés par la fermeture des quatre sites industriels. Les petites communes de Châlus, Confolens, Pont-en-Royans et Lagord sont inévitablement dépendantes de ces usines. Dès lors, ce sont les salariés des restaurants, des boulangeries, des sous-traitants et in fine des services publics qui pourraient être impactés par effet domino, affectant grandement la qualité de vie des habitants de ces territoires.

Pour justifier ces annonces, la direction de Legrand invoque la nécessité d’investir dans le numérique et les centres de données. Mais les chiffres racontent une autre histoire : pendant que 200 postes sont supprimés, le groupe rachète des entreprises aux quatre coins du monde et verse des dividendes en hausse. Rien qu’au premier trimestre 2026, le groupe Legrand a acquis les entreprises Green4T basée au Brésil, Kratos Industries basée aux États-Unis et TES basée au Royaume-Uni. Dès lors, le vocabulaire néolibéral de la direction cache mal le fait que son plan est une attaque contre ses employés : la compétitivité est synonyme de licenciement, de déménagements forcés et de cadences alourdies sur les sites qui restent. Ce que la direction appelle « réorganisation », ses employés l’appellent par son nom : un plan qui sacrifie plus de 200 emplois pour satisfaire ses actionnaires.

La direction n’essaie même pas de maquiller les objectifs de ce plan. L’entreprise se porte très bien et affiche des profits records. En 2025, le groupe Legrand a réalisé 1,2 milliard d’euros de bénéfices pour un chiffre d’affaires de 9,5 milliards. Selon la CGT, la direction vise à économiser 8 millions d’euros avec la fermeture des sites industriels et le plan de licenciement. Olivier Ten, délégué syndical sur le site de Limoges, souligne que c’est exactement la somme distribuée en parts variables à la centaine de directeurs. Plus révélateur encore, Legrand a versé 576 millions d’euros de dividendes à ses actionnaires en 2025, contre 547 millions en 2024, soit une hausse de plus de 28 millions d’euros. Pour le délégué CGT Legrand, le nouveau plan de la direction est une « hérésie » qui ouvre à « un nouveau monde chez Legrand ».

Si le délégué syndical de Legrand confie que la situation est « humainement très compliquée » et que le plan de la direction est une « grande gifle », il n’en est pas moins révolté par la situation. Cette dernière semble n’avoir aucune logique, si ce n’est celle des profits des actionnaires au détriment d’hommes et de femmes qui n’ont que leur force de travail et leur savoir-faire. La radicalité du plan de la direction doit être combattue par une radicalité au moins équivalente : les travailleur·euses font tourner la production, ils peuvent et doivent l’arrêter pour faire reculer la direction.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

Face à un contexte économique instable et des coûts élevés, Michelin prévoit de supprimer jusqu’à 1 500 emplois en France sur trois ans, principalement dans les fonctions tertiaires. Un plan de départs volontaires qui ravive les inquiétudes sur la compétitivité tricolore.

Derrière l’annonce de Michelin de la suppression de plus d’un millier de postes, c’est toute la fragilité de l’industrie française qui refait surface dans un environnement mondial chaotique.

Pour les salariés du groupe auvergnat, le coup est rude et fait craindre pour l'avenir de l’entreprise.

Une décision qui interroge la compétitivité française

Le groupe clermontois, qui emploie 17 000 personnes en France, a présenté le 28 mai aux syndicats un projet d’adaptation des effectifs sur la base du volontariat. « Dans un environnement mondial marqué par une concurrence internationale accrue, de fortes tensions macroéconomiques et géopolitiques, le groupe Michelin poursuit ses efforts pour améliorer durablement sa performance », explique le communiqué du fabricant de pneumatiques.

Le groupe évoque également le « contexte national » : coûts de production élevés, notamment du travail et de l’énergie, ainsi qu’une pression fiscale parmi les plus fortes des pays industrialisés. Les deux tiers des suppressions concerneraient les fonctions tertiaires (siège, R&D, services), un tiers l’industrie. Aucun départ contraint n’est prévu, avec un accompagnement individualisé : mobilité interne/externe, reconversion et formation. Michelin insiste sur son attachement à la France, où il a investi près de 4 milliards d’euros ces dix dernières années, et prévoit de continuer à recruter.

L'Union Générale des Ingés, Cadres & Techs de la CGT relaie : « Face à “un environnement instable” et “des crises récurrentes”, Michelin envisage jusqu’à 1 500 suppressions de postes en France d’ici à 2029 ».

Cette nouvelle salve intervient après les fermetures des usines de Vannes et Cholet en 2024-2025 (1 254 postes). Elle fait craindre un effet domino dans l’automobile, la chimie ou le BTP, alors que de nombreux groupes français subissent la concurrence chinoise, les tensions géopolitiques (Moyen-Orient, droits de douane américains) et une perte de parts de marché à l’international.

Symbole d’une industrie autrefois exemplaire pour sa politique sociale, avec notamment un « salaire décent », la décision de Michelin est perçue comme une douche froide. Les syndicats, de la CFDT à la CGT, dénoncent un ajustement structurel permanent, tandis que les observateurs pointent les freins franco-français : fiscalité, normes et coût du travail.

Pierre Papon de la CFDT, syndicat pourtant ouvertement hostile à la préférence nationale, déplore sur RMC : « Ça fait des années que l’Europe fait rentrer des pneus à bas coût, qu’ils soient chinois ou indiens, donc ça a forcément un impact sur la production française ».

Le groupe maintient que la France reste stratégique, avec son siège, son centre de R&D et 13 sites industriels. Mais cette annonce renforce le sentiment d’un déclin industriel progressif, dans un pays où les grands groupes réalisent l’essentiel de leurs profits à l’étranger tout en réduisant la voilure dans l’Hexagone.

Publié par EL DIABLO

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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