SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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RESTER pour continuer à être au service des travailleurs et de la population!ment de bibliothèques.

 

SOURCE : https://www.ladepeche.fr/2019/10/11/foix-lunion-locale-cgt-va-rester-dans-ses-locaux-malgre-lavis-dexpulsion,8473707.php

 


L'union locale CGT de Foix a annoncé, ce vendredi soir, qu'elle allait rester dans ses locaux de la rue Roger, et ce malgré un ordre d'expulsion qui court à partir de ce samedi 12 octobre, et une astreinte judiciaire de 200 euros par jour.

"L'union locale CGT a décidé, à l'unanimité de ses 22 syndicats, de rester dans ses locaux." Maryse Gomes, secrétaire de l'organisation, a été on ne peut plus claire, ce vendredi. Le syndicat ne quittera pas le premier étage du bâtiment de la rue Roger malgré une expulsion judiciaire qui doit entrer en vigueur ce samedi 12 octobre.


"Partir, c'est entraîner la disparition de l'activité de l'union locale au soutien des salariés des secteurs publics et privés, surtout ceux qui ne bénéficient pas d'une présence syndicale...

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POUR RAPPEL, les bourses du travail assurent un rôle d'intérêt général comme le reconnaît l'article de Wikipédia :

 

C'est devenu par la suite un lieu, présent dans la majorité des grandes villes où sont réunis les différents syndicats de salariés, plus connus en Europe sous le nom de « Maisons du peuple » ou « Maisons des travailleurs ».

Ce lieu partagé permet aux syndicats de posséder des locaux pour exercer leurs activités : organiser un soutien aux ouvriers malades ou au chômage et à ceux qui sont en lutte (notamment par l’organisation de caisses de grève ou de réunions publiques). Les bourses du travail participent également au mouvement d’éducation populaire par des cours professionnels ou généraux et le développe

ET

Sans être une obligation légale, les municipalités ont mis à disposition du mouvement ouvrier un simple local appelé "bourse du travail". Ces structures ont servi à la fin du xixe siècle à aider les syndicats à s'organiser. La première d'entre elles est fondée à Paris et ouvre ses portes le 3 février 18872. La bourse du travail de Saint Etienne, est née à l'initiative de Girodet, le maire radical. Inaugurée en 1888, elle débuta son fonctionnement en 1889 autour d'un service de statistique ouvrière et de cours professionnels.3

Le mouvement syndical organisé dans la CGT s'est alors emparé de ces locaux pour en faire des véritables forteresses ouvrières et organiser les travailleurs. Des mairies fermèrent temporairement certaines bourses pour casser la dynamique syndicaliste.

 

A présent effectivement nous sommes en pleine période de réaction contre le mouvement syndical et la CGT en particulier pour la priver des moyens de défense du monde du travail, des chômeurs, des précaires, des sans papiers et réister à cette offensive est devenu l'affaire de tous !

Publié par FSC

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Un immense détournement de fonds

Les allègements de cotisations patronales se sont élevés à 52 milliards d'euros l'an dernier selon la Cour des comptes. Depuis 2013, ces allègements ont doublé grâce à la sollicitude de Hollande, puis de Macron, envers les gros patrons. Le « pacte de responsabilité » d'abord, puis le CICE, ont réduit de 26 milliards ce que versaient les entreprises. Supposés embaucher avec ces ristournes, les patrons ont pris l'argent et continuent de supprimer des milliers d'emplois.

Dans le même temps, sous prétexte que la Sécurité sociale serait à nouveau en déficit, le gouvernement réduit les indemnités de chômage et s'attaque aux retraites.

Les grands patrons sont des assistés, alors que pour financer l'accès aux soins pour tous, les indemnités de chômage et des pensions dignes, il faudrait commencer par stopper ces allégements de cotisations et continuer en prélevant sur les profits. Exactement l'inverse de la politique des gouvernements qui se succèdent à l'Élysée.

Publié par Lutte Ouvrière

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Le site Michelin de La Roche-sur-Yon emploie 619 salariés. © LINDAUER Thierry

Le site Michelin de La Roche-sur-Yon emploie 619 salariés. © LINDAUER Thierry

La décision de la direction de Michelin de fermer d’ici fin 2020 son site de La Roche-sur-Yon, communiquée ce jeudi 10 octobre, suscite la colère des syndicats. SUD appelle à la grève illimitée sur le site vendéen, la CGT à une mobilisation sur tous les sites de France le 24 octobre.

Le couperet est tombé ce jeudi 10 octobre, en début de matinée : le site Michelin de La Roche-sur-Yon, spécialisé dans le pneu poids lourds et qui emploie 619 salariés, fermera d’ici fin 2020.

« La trahison d’un pacte d’avenir signé il y a trois ans »

Une décision de la direction qualifiée de « trahison » par SUD. Dans son communiqué, le syndicat (organisation majoritaire sur les sites industriels du groupe) « condamne cette décision qui symbolise la trahison d’un pacte d’avenir signé il y a trois ans par la direction de l’entreprise et deux organisations syndicales ».

Et de rappeler le 1,6 milliard d’euros de résultat net enregistré lors du dernier exercice qui, poursuit le syndicat, devait permettre à Michelin de « ne pas se précipiter vers une décision irrémédiable » et de « prendre le temps d’étudier toutes les solutions et de travailler à une alternative positive afin de respecter ses engagements passés ».

« Il ne peut y avoir deux discours »

Cette décision (après l'annonce, le mois dernier, de la fermeture de Bamberg, en Allemagne, en 2021 )  est la première prise pour un site français sous le mandat de Florent Menegaux, président du groupe Michelin depuis mai dernier. Au-delà du communiqué, Jérôme Lorton, délégué de SUD joint par téléphone, a du mal à contenir sa colère : « Nous avons échangé avec la direction ces derniers mois. J’ai dit à Florent Menegaux qu’il ne peut y avoir deux discours. D’un côté, prôner le dialogue social et de l’autre prendre une décision aussi radicale sans aller au bout du pacte d’avenir que nous avons signé. Cette décision marque une rupture. Tous les salariés peuvent être inquiets. La méthode de notre nouveau patron conduit inévitablement au rapport de force ».

Appel à une grève illimitée sur le site

SUD a appelé à une grève illimitée sur le site à compter de ce jeudi, précisant que cette fermeture impactera d’autres sites : Cholet, à hauteur de 74 emplois ; Montceau-les-Mines, 13 emplois ; Vannes, 2 emplois ; et Poitiers, 1 emploi.

La CGT « s'y attendait » mais annonce une grève le 24

Du côté de la CGT, qui n’était pas signataire du pacte d’avenir, Michel Chevalier, délégué syndical, indique qu’il n’est pas surpris de cette décision : « On s’y attendait. Quand la direction a arrêté le projet Skipper (programme de relance du site, NDLR), l’usine était condamnée. C’est le résultat de la stratégie du ‘’toujours plus de marges’’ de l’entreprise. La direction dit que le site est trop petit, mais c’est elle qui l’a réduit. Les marchés du pneu poids lourds sont tous orientés à la hausse d’ici 2025. Pour continuer à La Roche-sur-Yon, il suffirait de réorienter l’usine et de diminuer les marges ».

La CGT n’appelle pas à la grève sur le site « pour l’instant », mais elle annonce d’ores et déjà un appel à tous les sites pour le 24 octobre « avec grève partout et mobilisation devant l’usine de La Roche-sur-Yon ».

Patrice Campo

Publié par lamontagne.fr

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FINANCEMENT DE LA SÉCURITÉ SOCIALE : Le problème, ce n’est pas le déficit mais l’insuffisance des recettes et de la réponse aux besoins

PLFSS 2020 (Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale)

 

Loin de l’euphorie de la présentation du PLFSS 2019 qui annonçait un retour à l’équilibre des comptes de la sécurité sociale, la présentation faite par les ministres Darmanin et Buzyn laisse apparaître un déficit de 5,4 milliards d’euros pour 2019 et une prévision de 5,1 milliards d’euros pour 2020 incluant plus de 4 milliards d’économies nouvelles sur l’assurance maladie.

 

Une aggravation du déficit qui s’explique avant tout par le choix du gouvernement d’amplifier sa politique d’exonération de cotisations sociales en ajoutant de nouvelles :

-exonérations sur les heures supplémentaires qui coûtent 1,8 milliard d’euros ;

 

-exonérations de cotisations sur la prime « exceptionnelle » jusqu’à 1.000 euros qui sera prorogée en 2020 ;

 

-suppression du forfait social sur l’épargne salariale dans les PME dans le cadre de la loi Pacte, soit 600 millions d’euros ;

 

-création d’un taux intermédiaire de la CSG des retraités, mesure qui n’a pas été financée.

 

À ces mesures s’ajoute la remise en cause du principe de non-compensation intégrale de ces exonérations, choix qui avait été fait lors de la présentation du PLFSS 2019. Ainsi, le gouvernement répercute directement les mesures d’urgences dans le déficit de la sécurité sociale, ce qui revient à faire payer ceux qui en bénéficient.
 

Pour la CGT, c’est le principe même des exonérations de cotisations sociales sans aucune contrepartie, ni sur les salaires, ni sur l’emploi, qui doit être remise en cause.
 

Par ailleurs, après 6 mois de grève des urgences, afficher un Ondam (objectif national des dépenses d’assurance-maladie) en croissance de 2,3%, plus faible que l’an dernier, est une véritable provocation.
 

La Commission des comptes chiffre elle-même à 4,4% la croissance spontanée des dépenses ce qui entraîne, de fait, des mesures d’économies devant représenter plus de 4 milliards d’euros.
 

Pour la CGT, la première urgence est d’ouvrir des lits en nombre suffisant, de créer des emplois et de revaloriser la valeur du point dans la fonction publique hospitalière (et non de se limiter à une prime réservée aux seuls personnels des urgences).
 

Pour financer ces mesures, la CGT propose de mettre fin à l’assujettissement des hôpitaux publics à la taxe sur les salaires, soit un montant de 4 milliards d’euros.
 

Le PLFSS intègre également des mesures préconisées dans le rapport Libault concernant la perte d’autonomie qui fera l’objet d’un projet de loi d’ici la fin de l’année. Ces mesures visant à indemniser les aidants. Si cette mesure peut être importante pour les personnes concernées, elle ne constitue qu’un aspect du dossier de la perte d’autonomie. Pour la CGT, il importe avant tout de reconnaître la perte d’autonomie comme un droit nouveau dans la branche maladie de la Sécurité sociale.
 

La branche Accident du Travail / Maladie Professionnelle présente, comme les années précédentes, un excédent. Cela rend possible, ainsi que le revendique la CGT, un ambitieux programme de prévention en faveur de la santé au travail ; l’exemple récent de Lubrizol démontre bien l’ampleur de ce qu’il y a à réaliser sur ces questions.
 

Les ministres sont restés muets sur la réforme des retraites, renvoyant au grand débat national annoncé par le président de la République.
 

Ce sont enfin les conditions mêmes d’élaboration des lois de financement de la Sécurité sociale qui doivent être profondément rénovées, en fixant des règles claires (et qui ne changent pas chaque année au gré de la créativité budgétaire des experts de Bercy) et en associant les Conseils d’administration des caisses nationales de Sécurité sociale, dès la construction des orientations du PLFSS.

 

Montreuil, le 1er octobre 2019

 

SOURCE:

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Les cotisations sociales sont depuis la Libération et le programme du Conseil National de la Résistance le fondement et la garantie du financement de la protection sociale.

C'est pourquoi le patronat et l'oligarchie s'y sont depuis longtemps attaqué sous la forme en particulier des exonérations de cotisations patronales.

C'est pourquoi aussi cette question doit être mise au centre de la bataille pour exiger le retrait de la contre-réforme macronienne des retraites.

Pour en finir avec l'organisation du "trou de la Sécu", en finir avec les exonérations patronales, augmenter les cotisations ...

 

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Le chantage employé par les patrons : acceptation d'un PSE, ou des régressions sociales contre maintien et/ou moindre suppressions ne marche plus.

Face à la stratégie de casse, aux engagements jamais tenus (GE devait créer 1000 emplois), face à la complicité du pouvoir politique et de Macron (qui rappelons le a bradé Alstom aux américains et à GE)  les travailleurs ne comptent que sur leurs propres luttes.

Seule attitude efficace et réellement réaliste !

 

 

 

 La présente action a pour but de mettre en œuvre la responsabilité de l’État français pour sa carence fautive, à ne pas avoir fait respecter les engagements de General Electric en application de l’accord du 4 novembre 2014 

 

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SOURCE : https://www.francetvinfo.fr/economie/entreprises/general-electric/blocage-des-sites-de-general-electric-a-belfort-la-cgt-appelle-a-durcir-le-mouvement-apres-lechec-de-la-reunion-avec-la-direction_3651463.html

 

 

La CGT appelle à durcir le mouvement après l’échec de la réunion qui avait lieu mercredi 9 octobre au matin avec la direction, indique France Bleu Belfort-Montbéliard. Le blocage des sites de General Electric à Bourogne et à Belfort, dans le département du Territoire de Belfort, depuis mardi soir se poursuit.

Les délégués syndicaux ont quitté la réunion mercredi 9 octobre au bout d'une heure, un peu après 11h, jugeant les propositions de la direction insatisfaisantes. Elle a proposé un rallongement du plan de départs volontaires jusqu’à fin 2020 et souhaite poursuivre son plan de compétitivité qui prévoit la réduction de 150 postes sur le site, selon les syndicats.

Selon  France Bleu Belfort-Montbéliard, la direction n’a pas souhaité s’exprimer. Les syndicats ont annoncé devant quelques 150 salariés que les salariés General Electric de Chonas-L’Amballan en Isère pourraient rejoindre le mouvement.

Des salariés grévistes mobilisés selon la CGT
Cyril Caritey, délégué CGT, annonçait déjà mercredi 9 octobre au matin, avant le début de la réunion, que le blocage sera mené "le temps qu'il faudra et avec les salariés". Il précise que le but est de négocier avec la direction : "Il y a de la détermination mais malgré tout les gens restent sereins, mobilisés et convaincus que ce sont eux qui ont raison parce qu'ils portent un projet alternatif avec l'intersyndicale qui a été déposé au niveau local. On attend que la direction revienne à la négociation avec, comme objectif, la prise en compte du projet alternatif". Ce projet propose la suppression de 300 postes l’année prochaine sous forme de départs volontaires et de plan seniors.

En mai dernier, le groupe américain, qui emploie quelque 4 300 salariés à Belfort, a annoncé un plan de restructuration qui prévoyait initialement la suppression de près de 1 050 postes en France, dont 792 sur le site belfortain. La direction de GE à Belfort a dit toutefois être "disposée" à réduire de 150 au maximum le nombre de postes supprimés sur ce site, mais à condition que plusieurs acquis sociaux disparaissent. Le processus de consultation doit prendre fin le 21 octobre.

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SOURCE : https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/territoire-de-belfort/belfort/general-electric-blocages-s-intensifient-belfort-bourogne-1734289.html

 

La contestation se durcit sur le terrain. Ce mercredi, une centaine de salariés continue à bloquer le site de General Electric à Belfort. Pour la deuxième journée d'action consécutive, les protestataires se relaient sans discontinuer : le bâtiment 66, administratif, et tous les ateliers d'assemblage sont à l'arrêt, une turbine 9HA est toujours immobilisée. A Bourogne, une cinquantaine de collègues bloquent le site qui fabrique les composants des turbines à gaz ensuite assemblées à Belfort.
 

Mouvement illimité

Ce mercredi matin, une réunion entre la direction et l'intersyndicale a tourné court après une heure de discussions, faute d'accord. "On est dans un dialogue de sourd", déplore Alexis Sesmat, élu CSE du syndicat Sud Industries. 

La direction aurait proposé un échelonnement du plan de compétitivité avec une première vague de 300 départs début 2020, puis les 350 autres départs fin 2020. "On nous a présenté cet échelonnement comme nouveau, mais ça n'a rien de neuf", poursuit M. Sesmat. Les syndicats déplorent que leur plan alternatif ait été rejeté : "le directeur général du site a fait preuve d'un effroyable cynisme par rapport à nos revendications", abonde Karim Matoug, délégué CGT, dans ce qu'il qualifie de "pire réunion" depuis le début du plan.

A 14h, l'intersyndicale s'est réunie pour décider la suite du mouvement. Les équipes de jour et de nuit prévoient de se relayer dans la nuit. Signe de leur détermination, un container a été installé pour accueillir les grévistes. "Si on bloque, c'est pour créer un rapport de force", pointe Alexis Sesmat. Jeudi matin, une assemblée générale est prévue pour solliciter le blocage du seul bâtiment encore libre à Belfort - qui accueille des cadres. 

Tant à Belfort qu'à Bourogne, c'est donc un mouvement illimité qui se profile. Pour Alexis Sesmat, délégué Sud Industries : "Nous attendons aussi des contacts de Bercy. C'est le rôle de l'Etat de prendre parti".

General Electric Belfort : "On n'a plus le choix", l'intersyndicale dépose plainte contre l'Etat 

De son côté, la direction de GE "regrette cette situation qui perturbe aujourd'hui l'activité du site de façon majeure"et "souhaite le retour d'un environnement social plus apaisé et encourage à nouveau les instances représentatives du personnel à participer au processus formel de consultation et de négociation", a-t-elle ajouté.

Le groupe américain, qui emploie quelque 4.300 salariés à Belfort, a annoncé en mai un plan de restructuration qui prévoyait initialement la suppression de près de 1.050 postes en France, dont 792 dans le site belfortain.

Publié par FSC

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Gaz et électricité : les coupures pour impayés en hausse significative

Ce mardi 8 octobre, le médiateur national de l'énergie a sorti un communiqué à propos de la hausse importante de consommateurs en situation d'impayé, avec un estimation de 600 000 coupures ou réductions de puissance pour 2019.

CHASSE AUX PRÉCAIRES

Crédits photo : afp.com/Philippe Huguen

On s’attend en effet à plus de 600.000 interventions (coupure ou réduction de puissance) liées au gaz et à l’électricité sur 2019 contre 572.000 en 2018. Rien que sur le 1er semestre 2019, les données transmises par les fournisseurs montrent une hausse de 18% en électricité et de 10% en gaz par rapport au 1er semestre 2018.

Dans le communiqué, la médiation révèle également que : « les sollicitations auprès du service Energie-Info de personnes dont l’énergie a été suspendue à la demande de leur fournisseur pour cause d’impayé ont plus que doublé : 372 demandes sur les 3 premiers trimestres 2019 ».

Cette hausse significative de personnes en situation d’impayés montre que de manière assez inquiétante, de plus en plus de personnes se retrouvent dans l’incapacité de payer leurs factures. Et la situation va sûrement encore s’aggraver en 2020 quand la facture d’électricité va encore augmenter.

Comme le souligne également au micro d’Europe1 Jean Gaubert, le médiateur national, : « Nous allons largement passer les 600 000 interventions pour l’année 2019, ce qui sera un mauvais signe. Cela ne veut pas dire que nos concitoyens sont moins bons payeurs qu’avant, cela veut dire qu’ils ont plus de difficultés à payer qu’avant ».

A l’heure où des mouvements sociaux comme celui des gilets jaunes mettent en lumière la question de la précarité d’une grande partie de la population, il n’est pas surprenant de voir ces chiffres augmenter encore et encore. Les raisons relevées par la médiation nationale pour expliquer ces impayés - « factures de régularisation élevées, logements énergivores, accidents de la vie, recours mal connus » montrent bien que le problème ne vient pas du fait que les gens seraient des « mauvais payeurs » mais qu’aujourd’hui, avoir accès à des nécessités « basiques » comme l’électricité est de plus en plus difficile.

La situation ne risque d’ailleurs pas de s’améliorer quand on voit ce que prévoit le gouvernement Macron pour le monde du travail avec la réforme des retraites. Face à cette attaque d’ampleur qui va continuer à précariser et à permettre d’exploiter encore plus les travailleurs et les salariés qui encaissent déjà depuis des années les conséquences de ces politiques néolibérales, il apparaît plus que jamais important de se mobiliser et de riposter à la hauteur de ces attaques.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Scènes insurrectionnelles en Equateur : Le parlement attaqué par les manifestants

Après les manifestations de la fin de la semaine dernière qui ont paralysé le pays, la contestation est montée d’un cran en début de semaine avec l’entrée en mouvement des organisations indigènes. Ce 8 octobre, le parlement a été attaqué par les manifestants.

ÉBULLITION SOCIALE

Jusqu’à présent, il y a eu plus de 450 arrestations, trois puits pétroliers sont occupés par les manifestants et le président Lenin Moreno a déplacé le gouvernement de Quito à Guayaquil.

Début octobre, Lenin Moreno a annoncé lors d’une allocution à la télévision diverses mesures économiques qui seront discutées et approuvées par l’Assemblée nationale en échange d’un prêt de quatre mille millions de dollars auprès du FMI. Les mesures sont de trois types : réduction du budget de l’État, une réforme du droit du travail et des mesures « compensatoires » afin d’éviter le mécontentement. La suppression de la subvention sur l’essence (dont le prix passe de 1 dollar à 2,30 dollars), mesure qui a suscité le plus de mécontentement, fait partie de la première série de mesures. Celle-ci a été mise en place il y a plus de quarante ans comme une forme de redistribution de la rente pétrolière.

Le premier secteur qui s’est mobilisé a été celui des organisations (patronales) du secteur des transports, qui ont bloqué le pays jeudi et vendredi. Cependant, les organisations du transport ont levé la grève vendredi après être arrivées à un accord avec le gouvernement autour de l’augmentation du prix du ticket de bus, entre autres. Le gouvernement a aussi décrété l’état d’urgence et fait appel à l’armée pour le maintien de l’ordre.

La situation est devenue plus conflictuelle ces derniers jours avec le soulèvement indigène qui se dirige vers la capital Quito. À la mobilisation appelée par la CONAIE, principale organisation indigène du pays, s’est joint le Front unitaire des travailleurs, principale confédération de travailleurs.

Devant les menaces d’un soulèvement dans la capitale, l’armée a délogé les journalistes du palais présidentiel et a déménagé le gouvernement de Quito à Guayaquil. Malgré les appels de Moreno au dialogue avec ses « frères indigènes », la répression a parfois été brutale dans certaines régions, où l’armée et la police ont ciblé des communautés indigènes. En réponse, une cinquantaine de militaires et de policiers ont été kidnappés par des communautés indigènes lors d’affrontements. Ceux-ci ont vite été libérés.

Plusieurs pillages ont eu lieu par les manifestants pendant leur remontée vers la capitale et aussi dans les grandes villes, dans un contexte de pénurie. Dans les marchés centraux, l’approvisionnement de biens est toujours irrégulier en raison du blocage des autoroutes. La province d’Azuay est entièrement coupée du pays, en raison des blocages. L’armée est en train d’approvisionner par avion Cuenca, la capitale régionale et une des principales villes du pays, en nourriture et en médicaments. La semaine dernière, les syndicats de travailleurs avaient aussi participé à des manifestations contre la réforme du code du travail.

Le gouvernement de Lenin Moreno s’est voulu être une « rupture dans la continuité » avec le gouvernement de Rafael Correa. Ce dernier était devenu trop impopulaire après dix ans au pouvoir pendant lesquels il s’est mis à dos le mouvement social. Pourtant, la situation économique de l’Équateur n’a pas cessé de se dégrader en raison de la dette. Ainsi, pour se laver les mains, lorsque Lenin Moreno s’est adressé au pays depuis Guyaquil lors d’une courte allocution de cinq minutes, il a accusé le gouvernement précédent d’être à l’origine de la situation économique catastrophique du pays et a accusé Correa et le président vénézuélien Nicolas Maduro d’être derrière les manifestations.

Lundi, le centre-ville de Quito était entièrement militarisé et la circulation contrôlée par l’armée. Le palais présidentiel, vide, était barricadé. Mardi, les écoles et lycées continuent d’être fermés administrativement. Les organisations indigènes, réunies au sein de la CONAIE et le FUT se sont distanciés tant de Lenin Moreno que de l’ancien président Rafael Correa - sans pour autant proposer un programme en positif. Ce 8 octobre, la situation est encore montée d’un cran, et le parlement a été attaqué par les manifestants. A ce titre, la journée de la grève et de la manifestation unitaire de mercredi sera décisive pour la suite des événements.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Il  y a quelques jours nous avions annoncé que la projection du documentaire "La tondue de Chartres" devait être suivi d'un débat avec la participation de l'historienne Annie Lacroix-Riz.

La première diffusion a eu lieu le lundi sur la chaîne du sénat LCP (canal 13 de la TNT).

Mais à notre surprise elle n'a pas été suivie du débat annoncé.

D'autant que la visée (en tout cas l'effet) idéologique de ce documentaire prête fortement à contestation.

Le récent ouvrage d''Annie Lacroix-Riz sur le non-épuration à la Libération montrant précisément le lien entre cet état de fait et l'image dominante colportée depuis des excès d'une épuration sauvage.

Dans ce contexte un débat contradictoire s'avère d'autant plus nécessaire.

 

A ce propos notre camarade Annie Lacroix-Riz nous communique :

 

Chers tous,

 

Bon, d’accord, il n’y a pas eu débat hier, mais, comme me l’a annoncé ce matin la responsable du service de presse de Dunod-Armand Colin,le lien est tout de même disponible, débat compris : 

 

http://www.lcp.fr/emissions/294727-epuration-la-periode-trouble-de-la-liberation

 

 et il y a rediffusion :  

 

dimanche 13 octobre 2019 à 18h00

 

mardi 15 octobre 2019 à 0h30.

 

Merci de diffuser.

 

Amitiés,

Annie Lacroix-Riz

 

Dont acte !

A nos écrans et ordis !

 

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DÉCLARATION DU CIBD CONCERNANT LA RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN DU 19 SEPTEMBRE 2019 SUR L’IMPORTANCE DE LA MÉMOIRE EUROPÉENNE POUR L’AVENIR DE L’EUROPE

Le Comité international Buchenwald Dora et Kommandos (CIBD) exprime sa vive inquiétude sur la Résolution du Parlement européen du 19.9.2019 concernant l‘importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe.

Le CIBD considère que le texte de cette première résolution du Parlement européen nouvellement élu sur le rôle de la mémoire historique pour l’éducation de la jeunesse et la construction d’une Europe libre et démocratique, est une insulte intolérable aux victimes du fascisme et du nazisme de même qu’aux constructeurs d’une Europe apaisée, démocratique et libre.

La Résolution susnommée se préoccupe à juste titre dans la dernière partie de son texte de la montée des haines identitaires en Europe. Elle demande l’interdiction des groupes néofascistes et néonazis (point 20) Elle souligne par ailleurs qu’il « convient de continuer de puiser dans le passé tragique de l’Europe l’inspiration morale et politique nécessaire pour relever les défis du monde contemporain, et en particulier pour lutter pour un monde plus juste, bâtir des sociétés et communautés tolérantes et ouvertes qui accueillent les minorités sexuelles, religieuses et ethniques, et s’assurer que les valeurs européennes bénéficient à tous » (point 21). Cependant, cette résolution reste le fruit de compromis malsains, et développe des arguments fallacieux et inacceptables,
qui maltraitent la vérité historique.

C’est pourquoi le CIBD exige retrait immédiat de la Résolution P9_TA-PROV(2019)0021.

Le CIBD s’appuie sur l’argumentaire suivant dans sa présente déclaration :


1. Le CIBD déplore que la Résolution présente du Parlement européen sur l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe, ne fasse nulle part état dans son texte de la Résolution décisive du Parlement européen du 11 février 1993 sur « La protection et la préservation des sites de mémoire des anciens camps de concentration ».


2. Le CIBD rappelle qu’on ne peut en aucun cas mettre sur un même plan et définir sous le vocable général de « totalitarisme » tel qu’il a été appliqué dès les années 30 au régime de Mussolini, le nazisme d’Hitler et le communisme de Staline. Certains parlementaires oublient que leurs pays, situés dans l’orbite nazie ont développé leur propre forme de totalitarismes durant ces années : la Finlande, l’Espagne, le Portugal, la Hongrie, la Pologne …


Le CIBD exige qu’une résolution du Parlement européen sur la prise de conscience du passé ne passe pas sous silence les spécificités du nazisme ; le racisme, l’antisémitisme, le génocides des Juifs et des Sinti et Roms, les crimes contre les malades mentaux et physiques sont le socle de ce que fut la politique nazie, parallèlement aux massacres qui furent perpétrés de façon planifiée et systématique contre les populations slaves, ainsi que la mise en esclavage de millions d’hommes, de femmes et d’enfants contraints aux travaux de force en Allemagne et dans les pays occupés par le IIIème Reich. C’est cette idéologie criminelle qui fut combattue par l’ensemble des Nations qui se réunirent dans l’Organisation des Nations Unies en 1945.
3. Le CIBD, contrairement au texte de la Résolution du Parlement européen du 19.9 2019 (point 2), s’élève contre l’affirmation que le Pacte germano-soviétique (connu sous le nom de Molotov-Ribbentrop) est l’origine de la Deuxième Guerre mondiale. C’est négliger dans ce texte d’autres causes telles que : le Traité de Versailles, la crise économique de 1929, la réoccupation de la Sarre (1935), le pacte AntiKomintern, (novembre 1936), l’axe Rome-Berlin (novembre 1936), l’annexion consentie de l’Autriche (mars 1938), les accords de Munich (septembre 1938) : n’oublions pas les mots célèbres de Winston Churchill au Premier ministre britannique Chamberlain: « Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur, vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre ».
La résolution passe également sous silence l’occupation par les nazis de la région des Sudètes (octobre 1938), l’invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes allemandes (mars 1939).
4. Le CIBD regrette une vision limitée dans la Résolution de ce que fut la souffrance infligée à la Russie, décrite comme « la plus grande victime du totalitarisme communiste » (point 15). C’est oublier les souffrances et les pertes infligées à l’Union soviétique par l’agression nazie à l’ouest, et par les forces japonaises à l’Est du territoire.
5. Le CIBD condamne que la résolution passe sous silence absolu le génocide et la souffrance du peuple des Sinti et Rom, de même qu’elle ignore les persécutions engendrées contre les homosexuels. Sont également laissés dans l’ignorance complète les persécutions politiques, l’internement et la déportation de millions d’êtres humains en Europe ainsi que l’exploitation sauvage dont ils furent victimes dans les usines de guerre nazies.


EN 2020, un musée sera inauguré à Weimar sur le thème du Travail forcé sous le national-socialisme, portant le destin tragique des internés et déportés du régime nazi à la connaissance élargie du public.
6. Le CIBD rappelle -et constate qu’il n’en est nulle part question dans ce texte- que de nombreux communistes allemands furent les premières victimes des camps de concentration nazis dès leurs
ouvertures. Leur souvenir ne peut tomber dans l’oubli.
Les anciens déportés du camp de Buchenwald et de ses camps extérieurs ont vécu dans leur cœur et dans leur chair ces évènements sans précédents, qui sont les spécificités de l’idéologie nazie.
Pour ces raisons,
Au nom des survivants des camps issus de toutes les nations, et des victimes de Buchenwald et de ses 139 kommandos,
Au nom de toutes les victimes de la barbarie nazie,
Le CIBD juge que ce texte est une insulte inacceptable à la mémoire de ces victimes et à ceux qui ont combattu pour une Europe humaniste et rejette catégoriquement la résolution du Parlement européen du 19.9.2019 sur l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe ».


Si la construction d’une prise de conscience européenne du passé pour l’avenir de l’Europe doit « reposer » sur la dénonciation de toutes les atteintes aux droits de l’homme, aux violations des libertés, le CIBD déclare que celle-ci doit se faire dans le respect de la vérité historique, sans comparaison forcée ni amalgame politique.

Le Comité International Buchenwald Dora et Kommandos Le 8.10.2019

Publié par FSC

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