SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Un peu avant la Révolution française, depuis son palais de Versailles, la reine avait cru bon d'ironiser contre ses sujets qui grognaient car manquant de pain: "Qu'on leur donne donc de la brioche".

Aujourd'hui, sous le nouveau monde cher à Emmanuel Macron, il semble que le fléau de la Justice ne penche pas pareil selon que vous êtes puissant ou misérable. D'abord, ceux qui ont du fric plein les poches, devant un tribunal correctionnel, s'offre les capacités d'un ténor du barreau et les honoraires qui vont avec.

Bref, ce vendredi, le Tribunal correctionnel de Versailles a condamné à 6 mois de prison ferme un jeune homme. Son crime: avoir dérobé un sandwich et deux bouteilles de jus d'orange, puis de s'être agacé avec le vigile de la grande distribution. A l'audience, ledit criminel s'est excusé, a reconnu les faits et confessé qu'il avait faim et pas d'argent pour se nourrir.

6 mois de prison ferme: est-ce que sous Manu 1er, on distribue de la brioche en taule?

Bon, cette capture d'écran n'est pas très délicate. Eh bien tant pis!

Le Tribunal correctionnel de Versailles n'offre pas de la brioche

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
L’industrie liquidée,  par Bertrand Renouvin
Visualisez vingt-cinq ans de désindustrialisation dans les départements français

La part de l’industrie dans l’emploi est passée de 20 % en 1989 à 12 % en 2014.

.

C’est toujours la même comédie. Quand une entreprise est menacée de fermeture, quelqu’un, au gouvernement, assure les salariés et la France entière de sa « vigilance », de sa volonté de promouvoir les « champions nationaux » et de défendre nos « intérêts stratégiques ». Et quand l’usine ferme, on souhaite en haut lieu qu’il y ait un bon plan social, d’heureux reclassements et une « relance de l’activité, donc de l’emploi », puisque la croissance redémarre ou va redémarrer ! De droite ou de gauche, les ministres ont toujours jeté la même poudre aux yeux et les présidents de la République en déplacement sur les sites de Florange, de Whirlpool ou d’ailleurs ont apporté leurs éminentes contributions au mensonge généralisé.

Le résultat de ces décennies de postures et d’impostures officielles, c’est la désindustrialisation de la France. Nous avons perdu Péchiney, Rhodia, Lafarge, Alcatel-Lucent, Arcelor, les Chantiers de l’Atlantique, Total, Technip, Alstom, Airbus… et de nombreuses entreprises moyennes dans les secteurs du luxe, de l’alimentation, du sport – y compris les fameuses « entreprises innovantes » qu’on laisse partir à l’étranger en même temps que le quart des diplômés français (1).

C’est ainsi que la France a perdu la moitié de ses emplois industriels depuis 35 ans et que la part de l’industrie dans le PIB est tombée de 24% en 1980 à 12% en 2017 – contre 15% en Italie et 23% en Allemagne. Et ce n’est pas fini. Au mois de mai, nous avons appris la suppression à Belfort de 1 044 emplois par General Electric, la fermeture de l’usine Ford de Bordeaux, la mise en liquidation judiciaire de British Steel qui avait repris l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve, la fermeture de la papeterie Arjowiggins…

Depuis le « tournant de la rigueur » en 1983, la France perd sa puissance et tombe dans la dépendance. Au fil des privatisations et des abandons, nous perdons notre indépendance militaire – General Electric produit désormais les turbines des bâtiments de la Marine nationale – nous perdons notre indépendance technologique et nos capacités de développement dans les secteurs de pointe. Cette perte de puissance a provoqué la formation d’une France périphérique et elle engendre d’innombrables souffrances qu’aggrave le délabrement des services publics.

La désindustrialisation de la France a été voulue par la droite comme par la gauche. L’abandon de toute politique industrielle est le fruit d’une décision. Le refus de soutenir les secteurs en difficulté, c’est une décision, de même que le reflux des commandes publiques. Le choix des « services » – et surtout des services financiers – au détriment de l’industrie, c’est une décision inspirée par Michel Pébereau et quelques autres fascinés par l’Angleterre thatchérienne. Les ministres ont employé des grands mots – « compétitivité », « politique de l’offre » – et se sont livrés aux délices de l’affairisme, d’abord en amateurs, puis sous la férule d’un banquier d’affaire entré « par effraction » à l’Elysée. Ne doutons pas qu’ils continueront dans cette voie, qui assure le financement discret des opérations politiques et de fructueux atterrissages dans le secteur privé.

Nous sommes nombreux à savoir ce qu’il faut faire pour arrêter ce désastre et relancer l’activité économique en vue d’un développement orienté par les impératifs écologiques : nationalisation des secteurs-clés, planification, protection de l’économie nationale, politique fiscale redistributive… Mais il nous faut constater qu’il n’existe pas en France de force politique capable de présenter un tel programme de redressement. La gauche « socialiste » agonise dans le déshonneur après avoir activement contribué au naufrage industriel. La gauche « radicale » va continuer à donner le spectacle de ses incohérences. Le Rassemblement national est hostile à la planification et aux nationalisations et a renoncé à défendre le principe de souveraineté monétaire.

Il faudra encore beaucoup de révoltes pour que la bataille politique réponde à la fois aux impératifs nationaux et aux exigences de la guerre de classe qui voudraient qu’un bloc patriotique populaire se constitue pour affronter et battre la caste des liquidateurs.

***

(1)    Cf. Laurent Izard, La France vendue à la découpe, Editions L’Artilleur, 2018, et ma présentation dans « Royaliste » n°1163.

Editorial du numéro 1170 de « Royaliste » – juin 2019

Publié par  http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Le déficit de la Sécurité sociale s’établit sous « 8 milliards d’euros », Archive

Le déficit de la Sécurité sociale s’établit sous « 8 milliards d’euros », Archive

Il y a peu, je publiais mon billet de blog: « le trou de la Sécu et sa dette ; à propos de deux fake news ». Et puis voilà, patatras, que quelques semaines après, au lendemain de la publication du rapport de la Commission des comptes de la Sécurité sociale -, tous les médias bien-pensants titraient sur le retour du déficit de la Sécu] ! J’avais l’air malin….

Il y a peu [1], je croyais bon de titrer un billet de mon blog Mediapart sur « le trou de la  Sécu et sa dette ; à propos de deux fake news ». Et puis voilà, patatras, que quelques semaines après, au lendemain de la publication qui fait foi en la matière, -le rapport de printemps de la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS) – tous les quotidiens bien-pensants titraient sur le retour du déficit de la Sécu[2] ! J’avais l’air malin…. Alors bien sûr, un examen attentif dudit rapport s’imposait. En voici le résultat.

Le premier point, c’est bien sûr et sans surprise, qu’il n’y a pas de déficit, ni du Régime Général (RG), ni d’ailleurs de la Sécu prise dans son ensemble.

C’est le rapport de la CCSS lui-même qui le dit : même si c’est encore de peu, le RG est désormais globalement excédentaire (cf. Tableau ci-après)[3].

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Même si ce n’est pas grand-chose au regard de ses près de 400 Md€ de prestations, il n’en demeure pas moins que le RG a été excédentaire de très précisément 0,5 Md€ en 2018, et que la CCSS prévoit qu’il le soit de 0,4 Md€ en 2019. Pas de déficit donc.

Quant à la Sécu prise dans son acception la plus large, soit ce que les comptables nationaux appellent les « ASSO » (Administrations de Sécurité sociale), encore moins de déficit à l’horizon. En effet, comme tout un chacun peut aisément le constater au vu du tableau ci-dessous[4], les ASSO sont très largement excédentaires depuis 2017, et leur capacité de financement a été de l’ordre de 11 Md€ en 2018.

ccss-juin-2019-soldes-asso

Alors où est le bug ? Il est en fait de trois ordres : il vient d’un artifice de présentation qui est un choix politique, tout d’abord ; du rapt du Gouvernement sur les ressources de la Sécu, ensuite ; et, enfin, des incertitudes qui pèsent sur l’ampleur de ce rapt.

1. Un artifice de présentation et un choix politique : le FSV.

La première remarque est évidente : si le régime général est (faiblement) excédentaire, le Fonds de solidarité vieillesse est, lui, lourdement déficitaire et le total RG + FSV est ainsi lui aussi déficitaire. C’est sur ce total présenté faussement comme « la Sécu » que se fondent tous les commentaires.

Or cette unité RG + FSV qui nous est présentée est de façade et fallacieuse sur le fond. Elle représente, techniquement, un artifice de présentation et constitue une arme politique bien utile pour convaincre que des efforts substantiels sont toujours nécessaires. Qui, en effet, peut aisément s’accommoder d’un déficit persistant ?

Or, première remarque, le Fonds de solidarité vieillesse ne devrait pas être en déficit.

Le FSV a été institué en 1956, pour financer le minimum-vieillesse, nouvellement créé pour pallier les insuffisances d’un régime de retraites par répartition encore jeune et dont les pensions arrivant à liquidation ne pouvaient, par définition, pas encore porter sur des carrières complètes. La question des personnes âgées « économiquement faibles » était alors centrale ; c’est à ce problème que le minimum vieillesse devait suppléer. Aujourd’hui le FSV poursuit toujours cette mission et assure la prise en charge :

– des cotisations au titre de périodes validées gratuitement par les régimes de base d’assurance vieillesse (13.8 Md€, en 2018): essentiellement du fait des périodes de chômage (11.7 Md€), mais aussi de service national, d’indemnités journalières et d’invalidité, ainsi que, depuis 2015, les périodes d’apprentissage et de formation professionnelle des chômeurs ;

– et celle des prestations au titre du minimum-vieillesse et du minimum contributif (4,9 Md€) et de diverses autres prestations de solidarité (majorations de pensions pour conjoint à charge, par exemple) qu’il a paru justifié de faire entrer dans le périmètre des missions du FSV.

Ces diverses charges, qui ont représenté un total 18,8 Md€ en 2018, sont toutes, comme l’intitulé même du FSV l’indique, de solidarité nationale et leur financement, qui donc relève du seul impôt d’Etat, ne devrait pas être imputé aux régimes de sécurité sociale. Fonctionnellement, le Fonds de solidarité vieillesse ne devrait donc pas être regroupé avec le régime général ; ce que fait pourtant la présentation de la CCSS. De surcroît, le FSV est désormais structurellement en déficit, ce qui, s’agissant de dépenses de solidarité, est anormal : l’Etat devrait assurer l’équilibre du FSV sur ses propres deniers. En ne le faisant pas, il transfère ainsi, indûment et subrepticement son propre déficit -et donc partie de son endettement- sur la sécurité sociale.

Mais il y a plus. En effet, et c’est la seconde remarque, « Dans un souci de rationalisation du partage des recettes entre la sécurité sociale et l’Etat [sic], la LFSS (Loi de financement de la sécurité sociale) pour 2019 a réaffecté à l’Etat l’intégralité du rendement du prélèvement social sur les revenus du placement et du patrimoine, diminuant les recettes du FSV de 4,3 Md€. De plus, sa fraction de CSG assise sur les revenus du capital a été diminuée de 0,7 point (-0,9 Md€). En contrepartie, le fonds se voit attribuer une fraction de CSG assise sur les revenus de remplacement (5,1 Md€) jusqu’alors attribuée à la CNAM »[5].

Compliqué? Oui, évidemment, mais, derrière cette tuyauterie nouvellement mise en place et les travaux de plomberie y afférant, un résultat bien tangible : c’est la CSG, impôt exclusivement dédié à la Sécu, qui a peu à peu assuré l’essentiel des dépenses du FSV et qui, désormais, à partir de 2019, en finance l’intégralité. En d’autres termes, l’Etat s’est totalement et indûment défaussé sur la Sécu des dépenses du FSV ! Indûment au regard des principes, mais légalement, puisque la mesure a été votée en la LFSS 2019. Les ressources de la Sécu en sont donc siphonnées.

2.. Travaux de plomberie.

La question est dès lors de savoir de combien. Y répondre est passablement difficile tant les travaux de plomberie sur la tuyauterie déjà pas simple de la Sécu se sont multipliés au cours des deux dernières années. Les plombiers de Bercy –car c’est bien évidemment le ministère de l’action et des comptes publics qui est à la manœuvre- ont pu ainsi montrer toute l’étendue de leur savoir-faire à l’occasion des deux dernières Lois de financement de la sécurité sociale!

ccss-juin-2019-compensation-2019

Le tableau ci-dessus[6] en apporte une très éloquente illustration. On en retiendra ici l’essentiel : la compensation de ces réductions de recettes de la Sécu décidées par l’Etat n’est pas complète et coûtera au total 2,0 Md€ à la Sécu, dont 1,8 Md€ pour le seul RG en 2019.

En d’autres termes, si la loi Weil, qui exige la compensation à l’euro près, avait été respectée, l’excédent prévisionnel 2019 du RG aurait été de : 0,4 + 1,8 = +2,2 Md€

et celui du total RG + FSV de : – 1,7 + 2,0 = + 0,3 Md€

Cela, certes, ne change pas la face du monde, mais, au moins, les médias moutonniers n’auraient pas pu titrer comme ils l’ont fait sur le retour du déficit…

 3. . Mesures Gilets jaunes : l’incertitude sur leur compensation.

Reste que, au-delà de ces manipulations, nul aujourd’hui, -et la Commission des comptes de la Sécurité sociale, pas plus que quiconque-, ne sait trop où l’on en sera fin 2019.

La raison ? Elle est simple, la « prévision tendancielle [pour 2019] est entachée d’une forte incertitude. En effet, (…), elle est construite sur l’hypothèse d’une compensation par l’État des allègements et exonérations décidés dans le cadre de la loi MUES en début 2019, en application des règles législatives en vigueur à la date de publication du présent rapport. Si cette compensation n’était pas accordée, ce qui correspond tant à la doctrine exprimée par le gouvernement lors de la présentation de la LFSS pour 2019 qu’à l’hypothèse retenue dans le cadre du programme… »

Il y a donc aujourd’hui incertitude sur la compensation des mesures de la loi MUES, c’est-à-dire « gilets jaunes », soit, concernant la Sécu :

– l’avancement au 1er janvier 2019 de l’exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires initialement prévue au 1er septembre 2019 ;

-la réduction de 1,7 point du taux de CSG sur les pensions des retraités dont le revenu est inférieur à certains seuils (2000 € pour une personne seule) ;

– et l’exonération de cotisations sociales, de CSG et de CRDS sur les primes exceptionnelles versées aux salariés avant le 1er avril 2019, dans la limite de 1000 €,

Si ces mesures devaient, comme il est fortement probable, n’être pas compensées, alors il en résulterait un manque à gagner de l’ordre de 3 Md€, ce qui évidemment transformerait illico le faible excédent, en déficit notable…

De là, la glorieuse incertitude de la Commission des comptes de la Sécurité sociale !

[1] Cf. mon billet de blog Mediapart, https://blogs.mediapart.fr/jacques-rigaudiat/blog/080519/le-trou-de-la-secu-et-sa-dette-propos-de-deux-fake-news

[2] Ainsi, par exemple, Le Monde du 11 juin : « Le déficit de la Sécu va replonger en 2019 »

[3] Rapport CCSS, p. 9.

[4] Rapport CCSS, p. 167

[5] Rapport CCSS, p. 156.

[6] Rapport CCSS, p. 35.

Publié par Anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Jean Ziegler, est un homme politique, altermondialiste et sociologue suisse. Il a été rapporteur spécial auprès de l’ONU sur la question du droit à l’alimentation dans le monde. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dans lesquels il analyse notamment cette question. Il est vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations unies depuis 2009.(source Wikipédia)

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Niamey, 14 juin (ANP)- Le ministre de l’industrie Mallam Zaneidou Amirou a annoncé que  la fermeture de l’unique brasserie du pays , BRANIGER  et le licenciement collectif  au niveau d’une savonnerie, une filiale de UNILEVER vont occasionner la perte de quelque 400 emplois directs et indirects.
Le ministre a détaillé que la fermeture de la BRANIGER décidée le 10 juin dernier a pour conséquence ‘’désastreuse’’  qui touchera  79 emplois directs et 300 indirects, quant au licenciment collectif à UNILEVER pour motif économique, il  impactera 19 emplois sur 26.
Dans un entretien à l’hebdomadaire public   « Sahel Dimanche » paru ce 14 juin 2019, le responsable gouvernemental a expliqué malgré les mesures incitatives et les ‘’sacrifices’’, BRANIGER a fermé pour des pertes cumulées depuis 2014 en raison de la concurrence et des importations frauduleuses.
« C’est une préoccupation pour la tutelle et le gouvernement qui ont tout entrepris pour qu’on n’ arrive pas à cette situation «, a-t-il déploré, assurant que ‘’nous allons à la conquête des partenaires investisseurs  pour que BRANIGER soit reprise’’.
Créée en 1967  sous le giron public, la BRANIGER est passée sous le contrôle du privé avec la libéralisation de l’économie.
Quant à la société UNILEVER, elle a notifié ce 13 juin  un licenciement collectif pour motif économique, 19 agents touchés  sur 26, l’entreprise étant confrontée à la concurrence et aux importations frauduleuses, a détaillé le ministre de l’industrie, exprimant sa crainte que la savonnerie  emboite le pas à la brasserie.
Héritière de la  Société des produits Chimiques du Niger (SPCN) créée en 1964, UNILEVER avait pour mission de production du savon, du parfum et des dérivés chimiques.
Le ministre Mallam Zaneidou Amirou  a rassuré les employés de  UNILEVER que le gouvernement veillera à ce que ces licenciements se fassent dans le respect des textes et de la réglementation en vigueur au Niger.
Les unités industrielles au Niger sont confrontées aux coûts de production, à la concurrence et  aux importations frauduleuses entre autres avec pour conséquence le rétrécissement du tissu industriel.
Depuis des années, l’unique entreprise de textile est en hibernation.
MHM /CA/ANP-00 68 juin 2019 

Publié par faapa.info

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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La précarité grandit chez les professeurs

L’Humanité, 14 juin 2019

Le dernier bilan social publié la semaine dernière par le ministère de l’Éducation nationale montre une forte hausse du nombre d’enseignants contractuels et des démissions…

Jean-Michel Blanquer va devoir ramer pour faire avaler ses éléments de langage sur « l’école de la confiance ». Loin des filouteries de communication, le récent bilan social de l’éducation nationale, publié le 4 juin, livre un regard implacable sur le phénomène de précarisation des enseignants, à l’œuvre depuis une décennie. Publié par le ministère, l’épais document de 300 pages donne un panorama précis de la situation des personnels sur l’année 2017-2018. Et confirme, notamment, une tendance inquiétante : l’explosion du nombre de professeurs contractuels au détriment des titulaires.

Les chiffres sont sans appel. En 2008, ces enseignants, pour la plupart en CDD d’un an (reconductible six fois…), souvent à temps partiel contraint, étaient 24 282 dans les collèges et lycées. À peine dix ans plus tard, on en recense presque 40 000. Longtemps épargnée, l’école primaire suit le même chemin, et compte actuellement plus de 4 000 contractuels. Au total, cette catégorie de personnels précaires représente 8 % des 758 500 enseignants du public, contre 5 % en 2008. À l’inverse, le nombre de professeurs titulaires recule, avec 377 postes qui se sont envolés entre 2016 et 2018… Cherchez l’erreur.

Officiellement, ce recours aux contractuels, notamment dans le second degré, permet de pallier la crise de recrutements qui frappe depuis plusieurs années le métier d’enseignant, sous-payé et régulièrement discrédité par certains discours politiques. Il est aussi, et surtout, parfaitement raccord avec les orientations du gouvernement, dont le projet de loi sur la fonction publique vise à démultiplier ce type de contrats. « Il s’agit clairement de l’inscrire comme une modalité ordinaire de recrutement d’agents publics en concurrence avec l’emploi titulaire », s’inquiète le Snes-FSU, principale organisation du secondaire.

C’est déjà une réalité pour les quelque 230 000 personnels non enseignants de l’éducation nationale, dont plus de la moitié (54 %) sont des non-titulaires. Mais également dans l’enseignement agricole, qui compte environ 12 000 enseignants, dont la moitié de contractuels, souvent payés sur les budgets des établissements. Une situation qui, en général, entraîne un turnover permanent et lassant pour les équipes éducatives. Un modèle pour Jean-Michel Blanquer ?

Au passage, ce dernier devrait également s’arrêter sur l’autre point noir de ce bilan social : la hausse constante des démissions d’enseignants. Dans le primaire, le ministère en a recensé 861 l’an passé, contre 322 en 2011. Sur la même période, dans le second degré, ce chiffre est passé de 447 à 538. Vous avez dit « confiance » ?

Laurent Mouloud

Publié par ANTI-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Chiffrage du droit aux congés payés d’un salarié ayant des enfants à charge

L’article L 3141-8 (ordre public) du code du travail apporte des explications concernant la majoration accordée aux salariés de moins de 21 ans ou non, au titre de l’enfant à charge. 

La loi travail a apporté une modification importante, l’octroi de 2 jours supplémentaires est désormais indifféremment attribué aux salariés hommes ou femmes, conduisant aux nouvelles conditions suivantes :

  • Les salariés de moins de 21 ans au 30 avril de l'année précédente bénéficient de 2 jours de congé supplémentaire par enfant à charge ;
  • Ce congé est réduit à un jour si le congé légal n'excède pas 6 jours. 
  • Les salariés de plus de 21 ans à la date précitée bénéficient également de 2 jours de congé supplémentaire par enfant à charge, sans que le cumul du nombre des jours de congé supplémentaire et de congé annuel ne puisse excéder la durée maximale du congé annuel, soit 30 jours. 

Précision : est réputé enfant à charge l'enfant qui vit au foyer et est âgé de moins de 15 ans au 30 avril de l'année en cours et tout enfant sans condition d’âge dès lors qu’il vit au foyer et qu’il est situation de handicap.

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Article L3141-8

Modifié par LOI n°2016-1088 du 8 août 2016 - art. 8 (V)

Les salariés de moins de vingt et un ans au 30 avril de l'année précédente bénéficient de deux jours de congé supplémentaires par enfant à charge. Ce congé est réduit à un jour si le congé légal n'excède pas six jours.

Les salariés âgés de vingt et un ans au moins à la date précitée bénéficient également de deux jours de congé supplémentaires par enfant à charge, sans que le cumul du nombre des jours de congé supplémentaires et des jours de congé annuel puisse excéder la durée maximale du congé annuel prévu à l'article L. 3141-3.

Est réputé enfant à charge l'enfant qui vit au foyer et est âgé de moins de quinze ans au 30 avril de l'année en cours et tout enfant sans condition d'âge dès lors qu'il vit au foyer et qu'il est en situation de handicap.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Unilever veut élargir son portefeuille de marques

Alan Jope, CEO d’Unilever depuis janvier, estime que le groupe a besoin d’augmenter le nombre de marques de son portefeuille pour assurer sa croissance. Toutefois ces marques devront servir une cause sociétale ou environnementale.


Par le biais de reprises

Autrefois le portefeuille d’Unilever comprenait 1600 marques, aujourd’hui il n’en compte plus que 400 : par mesure d’économie le nombre de marques avait été fortement réduit vers les années 2000. Toutefois selon le CEO Alan Jope, Unilever doit réaugmenter le nombre de marques, par le biais de reprises et en développant ses propres marques. « Le monde se fragmente. C’est valable pour les groupes de consommateurs, mais également pour les canaux de vente. »


Depuis 2015 Unilever a conclu 32 reprises pour un montant total de 11 milliards d’euros. Preuve que  le précédent CEO, Paul Polman, investissait déjà dans l’élargissement du portefeuille de marques.  Ces dernières années Unilever est confronté à une croissance stagnante. Et même s’il s’agissait de reprises relativement modestes, celles-ci ont contribué à une hausse de 70 points de base. « La croissance du chiffre d’affaires s’est établie à 3,1%, alors que sans les acquisitions elle se serait limitée à 2,4%. »


Mais pas question de reprises à l’aveuglette : les marques doivent être choisies avec soin  et servir une cause, en contribuant à une société meilleure ou à un environnement plus propre. Tatcha, la dernière reprise en date d’Unilever, s’inscrit parfaitement dans cette approche : il s’agit d’une marque de produits de soins, fortement axée sur l’écologie (les crèmes contiennent notamment du thé vert et des algues), qui de plus est très branchée.
 

Publié par retaildetail.be

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Avant-hier à l'Assemblée nationale, le sous-commis a passé les plats de la régression sociale

Le commis en chef du capital était lui dans son palais de l'Elysée. Epuisé sans doute de ses imprécations, lors du centenaire de l'Organisation Internationale du Travail, contre"les dérives d'un capitalisme fou" dont il n'est aucunement le chevalier servant.

La majorité macroniste a accordé sa confiance au premier chambellan de droite. L'autre droite, celle de Sarkozy, Fillon et Wauquiez, ne sait plus sur quel pied danser. 80 députés ont voté à demi-mot  contre la confiance et 22 se sont brillamment abstenus.

Sur toutes les mesures antisociales qui vont être servis: la réforme des retraites, du chômage et de la fonction publique. Sans augmentation du pouvoir d'achat pour ne pas chagriner le capital, l'UE et la Cour des comptes dirigée par un ex-socialiste.

Et hier au Sénat, la droite des mêmes Sarkozy, Fillon et Wauquiez s'est brillamment abstenue alors qu'elle est majoritaire et aurait pu voter contre la confiance au gouvernement.

C'est vrai que le Sénat ne sert à rien ou presque et que le dernier mot revient toujours à l'Assemblée nationale selon notre très monarchique constitution. Mais tout de même, non?

Eric Woerth, ancien ministre de droite, mais pas celle de Macron -me suivez-vous?-, a dit à la téloche que lui, député, avait voté contre mais qu'il apprécierait au cas par cas les lois antisociales édictées par un ex-banquier d'affaires. Les sénateurs de son bord ont dit pareillement en s'abstenant. Comme quoi, lorsqu'on est commis du capital...

Une salariée vient d'être licenciée pour avoir refusé de bosser la nuit à la Savonnerie de Haute-Provence. Son patron lui imposait un avenant à son contrat de travail. La jeune maman de 27 ans avait refusé pour des raisons familiales importantes dans son quotidien et dans sa vie de femme. Viré!

Bon, Le Figaro, journal historique de la droite et du capital, que lisent autant Macron et Sarkozy, n'en ont pas parlé. Ni d'ailleurs BFm-tv. Son éditorialiste en économie capitaliste ne s'est écrié que parce que le pouvoir actuel ne finançaient pas toutes les mesures aboyées par Edoard Philippe devant le Parlement. Sans rire.

Au fait, ça touche combien un éditorialiste économique à BFM-Tv, ou un éditorialiste politique sur BFm-tv ou sur consorts? Ils bossent la nuit ou pas?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

L'Organisation Internationale du Travail (OIT) fête ses 100 ans d'existence. Combien de travailleurs dans le monde connaissent son existence et qu'elle réunit gouvernements, patronat et syndicalistes? Pourtant, elle a été fondée le 11 avril 1919, après la boucherie sanglante de la Première Guerre mondiale sur le principe qu'il ne saurait y avoir "une paix universelle et durable sans un traitement décent des travailleurs". Vision sociale et progressiste que l'ONU, en 1946, après la Seconde Guerre mondiale encore plus terrible que la Première, avalise en faisant de l'OIT la première agence spécialisée des Nations-Unies. L'OIT rassemble 183 pays dont la France.

Du coup, pour ses 100 bougies, Manu 1er, roi élu des riches et du capital, a été invité pour le gâteau d'anniversaire, puisque son gouvernement participe au fonctionnement de l'OIT. Et puis, le pouvoir actuellement à l'Elysée ne fait-il pas tout pour choyer le monde du travail, les manuels et les intellectuels et ceux qui en sont plus ou moins inclus comme les précaires, ou les sans-emplois eux entièrement exclus?

Et donc, sans rigoler du tout, hier, à l'OIT, un ex-banquier d'affaires, baptisé par un gouvernement socialiste et placé dans un palais de la République par le capital, les riches et quelques autres, a vilipendé à hauts cris "les dérives d'un capitalisme fou". BFMtv et consorts ne m'ont pas dit s'il avait été applaudi à tout rompre. C'est un peu bêta pour faire un compte-rendu juste, libre et non faussé.

Aujourd'hui, son premier chambellan, Edouard Philippe, va chanter un discours de politique générale à l'Assemblée nationale. Ce sera un tournant social pour l'acte 2 de son gouvernement de droite et de droite. C'est du moins ce que me racontent par avance BFMtv et consorts.

Du coup à Londres, ils ont recloué dare-dare le cercueil du très vieux Karl Marx. Il désirait surgir de sa tombe pour embrasser sur ses deux joues Emmanuel Macron.

A part ça, dans le monde, comme dit Pierre Courtaz, pour la CGT, sur son site: "(...) Cent ans après sa création, les raisons qui ont présidé à la mise en place de l'OIT existent toujours, et même de façon plus aiguë. La moitié de la population mondiale n'a toujours pas accès à une protection sociale digne de ce nom, un travailleur sur deux n'a pas de contrat de travail, il y a 21 millions d'esclaves dans le monde et 160 millions d'enfants au travail.

Tout cela est d'autant plus révoltant que depuis six ans, l'OIT est entravée dans son fonctionnement par une offensive de plus en plus caricaturale des employeurs. Pour eux, une bonne OIT est une OIT qui n'empêche pas ce que l'on appelle le « business as usual », c'est-à-dire une OIT sans règles et sans contrôle d'application des normes qui sont pourtant les deux missions fondamentales de l'Organisation.(...)"

Par contre, je ne sais pas si ce dessin va avec les exploits prodigieux en foot du Psg-Qatar... Et le Qatar, au top niveau pour ne pas reconnaître les droits des travailleurs, surtout s'ils sont immigrés, construit en ce moment la coupe mondiale 2020 du foot.

Macron à l'OIT: le capitalisme s'écroule... de rire

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Deux ouvriers sans-papiers morts sur un chantier à Epinay-Sur-Seine

Le samedi 8 juin, à la suite du détachement de leur nacelle, un ouvrier marocain et un algérien, tout deux sans-papiers, sont morts dans une chute de plusieurs dizaines de mètres sur un chantier de rénovation à Epinay-Sur-Seine (Seine-Saint-Denis).

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Crédits photo : Philippe Huguen

Alors qu’ils travaillaient sur l’isolation thermique depuis l’extérieur du bâtiment HLM, situé dans le quartier La Source, à Epinay-Sur-Seine, les deux ouvriers sont tombés du 18ème et dernier étage, et sont morts sur place suite au détachement de leur nacelle. Une enquête a été ouverte à la suite, ce qui a permis de connaître les origines des deux travailleurs qui étaient sans-papiers et qui vivaient en France en situation d’irrégularité. Les autorités ont pris contact avec les consulats du Maroc et de l’Algérie afin de communiquer les faits aux familles. Les causes du détachement de la nacelle sont toujours inconnues et l’employeur des ouvriers doit encore être trouvé par l’enquête en cours.

Le bailleur avait accordé une autorisation de travail samedi dernier alors que plusieurs voisins du quartier avaient exprimé leurs craintes par rapport à la sécurité des installations, l’enquête se fait donc pour cause d’homicide involontaire et le chantier est actuellement arrêté à la demande de l’inspection du travail. Une mère de famille qui réside dans un bâtiment à côté, avait déclaré dans Le Parisien : “J’avais dit à un responsable de chantier que c’était dangereux, et il m’avait répondu, ’les ouvriers portent des casques, ne vous inquiétez pas”". De plus, samedi dernier la météo représentait aussi un facteur de risque, une tempête de vent et des bourrasques n’ont pas empêché au bailleur l’accord de l’autorisation de travail alors que la vie des ouvriers était en péril.

L’exploitation et la précarité tuent quotidiennement, samedi dernier un jeune sans-papiers travaillant pour l’entreprise de livraison Glovo est mort à Barcelone pendant qu’il travaillait, le même jour ces deux ouvriers sans-papiers meurent en plein chantier, tous les jours des travailleurs souffrent dans leur lieu de travail et beaucoup risquent de perdre leur vie. Les entreprises prennent de moins en moins au sérieux la protection des travailleurs face aux risques et cela s’aggrave avec la sous-traitance qui déresponsabilise de plus en plus les patrons et précarise encore plus les travailleurs.

Les travailleurs jeunes, les femmes et les immigrés, notamment les sans-papiers, sont doublement opprimés, la précarité les touche en première instance, ce qui les amène à travailler pour des salaires très bas dans des conditions dangereuses et sans aucune protection. Le nombre de personnes en France en situation d’irrégularité augmente tous les jours, les obstacles bureaucratiques se font de plus en plus insurmontables et l’accès à un travail de qualité est presque impossible ; derrière cela, les entreprises en profitent pour faire travailler ces personnes dans les emplois les plus précaires et mal payés du marché, en passant à côté du respect des droits des travailleurs et en aboutissant ainsi à provoquer des accidents mortels.

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Aéroports de Paris : le « RIP » ou la grève ? Telle est la question !

La campagne d’appel à signature pour la mise en place du RIP (Referendum d’initiative partagée) concernant la privatisation des Aéroports de Paris (ADP) est lancée. Portée par la France Insoumise et ralliée par une large partie de la gauche, cette initiative cache en réalité une stratégie politique que nous ne partageons pas.

LUTTE CONTRE LES PRIVATISATIONS
Une initiative institutionnelle qui esquive la lutte des classes et épargne les directions syndicales

Dans la tendance des derniers mois autour du fameux RIC porté par une partie des gilets jaunes depuis décembre, le referendum d’initiative partagée (RIP), existant dans les textes depuis 2013, semble être une alternative pour les supporters de la gauche citoyenniste, celle qui se contente des urnes et des institutions telles qu’elles sont, ou avec quelques modifications à la marge.

Bien sûr la privatisation des Aéroports de Paris (ADP) est à rejeter en bloc, entrant dans la logique du néolibéralisme que porte Macron, tendant à massacrer tout ce qui reste de service public à l’image de la réforme du ferroviaire, ou encore de la casse du service public de la santé.

Cependant, l’usine à gaz qu’est le RIP détourne profondément les masses laborieuses de la lutte des classes pour les diriger sur un terrain purement institutionnel et impuissant. Les attaques sont tellement répétées depuis des années, et plus accélérées encore sous le quinquennat Macron, qu’il faudra dans ce cadre, un RIP pour la SNCF, un RIP pour les retraites, un RIP pour la santé, un RIP pour l’assurance chômage, un RIP pour le code du travail, etc…

On voit bien que cela n’a pas de sens, sinon à occuper de manière détournée le terrain politique, sans jamais poser cette question centrale, que tout le monde se pose et plus particulièrement les travailleurs d’ADP : que font les organisations syndicales dans tout cela ?

Sans vouloir préempter ou juger des initiatives qui peuvent être lancées localement, il y a un vrai problème aujourd’hui sur le terrain de la lutte syndicale. Après des mois à tirer la sonnette d’alarme, le personnel de la santé a dû créer un mouvement parti de la base appelé « inter-urgence », raccroché tardivement par quelques organisations syndicales. Malgré Whirlpool, Ascoval, General Electric, ou encore Ford Blanquefort, la confédération syndicale avec à sa tête Philippe Martinez réélu une nouvelle fois, n’a posé à aucun moment la question de la grève. Philippe Poutou, syndicaliste CGT à Ford Blanquefort et porte-parole du NPA, s’est même saisi d’un tweet : « Les plans de fermetures et de licenciements se succèdent et bizarrement aucune riposte de la part des centrales syndicales, même la CGT »

À tout cela, nous pourrions ajouter la liste de courses d’Edouard Philippe dans son discours de politique générale mardi 12 juin, avec l’assurance chômage, l’allongement de l’âge de départ à la retraite et la suppression du régime par répartition. Le tout dans un contexte où, depuis 7 mois d’une des crises sociales les plus importantes de la Vème république, les confédérations syndicales n’ont créé à aucun moment les conditions nécessaires à un mouvement de masse.

La rhétorique qui vise à dire que « les chefs veulent lutter et la base ne suit pas » ne tient plus, tant les initiatives locales et nationales issues de la base sont importantes depuis le début du quinquennat Macron.

On se renvoie donc la balle à gauche entre des syndicats qui se disent « apolitiques » et des organisations politiques qui disent laisser « l’autonomie syndicale » aux confédérations. Il est plus que nécessaire de laisser l’autonomie syndicale, mais à la base ouvrière et non aux bureaucraties syndicales qui entendent mener leurs barques tranquillement sans jamais être dérangées par personne. Comment continuer encore dans ce sens, avec 6,5 millions de chômeurs, 9 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté, des entreprises qui ferment ou qui licencient massivement ? Hier Goodyear, Continental ou GM&S ; aujourd’hui General Electric, Ford ou Whirlpool. La question n’est pas celle de l’autonomie, mais de mettre un coup de balai à ces bureaucrates dont le rôle essentiel est de canaliser la colère ouvrière en la menant vers des impasses et pour des miettes (et encore) mais aussi, dans les moments les plus tendus de la lutte des classes, de protéger les gouvernements capitalistes comme on a pu le voir pendant le mouvement des Gilets Jaunes où les directions syndicales ont participé dans une grande mesure à isoler et même mépriser le mouvement.

RIP : L’éléphant qui accouche d’une souris !

Même si nous ne sommes pas favorables à la logique du RIP, notamment car il donne l’illusion aux travailleurs que le cadre institutionnel suffit pour stopper une privatisation, nous dénonçons les manœuvres tactiques du gouvernement pour empêcher celles et ceux qui souhaitent signer en faveur du RIP. Le gouvernement fait tout pour ralentir les signatures par internet, alors même que le processus est interminable.

En effet, il faudra aux députés 4,7 millions de signature en 9 mois, soit l’équivalent de 17 000 signatures par jour, en comptant toutes les périodes de vacances surtout quand la pression sur le referendum sera redescendue (difficile à croire qu’en plein mois de juillet et aout, 17 000 personnes par jour signent). Et, si cela n’était pas suffisant en terme de nombre, il faut le limiter aux personnes présentes sur les listes électorales : quid des travailleurs de ADP avec un titre de séjour, qui ne pourront même pas se prononcer en faveur du RIP ? Pour cela il faudra avoir internet, sa carte d’identité et son numéro d’électeur.

Dans le cas de figure où cette montagne d’obstacles est finalement franchie, il faudra ensuite la majorité à l’Assemblée et au Sénat pour décider de mettre en place le referendum. Difficile de croire que LREM et la droite soient favorables à cela. En cas de désaccord, ce sera à Emmanuel Macron de décider ou non de mettre en place le referendum !

La deuxième grande étape et non des moindres sera bien sûr le referendum lui-même, sûrement d’ici 2021. Difficile de penser que les électeurs de toute la France se précipitent aux urnes pour ou contre la privatisation. En outre, rien n’empêchera derrière, dans les prochaines mandatures qu’un gouvernement remette sur table la privatisation des ADP.

C’est bien un éléphant qui accouchera d’une souris, avec un premier risque important, celui que le nombre de signataires ne soit pas atteint, et, de ce fait, servir au gouvernement de crédit politique pour justifier que la population préfère voter pour des représentants politiques que de participer à la politique, et contrer ainsi le sentiment grandissant d’un affrontement de classes dans la société. Le deuxième risque important, et non des moindres ? Que les travailleurs concernés par cette privatisation soient anesthésiés en attendant le déroulement de ce long processus institutionnel, et de laisser leur sort entre les mains de députés et de Macron lui-même.

Pourtant il faudrait frapper fort dès maintenant en pleine période de grand départ, quand les aéroports seront bondés, avec un gouvernement en difficulté pour maintenir sa politique de la même manière qu’au début du quinquennat, n’arrivant pas à arrêter le mouvement des gilets jaunes, ni la colère des 240 services hospitaliers, quand ces derniers seront également surchargés pendant l’été.

Il y a donc bien des urgences aujourd’hui, davantage que celle d’un referendum qui n’est qu’un écran de fumée qui masque le rapprochement des partisans de l’unité de la gauche, non plus sur le terrain de la lutte des classes, mais sur le terrain parlementaire dans le cadre des institutions.

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
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