SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Un déficit financier comblé partiellement par un déficit politique total !

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2017, présentée par le gouvernement et votée par l’Assemblée nationale en 1ère lecture ce 2 novembre, s’inscrit dans une logique purement comptable où les économies financières priment sur les besoins sociaux et de santé.

Par cette loi, le gouvernement entonne le chant de la victoire sur le « trou de la sécu » affirmant voir arriver la fin du déficit, mais à quel prix (!) :
• celui du renoncement aux soins ;
• celui de la poursuite de la progression des inégalités sociales et de l’accès aux soins ;
• celui de la remise en cause de la qualité du travail des professionnels de santé et de la sécurité sociale (moins 8 800 postes) ;
• celui de la remise en cause des moyens pour une politique de prévention ;
• celui de coupes franches dans les budgets des hôpitaux publics et leurs conséquences pour les personnels et les usagers (moins 1,5 milliard d’euros et 22 000 suppressions de postes).

L’objectif d’économiser 10 milliards d’euros en trois ans sur la santé,
dont 3,4 milliards en 2016, en est l’illustration la plus marquante.

Le temps est venu de mettre un terme à cette course à l’économie sans ligne d’arrivée !

Avec des dépenses d’assurance maladie (ONDAM) portées à 2,1 %, soit le plus faible taux depuis vingt ans, alors que, dans le même temps, l’évolution des dépenses est estimée à 4 %... L’enveloppe budgétaire de l’assurance maladie progresse deux fois moins vite que les besoins de santé !

La CGT exige un financement de la Sécurité sociale à la hauteur des besoins de la population.

Le dogmatisme visant à des économies budgétaires est la concrétisation d’un choix politique d’austérité, c’est une vision purement comptable qui fait de la réduction des dépenses un objectif en soi et, cela, au détriment de prestations de qualité.

La CGT exige la réorientation de cette politique ; les drames humains sont trop nombreux, la société, les citoyens trop maltraités pour poursuivre dans cette voie.

Avoir le souci de notre système de protection sociale, de sa pérennité et de son équilibre financier passe par une réorientation profonde en termes de financement et de captation de nouvelles ressources. Pour cela l’argent existe, la CGT exige une autre répartition des richesses. Pour ne prendre qu’un exemple, la lutte contre la fraude aux cotisations patronales est estimée par la Cour des comptes à plus
de 20 milliards pour la seule année 2012 !

Cette loi confirme une véritable spirale de régression qui aggrave les inégalités d’accès aux soins et ne permet pas d’affronter les nouveaux défis que constituent, notamment, le vieillissement de la population et l’accroissement des maladies chroniques.

Concernant la branche famille, l’annonce de la division par deux de son déficit n’est due qu’à deux choses : le gel de la revalorisation des prestations servies aux familles en 2014 et 2015 et la mise en œuvre, l’été dernier, de la modulation des allocations familiales… c’est plus de 865 millions « d’économies » qui ont été réalisées sur le dos des familles.

Pour ce qui est de la branche vieillesse, le caractère excédentaire est le résultat des réformes des retraites initiées par les précédents gouvernements et confortées par l’actuel. Elles se traduisent par un allongement de la durée de cotisation et de l’âge de départ à la retraite et une baisse importante du montant des pensions !

Il en est de même quant à l’excédent de la branche accidents du travail-maladies professionnelles (AT-MP) qui est principalement dû à la sous-déclaration des accidents et maladies. Là encore, aucune mesure concrète afin d’améliorer une situation que chacun sait désastreuse au regard de la réalité du travail dans les entreprises et de la dégradation des conditions de travail génératrices d’un niveau d’accidentologie bien supérieur aux déclarations.

D’une manière générale, la CGT dénonce une loi de financement de la Sécurité sociale pour 2017 qui fait de la réduction des déficits un objectif en soi, qui diminue les prestations dans tous les secteurs et qui conduit un nombre croissant d’usagers à se soigner selon leurs moyens et non selon leurs besoins… bien loin de l’idéal porté lors de la mise en place de notre Sécurité sociale !

Les fédérations CGT de la Santé et action sociale et des Organismes sociaux appellent les salariés de ces secteurs à se mobiliser le 8 novembre prochain.

L’avenir de la Sécurité sociale dépend de l’engament de chacune et chacun, la CGT appelle l’ensemble des salariés et des retraités à se mobiliser pour la défendre et la renforcer !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Au Brésil, un millier de lycées et d’universités occupés contre les politiques d’austérité

Le 3 octobre, dans la ville de São José dos Pinhais, dans l’État brésilien du Paraná (sud du Brésil), un groupe de lycéennes et lycéens décide d’occuper leur établissement. Ils contestent les politiques menées par le gouvernement de droite de Michel Temer. Le mouvement a vite pris de l’ampleur. Dans tout le Brésil, près de 1200 lycées publics sont actuellement occupés par leurs élèves, ainsi qu’une centaine d’universités. La plupart se trouvent dans l’État du Paraná, qui compte 800 lycées occupés, la moitié des établissements de cet État.

Lycéens et étudiants s’opposent au projet de réforme de l’enseignement voulu par l’actuel gouvernement de droite, mais aussi à la réforme constitutionnelle qui prévoit le gel des dépenses publiques pendant vingt ans, dont celles en faveur de l’éducation et de la santé (voir notre article). Ce nouveau mouvement lycéen conteste aussi le projet dit d’“école sans parti” initié par des conservateurs, qui vise à supprimer toute forme de pensée critique jugée de gauche dans l’éducation. « Une école sans parti est une école sans sens critique, une école raciste, une école homophobe (...). La réforme constitutionnelle est un affront à l’éducation, à la santé et à l’assistance sociale. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Nous sommes ici pour des idéaux », lançait courageusement une lycéenne de 16 ans, Ana Júlia Ribeiro, le 31 octobre. Elle s’exprimait devant les députés du Paranà pour leur expliquer les raisons du mouvement. La jeune femme est devenue depuis une icône du mouvement, face à des députés restés sans voix (voir la vidéo de son discours, en Portugais).

Dans les lycées occupés, les jeunes travaillent en commissions et décident de leurs actions en assemblée. Le 26 octobre, les représentants d’environ 600 écoles occupées du Paraná se sont ainsi réunis en une assemblée générale commune pour décider de la suite du mouvement, pour « une éducation publique gratuite et de qualité », comme le défend l’Union brésilienne des lycéens. Le mouvement s’affirme fermement indépendant de tout parti politique même s’il est résolument opposé au gouvernement de Michel Temer. Il échappe jusqu’ici aux tentatives de récupération par des syndicats ou des partis de la gauche institutionnelle.

Un mouvement de jeunes pauvres qui s’élargit et s’attaque à la politique d’austérité

Les lycéens brésiliens s’étaient déjà massivement mobilisés l’an dernier, en particulier dans l’État de São Paulo. Des centaines de lycées publics avaient été investis par leurs élèves, jour et nuit et pendant plusieurs semaines, en opposition au projet du gouverneur de fermer de nombreux établissements d’enseignement.

« Marqué par la spontanéité et par son caractère essentiellement horizontal, sans hiérarchie, ce mouvement est en première ligne de la lutte contre le gouvernement fédéral, le conservatisme des couches supérieures et la nouvelle vague de politiques d’austérité, analyse Glauber Aquiles Sezerino, sociologue, administrateur de l’association Autres Brésils. Déjà, en juin 2013 lors des mobilisations contre la hausse du tarif des transports, ou avec les "rolezihnos", ces "promenades" des jeunes issus des banlieues dans des centres commerciaux destinés aux couches favorisées, il s’agissait de mouvements spontanés et autonomes. Mais jusqu’ici, les mobilisations se centraient sur une revendication limitée, le tarif des transports, la carte scolaire ou l’accès aux loisirs. Désormais, les mots d’ordre sont plus larges et visent directement les politiques nationales, l’austérité économique et le manque de dialogue de la part du gouvernement fédéral. »

Face à cette nouvelle dynamique, le pouvoir fédéral, les gouverneurs d’État et les différents partis de droite sont peu ouverts au dialogue. Les autorités n’hésitent pas à faire appel à la police militaire pour réprimer violemment les occupations, comme la semaine dernière dans l’État de Santa Catarina (Sud), où la police a pointé des fusils sur les lycéens. À São Paulo, la police a évacué de force les occupations à peine commencées, comme c’est arrivé le 25 octobre dans le nord de la capitale économique du pays. Malgré l’ampleur du mouvement, la presse mainstream a mis des semaines avant de s’y intéresser. Le plus souvent pour stigmatiser les lycéens.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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L'AFP a obtenu un courrier des syndicats de SFR à la direction de l'opérateur. Dans ce dernier, les syndicats UNSA, CFDT, CGT, CFE-CGC, CAT et Sud avancent qu'ils ne participeront à "aucune commission sociale de négociation, au moins jusqu'au 10 novembre".

Les syndicats reprochent les non-dits des réponses de la direction. Ils dénoncent l'absence d'impact du plan de départs volontaires sur les différents métiers. Le 10 novembre, la direction de SFR doit présenter son plan. En attendant la présentation, les syndicats boycottent toute tentative de dialogue social.

Alors que la CGT, l'UNSA et la CFDT de SFR étaitent les seules à appeler à la grève et autres débrayages, cette lettre fait le tour des syndicats de l'opérateur

Rappelons que les conditions dans lesquelles Patrick Drahi a acquis SFR incluent l'objectif de supprimer 30% des effectifs du personnel afin à la fois de rembourser la dette contractée pour s'emparer de l'entreprise et gaver les actionnaires de dividendes.

Voir notre article sur le LBO à cet égard :

http://www.frontsyndical-classe.org/2016/10/sfr-drahi-le-stade-suppreme-du-capitalisme.html

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La dernière provoc' de Gattaz ?

Il ose tout. Pierre Gattaz, le président du Medef, était la semaine dernière en Chine avec une délégation de chefs d'entreprises. Et comme le relate , il est tombé en admiration devant la Chine, en extase même… Au point que le patron du Medef n'a pas hésité à lâcher une énorme ânerie - pour rester poli. Lors d'une conférence, Pierre Gattaz s'est d'abord ému : "Ce pays, en trente ans, est passé du Moyen Âge à la modernité". Emporté dans son élan, dans une comparaison hors-sol, il ajoute :

"J’ai quitté un pays communiste, la France, pour venir dans un pays libéral, la Chine !"

On se pince ! D'abord sur la France. Dans les yeux de Pierre Gattaz, François Hollande est donc un affreux rouge, couteau entre les dents et mangeur de capitalistes. La gauche française, des frondeurs au Parti communiste (justement) en passant par les écologistes et les mélenchonistes, qui dénoncent tous en coeur "la trahison" social-libérale du chef de l'Etat, se seraient donc effroyablement planté... Passons.

Surtout Pierre Gattaz élève donc la Chine au rang de pays libéral, et en absout les autorités de la répression dont elles se rendent coupables quotidiennement, dans la seule perspective de gagner quelques parts de marché : "Nous sommes sur de nouveaux besoins chinois et il est vrai qu'aujourd'hui beaucoup d'acteurs français peuvent se positionner sur ce marché. (...) Il y a des opportunités et nous avons des atouts".

Que ce soit sur la pratique de la torture lors , des arrestations pour , des conditions de détention des prisonniers du régime (jusqu'au 1er janvier 2015, les hôpitaux prélevaient par exemple ) ou sur les libertés publiques, rien ne permet d'estimer que la Chine est "un pays libéral".

Tout au plus peut-on considérer que si la Chine a bien décidé de s'ouvrir à l'économie de marché, c'est avant tout pour enrichir un peu plus l'oligarchie liée au parti unique, le Parti communiste Chinois, qui n'a de communiste que le nom.

A part si l'on considére que l'on peut tout dire et tout faire, dans la seule perspective de "se positionner sur [un] marché"… Quant à l'honnêteté intellectuelle, il faudra repasser. 

 

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En Normandie, les inspecteurs de l’Autorité de sûreté nucléaire sous la pression d’EDF

Pas facile d’être inspecteur du travail de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) sur les sites d’EDF en Normandie. La région abrite plusieurs centrales et le chantier de l’EPR de Flamanville. Mediapart raconte comment deux de ces inspecteurs se sont retrouvés en burn-out en raison des pressions et de menaces d’EDF, avec le soutien de la direction de l’ASN. Leur mission apparaît pourtant cruciale pour la sûreté des travailleurs et des riverains.

« Je suis inspecteur du travail à la division de Caen de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Depuis 2011, j’ai subi et encaissé, dans le cadre de mon activité professionnelle, de nombreuses et parfois très lourdes pressions voire menaces, de multiples injonctions contradictoires, qui ont généré une situation de souffrance au travail. » C’est ainsi que débute le recours d’Alain auprès du président du tribunal administratif de Caen, en août 2016, pour faire reconnaître en accident du travail son épuisement psychologique survenu le 16 octobre 2015.

La direction de l’Autorité de sûreté nucléaire « a essayé de m’imposer sa position ou d’influer sur les choix que j’avais à faire dans le cadre de ma mission d’inspecteur du travail », en particulier, « sur des sujets pouvant représenter des enjeux pour EDF – l’exploitant des centrales –, dès qu’un contrôle pouvait engendrer des suites impactant EDF de façon notable (suites pénales, impact industriel…) ou qu’il a fait l’objet d’une intervention hiérarchique d’EDF », explique Alain. Résultat : il y a un an, il s’écroule.

Lire l’intégralité de l’article sur le site de Mediapart
Photo : B@rberousse CC

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Sous la poussée des syndicats un tribunal du travail britannique vient de condamner Uber à reconnaître les chauffeurs qu'il emploie comme des salariés.

Avec donc les devoirs de cotisation social, de fiscalité ... qui vont avec.

Bien sûr le géant en question ne va pas abandonner le filon puisque précisément son "modèle économique" tant vanté ici aussi par le tenants de la libéralisation, de la privatisation , de la modernité et de la compétitivité est précisément fondé sur le contournement des conquis de la Libération et des années d'après guerre fondés sur le lien étroit entre création de richesses, travail ET financement de la protection sociale, des retraites ...

Une première brêche qui doit nous conduire à être plus offensif sur le terrain des exigences sociales  et dans la bataille des idées auprès des jeunes en particulier qui pourraient se laisser séduire par l"apparente "liberté" de la loi de la jungle dans un espace social totalement livré à la voracité de grandes plate-formes numériques.

Nouvelle encourageante : de plus en plus de "travailleurs indépendants", auto-entrepreneurs forcés, se rendant compte de l'exploitation forcenée dont ils sont victimes par les géants de la "nouvelle économie" revendiquent le statut de salariés et les droits conquis de haute lutte collectivement qui l'accompagne.

Par fsc

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La soumission aux injonctions de Bruxelles !

Ce projet de loi de finances pour 2017 est taillé sur mesure pour répondre aux exigences de l’Union européenne. Il suffit pour s’en convaincre de se pencher sur les cinq recommandations 2016 du Conseil de l’Union européenne à la France :
• réduction des dépenses des collectivités territoriales ;
• diminution du coût du travail ;
• réforme du système d’assurance chômage ;
• réduction du taux de l’impôt sur les sociétés ;
• mise en place du prélèvement à la source.

Une grande réforme fiscale reste plus que jamais nécessaire, pour rendre la fiscalité plus juste et plus efficace. En réalité, nous avons assisté à un basculement d’une partie de la fiscalité des entreprises vers les ménages.
Ainsi, depuis 2012, la contribution des entreprises à l’effort national a été réduite de 20 milliards, tandis que celle des particuliers a augmenté de 31 milliards d’euros. Ce constat est implacable, incontestable.

Cette politique a également été supportée par les plus modestes qui paient la TVA sur tous leurs achats. Cet impôt invisible est, par ailleurs, le plus injuste car demandant plus d’effort à ceux qui sont les plus démunis. Pour preuve, la TVA pèse pour plus de 10% sur les revenus d’un foyer modeste et seulement 6% pour un foyer avec 100 000 euros de revenus. La TVA représente un peu plus de la moitié des recettes fiscales, c’est dire si l’État encourage l’injustice fiscale.

En outre, le projet de prélèvement à la source ne sera une bonne chose, ni pour les contribuables ni pour les caisses de l’État. En réalité, cela rendra plus complexes les relations entre les citoyens et l’administration fiscale. De plus, remettre dans les mains de l’employeur la collecte de l’impôt réduira forcément son taux de recouvrement actuellement de plus de 99%. Le seul but de cette « réforme » est d’anéantir cet impôt progressif pour le fusionner avec la CSG contribution proportionnelle...

Un vraie réforme aurait été de redonner du dynamisme à notre impôt sur le revenu en réhabilitant sa progressivité (plus de tranches) et en faisant contribuer ceux qui en ont les moyens comme le précise la déclaration des droits de l’Homme dans son article 13 : « une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés. »

Bien au contraire, c’est la voie de l’allègement de la fiscalité des entreprises qui a été privilégiée en abaissant le taux de l’impôt sur les sociétés de 33 à 28%. Celui-ci ne représente que 12% des recettes fiscales.

Les députés ont tout de même adopté plusieurs amendements qui pourraient aller dans le bon sens. Par exemple, l’un d’entre eux étend la taxe sur certaines transactions financières et un autre augmente le nombre de retraités exonérés de CSG. Toutefois ces quelques points positifs ne pèsent pas lourd, ce projet de loi de finances 2017 reste bien un projet au service des plus puissants !

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Presque 1 milliard d'euros d'amende. La cour d’appel de Paris a confirmé, ce jeudi 27 octobre, la sanction la plus élevée qu'ait jamais prononcé l'Autorité de la concurrence, à savoir contre plusieurs multinationales du secteur de l'hygiène et de l'entretien (L’Oréal, Unilever, Procter & Gamble etc.), condamnées pour s'être secrètement concertées sur leurs prix.

Une amende record. La cour d’appel de Paris a confirmé, ce jeudi 27 octobre, le verdict rendu fin 2014 par l'Autorité de la concurrence qui épinglait alors les plus grands fabricants de produits d’hygiène et d'entretien pour s’être secrètement entendus sur leurs prix. L’Oréal, Unilever, Procter & Gamble etc., devront ainsi bel et bien régler une amende de près d’un milliard d’euros, 948,9 millions (contre 951,1 millions d’euros initialement) pour s'être concertés, entre 2003 et 2006, sur le prix de leurs shampoings, gels douche, dentifrices, liquide-vaisselle ou encore détachants… 

"La cour d'appel vient de confirmer la sanction la plus élevée qu'ait jamais prononcée l'Autorité de la concurrence, alors que par le passé, elle avait largement réduit, voire annulé, les amendes records du gendarme de la concurrence", explique de fait à l’AFP Gildas de Muizon, associé du cabinet d'expertise économique Microeconomix. Les faits, sans doute par leur ampleur, justifient une telle décision car cette sentence n’est qu'un nouveau volet de pratiques bien plus anciennes observées dans le secteur.

 
Quand une entente illicite en cache une autre

Tout commence en effet en 2011 lorsque l'Autorité de la concurrence enquête sur des soupçons d’entente illicite concernant plusieurs multinationales au cours de la période 1997-2004. A l’époque, de grandes marques sont déjà visées : Unilever, Procter & Gamble, Henkel, Colgate-Palmolive… D’après l’Autorité de la Concurrence, l’entente en question, sur certains produits phares de ces groupes, des produits pour l’entretien de la maison, (Ariel, Skip, Le Chat, Omo, Dash etc.) aurait eu comme conséquences pour le consommateur un surcoût de 4 % à 6 %. 

Un des accusés, Colgate-Palmolive, décide ensuite de se mettre à table et révèle l’existence d’une autre entente plus large concernant cette fois onze multinationales parmi lesquelles L'Oréal, Johnson & Johnson, Beiersdorf et SCA Tissue, le fabricant des produits d'hygiène féminine Vania. Il apparaît que les responsables de ces grands groupes se sont rencontrés, à plusieurs reprises, dans des cafés, des restaurants, - la brasserie Royal Villiers, dans le XVIIe arrondissement de Paris par exemple - pour échanger des informations, suite entre autres, aux changements de réglementations (circulaire Dutreil de 2003, accord Sarkozy de 2004).

 
 
Des "rencontres officieuses, interdites par la loi"

"Il s'agissait bien de rencontres officieuses, interdites par la loi, mais qui avaient pour objet de limiter les abus de la grande distribution dans la façon d'interpréter ces lois", se défend en 2014 un dirigeant de l'une des entreprises condamnées. Accusé, L’Oréal (numéro un français des ventes de produits d'hygiène pour le corps avec 28% de parts de marché), a cependant nié les faits. 

"L'Oréal réfute toute accusation d'entente avec ses concurrents", a affirmé le groupe dans un communiqué en 2014. Colgate-Palmolive, bien que visé par des "circonstances aggravantes" pour avoir organisé dans certains cas les réunions, a lui fait l’objet d’une procédure de clémence pour avoir dénoncé le cartel. Tous ont en revanche fait valoir, dans ce second cas, le surcoût quasi nul de l’entente pour les consommateurs, dans l’espoir d’une condamnation moins sévère. 

"L'Autorité de la concurrence n’est cependant pas tenue de qualifier le surprix" créé par l’entente, a indiqué en 2014 Emmanuel Combe, le vice-président de l’Autorité, soulignant l'importance des marques visées par l’enquête, dans l'esprit des consommateurs...

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La cour d'appel de Paris a confirmé l'essentiel de l'amende record de 951 millions d'euros infligée fin 2014 par le gendarme de la concurrence au cartel des fabricants de produits d'hygiène et d'entretien.

Produits de tous les jours

L'entente avait duré de 2003 à 2006. Elle portait sur les prix de produits utilisés quotidiennement: assouplissants (Cajoline, Soupline), détachants (Vanish,  K2R), liquides-vaisselle (Paic, Palmolive, Mir), pastilles pour lave-vaisselle (Sun, Calgonit), nettoyants ménagers (Ajax, Mr Propre, Cif, Saint-Marc), produits pour WC (Harpic, Canard WC, Bref), gels douches (Sanex, Petit Marseillais, Mont St Michel), shampoings (Elsève, Fructis, Jacques Dessange, Dop, Head&Shoulders), dentifrices (Signal, Colgate, Tonigencyl), déodorants, mousses à raser, lames et rasoirs, produits de beauté, désodorisants, insecticides...

Les fabricants de ces produits s'étaient concertés pour augmenter leur prix simultanément, et résister à la pression de la grande distribution. L'entente avait été dénoncée au gendarme de la concurrence par SC Johnson, qui avait donc échappé à toute amende. Colgate, Palmolive et Henkel avaient suite accepté de collaborer avec les enquêteurs, et ont ainsi écopé d'une amende réduite.

 

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Solidarité avec les salariés de iTELE

La rédaction de la chaîne d’information en continu iTélé du groupe Canal+ a voté aujourd’hui à une écrasante majorité la reconduction de la grève entamée le 17 octobre dernier.

Depuis 10 jours, les salariés de la chaîne protestent contre la mise à l’antenne de Jean-Marc Morandini, suspendue depuis hier, mais en fait leur ras-le-bol va bien au-delà de cette provocation du patron autoritaire de Bolloré SA, d’Havas, de Vivendi, de Canal+, de Gameloft, de Socfin et de bien d’autres entreprises. L’attitude de Bolloré, comme celle de Drahi à Altice Media (Libération, L’Express…) ou du trio Berger, Niel, Pigasse propriétaire du groupe Le Monde, au Nouvel Obs avec la mise au pas de la rédaction, est le résultat de la mansuétude des pouvoirs publics face à la volonté des capitaines d’industrie et des banquiers de contrôler l’information.

Une grande démocratie ne peut se satisfaire d’une situation où les grands quotidiens et les grandes chaînes de télévision appartiennent aux multinationales de l’armement, du bâtiment, du luxe… Et que dire de la presse régionale qui est maintenant aux mains de quelques groupes, souvent bancaires ?

Depuis le début du quinquennat rien n’a été fait pour remédier aux concentrations qui sont de plus en plus prégnantes au profit des grands groupes multimédia et des banques. En clair, c’est main basse sur les médias et on ne change rien.
La CGT a toujours défendu le pluralisme de l’information, pilier de notre démocratie, et s’est élevée depuis longtemps contre cette concentration des médias par les principaux milliardaires de notre pays.

Il est urgent que le gouvernement décide d’actes concrets afin de contrer les velléités de ces milliardaires mais également de défendre les droits des journalistes frappés par les suppressions d’emplois, la précarisation et les atteintes à leurs droits sociaux.

Aujourd’hui encore, lors de la deuxième « réunion d’échanges » entre la Société des journalistes, les organisations syndicales et la direction de Canal+, cette dernière est restée inflexible et ne propose que la porte à ceux qui osent contester les choix de Monsieur Bolloré.

La CGT apporte tout son soutien aux salariés d’iTélé et se tient à leurs côtés dans cette lutte exemplaire.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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