Vraiment, comme c'est bêta, le sieur Jean-Paul Delevoye a "omis" dans sa déclaration d'intérêts-au pluriel pour intérêts-qu'il est administrateur dans l'Institut de formation de la profession de l'Assurance .
Assurance privée, libre et non faussée comme il se doit. Ben oui, parce que leCode des assurances, voté par le Parlement, celui qui nous assène des franchises et d'autres lignes contractuelles à tire-larigot pour le profit des assureurs, on ne vous en parle jamais dans les médias de la pensée unique. En revanche, le Code du travail ou les régimes spéciaux qui concernent 1,7% des actuels retraités, ça ne va pas du tout!
Fin octobre le directeur général d'AG2R-La Mondialedéclarait auJournal du dimancheque"la réforme des retraites ouvre des perspectives".
Epinglé par la patrouille, le sieur Jean-Paul Delevoye, toujours au turbin avec plus de 72 piges effectuées en politique, avec les pensions de retraites spéciales qui vont avec cette longévité, indique que"s'il y a incompatibilité"avec ses fonctions de haut commissaire aux retraites, il se dit prêt à démissionner dudit Institut de formation de la profession de l'Assurance.
Mais pas de son fauteuil de ministre. Primo, il a du boulot encore à faire pour le capital et deuxio, la retraite d'un ministre ça met du beurre dans le beurre de ses haricots.CQFD.
Du coup, une capture d'écran, pour ne pas prendre des vessies pour des lanternes:
Pour se rendre compte du caractère mensonger de l'argumentation gouvernementale de l'objectif d'un système de retraites juste et égal pour tous il n' y a qu'à observer son comportement actuel et les propositions qu'il émet pour tenter de contourner le mouvement social.
D'abord le maintien des régimes spéciaux pour les forces dites de l'ordre dont le pouvoir a un besoin existentiel face au mouvement populaire.
Ensuite le retour de la " clause du grand-père " et de ses avatars visant à ne pas appliquer l'éventuelle réforme aux salariés en poste sous régime spécial.
Donc inégalité de traitement entre les salariés eux-mêmes et proposition de sacrifier les jeunes générations.
Ce qui au passage montre en même temps que s'il faut préserver les agents en exercice de la contre-réforme et ne l'appliquer qu'aux "nouveaux entrants" c'est bel et bien qu'elle est pénalisante et constitue un recul social majeur.
Avec la mesure qui a elle seule dit tout d'indexer le calcul de la pension sur l'ENSEMBLE de la carrière au lieu des 6 derniers mois pour les agents publics ou les 10 dernières années comme il convient de revenir pour les salariés du privé.
Et avec Philippe MARTINEZ dans le JDD nous dirons :
" Je ne veux pas que nos petits-enfants nous disent : Tu as pu partir à tel âge, mais en contrepartie tu as sacrifié ma retraite "
Voyez vous, Monsieur DELEVOYE a des trous de mémoire.
Pas n'importe lesquels!
Il aurait donc " oublié " de déclarer sa fonction d'administrateur au sein de l'IFPASS, un institut de formation de l'assurance.
En effet,
Selon Le Parisien, le haut-commissaire aux Retraites n’a pas mentionné dans sa déclaration d’intérêts sa fonction d’administrateur au sein d’un institut de formation des métiers de l’assurance…En 2016 en effet, le commissaire aux retraites devient l’un des administrateurs de l'Ifpass (Institut de formation de la profession de l'assurance ). Pourtant, cette fonction n’apparaît pas dans la déclaration de Jean-Paul Delevoye...
"Pour sa défense, le ministre déclare à nos confrères : "C'est une omission par oubli. Je n’y ai pas pensé une seconde. Je reconnais que ce n'est pas responsable ".
La situation confortable de M. DELEVOYE
En plus de cumuler un salaire de ministre délégué de 10 135 euros brut et ses pensions de retraite liées à ses anciennes fonctions (rien d’illégal), Jean-Paul Delevoye occupe la fonction de président du think-tank Parallaxe de « Hep Education au sein du groupe de formation IGS » depuis 2017, avec à la clé une coquette rémunération. Selon sa déclaration, en 2018 et en 2019, il a perçu à ce titre 5368,38 euros mensuels, soit un montant annuel de 64 420 euros net.
LA FACE CACHÉE DE LA CONTRE-RÉFORME
Ce que révèle cette information c'est qu'au-delà des appétits financiers personnels du personnage désigné par Macron c'est la face cachée de la contre réforme des retraites.
On en voit d'ailleurs la trace avec le taux de cotisation sociale consenti aux salaires de plus de 10.000 euros par mois de 2,8% au lieu des 28% pour les salaires au dessous de ce seuil.
Mesure conduisant à réduire le niveau de retraite escompté et destiné à pousser les plus hauts revenus vers la souscription au fonds de pension, aux assurances.
Nul doute que cette information va nourrir la détermination des travailleurs et des organisations engagées dans le combat actuel pour exiger le RETRAIT de la contre-réforme et à ne pas se contenter d'ajustements à la marge.
Ajustements par ailleurs destinés à entretenir/susciter la DIVISION.
Réforme phare voulue par Emmanuel Macron, le passage à un système de retraite par points et la suppression des régimes spéciaux sont loin de faire l’unanimité. Mais au-delà de ces mesures, c’est toute la politique économique et sociale de l’exécutif qui semble contestée. Un an après le début du mouvement des Gilets jaunes, la grève du 5 décembre lancerait-elle l’« acte 2 » de la mobilisation sociale ?
Jacques Sapir et Clément Ollivier reçoivent :
-Henri Sterdyniak, cofondateur des Économistes atterrés et chercheur à l’OFCE,
-Nicolas da Silva, maître de conférences en économie à Paris 13, spécialiste de la santé et de la protection sociale,
-Stéphane Sirot, historien du syndicalisme et des mouvements sociaux, professeur à l’université de Cergy-Pontoise.
Ils n'arrêtent pas de dire qu'ils veulent défendre la retraite par répartition, la sauver car paraît-il elle serait menacée dans son financement.
MENSONGE ! M-E-N-S-O-N-G-E !
La PREUVE :
Les mesures législatives entérinées au mois d'août en application d'une directive européenne et qui visent à créer "un environnement réglementaire favorable "à ?
Et bien FAVORABLE aux assurances pour la montée en puissance des fonds de pension !
D'ailleurs dans le prolongement et en application en quelque sorte, la contre-réforme des retraites prévoit une cotisation au taux de 2,8% pour les salaires de 10.000 euros par mois au lieu des 28% appliqués aux salaires en dessous de ce seuil.
L'enfumage du pouvoir étant de présenter cette proposition comme un acte de solidarité des plus hauts salaires au régime général des retraites, donc comme une mesure inspirée par le souci de solidarité.
ALORS que c'est d'abord une mesure destinée à pousser les plus hauts salaires à s'affilier à des fonds de pension, puisque voués à percevoir une retraite moindre.
Les cadres gagnant plus de 10 000 euros brut par mois cotiseront donc (comme tous les autres salariés) à hauteur de 28% sur les 10 000 premiers euros gagnés. Au-delà, ils ne cotiseront plus qu’à hauteur de 2,8%, mais sans que cette fraction n’ouvre de droit à retraite.
Conséquence : les cadres ayant de très hautes rémunérations cotiseront moins qu’aujourd’hui, auront donc un meilleur salaire net, mais auront en retour une retraite plus faible, puisqu’ils n’acquerront plus de droits au-delà des 120 000 euros (alors qu’ils cotisaient jusqu’à 320 000 euros auparavant).
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projet législatif d'août 2019
Mercredi 28 août 2019, Bruno Le Maire, a présenté en conseil des ministres le projet de loi ratifiant l’ordonnance n°575 du 12 juin 2019relative aux activités desinstitutions de retraite professionnelle(IRP) oufonds de pension. Prise en application de la loi PACTE, elle transpose dans le droit français unedirective européenneet du Conseil du 14 décembre 2016 concernant les activités et la surveillance des institutions de retraite professionnelle (IRP) dite « IORP II » et a pour objectif de renforcer l’attractivité des organismes de retraite professionnelle supplémentaires.
Selon lecompte-rendudu conseil des ministres, la transposition de cette directive, « d’harmonisation minimale », a été anticipé lors de la mise en place des organismes de retraite professionnelle supplémentaire par l’ordonnance du 6 avril 2017.
Ce texte instaure les mutuelles et unions de retraite professionnelle supplémentaire (MRPS et URPS) et les institutions de retraite professionnelle supplémentaire (IRPS) permettant ainsi, aux entreprises d’assurances, de proposer desFonds de retraite professionnelle supplémentaire(FRPS).
L’objectif de la législation est de permettre aux organismes français de retraite professionnelle supplémentaire (sociétés d’assurance, institutions de prévoyance et mutuelles) d’évoluer dans un environnement réglementaire favorable et compétitif par rapport à leurs homologues européens.
Nous voilà donc TOUS prévenus : c'est bien le principe même de solidarité qui fonde le régime de retraites actuel, fondé à la Libération notamment et de manière décisive par les militants et les organisations de la CGT au plan syndical, qui est radicalement mis en cause au profit d'un régime assurantiel voué au contrôle de la finance, de l'état et des marchés financiers!
L’intersyndicale nationale appelle à une prochaine journée de mobilisation (grève et manif) pour ce mardi 10 décembre, encouragée ou poussée par l’importance des manifestations et grèves du 5 décembre.
Ouf, il y a donc une suite, un autre point d’appui pour construire un mouvement social à la hauteur des enjeux. Car pour faire plier le gouvernement sur sa réforme des retraites et même au delà pour imposer des réponses aux urgences sociales, la confrontation est inévitable.
Les confédérations syndicales tergiversent entre discours radical (détermination pour le retrait de la réforme) et le bricolage d’une mobilisation au coup par coup, sans chercher en réalité, concrètement, à coordonner les secteurs en lutte, favoriser les AG convergentes dans les villes, à aider pour organiser des actions diverses entre les manif.
Les manifestations énormes de jeudi 5 montrent que la colère est là, qu’elle s’exprime. La confiance parmi les militantEs, les grévistes, manifestantEs revient peu à peu, l’espoir aussi de pouvoir changer la donne et cette perspective folle qu’un jour on peut ne pas perdre une bataille. Mais en même temps, il y a du stress, de l’inquiétude, de ne pas réussir, de manquer la bascule vers une lutte qui entraîne des millions de gens, qui permet d’entrainer celles et ceux qui soutiennent (voir les 69% des sondages) à devenir acteurs, à participer aux manif, aux grèves, à des actions de blocages économiques …
Il y a un bras de fer à engager, maintenant et on n’a pas beaucoup de marge pour réussir. Cette date du 5 décembre est tardive et à quelques jours des vacances et des fêtes on se dit que ça peut se compliquer pour nous.
Tout est possible aujourd’hui. On a les raisons de douter de nos forces, tant nous avons pris des coups, tant nous avons subi des défaites, tant les équipes syndicales, militantes se sont réduites. Mais nous avons autant de raisons d’espérer car la souffrance, le ras le bol, le besoin de dignité sont présents.
On le sait, il faut que ça explose vraiment, dans la rue, dans les quartiers, dans les entreprises. il faut faire trembler le gouvernement et les possédants, c’est la seule façon d’inverser le rapport de forces.
Le gouvernement recule en parole, cherche à calmer la situation, prend une posture plus modeste, parle de négociation, de compromis. Mais il n’y a pas de compromis possible comme il n’y a pas de négociation possible.
Il faut juste tout inverser, mettre en place une politique sociale, qui redistribue les richesses parmi la population, qui reprendre tout ce qu’on nous a volé depuis très longtemps, pour les services publics, pour les retraites, pour la sécu, pour les logements, pour les emplois … pour nos vies, notre avenir.
Et ça ne peut pas se faire autrement que par un mouvement profond, comme en 95 au minimum, comme en 68 ou en 36. et même plus encore, une révolte qui remette en cause le pouvoir, la proprieté des possédants.
Carrefour Pleyel : des professeurs et étudiants ont bloqué le centre-bus pour soutenir les grévistes
Au matin du 5 décembre, des professeurs et étudiants du 93 sont venus en soutien des stagiaires et travailleurs du dépôt bus RATP Pleyel (Saint-Ouen), déterminés à faire une grève active contre la réforme des retraites. Trois professeures témoignent devant la caméra de leur soutien, et encouragent les autres secteurs en lutte à mettre tous leurs moyens en œuvre pour continuer la grève reconductible. Sur leur banderole on pouvait lire en lettres capitales : « on commence ensemble, on fini ensemble »
Au dépôt Pleyel RATP, le 5 décembre au matin, était organisé un blocage des bus conduits par les stagiaires et travailleurs de moins d’un an qui peuvent se faire licencier, qui ont notamment reçu l’appui des profs. On pouvait voir des slogans qui annoncent la convergence sous laquelle va se dérouler la journée : « On commence ensemble, on finit ensemble », ou encore « On peut tous être une Christine Renon », enréférence au suicide d’une directrice d’école fin septembre.
Alors que le blocage des transports a servi d’appui à de nombreux travailleurs pour faire grève, dans un contexte où ceux-ci peuvent non seulement se faire pénaliser sur leur salaire mais aussi par leur hiérarchie, les secteurs mobilisés ont acté la convergence en allant bloquer le dépôt bus Pleyel, aux côtés des travailleurs précaires de la RATP.
« Les moyens, c’est la grève. Le 5 décembre, c’est bon, c’est plié, beaucoup de personnes seront en grève. Pour gagner réellement, il y aura le 5, 6, 7, le 8… Il faut vraiment travailler pour que les collègues se mettent en grève reconductible. Il n’y a que ça qui fera plier le gouvernement. Alors je sais que financièrement c’est compliqué, mais en réalité il y a des solutions. »
Ainsi, si les travailleurs risquant gros en bloquant eux même leur centre, ce sont les professeurs et étudiants, présents dès six heure du matin, qui ont réussi à ralentir les départs de bus, dont les conducteurs se faisaient gentiment huer. En leur faisant barrage mais aussi en discutant avec eux, ils ont ainsi été d’un appui remarquable au point qu’en quatre heures, seulement une quinzaine de bus avaient réussis à sortir du centre.
Pour visibiliser leur lutte et se soutenir entre secteurs, les professeurs ont mis en place une caisse de grève, accessible sur le site qui sert de relai d’information, et insistent sur les moyens à disposition pour continuer la grève reconductible. Comme l’une d’entre elles le souligne : « nous préférons manger des patates aujourd’hui que des cailloux demain ».
Et pour cause, ces travailleuses déterminées rappellent à quel point les politiques austéritaires de ces dernières années ont précarisé l’ensemble des personnel de la fonction publique et du privé : sacrifices sur la famille, sacrifices sur la santé, sacrifices sur les salaires.
« La réforme des retraites à été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase… pour ma pension de retraite, je vais perdre très exactement 1036€. Et c’est pas fini, parce que je suis mère de famille. J’ai deux enfants et donc toutes les bonifications liées aux mères de famille je vais les perdre. Alors moi, je me suis arrêtée à deux enfants pour la perte parce que m’a tellement séché le moral que je ne suis pas allée jusqu’à trois enfants. Pour deux enfants on perd jusqu’à 1 800€ par an, donc en plus des 1036 €. Donc évidemment je ne vais pas rester chez moi, je vais faire grève. » nous confie une professeure présente sur place.
Les piquets de grèves sont organisés quotidiennement, rendez-vous sur place pour continuer la grève jusqu’à la retraites des réformes !
Au cours de l'émission C L'Hebdo à partir de 19 heures.
Thème : Retraites : le pouvoir face à la colère.
Avec comme animateur Ali Baddou, et comme invités pivots Pierre Rosanvallon très proche de la CFDT (O hasard !) et Pascal Perrineau politologue bien marqué à droite.
Tout ce beau monde entouré de journalistes typeJean-Michel Apathie sensé nous éclairer sur le conflit en cours.
Dans une très courte rétrospective sur l'histoire des retraites en France ils ont eu le culot de citer le programme du Conseil national de la Résistance et de désigner le seul Pierre Laroque, fonctionnaire qui a participé à sa mise en place mais sous la responsabilité politique du ministre du travail d'alors :
Ambroise CROIZAT.
Sans même citer Ambroise CROIZAT !
Ce qui nous révolte mais ne nous étonne pas car depuis des décennies l'oligarchie et ses chiens de garde s'évertuent à effacer de la mémoire populaire l'emprunte décisive des militants de la CGT et des communistes dans les CONQUIS sociaux encore présents mais qu'ils s'évertuent à casser depuis le début!
Et avec une fureur décuplée sous Macron !
Alors rafraîchissons leur la mémoire en rappelant par exemple l'article de notre site au moment du 70e anniversaire de la sécurité sociale : RETABLISSONS LA VERITE HISTORIQUE à partir d'une intervention de celui qui ne cesse de se battre pour que cette mémoire si essentielle et qui est cachée par les classes dirigeantes soit présente aux jeunes générations et au peuple de manière générale MICHELETIEVENT :
70 eme anniversaire de la sécurité sociale : RETABLISSONS LA VERITE HISTORIQUE
Publié lepar FSC
Sur le plan économique et social il existe bel et bien un négationisme historique et un travestissement de l'histoire s'agissant des conquis de la classe ouvrière et des travailleurs!
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Prenons les devants…. Lors de l’hommage national du 70ème anniversaire de la sécu ( si jamais il est rendu!!!!!…), attendez vous encore et ceci malgré l’énorme travail fait pour rétablir l’histoire, à ce qu’ils disent que la sécu a été fondée par Pierre Laroque. ( Ainsi qu’il est dit souvent…). Ce qui est curieux c’est que lorsque l’on évoque une loi, on lui donne toujours généralement le nom du ministre qui l’a promulguée et non du fonctionnaire qui a participé à sa mise en place: Ainsi dit-on :Loi Macron, Loi Juppé ou Loi Weil par exemple. Et bien non, là on vous dira loi Laroque qui n’était que le fonctionnaire de Croizat ( directeur de la sécu). Ben, tiens, on ne va pas donner à une institution enviée dans le monde entier et que socialistes, patrons et droite s’évertuent à casser, le nom d’un ministre communiste.
Et pourtant c’est lui, lui le bâtisseur de ce beau conquis social de janvier 1946 à juillet 1946 alors qu’il est ministre du travail et de la Sécurité Sociale ( de novembre 1945 à mai 1947) , On vous parlera encore d’une création de De Gaulle… oui mais, voilà, De Gaulle avait déjà démissionné ( 15 janvier 1946) lorsque Croizat, après avoir conçu les lois ( de création de la sécu ( mai, juin 1946) ) , mit en place les 138 caisses avec la CGT et le peuple de France. (Malgré l’opposition violente de la droite, des assurances privées, des médecins, des patrons, des notables mutualistes, de la CFTC.)
De plus De Gaulle sera le premier à la casser en octobre 1967 avec les ordonnances Jeanneney qui suppriment les élections démocratiques des caisses, divisent la sécu en trois branches et établissent le paritarisme qui donne la gestion aux patrons.
Juste une petite vérité a rétablir: Pierre Laroque n’est que le commis d’écriture qui mit en forme l’ordonnance portant création de la sécu du 4 octobre 1945. Cette ordonnance est une émanation directe du CNR et de la réflexion et conception collective menée sous la maîtrise d’oeuvre de Croizat dès sa nomination comme président de la Commission du Travail à l’assemblée consultative ( juin 1943) du Gouvernement provisoire à Alger. Et ceci en lien très actif avec les services du ministère de la Santé dirigé par François Billoux, autre ministre communiste, jamais évoqué lorsque l’on parle de la sécurité sociale.
Pierre Laroque ne prendra d’ailleurs ses fonctions qu’en septembre 1944. C’est sûr qu’il est difficile d’admettre la réalité de l’Histoire et surtout l’actualité brûlante et la modernité d’un homme comme Ambroise Croizat à l’heure où droite, patronat et socialistes veulent privatiser ce bien national qu’est notre belle sécurité sociale.
Le meilleur hommage que nous pouvons rendre à Ambroise Croizat et pour ce 70eme anniversaire est de nous battre sans cesse partout pour que la securité sociale ne soit pas une coquille vide livrée au privé mais qu’elle reste ce que Croizat et le peuple de France qui l’ont bâtie ont voulu qu’elle soit : un vrai lieu de solidarités, un rempart au rejet, à la souffrance et à l’exclusion
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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