SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Hommage aux auxiliaires de vie. Le
mépris macronien continue

 

Emmanuel Macron en déplacement à Toulon pour aborder la question de la dépendance a annoncé une forme de versement de prime covid pour les auxiliaires de vies. Des éléments insuffisants et encore flous pour ce secteur précarisé.

Précarité dans la santé
Auxiliaire de vie : précaire et en première ligne

Dans le secteur de “la dépendance” on trouve certes les personnels des EHPAD mais également tout une partie qui intervient au domicile des usagers : aides soignant.e.s et auxiliaires de vie. Indépendant.e.s, intérimaires ou autres contrats précaires ils et elles font partis de ces oublié.e.s et méprisé.e.s, de ceux sur qui les capitalistes et le gouvernement entendent faire toujours plus d’économie pour assurer et gonfler leurs profits. Il s’agit d’un secteur indispensable qui intervient auprès de personnes handicapées ou âgées qui ne peuvent plus être autonomes : leur faire à manger, les accompagner dans leurs soins, leur hygiène, ce sont leurs tâches de tous les jours. Souvent attaché.e.s à leur travail, les conditions dans lesquelles celui-ci est exercé le rend insoutenable et cause un manque de personnel important face aux choix proposés : démission ou dépression. Les pressions liées à la forme de contrat dans un objectif de rentabilité (par exemple, pour une panne de transport causant un retard, c’est un renvoie immédiat au chômage), de plus la sous estimation de leur tâche et temps nécessaire d’intervention chez les usagers les contraint à faire un travail supplémentaire non payé devant la détresse de gens ou bien les laisser seul dans une situation inhumaine. Un domaine dans lequel les salaires sont souvent inférieur au SMIC au travers de mi temps et de missions intérimaires ponctuelles qui participent à laisser les travailleurs dans une grande précarité. Ce qui s’inscrit dans la logique générale qui concerne les aides à domiciles de faire le plus d’économies possibles en recourant à une sous traitance, et un service intérimaire ou CDD important aux profits des mains privées qui tiennent les structures. C’est ainsi que dans son témoignage Camille évoque l’attachement à son travail mais ne s’y retrouve pas financièrement , n’arrivant pas avec sa paye de 850 euros à joindre les deux bouts à la fin du mois, se retrouvant à devoir courir après la montre pour effectuer toute les tâches aux domiciles de ses patients qui connaissent une solitude et une dépendance importante, et se retrouver une grande partie de sa journée dans les transports qui la mettent en retard et qui lui occupe la moitié de sa journée sans être ni rémunérée ni défrayée.

S’il s’agit donc d’un rôle central dans notre société, d’autant plus vieillissante, les conditions de travails précaires et sous payé participent à une exploitation accrue de ces travailleur.ses pour les profits des capitalistes et les économies de l’Etat sur la santé de sa population. D’autant plus qu’il s’agit d’un secteur très féminisée, (à 97%), révélant par là une exploitation encore plus importante de celle-ci dans le système capitaliste qui n’hésite pas à profiter de toute les discriminations dont elle sont victimes pour leur imposer des conditions de travails dégradées.

L’absence de considération minimale de ces travailleur.ses de la part du gouvernement en leur refusant la prime Covid a généré une colère chez eux comme comme l’exprimait Christine le 1 juillet dernier “On aimerait déjà qu’ils reconnaissent qu’on a été sur le front” . Si d’après le président et ses ministres les auxiliaires de vies ne constituaient pas la première ligne ils et elles ont été pourtant tous les jours tributaires de transports et en contact avec différentes personnes.Ils ont négligé l’importance de ces travailleurs en leur refusant les masques sous prétexte de pénurie, alors que les entreprises privées les gardaient en stock pour faire tourner des secteurs non-essentiel et ne pas perdre une miette de leurs profits. Par là, juger non-indispensable cette profession, comme semble le traduire le refus des masques, des primes et d’augmentation salariales, alors qu’elle permet de prendre soin des personnes chez elles pour soulager les structures, et censée assurer un service digne à la personne (si les moyens le permettaient réellement), est une injure à celles et ceux sans qui l’engorgement et la mort à l’hôpital auraient été bien pire. L’invisibilisation de ce travail se fait, afin d‘en exploiter plus les employé.e.s, au détriment des personnes du “grand âge”, et usagères de ce service, qu’en parole Macron entend aider, mais qui dans les fait les a laisser toujours plus exposés au virus afin de maintenir économie et profits capitalistes.

Aussi, l’annonce ce mardi 4 août de la création d’une prime covid pour ces travailleurs et travailleuses, de la part du président de la république qui se targue d’exprimer son profond soutien à ce secteur, ne trompe personne sur le fond qui ne revient en aucun cas remettre en cause leurs conditions de travails. Il n’est pas non plus question de revalorisation des salaires et embauches massives pour subvenir aux besoins des personnes les plus vulnérables et soulager le personnel, sans que les patients deviennent de banals clients.

De plus la forme de cette annonce à la veille de son départ en vacances semble être une bonne manière de ne pas se faire oublier pendant son retrait, alors qu’on demande aux travailleurs de ne pas prendre leurs vacances en plein été et en même temps que celles de leurs enfants, prétextant qu’il faut rattraper le retard mais surtout pour encore et toujours plus leur faire payer la crise économique.

 

Effet d’annonce pour les auxiliaires de vies : le gouvernement dans l’impasse

 

Alors que les auxiliaires de vie sont souvent considérées, au vu du manque de reconnaissance et de leur précarisation aggravée, comme la dernière maille de la chaîne, il s’agit d’un poste indispensable d’autant plus face au vieillissement de la population qui accroît le nombre de personnes en dépendance s’élevant déjà à 800 000 seniors et 300 000 personnes en situation de handicap d’après Le Monde

La crise démographique poussait Emmanuel Macron à promettre en début de quinquennat une politique de soutien envers le “grand âge” et l’autonomie”. Couplée à la crise sanitaire qui touche les plus vulnérables la création de cette cinquième branche de la sécurité sociale a été adopté définitivement au parlement, incluant le projet de loi sur la dette sociale. Une mesure aux allures progressistes mais qui entrait en contradiction profonde avec la réduction des moyens et dépenses de la sécurité sociale que prévoyait le même projet de réforme de la santé dans lequel le gouvernement ne tire aucune leçon de la crise sanitaire. Sans aucune remise en question de la casse de l’hôpital public qu’ils ont orchestré depuis 40 ans ils poursuivent les projets de réforme néolibérales contre l’hôpital, et révèle par là une opposition radicale entre les intérêts de la minorité au pouvoir et celle de la majorité exploitée et envoyée au front des crises sanitaire et économique. Cette branche naissante déjà morte révélait surtout alors la stratégie gouvernementale qui tentait de se redorer un blason sociale pour cacher le plan de destruction massif du système de santé et d’aides sociales. Une telle branche crée sans moyens n’a aucun sens et ne peut palier à ce que demande aujourd’hui les auxiliaires de vie en première ligne de la dépendance et du covid depuis le début : des salaires décents et du temps pour ne pas traiter les patients “comme des vases”.

Quant à cette prime tardive, elle s’avère être qu’une nouvelle coquille vide puisqu’elle sera versée par les départements avec une aide étatique dérisoire de 80 millions d’euros, insuffisant pour ne serait ce que verser une prime de 1500 euros aux 326 000 travailleurs et travailleuses.

Mais la stratégie macronienne de divisions par la prime inégale dans les hôpitaux peut se poursuivre par une telle organisation départementale de l’attribution de la prime. Pour le gouvernement, alors que la crise sanitaire a ramené la solidarité de classe au centre avec des manifestations qui liaient l’ensemble des secteurs hospitaliers, il s’agissait de diviser les forces qui relevaient la tête et revendiquaient, plus qu’une prime de 1500€ pour tous et notamment une revalorisation de 300€ pour tous les salaires . La répartition inégale des primes tendaient à cette division. De même aujourd’hui, laisser les départements fixer les critères des primes pour les auxiliaires de vies entraînent, avec des appréciation différentes et des moyens différents, une variation allant jusqu’à 1000 euros d’écarts de primes pour le même travail. A titre d’exemple le Nord prévoit une prime de 512€ pour les 7000 auxiliaires de vies quand en Meurthe-et-Moselle une prime de “1.500 euros doit être versée aux auxiliaires de vie qui ont travaillé à temps plein pendant le confinement” d’après un article de Capital. Il est encore une fois clair que le gouvernement et les directions, de services et d’entreprises, entendent encore diviser le travail pour assurer leurs profits. Une politique qui s’appuie sur la structure même du secteur ici concerné qui connaît une atomisation forte avec des conditions instables et qui favorisent une mise en place de prime diversifiée, et rend plus difficile aux travailleuses et travailleurs de s’organiser, laissant la possibilité pour les capitalistes de toujours plus les exploiter.

Il suffit de lire les déclarations Dominique Libault, président du Haut Conseil du financement de la protection sociale et directeur de l’Ecole nationale supérieure de la Sécurité sociale (EN3S), qui avait été missionné par le premier ministre, en septembre 2018, pour examiner, notamment, «  les différentes modalités de financement de la dépendance », pour comprendre le but de l’annonce d’un tel projet, bien qu’incohérent dans le fond.
La crise sanitaire a surtout confirmé la pertinence de la reconnaissance d’un risque social à part entière – celui de la dépendance – au cœur de la solidarité nationale. Si la solidarité nationale ne s’exprime pas vis-à-vis du grand âge, je ne sais pas ce que solidarité nationale veut dire.” confiait-il à Le Monde le 13 avril dernier. Et d’écouter ce que Macron promettait ce matin à savoir une revalorisation des salaires dans le but de rendre à nouveau attractif le métier, comme le recommandait
El Komhri en relevant le mur démographique qui se montait devant eux et l’absence de personnels pour faire face à ce type de besoin de la population , alors qu’eux mêmes sont responsables d’attaques sur les travailleurs que ce soit par la loi Travail de 2016 ou l’ensemble des réformes anti-sociales.
Il ne fait aucun doute que ce qui pousse aujourd’hui le gouvernement Macron-Castex a donner des miettes et des promesses aux travailleurs précaires, c’est la contestation généralisée qui pourrait les faire vaciller et sa nécessité comme il a tenté de le faire pendant le confinement de renforcer le bloc national pour masquer son ingérence des problèmes auxquelles nos sociétés sont amené à faire face. Il ne s’agit pas tant de reconnaître le travail des auxiliaires que d’essayer d’atténuer la détresse des personnes vulnérables qui pourrait susciter une contestation sociale importante, notamment chez les plus jeunes. C’est derrière cette politique d’union nationale comme dernière alternative pour le bloc bourgeois afin de se maintenir, pour retarder toute union des exploités.

 

Une seule sortie progressiste, l’auto-organisation des travailleuses et travailleurs

 

Contre cette gestion de la crise sanitaire qui a délaissé les franges les plus précaires et isolées, sans moyens et exposés au coronavirus, un investissement massif dans la santé est nécessaire.

Un plan de reconstruction de l’hôpital et de l’ensemble des services de santé et d’aides doit être pensé pour répondre aux besoins de la population. Si celui ci ne peut être envisagé par la classe dominante qui ne cherche qu’à soigner ses profits, ce sont aux travailleurs eux mêmes de revendiquer le contrôle de ces services nécessaires. On ne peut continuer de permettre à une minorité de continuer à faire des profits sur l’hôpital ainsi que dans les secteurs atomisés, comme celui des aides à domiciles. Aussi la nationalisation de tous les services en assurant un contrat stable et un salaire décent à l’ensemble des personnels, infirmières, aides soignants, auxiliaire de vie en EHPAD ou à domicile, doit permettre, par un contrôle des travailleurs de la santé eux mêmes de leur service, d’assurer un service de santé public efficace.

Le système capitaliste décadent ne peut trouver une quelconque solution et ne propose que, d’un côté : des solutions de plus en plus réactionnaires comme les licenciements et la criminalisation des travailleurs en lutte y compris ceux de l’hôpital qui ont subi après avoir été traités en héros une répression violente, comme c’est le cas depuis des années et encore plus ces derniers temps dans les quartiers où la police tu pour maintenir la colère sociale. Et d’un autre, des tentatives de cooptation des secteurs en lutte avec des primes au rabais et des négociation qui ne semblaient plus en finir, comme dans le SEGUR qui visait à maintenir la colère pour la laisser s’éteindre en épuisant toujours plus les hospitaliers, ou comme la prime inégale et insuffisante que vient d’annoncer Macron pour les auxiliaires de vie qui ne les sort pas de l’incompréhension ni n’en calme la colère.

Aussi rien n’est à demander de ce gouvernement pour gérer la crise et un plan de bataille contre la logique capitaliste doit être portée par les travailleurs. En ce sens nous devons pouvoir nous organiser et rompre avec les directions actuels des syndicats qui sont occupées à négocier les modalités de licenciements et d’attaques sociales avec le gouvernement au lieux de penser une stratégie gagnantes pour l’ensemble des travailleurs en liant les revendications de l’ensemble de notre classe et en soutenant les franges les plus isolées et précaires.

Crédit photo : Jean-François Monier/AFP

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

En tout cas, il court, il court le covid-19. Pardon, la covid-19 comme ils disent à l'Académie française. Et si la généralisation du port du masque est plus que tardive au vu de la reprise épidémique (hier 1 000 cas de contaminés en 24h), le furex du Bois-joli, pardon Jean Castex, du palais de l'Elysée, ne promulgue pas la gratuité des masques.

En revanche, c'est 135 euros cash pour réprimer le simple citoyen ou le prolo de la boite que l'a viré, qui eux devront débourser chacun 40 euros pour 50 masques. "Les Français ne doivent pas payer pour monsieur-tout-le monde", a dit de façon péremptoire à la téloche l'ex-gérant d'une très grande banque d'affaires, placé à l'Elysée par le capital plus quelques autres. Encore une fois, une façon de faire payer la crise sanitaire aux travailleurs.

En Mayenne, le patron de droite du département est furax contre l'ARS qui dit que son département est tout rouge de coronavirus, alors que tout va très bien madame la marquise dans le 53, surtout du côté des patrons des industries alimentaires. Et de pilonner l'Agence régionale de santé.

Une seule question à monsieur le président de droite du conseil départemental de la Mayenne. Qui a créé les ARS avec la loi HPST, pour Hôpital, patients, santé et territoires? Roselyne Bachelot, ministre de droite de la Santé, par promulgation du 21 juillet 2009, sous Sarkozy Président. Même que celui-ci et celle-ci étaient du même parti, avec aussi François Fillon comme premier ministre.

Aujourd'hui, Roseline Bachelot est ministre de la Culture de Macron président. Et jean Castex, maire et conseiller départemental dans le 66, du parti Sarkozy-Fillon, est devenu premier ministre. Et le président de droite du 53 a des potes députés de la majorité macroniste.

Le vieux monde n'arrête pas de se régénérer pour le profit du capitalisme et ça pue toujours autant la politique politicienne.

Alors, la gratuité des masques...

Tiens, çe n'est pas nouveau, mais Astérix et Obélix luttaient déjà contre coronavirus!

Masque ou pas masque? un vrai cassetex ou pas?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
DORDOGNE : le ministre de la santé attendu de pied ferme ce vendredi !

La CGT souhaite profiter de la venue du ministre de la Santé, vendredi 7 août, pour "obtenir des moyens à la hauteur des besoins".

La maison médicale de Lanouaille, en Dordogne, ne sera certainement pas le seul sujet évoqué par le ministre de la Santé, Olivier Véran, attendu vendredi 7 août en Périgord vert. Le syndicat CGT appelle les professionnels du secteur à se rassembler sur place ce jour-là pour "exprimer leurs revendications". 

Il s’agit "d’obtenir des moyens à la hauteur des besoins afin d’endiguer la casse programmée de notre système de santé et d’action sociale" et "d’éviter de revenir à l’anormal", explique-t-il dans un communiqué adressé aux rédactions mardi 4 août. 
Plusieurs branches du syndicat participent au mouvement : le syndicat CGT des organismes sociaux de la Dordogne, l’Union syndicale départementale CGT de la Santé et de l’action sociale et l’Union départementale.  

 
L’Union syndicale retraités CGT Dordogne soutient également l’initiative. Elle est notamment mobilisée contre deux projets gouvernementaux sur la réorganisation de la sécurité sociale.

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Air France: baisse de la rémunération des pilotes face au Covid-19

Les pilotes de Air France et de Transavia ont vu leurs rémunérations nettement diminuer depuis avril suite à la crise sanitaire ( AFP / LAURENT FIEVET )

Les pilotes de la compagnie aérienne Air France et de sa filiale à

 

bas coûts Transavia ont vu leurs rémunérations nettement

 

diminuer depuis avril, des « efforts rendus nécessaires » par la

 

crise du Covid-19, a estimé lundi le syndicat SNPL.

« Les pilotes de ligne d’Air France et de Transavia France connaissent depuis le mois d’avril 2020 une baisse de leur rémunération de 25% à 40%, comparée à leur salaire d’avant crise », affirme le SNPL Air France-Transavia (AF-TO) dans un communiqué.

« Contrairement aux pilotes des compagnies concurrentes, qui ont un salaire fixe, le système de rémunération des pilotes d’Air France et de Transavia France est fortement lié à l’activité réelle », indique-t-il.

Leur rémunération est liée en partie aux heures de vols effectuées. Or, comme pour le reste du secteur aérien, l’activité du groupe Air France a été quasi inexistante aux mois d’avril et mai et n’a repris que très progressivement.

Cette baisse des rémunérations « devrait permettre à Air France une économie d’environ 300 millions d’euros par an pendant toute la durée de la crise mondiale liée à la Covid-19 et l’aider ainsi, en partie, à surmonter ses difficultés financières », estime le syndicat de pilotes, majoritaire à Air France.

Le SNPL Air France-Transavia rappelle également que « dans le but de réduire encore la masse salariale et juguler le sureffectif pilotes, la direction d’Air France et le SNPL AF-TO ont conclu en quelques semaines un accord de rupture conventionnelle collective (RCC) visant à permettre le départ anticipé de pilotes de la compagnie ».

Cet accord prévoit qu’environ 400 pilotes, soit près de 10% des effectifs pilotes, « quitteront définitivement Air France fin août », de manière volontaire.

« Avec ces baisses de rémunérations et l’ajustement des effectifs, les pilotes de ligne d’Air France et de Transavia France participent pleinement aux efforts rendus nécessaires par cette crise exceptionnelle et durable que nous traversons », souligne Guillaume Gestas, président du syndicat, cité dans le communiqué.

Chez le concurrent British Airways (BA), le syndicat catégoriel Balpa a annoncé le 1er août que les pilotes avaient approuvé un plan prévoyant des baisses de salaires temporaires de 20% pour limiter à 270 les licenciements secs. La compagnie, qui emploie 4.300 pilotes, envisageait initialement le licenciement de 1.255 d’entre eux et de licencier puis réembaucher les autres à des conditions moins favorables.

La direction d’Air France entend supprimer 7.580 postes d’ici fin 2022 au sein de la compagnie tricolore et de la filiale régionale Hop!. Elle table sur des départs naturels non remplacés et des départs volontaires, mais des départs contraints ne sont pas exclus pour le court-courrier.

 

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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A propos des "200" ou "500 familles", "Challenge's" met-il en doute ses propres informations ?
Rothschild, de Wendel... Le mythe politique des "200 familles", fortunées et surpuissantes, perdure

Inventé dans les années 1930, utilisé à droite comme à gauche, souvent aux extrêmes, ce slogan réducteur, mais efficace, demeure ancré dans la société.

François Ruffin brandissant le numéro sur les grosses enceintes de Challenges à l’Assemblée nationale,en octobre 2017..

François Ruffin brandissant le numéro sur les grosses enceintes de Challenges à l’Assemblée nationale,en octobre 2017..

Contre toute attente, l'homme politique qui cite le plus souvent Challenges et son classement des 500 fortunes est un député de La France insoumise. En octobre 2017, à l'Assemblée nationale, François Ruffin brandissait notre magazine pour dénoncer la progression scandaleuse du patrimoine des "ultra-riches".

Depuis, il a fait sienne une formule qu'il répète à l'envi, celle des "500 familles", ces "500 familles qui se gavent" et dont Emmanuel Macron serait le président asservi. En utilisant cette expression, le député Insoumis de la Somme ressuscite un mythe ancien, celui des "200 familles".

Lancé dans les années 1930, employé à gauche comme à droite, en particulier aux extrêmes, ce slogan garde son efficacité politique pour désigner l'oligarchie financière qui tiendrait, de manière occulte, la France sous sa coupe.

A propos des "200" ou "500 familles", "Challenge's" met-il en doute ses propres informations ?
A propos des "200" ou "500 familles", "Challenge's" met-il en doute ses propres informations ?

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Enquête sur l’augmentation de la
pauvreté et des “nouveaux précaires”
pendant la pandémie

 

La crise sanitaire et les confinements appliqués par les différents gouvernements du monde ont provoqué une augmentation de la pauvreté. Face au manque d’information sur la situation réelle de milliers de travailleurs et travailleuses précaires, depuis Révolution Permanente Bordeaux nous avons lancé un observatoire social et du travail. Voici notre premier rapport.

 

OBSERVATOIRE

crédits photos : AFP / Jean-Philippe KSIAZEK

 

Une augmentation de la pauvreté pendant la pandémie

 

La crise sanitaire et les confinements appliqués par les différents gouvernements du monde ont provoqué une augmentation de la pauvreté chez les plus précaires, (que les grands médias ne montrent que très partiellement). Face au manque d’information sur la situation réelle de milliers de travailleurs et travailleuses précaires, de ceux qui ont perdu leurs emplois ou qui ont vu leurs salaires baisser, depuis Révolution Permanente Bordeaux nous avons lancé un observatoire social et du travail. Voici notre premier rapport.

Dans tous les pays touchés par la pandémie, sans exception, les plus pauvres ont étés les plus exposés aux virus, tant sanitairement qu’économiquement. Pour mettre un exemple, selon un rapport du Monde, le taux de surmortalité provoqué par le covid en Seine-Saint-Denis (93) est de 128,9%, soit 40 points plus élevé qu’à Paris (89,8%) et deux fois plus que dans les Yvelines (67,3%). La concentration de personnes ayant une santé fragile, ayant peu ou pas d’accès à la santé publique, de travailleurs en première ligne ou de familles nombreuses confinées dans des appartements réduits, fait de ce département le plus touché parmis les départements franciliens. De l’autre côté de l’Atlantique, la situation est similaire. Aux États-Unis, les populations Afro-Américaines, ayant un moindre accès aux soins et occupant un partie importante des emplois les plus précaires, ont trois fois plus de risque de mourir du covid que le reste de la population. Mais ces populations les plus précaires sont aussi les premières touchées par la crise économique grandissante.

Nombreux d’entre eux ont occupé les postes “en première ligne” et ont continué leur activité professionnel car elle faisait partie des activités essentielles au fonctionnement de la société, comme les aide-soignantes, les éboueurs ou les caissières. Mais les personnes les plus précaires sont aussi les plus touchées par l’augmentation du chômage, qui, en France, a battu un record depuis 1996, atteignant désormais près de 6,2 millions de demandeurs d’emploi.

Dans le monde entier, selon les nouvelles projections, en 2020, près de 9% de la population mondiale serait menacée de tomber sous le seuil de pauvreté à la suite de la pandémie, soit près de 670 millions de personnes.

 

Graphique 1 sur augmentation pauvreté dans le monde à cause du covid

L’augmentation de la pauvreté dans le monde à cause du covid

Source : POVCALNET.

* Près de 50 millions de personnes ont tombé sous le seuil de pauvreté pour raison des conséquences du covid-> https://blogs.worldbank.org/opendata/impact-covid-19-coronavirus-global-poverty-why-sub-saharan-africa-might-be-region-hardest

 

Une explosion des demandes d’aides alimentaires

 

Suite au confinement, de nombreuses familles ont eu de plus en plus de mal à subvenir à leurs besoins les plus élémentaires. Similairement à la crise de 2008 lors de laquelle le prix de certains produits de bases avaient flambés, entraînant des pénuries alimentaires voire des “émeutes de la faim” dans les pays les plus pauvres, suite à la crise sanitaire actuelle, et particulièrement à cause du confinement le spectre de potentielles pénuries alimentaire planent de nouveau sur les pays semi-coloniaux mais aussi dans les pays impérialistes, touchant en premier lieux les plus précaires.

Pendant les mois de confinement, la fermeture des écoles et de la restauration collective a eu comme effet une hausse de dépenses en alimentation. La perte d’emploi pour de nombreux travailleurs ayant des contrats précaires ou informels, comme des CDD, des emplois au black ou des contrats en intérim, ont fait que de nombreuses familles se sont trouvé en difficulté pour s’alimenter et alimenter leurs familles. Et tout ce alors même que de nombreuses associations et organisations d’aide alimentaire étaient fermées. Cette difficulté à se nourrir a été à l’origine d’une explosion du nombre de demandeurs de paniers alimentaires dans les associations.

Dans la ville marseillaise, par exemple, le directeur général du Secours Populaire affirmait que sur les neuf antennes d’urgence, le nombre de personnes accueillies a doublé.. En moyenne dans toute la France, selon la même association, il y aurait environ une augmentation de 20% de nouvelles personnes accueillies. Le président des Restos du Coeur 30 (Gard) explique qu’ils voient de nouvelles populations arriver dans leurs antennes, essentiellement des gens qui ont perdu leur emploi, mais aussi des familles et des étudiants.

À Bordeaux, nous sommes aller enquête sur le nombre de personnes accueillies par les antennes locales des associations Secours Populaires et Restos du Coeur.

 

Graphique 2 Secours Pop Bordeaux

* 200 foyers supplémentaires entre mars 2020 et avril 2020 - entre 20 et 50 % en fonction des zones géographiques en France

** Mois de mai : antenne fermée l’équivalent d’une semaine par jours fériés

 

Graphique 3 Resto du Coeur Bordeaux

Au cours du premier mois de confinement, entre le mois de mars et le mois d’avril, à Bordeaux, les antennes des associations d’aide alimentaire ont accueilli 60% de personnes en plus. Selon les employés et bénévoles interrogés dans ces antennes, au cours du mois d’avril, de nombreuses foyers accueillies n’étaient jamais venu auparavant demander de l’aide alimentaire.

Alors que les conséquences de la crise sanitaire et économiques touchent de plein fouet les familles précaires, dont certaines n’arrivent même pas à couvrir leurs besoins alimentaires et ceux de leurs familles, les groupes de la grande distribution ont vu leur profits grossir.

Selon le cabinet d’études Nielsen, entre le 9 et le 15 mars, le chiffre d’affaires des grandes enseignes a bondi de 38%, générant un surplus de 700 millions d’euros comparé au mois de mars 2019. Selon une étude réalisé par l’association de consommateurs UFC Que choisir, entre mars et avril les prix des fruits et des légumes, notamment des légumes, ainsi que des produits de première nécessité ont augmentait, 9 et 2,5% respectivement. Ce à quoi s’ajoute l’augmentation du nombre de personnes qui ont fait leurs courses dans le supermarché à cause de la fermeture des écoles et de la restauration collective. Tandis que 95% des petits commerçants ont vu leurs chiffres d’affaires baisser, les groupes de la grande distribution ont vu leurs ventes augmenter à la hauteur de 84% suite au confinement, selon un communiqué de NIelsen. L’image d’un secteur qui ne connaît pas la crise alors que des milliers de familles dans le pays sont menacés de tomber dans la misère.

 

Les travailleurs les plus précaires sont les plus touchés

 

Cette augmentation de la précarité, dont l’explosion de demandes d’aides alimentaires n’est qu’une facette parmis d’autres, est à mettre en lien avec les attaques du gouvernement et du patronat contre les travailleurs pour pallier à cette crise sans précédent. Les chiffres sont alarmants et laissent prédire que les années à venir ne seront que la répétition des années post crise de 2008, en plus grave. Il y a quelques jours, l’INSEE annonçait une chute de 13,2 % du PIB français, du jamais vu depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Parallèlement à cela, une augmentation historique depuis 1996 du nombres de chômeurs, atteignant 6,2 millions de personnes. Toujours d’après l’INSEE, cette première vague de chômage touche principalement les travailleurs les plus précaires. En effet, depuis le début de la crise sanitaire, 49% des entreprises n’ont pas renouvelé les CDD qui étaient en fin de contrat et les entrées au chômage pour fin de mission d’intérim ont augmenté de 151%.

Nombres de demandeurs d’emploi, catégorie ABC, inscrits à Pôle Emploi du 1er trimestre 1996 au 2ème trimestre 2020

 

Graphique 4 Nombre de chômeurs

Source : Pôle emploi - Dares, STMT, Données CVS-CJO.

Parmis les 360 000 nouveaux demandeurs d’emploi au 2ème trimestre de 2020, une grande partie possédait des contrats précaires ou informels. Pour les intérimaires, part importante de ces nouveaux demandeurs d’emploi, les effets du confinement et de la baisse brutale de l’activité économique a été lourde de conséquences. Avec une diminution de l’activité du secteur comprise entre 60 et 90%, les deux millions et demi de travailleurs intérimaires ont vu leur situation devenir encore plus précaires qu’à la “normale”. "Il y a des contrats qui s’arrêtent. S’ils n’ont pas acquis assez de droits au chômage, ils vont se retrouver le bec dans l’eau", déplore André Fadda, de la CGT Intérim à Europe 1. La plupart ne bénéficiant pas des mesures de chômage partiel,” ils font partie de ces nouveaux précaires, avec les travailleurs indépendants et les personnes isolées qui jusque là n’avaient pas besoin de l’activité d’une association comme la nôtre et qui aujourd’hui viennent frapper à nos portes", affirme Thierry Robert, directeur général du Secours populaire.

Lors de notre enquête de terrain, nous avons rencontré un médiateur social de la ville de Bordeaux qui confirmait lui aussi cette tendance. “ De plus en plus de personnes nous appellent pour nous dire qu’elles ont perdu leurs boulots, qu’elles ont besoin d’aide

"C’est un nouveau type de public dans les services d’aides sociales qui fait son apparition, touché de plein fouet par les conséquences de la crise sanitaire et économique : “les travailleurs pauvres.”

 

Les premières conséquences d’une crise dont nous sommes pas responsables

 

Les conséquences, déjà visibles, de la crise économique qui s’est ouverte ne vont faire que s’approfondir.

Dans l’aérien et l’aéronautique, malgré les 7 milliards d’aides publiques pour Air France, les travailleurs de la sous traitance se voient imposer du chantage à l’emploi avec l’Accord de Performance Collective signé par la bureaucratie syndicale de FO chez Derichebourg

https://www.revolutionpermanente.fr/Derichebourg-Aero-Apres-l-APC-les-salaries-n-en-resteront-pas-la

Chez Daher, sous traitant dont l’activité est à 60% dépendante du géant Airbus qui a annoncé avoir subi une perte nette de 1,9 milliards d’euros ce semestre, c’est aussi sur les travailleurs qui retombent les conséquences de l’arrêt de l’activité avec la suppression de 1300 postes en CDI et le non renouvellement de 1400 contrats intérimaires soit plus de 2700 licenciements.

https://www.revolutionpermanente.fr/Crise-dans-l-aero-Daher-confirme-les-suppressions-de-poste-1-300-CDI-et-1400-interimaires

Ces attaques ne touchent seulement les sous traitants de l’aéronautique, les travailleurs du service aérien d’Air France sont eux aussi touchés par ces vagues de licenciements. A Bordeaux, ce sont près de 160 postes qui sont menacés par l’annonce de la fermeture de la ligne Bordeaux - Orly. Sous prétexte de mesures écologiques, ce sont les travailleurs qui paient la facture.

Dans le secteur de l’automobile, c’est la même histoire. Après le prêt de 5 milliards d’euros garanti par l’État pour Renault, le géant français du secteur a annoncé la suppression de 15 000 postes dans le monde dont 5 000 en France avec des fermetures d’usines en perspective. Chez PSA, ce sont 25 000 suppressions d’emplois malgré les 595 millions de bénéfices net enregistrés par le groupe au 1er semestre 2020.

Le ton est donné et va toucher l’ensemble des secteurs.Au vue de la crise économique que les capitalistes vont vouloir faire payer aux travailleurs et aux plus précaires, il est nécessaire de se munir d’un programme de revendications offensives pour que ce ne soit pas à nous de payer leurs crises.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
MECAFI CHATELLERAULT : Pour préserver les emplois !
MECAFI CHATELLERAULT : Pour préserver les emplois !

Un « plan de réorganisation » avec 242 licenciements a été annoncé, hier, chez Mecafi Nexteam à Châtellerault, où l’après Covid-19 risque de faire de la casse. Un coup rude pour les salariés.

MECAFI CHATELLERAULT : Pour préserver les emplois !

La CGT l’a clamé hier lors d’une assemblée générale des salariés de Mecafi : elle prépare une rentrée sociale mouvementée, en particulier à Châtellerault.


Chez Mecafi Nexteam à Châtellerault, une nouvelle réunion du Plan de sauvegarde de l’emploi s’est déroulée hier. Selon le cégétiste Stéphane Le Bihan, porte parole de l’intersyndicale CGT-CFDT du sous-traitant aéronautique, les « choses sérieuses » commenceront à la rentrée, avec dès le 3 septembre l’ouverture des négociations.
Une journée d’actions le 17 septembre

La direction de Nexteam envisage, rappelons-le, 242 suppressions de postes (sur 500). Les élus du personnel, eux, ne veulent entendre parler d’« aucun licenciement » et vont « tout faire pour ». Ils l’ont encore promis hier après-midi à la centaine de salariés réunie en assemblée générale à l’extérieur de l’Idea, l’une des trois usines Mecafi à Châtellerault.

À cette réunion informelle de veille de vacances, s’étaient greffés divers représentants de la CGT : de Safran, de Thales, des Fonderies du Poitou, de l’Union locale de Châtellerault, de l’Union départementale de la Vienne… ; tous venus adresser le même message aux salariés de Mecafi. D’une part, « vous n’êtes pas seuls dans ce combat, nous sommes derrière vous ! »
D’autre part, « mobilisez-vous massivement à la rentrée aux côtés de vos élus pour défendre votre emploi et engager un rapport de force avec votre direction. »

La CGT avait un deuxième objectif, hier : appeler publiquement à une convergence des luttes pour la défense de l’emploi à la rentrée, alors que « de nombreux plans sociaux sont à craindre », en particulier dans l’industrie châtelleraudaise.

Le syndicat prévoit notamment une journée nationale d’actions le 17 septembre, au cours de laquelle il espère frapper fort et avoir le soutien de « toute la population ». « Nous sommes tous concernés par le combat des Mecafi, des fondeurs et des autres. »
 

> Voir notre vidéo sur lanouvellerepublique.fr centre-presse.fr

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Une bonne nouvelle :

CHEVIGNON : implantation C G T

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

L'Union Départementale CGT de l'Oise et l'Union Locale CGT de Compiègne adresse ses plus sincères condoléances à Nellie Rochex et à sa famille.
Regardez la vidéo jointe en hommage à son papa qui n'a jamais rien lâché et en particulier dans des années plus noires que ce que nous connaissons aujourd'hui.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Effondrement de 13% du PIB. Face à la
crise le gouvernement offre 100 milliards
au patronat

 

Ce vendredi l'Insee a annoncé une baisse de 13,2% du PIB. Une chute historique qui présage de l'ampleur inédite de la crise économique, face à laquelle Bruno Le Maire a assuré le grand patronat de son soutien, avec un plan de relance de 100 milliards d'euros dont les détails seront dévoilés le 25 août prochain.

 

Crise économique

Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, invité sur CNEWS ce vendredi a réitéré l’orientation pro-patronale du gouvernement face à la crise

 

Un effondrement historique de l’économie mondiale

 

« Depuis qu’il mesure l’activité économique française de façon trimestrielle, jamais l’Institut national des statistiques n’avait enregistré pareil effondrement », affirme Le Parisien. En effet, si elle s’avère légèrement moindre que les prévisions initiales de l’Insee qui évoquait en juin une baisse de 17%, la chute de 13,2% du PIB dévoilé par l’institut ce vendredi est inédite, au moins depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Et pour cause, l’arrêt brutal de l’économie déclenché avec le confinement a accéléré des tendances négatives déjà en germes dans certains secteurs industriels tels que l’automobile, et en a entraîné d’autres à sa suite tels que l’aéronautique ou le tourisme.

 

Selon Le Monde, Renault subi « la perte nette la plus importante de son histoire ». Le constructeur automobile qui a déjà annoncé 15.000 suppressions de poste dans le monde dont 5.000 dans le monde, a communiqué jeudi sur un recul de 7,3 milliards d’euros au premier semestre 2020.
Airbus a de son côté annoncé avoir subi une perte nette de 1,9 milliards d’euros ce semestre. L’avionneur européen qui a également annoncé un plan de suppression d’emplois similaire fait les frais de la division par deux de ses livraisons d’avions pendant la période marquée par la crise sanitaire. Et chez Air France KLM la situation est encore plus dramatique puisque le groupe a annoncé jeudi une baisse de 83% de son chiffre d’affaire pour le second trimestre 2020, avec 2,9 milliards de perte nette.
Même dans les secteurs les moins touchés par la crise enregistrent une baisse non négligeable, à l’instar de l’alimentaire (-0,5%) et les services marchands (-6,2%). Le chiffre d’affaire du groupe Danone a ainsi reculé de 8,3% ce trimestre, « plombé par la chute des ventes d’eau en bouteille dans les bars et restaurants ».
« S’agissant des services, les dépenses de services de transports (-45,8 %) et d’hébergement-restauration (-56,9 %) s’effondrent, en lien avec les restrictions administratives mises en œuvre pour lutter contre la pandémie », relate également l’Insee.

Une chute inédite du PIB français qui s’inscrit dans le cadre d’un effondrement historique de l’économie mondiale. Alors que les exportations françaises enregistrent une baisse plus importante ce trimestre (–25,5 % après – 6,1 %) que les importations (–17,3 % après – 5,5 %), la Banque Mondiale estime ainsi une contraction de 5,2% de l’économie mondiale, tandis que le niveau des importations mondiales pourrait chuter de 10% cette année selon Les Echos pour qui « L’Union Européenne va affronter la pire crise économuique de son histoire ».
Des prévision inquiétantes au moment où l’Espagne a annoncé une chute de 18,5% de de son PIB au second trimestre 2020 – « la plus forte glissade des grandes économies de la zone euro » toujours selon
Les Echos – et où l’Allemagne enregistre un recul de 10,1% de son PIB, « son plus important recul depuis l’après-guerre » selon Le Monde.
La Commission Européenne qui présenté mercredi ses prévisions, table sur une baisse de 7,7% pour l’ensemble de la zone euro. Du jamais vu depuis sa création, comme en témoigne le commissaire européen en charge de l’Économie, Paolo Gentiloni. Selon lui, l’activité économique « a quasiment fondu d’un tiers du jour au lendemain ».

 

Plan de relance du gouvernement : derrière la « croissance verte » et les mesures « chocs », encore 100 milliards pour le grand patronat

 

Le 14 juillet dernier, Jean Castex annonçait les grandes lignes d’un plan de relance à hauteur de 100 milliards d’euros, adossé à la loi de Finance 2021. Un plan qui tente de concilier la volonté du gouvernement de reconquérir une partie de son électorat de centre-gauche séduit par EELV et déçu par le macronisme, en même temps qu’à assurer son plein soutien au grand patronat. En plus des mesures écologistes chiffrées à 20 milliards d’euros comme la lutte contre l’« artificialisation des sols », la « croissance écologique », les « Contrats de Développement Écologique », les « Plans Vélo », la régulation de la publicité, ou la rénovation thermique des bâtiments, le Premier Ministre a ainsi annoncé la mise en place des « repas à 1€ » dans les CROUS pour les étudiants boursiers, la revalorisation de 100€ de l’allocation de rentrée.
Mais à côté de ces mesures chocs pour marquer l’opinion, le gouvernement choisi d’offrir au patronat 40 milliards d’euros destinés à l’industrie avec notamment des baisses d’impôts de production, en plus des baisses de charge à hauteur de 4.000€ par an pour l’embauche de jeunes de moins de 25 ans touchant des salaires allant jusqu’à 1,6 fois le SMIC, ou encore de 400.000 contrats précaires à durée déterminé (contrats d’insertion et services civiques) et 200.000 formations qualifiantes sans promesses d’embauches.

Une politique pro-patronale assumée par Bruno Le Maire ce vendredi sur CNEWS. Après avoir défendu son bilan en affirmant que l’effondrement du PIB est « moins sévère que prévu », passant sous silence la gestion catastrophique de la crise sanitaire par le gouvernement, le Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance affirme son intention de « continuer à avoir des mesures radicales » pour espérer « retrouver d’ici deux ans le même niveau de prospérité qu’avant la crise ». Interrogé sur les aides publiques aux entreprises, à l’instar des 7 milliards d’aides publiques pour Air France KLM ou du prêt de 5 milliards d’euros garanti par l’État pour Renault, Bruno Le Maire ne veut les conditionner qu’à un prétendu « plan de relance vert », en donnant « la priorité aux véhicules électriques » dans l’industrie automobile, ou la réduction des vols intérieurs pour le secteur des transports aérien.
Conforté par la promesse de ne pas augmenter les impôts sur les grandes fortunes, le ministre se donne ainsi un alibi écolo pour signifier en fond que le gouvernement refuse d’exiger des contreparties en matière de sauvegarde de l’emploi, de salaires et de conditions de travail. Ce qui ne revient à rien d’autre qu’à continuer à faire des cadeaux au grand patronat comme le démontre l’exemple de Renault, qui tout en bénéficiant d’aides publiques a dans le même temps annoncé supprimé 15.000 postes dans le monde dont 5.000 en France avec des fermetures d’usines en perspective, notamment à Choisy-le-Roi.

 

Face à la crise et au gouvernement, l’urgence d’un plan de bataille pour faire payer les capitalistes

 

Si le gouvernement tente de faire la synthèse entre les différentes ailes de sa majorité dans un plan de relance se situant ouvertement dans la continuité du projet néo-libéral porté par Emmanuel Macron, sa capacité à faire face à une crise historique de cette ampleur par des mesures de relance reste difficile à réaliser. En témoigne le rétropédalage de Bercy, quelques heures après l’intervention de Bruno Le Maire sur CNEWS ce vendredi. En effet, après les déclarations en grande pompe du ministre selon lequel « nous ne sommes pas impuissant et nous pouvons améliorer les choses » qui a annoncé « la mise en place d’un « nouveau prêt garanti par l’État qui pourra représenter jusqu’à 80% du chiffre d’affaire (au lieu de 25%) avec un taux à 0,25% » pour le secteur du tourisme et de l’hôtellerie-restauration, Bercy s’est fendu d’un communiqué pour préciser que le plafond de ce prêt garanti atteindra 80% du chiffre d’affaire seulement pour les entreprises saisonnières dont 80 % du chiffre d’affaires annuel est réalisé en seulement trois mois.

Seulement dans cette épreuve le gouvernement Macron-Castex s’appuie sur un « changement de méthode » qui acte le retour à plus de dialogue social, à l’image du retour des concertations sur la réforme des retraites, ou encore la signature d’un accord entre les directions syndicales (FO, CFDT et CFE-CGC en tête) et le patronat de la métallurgie (UIMM) pour instaurer le chômage partiel de longue durée. Cette mesure qui prévoit des pertes de salaires nettes pour les travailleurs et des indemnités pour sauvegarder les profits du patronat va renforcer le chantage à l’emploi dans les entreprises, puisqu’elle pourra désormais être mise en place même « en l’absence d’accord d’établissement, d’entreprise, ou de groupe ».

A rebours du dialogue social sur lequel s’appuie le gouvernement pour mener son offensive anti-sociale, il s’agit de s’appuyer sur la colère et la détermination exprimée par les soignants mobilisés contre l’imposture du Ségur de la Santé aux côtés des Gilets Jaunes, ou des réactions exemplaires des salariés qui, de TUI France à Nokia en passant par la MCA Maubeuge se sont mobilisés et ont agrégé autour d’eux de nombreux soutiens, pour construire un véritable plan de bataille à même de faire converger les colères contre le gouvernement. Il n’y a que de cette manière qu’il sera possible de s’opposer aux plans du gouvernement et du patronat, en revendiquant l’interdiction des licenciements et l’indexation des salaires sur l’inflation, parce que ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Reims : une trentaine de salariés de Castorama en grève

Ce samedi 1er août, une trentaine de salariés de Castorama, issus des magasins de Thillois (Reims), Metz, Vandœuvre-lès-Nancy et Thionville se sont rassemblés devant l'établissement marnais. Ils accusent la direction d'avoir recalculé leur prime d'intéressement à leur insu.


Et de quatre. Ce samedi 1er août, cela fera la quatrième journée que les employés de Castorama se mobilisent. En cause : leur prime d'intéressement trimestrielle, "dont la direction a changé un terme, explique Christophe Démon, délégué syndical CGT. Le plafonnement annuel a été changé par trimestriel." Un mot qui modifie considérablement le salaire. De 2,4 mois de salaire, la prime passe à 0,6 mois de salaire.
 
Cela fait perdre aux salariés 35 millions d’euros en tout en France alors que pour les salariés de Brico Dépôt, qui appartient au même groupe, les primes sont restées annuelles.

Christophe Démon, délégué syndical CGT


Il faut dire que les employés gagnent en moyenne 1.500 euros brut par mois, soit à peine le SMIC. Les primes sont donc très attendues par les salariés. Pour l'heure, ils devraient en toucher une première équivalente à un mois de salaire pour le second trimestre. Mais selon Christophe Démon, les prochaines seront largement inférieures à celles de 0,6 mois (jusqu'au vendredi 31 juillet, les syndicats craignaient de ne toucher que 0,6 mois de prime). "Soit au minimum 100 euros de moins en moyenne par salarié", a calculé Gregory Cipriano. Autrement dit, au lieu des 3.600 euros espérés, ils ne toucheront que 900 euros, selon les estimations des syndicats, relève l'Alsace.

"La direction française a rompu le dialogue social", tranche Bruno Malécot, délégué syndical et secrétaire général des services de la Marne pour la CFDT. Et le représentant syndical d'ajouter : "On se relaie car on n’a clairement pas les moyens de faire grève. C'est difficile de faire grève, surtout cette année qui est difficile. Les collègues ont peur de sacrifier leurs salaires et leurs vacances."


 
Des grévistes venus de Metz, Nancy et Thionville

 

En plus des employés marnais, des salariés des magasins de Metz, Vandœuvre-lès-Nancy et Thionville sont venus prêter main forte. "On a ciblé ce magasin car il y a une bonne dynamique depuis le début et une directrice récalcitrante sur le droit de grève", argue Bruno Malécot. Après quatre journées de débrayage, les grévistes accusent la directrice du magasin de Thillois d'avoir fait "des remarques sur la distribution de tracts, leur disant qu'ils n'avaient pas le droit de le faire devant le magasin."

Les syndicats réclament que la prime d'intéressement soit prévue telle qu'elle avait été négociée initialement. "Ça va se finir au juridique, une action juridique au tribunal", déplore Gregory Cipriano délégué syndical CGT à Metz.
 
L'appel à la grève a été lancé par cinq syndicats : la CGT, la CFE-CGC, la CFDT, la CFDC et FO.
Une modification de la prime que les syndicats n'expliquent pas. Selon eux, le chiffre d'affaires de l'entreprise est à la hausse : "+25% en mai et +33% en juin", pointent-ils sur les tracts. "Cela va être compliqué pour la direction, commente Grégory Cipriano. Avec ce refus du dialogue, on assiste à un durcissement du dialogue social dans les magasins."

Pour l'heure, les syndicats n'excluent pas un nouvel appel à la grève à la mi-août, durant la "Grande braderie", une opération commerciale d'envergure. Contacté par mail, le service presse n'a pas encore répondu à nos sollicitations.
 Florence Morel

 

Publié par FSC

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Pourquoi la CGT n'a pas signé le SEGUR de la santé

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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