SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
SOURCE : Le site Le Vent se Lève
 

Nous sommes « à un point de rupture jamais atteint », nous dit le syndicat médical majoritaire des services d’urgences, Samu-Urgences de France. C’est pourtant dans l’indifférence du pouvoir qu’un mouvement de grève sans précédent s’étend dans les services d’urgences, partout dans le pays. L’accumulation des témoignages de grévistes dessine un sombre portrait de ce qu’est devenu l’hôpital public : accueil dans l’indignité, qualité des soins en chute libre et, en conséquence, stress et violences subis par les soignants. Un drame silencieux aujourd’hui sorti du huis clos par un personnel médical en asphyxie.


C’est dans le service d’urgences de l’hôpital Saint-Antoine, à Paris, le 18 mars, que le mouvement a commencé. A cette date, le personnel comptait déjà cinq agressions commises par des patients depuis le début de l’année. 

Aujourd’hui, ce sont pas moins de soixante-cinq services qui sont mobilisés, dont vingt-deux parmi les vingt-cinq services de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Le samedi 25 mai, deux cents infirmières et infirmiers, aides-soignants et aides-soignantes se sont rassemblés à Paris, devant la Bourse du travail. Un appel à manifester à l’échelle nationale a été lancé pour le jeudi 06 juin. La mobilisation était principalement symbolique — impossible d’abandonner son poste et d’ignorer les besoins de soin alors que les effectifs sont déjà très restreints. Jusqu’à début juin où, après plusieurs mois de grèves en vain, les urgentistes de l’hôpital de Lariboisière, à Paris, se sont mis en arrêt maladie. Signifiant ainsi l’ampleur inédite de la crise, dénonçant ainsi l’absence de prise de conscience du risque, réel, d’effondrement.

Le personnel soignant à bout de forces

Manque de personnel, manque de lits d’hospitalisation, manque de matériel, manque d’espace dans les locaux ; les mêmes maux, endémiques, sont sur toutes les lèvres : toutes et tous dénoncent l’impossibilité d’accueillir et de soigner de manière décente. Les témoignages, édifiants, parlent d’eux-mêmes : « Certaines soirées, on a cent quarante patients aux urgences, pour quatre médecins, cela me donne le vertige », témoigne Florian Vivrel, médecin aux urgences de Saint-Nazaire, à Mediapart[1].  Aglawen Vega, infirmière aux urgences de l’hôpital Cochin et membre de la CGT, décrit ainsi son quotidien au Figaro : 

« Quand on arrive le matin à 6 heures 45 pour prendre nos permanences, on devrait théoriquement se retrouver avec un service vide ou quasi vide, mais ce n’est plus le cas. Les patients qui n’ont pas de lit sont alignés dans une salle d’attente improvisée. Il faut accueillir les nouveaux et surveiller les autres. Dans ces conditions, on peut passer à côté d’un patient dont la situation se dégrade, on n’est pas non plus à l’abri d’une erreur d’inattention. Tout ça détruit le moral des équipes et provoque du stress. On ne devrait pas travailler de cette manière »[2].

Les conséquences peuvent être dramatiques, pour les patients comme pour les soignants.

Les premiers sont le plus souvent confrontés, lorsqu’ils arrivent aux services d’urgences, à une attente interminable : quatre, six, dix heures d’attente avant de voir un médecin. A l’hôpital de Lariboisière, le 18 décembre, la situation est arrivée à sa conclusion logique : une femme y était retrouvée décédée sur un brancard, douze heures après son admission aux urgences. « On peut parler d’une chronique d’une mort annoncée », commentait alors le docteur Philippe Prudhomme, médecin urgentiste en Seine-Saint-Denis et délégué CGT[3].

Manque de personnel, manque de lits d’hospitalisation, manque de matériel, manque d’espace dans les locaux… les mêmes maux, endémiques, sont sur toutes les lèvres : toutes et tous dénoncent l’impossibilité d’accueillir et de soigner de manière décente.

Les seconds sont placés dans une situation intenable, obligés de tenir une cadence absurde, soumis à un stress intense, poussés à la faute ou au syndrome l’épuisement professionnel. Plusieurs soignants témoignent par ailleurs d’une perte de sens dans leur métier, de l’impossibilité de prodiguer des soins de qualité ou même de prendre le temps de parler aux patients, de les rassurer. Plus critique encore, ils sont de plus en plus souvent victimes de la violence de patients poussés à bout par les délais et la faible qualité des soins : incivilités, crachats, insultes, attouchements dans le cas des femmes, agressions physiques. « Il y a quatre ans, on dénombrait quinze agressions par jour du personnel infirmier, aujourd’hui c’est le double, soit dix mille huit cent trente-cinq agressions l’année dernière, entraînant plus de deux mille arrêts de travail », selon Thierry Amouroux, porte-parole du syndicat national des professionnels infirmiers (CFE-CGC)[4].

Lorsque l’on ajoute le manque de moyens humains et matériels à la misère sociale inhérente aux services d’urgence (personnes à la rue, femmes battues, migrants sans repères…), le cocktail peut rapidement devenir explosif.

Mediapart publiait, le 2 juin, un récit[5] empreint d’un caractère particulièrement surréaliste, sinon délirant, qu’il ne peut inspirer que consternation et effroi, plus encore que les autres. Aux urgences de Lons-le-Saunier, pas moins de 70 % des personnels paramédicaux, pas moins de huit médecins sur quinze sont en arrêt maladie. Les services d’urgences et de réanimation ne peuvent opérer tous les jours, avec toutes les potentielles conséquences que l’on imagine aisément. L’agence régionale de santé, constatant « l’existence d’un risque grave pour la santé publique » et avec la direction de l’hôpital et la préfecture, mettent donc en place « la réquisition d’un nombre suffisant de personnels ». Concrètement ? Des gendarmes ou policiers se rendent aux domiciles de soignants ayant déclaré leur arrêt maladie pour leur signifier, avis de réquisition à l’appui, qu’ils iront tout de même travailler le lendemain. Parfois en pleine nuit, pour le matin.

Un objectif : sortir les hôpitaux de l’étau de l’austérité

Cette descente aux enfers des services d’urgences français est directement, mécaniquement imputable aux politiques d’austérité subies par l’hôpital public depuis de longues années. Une rapide observation de l’évolution de l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) en dit long : d’un taux de croissance de 5 % en 2004, il est à 2.5 % en 2019[6], et est même tombé en-dessous de la barre des 2 % en 2016 (voir graphique ci-dessous). Et ce, alors que le taux de croissance naturel des dépenses de santé est d’environ 4 %[7] chaque année, notamment par l’effet du vieillissement de la population. Le taux d’augmentation de dépenses actuellement demandé aux hôpitaux correspond donc en réalité à des économies drastiques, dont les conséquences sont très tangibles. L’AP-HP en est l’exemple le plus visible : plusieurs centaines de suppressions de postes rien qu’en 2018, plus encore prévues pour 2019[8].

https://www.fipeco.fr/fiche.php?url=L%E2%80%99objectif-national-de-d%C3%A9penses-d%E2%80%99assurance-maladie-(ONDAM)
Evolution de l’ONDAM de 1997 à 2017. © FIPECO

Quelles revendications des grévistes, pour sortir de cette impasse ? La première est de désengorger les urgences par la réouverture de lits d’hôpitaux, dont la baisse est l’une des causes de l’augmentation des flux dans les services d’urgence. Selon l’OCDE, dans une étude réalisée avec la Commission européenne et publiée en novembre 2017, on observe entre 2000 et 2015 une baisse de 15 % du nombre de lits d’hospitalisation et, sur la même période, une augmentation de 10 % de la population française[9]. Les patients se trouvant dans l’impossibilité de trouver des lits d’hôpitaux pour les accueillir sont contraints de stagner dans les services d’urgences.

La deuxième revendication est d’augmenter les salaires, à hauteur de trois cents euros supplémentaires par mois. En reconnaissance du service accompli et de la difficulté toujours croissante de la mission des soignants, mais aussi pour revaloriser l’attractivité du métier, qui peine à recruter et où le turn-over est très important. 

Enfin, l’augmentation des effectifs. Le chiffrage de ce manque est stupéfiant : si, comme le collectif inter-urgences, l’on se réfère aux estimations du syndicat Samu-Urgences de France, il manque pas moins de sept cents postes rien que dans les vingt-cinq services d’urgences de Paris pour permettre un service à la hauteur[10].

L’indifférence du pouvoir

Comme réponse à ces suppliques et cris d’alarme, le pouvoir a, manifestement, fait le choix du silence et du mépris. Le 19 avril, plus d’un mois après le début de la mobilisation, la ministre de la Santé Agnès Buzyn  que l’on a connue plus prompte à s’indigner d’incidents dans des hôpitaux lorsqu’ils étaient fictifs — déclarait au sujet de celle-ci : «  Cela fait suite à des problèmes d’agressions et ce n’est pas lié aux conditions de travail, même si à l’APHP les négociations sont en cours avec le directeur pour améliorer les conditions de travail, notamment de sécurité ». En tentant  maladroitement, comme souvent lorsque l’on nie une évidence — de séparer la conséquence (« problèmes d’agressions ») de la cause (« conditions de travail »), Buzyn s’inscrit pleinement dans la stratégie macronienne de fuite en avant et de déni de la réalité. 

Plus tard, le 27 mai, elle affirmait « entendre la fatigue et l’agacement » des urgentistes, et disait savoir que « les urgences sont en tension dans notre pays » puis ajoutait immédiatement : « Il n’y a pas de solution miracle tant que nous n’avons pas plus d’urgentistes formés dans notre pays, c’est une problématique qui est aujourd’hui internationale ». Faisant écho au « Je n’ai pas d’argent magique  » d’Emmanuel Macron, Agnès Buzyn fait donc mine d’ignorer que la crise actuelle est causée par les choix budgétaires des gouvernements successifs, le sien compris, et fait passer une absence de volonté politique pour une incapacité de l’État.

En tentant de séparer la conséquence (« problèmes d’agressions ») de la cause (« conditions de travail »), Buzyn s’inscrit pleinement dans la stratégie macronienne de fuite en avant et de déni de la réalité.

Enfin, le 04 juin, Mme Buzyn fit part de son mécontentement. « Ça n’est pas bien  », dit-elle, pour condamner… les grévistes de l’hôpital de Lariboisière, qui se sont mis en arrêt maladie. « Ça accroît, ça entraîne une surcharge de travail pour les autres, pour les pompiers […] La règle dans le monde médical, c’est que quand on fait grève, on met un brassard mais on vient travailler, pour ne pas mettre en danger la vie d’autrui »a-t-elle ajouté. Oubliant manifestement que c’est précisément ce qui a été fait depuis le début de la mobilisation, et faisant soudainement preuve de la considération pour patients et soignants que ces derniers ont attendue en vain des mois durant, jusqu’à pousser certain d’entre eux dans de telles extrémités. 

Si le fameux « plan santé 2022 » professe des intentions louables, dans le sens d’un désengorgement des hôpitaux et des services d’urgence par une restructuration de la médecine de ville et des soins de proximité, il ne suffit pas à répondre aux enjeux actuels des soignants. La crise est telle qu’elle nécessite des mesures d’urgence, à effet immédiat, et donc de mettre des sommes conséquentes sur la table. Mais la logique budgétaire du gouvernement reste inflexible. « Notre système de santé ne souffre pas d’abord d’un problème de sous-financement, il pêche par un vrai handicap d’organisation », déclarait Emmanuel Macron le 18 septembre 2018. Le cap sera maintenu, pour reprendre l’expression désormais consacrée. Le temps nous dira si le renforcement de la médecine de ville et le maillage de soins de proximité qui seront progressivement mis en place parviendront, à moyen terme, à alléger la pression sur l’hôpital public. Rien n’est moins sûr, tant les fermetures de services sur les territoires, tendance que le gouvernement ne semble pas souhaiter enrayer, risquent de faire de ces centres de proximité des coquilles vides[11]. 

Reste que les urgences, par définition, ne sont pas à moyen terme.


[1] Caroline Coq-Chodorge, « Aux urgences, la grève s’étend « pour la décence et la dignité » », Mediapart, 26 mai 2019

[2] William Plummer, « Grève dans les hôpitaux parisiens : « On ne devrait pas travailler de cette manière » », Le Figaro, 18 avril 2019

[3] Edouard de Mareschal, « Paris : une femme retrouvée morte 12 heures après son admission aux urgences », Le Figaro, 19 décembre 2018

[4] Mireille Weinberg, « L’été s’annonce explosif aux urgences des hôpitaux », L’Opinion, 26 mai 2019

[5] Caroline Coq-Chodorge, « Aux urgences de Lons-le-Saunier, « l’équipe est anéantie » », Mediapart, 2 juin 2019

[6] Loi de financement de la sécurité sociale pour 2019

[7] Solveig Godeluck, « Assurance-maladie : 4,2 milliards d’économies en 2018 », Les Echos, 25 septembre 2017

[8] « L’AP-HP, « en situation financière dégradée », va supprimer près de 800 postes non médicaux », Le Monde, 23 novembre 2018

[9] « State of Health in the EU, France, Profils de santé par pays 2017 », Commission européenne, Observatoire européen des systèmes et des politiques de santé, OCDE

[10] Olivier Monod, « Combien y a-t-il de services d’urgence actuellement en grève en France ? », Libération, 21 mai 2019

[11] Sylvie Ducatteau, « Maternités : Agnès Buzyn met les sages-femmes en première ligne », L’Humanité, 22 mars 2019

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La justice s'intéresse enfin à la trahison des classes dirigeantes dans la défense des intérêts stratégiques de la nation, avec macron en tête de ce bradage industriel !
A quand donc la condamnation ferme de ces pratiques ?
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SOURCE : Libération
 

 

ÉPÉE DE DAMOCLÈS

Il y a un peu plus d’un an, le député LR d’Eure-et-Loir, Olivier Marleix, avait pointé du doigt le rôle décisif d’Emmanuel Macron dans la vente d’Alstom Energie à l’américain General Electric lorsqu’il était ministre de l’Economie sous François Hollande entre 2014 et 2016 :

 «En autorisant la vente d’Alstom à GE, l’Etat a failli à préserver les intérêts nationaux», accusait-il. Mais le rapport de la commission d’enquête parlementaire qu’il présidait sur «les décisions de l’Etat en matière de politique industrielle», et en particulier le dossier Alstom, avait été «neutralisé» par la majorité LREM à l’Assemblée et rangé sur une étagère.

Voilà que la justice s’intéresse désormais aux circonstances de cette cession annoncée en 2014 et finalisée en 2015, a-t-on appris moins d’une semaine après l’annonce de plus d’un millier de suppressions d’emplois chez GE France. Un plan social drastique qui frappe durement Belfort et contredit complètement les engagements du groupe américain.

Selon nos confrères de l’Obs, Olivier Marleix, qui avait saisi en janvier la justice pour qu’elle enquête sur les conditions de la vente de la branche énergie d’Alstom à GE il y a quatre ans pour près 10 milliards d’euros, a été entendu le 29 mai sur son signalement par les enquêteurs de l’Office anticorruption de la police judiciaire (Oclciff) à la demande du parquet de Paris. Ce dernier «souhaitait lui faire préciser les termes de sa dénonciation», selon une source judiciaire citée par l’hebdomadaire. Laquelle précise : «Son signalement et ses déclarations sont désormais en cours d’analyse au parquet qui étudie les suites à donner.»

 «Pacte de corruption»

Dans une lettre adressée le 17 janvier au procureur de la République de Paris, Olivier Marleix s’étonnait que la justice n’ait «jamais ouvert d’enquête» sur la vente soudaine d’Alstom à l’américain GE, alors que l’entreprise française avait dû verser une amende de 772 millions de dollars à la justice américaine en 2014 pour des faits de corruption et qu’un de ses cadres, Frédéric Pierucci avait été emprisonné pendant deux ans aux Etats-Unis. 

Il relevait qu’Emmanuel Macron avait suivi de bout en bout le dossier Alstom, comme secrétaire général adjoint à l’Elysée, puis ministre de l’Economie, et avait «formellement donné son autorisation» à la vente du groupe. Marleix s’interrogeait aussi «sur un lien éventuel entre le rôle joué par Emmanuel Macron dans plusieurs dossiers industriels et le financement de sa campagne». 

«Le fait que l’on puisse retrouver dans la liste des donateurs ou des organisateurs de dîners de levée de fonds des personnes qui auraient été intéressées aux ventes précitées [Alstom, Technip, Alcatel, ndlr] ne peut qu’interroger, souligne le député dans son courrier.

S’il était vérifié, un tel système pourrait être interprété comme un pacte de corruption.»

Des affirmations que l’entourage d’Emmanuel Macron a toujours réfutées, en les qualifiant d'«affabulations» et de «basses manœuvres politiques» de la part d’un parlementaire «en manque de publicité». Dans un livre sorti lui aussi mi-janvier, le Piège américain (JC Lattès), l’ancien cadre d’Alstom au cœur de l’affaire américaine, Frédéric Pierucci, accrédite pour sa part la thèse d’un chantage du Département de la justice américain (DoJ) pour contraindre les Français à vendre la branche énergie d’Alstom à General Electric : l’abandon des poursuites pouvant remonter jusqu’au PDG d’Alstom de l’époque, Patrick Kron, aurait été négocié, selon lui, en échange de la vente forcée de l’entreprise française à GE. Le tout avec l’aval du gouvernement français de l’époque et de son ministre de l’Economie, Emmanuel Macron. Son prédécesseur à Bercy, Arnaud Montebourg, s’était lui opposé à ce marché, avant de devoir quitter le gouvernement.

«Bilan catastrophique»

On saura dans les jours qui viennent si les enquêteurs de l’Oclciff décident de pousser plus loin leurs investigations et si la justice décide d’ouvrir formellement une information judiciaire sur ce dossier miné. Pour sa part, Frédéric Pierucci estime dans un entretien fleuve au FigaroVox que «le bilan de la vente d’Alstom est catastrophique pour l’emploi et notre souveraineté» après l’annonce des 1 000 suppressions de postes chez GE France la semaine dernière : «Que de hauts représentants de l’Etat osent encore prétendre que l’opération de vente d’Alstom Energie à General Electric était une bonne opération est non seulement scandaleux mais démontre un jusqu’au-boutisme indécent dans la tentative de justifier les erreurs passées», assène-t-il. Sur ce point-là au moins, les choses semblent avérées.

Jean-Christophe Féraud

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Le lundis de Pentecôte

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et ce sont toujours

les plus pauvres

qui paient l'addition

En argent propre versé par l'Etat et l'UE

En argent propre versé par l'Etat et l'UE

Le scandale du steak haché qui n'en est pas pour de l'argent chimiquement pur commence à ouvrir ses malles. Pas de surprises mais même habitué, quand c'est nauséabond, c'est puant.

Au moins une entreprise apparaît en surface de la fosse à lisier capitaliste (la Bretagne cponnait bien) responsable de ce sinistre épandage.

D'après Libé, En vitrine, une femme de paille portant 1/500 des parts de la société semble être à la manoeuvre qui visiblement, à voir son CV sur la toile, fréquente plus LVMH que les queues du Secours Catholique ).

En arrière salle, un affairistes plus affairiste que ses coactionnaires et institutions de la magouille pardisfiscalisée germée durant les grandes heures du colonialisme. Parmi son tableau de chasse, trois jours avant que ne sorte l'affaire au grand jour, il venait de faire un raid pour prendre la tête de Victoriat Invest (ex Electricité et Eaux de Madagascar).

La Boite logée à Loudéac (22), spécialiste du trafic  commerce de viande de volaille entre l’Europe et l’Afrique permet de fourguer la matière première vers les pays pauvre et entre les côtes d'Armor et Jersey pour drainer  la fraîche. 

Voyant que la pauvreté devient un marché domestique, notre Candide des affaires a du se dire "et pourquoi ne pas cultiver notre jardin".

Il semblerait qu'une opération de rectification de trajectoire en visant les pauvres du vieux continent, rentabilité assurée par les financements via crédits publics (et donc garantie d'état maître des appels d'offre...la piste sera-elle explorée ?), avec en plus l'économie sur la logistique.

Un autre éclairage de ce que Canaille le Rouge se plait à chaque fois rappeler : le Capital c'est d'abord un rapport social , un rapport social d'exploitation.

La femme de paille risque de payer le prix fort via la maison d'arrêt de Rennes et les amendes, sa formation initiale démontre qu'elle pourra difficilement convaincre des juges ne pas savoir.

Parions que les 5.2 millions€ encaissés se font bronzer sur les plages d'un paradis fiscal et que le patron de la boite en question donne aux pauvres de sa paroisse à la quête du dimanche voir à donner pour reconstruire ND de Paris.

Rédigé par Canaille Lerouge

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Comme le précisent les journalistes au service du capital, "Vous travaillez en ce lundi de Pentecôte ? Sachez que ce n'est pas vain. Cela fut créé en 2004 pour financer la prise en charge des personnes âgées ou handicapées".

Au même moment, des services d'urgence dans les hôpitaux publics sont en grève, faute de moyens humains et financiers. Ils accueillent notamment nombre de patients âgés en urgence parce que la France, 5e pays le plus riche au monde, n'a pas ou si peu de service gériatrique. Quant à la dépendance des personnes qui ont un grand âge, revenez demain ou après-demain, Macron 1er et les autres vous ont promis qu'ils raseraient gratos.

Au même moment, l'allocation pour une personne handicapée est de 860 euros par mois. Mais gaffe, dit le site du gouvernement, cela "peut être abaissé selon les ressources du bénéficiaire".  Ben oui, on reste le gouvernement des riches de Carlos Ghosn et du capital, ou on ne l'est pas.

Mais dormez bien, braves gens...

Lundi de Pentecôte: journée nationale de solidarité pour les personnes âgées et les handicapés

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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General Electric : 4 ans après la promesse de créer 1000 emplois… 1050 licenciements !

En 2015, au moment du rachat de la branche énergie d'Alstom par General Electric, la direction de l'entreprise promettait la création de 1000 nouveaux postes en France, un projet soutenu par Emmanuel Macron alors Ministre de l’Économie. Ce 28 mai, au lendemain des élections européennes, c'est un plan de plus de 1000 suppressions de postes qu'annonce l'entreprise. Une nouvelle illustration des mensonges et de la violence du grand patronat.

2015 : Quand General Electric et le Ministre de l’Economie Emmanuel Macron promettaient 1 000 emplois pour faciliter le rachat d’Alstom

 
Le géant américain General Electric, classé septième au rang des plus grandes entreprises mondiales en 2014, et dont la principale filiale européenne est en France, a racheté en 2015, la branche de l’énergie française Alstom. Cette année-là, à la tête du Ministère de l’Économie, sans l’accord duquel la transaction n’aurait pu se faire, nul autre qu’Emmanuel Macron, dont l’entrain pour la privatisation et l’aide aux patrons ne sont plus à démontrer, conseillé alors par Hugh Bailey, le nouveau Directeur général de General Electric France.

Clara Gaymard, alors vice-présidente de GE, déclarait en 2015 « Nous nous engageons à créer 1 000 emplois supplémentaires », « des emplois pérennes, des emplois durables, technologiques, industriels », avant d’assurer, en preuve de sa bonne foi « et si d’aventure nous ne le faisions pas, nous payerons des pénalités ». L’aventure a apparemment eu raison de ce projet, puisque le plan de rachat, fondé sur cette promesse de création de 1000 emplois, n’a pas été tenu par l’entreprise dont les bénéfices avoisinent les 100 milliards d’euros. Elle s’est donc acquitté de la bagatelle de 50 millions d’euros, une somme dont les chômeurs et les salariés licenciés n’ont bien sûr pas vu la couleur.
 

Une promesse vite oubliée : retour à la réalité du néolibéralisme

 
Pour la direction de General Electric, comme dit le proverbe, « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ». En effet, au-delà de ne pas embaucher, les salariés ont dû affronter des vagues de licenciements, comme ce fut le cas en Auvergne-Rhône-Alpes, avec la suppression de 345 postes (près de la moitié du nombre total de salariés sur le site à l’époque) dès décembre 2017.

La raison avancée par la direction de l’entreprise et le gouvernement pour appliquer ce plan : l’effondrement des commandes de turbines à gaz, qui obligerait GE à réduire considérablement les frais et l’activité de ce secteur. Un argument difficile à entendre pour les syndicalistes qui rappellent que le marché cyclique, ainsi que la situation financière du groupe, mais aussi la politique de l’entreprise en direction de ses actionnaires. Dans Le Monde, Quentin, chargé d’affaires au sein de la division gaz explique ainsi que le PDG de GE a fait, début 2017, « un emprunt bancaire afin de continuer à rémunérer les actionnaires à hauteur de 1 dollar par action. En un trimestre, il a distribué 147 % de nos bénéfices sous forme de dividendes ! ».

Pourtant, sous ce prétexte, ce sont aujourd’hui plus de 1050 postes qui sont menacés par un plan de licenciement massif. Cette dynamique impacte ainsi non seulement les salariés licenciés, livrés à la précarité, mais aussi les nombreux salariés des entreprises de sous-traitance travaillant pour General Electric en France, qui perdent leur travail à mesure que chutent les commandes.
 
Le gouvernement - Emmanuel Macron et son Ministre de l’Économie en tête – prétend être surpris et partager l’inquiétude des salariés. Pourtant si l’on peut douter que ce plan ait été inconnu de l’exécutif, on peut encore moins croire que Macron, principale artisan des lois de privatisation et des cadeaux fiscaux les plus généreux aux grandes fortunes et au patronat, soit choqué par un plan qui correspond parfaitement au sens de ses réformes.
 
Par ailleurs, cette affaire n’est qu’une nouvelle mise en évidence du lien indéfectible entre les grands patrons et les politiciens, unis dans l’exploitation des travailleurs et la recherche effrénée de profits. Une complicité parfaitement illustrée au travers des figues d’Emmanuel Macron et Hugh Bailey, tous deux collègues au Ministère de l’Economie sous François Hollande. En plus de parcours proches, les méthodes, elles aussi, tendent à s’uniformiser : des promesses de campagnes aux promesses patronales, qui s’envolent dès le moment de les appliquer, c’est tout un système capitaliste violent et dévoué à l’enrichissement des actionnaires aux dépens des travailleurs qui est à incriminer et contre lequel nous devons lutter !

Crédit photo : AFP.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Général Electric. Les ouvriers bloquent le départ d’une turbine à gaz

Alors que plus de 1000 licenciements sont prévus par General Electric à Belfort, les ouvriers répondent ce vendredi matin en bloquant la sortie d’une turbine à gaz de l’usine.

Fin mai, General Electric a annoncé un plan social d’envergure ciblant particulièrement le site de Belfort, un plan qui était pressenti et qui touchera finalement plus de 1000 ouvriers en France.

C’est un nouveau scandale industriel qui vient s’ajouter à la longue listes de ces dernières années, alors que lors du rachat de la branche énergie d’Alstom, General Electric avait promis la création de 1000 emplois, voilà qu’il en supprime le même nombre !.

Après plusieurs journées de mobilisation, les ouvriers du site de Belfort, principaux concernés pas cette réorganisation et craignant la liquidation totale de leur usine, ont ce vendredi matin bloqué la sortie d’une turbine à gaz, une de leur production principale. C’est lors d’une assemblée générale tenu le jeudi 6 juin que l’action a été décidé, ce vendredi matin ce sont donc plus de 300 personnes qui se sont retrouvés devant l’usine pour contester les futurs licenciement, la turbine à gaz ne partira pas en Philippines tant que l’avenir de milliers de familles sont en danger.

A l’approche du lancement du Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) le 17 juin prochain, les ouvriers durcissent donc le ton face à la direction de General Electric, mais aussi face au gouvernement. Qui comme à chaque fois lors des fermetures d’usines cherchent à se placer de manière hypocrite au côté des travailleurs, le ministre de l’économie Bruno Lemaire a ainsi déclaré devant l’Assemblée Nationale : « Nous allons demander à GE de réduire son plan social et de clarifier ses intentions  », les demandes sont déjà bien faibles, alors qu’il s’agit ici de sauvegarder des milliers d’emplois. De plus, les intentions du géant américain doivent déjà être limpides pour le gouvernement, avec la place de l’ancien conseiller de Macron, Hugh Bailey à la tête du plan de licenciement, fraîchement nommé en avril dernier juste avant l’annonce de celui-ci.

Pour conserver l’ensemble de l’activité sur le site et interdire les licenciements, les ouvriers font bien de commencer à s’organiser et répondre par le rapport de force, sans compter sur le gouvernement et ses effets d’annonces, dont on ne connaît que trop bien les récents cas des GM&S, des ouvriers de Ford Blanquefort et de tous les autres ouvriers licenciés pour espérer quoi que ce soit d’un gouvernement qui accompagne ce massacre social.

Crédit photo : Isabelle PETITLAURENT

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Réforme du chômage. Bientôt plus de 11% des allocataires empêchés d’accès à l’indemnisation ?

Prévues pour le 17 juin, les annonces du gouvernement sur la réforme de l’assurance chômage vont amplifier la chasse aux chômeurs lancée depuis le début du quinquennat. Une attaque qui concerne l’ensemble du monde du travail.

Selon les informations des Echos, les contours de la réforme de l’assurance chômage seront annoncés par le gouvernement le 17 juin, soit 4 jours avant l’échéance. D’après les informations qui ont filtré, c’est un nouveau cap dans la chasse aux chômeurs qui va être franchi.
 
La mesure prévoit un durcissement des conditions d’accès à l’assurance chômage. Pour être indemnisé, il faudra avoir travaillé l’équivalent de six mois sur les 24 précédant la fin de son contrat de travail, contre quatre mois durant les 28 mois actuellement. Concrètement, selon les projections faites par l’Unedic (dans un scénario plus favorable que celui du gouvernement), 11% des allocataires, soit 236.000 personnes, seraient impactés. La CGT parle quant à elle de 250.000 à 300.000 personnes.
 
Le gouvernement prévoit également une dégressivité des allocations au bout de six mois pour les « très hauts revenus ». Une attaque en règle contre les cadres qui sont confrontés également au fléau du chômage.
 
Pour faire passer la mesure, le gouvernement vend l’idée d’un système de bonus-malus pour les entreprises qui abuseraient des contrats courts. Mais derrière les effets d’annonce, la mesure apparaît surtout comme une sanction pour les petits entrepreneurs. Si on ne connaît pas les seuils pris en compte, un scénario présenté par l’Unedic propose de se baser sur la moyenne générale du taux de recours aux contrats courts (11,1%). Dans ce cas, 82% serait gagnantes et 18% des entreprises seraient perdantes. Dans le lot de ceux concernés par les malus, on trouve principalement des secteurs de très petites entreprises – notamment l’hôtellerie et la restauration – qui n’ont pas forcément les moyens d’embaucher des CDI.
 
Il s’agit pour le gouvernement d’économiser entre 1 et 1,3 milliards d’euros pour désendetter l’Unedic. Or, la dette de l’assurance chômage est avant tout la conséquence de la baisse des cotisations patronales depuis de longues années et des cadeaux faits au grand patronat, qui continuent de cacher au fisc des centaines de milliards par le biais de l’évasion fiscale.
 
Mais le véritable objectif du gouvernement, plus que les économies comptables, c’est de peser à la baisse sur les salaires et les conditions de travail. Il s’agit d’imposer aux salariés des conditions toujours plus dures de reprise de l’emploi. De ce point de vue, la réforme est complémentaire avec les attaques contre le droit du travail mises en œuvre. C’est bien pour cela qu’elle concerne l’ensemble du monde du travail, au-delà de la mise en concurrence factice entre salariés et chômeurs que le gouvernement tente d’instrumentaliser.
 
Une chose est sûre : alors que l’acte 30 des Gilets Jaunes aura lieu ce samedi, le gouvernement compte bien amplifier ses attaques néolibérales.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Derrière la commémoration et l'hommage aux combattants, une propagande massive donnant une vision totalement déformée de ce qui s'est passé au cours de la seconde guerre mondiale.
Les médias quasiment dans leur ensemble participant à la construction de cette vision déformée.
L'interview de l'historienne Annie Lacroix Riz sur RT France constituant donc une exception notable.
A noter qu'a présent sur Youtube les vidéos d'origine RT sont systématiquement flanquées de l'avertissement  "RT est financée entièrement ou partiellement par le gouvernement russe" comme pour se préserver d'avoir à débattre du fond des questions traitées et sans qu'en parallèle les transmissions des organes français pourtant dominés à 90 % par des milliardaires soient signalés eux par cette dépendance. 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Macron bousculé par les gilets jaunes et le mouvement social avait n'entendait pas changer de cap.
Et en effet toutes les décisions prises en ce moment vont dans le même sens : continuer à s'en prendre aux conquis sociaux, déstructurer les services publics, livrer les biens publics aux intérêts privés ...
 

 

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SOURCE : MSN.com
 

À quelques jours des annonces de la réforme de l'assurance-chômage, Les Échos dévoilent que le gouvernement compte durcir largement les conditions d'accès à l'indemnisation.
Selon les informations des Échos, c'est le 17 juin prochain que le gouvernement devrait lever le voile sur sa réforme de l'assurance-chômage. Mais les grandes lignes ont déjà commencé à filtrer concernant l'accès à l'indemnisation qui devrait être durcie. Actuellement, pour percevoir cette indemnisation chômage, il faut avoir travaillé l'équivalent de quatre mois sur les 28 mois précédant la fin de son contrat de travail et 36 mois au-delà de 53 ans, avec la réforme, il faudra avoir travaillé six mois sur 24. Cela correspond à un jour sur quatre au minimum, contre un jour sur sept actuellement. Concernant la durée de l'indemnisation, elle restera inchangée. Un jour travaillé donnera toujours droit à un jour indemnisé. Ainsi, la durée d'indemnisation sera de six mois minimum.

Combien de personnes vont perdre leur indemnité ? A combien s'élèvent les économies avec cette réforme, ? Pour l'heure, Les Échos n"avancent pas de chiffres. En revanche, selon une simulation faite par l'Unédic à la demande des partenaires sociaux, un passage à quatre mois travaillés sur 24, encore inférieurs au projet du gouvernement, 11 % des allocataires seraient impactés, soit 236.000 dont la plupart des précaires. 160 millions d'euros d'économies seraient faites.

Les employeurs multipliant les contrats courts dans le viseur


La dégressivité des allocations perçues au bout de six mois pour les très hauts revenus (seniors exclus) devrait également voir le jour. Concernant les formules de calcul de l'allocation-chômage, de cumul allocation-revenu du travail, ou de rechargement des droits, aucune information n'a pour le moment fuité. Mais pour le gouvernement, l'effet combiné de ces règles n'encourage pas les allocataires à une reprise d'un emploi durable. Ces dernières devraient donc également être durcies. Enfin, autre élément de la réforme, la mise en place d'un mécanisme de type bonus-malus à l'encontre des employeurs qui abusent des contrats courts.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
L'usine Whirlpool d'Amiens — FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

L'usine Whirlpool d'Amiens — FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

SOCIAL L’industriel local Nicolas Decayeux souhaitait produire des casiers réfrigérés connectés,des chargeurs de batteries pour vélos et voitures mais depuis un an, rien ne sort de l’usine selon les salariés

20 Minutes avec AFP

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Le soulagement aura été de courte durée… Les inquiétudes des ex-salariés de Whirlpool étaient fondées : tout juste un an après la reprise du site par l’industriel local Nicolas Decayeux, l’entreprise, sans débouchés commerciaux suffisants, a été placée mardi en redressement judiciaire. Le nouveau propriétaire du site, WN, « se trouve dans une impasse de trésorerie très importante qui va le conduire à se placer sous la protection du tribunal de commerce (…) pour assurer la prise en charge des salaires », a ainsi indiqué la préfecture de la Somme dans un communiqué en fin d’après-midi.

« La priorité est de reclasser » les salariés de WN

« Cette situation critique s’explique par les difficultés de la société WN à concrétiser ses projets industriels innovants en débouchés commerciaux concrets à court ou moyen terme. Le faible chiffre d’affaires généré actuellement ne permet pas à l’entreprise de financer son activité malgré l’importance des efforts financiers consentis » par l’Etat (2,5 M d’euros) et Whirlpool (7,4 M d’euros), détaille la préfecture. Une porte-parole de WN a confirmé à l’AFP que l’entreprise avait été placée mardi en redressement judiciaire, mais qu’il n’y avait aucun projet de cession.

Désormais, « la priorité est de reclasser » les salariés de WN, affirme encore la préfecture, qui précise que « des réunions seront organisées dans les prochains jours afin d’identifier les entreprises pouvant avoir un intérêt pour une reprise de l’activité ou des salariés ».

 

« C’est terrible pour les salariés, mais on s’y attendait »

Dès le lendemain de la fermeture de l’usine, délocalisée à Lodz (Pologne) par le géant américain de l’électro-ménager, le site était repris par l’industriel picard Nicolas Decayeux, président du Medef de la Somme. Rebaptisée WN, l’entreprise devait se lancer dans la production de casiers réfrigérés connectés, la fabrication de chargeurs de batteries pour vélos et voitures ou encore la création d’une usine collaborative. Des projets ambitieux qui n’ont quasiment pas vu le jour. « C’est terrible pour les salariés (…) mais on s’y attendait, ça fait un an que cette entreprise existe et il n’y a rien qui sort. Ce que Decayeux a touché par Whirlpool a payé les salaires », a réagi auprès de l’AFP Frédéric Chanterelle, délégué CFDT chez Whirlpool.

Des actions en justice ?

« Nous allons lancer dans les prochains jours des actions en justice » pour « réclamer l’annulation de la cession de l’usine » d’Amiens à WN et pour que « les responsables de cette nouvelle catastrophe sociale soient contraints de s’expliquer », a annoncé mardi soir Fiodor Rilov, avocat des ex-salariés de Whirlpool. Ces actions viseront à la fois WN, « qui va devoir se justifier sur les conditions dans lesquelles cette entreprise n’a jamais rien produit et a fait faillite », et Whirlpool « qui est le financeur de cette farce dramatique », a-t-il poursuivi, jugeant la cession dénuée de business plan et donc « factice ».

Dans un communiqué, Nicolas Decayeux affirme cependant croire encore en un avenir meilleur : « après un démarrage de l’activité tardif, l’entreprise est actuellement en négociation avec plusieurs partenaires sérieux pour développer son activité principale de Shopping Box (…) Nous ne baissons pas les bras et nous continuons à croire à la réussite de notre projet novateur ».

« On s’est fait berner »

« On s’est fait berner », a lancé aussi mardi à l’AFP Pascal Lefebvre, secrétaire adjoint CFTC du CE. « On tirait la sonnette d’alarme depuis plusieurs mois ! (…) WN n’a pas de contrats ! Ca fait un an que les trois quarts des gens ne travaillent pas, il y a en gros quarante personnes qui travaillent. Forcément, quand il n’y a rien qui rentre, on ne peut plus payer, on l’a dit maintes et maintes fois à qui veut l’entendre mais personne n’a bougé », a-t-il déploré mardi. « Il y a un an, les collègues ont été licenciés et, un an plus tard, ils sont à nouveau au bord du gouffre. Deux coups comme ça… Faut vraiment avoir le moral », s’est-il encore alarmé.

Le 31 mai 2018, WN avait repris 162 salariés sur les 282 que comptait l’usine de sèche-linge. En janvier 2017, lors de l’annonce de la fermeture de son site, Whirlpool employait encore 300 personnes en CDI, 250 intérimaires en quasi-temps plein et une centaine de personnes chez le sous-traitant pour les plastiques Prima-France.

Emmanuel Macron, en visite à l'usine Whirlpool en octobre 2017.
Emmanuel Macron, en visite à l’usine Whirlpool en octobre 2017. – HAMILTON-POOL/SIPA

 

La lutte des salariés de l’usine, devenue le symbole des délocalisations industrielles, s’était invitée dans la campagne présidentielle 2017 avec une passe d’armes sur place entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen durant l’entre-deux-tours.

Publié par Anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Européennes 2019: vous avez voté et bien dansez maintenant

L'UE du capital n'est pas prêteuse, c'est là le moindre de ses défauts. Le Parlement européen élu, les vrais patrons de l'Europe se sont réunis à Bruxelles. Cela s'appelle le Conseil européen.

Ce n'est pas une quelconque conclave de technocrates, mais bien celui des 28 chefs d'état et de gouvernement en personne, dont Tsipras pour la Grèce. Gravé dans les traités européens, ils vont choisir le président de la Commission européenne. Sinon, toujours selon lesdits traités, il établit le programme d'action de l'UE. Programme d'action politique que la Commission européenne met en musique par des directives brisant un peu plus la liberté des peuples à se gouverner  par eux-mêmes. Les 28 commissaires européens seront désignés par les 28 chefs d'état et de gouvernement en octobre. En rien des technocrates, mais bien les représentants politiques d'un pays.

Le Parlement européen, lui, ne peut proposer aucune loi. Il n'amende que ceux que le pouvoir exécutif de l'UE édicte. Et la parole revient toujours en dernier aux boss. Voilà, voilà, pour la démocratie. Mais pour que le marché soit libre et non faussée, il faut ça. Non?

Pcf et Lfi sont sortis très affaiblis des élections européennes. Sans boussole idéologique, ils ont persévérer à s'insérer dans le match Macron-Le Pen.

A mon avis, mais celui-ci compte-t-il, pour réagir, il faudrait s'ancrer dans les luttes et le quotidien du pays. Pas seulement en arborant des écharpes tricolores dans quelque manif que ce soit. Ou de dire ce qui est bien ou pas pour le peuple.

"Il n'y a pas de sauveur suprême", chante l'éternelle Internationale. Et elle ajoute: "Producteurs, sauvons-nous nous mêmes/ Décrétons le salut commun". Soit dit en passant, producteurs des richesses manuelles et intellectuelles.

Le salut commun: voilà mon prochain bulletin de vote. Du moins peut-être...

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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