À l’annonce de la fermeture de l’usine Michelin, les travailleurs de la Roche-sur-Yon ont dénoncé les mensonges de leur direction qui leur avait imposé en 2016 un « pacte d’avenir ». En échange d’une hausse de la productivité et du travail le week-end, le patron avait alors promis de maintenir les emplois, voire d’en créer. Michelin n’est pas le premier capitaliste à promettre cela en échange de sacrifices, on l’a vu chez Smart en Moselle, chez Continental à Compiègne…
Les capitalistes utilisent la peur du chômage pour faire accepter des dégradations de conditions de travail, d’horaires ou des baisses de salaires. La loi Macron a légalisé de tels chantages. L’exemple de Michelin montre une nouvelle fois que céder au chantage est un piège : les promesses de patrons n’ont pas plus de valeur que leur première chemise.
General Electric. 4ème jour de grève illimitée contre le plan de massacre des emplois
A Belfort en Bourgogne, les travailleurs de General Electric poursuivent leur mouvement de grève illimitée suite aux annonces du PDG concernant ''l'allègement'' du plan de restructuration, passant de 800 à 650 suppressions d'emplois.
Les salariés du site de General Electric de Belfort sont en grève depuis le 8 octobre suite à l’annonce du PDG Henry Lawrence de ne maintenir que 150 emplois à Belfort sur 800 dans l’atelier des turbines. Sur l’ensemble du site de Belfort, 4300 personnes travaillent. Les premières annonces de suppressions concernaient 1050 postes. La direction met en place un accord de compétitivité qui va littéralement massacrer les acquis qui ont été obtenus par le passé, et se plonger le secteur dans la flexibilité à outrance comme chez PSA et Renault.
Avec ce lot de reculs immenses, le site de Bourgogne est également parti en grève suite aux récentes annonces qui ont provoqué la colère des salariés, exigeant des syndicats de partir en grève de façon illimitée pour imposer le maintien des emplois et le refus du plan de compétitivité.
Une rupture avec la dynamique antérieure du mouvement
Les salariés reviennent de loin, depuis les manifestations « dans l’unité », allant des syndicats, au Medef, en passant par les députés LR. Les discussions avec les instances et autres politiques pour imposer une alternative sont finalement mises de côté. Le patronat et les politiques - qui pensaient que le salariés allaient accepter le licenciement de plus de moitié de l’effectif de l’usine et un accord de compétitivité - se trompaient !
La mobilisation fait le bilan d’une confiance accordée aux ennemis des travailleurs : cela est une bonne école, une forme de leçon suite aux alliances contre nature qui ont pu être faites. A présent, il faut penser les alliances avec d’autres secteurs qui sont également en lutte, notamment ceux qui subissent les mêmes logiques de suppressions d’emplois. En somme, organiser la solidarité par la lutte et imposer le "tous ensemble" contre les licenciements et les fermetures d’usines.
Une grève qui peut créer les condition d’une lutte d’ensemble
La colère de General Electric est légitime, tout comme leur grève. C’est la seule solution pour gagner contre l’appétit des multinationales. Au-delà de l’affrontement avec son patron, il faut créer des solidarités au-delà du seul secteur de l’énergie. Isolés, les salariés sont plus faibles. Il faut combattre ensemble. Faire céder General Electric est possible.
De l’argent, il y en a ! Avec un groupe qui fait un chiffre d’affaires de 125 milliards de dollars et plus de 6 milliards de résultats opérationnels, on est loin d’une entreprise au bord du dépôt de bilan.
Deux syndicats ont lancé un procès contre l’État français et General Electric pour non respect des accords de 2014 (autour de la loi PÄC), suite au rachat de l’usine d’Alstom, durant lesquels l’entreprise s’était engagée à la création de 1000 emplois. Aujourd’hui alors qu’ils n’ont rien créé, ils suppriment 1000 emplois ! Mais ce procès ne va pas régler tous les problèmes des salariés. Le blocage du site est, lui, une option déterminante. Ce blocage a d’ailleurs été élargi à d’autres ateliers de l’usine, une preuve que les salariés sont déterminés à poursuivre la mobilisation et l’amplifier, puisque la lutte des General Electric est la lutte de toute la classe ouvrière.
Lubrizol. 50 millions et 3 ministres sur place : le gouvernement voudrait éteindre l’incendie
Ce vendredi, 3 ministres se sont déplacés à Rouen, confirmant l’annonce d’un fond de 50 millions pour dédommager certains agriculteurs. Le gouvernement cherche désespérément à apaiser la colère suite à l’incendie et ses conséquences.
Deux semaines après l’incendie de l’usine Lubrizol, c’est une importante délégation gouvernementale qui s’est rendue à Rouen ce vendredi : Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture ; Agnès Buzyn, ministre de la Santé ; et Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique. Ils ont cherché à montrer que le gouvernement maîtrisait la situation. Plusieurs annonces étaient déjà dans les tuyaux. La plus attendue : l’indemnisation des agriculteurs qui ont dû, suite à la pollution produite par l’incendie, jeter leur production de lait.
Ce vendredi, les différents ministres sont venus confirmer que des indemnisations auront bien lieu, pour 453 éleveurs de 6 départements. L’argent sera versé par Lubrizol. 50 millions d’euros, attribués à la FMSE (Fonds de mutualisation et de gestion des risques sanitaires et environnementaux). Par ailleurs, l’interprofessionnelle laitière avait de son côté déjà versé un million d’euros pour pallier aux premiers jours de pertes.
Alors que le dirigeant de la FMSE annonce de son côté que 3600 agriculteurs sont touchés et qu’un suivi sera fait dans le temps, de nombreuses questions restent en suspens. Un enjeu important réside aujourd’hui dans les analyses des productions agricoles et plus généralement des sols concernés par les retombés de l’incendie.
Différentes agences sanitaires pointent la nécessité d’élargir le panel de substances surveillées. les résultats seront déterminants pour les agriculteurs. Dans tous les cas, un processus d’expertise est actuellement lancé pour déterminer qui aura le droit à des dédommagements. Concernant les retombés à long terme, les inquiétudes subsistent également. Le gouvernement se montre très fier d’annoncer cette levée de fonds par l’usine responsable de la catastrophe. Lubrizol a, certes, lâché 50 millions pour calmer la colère, mais si les dommages sont plus élevés, rien n’est pour l’instant garanti.
De plus, si l’entreprise a délivré cette somme, ce n’est ni par générosité ou solidarité, mais bien pour temporiser suite à une catastrophe industrielle dont ils sont responsables. Le scandale causé par l’incendie s’est suivi d’un certains nombres de mobilisations et d’indignations qui ont très certainement pesé sur « l’accord trouvé » entre l’État et Lubrizol. Les mesures prises sont donc davantage le fruit d’un rapport entre une population en colère sur cette catastrophe en particulier et sur la crise écologique en général – et un gouvernement affaibli de tous les côtés, forcé de reconnaître sa responsabilité et d’agir a minima pour tenter de colmater la brèche.
Aucune confiance en ce gouvernement et ces industriels ! Exigeons toute la vérité
En plus de cette somme allouée aux agriculteurs, le trio ministériel a annoncé la création d’un « comité pour la transparence et le dialogue ». Cette proposition vient compléter les deux instances parlementaires lancées dans la semaine, une ‘’mission d’information’’ à l’Assemblée nationale et une ‘’commission d’enquête’’ au Sénat. Pendant ce temps, le gouvernement continue de cacher une partie des conséquences de cette catastrophe.
On est loin des solutions concrètes qui devrait s’instaurer sur ce type de situation. Une commission d’enquête oui, mais indépendante, composées de spécialistes, des victimes, des travailleurs et des syndicats, des habitants de Rouen…
Il faut mettre fin au secret industriel, c’est-à-dire une transparence complète sur la production : qui produit, où, comment et dans quel but. Exigeons la vérité sur les produits chimiques qui ont brûlé lors de l’incendie et sur les effets sur la population. Lubrizol appartient à Warren Buffet, l’une des premières fortunes mondiales. En plus des documents relatifs aux produits sur le site, ce sont les comptes financiers de Lubrizol et de toutes les autres entreprises qui doivent être rendus publics, afin de faire la lumière sur cette catastrophe. Les vrais responsables doivent payer pour les dégâts commis, et pas seulement les indemnisations pour les agriculteurs mais pour toute la population touchée, à court et à long terme.
L'union locale CGT de Foix a annoncé, ce vendredi soir, qu'elle allait rester dans ses locaux de la rue Roger, et ce malgré un ordre d'expulsion qui court à partir de ce samedi 12 octobre, et une astreinte judiciaire de 200 euros par jour.
"L'union locale CGT a décidé, à l'unanimité de ses 22 syndicats, de rester dans ses locaux." Maryse Gomes, secrétaire de l'organisation, a été on ne peut plus claire, ce vendredi. Le syndicat ne quittera pas le premier étage du bâtiment de la rue Roger malgré une expulsion judiciaire qui doit entrer en vigueur ce samedi 12 octobre.
"Partir, c'est entraîner la disparition de l'activité de l'union locale au soutien des salariés des secteurs publics et privés, surtout ceux qui ne bénéficient pas d'une présence syndicale...
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POUR RAPPEL, les bourses du travail assurent un rôle d'intérêt général comme le reconnaît l'article de Wikipédia :
C'est devenu par la suite un lieu, présent dans la majorité des grandes villes où sont réunis les différentssyndicatsde salariés, plus connus en Europe sous le nom de « Maisons du peuple » ou « Maisons des travailleurs ».
Ce lieu partagé permet aux syndicats de posséder des locaux pour exercer leurs activités : organiser un soutien aux ouvriers malades ou au chômage et à ceux qui sont en lutte (notamment par l’organisation de caisses de grève ou de réunions publiques). Lesbourses du travailparticipent également au mouvement d’éducation populairepar des cours professionnels ou généraux et le développe
ET
Sans être une obligation légale, les municipalités ont mis à disposition du mouvement ouvrier un simple local appelé "bourse du travail". Ces structures ont servi à la fin duxixe siècleà aider les syndicats à s'organiser. La première d'entre elles est fondée à Paris et ouvre ses portes le 3 février 18872. La bourse du travail de Saint Etienne, est née à l'initiative de Girodet, le maire radical. Inaugurée en 1888, elle débuta son fonctionnement en 1889 autour d'un service de statistique ouvrière et de cours professionnels.3
Le mouvement syndical organisé dans la CGT s'est alors emparé de ces locaux pour en faire des véritables forteresses ouvrières et organiser les travailleurs. Des mairies fermèrent temporairement certaines bourses pour casser la dynamique syndicaliste.
A présent effectivement nous sommes en pleine période de réaction contre le mouvement syndical et la CGT en particulier pour la priver des moyens de défense du monde du travail, des chômeurs, des précaires, des sans papiers et réister à cette offensive est devenu l'affaire de tous !
Les allègements de cotisations patronales se sont élevés à 52 milliards d'euros l'an dernier selon la Cour des comptes. Depuis 2013, ces allègements ont doublé grâce à la sollicitude de Hollande, puis de Macron, envers les gros patrons. Le « pacte de responsabilité » d'abord, puis le CICE, ont réduit de 26 milliards ce que versaient les entreprises. Supposés embaucher avec ces ristournes, les patrons ont pris l'argent et continuent de supprimer des milliers d'emplois.
Dans le même temps, sous prétexte que la Sécurité sociale serait à nouveau en déficit, le gouvernement réduit les indemnités de chômage et s'attaque aux retraites.
Les grands patrons sont des assistés, alors que pour financer l'accès aux soins pour tous, les indemnités de chômage et des pensions dignes, il faudrait commencer par stopper ces allégements de cotisations et continuer en prélevant sur les profits. Exactement l'inverse de la politique des gouvernements qui se succèdent à l'Élysée.
La décision de la direction de Michelin de fermer d’ici fin 2020 son site de La Roche-sur-Yon, communiquée ce jeudi 10 octobre, suscite la colère des syndicats. SUD appelle à la grève illimitée sur le site vendéen, la CGT à une mobilisation sur tous les sites de France le 24 octobre.
Le couperet est tombé ce jeudi 10 octobre, en début de matinée : le site Michelin de La Roche-sur-Yon, spécialisé dans le pneu poids lourds et qui emploie 619 salariés, fermera d’ici fin 2020.
« La trahison d’un pacte d’avenir signé il y a trois ans »
Une décision de la direction qualifiée de « trahison » par SUD. Dans son communiqué, le syndicat (organisation majoritaire sur les sites industriels du groupe) « condamne cette décision qui symbolise la trahison d’un pacte d’avenir signé il y a trois ans par la direction de l’entreprise et deux organisations syndicales ».
Et de rappeler le 1,6 milliard d’euros de résultat net enregistré lors du dernier exercice qui, poursuit le syndicat, devait permettre à Michelin de « ne pas se précipiter vers une décision irrémédiable » et de « prendre le temps d’étudier toutes les solutions et de travailler à une alternative positive afin de respecter ses engagements passés ».
« Il ne peut y avoir deux discours »
Cette décision (après l'annonce, le mois dernier, de la fermeture de Bamberg, en Allemagne, en 2021 ) est la première prise pour un site français sous le mandat de Florent Menegaux, président du groupe Michelin depuis mai dernier. Au-delà du communiqué, Jérôme Lorton, délégué de SUD joint par téléphone, a du mal à contenir sa colère : « Nous avons échangé avec la direction ces derniers mois. J’ai dit à Florent Menegaux qu’il ne peut y avoir deux discours. D’un côté, prôner le dialogue social et de l’autre prendre une décision aussi radicale sans aller au bout du pacte d’avenir que nous avons signé. Cette décision marque une rupture. Tous les salariés peuvent être inquiets. La méthode de notre nouveau patron conduit inévitablement au rapport de force ».
Appel à une grève illimitée sur le site
SUD a appelé à une grève illimitée sur le site à compter de ce jeudi, précisant que cette fermeture impactera d’autres sites : Cholet, à hauteur de 74 emplois ; Montceau-les-Mines, 13 emplois ; Vannes, 2 emplois ; et Poitiers, 1 emploi.
La CGT « s'y attendait » mais annonce une grève le 24
Du côté de la CGT, qui n’était pas signataire du pacte d’avenir, Michel Chevalier, délégué syndical, indique qu’il n’est pas surpris de cette décision : « On s’y attendait. Quand la direction a arrêté le projet Skipper (programme de relance du site, NDLR), l’usine était condamnée. C’est le résultat de la stratégie du ‘’toujours plus de marges’’ de l’entreprise. La direction dit que le site est trop petit, mais c’est elle qui l’a réduit. Les marchés du pneu poids lourds sont tous orientés à la hausse d’ici 2025. Pour continuer à La Roche-sur-Yon, il suffirait de réorienter l’usine et de diminuer les marges ».
La CGT n’appelle pas à la grève sur le site « pour l’instant », mais elle annonce d’ores et déjà un appel à tous les sites pour le 24 octobre « avec grève partout et mobilisation devant l’usine de La Roche-sur-Yon ».
PLFSS 2020 (Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale)
Loin de l’euphorie de la présentation du PLFSS 2019 qui annonçait un retour à l’équilibre des comptes de la sécurité sociale, la présentation faite par les ministres Darmanin et Buzyn laisse apparaître un déficit de 5,4 milliards d’euros pour 2019 et une prévision de 5,1 milliards d’euros pour 2020 incluant plus de 4 milliards d’économies nouvelles sur l’assurance maladie.
Une aggravation du déficit qui s’explique avant tout par le choix du gouvernement d’amplifier sa politique d’exonération de cotisations sociales en ajoutant de nouvelles :
-exonérations sur les heures supplémentaires qui coûtent 1,8 milliard d’euros ;
-exonérations de cotisations sur la prime « exceptionnelle » jusqu’à 1.000 euros qui sera prorogée en 2020 ;
-suppression du forfait social sur l’épargne salariale dans les PME dans le cadre de la loi Pacte, soit 600 millions d’euros ;
-création d’un taux intermédiaire de la CSG des retraités, mesure qui n’a pas été financée.
À ces mesures s’ajoute la remise en cause du principe de non-compensation intégrale de ces exonérations, choix qui avait été fait lors de la présentation du PLFSS 2019. Ainsi, le gouvernement répercute directement les mesures d’urgences dans le déficit de la sécurité sociale, ce qui revient à faire payer ceux qui en bénéficient.
Pour laCGT, c’est le principe même des exonérations de cotisations sociales sans aucune contrepartie, ni sur les salaires, ni sur l’emploi, qui doit être remise en cause.
Par ailleurs, après 6 mois de grève des urgences, afficher un Ondam (objectif national des dépenses d’assurance-maladie) en croissance de 2,3%, plus faible que l’an dernier, est une véritable provocation.
La Commission des comptes chiffre elle-même à 4,4% la croissance spontanée des dépenses ce qui entraîne, de fait, des mesures d’économies devant représenter plus de 4 milliards d’euros.
Pour laCGT, la première urgence est d’ouvrir des lits en nombre suffisant, de créer des emplois et de revaloriser la valeur du point dans la fonction publique hospitalière (et non de se limiter à une prime réservée aux seuls personnels des urgences).
Pour financer ces mesures, laCGTpropose de mettre fin à l’assujettissement des hôpitaux publics à la taxe sur les salaires, soit un montant de 4 milliards d’euros.
Le PLFSS intègre également des mesures préconisées dans le rapport Libault concernant la perte d’autonomie qui fera l’objet d’un projet de loi d’ici la fin de l’année. Ces mesures visant à indemniser les aidants. Si cette mesure peut être importante pour les personnes concernées, elle ne constitue qu’un aspect du dossier de la perte d’autonomie. Pour laCGT, il importe avant tout de reconnaître la perte d’autonomie comme un droit nouveau dans la branche maladie de la Sécurité sociale.
La branche Accident du Travail / Maladie Professionnelle présente, comme les années précédentes, un excédent. Cela rend possible, ainsi que le revendique laCGT, un ambitieux programme de prévention en faveur de la santé au travail ; l’exemple récent de Lubrizol démontre bien l’ampleur de ce qu’il y a à réaliser sur ces questions.
Les ministres sont restés muets sur la réforme des retraites, renvoyant au grand débat national annoncé par le président de la République.
Ce sont enfin les conditions mêmes d’élaboration des lois de financement de la Sécurité sociale qui doivent être profondément rénovées, en fixant des règles claires (et qui ne changent pas chaque année au gré de la créativité budgétaire des experts de Bercy) et en associant les Conseils d’administration des caisses nationales de Sécurité sociale, dès la construction des orientations du PLFSS.
Les cotisations sociales sont depuis la Libération et le programme du Conseil National de la Résistance le fondement et la garantie du financement de la protection sociale.
C'est pourquoi le patronat et l'oligarchie s'y sont depuis longtemps attaqué sous la forme en particulier des exonérations de cotisations patronales.
C'est pourquoi aussi cette question doit être mise au centre de la bataille pour exiger le retrait de la contre-réforme macronienne des retraites.
Pour en finir avec l'organisation du "trou de la Sécu", en finir avec les exonérations patronales, augmenter les cotisations ...
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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