SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : La Dépêche

 

Le torchon brûle entre des salariés de McDo syndiqués à la CGT et la direction de l'établissement villefranchois. Hier, sept d'entre eux se sont mis en grève illimitée.

Ce mercredi après-midi, les locaux de l'union locale CGT de la rue Montlauzeur étaient en ébullition. Le conflit opposant le syndicat à la chaîne de fast-food remonte à décembre dernier lorsque Mc Donald's attaqua la CGT pour avoir désigné un délégué syndical pour l'enseigne à l‘échelon local. S'en est suivie une procédure devant le Tribunal d'instance de Rodez dans le cadre du contentieux des élections professionnelles et le verdict donna raison au syndicat en condamnant la SAS Delta Sud-Ouest, exploitant l'enseigne McDonald's de Villefranche, à verser 1 000 € de dommages et intérêts à l'UD CGT et 1 500 € en application des dispositions de l'article 700 du Code de procédure civile.

Depuis, les sept salariés syndiqués à la CGT, – environ 50 % du personnel — comme le précise le représentant syndical Quentin Leyrat, disent déplorer une dégradation du climat social au sein de l'entité villefranchoise, en allant jusqu'à dénoncer des discriminations à l'endroit de syndiqués. Pour l'heure, la situation semble dans l'impasse. «Nous sommes dans l'attente d'un PV de désaccord, précise Fabrice Guillot, de l'UL CGT, pour aller devant le tribunal des prud'hommes, voire au pénal».

Après deux accidents de travail recensés dans l'été, la goutte d'eau qui a fait déborder le vase est la convocation d'un salarié, Donovan Alliotte devant les dirigeants de la société en fin de semaine dernière. Celle-ci faisait état d'absences, d'usage du téléphone portable et de propos injurieux en direction du manager.

Ce mercredi 23 août, la notification de licenciement pour fautes graves lui était remise en mains propres avec effet immédiat et demande de quitter les locaux.

Aussitôt, les salariés syndiqués se sont mis en grève illimitée. «Nous ne sommes pas d'accord avec les motifs, précise Quentin Leyrat, aussi avons-nous décidé avec six autres salariés de déposer une plainte auprès des services de gendarmerie pour diffamation». Rendez-vous est fixé le 31 août avec les services de gendarmerie.

Les revendications des grévistes portent sur la réintégration du salarié licencié, l'arrêt des discriminations à l'endroit des salariés, l'amélioration des conditions de travail, une augmentation des salaires à 13 € de l'heure, la mise en place de tickets restaurant et de chèques vacances, la création d'un arbre de Noël «afin d'améliorer le climat social dans l'entreprise» (Sic).

Les salariés sont en attente d'un rendez-vous avec la direction et doivent rencontrer vendredi prochain 1er septembre les services départementaux de la direction du travail. Des actions ne sont pas exclues d'ici la fin de semaine ou durant le week-end.

PAR FSC

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Bien sûr dans l'immédiat il nous faut réclamer des moyens "décents " pour les plans sociaux!

Sans perdre de vue le double rôle, la double besogne du mouvement syndical et de la CGT en particulier :

en finir avec l'exploitation capitaliste, avec la prédation des travailleurs par les détenteurs de capitaux sans compter sur leur sens moral qui ne va pas au-delà de la recherche du profit maximum !

 

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SOURCE : Creusot Info

« Merci Macron, merci patron ! »

Depuis la loi dite Macron, des groupes même riches et profitables peuvent mettre en redressement judiciaire une de leurs filiales et laisser aux frais de la collectivité le coût des licenciements via le fonds de garantie des salaires.
 

Merci Macron !
Notre société Franceole, aujourd’hui en redressement judiciaire, fait partie du groupe Pelican Venture, un groupe industriel familial dont la principale branche, le groupe Gorgé, a fait un chiffre d’affaire de 281 M€ fin 2016 et disposait de près de 40 millions d’euros de trésorerie disponible.
Par ailleurs l’entreprise Recif technologies qui fait comme Franceole partie des investissements de diversification du groupe, a réalisé en 2016 un résultat net de 1,1 M€, pour 6,3M€.
Ces prochaines semaines, c’est entre 55 et plus de 100 salariés qui risquent de se retrouver sur le carreau faute d’offres de reprise reprenant l’intégralité du personnel, avec un plan social, faute de moyens dans l’entreprise, au « ras des pâquerettes ».
Grand seigneur, Pelican Venture via son dirigeant, Monsieur Jean-Pierre Gorgé, a daigné abonder 200 000 euros pour financer le plan social, soit potentiellement, de l’ordre de 2 000 euros par salariés, soit moins de 1% du chiffre d’affaires que réalisait encore notre société en 2016 et l’équivalent du CICE touché par la société cette même année. Merci patron !
Les représentants des salariés Franceole demandent à son actionnaire d’abonder de manière décente un plan social pour assumer une part de responsabilité qui n’est plus une obligation légale (Merci Macron !) mais qui reste une obligation morale.
 
PAR FSC

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SCOP-TI : le point de la campagne de socio-financement

727 souscripteurs pour un montant de 79 252,06 euros

Soit 109 euros en moyenne par souscripteur : on continue ce formidable élan de solidarité !!

Pour participer à la campagne, deux solutions :

- Par chèque à
500 Avenue du Pic de Bertagne - ZA de la Plaine de Jouques - 13420 GEMENOS

- Par virement suivant ces détails :
RIB : 10278 00866 00020000 406 48
IBAN : FR7610278008660002000040648
BIC : CMCIFR2A
A cette banque : CRCMM Marseille Entreprises - 521 Avenue du Prado - 13008 MARSEILLE

Merci de votre soutien."
Achat en ligne ici www.1336.fr ou par bon de commande à demander ici : contact@fraliberthe.fr.

Adhérer à l’association de soutien : http://fraliberthe.fr/
cotisation annuelle 2017 : 13,36 euros

PAR EL DIABLO

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Aux dires du sieur Macron en tournée de propagande à l'Est, la directive des travailleurs détachés serait contraire à l'esprit européen !

Allons donc !

En réalité cette directive comme toutes celles qui sont conformes à la fois aux traités européens et à la libre concurrence est l'expression concentrée de l'esprit européen : faire prévaloir en toutes circonstances la domination du marché et les intérêts de l'oligarchie.

En mettant les travailleurs et les peuples en concurrence afin de démolir toutes les protections sociales comme l'ensemble des services publics!

C'est cette réalité là incontournable que la tournée de communication de Macron voudrait cacher et que la presse inféodée relaie!

La réponse à cet enfumage :

 

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SOURCE : L'Humanité.fr

En mettant la directive européenne au centre d’un voyage de trois jours à l’est du continent, le chef de l’État tente de faire bonne figure sur le terrain social.

Emmanuel Macron met aujourd’hui cap à l’est. À Salzbourg (Autriche) d’abord, puis à Varna (Bulgarie) et Bucarest (Roumanie), le chef de l’État entend profiter de ces trois jours de voyage diplomatique pour aborder, avec ses homologues, la question sensible de la renégociation de la directive sur le travail détaché. Promesse de campagne du candidat d’En marche !, le président tout juste élu réaffirmait, le 31 mai dernier à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) face aux salariés des chantiers navals STX France, sa volonté de « durcir » les règles européennes qui encadrent le travail détaché.

Mais pour Patricia Tejas, animatrice du collectif confédéral migrants de la CGT, « durcir les règles » ne veut, en soi, pas dire grand-chose. « Emmanuel Macron devrait porter l’exigence des mêmes droits et des mêmes garanties pour tous les travailleurs. Mais ce n’est pas son genre », poursuit-elle. Plus « internationaliste au sens capitaliste » que progressiste, la politique d’Emmanuel Macron – artisan zélé de la casse du Code du travail – penche au contraire du côté de « l’élargissement des règles d’exploitation », note encore Patricia Tejas.

les États d’Europe de l’Est se montrent hostiles à la réforme

Si sur le papier, la directive en question garantit bien au travailleur détaché le même salaire qu’au travailleur français par exemple, les abus sont légion et le patronat y a trouvé le moyen d’exploiter, à moindre coût, une main-d’œuvre corvéable. « Les travailleurs détachés (près de 300 000 en France selon les estimations – NDLR) sont en général payés au salaire minimum, duquel les patrons voyous déduisent les frais de logement et de repas. Il ne leur reste à la fin du mois que quelques centaines d’euros, parfois 500, parfois zéro », poursuit la syndicaliste. En outre, « le texte initial stipule que les cotisations sociales prélevées sur le salaire des travailleurs détachés sont celles du pays d’origine, et c’est sur ce point précis que se nourrit le dumping social », détaille Patricia Tejas. Face à cette situation, la Commission européenne a décidé, en mars 2016, de renégocier la directive. Le sujet divise et les États d’Europe de l’Est se montrent plutôt hostiles à la réforme, alors que l’Allemagne avance à pas feutrés. Emmanuel Macron, lui, répète à l’envi qu’il veut aller plus loin que les propositions de la Commission sur au moins deux points cruciaux de la directive : premièrement, la durée maximale du détachement d’un travailleur. Actuellement de 36 mois, Bruxelles propose de l’abaisser à 24 mois et Paris à 12 mois. Une mesurette selon Patricia Tejas, pour qui « peu importe la durée du détachement, un travailleur sera remplacé par un autre ». Deuxièmement, l’inclusion, ou non, du secteur des transports routiers, gangrené par le dumping social, dans la directive. Paris est pour, Bruxelles tergiverse. De leur côté, les transporteurs roumains et bulgares – qui mettent à eux seuls sur les routes d’Europe 200 000 routiers – sont vent debout et dénoncent le « néoprotectionnisme » d’Emmanuel Macron.

La CGT veut une « lutte massive contre la fraude sociale »

Pour éviter que la question du travail détaché ne cristallise les tensions, nationales et communautaires, la CGT demande, entre autres, l’« abrogation de toutes les dispositions qui permettent, par exemple, la mise en concurrence des travailleurs sur les cotisations (…), l’interdiction de la sous-traitance en cascade (…), la réhabilitation des administrations de contrôle comme l’inspection du travail », et l’instauration d’une « lutte massive contre la fraude sociale, voire fiscale, qui vont souvent de pair avec l’exploitation des travailleurs et travailleuses ».

Marion d’Allard

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Car tout ce qui inquiète tout ce beau monde comme en témoigne l'article de l'éditorialiste pro-Mastricht de Libération, Laurent JOFFRIn : c'est la prise de conscience par les travailleurs et par l'opinion publique de manière générale du caractère structurel, systémique de l'instauration de la concurrence mise en place par l'union européenne, sa commission et sa Cour de justice de l'Union européenne (CJUE).

PAR FSC

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STOPPER MACRON
STOPPER MACRON
STOPPER MACRON
STOPPER MACRON

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EXTRAIT d'un article de Libération consistant en une interview du bâtonnier de Paris, Me Frédéric Sicard.

"Muriel Pénicaud ne change pas la hiérarchie des normes, elle change sa clé d’appréciation : la convention collective continue de primer sur l’accord d’entreprise, mais ce dernier peut lui être supérieur dans un sens défavorable au salarié."

Argutie juridique qui ne s'embarrasse pas de cohérence et de prise en compte des contradictions!

Car, 

SOIT en application de la hiérarchie des normes, dans tous les cas l'accord de branche prime sur l'accord d'entreprise et surtout ne permet pas un accord local plus défavorable au salarié que celui couvert par les garanties de la branche,

SOIT l'accord d'entreprise peut être effectivement supérieur même dans un sens défavorable comme le prévoit la contre-réforme Macron .

Dans la période qui vient ce genre d'arguties pour enfumer les esprits, faire perdre dans le détail des mesures prévues (200 pages) le sens profond de cette contre-réforme :

abaisser les droits des travailleurs et les mettre à la merci des volontés patronales

ce genre d'argutie va donc faire florès.

Nul doute que les salariés et l'opinion doivent faire preuve de lucidité et les organisations syndicales ferrailler sur le fond plutôt que de s'embarquer dans des raisonnements pilotés par la classe dominante et la presse à son service!

PAR FSC

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Macron se prépare au combat, il commande des grenades lacrymo pour 4 ans

Par le biais d’un appel d’offre, le gouvernement montre clairement où se trouvent ses priorités. La commande, d’un montant de 22 millions, porte sur différents types de « grenades de maintien de l'ordre et moyens de propulsions à retard ».

Credit photo : Reuters

La rentrée sociale risque d’être agitée, mais le gouvernement de combat de Macron est déterminé à faire passer ses attaques coûte que coûte. Preuve en est, le ministère de l’Intérieur a publié le 8 août, et jusqu’à fin septembre, un appel d’offre bien particulier sur le Bulletin officiel des annonces des marchés publics (Boamp), intitulé « Acquisition de grenades et de moyens de propulsion pour les besoins de la Gendarmerie et Police Nationales ». D’un montant de 22 millions d’euros, hors TVA, le contrat prévu par le gouvernement cherche à équiper les forces de répression d’un arsenal diversifié pour… quatre ans. En d’autres termes, gendarmes et policiers seront parés jusqu’à la fin du quinquennat.

Afin de mater toutes velléités de contestation, le ministère de l’Intérieur ne lésine pas sur les moyens. Grenades lacrymogènes, assourdissantes, et fumigènes, cartouches-grenades et lanceurs, seront autant de moyens répressifs à la disposition des CRS, lorsqu’il s’agira de faire passer en force les réformes anti-sociales du gouvernement. Et la rapidité avec laquelle cet appel d’offre a été publié ne laisse aucun doute sur les intentions de Macron.

La jeunesse, les travailleurs et les précaires ont de quoi être rassurés : l’argent « économisé » sur leur dos par le biais de mesures d’austérité telles que la baisse des APL, la suppression de logements sociaux, et la flexibilisation permise par la casse du code du travail ne sert pas uniquement à faire des cadeaux au patronat. Il servira également à les réprimer lorsque les conséquences de ces mesures anti-sociales fera éclater une grogne massive.

Léonie Piscator

Par REVOLUTION PERMANENTE

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https://www.renartleveille.com/wp-content/uploads/2016/04/evasion-fiscale.jpg

On le sait : les grandes firmes multinationales échappent à l’impôt en employant des mécanismes et montages financiers leur permettant de minimiser leurs impôts. A cause de ces pratiques d’évasion fiscale, ce sont chaque année des dizaines de milliards d’euros de recettes qui n’entrent pas dans les caisses de l’État, en France tout comme dans les autres pays.

Ainsi, en France, l’administration fiscale réclame 1,115 milliard d’euros à Google. Or, début juillet le tribunal administratif de Paris a estimé que le géant américain ne devait subir aucun redressement fiscal sur le territoire français au motif que son siège ne se trouvait pas en France.

Mais ces firmes procèdent à l’évasion fiscale dans leur pays d’origine aussi.
Par exemple, le mécanisme de « paiement différé de l’impôt » (defferal loophole) permet aux multinationales américaines de déclarer des bénéfices dans les paradis fiscaux et de ne pas payer l’impôt sur ces bénéfices tant qu’ils ne sont pas rapatriés aux États-Unis d’Amérique.

Selon une étude publiée par l’Economic Policy Institue en août 2017, ce mécanisme permet aux firmes multinationales américaines d’enregistrer 2 600 milliards de dollars de bénéfices à l’étranger (ce montant équivaut à peu près au PIB de la France) [1]. D’après certains spécialistes, les pertes engendrées par ce mécanisme pour le budget de l’État américain s’élèveraient à 418 mds de dollars en 5 ans [2].

Selon l’étude précitée de l’Institut de politique économique, alors que le taux officiel de l’impôt sur les sociétés est de 35 % aux États-Unis d’Amérique, leur taux réel d’imposition varie entre 12,5 et 19,4 % selon différentes estimations.

En France aussi l’écart entre le taux officiel et le réel d’impôt sur les bénéfices des entreprises (ce que les fiscalistes appellent « impôt sur les sociétés » ou l’IS) est énorme. Selon un rapport sénatorial de 2012, en termes relatifs, les grandes entreprises paient dix fois moins d’impôt que les petites entreprises (voir graphique ci-dessous). A notre connaissance, de nouvelles données ne sont pas disponibles, ce qui montre qu’il y a effectivement un enjeu de transparence en la matière. Depuis ce rapport, le taux officiel de l’impôt sur les sociétés a baissé. Actuellement, le taux normal de l’IS est de 33,3 % pour les bénéfices imposables supérieurs à 75 000 € et 28 % pour les bénéfices jusqu’à 75 000 €. Mais M. Macron et son gouvernement entendent réduire encore le taux de l’IS pour le ramener à 25 % en 2022.

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http://www.cgt-lemans.fr/Mes%20photos/2017/01/loi_travail.png

L’actuel président de la République et son gouvernement, tout comme les anciens présidents et leurs gouvernements, de même que le patronat attaquent les lois protectrices du travail au nom de l’emploi et de l’activité économique. A les entendre, ces lois décourageraient les entreprises d’embaucher. Elles auraient donc un effet négatif sur l’emploi et l’activité économique.

Ce discours est idéologique et ne résiste pas à la réalité. Les faits sont là. Depuis des années, les lois qui protègent le travail diminuent comme une peau de chagrin, et pourtant le chômage reste élevé et la précarité se développe. Et n’en déplaise à nos gouvernants, à nos libéraux et patrons, ce n’est pas seulement les syndicalistes qui le disent. Cette réalité est de plus en plus reconnues par les chercheurs en sciences sociales, y compris par certains économistes.

Ainsi, dans une étude datée de 2016, Simon Deakin, professeur à l’université de Cambridge, passe en revue un ensemble de travaux sur le lien entre les lois protectrices du travail et l’emploi et l’activité économique [1]. Selon cette étude, le résultat est sans appel : les travaux académiques portant sur les effets économiques des lois protégeant le travail confirment que les mesures protectrices du travail ont des effets positifs sur le développement et la croissance et économique. En particulier, les lois qui renforcent les prérogatives des salariés et leur pouvoir de négociation, tant au niveau de l’entreprise que de branche, sont sources de gains de productivité et d’emploi car elles améliorent la motivation des salariés. De plus, le renforcement du pouvoir de négociation des salariés permet de rééquilibrer le partage de la valeur ajoutée et réduire les inégalités salariales.

Ces constats sont dressés de façon plus détaillée dans une autre étude que M. Deakin a réalisée en 2014 avec deux de ses collègues [2]. Cette étude porte sur six pays : la France, l’Allemagne, la Suède, la Grande-Bretagne, le Japon et les États-Unis. A partir d’une analyse des données statistiques détaillées relatives à ces pays, cette étude examine les relations entre les mesures législatives protectrices du travail et leurs impacts économiques dans le temps, aussi bien sur le court terme que sur le long terme.

Selon cette étude, les lois qui protègent le travail n’ont aucun impact négatif sur l’emploi ni à court terme ni à long terme. En examinant en détail les composantes de ces lois, les auteurs arrivent à la conclusion que les lois relatives à la réduction du temps de travail aboutissent à une baisse significative du chômage. Il en est de même, mais dans une moindre mesure, en ce qui concerne les lois relatives à la représentativité.

Autre constat de l’étude : les lois qui protègent le travail ont aussi pour effet d’augmenter la part des salaires dans la valeur ajoutée et de réduire les inégalités salariales.

En effet, la part des salaires dans la valeur ajoutée a baissé dans tous ces pays entre 1970 et 2010. Mais d’après les auteurs, en l’absence des lois protectrices du travail, la baisse de la part des salaires dans la valeur ajoutée aurait été nettement plus prononcée.

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https://www.unilever.fr/Images/Unilever-sign-Mexico-990x557_tcm1339-420843.jpg

(Boursier.com) — Un candidat de plus. Les prétendants à la reprise de l'activité margarine d'Unilever sont désormais trois. Après le duo Clayton Dubilier&Rice/Bain Capital et Blackstone associé à CVC Capital Partners, un troisième consortium se serait positionné. Selon les informations de 'Sky News', il s'agit de KKR associé au fonds souverain de Singapour, Government Investment Corporation (GIC).

Après avoir repoussé une offre de rachat de 143 milliards de dollars de Kraft Heinz, le géant des biens de consommations est engagé dans un vaste programme de réductions de coûts et de cession d'actifs. La vente de l'activité margarine pourrait lui rapporter plus de 6 milliards de livres.

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Une décision sans autre considération que de se plier à l’austérité

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Les gouvernements successifs à partir des années 1990 ont développé de manière importante des dispositifs de « contrats aidés », « d’emplois aidés » et ainsi mis progressivement en place des mesures d’exonérations des cotisations sociales. Le dernier en date est le CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi), dont l’utilité est très contestable.

La CGT a dénoncé de longue dates ces cadeaux au patronat, dont l’effet sur l’emploi est pour le moins controversé. Mais les supprimer de manière brutale avec comme seule réponse la formation, n’est pas acceptable.

La suppression des contrats aidés, c’est 280 000 personnes (familles) qui se verront reléguées de contrats précaires au rang du chômage avec les difficultés à vivre qui en découlent qui s’ajoute à une situation déjà délicate. Mais non seulement cela, si l’on prend l’exemple d’un chantier d’insertion qui emploie 20 salariés en emploi aidé, c’est en plus 4 salariés d’encadrement qui n’auront plus d’emploi et 140 familles adhérentes qui ne bénéficieront plus des services rendus. Les conséquences de cette mesure seront désastreuses tant pour les personnes que pour le pays.

Cette suppression à l’emporte-pièce des contrats aidés est une erreur grossière du gouvernement, qui s’ajoute à la déjà trop longue liste de ses exactions sur les questions d’emploi.

Nous dire que ceux-ci coûtent cher, quelle arrogance quand on sait que nombre d’entre eux ont pour finalité une utilité publique, notamment concernant les associations. 7500 € par emploi, n’est-il pas moins élevé que le montant du CICE de 340 000 € par emploi, bien souvent au seul profit des entreprises du CAC 40, sans autre résultat que de nourrir les dividendes versés aux actionnaires.

Les bénéficiaires des emplois aidés sont majoritairement des personnes très fragilisées par des années de chômage, sans revenu professionnel et en situation sociale délicate. Ces personnes ont d’abord besoin d’un toit, de subvenir à des besoins élémentaires tels ceux de santé, Mme Pénicaud installée confortablement dans le bureau de son ministère ne mesure vraiment pas que la durée des contrats est souvent trop courte pour permettre une vraie insertion des personnes concernées. Par ailleurs les associations chargées du suivi des salariés n’ont très souvent que de faibles moyens pour effectuer un encadrement nécessaire à une vraie insertion professionnelle qui fait suite à une insertion sociale.

La CGT considère que ces emplois doivent être remplacés par des emplois pérennes d’une durée réelle avec un salaire qui permettent de vivre. En effet, ce n’est pas l’utilité de l’emploi qui est en cause mais bien le statut de ces emplois, qui bien souvent compensent les manques des politiques publiques.

Nombre de ces contrats sont conclus par des collectivités locales ou des ministères de l’État comme l’éducation nationale. Supprimer les contrats aidés ne supprime pas les besoins de Service Public, qui vont s’accroissant avec l’évolution de la société. La CGT exige que les emplois correspondants soient budgétés et que les bénéficiaires des contrats aidés soient recrutés sur ces postes. Cela nécessite de mettre fin aux politiques d’austérité et de réorienter les aides diverses et les exonérations fiscales et de cotisations dont bénéficient les grands groupes en faveur notamment des services publics et de la protection sociale.

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La loi Travail au pas de course

Le 27 juillet, Deliveroo a décidé de modifier unilatéralement tous les contrats de ses coursiers à vélo pour les payer à la tâche. Ces contrats, loin d’être mirobolants, assuraient une rémunération minimum de 7,5 euros par heure ainsi qu’une part variable allant de 2 à 4 euros par course.

Le procédé employé est d’une brutalité inouïe : un simple appel téléphonique pour annoncer la suppression du contrat avec, pour seule alternative, la « liberté » de partir ou un paiement à la course à hauteur de 5 euros, sans minimum. A la clé, des pertes de revenus de l’ordre de 30 à 40 % et la difficulté à vivre qui en résulte.

La technique n’est pas nouvelle, profiter de l’été pour s’attaquer aux droits et garanties et augmenter la précarité. Encore une fois, politiques au pouvoir et grandes entreprises s’entendent sur ce sujet. Sur le fond, c’est la mise en œuvre pour les travailleurs dits « ubérisés » de ce dont rêvent Macron et les entreprises financiarisées pour l’ensemble des salariés au moyen des ordonnances.

Le syndicat CGT des coursiers à vélo de Gironde et ses syndiqués se mobilisent afin de stopper les abus et de rééquilibrer les pouvoirs entre les coursiers et les sociétés de plateformes. Ceci permettant d’encadrer le travail et d’éviter la paupérisation du métier.

Malgré la volonté de Deliveroo de contourner par tous les moyens la grève des coursiers, le mouvement s’étend à Lyon et Paris, à partir de revendications communes. Avec son syndicat, la CGT apporte tout son soutien à cette lutte. Elle exige pour ces travailleurs auprès des sociétés de plateformes :
- un pouvoir de négociation et de représentation véritable ;
- la création de « comités d’entreprises » et d’instances représentatives des personnels ;
- le bénéfice des protections garanties par le code du travail, évitant la création d’un statut de surexploitation et d’une « zone grise » de non-droit.

Dans ce contexte, la CGT a pris l’initiative de se porter partie intervenante auprès de la Cour de Cassation pour la requalification en contrat de travail de la relation liant un ancien livreur à vélo de TakeEatEasy. C’est la première fois que la Cour de Cassation aura à juger du cas d’un livreur en litige contre une plateforme numérique dans le cadre du droit du travail.

Le combat se prépare pour la rentrée. D’un côté, les 1000 coursiers concernés seront au RSA à partir du 28 août. De l’autre, les salariés sont appelés à se mobiliser contre la loi Travail XXL. La lutte des uns est bien la lutte des autres. La régression ne peut être le commun de tous les travailleurs mais bien le contraire du droit à l’autonomie et du progrès social pour tous.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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