SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Sites Seveso aux mains des capitalistes, un danger mortel pour les travailleurs et la population

« Seveso » est le nom d’un crime industriel et la directive du même nom est loin de protéger les populations et les travailleurs de la négligence des capitalistes.

L’incendie de l’usine Lubrizol jeudi dernier à Rouen met depuis quelques jours la question des catastrophes industrielles sur le devant de la scène. Les sites industriels considérés à risques sont classées Seveso. Cette directive est censée assurer des contrôles plus nombreux, ainsi qu’un haut niveau de prévention. Cependant comme bien souvent, les intérêts privés passent avant la réduction des risques et la classification Seveso ne sert en rien à protéger la population et les travailleurs.

Catastrophe Seveso

« Site classé Seveso ». Derrière le mot Seveso, que l’on entend depuis plusieurs jours accolé à l’usine Lubrizol, propriété de Berkshire Hathaway, il y a une catastrophe industrielle majeure qui a frappé toute une région de l’Italie en 1976. Le 10 juillet, l’augmentation de la pression dans l’un des réacteurs fait sauter une soupape de sécurité dans l’usine Icmesa à Meda, petite ville italienne près de Milan. Un immense et dense nuage blanc se propage, traversant en premier la ville de Seveso, de 17 000 habitants. Elle sera l’une des quatre villes fortement frappées (dont 7 touchées au total) par ce qui se révèlera être une énorme catastrophe industrielle.

La direction de l’usine évoquant un « nuage d’herbicide » se garde bien de parler de ce dont il est question : une fuite de dioxine, poison puissant utilisé pour fabriquer des pesticides... mais aussi l’agent orange que l’armée américaine déverse au Vietnam. Il faudra 11 jours pour que le scandale éclate dans les journaux. Le bilan de Seveso c’est 15 000 personnes évacuées, 358 hectares contaminés, 3 000 animaux domestiques tués, 77 000 têtes de bétail abattues. 450 personnes souffrent de lésions apparentes, dont 193 de chloracné, trouble de la peau sévère qui ressemble à une acné XXL. Par la suite on constatera les effets de la contamination sur la reproduction (baisse de fertilité), une hausse du nombre de leucémies, de diabète et de maladies de foie à Seveso.

Qu’est-ce que la directive Seveso

Après ce scandale sanitaire, la directive Seveso est adoptée par les Etats européens en 1978. Depuis, conformément à cette directive, les sites industriels qui présentent les risques accidentels les plus importants (usines chimiques, dépôts pétroliers, logistiques de matières dangereuses) sont classés et doivent être étroitement surveillés. La classification possède deux niveaux : seuil bas et seuil haut. Le dépassement du seuil se calcule en fonction du type de produits présents sur un site et les risques encourus lors de leur utilisation, qu’il s’agisse de produits comburants, explosifs, inflammables, extrêmement inflammables, très toxiques pour l’homme ou pour l’environnement. Les sites classifiés comme seuil haut sont donc particulièrement dangereux et nécessitent une attention toute particulière.

La dernière directive en date, Seveso 3, entrée en vigueur en France en 2015, est censée garantir aux citoyens le « droit à l’information » sur les sites classés. Il existe ainsi une base de données publique, où l’on retrouve la liste des sites et les informations les concernant. Sur l’une des fiches concernant l’usine Lubrizol de Rouen on précise la « nature des dangers liés aux accidents majeurs » et détaille les « mesures de prévention du risque d’incendie ».

Toute une réglementation, des contrôles, des bases de données… et pourtant, on constatera à plusieurs reprises que tout cela ne suffit pas pour empêcher les manquements, voire les fraudes. Les risques majeurs ne sont pas évités, les précédents ne sont pris en compte que sur le papier : l’usine Lubrizol avait ainsi déjà connu un premier incident grave en juillet 2013. À l’époque, la direction de l’usine et les autorités avaient prétendu qu’il n’y avait que du mercaptan, un gaz malodorant, qui s’était échappé, mais les analyses faites par la suite ont révélé qu’il y avait d’autres produits.

Quant à « l’information des citoyens », depuis l’incendie les habitants de Rouen ainsi que des zones traversées par les fumées toxiques sont toujours dans l’incertitude. Le gouvernement prétend jouer la transparence « dévoilant » les documents sur les plus de 5 000 tonnes de produits qui ont brulés. Difficile de s’y retrouver parmi ce flot de paperasse, mais une chose est sûre : pendant ce temps, le préfet de Normandie continue de proclamer que « l’état de l’air est habituel » à Rouen, visiblement pas à une contradiction près. Quant à la ministre de la santé Agnès Buzyn interrogée ce mercredi matin sur France Inter, elle affirme que « cette pollution est réelle, [mais] pour l’instant elle n’entraîne pas de risques pour la santé ».

La dangerosité des substances a été soulignée par Mediapart, ainsi que des liens entre les pouvoirs publics et la direction de l’usine, dénonçant une usine « toxique et opaque ».

Situation en France aujourd’hui, exemples de sites Seveso

Aujourd’hui, il y a 1312 sites Seveso en France, dont 705 « seuil haut » comme l’usine de Rouen, et plus de 10 000 sites dans l’Union Européenne.

L’usine STM Toulouse dans laquelle un départ de feu a eu lieu ce mardi 1er octobre ou encore l’usine Borealis elle aussi près de Rouen, mise à l’arrêt suite à une procédure d’urgence. Le dépôt pétrolier Esso en Haute-Garonne, l’usine de Sanofi Chimie, dans le Puy-de-Dôme, l’usine Guerbet en Bretagne…

A part pour les personnes habitant à proximité, ces sites ne nous disent parfois rien. Pourtant, la majorité d’entre eux appartient à des grands groupes, qui ont souvent recours à la sous-traitance et réalisent des milliards de profits chaque année : ExxonMobil, l’Oréal, la famille Guerbet (l’une des 500 plus grandes fortunes de France), Engie, Bayer, Shell… Des profits qui bien sûr ne servent pas à renforcer la sécurité des sites Seveso. On ne peut pas non plus s’empêcher de penser au patron de l’Oréal qui déclarait le 19 septembre dernier que l’augmentation de la pollution était bonne pour les affaires.

Les capitalistes face aux catastrophes industrielles : une irresponsabilité criminelle

Pour ces grosses entreprises capitalistes, le recours à la sous-traitance est d’abord gage d’impunité. Elle leur permet de se défausser de leurs responsabilité, comme à AZF Toulouse, propriété de Total, qui a explosé en 2001 et était elle aussi classée Seveso. L’explosion avait causé 31 morts et 2500 blessés, et le procès s’éternise depuis 2009 : Grande Paroisse, la filiale de Total, avait été relaxé, puis condamnée en appel, puis cette condamnation avait été annulée par la Cour de Cassation. En 2017, rebelote : un autre appel, qui condamne l’entreprise… pour que le ré-examen de l’affaire soit prévu en cassation pour le 9 novembre 2019. La vérité, c’est que les grands groupes ne payent jamais pour les vies qu’ils détruisent et pour les dégâts environnementaux qu’ils causent.

La sous-traitance, c’est aussi des salariés moins bien formés et sur lesquels plus de pression à la rentabilité est mise. Ce qui est synonyme d’aggravation des risques pour la sécurité de tous, comme par exemple sur la plateforme Total du Havre (classé Seveso) où l’on fabrique des huiles, des carburants et des matières plastiques. Pour gagner du temps et de l’argent, les mesures de sécurité élémentaires sont ignorées. Pire, en cas de mouvement social les directions font remplacer les grévistes par des intérimaires et des cadres, qui ne connaissent pas assez les installations !.

Les entreprises classées Seveso, comme toutes les autres, sont des lieux organisés, dirigés et contrôlés pour la production capitaliste, en fonction de ses impératifs. Dans cet ordre capitaliste, seuls les profits comptent, au détriment des mesures de sécurité, que cela mette en danger les travailleurs des sites en question ou les populations vivant à proximité.

Les travailleurs des sites dangereux en première ligne

A Rouen, un syndicaliste CGT et également inspecteur du travail a souligné que cela faisait des années que la CGT alertait sur les risques de pollution posés par l’usine Lubrizol.

Sur ces sites, les premiers à subir les manquements aux procédures de sécurité, ce sont les travailleurs qui sont tous les jours exposés aux produits chimiques. Benzène, propylène, oxyde d’azote, dioxines… autant de composants très dangereux et hautement toxiques, souvent causes de maladies professionnelles qui se développent par la suite. D’après les données de l’assurance maladie, pour la période 2013-2017 et publiées le 11 avril, 1840 cas de cancers d’origine professionnelle sont reconnus en moyenne chaque année en France, et 80 % des cas sont des ouvriers. L’amiante est responsable de 80% des cas de cancers professionnels recensés par l’assurance maladie, 10% des cas restants sont dus à des expositions aux poussières de bois, au benzène, goudrons, bitumes et asphaltes. Sans parler des accidents, qui se multiplient lorsque la course à la rentabilité pousse à ignorer des mesures élémentaires de sécurité. On peut aller voir le compte Twitter « Accident du travail : silence des ouvriers meurent » qui recense chaque jour les personnes mortes au travail dans l’indifférence (au moins 287 depuis le début de l’année).

Quant aux responsables, ils n’ont jamais de comptes à rendre : ainsi, plusieurs procès pour exposition à l’amiante des salariées ont abouti à des non-lieux comme pour l’entreprise Eternit le 10 juillet dernier, ou les patrons de l’usine Ferrodo-Valeo, dans le Calvados, le 18 juillet. Les cancers sont produits à la chaine par ces usines, et il faut des années de procédures qui souvent n’aboutissent à rien. C’est par exemple le cas des verriers de Givors qui viennent de signer une tribune soulignant notamment que l’État décrète des mesures « non pas tant pour prémunir la population des risques sanitaires que pour protéger les industriels ».

Enfin, récemment les ordonnances Macron qui ont réformé le code du travail, avec entre autres la suppression des CHSCT n’ont rien arrangés : la remise en cause de ces instances du personnels dédiées à la santé et à la sécurité, qui constituait un acquis arraché au patronat, a encore aggravé la mise en danger des travailleurs des sites Seveso.

Le danger retombe sur les classes populaires

Les sites Seveso sont dangereux en cas d’accident, mais n’inspirent souvent également pas confiance quant à la pollution qu’ils génèrent. Dans son livre, "La nature est un champ de bataille", Razmig Keucheyan explique que, par conséquent, les habitations autour des sites dangereux ont souvent des loyers plus faibles et sont plus accessibles aux classes populaires. Lorsque catastrophe il y a ce sont avant tout les classes populaires qui sont touchées. Les plans de prévention des risques technologiques (PPRT) qui s’appliquent aux sites Seveso permettent également à l’État... d’exproprier les riverains les plus proches.

De même dans les mesures de sécurisation et de protection après un accident les plus précaires passent en second, comme l’a souligné le site Lundi.am dans un article sur les gens du voyage vivant à 500 mètres de l’usine qui ont été complètement abandonnés. Les riches, eux, peuvent se permettre de quitter les zones intoxiquées car eux en ont les moyens, comme l’a souligné une manifestante à Rouen

C’est bien tout un système industriel, aux mains des capitalistes, qui met en danger la population et la biodiversité. Alors que les conséquences d’un accident peuvent être catastrophiques pour des milliers de personnes, seule une poignée de gens décident de ce qui est produit, comment, pourquoi, dans quelles conditions et quelles sont les mesures de protection nécessaires. Pour la planète et notre santé nous ne pouvons laisser une minorité de personnes à la recherche de bénéfices toujours plus important prendre des décisions aussi irréversibles. Nous devons revendiquer l’expropriation sous contrôle des travailleurs et de la population locale de ces usines. Il faut que les premiers concernés par les risques soient ceux qui s’assurent que la production est la moins dangereuse possible. Assez de mensonges, assez de dégâts, reprenons ces usines !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

A la veille de l'examen du budget 2020, le comité de suivi de la réforme de 2018 supprimant l’ISF a rendu son premier rapport. Il ne révèle aucun effet positif sur l'emploi et l’investissement, mais le retour à l’ISF n’est pas pour tout de suite.

 

«Corriger» la réforme sur l'ISF et la Flat tax ou pas ?  C’est la question à laquelle va devoir réfléchir dans les prochains mois, le président de la République Emmanuel Macron. En effet, lors de sa conférence de presse du 25 avril au Parlais de l’Elysée, il avait défendu la réforme supprimant l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) mais promis : «La réforme sera évaluée en 2020 et nous jugerons de son efficacité. Si elle n’est pas efficace nous la corrigerons.»

Or le comité chargé d’évaluer les réformes de la fiscalité du capital (transformation de l’ISF en IFI et Flat tax ou officiellement prélèvement forfaitaire unique- PFU), vient de rendre ses premières copies librement consultables sur le site gouvernemental Francestratégie.fr.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/soitec-la-cgt-denonce-un-scandale-d-etat-et-un-hold-des-dirigeants-1570118188

 

 

En 2015, alors que l'entreprise iséroise de semi-conducteurs, installée à Bernin, dans le Grésivaudan, était au bord de la faillite. Elle s'était diversifiée dans le solaire mais cela avait été un échec. Pour redresser la barre, les nouveaux dirigeants avaient alors frappé à la porte du Ministre de l'Economie de l'époque, un certain Emmanuel Macron. 


L'État, actionnaire à 25% de Soitec

L'Etat, actionnaire à 25 % de Soitec, avait accepté que la nouvelle direction mette en place un plan d'actions de motivation, un MIP, pour garder les cadres qui voulaient partir. A l'époque, l'action valait 30 centimes d'euros. Depuis, Soitec a remonté la pente et l'action vaut 90 euros.

Hold-up des dirigeants de Soitec, selon la CGT


Résultat, en septembre dernier, une vingtaine de dirigeants de Soitec ont perçu 98 millions d'euros, hors marché, en cédant 3,3 % du capital, sur les 4,58 % qui leur avaient été attribués. L'entreprise précise que tout cela a été validé par les instances de gouvernance mais pour la CGT, ça passe mal, auprès du personnel. 

Fabrice Lallement est délégué CGT chez Soitec : " La France traverse une grave crise sociale, avec les Gilets Jaunes, et parmi le personnel de Soitec, il y a des gens qui ne gagnent pas beaucoup, et de l'autre côté, il y a des dirigeants qui touchent des millions. Trois d'entre eux ont quitté l'entreprise avec un beau pactole, et cela déstabilise la société. Par exemple, le directeur financier est parti, après trois ans passés chez Soitec. Au cours actuel de l'action, quand on ramène son jackpot à son temps passé dans l'entreprise, on arrive à près de 11 000 euros par jour !"

Soitec, qui s'est séparé de sa branche solaire, a retrouvé la croissance et a pu réembaucher. Elle compte actuellement 1450 salariés, dont 1150 en poste à Bernin. Le personnel de Soitec est, selon la CGT, écœuré par ce tour de passe-passe. Certes, le personnel bénéficie d'un plan d'actions pour tous. Mais en moyenne, cela représente 25 000 euros par personne, rien à voir avec le pactole des responsables.


Le CGT parle aussi d'exil fiscal car les dirigeants de l'entreprise se sont déjà installés à Singapour, soi-disant pour des raisons stratégiques, mais pour la CGT, c'est surtout parce que c’est un paradis fiscal. Fabrice Lallement : " En janvier dernier, le Ministre de l'Economie actuel, Bruno Lemaire, a dit qu'il fallait que dans toute entreprise où l'Etat à une participation, majoritaire ou minoritaire, le dirigeant de cette entreprise soit résident fiscal en France ! C'est tout le contraire qui se passe chez Soitec !"


Fabrice Lallement, secrétaire de la CGT chez Soitec, veut défendre l'entreprise et le personnel

Paul Boudre, le directeur général de Soitec, qui a reçu près de 18 millions d'euros, a promis qu'il allait réinvestir une partie de cette somme dans Soitec !

Prends l'oseille et tire-toi !

Mais cela est loin de calmer les esprits, car si tout cela est légal, pour la CGT, c'est amoral :  "Soitec a toujours été présentée comme la pépite technologique de l'industrie française. Née au sein du CEA-LETI, elle a bénéficié de fonds publics, d'infrastructures publiques. Et aujourd'hui, une poignée de dirigeants se "gavent", pendant que les salariés "mouillent" le maillot. C'est un peu le film de Woody Allen, 'Prends l'oseille et tire toi' !" ironise la CGT qui souhaite que "de tels faits avalisés par l'Etat ne puissent plus se reproduire dans et en dehors de notre société".

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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La SNCF en 1981

Pour réfléchir et puis agir
Pour réfléchir et puis agir
Pour réfléchir et puis agir
Pour réfléchir et puis agir
Pour réfléchir et puis agir
Pour réfléchir et puis agir
Pour réfléchir et puis agir

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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SAUVONS EDF du bradage !
SAUVONS EDF du bradage !

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Manifestations de policiers. L’impunité est dans la rue, le gouvernement applaudit

Les policiers étaient une nouvelle fois dans la rue ce mercredi. Ils réclament des meilleures conditions pour leur fonction répressive et la préservation de leur régime spécial de retraites. Le gouvernement est prêt à toutes les concessions pour sauvegarder ses forces de répression.

De l'autre côté de la barricade

Difficile de croire que les manifestations de policiers sont censées être « interdites ». Ces derniers temps, les coups de force se sont multipliés, à l’image de l’intimidation organisée par les forces de répression devant le siège de la France Insoumise pour des propos de Mélenchon qu’ils n’avaient pas appréciés.

Cette fois-ci, ce n’est pas pour exiger davantage d’impunité qu’ils sont dans la rue comme ils avaient pu le faire ces dernières années dès qu’un des leurs était inquiété par la justice. Il faut dire que depuis, le mouvement des Gilets Jaunes est passé par là et l’impunité policière a encore franchi un cap. Jusqu’à présent, aucune condamnation n’a été prononcée malgré les nombreux blessés du mouvement. C’est donc essentiellement sur le terrain des conditions de travail et des retraites que les policiers se mobilisent actuellement.

Pourtant, les policiers font actuellement partie des professions les plus privilégiées. C’est un des rares secteurs qui bénéficient d’une augmentation des budgets dans un contexte d’austérité pour tous les autres : depuis 2018, 550 millions d’euros ont été consacrés au budget des forces de répression. Sur la question des retraites, ceux-ci bénéficient d’une année supplémentaire de cotisation retraite tous les cinq ans.

Le gouvernement, qui a fait de sa politique des retraites la lutte contre les soi-disant « privilégiés » et les régimes spéciaux, a un tout autre discours pour le secteur des policiers. Dans le rapport Delevoye déjà, il était préconisé de « maintenir des niveaux de retraite comparables aux pensions actuelles ». Le 17 septembre, Castaner a répété qu’il défendrait « jusqu’au bout la spécificité du statut » des policiers.

Mercredi, celui-ci a complété sa vision des choses « La dangerosité du métier, elle est liée au fait de devoir porter une arme, elle est liée au fait par exemple, quand vous êtes policiers de dire à votre enfant "ne dis pas le métier que je fais". C’est aussi ça dont il faut s’occuper ». Un message qui fera plaisir aux urgentistes en grève depuis plusieurs mois ou aux cheminots qui se sont battus contre la réforme du rail, et qui travaillent dans des conditions de sécurité toujours plus difficiles et dangereuses.

Ce régime spécial réservé aux policiers montre que, loin d’être des travailleurs comme les autres, ceux-ci occupent une position particulière aux yeux des classes dominantes en raison de leur fonction de répression. Et le gouvernement sait qu’il va devoir encore compter sur ses forces de répression, par exemple dans le cadre de la mobilisation des retraites qui s’annonce explosive. Il est donc prêt à faire une exception sur son projet de réforme pour pouvoir garantir la répression du mouvement qui pourrait avoir lieu.

Crédit photo : © Maxppp – Nice Matin

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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La bloggueuse de bande dessinée féministe (mais pas que) Emma a proposé une synthèse, sous forme de BD, des dossiers militants qui existent sur la retraite pour expliquer le nouveau projet de retraite inventé par Macron et Delevoye.

Ces derniers jours, j’ai voulu savoir ce qui nous attendait avec la réforme des retraites. Conclusion : le rapport Delevoye, c’est le coup final porté à la solidarité intergénérationnelle. J’explique pourquoi, en images.

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Commuiqué de la CGT du Puy-de-Dôme :

Ce vendredi 4 octobre 2019, notre cher Président, Monsieur Macron sera présent à Clermont-Fd.


Il doit se rendre au siège du journal "La Montagne"  pour célébrer les 100 ans d'édition de ce journal quotidien local.
La Commission Exécutive de l'UD Cgt 63 réunie ce jour, appelle l'ensemble des militants-s- et des salarié-e-s qui peuvent se rendre disponibles à se rassembler dès 12h00 ce vendredi 4 octobre, Place du 1er Mai afin de manifester nos oppositions à la régression sociale et de mettre en avant d'autres propositions et revendications qu'il semble ne pas entendre.
 
Sur place, dès midi, pique-nique tiré du sac, banderoles, drapeaux et slogans seront les bienvenus.
 
Cette initiative revendicative est organisée sur le vif, mais nous ne pouvons laisser passer ici le Président des riches et du mépris de classe, sans aucune réaction syndicale. 
 
Nous profitons de cet appel pour vous transmettre une trouvaille de notre Institut d'Histoire Sociale (IHS Cgt 63), un courrier centenaire de la rédaction de La Montagne, adressé à l'UD Cgt du Puy de Dôme, daté de SEPTEMBRE 1919 ! (voir la pièce jointe)
Vous pourrez y constater que la ligne éditoriale a quelque peu évoluée... et que les intentions d'origine semblent être tombées aux oubliettes.
 
Pour l'UD Cgt 63,
Julien PAULIAC

Une autre époque ?

Publié par FSC

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Comment l’exécutif a plombé les comptes de la Sécu et s’apprête à nous faire payer la facture

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale présenté lundi 30 septembre prévoit un déficit de 5,4 milliards d’euros en lieu et place de l’équilibre pronostiqué l’an dernier par le gouvernement. Les exonérations de cotisations sociales pèsent lourd dans les comptes de la Sécu. Pour combler le trou, l’exécutif annonce des mesures qui vont affecter les retraités et les dépenses de santé.

 

Quand tu gagnes, tu perds ! C’est ce que révèle le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) à propos des mesures en faveur du pouvoir d’achat, prises en décembre dernier par Emmanuel Macron, pour répondre à la colère sociale s’exprimant au travers du mouvement des gilets jaunes. Les quelques gains immédiats sur les fiches de paye ont été, pour grande partie, pris sur la part moins visible de la rémunération des salariés : le salaire socialisé et différé correspondant à la protection sociale. Un jeu à sommes nulles en quelque sorte.

Le déficit de 5,4 milliards pour 2019 a plusieurs causes, mais les exonérations de cotisations sociales multiples incluses dans les mesures de l’hiver dernier y ont largement contribué. Les 100 euros d’augmentation sur le SMIC, formule-choc du président de la République, ont été en réalité une hausse de +1,8 %. Le SMIC est ainsi passé de 9,88 à 10,03 euros de l’heure, soit environ 20 € de plus par mois. Les 80 € restants proviennent d’une augmentation de prime d’activité. Un coup de pouce pris en charge par la collectivité, à travers l’État, sur lequel aucune cotisation n’est prélevée puisqu’il ne s’agit pas de salaires.

 

Pas de cotisations, pas de Sécurité sociale

 

Une augmentation réelle du SMIC aurait généré, en plus du salaire net perçu immédiatement, un salaire différé pour la santé, les retraites ou le chômage. Autre choix éminemment politique qui déshabille la protection sociale : l’avancement de l’exonération des cotisations sur les heures supplémentaires. Prévue initialement en septembre 2019, l’ancienne mesure à la formule trompeuse de Nicolas Sarkozy du « travailler plus pour gagner plus » est entrée en vigueur au 1er janvier 2019.

En réalité, les salariés n’y gagnent que l’illusion d’une meilleure rétribution. Certes, leurs payes augmentent à la fin du mois, mais aux dépens du reste de leurs rémunérations. Le salaire brut n’est plus versé aux organismes sociaux et la participation des employeurs à ces derniers disparaît. Ce n’est pas parce que cette part est invisible sur les comptes en banque à la fin du mois, qu’une telle mesure ne vous a pas fait les poches. L’air de rien ! Résultat : avec l’avancement au 1er janvier de l’exonération sur les heures supplémentaires, moins 1,3 milliard selon le rapport du mois de septembre des comptes de la Sécurité sociale. Un trou que l’État est sensé compenser, en conformité avec la loi Veil de 1994, mais qui pèse en réalité sur la Sécu.

Autre mesure asséchant encore le budget de la Sécurité sociale sans en avoir l’air : l’incitation faite aux entreprises d’instaurer une prime exceptionnelle en fin d’année dernière. L’incitation étant sous forme d’exonération de cotisations sociales pour les employeurs. À l’objection selon laquelle ces primes n’auraient pas existé sans la décision d’Emmanuel Macron et qu’elle ne représente donc pas un manque à gagner pour la protection sociale, le rapport des comptes de la Sécurité sociale est moins catégorique. Il constate que dans nombre d’entreprises, ces primes ont remplacé des primes de fin d’année préexistantes qui elles étaient chargées en cotisations sociales.

 

La facture arrive

 

L’objectif d’un équilibre du budget de la Sécurité sociale est reporté par le gouvernement à 2023. L’annulation de l’augmentation d’1,7 point de CSG pour les retraités pour 1,5 milliard d’euros l’an dernier n’est pas remis en cause cette année. Pour autant, l’exécutif compte mettre les retraités à contribution. Il prévoit de sous-indexer les pensions par rapport à l’inflation. Ainsi en 2020, les pensions n’augmenteront que de 0,3 % pour une inflation estimée à 1 %. Une mesure similaire annoncée à la fin de l’été 2018 avait largement contribué à la dégradation de la situation sociale en fin d’année dernière. Probablement la raison pour laquelle le gouvernement a décidé que la mesure ne s’appliquerait pas aux retraites inférieures à 2000€. Prudence oblige. Pour autant, une telle décision à la veille de la réforme des retraites présage du sort qui pourrait être fait à l’évolution de la valeur du point fixé par le gouvernement pour calculer le montant des pensions au-delà de 2025.

Pour compenser le déficit de 5,4 milliards, les dépenses vont être mises à contribution. Dans la catégorie des petites économies, le gouvernement souhaite raboter 145 millions d’euros sur les indemnités journalières en cas d’arrêt-maladie. Mais le gros de l’austérité touchera l’hôpital. L’objectif national de dépenses d’assurance-maladie (Ondam), dont l’augmentation naturelle se situe légèrement au dessus de 4 % pour couvrir la hausse des besoins, n’était déjà que de 2,5 % l’an dernier. Pour l’année à venir, il sera abaissé à 2,3 % et le secteur de la santé devra se passer de 4 milliards d’euros. L’hôpital devra encore se serrer la ceinture en 2020.

Ce, malgré la grève des services d’urgences et un mal-être généralisé dans tous les services. Pour le secteur hospitalier, l’augmentation ne sera que de 2,1 %. Pour assurer ces économies, le gouvernement mise sur le développement de la chirurgie ambulatoire. Mais à force de tirer sur l’ambulance, c’est lui, à la place des malades, que les soignants pourraient renvoyer chez lui.

Publié par rapportsdeforce.fr

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Gérald Le Corre (UD CGT 76) - photo: Jean-Baptiste Morel sur Twitter -

 

La vidéo n'est malheureusement pas visible sur les mobiles : veuillez la visionner sur un ordinateur ou directement sur la page Facebook de "Paris-Normandie".

Pour en connaitre plus sur la situation après l'incendie de Lubrizol, connaitre les conditions abracadabrantesques dans lesquelles les pompiers sont intervenus, comprendre les risques, la responsabilité des industriels, la responsabilité de l'État, écoutez jusqu'au bout la conférence de presse de l'UD CGT 76 sur Lubrizol le 1er octobre 2019, conférence de presse toute en émotion et en détermination par Gérald Le Corre, chargé de la santé et de la sécurité à l'Union Départementale. (SOURCE VIDÉO : Paris-Normandie sur Facebook)

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

Il y a 51 ans, à la veille de mai/juin 1968, beaucoup de mouvements sociaux, et politiques, se faisaient jour, sous un climat de durcissement de la politique gouvernementale et patronale. Comme le disait Georges Séguy, les événements de mai-juin 1968 n’ont pas surgi « comme un coup de tonnerre dans un ciel serein ». Ils ont des causes démographiques, politiques, internationales, économiques, sociales et sociétales, en lien avec l’évolution des mœurs et des modes de vie. Ce sont les prémisses de 1968, une période où la résistance des travailleurs face à l’aggravation de leurs conditions de vie et de travail se durcit, mais ne peut s’organiser à l’échelle nationale en une offensive coordonnée […]

Le document de la CGT-FNIC en lien ci-dessous: 

[pdf] CGT-FNIC-PRÉMISSES-DE-1968

 

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : https://www.courrierdelouest.fr/actualite/cholet-la-cgt-michelin-demandela-restitution-des-aides-regionales-01-10-2019-414721

 

Les représentants syndicaux ont été reçus au Conseil régional vendredi.

Un diagnostic a été réalisé par la direction du groupe Michelin sur les 15 usines françaises, pointant notamment un manque de compétitivité. Relayé par Le Monde dernièrement, ce diagnostic avait suscité l’inquiétude des syndicats des sites de Cholet et La Roche-sur-Yon (Vendée), craignant des fermetures de site.

Les représentants syndicaux ont été reçus au Conseil régional vendredi. Dans un communiqué, la CGT indique que la présidente Christelle Morançais (LR) a rappelé s’être engagée à rencontrer le PDG Florent Menegaux. Les représentants du syndicat ont de leur côté rappelé que le groupe avait réalisé en 2018 « 1,600 milliard d’euros de bénéfices net » et « perçu plus de 300 millions d’aide publique en cinq ans (CICE, ristourne des Carsat, crédit d’impôt…) ». Appelant la Région « à responsabiliser notre employeur », la CGT a rappelé que « Michelin Cholet avait perçu 500 000 € de la part de la région Pays de la Loire » avec l’engagement « de faire porter les effectifs de Cholet à 1 500 CDI ». Constatant que le site choletais employait à ce jour « 1 280 CDI », la CGT a demandé que la Région demande à Michelin « la restitution de toutes les aides publiques ».

Publié par FSC

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