SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Communiqué. La fédération CGT Commerce exige la gratuité des masques

Alors que les enseignes de la grande distribution ont désormais mis en vente des masques, à des prix élevés et pour des masques dont des spécialistes contestent la qualité, la CGT commerce exige la gratuit de ces masques. Nous relayons leur communiqué.

Masques gratuits

Crédits : AFP

Alors que les enseignes de la grande distribution ont désormais mis en vente des masques, à des prix élevés et pour des masques dont des spécialistes contestent la qualité, la CGT commerce exige la gratuit de ces masques. Nous relayons ci-dessous leur communiqué.

Les enseignes de la grande distribution pourront dès aujourd’hui vendre des masques de protection à usage unique au grand public.

Ces masques à usage unique seront vendus au prix coûtant avec une marge minimale, d’après le communiqué de la FCD du 1er Mai, soit 0,95 centimes d’euro l’unité, en moyenne selon les enseigne.

Faut-il rappeler la hausse des marges bénéficiaires de ces enseignes, depuis le début de cette crise sanitaire qui frappe notre pays, ainsi qu’une augmentation des prix sur certains produits alimentaires de première nécessité ?

La Fédération CGT Commerce et Services exige la gratuité de ces masques à l’ensemble du grand public car ce prix peut décourager les plus précaires alors que ces masques ont une durée de protection très limitée. Il en va de la santé et la sécurité publique que l’accès à ces masques soit le plus large possible.

Ce n’est en aucun cas aux salarié.e.s d’être les seuls à faire preuve de solidarité collective, la Fédération CGT Commerce et Services exige donc le non-versement de dividendes aux actionnaires de ces enseignes de la grande distribution.

Notre Fédération CGT Commerce et Services réclame, plus que jamais, la création d’un Pôle Public du Commerce qui permettrait, entre autres, la régularisation des prix, la juste rémunération des producteurs du secteur agro-alimentaire, la loi Egalim n’étant qu’un leurre, ainsi qu’une politique salariale digne de ce nom.

Depuis Révolution Permanente, nous lançons jeudi 7 mai une grande campagne pour la réquisition et la distribution gratuite des masques, qui sont aujourd’hui en nombre insuffisant et vendus à des prix inaccessibles pour les classes populaires, tout ça pour le profit des propriétaires des chaines de grande distribution. Participes-y avec nous !

Masques gratuits

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Prolongation de l’état d’urgence sanitaire : un renforcement de l’arsenal répressif et patronal

Dans la nuit du mardi 5 ou mercredi 6 mai, le Sénat a adopté en première lecture le projet de loi prolongeant l'état d'urgence sanitaire. Le texte est un pas supplémentaire pour laisser les coudées franches à une politique pro-patronale et autoritaire.

Politique pro-patronale

Après plusieurs jours d’examen du projet de loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire, les sénateurs ont voté et, ce mercredi matin, nous avons appris sa validation par la chambre haute. C’est désormais à l’Assemblée nationale qu’il revient de valider le texte ou non, et ce d’ici la fin de semaine. Le projet de loi du gouvernement présente sept articles visant selon le ministre de la santé Olivier Véran à « conforter le cadre juridique » du régime dérogatoire de l’état d’urgence sanitaire et à l’ « élargir » pour y « intégrer les enjeux du déconfinement ».

Le texte voté par le parlement -et l’argumentaire qui va avec, selon lequel le caractère inédit de la période que nous vivons rimerait forcément avec mise en place de dispositifs exceptionnels- est une fois de plus un signal inquiétant pour les travailleurs et les classes populaires. Les modifications apportées par les sénateurs au texte initial et présentées par la chambre haute comme des « garanties » en vue du déconfinement ne sont en réalité que minimes, voir plus inquiétantes encore.

Une attaque liberticide et autoritaire sous couvert de lutte contre le coronavirus

Les dispositifs pris par le gouvernement mettent en lumière la logique avec laquelle l’Etat veut instaurer le déconfinement de la population, de manière liberticide et répressive.

L’article 6 du projet de loi, autorise ainsi un système d’information qui permet d’identifier le plus rapidement possible les personnes qui ont été au contact des personnes infectées. Si face à la polémique le gouvernement a repoussé l’examen du projet de loi StopCovid, le secrétaire d’état du numérique a dors et déjà annoncé la mise en place de l’application autour du 2 Juin. L’article, particulièrement alarmant, laisse en effet beaucoup de flous et de nombreuses portes ouvertes pour passer d’un dispositif présenté comme inoffensif par le gouvernement à la mise en place d’une surveillance généralisée.

Le projet de loi permet également l’extension des catégories de personnes habilitées à verbaliser en cas de non-respect des règles. Pourront désormais dresser les procès-verbaux : les réservistes, les adjoints de sécurité, les agents assermentés. Face à la crise économique et sociale qui s’ouvre devant nous, la réponse du gouvernement est une fois plus celle de la répression.

Mais plus encore, par la prolongation de l’état d’urgence, le gouvernement s’arroge encore une fois le droit de gouverner par décret, de limiter les libertés individuelles, d’interdire les rassemblements. Derrière l’objectif affirmé de protéger la santé de la population le gouvernement justifie pleinement de se donner les pleins pouvoirs et de mettre en place une répression et une surveillance accrue. C’est ainsi que le gouvernement légitime l’élargissement de ses capacités de répression et la mise sous quarantaine par décret.

Derrière le prolongement de l’état d’urgence sanitaire : faire payer la crise aux travailleurs

Un des points les plus scandaleux du texte adopté par le Sénat, est l’amendement proposé par le rapporteur Les Républicains, visant à aménager le régime de responsabilité pénale des employeurs, élus locaux et fonctionnaires amenés à prendre des mesures pour la sortie du confinement. Dans le cas où un employeur serait susceptible d’être poursuivi en justice pour ne pas avoir respecté les mesures sanitaires, il ne pourra plus être reconnu coupable car il dispose d’une immunité judiciaire ? Alors que les travailleurs se voient imposer des semaines de 60 , le patronat et le gouvernement faisant fi des dangers de contamination et d’une probable seconde vague de l’épidémie font reprendre massivement le 11 mai pour sécuriser les profits.

Si l’assemblée nationale réunie aujourd’hui en commission a retoqué l’amendement des sénateurs sur la responsabilité pénale des élus, c’est plus que jamais une justice à deux vitesses qui nous est proposée. Celle qui vise les salariés contraints de retourner au travail, sans masques, sans tests et exposés à des amendes et celle pour les élus et le patronat qui ont droit à une amnistie. Ce projet d’auto-amnistie préventive pour le gouvernement et pour le patronat est particulièrement scandaleux, il laisse aux employeurs toutes libertés pour passer au dessus des règles sanitaires.

La prolongation de l’état d’urgence sanitaire est une attaque contre les travailleurs. Le gouvernement a décidé comme il l’a fait depuis le début de la crise économique de sécuriser à tout prix les profits du patronat. Derrière le texte adopté et amendé par le Sénat l’objectif est clair, il s’agit de faire payer la crise aux travailleurs. En accentuant les dispositifs de surveillance, en augmentant ses forces de répression, en se sortant des contraintes juridiques ou encore en limitant les libertés individuelles par décret le gouvernement se donne à la fois les moyens de réprimer toutes les luttes qui s’ouvriront contre sa politique désastreuse mais il s’offre aussi les pleins pouvoirs pour appliquer sa politique de blanc-seing pour le patronat.

Il ne faut également pas s’y tromper, derrière une volonté affichée par le gouvernement d’un état d’urgence provisoire c’est un changement plus pérenne qu’ils tentent d’imposer à grand renforts de décrets et de policiers dans nos rues. Les propos de Gilles Le Gendre, chef de file des députés LREM, après que le Sénat ait décidé de raccourcir la durée de l’état d’urgence, viennent le confirmer : « Ça ne fait pas une grande différence, je ne pense pas que ce soit la dernière fois qu’on ait à prolonger l’état d’urgence ». En ce sens la volonté du gouvernement est clair, l’état d’urgence sanitaire cherche à étendre les pleins pouvoir du gouvernement pour nous imposer une restriction drastique des droits démocratiques et des attaques historiques contre le droit du travail.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Augmentation du temps de travail : un think tank proche de Macron recommande de nouvelles attaques

Une note de l'Institut Montaigne, think tank pro-patronal, propose d'augmenter le temps de travail, de verser le paiement des heures supplémentaires des années après leur exécution et s'en prend également au public avec promesse de précarisation et suppression de RTT. Un révélateur des projets du patronat français, de la part d’un organisme proche de Macron.

Nos vies, pas leurs profits

Crédits : THOMAS SAMSON/AFP

Ce mercredi 6 mai, l’Institut Montaigne a publié une note intitulée « Rebondir face au Covid-19 : l’enjeu du temps de travail ». Celle-ci s’inscrit dans la droite lignée des demandes de Geoffroy de Roux de Bézieux, président du Medef, qui disait il y a moins d’un mois vouloir poser la question « du temps de travail, des jours fériés et des congés payés ». En ce sens, la note « plaide en faveur d’un soutien aux entreprises qui souhaitent accroître le temps de travail, sans sacrifier la question de sa rémunération ».

Rédigée par Bertrand Martinot, la note énumère neuf propositions. La première s’intitule « Assouplir quelques verrous juridiques ». Derrière cette formule légère se cachent des attaques importantes contre le droit du travail. L’auteur s’en prend au temps de travail et il s’y attaque par plusieurs biais. En proposant déjà de toucher aux temps et aux moments de repos : il voudrait ainsi « permettre de déroger au temps de repos minimum quotidien de 11 heures minimum par jour dans le cadre d’un accord sur le droit à la déconnexion ». Alors même que le droit à la déconnexion prend une importance capitale pour tous ceux qui se sont retrouvés en télétravail, du fait du confinement, dont les employeurs profitent pour augmenter la durée de travail journalière réelle.

L’auteur s’en prend également aux RTT (Réduction du Temps de Travail), et propose de rendre temporairement obligatoire le rachat de RTT sur demande de l’employeur, et ce sans aucune majoration. Une attaque qui fait écho et suite, aux mesures anti-sociales de l’état d’urgence sanitaire, qui a permis d’imposer des jours de RTT aux employés confinés, mesure qui a servi à de nombreuses entreprises. A la SNCF, par exemple l’entreprise en a profité pour imposer 5 jours de RTT à tous ses employés.

Des heures supplémentaires payées plusieurs années après ?

L’auteur propose également d’accroître le « temps de travail sans pour autant que la rémunération supplémentaire correspondante ne soit versée immédiatement par les entreprises ». Il propose ainsi de repousser le versement à l’année suivant ou même plusieurs années après « si l’entreprise ne renoue pas immédiatement avec les bénéfices ». Il suggère aussi qu’au lieu de payer immédiatement les heures supplémentaires des salariés, celles-ci pourraient leur permettre de prendre des congés longue durée ou de partir plus tôt à la retraite. En obligeant à travailler plus sans compensation immédiate, et en repoussant le paiement des heures supplémentaires à un futur hypothétique, il entend ainsi préserver les bénéfices des entreprises sur le dos des salariés.

Les fonctionnaires dans le viseur

Le service public est également concerné par la note. Pour accroître le temps de travail, l’auteur de la note propose notamment de supprimer un jour férié : le jeudi de l’ascension, en profitant pour faire sauter le « pont ». Il indique à ce titre : « Bien entendu, les écoles ouvriraient ce jour-là. ». Il propose également de supprimer une semaine de vacances à la Toussaint pour « rattraper » le temps « perdu » pendant le confinement.

L’idée de « supprimer une dizaine de jours de RTT pour les cadres de la fonction publique, sans compensation salariale obligatoire. » est également évoquée. Au nom d’une plus grande efficacité, Bertrand Martinot souhaite également augmenter la part de catégories éligibles au forfait jour dans la fonction publique. Une promesse de précarisation importante.

Derrière cette note : le patronat français proche d’Emmanuel Macron

Si cette note a un intérêt, et a été largement relayée, c’est que l’institut Montaigne n’est pas n’importe quel think tank. Son créateur n’est autre que Claude Bébéar, qui a été pendant plus d’une vingtaine d’années à la tête d’Axa. Et Bébéar n’est pas la seule figure du patronat français dans le comité directeur de l’institut : on y retrouve l’actuel PDG de La Poste, Philippe Whal, la directrice générale adjointe de Dassault Système, Florence Verzelan et le vice-président de l’Institut n’est autre que Jean-Dominique Senard, le Président de Renault. Mais la liste ne s’arrête pas là, d’autres patrons y côtoient une ancienne ministre de la culture, Fleur Pellerin, ou encore une directrice de BNP Paribas.

Derrière cette note et ces propositions d’attaques contre le code du travail, ce sont les aspirations de toute une frange du patronat que l’on retrouve. Et c’est un secteur proche de Macron qui se rejoint au sein de l’Institut, comme le note Libération qui affirmait en 2017 que le directeur de l’Institut Montaigne était pressenti pour devenir ministre de Macron ! : « Au jeu des pronostics politiques, Laurent Bigorgne [l’actuel directeur de l’Institut Montaigne] était bien coté pour devenir ministre. [...] Pendant la campagne, il a discrètement modelé une partie du programme de son « ami » Emmanuel Macron en jonglant pendant plusieurs mois entre un rôle de conseiller officieux et son poste à « Montaigne ».  ». L’association de LREM était même hébergée à son domicile comme l’a révélé Médiapart.

Si pour l’instant le gouvernement botte en touche, avec Muriel Pénicaud qui réagissait ce matin à la note en disant que la « priorité c’est l’emploi », ce texte, dans la continuité des demandes du Medef, rappelle que le plan du patronat est de faire payer la crise aux travailleurs, et qu’il réfléchit en ce moment à comment préserver les bénéfices et casser le code du travail en conséquence. Car si la note reconnaît le « cadre légal actuel qui permet déjà de nombreuses souplesses qui vont être très utiles en phase de redémarrage » l’auteur n’entend pas s’arrêter là et appelle à « tirer les enseignements des mesures mises en place au cours de la période de crise sanitaire et économique. ». Une volonté explicite de pérenniser les attaques contenues dans la loi d’urgence sanitaire et de les élargir.

A l’inverse de cette logique pro-patronale, les travailleurs doivent lutter pour l’abrogation des ordonnances qui prévoient la semaine travail de 60 h et la journée de 15 h, qui remettent en cause le repos dominical et les congés payés ! Contre la volonté de faire payer la crise aux travailleurs, et alors que le chômage est en pleine augmentation avec la crise économique, c’est la répartition et la réduction du temps de travail entre tous qu’il faut revendiquer, et le tout sans perte de salaire. Un projet antagonique à celui du patronat, qu’il faudra imposer par la lutte.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Une réaction d'Antone MANESSIS sur son site :

 

 

Le microcosme médiatico-politique bruisse de"l'affaire Zemmour".

Alors pourquoi en parler à notre tour comme si, dans la grisaille du confinement qui occupe en exclusivité les médias, l'anecdote était un événement ? Simplement parce que comme le disait Paul Nizan les faits divers sont des révélateurs d'une époque.

Les faits : Zemmour fait ses courses, il est reconnu et copieusement insulté par un homme qui finit par lui cracher dessus. Signe des temps le quidam filme la scène sur son portable et la diffuse.

Les participants à la scénette: à tout seigneur tout honneur - quel mot étrange le concernant - Zemmour. Polémiste de droite extrême, fasciste, raciste. Condamné à plusieurs reprise par la Justice pour "provocation à la haine raciale"et "incitation à la discrimination raciale". L'historien Gérard Noiriel publie Le Venin dans la plume : Édouard Drumont, Éric Zemmour et la part sombre de la République, dans lequel il compare la rhétorique identitaire du polémiste aux imprécations antisémites d'Edouard Drumont.

Le présumé insulteur: il s'appelle Mehdi Korchi. Excédé par les propos racistes de Zemmour il dit regretter son geste.

Les réactions: le président de la République, Emmanuel Macron, a consacré une heure de son précieux temps à consoler Zemmour au téléphone. D'une désarmante incompétence contre le virus Covid19, il sait flatter son flanc droit. Ça peut servir. La droite dans son ensemble, de la plus primitive, Ciotti ou Retaillaud, à la plus distinguée, Larcher ou Enthoven, exprime sa solidarité avec celui que les parlementaires UMP avaient ovationné le lendemain d'une de ces condamnations pour racisme, invité par Hervé Novelli, ex-GUD, Occident, PFN, FN et finalement UMP.

L'extrême-droite est tout aussi évidemment à ses côtés en cette bien triste circonstance - faut-il en pleurer ou en rire - Marion Maréchal-nous-voilà, Collard, Menard et Valeurs Actuelles. C'est que Zemmour est un pont. Un pont entre ces deux familles. Celui qui exprime ouvertement le rêve d'une fraction du capital si Macron se crame : l'union des droites, style 1922 ou 1933.Ou encore style Vichy. 

Plus lamentables encore les réactions d'une gauche tellement de droite qu'elle en adopte les réflexes : Denis Olivennes, le capitaliste socialiste, ou Caroline Fourest, la dénonciatrice de "l'islamo-gauchisme". Sans oublier le chien de garde Aphatie égal à lui-même.

Pour synthétiser : un individu peut insulter son pays, ce qu'il fait en réhabilitant le traître criminel Pétain, qui peut insulter ses concitoyens, ce qu'il fait avec les musulmans, qui peut insulter les noirs et les arabes, qu'il assimile aux délinquants (ce qui lui vaudra une de ses condamnations judiciaires), qui peut insulter les femmes et les homosexuels, devrait être soutenu ?

Nous refusons cette pseudo-tolérance qui n'est que de la complicité avec l'obscurantisme fasciste. Quand on est un progressiste, un patriote, un internationaliste on ne court pas au secours d'un fasciste. On dit "Qui sème le vent, récolte la tempête". A l’occurrence une bien petite tempête.

Et comment ces belles âmes qui ont couvert, approuvé, ordonné des violences autrement plus graves contre des travailleurs, des cheminots, des gilets jaunes, des soignants, gazés, matraqués, amputés par la police aux ordre du pouvoir, peuvent-elles oser se la ramener pour défendre l'indéfendable et nauséabond Zemmour ? Macron a-t-il téléphoné pendant une heure avec les jeunes matraqués par son ami Benalla ?

Zemmour a une tribune sur la chaîne de Vincent Bolloré, C-News. Et c'est sur le yacht du même Bolloré que Sarkozy a fêté sa victoire aux présidentielles.Soyons donc vigilants : quand le grand capital commence à avoir les yeux de Chimène pour les fascistes, c'est qu'il est temps de ne pas sombrer dans la confusion idéologique et de se souvenir de nos anciens engagés dans le combat anti-fasciste. Sans compromission et sans que la main ne tremble.

Publié par FSC

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L’annonce par General Electric de la suppression de 10 000 emplois dans sa division aviation est le dernier révélateur d’une amère réalité dans l’aéronautique où les patronat cherche à faire payer la crise économique historique qui se profile aux salariés.

Suppression de 10 000 postes : General Electric veut faire payer la crise à ses salariés !

Crédit photo : AFP/Archives - Joseph Prezioso

Dans le secteur de l’aviation la cure d’austérité continue. Lundi soir General Electric, qui fabrique les moteurs des avions, a donc annoncé la suppression de 10 000 emplois. Une déclaration qui fait suite à une première vague de 2600 licenciements en mars. Ainsi le groupe américain aura supprimé près de 13 000 postes pendant cette crise, soit un quart de ses effectifs.

Ces coupes se feront, selon la firme, via des départs volontaires et des licenciements secs. Dans les Echos, le patron de General Electric David Joyce s’explique : « Pour préserver notre activité, nous avons répondu avec de difficiles mesures de réductions de coûts lors des deux derniers mois. Malheureusement, il en faut davantage pour aligner l’activité aux réalités du marché ».
L’entreprise se justifie en s’appuyant sur la possible chute du trafic aérien mondial de 80% par rapport à février. Son chiffre d’affaire dans la section aviation a baissé de 13% à 6,9 milliards de dollars, et que ses commandes ont diminué de 14 %.

Ces licenciements ne sont pas la seule attaque adressée aux travailleurs. Ainsi, au nom d’un plan d’économie de 3 milliards de dollars, le groupe américain a également annoncé la mise au chômage technique de la moitié de ses salariés dans la maintenance et la réparation des avions. Dans le même temps, les primes et bonus prévus pour les salariés sont annulés.

En France, la firme, selon la présidente de la région Bourgogne-Franche, Marie-Guite Dufay « profite de la crise pour accélérer une délocalisation » de l’activité du site de Belfort, actuellement visé par un plan social, vers la Hongrie et l’Arabie saoudite. General Electric tente par tous les moyens de réduire ses coûts en allant chercher une main d’œuvre moins chère.

Un vaste plan d’austérité dans l’aéronautique

En pleine crise sanitaire mondiale, la décision prise par le groupe américain est la dernière en date d’une longue série de suppressions de poste et licenciements dans l’aéronautique. Dans ce secteur les salariés font plus que jamais figure de variable d’ajustement pour préserver les profits du patron.

Ainsi la semaine dernière nous apprenions la suppression de 16 000 emplois chez Boeing, et donc de 10 % de ses effectifs dans le monde. Le lendemain le président exécutif d’Airbus, Guillaume Faury demandait, dans un courrier envoyé à ses 135 000 salariés, de se préparer à des réductions d’effectifs, jugeant que les dramatiques perspectives dont la crise sanitaire accouchait mettaient en danger la survie même du groupe. Ainsi chez les deux principaux avionneurs, la crise économique semble devoir se résoudre sur le dos des travailleurs.

Dans leurs sillages de nombreux sous-traitants et équipementiers sont également affectés. C’est le cas de Safran que nous évoquions dans un article antérieur : « le lundi 20 avril dernier, Philippe Petitcolin, directeur général de Safran, s’exprimait sur Europe 1 […] D’après lui et ses deux clients principaux que sont Airbus et Boeing, l’activité ne retrouvera pas son niveau de 2019 avant 2022 voire 2024. Dans ces conditions, un plan de restructuration n’est « pas impossible » ajoutant que « d’ici quelques mois, les licenciements massifs seraient inévitables. » mais également de Latécoère, sous-traitant d’Airbus, qui a bénéficié d’un plan d’aide de 60 millions d’euros, ou encore de Daher, qui a déjà supprimé 3300 postes.

Les travailleurs ne doivent pas payer la crise

La situation du secteur de l’aéronautique, immergé profondément dans une crise économique qui s’annonce dramatique, laisse présager, et la décision de General Electric le confirme déjà, que ce sera aux travailleurs que les patrons tenteront de faire payer la crise.

Pourtant comme l’expliquait récemment Gaëtan Garcia, travailleur dans l’aéronautique et militant à Révolution permanente : « si les patrons insistent sur les difficultés économiques, on ne connaît rien sur l’ampleur de celles-ci ni sur la stratégie qu’ils comptent adopter. Où sont passés les milliards de profits accumulés depuis des années ? En moyenne depuis 2009, le secteur aéronautique génère une marge d’un peu plus de 10% (EBIT), soit plusieurs dizaines de milliards d’euros. 40 milliards en 2017 par exemple (on parle bien ici de bénéfices, et pas du chiffre d’affaire). Ces bénéfices sont d’ailleurs de plus en plus concentrés dans les donneurs d’ordre, Boeing et Airbus, qui font jouer la concurrence entre sous-traitants. »

Alors, face aux suppressions d’emplois, pour lutter contre l’intimidation et le chantage au chômage, quand la crise économique s’annonce plus terrible chaque jour, que les différentes prévisions font état d’une crise économique bien plus terrible que celle de 2008, l’urgence est à l’organisation des travailleurs pour imposer l’interdiction des licenciements et la nationalisation sous contrôle des travailleurs dans les entreprises menacées, seule solution à même de préserver les emplois et de faire obstacle à la logique du profit.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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USA. 30 millions de chômeurs et la fortune des milliardaires bondit de 282 milliards de dollars

Selon un rapport du think tank Institute for Policy Studies, la fortune des milliardaires américains a augmenté de 282 milliards de dollars, soit une hausse de 10%. Depuis la mi-mars, plus de 30 millions d'américain se sont inscrit au chômage.

Crise sanitaire et économique, mais pas pour tout le monde

Crédits illustration : Gerd Altmann

Alors que plus de 30 millions d’américains ont perdu leurs emplois depuis le début de la pandémie et que le taux de chômage a augmenté jusqu’à 15%, la richesse des milliardaires du pays a augmenté de 282 milliards de dollars au cours de ces trois dernières semaines, selon une étude publiée par le think tank Institute for Policy studies. Des chiffres éloquents qui démontre que le grand patronat entend poursuivre sa course au profit en faisant payé l’intégralité de la crise sur les épaules des travailleurs et des plus précaires. Au mépris de nos vies et de notre santé, et ce à l’échelle mondiale.

Si la crise du coronavirus met en lumière et exacerbe nombre d’injustices, notamment l’exploitation des travailleurs et la mise en famine de millions de personnes, elle est plus que bénéfique pour les plus riches pour qui la situation est une aubaine. Parmi eux, Jeff Bezos, PDG d’Amazon qui au 15 avril a vu son capital augmenter de 25 milliards depuis le 1er janvier 2020, un montant plus important que le PIB du Honduras, illustrant une fois de plus les profondes inégalités dans la distribution des richesses.

En effet, si Bezos peut tranquillement s’enrichir en cette période de détresse et de précarité pour la majorité de la population mondiale, c’est parce qu’il n’hésite pas à intensifier l’exploitation du personnel, mais également à mettre délibérément leurs vies en danger. Pour maintenir une production non-essentielle, Amazon passe outre les nombreux cas de COVID-19 confirmés dans différents entrepôts, et malgré les annonces faites par la direction, l’entreprise n’assure pas la mise en place de mesures de protections élémentaires, comme la distribution comme la fourniture de masques, de gel hydroalcoolique et de tests de température. Et quand les voix dénonciatrices de ces conditions de travail se font entendre, elles sont aussitôt réprimées par Amazon, comme en témoigne le licenciement de l’un des organisateurs d’une manifestation de livreurs qui s’est tenue à New York le 30 mars dernier.

Cet enrichissement indécent et profondément injuste d’une poignée de personnes dans la situation de crise que nous traversons, est l’une des nombreux exemples de l’inégale répartition des richesses, celles-ci essentiellement produites par la classe ouvrière, en dépit des nombreux risques sanitaires qu’elle encourt. Pourtant, et une fois encore, c’est elle qui sera sacrifiée et qui subira de plein fouet les conséquences de la crise économique annoncée. Il est donc vital de mettre le patronat et le gouvernement face à leurs responsabilités, et d’exiger que ce soient les capitalistes qui payent l’après-crise, comme l’illustre les 12 mesures d’urgence que nous proposons

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Histoire de masques et de fric

La presse: "Rupture de stocks pour les masques dans la grande distribution". Mais n'ayez crainte, elle va en remettre bientôt en tête de gondole. Même vendus à bas prix, qu'ils disent, les géants de la grande distribution se font de la promotion gratos et du fric sur un produit de santé publique qui aurait dû être gratuit.

Et pour ceux qui n'auraient pas encore compris que le marché est libre et non faussé dans la société capitaliste française, cet exemple:

Histoire de masques et de fric

Achetés en janvier 2020 ces 50 masques valaient 3,95 €, soit 0,08 € le masque. Aujourd'hui, les mêmes 50 masques valent 47,50 €, soit 0.95 € l'unité. Augmentation de 1187%. Elle est pas belle la vie?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Sur le canard enchainé

COVID 19

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Emmanuel Todd réclame justice et s'élève contre l'impunité dont pourraient jouir demain nos gouvernants. Les chiens de garde s'inquiètent ...
Emmanuel Todd réclame justice et s'élève contre l'impunité dont pourraient jouir demain nos gouvernants. Les chiens de garde s'inquiètent ...

 

Un entretien d'Emmanuel Todd accordé à L'Express

 "Nous saurons que la monde a changé quand ceux qui nous ont mis dans le pétrin seront devant un tribunal - et je ne parle pas d'une simple commission parlementaire. On nous prie de croire que les gens qui ont péché sous les régimes précédents et qui sont toujours là ont fait leur examen de conscience.

C'est trop facile!

Il faut en finir avec l'impunité.

On doit faire des exemples, avec des peines de prison et des sanctions financières. La société française a besoin de morale, et il n'y a pas de morale sans punition.

Ce n'est pas qu'une question de principe.

Il existe maintenant un vrai risque d'explosion sociale, parce que les Français savent que leurs dirigeants sont incapables de les protéger. Si l'on accepte encore et toujours un pouvoir qui raconte n'importe quoi grâce à sa maîtrise des moyens de communication et qui s'entête à ne pas régler les problèmes économiques, l'étape suivante ne sera pas une lutte de classes civilisée, mais le guerre civile."

 

Les chiens de garde du pouvoir

s'inquiètent et s'indignent

Emmanuel Todd réclame justice et s'élève contre l'impunité dont pourraient jouir demain nos gouvernants. Les chiens de garde s'inquiètent ...
Coronavirus: la folle charge d'Emmanuel Todd contre Macron

EDITO - Un entretien d'une virulence extrême d'Emmanuel Todd accordé à L'Express est passé sous les radars ce week-end. Le démographe y défend notamment la nécessité de punir violemment nos dirigeants actuels -par la prison et les sanctions financières- pour leur gestion de la crise épidémique. Une interview glaçante qui rappelle les pires heures idéologiques du stalinisme.

 

Dans le dernier (et excellent) numéro de L'Express, un entretien est passé quasi inaperçu, celui du démographe Emmanuel Todd. C'est fort dommage. Dissimulé comme à l'accoutumée derrière la "science" et ses "recherches", l'intellectuel, profitant de la pandémie du Covid-19, porte une charge d'une violence inouïe contre Emmanuel Macron et l'Europe. Inutile d'y prêter plus que cela attention car l'obsession anti-européenne et la haine recuite envers le président de la république ne sont plus chez lui qu'habitude et routine. Ce n'est qu'une démonstration supplémentaire de l'ultra violence politique (et verbales) qui habite Todd.

Mais la conclusion de l'interview accordée à notre confrère mérite toutefois que nous nous y arrêtions. Car elle augure de ce qui pourrait advenir dans les mois qui viennent.

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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L’Etat vole au secours d’Europcar avec une garantie de prêt à 90%

Ce dimanche, l’entreprise de location de voitures Europcar a annoncé qu’il lui avait été accordé 220 millions d’euros de prêts bancaires garantis à 90% par l’Etat. Une aide considérable alors que les travailleurs continuent d’être en première ligne et à manquer cruellement de moyens, alors que le bilan humain s’élève à 25 000 personnes décédées en France.

Chèque en blanc au patronat

Mi-avril, le gouvernement présentait un « plan d’urgence économique », dont l’objectif principal était surtout d’offrir une grosse enveloppe aux entreprises, pour qu’elles ne mettent pas la main à la poche et préservent leurs bénéfices.
Bruno Le Maire annonçait notamment une aide de 20 milliards d’euros pour le financement des « entreprises stratégiques » en difficulté, pour les aider à faire face à la concurrence. En parallèle, seulement 39 millions étaient alloués aux aides alimentaires.

La crise économique à venir sera sans aucun doute d’une violence sans précédent : les prévisions annoncent une baisse de 8% du PIB pour l’année 2020, alors qu’à titre de comparaison il n’avait reculé que de 2,9% en 2009. Alors que les soignants dénoncent encore, plus de deux mois après le début de la crise en France, un manque cruel de moyens, le gouvernement fait une nouvelle fois le choix de renflouer les caisses des grosses entreprises et de les pousser à rouvrir au détriment de notre santé.

Ainsi, ce dimanche, Europcar a annoncé qu’il lui avait été accordé 220 millions d’euros de prêts bancaires garantis à 90% par l’Etat. En contrepartie, l’entreprise explique avoir pris des engagements, comme celui de baisser de 25% les salaires des trois membres du directoires jusqu’à décembre. En 2016, la Présidente du directoire de l’entreprise, Caroline Parot, avait touché une rémunération de 695 154 euros… soit 37 fois le SMIC. Soyons donc rassuré, cette baisse de 25% ne l’empêchera pas de manger. Rappelons également que l’entreprise avait multiplié son bénéfice net par 2,3 en 2018, s’élevant à 139 millions d’euros.

L’entreprise de locations de voiture n’est pas la seule à avoir bénéficié d’une aide considérable de la part du gouvernement : le gouvernement annonçait également il y a quelques jours un plan d’aide à hauteur de 7 milliards d’euros pour l’entreprise privée Air France. Ce sont ces mêmes entreprises, qui aujourd’hui réclament de l’argent, qui hier faisaient tout pour rouvrir les usines et rétablir leurs marges de profit au détriment de la santé des salariés.
Ces choix gouvernementaux ne sont pas anodins, et présagent que le gouvernement et le grand patronat ont bien pour objectif de faire payer la crise -dont ils sont eux-mêmes responsables- aux travailleurs et à la jeunesse.
Alors que le nombre de personnes décédés en France s’élève à près de 25 000, dont des milliers de travailleurs qui n’ont pas pu se protéger, il est urgent de prononcer l’interdiction des licenciements et de toute baisse des salaires, et d’ordonner le contrôle ouvrier sur les entreprises pour assurer le maintien des conditions de travail et le respect des mesures de sécurité et d’hygiène. Comme on l’a vu depuis le début de la crise, les patrons ne prendront que des mesures favorables à leurs bénéfices, et c’est aux travailleurs d’imposer leur gestion de la situation.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le 13 avril 2020, le président de la République annonçait le déconfinement à partir du 11 mai. Le 29 avril, le Premier ministre précisait les activités concernées et les contraintes qui continueront à s’appliquer. La méthode est toujours la même : ils décident sans écouter, puis c’est aux autres d’assumer. La CGT dénonce cette irresponsabilité des pouvoirs publics !

Le Gouvernement a annoncé la reprise généralisée du travail le 11 mai 2020, ainsi que la relance des transports collectifs. En parallèle, il annonce l’obligation de respecter la distanciation, de porter un masque, de limiter les trajets à 100 km, d’avoir une réservation quel que soit le train et demande que priorité soit donnée aux travailleurs aux heures de pointe.

La plupart de ces mesures est, dans les faits, inapplicable. Pour les autres, il faudrait des moyens énormes (et plus de 10 jours de délais) afin de pouvoir les appliquer. Le Gouvernement atteint les limites de l’exercice solitaire du pouvoir. Il est inacceptable qu’il ne change pas de méthode dans le cadre d’une crise sanitaire !

La distanciation, oui, mais comment ?

Cette mesure est une préconisation des scientifiques (l’OMS recommande même 2 mètres). Le Gouvernement ne la met pas en place : il en impose le principe pour se couvrir et renvoie la responsabilité aux opérateurs de transport et au civisme de la population. C’est littéralement inconsistant !

Pour des questions techniques, les circulations seront limitées entre 50 et 70 % du plan de transport habituel. Puisque la capacité doit être limitée à « 1 siège sur 2 » (donc personne debout), elle sera de 20 % (pour les RER) à 50 % (pour les TET et TGV) de la capacité habituelle.

Le manque de matériel et la saturation des infrastructures ne permettront pas de renforcer la composition des trains aux heures de pointes. L’offre sera donc bloquée dans le meilleur des cas entre 10 et 20 % de l’offre habituelle. Pour assurer la distanciation, il est donc impératif que l’affluence des usagers ne dépasse pas ces chiffres. Si l’affluence est trop importante, il n’y aura pas de bonne solution : que les usagers soient bloqués sur les quais, dans les halls ou devant les gares, ils ne pourront pas se déplacer et il y aura une promiscuité dangereuse du point de vue sanitaire.

Le Gouvernement ne fait rien pour assurer la mise en oeuvre de ses décisions. Il se contente de voeux pieux ! Pourquoi n’a-t-il pas travaillé le déconfinement ? Pourquoi a-t-il fait le choix de ne rien planifier ? Il pourrait, par exemple, soumettre la reprise d’activité des entreprises à une autorisation administrative en lien avec les besoins de transport générés et la capacité des transports collectifs à l’assumer.

S’en remettre à la chance, c’est abandonner son rôle de pouvoirs publics !

La CGT Cheminots 4 mai 2020

Déconfinement à la SNCF: mais comment et que cherche le gouvernement?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Combien de soignants malades du covid-19? Combien en sont morts?

A ce jour, silence assourdissant  du palais de l'Elysée et du ministère de la Santé. Mais la CGT Santé a procédé à une vaste enquête: pour l'heure, au moins 12 000 soignants auraient été contaminés.

La consultation syndicale a mesuré les dégâts pour 550 000 soignants des hôpitaux, cliniques, Ehpad et établissements sociaux. Quant l'école et les entreprises disposeront de masques dès le 11 mai prochain -et encore faut-il que ceci soit vrai-, au 27 avril dans les zones dites rouges, un tiers des soignants n'en a pas suffisamment, un autre tiers ne dispose que de masques chirurgicaux non adaptés, précise la CGT des médecins et cadres hospitaliers.

Une sage-femme, délégué CGT à l'AP-HP, confirme que le nombre de soignants décédés est passé de 1 à 10 entre le 6 et le 27 avril 2020.

Diverses plaintes ont été déposées pour mise en danger de la vie d'autrui contre le ministère de la Santé et des directions locales d'établissements.

La veuve du docteur Eric Loupiac*, mort du covid-19 à 60 ans, compte déposer plainte nommément contre le dirlo de l'hôpital de Lons-le-Saunier, le dirlo de l'ARS de Bourgogne-Franche-Comté, et contre Agnès Buzyn et Olivier Véran, ex et actuel ministre de la Santé. Son mari ne disposait pas de masque FFP2  pour des gardes de 24 heures au contact de malades contaminés.

Le personnel soignant n'est toujours pas testé, avec ou sans symptômes. Olivier Véran, chambellan de l'Elysée en charge de la Santé, réfute ce dépistage régulier en raison du manque de tests. Attend-t-il que la grande distribution vende des tests à profusion en tête de gondoles?

Le capital compte toujours ses profits, nous comptons nos morts parmi nos concitoyens, notamment parmi le personnel soignant.

Applaudissez à 20 heures chaque jour, nous implorent Bfmtv et consorts pour que rien ne change!

* Eric Loupiac, médecin urgentiste, était syndiqué à la CGT et défendait le service public mis à mal à l'hôpital de Lons-le-Saunier, ville chef-lieu du département du Jura.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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