Comme si la casse du service public ferroviaire ne se poursuivait pas avec les fermetures de lignes, l'ouverture à la concurrence sous pilotage de l'Union européenne.
Mais sans doute Jean-Baptiste Djebbari fait semblant de ne pas comprendre !
"C’est un peu, j’ai l’impression, une grève par habitude et c’est dommage", déplore le ministre délégué aux Transports.
La CGT-Cheminots, premier syndicat de la SNCF, a déposé la semaine dernière un préavis de grève pour la journée nationale d'action du 17 septembre. Le mouvement a été lancé par la CGT, rejointe par la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse.
"J'ai du mal à comprendre très honnêtement cette grève. J'ai l'impression d'une grève par habitude. C'est dommage parce que je crois qu'en ce moment, dans un moment quand même compliqué pour la France, singulièrement compliqué pour les transports publics et notamment le mode ferroviaire, dans un moment où le gouvernement fait confiance au groupe SNCF, évidemment à ces cheminots pour investir plus que jamais dans le monde ferroviaire, a réagi Jean-Baptiste Djebbari. "Mais je note qu'ils ont décidé en liberté de faire autrement. C'est bien leur responsabilité", a-t-il ajouté.
Depuis le 1e septembre, la grande majorité des personnes vulnérables susceptibles de développer des cas graves de Covid-19, ainsi que les membres de leurs foyers, ne peuvent plus bénéficier des dispositifs de chômage partiel mis en place pendant le confinement.
Un décret publié le dimanche 30 août au Journal officiel acte “la fin des placements en activité partielle (...) des salariés partageant le domicile d’une personne vulnérable” ainsi que le durcissement très important des critères permettant de définir une personne « vulnérable ». En effet, depuis le 5 mai 2020, une grande partie des personnes dites “vulnérables”, c’est-à-dire les personnes ayant, en raison de leur âge ou de leur état de santé, un plus grand risque de développer des cas graves de Covid-19, pouvaient bénéficier d’un certificat d’isolement, ce qui leur permettait de continuer à télétravailler, où, dans certains cas, à bénéficier d’un chômage partiel. Ce n’est désormais plus le cas. Comme si elles avaient miraculeusement guéri du jour au lendemain.
Sont concernées : “les personnes qui vivent avec une personne vulnérable, celles de plus de 65 ans bien portantes, celles ayant des antécédents cardiovasculaires (hypertension artérielle compliquée, antécédent de chirurgie cardiaque...), les personnes diabétiques, obèses ou encore les femmes enceintes au troisième trimestre de grossesse” comme l’explique Franceinfo. Sachant que près d’un quart des clusters actuels proviennent d’entreprises, le message du gouvernement est clair : nos vies passent après les profits des patrons.
Au total, sept des onze critères de vulnérabilité initiaux ont été retirés du décret du 5 mai 2020. “J’étais en mesure d’isolement depuis mars. Du jour au lendemain, je ne fais plus partie des personnes fragiles et on m’envoie au travail. [...] Pourquoi serais-je moins susceptible d’attraper ce virus et d’en faire une forme sévère aujourd’hui ?” explique Louise*, atteinte d’hypertension, à Franceinfo. “Je ne comprends pas, on nous a dit que le Covid touche les poumons, mais le gouvernement enlève les malades pulmonaires de la liste des personnes à risque.” ajoute Ana, qui souffre d’une maladie inflammatoire des bronches.
Cette décision est d’autant plus aberrante que les contaminations sont en forte hausse dans le pays, et que le protocole sanitaire de la rentrée, dans les lieux de travail et d’étude, relève souvent de l’improvisation. Passant du port du masque « inutile » à son obligation désormais dans la plupart des grandes villes, la stratégie erratique et irresponsable du gouvernement continue avec une obligation du port du masque gérée essentiellement au forceps et par la répression comme en témoigne les premières amendes pour un Kinder ou encore la police du masque qui circule dans les bars et restaurants de Paris.
De plus, ce même protocole indique que des sanctions pourraient être prises en cas de non-port du masque et qui laissent ouverte la voie à l’arbitraire patronale. Cela est d’autant plus grave que le flou des règles laisse place à une interprétation large des règles : “Au sein des bureaux partagés, ou en open space, vous pouvez, selon certaines conditions, fixées en fonction du niveau de circulation du virus dans votre département, enlever votre masque de manière temporaire au cours de votre journée de travail.” Même flou pour le protocole sanitaire au cas où un employé tombe malade du coronavirus. Ses collègues doivent-ils être confinés ? Si oui, selon quels paramètres ? Si le télétravail est impossible, comment gérer la situation ?
De plus, comme à son habitude, le gouvernement laisse une marge de manœuvre au patronat pour négocier au cas par cas, en ce qui concerne les masques comme les autres mesures (télétravail, etc.) – laissant la porte ouverte à ce que des conditions encore moins favorables aux salariés soient mises en place. Si 24% des clusters sont situés en entreprise, c’est en raison de ce type de logiques, où la priorité est donnée aux profits du grand patronat plutôt qu’à la préservation de la santé, de la sécurité et des conditions de travail des salariés.
Le gouvernement est poussé par l’impératif absolu du redémarrage de l’économie, après de longs mois au ralenti, voire à l’arrêt. Cette logique de la rentabilité à tout prix est aussi celle qui a causé la destruction de l’hôpital public par les gouvernements successifs, avec les conséquences désastreuses que l’on connaît sur la gestion de la crise sanitaire ; c’est également cette logique qui fait que le gouvernement renvoie les personnes vulnérables travailler en dépit du bon sens.
La gestion erratique de Macron et ses ministres l’a prouvé : aucune confiance ne peut être accordée à ce gouvernement pour gérer la pandémie. Loin des réunions à Matignon et autres négociations avec le gouvernement, il serait absolument nécessaire que les directions syndicales mettent en œuvre un plan de bataille à la hauteur de la situation, pour l’ensemble de notre classe, contre le gouvernement et contre ce système. Ce plan de bataille devrait porter un programme avec des mesures telles que la gratuité des masques pour tous et toutes, la généralisation des tests et la fin de la gestion répressive de la crise.
Les ventes de masques a généré 175 millions d’euros de chiffre d’affaires à la grande distribution en dix semaines, selon les chiffres de la société d’analyse des données Nielsen. Cela représente 14 % de la croissance des produits de grande consommation.
Selon les chiffres de Nielsen, une société de mesure et d’analyse de données sur la consommation, leur vente a généré 175 millions d’euros de chiffre d’affaires à la grande distribution. Cela représente 14 % de la croissance des produits de grande consommation sur les dix dernières semaines.
I
Pic de vente lors de la semaine de déconfinement
Pendant la semaine du déconfinement, du 11 au 17 mai, les ventes de masques ont décollé. Ils ont rapporté en seulement une semaine 37 millions d’euros de chiffre d’affaires. Les ventes ont par la suite diminué progressivement, pour stagner entre 8 et 10 millions à partir du 8 juin jusqu’au 12 juillet. Avec l’obligation du port du masque dans tous les lieux clos depuis le lundi 20 juillet, les ventes devraient repartir à la hausse dans les semaines à venir.
Rappelons que le prix des masques chirurgicaux est encadré par la loi. Le prix maximum de vente aux consommateurs est fixé à 95 centimes d’euros toutes taxes comprises l’unité.
Les ventes de gel hydroalcoolique ont rapporté 78 millions d’euros
De leur côté, les ventes de gel hydroalcoolique ont rapporté 78 millions d’euros de chiffre d’affaires. Comme pour les masques, la vente de gel a connu un pic lors de la semaine du déconfinement, avec 8 millions d’euros de ventes.
Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com
10, 12, 17 septembre : trois dates de mobilisation contre le régime de Macron !
En cette « rentrée sociale », nous mettons en avant 3 événements qui affirment la nécessité d’une riposte générale de la classe ouvrière et du peuple français contre le gouvernement et le patronat.
Vaccins cubains : Unité CGT censurée par Facebook, ce Big Brother qui nous veut du bien
Hier matin nous avons été informés par Facebook de la censure de notre post du 26 août sur le lancement de tests cliniques sur le vaccin cubain « Soverena 1 ». Nous revenons dans notre article sur la nouvelle politique de censure digitale du réseau social ainsi que sur les tentations liberticides du gouvernement français.
Plan de relance : le gouvernement offre 100 milliards d'euros au patronat
Jean Castex a été clair le 26 aout lors de son intervention à l’ouverture de l’université d’été du MEDEF, l’essentiel des 100 milliards d’euros du plan de relance ira directement en « soutien aux entreprises »
Chaque samedi, Unité CGT publiera une série (non exhaustive) de brèves complémentaires de nos articles et posts sur les réseaux sociaux sur la guerre sociale en France.
Rappelons-nous, le 2 septembre 2015, l'image du corps sans vie d’Aylan Kurdi, un enfant syrien de trois ans échoué sur une plage turque, faisait le tour du monde.
Cinq ans plus tard, tout a changé… en pire.
Vidéo-podcast avec Olivier Mateu, secrétaire général de l'UD CGT 13
Extrait : « On a proposé de travailler à une marche pour l’emploi et la dignité. D’autres professions et départements s’y inscrivent. Ça grandit petit à petit. Bien entendu on s’inscrira dans toutes les initiatives prises par la CGT, dont le 17 septembre. »
Vidéo-podcast avec Olivier Mateu, secrétaire général de l'UD CGT 13
Extrait : « On a proposé de travailler à une marche pour l’emploi et la dignité. D’autres professions et départements s’y inscrivent. Ça grandit petit à petit. Bien entendu on s’inscrira dans toutes les initiatives prises par la CGT, dont le 17 septembre. »
Cuba lance les essais cliniques de son vaccin “Souverain” contre le Covid-19
L’île socialiste de Cuba, très impliquée dans la lutte contre le Covid-19, et plus largement dans la recherche médicale, a lancé le 24 août les essais cliniques de son propre vaccin contre le coronavirus. Baptisé Soberana 01 (“Souveraine 01”).
Vidéo-podcast avec Amar Lagha, secrétaire général de la Fédération CGT Commerce et Services
Extrait : "Il faut que chaque organisation s’associe à la marche pour l'emploi et la dignité proposée par des organisations au sein de la CGT. Notre fédération en sera partie prenante".
Démonstration de force des travailleuses indiennes de la santé il y a quelques jours avec le puissant syndicat de classe CITU (Centre of Indian Trade Unions), affilié à la Fédération Syndicale Mondiale.
Vidéo-podcast avec Samuel Meegens, secrétaire à la communication de l'UD CGT 59
Extrait : « La lutte doit être organisée […] à tous les échelons de notre CGT pour combattre et pour gagner, c’est une idée maitresse dans le travail quotidien qu’on mène
Surtout lorsqu'en période de crise elles sont confrontées à la possibilité d'une résistance et d'une révolte de ceux qu'elles exploitent et spolient.
C'est ce qui apparaît au corps défendant d'une émission consacrée à Carlos GHOSN et plutôt complaisante à son égard.
Recruté chez Michelin, en 1985 il est envoyé au Brésil afin de " redresser " la situation de deux sites (pneus et acier).
Comme dans toute sa carrière et particulièrement chez Renault sa préoccupation essentielle c'est de réduire les " coûts", c'est-à-dire de diminuer les salaires et de licencier massivement, de fermer les entreprises comme dans le cas de Vilvorde!
Ce qui lui vaut bien sûr la reconnaissance des actionnaires!
Mais ce qu'il dit au cours du documentaire de la 5 dépasse le seul cadre de son comportement.
Autour de la 35 ème minute intervenant sur la situation qu'il a rencontré au Brésil il lâche :
" ça c'est toujours bien quand les gens ont peur, car quand les gens ont peur ça c'est le début de la sagesse ... quand les gens ont peur c'est fini, il n'y a plus de fantaisie, ils respectent la compétence, ils font attention, ils ne vous mettent pas des bâtons dans les roues "
Mais n'est-ce pas là la stratégie courante des classes dominantes, misant sur la peur pour faire admettre leurs contre-réformes, les reculs sociaux, les logiques que l'on retrouve actuellement dans les campagnes médiatiques s'appuyant sur la crise sanitaire, le chantage permanent qui s'exerce sur les salariés particulièrement au niveau des entreprises à coups d'accords de performance?
Alors que l'expérience montre qu'à la longue céder à la peur et au chantage ne garantit rien pour les travailleurs et que les promesses de garantie de l'emploi contre acceptation des reculs sociaux sont toujours perdantes pour le monde du travail!
Pour rappel, les dirigeants de l'entreprise avaient exigé l'acceptation de reculs sociaux (passage aux 39 heures ...) contre l'engagement à pérenniser l'emploi.
On voit ce que ces promesses et ce chantage donnent à la longue et que seule la lutte et la résistance des salariés, leur intervention dans les questions liées à la stratégie des entreprises est en mesure de garantir les intérêts des travailleurs!
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SOURCE :France Bleu
L'intersyndicale de l'usine automobile Smart à Hambach appelle à un mouvement de grève pour tous les samedis travaillés du mois de septembre. Et cela commencera dés ce week-end, ce samedi 5 septembre. Les syndicats veulent mettre la pression pour obtenir des "garanties inaltérables" pour l'emploi et l'activité sur le site mosellan.
Le groupe allemand Daimler, le propriétaire de Smart, qui emploie 1500 personnes en comptant les sous-traitants, est en négociation pour vendre l'usine au britannique Inéos. Mercedes, qui appartient à Daimler, a annoncé le 3 juillet dernier, à la surprise générale, vouloir vendre son usine Smart.
Le 26 août, Amazon aurait dû installer des caméras intelligentes sur ses sites français. Censées aider à la distanciation sociale, elles devaient émettre un signal sonore lorsque les salariés s’approchaient à moins de deux mètres les uns des autres. Jugé infantilisant et dangereux, le dispositif a finalement été reporté grâce à l’action des syndicats.
Il peut paraître cocasse de voir une entreprise qui avait dû restreindre son activité en France pendant le confinement sur décision du tribunal, parce qu’elle était jugée dangereuse pour la santé des ses salariés, faire désormais du zèle en matière de protection sanitaire. Mais on ne manque pas d’air chez Amazon.
Ainsi, dans les entrepôts français du géant américain, on ne pratique pas 1 mètre de distanciation mais 2 et des « ambassadeurs de l’hygiène », (aussi appelés « safety angels) » rappellent à l’ordre les collègues qui se rapprochent trop, oublient de se laver les mains, ou portent mal leurs masques. Enfin depuis peu, on tente même d’installer des caméras intelligentes pour aider les employés à respecter la distanciation.
Déjà mis en place aux Etats-Unis, au Royaume-Unis ou encore en Espagne et innocemment appelé « dispositif d’aide à la distanciation sociale » ces caméras auraient dû proliférer dans les entrepôts français d’Amazon dès le 26 août, c’est-à-dire moins d’une semaine après que la décision d’en faire usage n’a été annoncée en CSE.
Elles auraient dû permettre deux choses, explique Amazon France aux représentants du personnel lors de ces différents CSE locaux, le 20 août :
Alerter en temps réel les salariés qui se trouvent à moins de deux mètres l’un de l’autre grâce à un signal sonore. Compter le nombre de personnes présentes dans une même zone et alerter si le seuil de sécurité sanitaire est dépassé.
Dialogue social sauce Amazon
« On ne nous a même pas demandé notre avis, s’indigne Jérôme Guilain, élu au CSE pour le syndicat Sud sur le site de Douai, et le 20 août on nous annonce tranquillement en CSE que, puisque les caméras n’enregistrent pas les images, ne les stockent pas et ne les transmettent pas au réseau d’Amazon, il n’y a aucun problème.»
Même rengaine à Sevrey (Châlons-sur-Saône) où Harold Propin, élu CGT au CSE, déplore la non consultation des instances représentatives du personnel et le manque d’information. « Ils n’ont pas pu nous dire combien ils comptaient installer de caméras ni dans quels endroits. » Contacté, Amazon n’a pas donné plus de détail sur le sujet : « le nombre [de caméras] est variable et la mise en place se fait de façon progressive notamment dans les zones à fort passage », répond l’entreprise.
Il n’en faut pas plus pour que les délégués de Sud sur les sites de Saran (Orléans) et de Douai rappellent l’entreprise à l’ordre via une délibération du CSE transmise dès le 20 août. « Amazon a informé le CSE mais ne l’a pas consulté avant de prendre une décision qui a des conséquences sur la sécurité et les conditions de travail des salariés. Or la loi l’y contraint. Amazon n’a pas non plus évalué les risques liés à la mise en place de ce nouvel outil. Elle doit donc en passer par ces étapes avant de pouvoir prétendre installer une quelconque caméra intelligente », fait valoir Jérôme Guilain. La remarque fait mouche et le 26 août : pas l’ombre d’une caméra dans les entrepôts d’Amazon France.
« Banalisation de technologies
intrusives »
Si c’est la contestation de la procédure, trop rapide, trop verticale, qui semble avoir permis au syndicat de repousser l’installation des caméras, ces derniers critiquent également le fond de l’affaire.
« Des caméras pour faire respecter des mesures sanitaires, c’est infantilisant, juge Harold Propin, la direction nous dit que le dispositif n’a pas vocation à punir les salariés, qu’il est pédagogique, mais nous sommes dans une entreprise ou dans une école ? ». Jérôme Guilain abonde : « Même si les données ne sont pas enregistrées, il faut se représenter ce que ça peut faire pour un salarié d’être filmé toute la journée. Il y a de vrais risques psycho-sociaux qu’il nous faut évaluer avant d’installer quoi que ce soit. »
De fait, leurs préoccupations rejoignent celles de la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) qui, face à la multiplication des dispositifs vidéos visant à lutter contre la Covid-19 a tenu à appeler le public à la vigilance dans un communiqué de juillet.
Elle y déclare : « Le déploiement massif de ces dispositifs de captation de l’image des individus et de détection de certains de leurs attributs ou comportements pourrait conduire, chez les personnes concernées, à une modification – voulue ou subie – de leurs comportements.
(…)
Leur développement incontrôlé présente le risque de généraliser un sentiment de surveillance chez les citoyens, de créer un phénomène d’accoutumance et de banalisation de technologies intrusives, et d’engendrer une surveillance accrue, susceptible de porter atteinte au bon fonctionnement de notre société démocratique. »
Droit d’opposition
Enfin le dispositif de caméras intelligentes qui tente d’être mis en place chez Amazon pourrait se heurter au droit d’opposition dont dispose toute personne lorsqu’elle est filmée. Il lui permet de refuser de faire l’objet d’une captation dans l’espace public.
Or, selon la CNIL, les caméras intelligentes « captent automatiquement l’image des personnes passant dans leur spectre de balayage, sans possibilité d’éviter les personnes ayant exprimé préalablement leur opposition. En pratique, ces personnes pourront uniquement obtenir la suppression de leurs données et non éviter leur collecte. » Leur droit d’opposition ne sera donc pas respecté. Si tel est le cas « les dispositifs concernés doivent être spécifiquement autorisés par un cadre légal spécifique prévu soit par l’Union européenne, soit par le droit français », conclut la CNIL.
Lorsque nous demandons à Amazon pourquoi le projet de caméras dans ses sites français a été repoussé c’est d’ailleurs ce point que souligne l’entreprise et non le fait que les CSE demandent à être consulté et non simplement informés.
« Lors des discussions avec les représentants du CSE, ceux-ci ont émis le souhait que les salariés aient la possibilité de ne pas être dans le champ de ce dispositif. Nous avons pris note de ces demandes et étudions par conséquent une solution technique qui permettrait aux salariés qui ne souhaitent pas être dans le champ du dispositif d’alerte d’emprunter un chemin alternatif. Dans l’attente d’une telle solution, nous avons mis le projet en suspens », conclut Amazon.
Alors qu’à chaque déplacement de leur ministre en terre toulonnaise les salariés de la Défense rongent leur frein voyant rogner leurs compétences, leur formation et leurs emplois sans trouver d’oreille attentive à leurs revendications espérant à chaque fois que la visite soit l’occasion d’en référer directement à l’intéressée, Florence Parly s’est rendue à nouveau mardi 1er septembre sur la base navale du Port du Levant. Sans, semble-t-il, s’intéresser davantage aux doléances des personnels civils qui dénoncent à cor et à cri la casse de leur statut. Et, à terme, « la privatisation générale des employés d’État ».
Pendant ce temps, comme le rappelle la CGT, « les commissions locales de restructuration ont repris avec visiblement pour seul objectif de réduire encore les effectifs des établissements de 5 à 40 % d’ici 2025 ».
Refoulée à l’entrée de la base navale pour un prétendu défaut d’accréditation, La Marseillaise, une nouvelle fois écartée dans le Var des visites officielles, s’est tout naturellement tournée vers les forces syndicales pour donner un écho un peu moins « guindé » à la visite officielle avec, comme il était prévu, le coup de projo sur le nouvel appontement pyrotechnique destiné à faciliter l’embarquement des armes à bord des frégates furtives multi-missions, comme les missiles de croisière par exemple.
Dix ans de gel de salaire
« Ce qu’on a répondu cette fois gentiment aux Renseignements généraux, qui nous ont contactés il y a deux jours pour savoir si l’on souhaitait rencontrer à nouveau les conseillers sociaux de la ministre, c’est que ce serait la ministre elle-même, ou alors c’était pas la peine », explique Didier Quattropani, le secrétaire général de la CGT Arsenal. « C’est bien elle qui devrait recevoir les représentants des personnels du ministère la Défense et de l’industriel de défense Naval Group, notamment après ce qui s’est passé sur le sous-marin nucléaire d’attaque Perle au mois de juin et l’incendie qui l’a très sérieusement endommagé », poursuit-il .
Une rencontre pour lui demander, entre autres, « de stopper toutes les réformes qui vont à l’encontre de l’emploi et de la relance du pays ». « Le moteur c’est l’État. Il doit montrer l’exemple », ajoute le syndicaliste, en rappelant que les fonctionnaires vont « fêter » dans 1 mois 10 ans de gel de salaire. En termes d’exemplarité, on fait mieux.
« Tout le monde a dit "le monde d’après, le monde d’après"... Mais il ressemble étrangement au monde d’avant », conclut Didier Quattropani.
On est très loin de la messe officielle. Mais c’est tant mieux.
Mince, je me suis trompé d'image pour illustrer mon titre. J'ai mis François Hollande qui est sorti du bois pour relancer ses toujours potes de la social-démocratie française.
Enfin, je me suis trompé, mais pas tout à fait. A la tribune, pour présenter le plan gouvernemental de relance -sans rire-, aux côtés du clone qu'Emmanuel Macron a choisi comme premier ministre, il y avait Barbara Pompili. Elle fut en charge de l'écologie, puisque étiquetée EELV, sous Hollande président.
Elle fut même un temps patronne des députés EELV. Maisdésormais, elle est ministre de l'écologie d'un ex-banquier d'affaires placé à l'Elysée par le capital pour faire fructifier les profits dudit capital. Comme quoi, quand on a de solides convictions. Pour en finir, pour le moment à Hollande président, les députés socialistes et écologiques avaient débuté le sabrage en règle du rail public français. Pour mémoire.
En tout cas, Jean Castex ne s'est pas trop cassé la tête -peut-être jeu de mot facile- pour présenter son plan dit de relance. Des milliards d'euros de dingue et des impôts supprimés, sans contrepartie, pour conforter le patronat qui licencie à tour de bras. D'ailleurs, dans un communiqué, le Medef, qui n'en réclamait pas tant, s'en réjouit. Plus fort que le CICE, le Crédit impôt recherche ou la suppression de l'ISF. En ce sens, oui, ce plan de relance est vraiment "historique" en faveur des riches et du grand patronat.
Parce que le petit patronat, sur la baisse des impôts offerte aux employeurs, Médiapart souligne que 250 000 petites et moyennes entreprises obtiendront 125 euros de réduction. En revanche, tout bénef pour 280 grandes sociétés dont celles cotées au CAC 40.
Quant à la relance de la consommation des ménages, c'est toujours 0+0 la tête à Toto. Même pas une réduction du taux de la TVA pour des produits de première nécessité et toujours pas la gratuité pour les masques rendus obligatoires par le palais de l'Elysée.
Attention, Castex convoque pour octobre une "conférence du dialogue social". Les partenaires dits "sociaux" préparent déjà leurs stylos pour parapher la chose.
Dans cette lutte de classes, il faut activer la résistance et surtout pas qu'en présentant des revendications dans les coursives du palais de l'Elysée. L'argent existe pour financer le camp des exploiteurs. C'est de l'argent public, c'est à dire le vôtre et le mien. Il faut donc le reprendre pour augmenter le pouvoir d'achat, interdire les licenciements et rétablir partout les services publics.
La CGT, rejointe par la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse, appellent à une journée nationale interprofessionnelle de luttes, de grèves et de manifestations le 17 septembre prochain. Mais ce n'est qu'un début pour poursuivre le combat.
Alors que la crise du coronavirus a pris la vie de milliers de travailleurs et que la crise économiquen'a fait que renforcer la misère parmi les classes populaires, les 500 plus gros milliardaires ont scandaleusement profiter de cette séquence et ont vu leur fortune augmenter de 14%.
L’agence Bloomberg a révélé qu’en pleine épidémie qui a paralysé l’économie mondiale pendant plusieurs mois, la fortune des 500 personnes les plus riches du monde a augmenté de 809 milliards depuis janvier.
La crise sanitaire et sa gestion catastrophique par les gouvernements, notamment ici en France, a touché de plein fouet le monde du travail qui a du continuer de travailler malgré le total manque de matériel de protection. La gestion pro-patronale de la crise par le gouvernement n’a fait que remettre à l’arrière plan la nécessité d’action pour la santé publique, pour privilégier l’aide financière aux grandes entreprises et le soutien à l’économie. Les masques eux ne sont toujours pas gratuits, et les tests toujours pas massifs.
De plus, la crise sanitaire a fait éclater une crise économique, latente depuis 2008, qui atteint des proportions historiques au point de la comparer avec la grande dépression de 1929. Conséquence, le patronat et les gouvernements font peser le poids de la crise sur les classes populaires et les travailleurs pour préserver les profits. Les licenciements vont bon train au quatre coins du monde, avec notamment les secteurs de l’aéronautique et de l’automobile qui licencient à plein régime.
C’est dans ce merveilleux contexte que les grands de ce monde, ce qui vraiment sont importants à en croire notre cher président contre les classes populaires qui ne sont « rien », ont fait fructifier leur pactole grâce à l’envolée des actions, principalement dans le secteur des technologies et des services en ligne. C’est ainsi au travers l’agence Bloomberg, citée par Les Echos, que nous apprenons que les 500 personnes les plus riches du monde ont vu leur fortune augmenté de 14% depuis le mois de Janvier.
Les indices boursiers sont d’ailleurs portés par les géants de la technologie, les GAFAM qui ont les mieux profiter de la situation à l’inverse de certains groupes de productions industrielles comme l’aéronautique. D’ailleurs un record historique a été passé par Jeff Bezos d’Amazon qui a vu sa fortune bondir de 74% pour atteindre les 200 milliards de dollars. De même pour Bill Gates qui a gonflé sa fortune de 10.6% ainsi que pour Mark Zuckerberg qui a augmenté la sienne de 41%. En termes de proportion c’est le très mégalo Elon Musk qui remporte la palme d’or avec une hausse de 285% de sa fortune personnelle, la faisant passer de 27,5 à 100 milliards de dollars ! Cette hausse est notamment du à l’envolé de 435% de l’indice boursier du groupe Tesla dont il détient de nombreuses parts. Les géants de la technologie chinoise ont eux aussi connu une hausse de leur milliards, c’est le cas de William Ding (NetEase), de Pony Ma (Tencent) ou encore de Jack Ma (Alibaba) qui ont respectivement connu une hausse de fortune de 12, 16 et 12 milliards.
La crise n’est ainsi substantielle que pour les classes populaires et les travailleurs, la très grande bourgeoisie internationale elle, se gave du travail des travailleurs. Ces chiffres édifiants, ce rapport entre forte augmentation de la précarité contre fortes hausses des profits n’est que la plus logique conclusion du fonctionnement du système capitaliste. Encore une fois la réalité de cette crise se résume à : « socialisation des pertes, privatisations des bénéfices ».
Contre ce mépris et contre la misère, il est nécessaire de s’organiser et de lutter pour imposer de très fortes taxations sur les milliardaires. Dans l’objectif de financer les moyens de faire face à la crise sanitaire, pour restaurer les hôpitaux, les écoles et tous les services publics, pour que plus personne n’ait à dormir dans la rue ou à se priver d’alimentation.
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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