SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le combat continue donc pour la réitégratio du militant de la CGT !

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SOURCE :https://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2019/08/02/jean-michel-dieudonne-deboute-par-les-prud-hommes

 

Radié de la SNCF en juillet 2018, le syndicaliste CGT Jean-Michel Dieudonné a été débouté de ses demandes par le conseil des prud’hommes de Nancy. La formation de référé reconnaît que son licenciement est injustifié mais se déclare incompétent. Le syndicaliste va faire appel.


L’affaire Jean-Michel Dieudonné n’a pas fini de rebondir. Ce cheminot syndicaliste à la CGT avait été radié de la SNCF en juillet 2018 , la société des chemins de fer étant alors en plein conflit social. La direction l’accuse d’avoir eu une attitude violente à la gare de l’Est avec une cadre de SNCF mobilités. Des faits que le cheminot de 53 ans conteste. Le 24 juin, entouré de ses camarades syndicalistes, il s’est rendu devant le conseil des prud’hommes de Nancy pour demander sa réintégration.

Jugement de Salomon [ ou TARTUFERIE]

Son avocat, Me Chalon, avait souhaité démontrer la nullité de la procédure de radiation de son client. La représentante de SNCF mobilités avait quant à elle plaidé l’incompétence de la formation de référé du conseil des prud’hommes. Ce dernier a finalement fait un jugement de Salomon. Il reconnaît d’une part que « la procédure disciplinaire dont la régularité n’est pas remise en cause, ne fait pas mention de ce que cette radiation intervient pour faute lourde, ni pour aucun autre motif d’ailleurs » et constate que « la lettre de notification fait état de deux manquements ». Mais il se déclare également incompétent pour juger cette affaire et déboute par la même Jean-Michel Dieudonné de sa demande de réintégration.

Direction la cour d’appel

Un partout, balle au centre. Pour Jean-Michel Dieudonné et ses soutiens, le combat doit donc continuer. « De fait, devant la liste des incohérences et griefs non fondés, l’appel de cette ordonnance s’impose à Jean-Michel qui maintient l’intégralité de ses demandes. Il reviendra donc à la chambre sociale de la cour d’appel de Nancy de dire le droit », a déclaré Patrick Hatzig, le secrétaire du comité de soutien, qui juge l’ordonnance « contradictoire » : « En effet, chacun peut constater le contresens, voire l’incohérence, consistant à faire droit au salarié de sa bonne foi, de son innocence des accusations portées contre lui par une cadre d’astreinte et en même temps à reconnaître le droit à la SNCF de licencier sur la base d’une seule dénonciation mensongère. »

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« Un chien est écrasé, on dit affaire d’Etat » : un patron dérape sur la mort de Steve

Soutien du gouvernement habitué des polémiques, un des chroniqueurs des Grandes Gueules a comparé de façon scandaleuse la mort de Steve à une affaire de "chien écrasé".

#JusticePourSteve

C’est la polémique honteuse du jour, sur le plateau de l’émission des Grandes Gueules, un des chroniqueurs des plus réactionnaire, Johnny Blanc, a comparé la polémique sur la mort de Steve avec celle qui concernerait un "chien écrasé" sur la route.

Il est connu dans l’émission, depuis plus de 10 ans, pour être patron de l’entreprise de fromagerie Blanc dans les Deux-Sevres, fidèle partisan du pouvoir en place et de l’ordre établi. Le chef d’entreprise réactionnaire, a une fois encore montré tout son mépris vis-à-vis d’un nouvel épisode de violence policière qui a conduit à la mort d’un jeune homme.

Il n’aura pas fallu longtemps aux internautes pour récupérer le moment ou Jhonny Blanc compare la mort de Steve avec celle d’un chien écrasé sur la route. Les propos honteux tenus par ce personnage, ont été rapidement supprimés du Twitter officiel des Grandes Gueules et coupés par la production au montage de la rediffusion de l’émission.

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Baisse des taux de la FED : le spectre d’une crise supérieure à 2008 ressurgit

Pour la première fois depuis 11 ans, la Réserve fédérale américaine (FED) a baissé ses taux d'intérêt, de 0,25%, ce mercredi 31 juillet. Une décision qui ne manque pas d'affoler les marchés, et ravive le spectre d'une nouvelle crise économique.

Sur fond d'instabilité
Tous les signaux sont au rouge

Il n’a échappé à personne que, plus d’une décennie après la crise des subprimes de 2007/2009, l’économie mondiale est loin d’avoir renoué avec une forte croissance. La reprise n’est pas là, contrairement à ce que les économistes convertis à la sacro-sainte idéologie du « cycle économique » et de la « main invisible » régulatrice des marchés avaient prédit. Tout au contraire, la décennie qui nous sépare de l’explosion de la crise économique et financière de 2008 a vu se tarir les différents « leviers » de relance massive de l’économie, sans que les mesures néo-libérales et antisociales d’austérité aient eu les effets escomptés.

Dans la situation actuelle, les fameux pays « émergents », en particulier la Chine, et leur croissance à deux chiffres ne sont qu’un lointain souvenir. Si selon Pekin la croissance de la Chine devrait être « officiellement » de 6% en 2020, les chiffres réels devraient plutôt se situer autour de 2 à 3%. Loin des 14,2% de 2007 et au plus bas depuis 30 ans, la croissance chinoise ne pourra donc jouer le même rôle « d’Eldorado » qu’en 2008, et absorber en partie les secousses de la crise mondiale.

Dans le même temps, la reprise, extrêmement faible en Europe et aux Etats-Unis, demeure en trompe-l’oeil. L’exemple de la première puissance économique mondiale est en ce sens frappant. Si les Etats-Unis dépassent depuis 2011 les 2% de croissance quasiment chaque trimestre, ces chiffres sont à la fois dus à la politique protectionniste et de relocalisation industrielle dont les effets devraient s’estomper dès 2020, mais surtout à la mise sous perfusion de l’économie et l’injection massive de liquidité sur les marchés. Cette stratégie de la planche à billets a été appliquée mondialement, permettant au passage de faire payer la crise aux classes populaires et aux travailleurs, sans avoir les effets attendus, amenant une série d’économistes à reprendre la définition d’Alvin Hansen de « stagnation séculaire », à savoir une période d’activité économique anémique.

De même, les chiffres « historiques » de 3,6% de chômage annoncé aux Etats-Unis sont là aussi un trompe-l’œil. Ces derniers sont surtout dus à un mécanisme excluant une large part des travailleurs américains sans emploi. La réalité reste que le taux de chômage est au plus haut dans les principales puissances capitalistes du globe, un frein considérable à une relance suffisante de la consommation.

L’autre marqueur de la situation actuelle, source d’instabilité économique, est la politique de guerre commerciale engagée à l’égard de la Chine et de l’Europe par le gouvernement Trump. Indispensable pour le protectionnisme libéral américain, cette politique agressive produit déjà ses effets néfastes, en particulier au sein des pays de la zone d’influence nord-américaine en Amérique Centrale et du Sud. L’exemple argentin, sous pression du FMI, est ainsi explicite, avec une forte dépression de la monnaie et une situation de crise économique profonde qui font office de signe précurseurs à l’échelle mondiale.

En d’autres termes, les politiques néo-libérales de « solution à la crise » n’ont fait que masquer le problème, et préparer le terrain non pas à une nouvelle phase du cycle économique (une reprise forte) mais à une nouvelle crise qui pourrait être d’une ampleur supérieure à celle de 2008. Selon Olivier Passet, directeur des synthèses Xerfi, une conjonction de signaux défavorables « voudraient que l’économie mondiale bascule dans une récession franche ». Si Passet se rassure comme il peut, misant sur un maintien de la situation d’entre-deux contradictoire qui caractérise l’économie mondiale depuis 10 ans, ce dernier occulte de son raisonnement l’ensemble des effets « masquant » cités plus haut, et se garde bien d’élargir sa prédiction de maintien du statu quo au-delà de 2020.

Il n’en demeure pas moins qu’effectivement, les signaux négatifs s’accumulent et que le spectre de la récession franche est bien là. Sauf que « l’amortisseur » chinois n’est plus, que les marchés sont d’ores et déjà inondés de liquidités, et par conséquent que les Etats ne pourront réussir à prolonger à un niveau supérieur leurs méthodes permettant de mettre l’économie sous perfusion.

De nouvelles bulles spéculatives en formation

C’est dans ce contexte général que l’on peut comprendre que l’annonce de cette faible baisse des taux d’intérêt de la FED ait provoqué un tel vent de panique, éphémère mais réel, à Wall Street, avec la chute de l’indice Dow Jones (-1,23%) et S&P-500 (-1,09%). Si la situation s’est stabilisée ce jeudi, cette convulsion est éclairante sur la santé précaire de l’économie mondiale.

Dans son éditorial du Jeudi 1er aout, Le Monde s’interroge : « Cette baisse des taux vise à soutenir l’activité économique des Etats-Unis et à tenter de prolonger la plus longue période de croissance de leur histoire contemporaine. Pourquoi redonner du tonus à une économie qui n’en manque pas ? ». Et apporte des éléments de réponses : « l’inflation reste atone. Malgré l’apport de tombereaux de liquidités, la surchauffe n’est toujours pas en vue. Plus d’assouplissement monétaire aura-t-il un effet différent ? On peut en douter […] A force de laxisme monétaire pour prévenir une récession qui interviendra tôt ou tard, on est en train de créer les conditions d’une crise qui peut se révéler encore plus dévastatrice que la précédente. En rendant l’argent gratuit pour éteindre l’incendie de 2008, le système financier a fini par donner l’illusion que le risque est devenu marginal et a provoqué une hausse artificielle de la valeur des actifs, à commencer par l’immobilier et les actions. Des bulles spéculatives sont en cours de formation. Les agents économiques s’endettent de façon inconsidérée. La déconnexion avec l’économie réelle se généralise ».

Avec une économie mondialement sous perfusion, la formation de nouvelles bulles spéculatives rendent la situation particulièrement explosive et les effets d’une potentielle « explosion » des dites bulles dévastatrices. Dans ce cadre, la tendance ne peut aller qu’à l’approfondissement des politiques austéritaires et des phénomènes de guerre commerciale, voire à la réémergence de conflits militaires, comme il en est aujourd’hui potentiellement question au Venezuela ou autour des tensions avec l’Iran. L’hypothèse de conflits armés, y compris entre les grandes puissances, n’est donc pas à écarter.

Toutefois, l’évolution des conflits sur le terrain de la lutte des classes - avec une nouvelle vigueur donnée à la fois par le mouvement des Gilets Jaunes en France, mais aussi par les mouvements en Algérie, au Soudan et les convulsions qui agitent une série de pays à travers le globe -, peut ouvrir une toute autre perspective à échelle mondiale.

Crédit photo : REUTERS/Brendan McDermid.

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Une situation qui révèle l'hypocrisie de la diplomatie et des médias français, rompus aux méthodes de la guerre froide, aveugles aux conditions de la répression qui s'aggravent considérablement en France comme en témoigne la récente mort de STEVE à Nantes.

L'ingérence récurrente de l'occident en vue de changements de régime dans les pays qui ne se soumettent pas à son hégémonie n'est pas nouvelle.

L'agressivité dont il fait preuve dans le monde dans la foulée de son mentor le plus puissant, les USA de Trump en Amérique latine contre le Vénezuela, Cuba, le Nicaragua, en Asie contre la Chine, au Moyen Orient contre l'Iran illustre à sa manière l'impasse où sa crise systémique le place.

Et ... les dangers de l'heure et la nécessité pour les forces démocratiques de la lutte pour la paix qui désigne les véritables responsables du chaos actuel!

REPRESSION : La réponse de la diplomatie russe

RT France

Après que la France a exprimé sa «préoccupation» quant à l'arrestation de manifestants lors de rassemblements non autorisés en Russie, Moscou a rappelé à Paris les épisodes de «brutalités policières» lors des mobilisations de Gilets jaunes.

La Russie a renvoyé les autorités françaises, qui exprimaient leur «préoccupation» quant aux récentes arrestations de manifestants à Moscou, à la situation dans leur propre pays.  

Nous exprimons à notre tour notre préoccupation face à l’état de santé des citoyens français (y compris des journalistes) régulièrement victimes de brutalités policières

«Nous exprimons à notre tour notre préoccupation face à l’état de santé des citoyens français (y compris des journalistes) régulièrement victimes de brutalités policières», a ainsi tweeté le 30 juillet le ministère des Affaires étrangère russes, ajoutant le hashtag #GiletsJaunes (en russe). 

Le tweet renvoie vers une vidéo du Parisien, datant du 8 décembre 2018, intitulée : «Gilets jaunes : des blessés par tirs de flash-ball, dont deux journalistes du Parisien». Lors de cet acte 4 des Gilets jaunes, plusieurs manifestants avaient été blessés par des tirs de lanceur de balle de défense, indiquait alors le quotidien, ainsi que deux photoreporters du journal.

«En ce qui concerne les actions "disproportionnées" de la police lors de manifestations, la France est malheureusement l’un des pionniers du monde», a également tweeté la diplomatie russe.

Ces messages du ministère russe des Affaires étrangères répondent à un tweet du quai d'Orsay du 29 juillet, indiquant : «Un nombre important d’arrestations et de détentions ont suivi les manifestations pacifiques de ces derniers jours à Moscou. L’état de santé de M. Alexeï Navalny, incarcéré depuis le 23 juillet, s’est également brutalement dégradé.» Le tweet renvoie vers un communiqué du quai d'Orsay, qui précise : «La France appelle à leur libération rapide et exprime sa profonde préoccupation devant ces évolutions récentes.»

 

Le 27 juillet, plus de 1 000 personnes (1 074 selon la police, et 1 373 personnes selon l'ONG OVD-Info) ont été arrêtées à Moscou lors d'une manifestation non autorisée contre le rejet d'une soixantaine de candidatures aux élections locales prévues en septembre.

L'homme d'opposition russe Alexeï Navalny, quant à lui, est incarcéré après avoir été condamné le 24 juillet à 30 jours de prison en raison d'infractions «aux règles des manifestations», alors qu'il était à l'origine de plusieurs appels à manifester sans autorisation dans le cadre des protestations contre ces rejets de candidatures. L'activiste a été transféré le 28 juillet de sa cellule à l'hôpital après une réaction allergique qui a été qualifiée de «bizarre» par son entourage. Il a ensuite pu sortir de l'hôpital, et retourner en cellule le 29 juillet en début d'après-midi. L'avocate d'Alexeï Navalny, Olga Mikhaïlova, a quant à elle évoqué devant la presse un «empoisonnement, par une matière chimique inconnue».

Côté français, dès décembre 2018, au début du mouvement des Gilets jaunes, l'ONG de défense des droits de l'Homme Amnesty International faisait état de nombreux cas «de recours excessifs à la force» par les forces de l'ordre et s'inquiétait des conditions de travail des journalistes lors des mobilisations. «Certains ont affirmé avoir été délibérément visés», rapportait l'ONG, qui citait, entre autres exemples, une vidéo montrant un journaliste portant un casque de presse, «touché dans le dos par une grenade de désencerclement alors qu'il s'éloignait du cordon de policiers». 

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211 services d’urgences en grève ! Appel à une AG nationale le 10 septembre

Alors qu'un grand nombre de services d'urgence rejoignent le mouvement débuté en avril, l'Inter-Urgences appelle les 211 services actuellement en grève à se réunir en assemblée générale nationale le 10 septembre.

MOBILISATION

La mobilisation des hospitaliers ne fléchit pas, au contraire elle augmente significativement à l’instar du nombre de service en grève qui a quasiment doublé depuis un mois. Ils étaient 119 le 17 juin, ils sont aujourd’hui 211.

Tous ces services d’urgence sont mobilisés aujourd’hui pour réclamer une réelle amélioration des conditions de travail afin de mener à bien le service d’hospitalisation en urgence. Pour cela, ils revendiquent des créations de postes, des remplacements systématiques en cas de congé maladie ou maternité, des ouvertures de lit ainsi que des augmentations de salaire.

La combativité des grévistes présent dans les différents hôpitaux français est impressionnante, en pleine été ce sont presque 100 services d’urgences supplémentaires qui sont entrés dans la mobilisation malgré les grandes vacances. Le mouvement avance donc et se structure par le bas, au travers notamment de réunions et d’assemblées coordonnées à l’échelle nationale qui permettent aux services de s’accorder sur la suite de leur action.

Le collectif Inter-Urgence qui s’est créé au début du mouvement de grève de l’AP-HP (Assistance Public, Hôpitaux de Paris) reflète bien la détermination des hospitaliers, ainsi que de leur désir d’auto-organisation. Dans leur dernier communiqué, le collectif rappelle l’insuffisance des mesures pris par Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, et réaffirme l’importance de se battre pour de meilleures conditions de travail qui permettrons de meilleures conditions de soin.

Insistant sur la nécessité de la mobilisation, ils appellent tous les services des urgences en grève à se rencontrer le 10 septembre afin de décider de la suite du mouvement. De quoi annoncer d’ores et déjà une rentrée sociale agitée pour le gouvernement Macron qui refuse toujours d’entendre les revendications des travailleurs.

Crédit photo : LP/Louise Méresse.

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Réforme assurance-chômage : les indemnités des salariés précaires baisseront

C’est une des grandes réformes du gouvernement : afin de faire des économies sur le budget de l’allocation chômage, les modes de calculs de la durée et des montants des indemnités vont beau-coup changer. Les plus touchés seront les précaires, qui enchaînent contrats courts et chômage.

RÉFORME DE L'ASSURANCE-CHÔMAGE

Nous expliquions déjà hier comment près de 500 000 personnes allaient voir leurs droits à l’allocation chômage être remis en cause, avec les nouveaux modes de calculs d’ouverture et de rechargement des droits aux chômage.

Mais la réforme ne s’arrête pas là : toujours dans la volonté de faire des économies sur le dos des chômeurs, le gouvernement s’attaque aussi au montant des allocations des plus précaires, notamment celles et ceux qui alternent emploi et chômage. En effet, les décrets publiés le lundi 29 juillet mettent en place un nouveau mode de calcul de la durée d’indemnisation et du montant de l’allocation.

Des allocations potentiellement plus longues pour les précaires

Pour calculer les droits à l’allocation chômage, Pôle emploi prend comme base de calcul une « période de référence », c’est à dire la période sur laquelle vont être calculés ses droits. Auparavant, cette période était de 2 ans et 4 mois, mais la réforme va la faire passer à 2 ans dès le 1er novembre. Sur cette période, deux choses sont calculées : la durée des droits aux allocations et le montant des allocations.

Concernant la durée des droits au chômage, actuellement le calcul est assez simple : vous avez le droit au chômage pour une durée égale au nombre de jours travaillés pendant la période de référence, multiplié par 1,4 pour prendre en compte week-end, repos, vacances, etc. Le minimum est fixé à quatre mois de droits au chômage, et le maximum à deux ans (cela ne change pas) pour les moins de 53 ans, deux ans et demi entre 53 et 55 ans et trois ans au-delà de 55 ans. Pour ouvrir ces droits, il fallait auparavant avoir travaillé au moins 4 mois sur les 28 derniers mois.

Dès maintenant, l’ouverture des droits sera plus difficile : il faudra avoir travaillé 6 mois sur les 24 derniers mois (soit plus de temps sur une période plus courte !), et le mode de calcul de la durée de l’allocation sera modifié : il ne sera plus égal au nombre de jours travaillés, mais au nombre de jours calendaires (tous les jours de la semaines), qu’ils soient travaillés ou non, à partir du premier jour d’emploi dans la période de référence jusqu’à son terme.

Par exemple, pour trois chômeurs, Quentin, Laure et Alice, ayant une période de référence com-prise entre le 1er janvier 2020 et le 1er janvier 2022 :

  • Quentin, qui aura travaillé six mois du 1er janvier 2020 au 1er juillet 2020 aura des droits au chômage pendant deux ans,
  • Laure, qui aura travaillé six mois du 1er juillet 2021 au 1er janvier 2022 aura des droits au chômage pendant six mois,
  • Alice, qui aura travaillé les deux années durant la période de référence, aura des droits au chômage pendant deux ans.

Dès lors, la durée des droits au chômage sera bien potentiellement plus longue pour les précaires qui ont eu des périodes d’emploi fractionné, mais en réalité, leurs allocations seront plus faibles, ne leur permettant de vivre dignement.

Des allocations plus faibles pour les précaires, les intérimaires et les emplois fractionnés

En effet, le mode de calcul ne change pas que pour la durée des droits au chômage : il change aussi pour le montant des allocations. Celui-ci est toujours calculé sur la base de la nouvelle « période de référence ». Sur cette période est calculé un « salaire journalier de référence » (SJR) qui déterminera le montant de l’allocation.

Auparavant, le SJR était calculée de manière simple : le total des salaires brut et des primes obtenues lors de la « période de référence » était divisé par le nombre de jours travaillés pour obtenir ce SJR. Le salaire journalier de référence correspondait donc à la moyenne d’un salaire journalier de l’allocataire sur les jours où il était employé. Pour calculer l’allocation d’un temps plein, Pôle Emploi utilisait deux formules de calculs, et retenait le meilleur résultat :

  • ou bien 40,4 % du salaire journalier de référence plus 12€,
  • ou 57 % du salaire journalier de référence,
  • avec un minimum de 29,26€ par jour.

Le meilleur résultat était ensuite pris entre les trois calculs, le tout étant censé relever les allocations des plus précaires, avec le premier mode de calcul. Les proportions étaient fixes, et les montants de l’allocation minimum et des 11,84€ étaut revalorisé (ou non) chaque année. Ici, les sommes sont celles qui rentreront en vigueur en 2019.

Dès le 1er novembre, le salaire journalier de référence verra son mode de calcul totalement modifié, affectant principalement celles et ceux qui avaient des contrats courts, des périodes d’intérims ponctuées de chômage, en bref, les plus précaire. En effet, le total des salaires bruts et des primes obtenus lors de la « période de référence » sera maintenant divisé par le nombre de jours calendaires entre le premier jour du premier emploi et la fin de la période de référence. Les modes de calculs resteront ensuite les mêmes.

La conséquence est la suivante : pour celles et ceux qui n’ont pas la chance d’avoir un CDI, et qui enchaînent les CDD et les intérims avec parfois une semaine entre ceux-ci, Pôle Emploi considère-ra que ces semaines chômées sont des semaines avec des payes à 0€. Une manière de tirer vers le bas les allocations des plus précaires.

Évidemment, ce sont les femmes, les jeunes, et les personnes racisées qui seront les plus touchées, d’autant que tous les chiffres que nous avons donnés seront pondérés, en cas de temps partiel, et divisés par deux dans le cas d’un ancien mi-temps. Autant dire que la nouvelle réforme des retraites est loin de donner des nouveaux droits, mais ne fait qu’en retirer, particulièrement aux plus précaires.

Crédit photo : Pascal Guyot-AFP.

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PSA : les bénéfices du groupe explosent à 1,8 milliards en 6 mois, sur fond de suppressions d’emploi

La rentabilité du groupe PSA explose, avec un chiffre d’affaires en hausse de 38,38 milliards d’euros, et un bénéfice net de 1,8 milliards d’euros en six mois. Alors que la rentabilité du groupe explose, les emplois continuent à être supprimés, sous l’impulsion de Carlos Tavares, PDG du groupe PSA.

Tous les médias de la classe dominante acclament le héros Carlos Tavares, qui arrive à faire de PSA un groupe rentable malgré une baisse de ses ventes de 12,8 % et un marché centré sur l’Europe où elle réalise 88 % de ses ventes. Partout ailleurs, les ventes sont en net recul : 62 % de ventes en moins en Chine par exemple. Mais à écouter les experts économiques, ce serait dû à un plan stratégique finement pensé et à un PDG hors-normes ; comme si les voitures se faisaient toutes seules sans l’intervention des salariés qui eux paient le prix fort de cette « rentabilité », à grands coups d’aggravation des conditions de travail et de suppressions d’emplois.

En effet, la branche automobile a fait un bond de 12 % de ses bénéfices, et la marge opérationnelle du groupe est en hausse de 8,7 %, pour une augmentation de 20 % des bénéfices et un confortable profit de presque 2 milliards d’euros.

Mais ces résultats mirobolants ont un coût, celui des emplois, que Carlos Tavares veut encore réduire, en annonçant qu’il y aurait encore des efforts à faire sur la masse salariale. « Nous voulons avoir le meilleur ratio masse salariale sur le revenu » a-t-il annoncé. L’annonce est on ne peut plus claire : des emplois seront encore supprimés. La politique de production des SUV, avec la Peugeot 3008 et la C5 Aircross, vendues plus chères et plus rentables, alors que la production est en baisse en volume, ne peut porter ses fruits qu’avec des gains de productivité réalisés en faisant travailler plus les salariés sur ces modèles, avec une main d’oeuvre plus exploitée et plus précaire.

Cette politique de baisse des emplois et d’exploitation accrue des salariés est aussi un moyen de se débarrasser plus aisément de salariés an cas de baisse production, comme cela sera le cas a PSA Mulhouse où 1000 intérimaires vont êtres renvoyés à Pôle emploi alors qu’ils travaillent pour un groupe qui fait des milliards. C’est la même chose pour la sous-traitance qui se développe dans les usines, où les salariés sont moins payés que les salariés PSA pour faire le même travail. Une politique mûrement réfléchie pour éviter les solidarités et créer des divisions au sein des travailleurs. Mais cela ne durera pas dans le temps puisque les salariés eux-aussi connaissent leurs forces : le bleu de travail a beau être différent, le patron reste PSA. Et c’est cette unification que craint PSA : une unité entre les travailleurs de l’entreprise et les sous-traitants, dont les intérêts sont les mêmes.

Chaque année, PSA prouve qu’il a de l’argent plein les caisses. Et celui-ci doit servir à maintenir les emplois de tous les précaires, pour créer des postes de travail adaptés pour ne plus crever à faire des voiture qu’aucun ouvrier ne pourra se payer, avec des cadences de folie . D’ailleurs le groupe PSA va renégocier un nouvel accord de compétitivité à partir de septembre et nous proposer encore plus de flexibilité et de séances de travail obligatoires et gratuites, pour engraisser les actionnaires parasites. Il faudrait s’organiser avec tous les salariés pour refuser d’être les dindons de la farce de Carlos Tavares.

Crédits photos : Pascal Guittet - L’Usine Nouvelle

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Whirlpool Amiens : le repreneur abandonne l’usine, un autre se propose avec 145 licenciements

Pour les salariés le coup est rude : devant le tribunal de commerce d’Amiens, c’est le désarroi le plus total après que l’entreprise qui avait repris le site de Whirlpool à Amiens, WN Factory, ait déposé le bilan, un an après le scandale de la délocalisation de l’usine en Pologne, qui produisait alors des lave-linge.

Au tribunal, la question posée est celle d’un repreneur pour l’entreprise, avec Ageco Agencement, qui propose de garder uniquement 44 salariés sur les 185. Une proposition inacceptable pour les salariés, manipulés à des fins électorales dans l’entre-deux tours des présidentielles, quand Emmanuel Macron avait visité l’usine, pendant que Marine Le Pen faisait des selfies avec des employés. Laissés sur le carreau, avec des familles ouvrières, dont la seule perspective est le chômage ou des emplois précaires.

Alors que le « sauveur Macron » a lâché les salariés, et que pendant un an Nicolas Decayeux, le patron du MEDEF de la Somme, qui avait repris l’usine, ait demandé de taire la réalité de leur usine, les langues se délient. En effet, pendant un an, les salariés ont beau être payés, rien ne sort de l’usine, si ce n’est pendant les quelques visites officielles où quelques machines sont relancées. A l’origine de ce redressement judiciaire, un audit réclamé par la préfète de la Somme pour y voir plus clair. Le constat est simple : plus de trésorerie. Et la question que tout le monde se pose : où sont passés les millions laissés par Whirlpool pour quitter Amiens (7,4 millions d’euros), ceux de l’État (4 millions) et ceux des collectivités territoriales ? Un total de 12 millions qui s’est évaporé en un an alors que la production était arrêtée. Notamment, 179 000 € manquent à l’appel dans des dépenses injustifiées ; des aveux de Decayeux, le reste a permis de financer les salaires. « Pfff, personne n’y croit ! confie un salarié à Libération. Alors que pour 2018 le CAC 40 a enregistré 88,5 milliards de bénéfices dont 57 reversés aux actionnaires, il n’y aurait pas d’argent pour sauver une entreprise de 185 salariés !

Devant le tribunal, les salariés huent leur ancien patron, qui les a trahi, tout comme le gouvernement Macron et toutes celles et ceux qui étaient plus préoccupés de leur image dans l’entre-deux-tours que de leurs véritables problèmes, pendant que les ouvriers perdaient un à un leur emploi. Ni le Président de la République ni la présidente du Rassemblement National n’étaient présents à l’audiences, au point où les ouvriers se sentent dupés par tous et toutes. Juste une haine et de la colère contre un système qui va les broyer.

Au delà des promesses, c’est bien une volonté politique, qui soutient un système mortifère : celui du capitalisme, où une entreprise doit absolument être rentable ou fermer ses portes. Maintenir des emplois pour ceux-ci servent la collectivité plutôt que des actionnaires, nationaliser les usines : impensable pour Macron comme Le Pen, tout deux chantres de l’ultra-libéralisme, quitte à détruire des vies et la classe ouvrière. Une politique ultralibérale qui n’a pu tenir qu’avec le soutien tacite des directions syndicales, qui n’ont jamais fait de la défense des Whirlpool -tout comme des GM&S- un enjeu national de mobilisation. Chaque emploi détruit est pourtant une attaque contre toute la classe ouvrière, et la riposte ne peut pas être boite par boite. Il faudra bien tirer les leçons de toutes ces vies brisées par le patronat et le gouvernement, et élaborer une stratégie pour gagner et mettre fin à une société qui négocie la vie d’êtres humains sur l’autel des profits.

Crédits photos : Denis Charlet. AFP

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Marseille : « Tant qu’il n’y aura pas de justice, McDonald’s n’aura pas la paix ! »

Vendredi 26 juillet, l'inspection du travail a refusé le licenciement de Kamel Guemari, victime d'un licenciement pour faits de syndicalisme. Une victoire amère pour les travailleurs qui restent déterminés à continuer le combat pour leurs collègues toujours menacés.

Conférence de presse de l’intersyndicale au Mcdo de Saint-Barthélemy lundi 29 juillet

Depuis le 30 juin les salariés du McDonald’s de Saint-Barthélemy, à Marseille, sont en grève contre le licenciement « économique » de plusieurs des travailleurs car pour le directeur de la franchise, Jean-Pierre Brochiero, le restaurant ne serait plus rentable. Pourtant, vendredi 26 juillet, l’inspection du travail a refusé le licenciement d’un des inquiétés, Kamel Guemari, syndicaliste à Force Ouvrière et pilier de la mobilisation.

L’inspection du travail a confirmé ce que les salariés du McDonald’s de Saint-Barthélemy affirment depuis le début, le motif économique invoqué par le franchisé pour justifier les licenciements est illusoire. Selon la décision rendue, la demande et les documents joints par le franchisé « ne précisent pas les éléments comptables et factuels permettant de motiver la sauvegarde de la compétitivité ». De plus comme l’affirment les travailleurs, le restaurant de Saint-Barthélemy n’a bénéficié d’aucun investissement permettant de sauvegarder sa compétitivité, notamment la double piste drive et surtout la livraison à domicile, qui selon le cabinet Technologia permettrait une augmentation de 30% du chiffre d’affaires. C’est ce que souligne l’inspection du travail, Jean-Pierre Brochiero ayant reconnu, lors d’un entretien, « ne pas avoir mis en œuvre les solutions existantes pour améliorer la compétitivité de l’entreprise ».

Ce n’est donc pas la bonne marche du restaurant qui motive le franchisé mais bien la volonté de se débarrasser de syndicalistes combatifs. De la discrimination syndicale, une pratique courante qui vise à annihiler toute contestation. L’inspection du travail souligne d’ailleurs que « le lien entre la demande d’autorisation de licenciement et l’exercice des mandats de Monsieur Kamel Guemari est établi ». Plusieurs éléments peuvent le confirmer notamment un enregistrement téléphonique publié par le journal La Marseillaise où l’on peut entendre Christophe Chapuis, alors vice-président Régions de McDonald’s France, affirmer sa volonté de « se débarrasser de Kamel ».

Le refus de licenciement reste toutefois une victoire amère pour les travailleurs. Lors d’une conférence de presse de l’intersyndicale qui avait lieu ce lundi matin, les salariés ont affirmé leur détermination à continuer « un combat contre le patronat, contre McDonald’s ! », plusieurs de leurs collègues étant encore menacés. Ils affirment que la grève se poursuivra tant que les licenciés de ces derniers mois n’auront pas été réintégrés et que les CDD à rallonge n’auront pas été convertis en CDI. Ouverts aux négociations, les travailleurs estiment pouvoir commencer un mouvement d’envergure au sein de plusieurs McDonald’s en France. Pour Kamel Guemari « Tant qu’il n’y aura pas de justice, McDonald’s n’aura pas la paix !  ».

Nous relions ci-joint leurs cagnotte de soutien pour leur grève :
https://www.paypal.com/pools/c/8gSVSezwOu?fbclid=IwAR39Vuk_S4PY6k6kZgFBdH-g3Kvtl6ICWJGATI1IEoeDI80-hVk4gKfh4pw

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Réforme de l’assurance chômage : avec les nouvelles règles, 1 chômeur sur 5 ne sera plus indemnisé

Les décrets d’application de la réforme de l’assurance chômage viennent d’être publiés au Journal Officiel, et une fois de plus, le gouvernement prouve sa volonté , à tout prix, de casser l’assurance chômage.

C’est une des mesures les plus importantes de cette réforme : pour avoir droit à l’assurance chômage, il faudra avoir travaillé plus longtemps durant la « période de référence », c’est à dire la période sur laquelle sont calculées vos droits au chômage. Actuellement, il fallait avoir travaillé 4 mois sur les 28 derniers pour ouvrir des droits au chômage. Avoir travaillé quatre mois durant ces 28 mois ouvrait à un droit au chômage de quatre mois (c’était donc la période « minimale » d’indemnisation). Avec la nouvelle réforme, il faudra avoir travaillé 6 mois sur les 24 derniers mois pour ouvrir ses droits au chômage, soit 130 jours ou 910 heures. La logique du gouvernement est simple : il faudra avoir travaillé plus pour avoir droit au chômage. Et s’il faudra avoir travaillé plus, cela ne voudra pas dire que les droits au chômage seront prolongés : actuellement, la durée maximale d’indemnisation est de 2 ans, et le restera après la réforme, à l’exception des séniors, qui bénéficiaient déjà de cette exception, avec une durée maximale de 2 ans et demi pour les 53-55 ans et 3 ans pour les plus de 55 ans.

Alors que le but de la réforme affiché était d’économiser 4 milliards d’euros sur trois ans, on voit bien comment le budget va être rogné : alors qu’il faudra travailler plus sur une plus courte période pour avoir droit au chômage, des dizaines de milliers de personnes n’auront plus droit au chômage : cela concernerait plus de 11 % des allocataires, soit plus de 236 000 personnes qui, potentiellement, au 1er novembre ne seraient plus indemnisées. En effet, selon des calculs de l’Unédic, qui proposait au départ d’ouvrir les droits à partir de 4 mois travaillés sur les 24 derniers (soit 4 de moins qu’actuellement), cela aurait concerné 11 % des allocataires. On n’ose pas imaginer le nombre de personnes concernées si l’on augmente de 2 mois la période de travail nécessaire pour ouvrir ses droits !

Finalement, recharger ses droits sera encore plus difficile qu’avant, rendant encore plus difficile la vie aux chômeurs de longue durée. En effet, pour tout chômeur qui avait « ouvert ses droits », ceux ci pouvaient être rechargés si le chômeur justifiait d’un retour à l’emploi d’un mois pendant sa période d’indemnisation. Une période multipliée par 6 par le gouvernement Macron, qui fait passer ce temps à six mois pour pouvoir recharger ses droits. Encore une fois, combien de personnes seront concernées et perdront leurs droits à l’assurance chômage ?

C’est l’Unédic qui a répondu à cette question, via un document révélé par Les Echos début juillet : 500 000 chômeurs n’auraient pas été indemnisés en 2018 avec les règles qui rentrent en vigueur début novembre ! Dans le détail, 300 000 personnes n’auraient pas vu leurs droits ouverts avec les nouvelles règles et le devoir de travailler plus, et 250 000 n’auraient pas vu leurs droits rechargés faute d’avoir travaillé six mois au lieu d’un ! L’Unédic estimait alors à 500 000 personnes concernées, une personne pouvant ouvrir et recharger ses droits dans la même année. 25 % des chômeurs qui ne seraient plus indemnisés, pour un gain possible de 2,8 milliards d’euros, sur les 3,75 milliards que souhaite économiser le gouvernement avec cette réforme… 2,8 milliards d’euros, c’est, à 200 millions près, l’argent retiré du budget de l’État avec la réforme de l’ISF.

Crédits photos : PHILIPPE HUGUEN

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Yachts : les taxes pour les riches de Macron tombent à l’eau

C’était en 2017, lors de la suppression de l’ISF, que le gouvernement Macron avait essayé de briser son image de « gouvernement des riches » en instaurant des taxes sur les signes extérieurs de richesses, en premier lieu les yachts et les voitures de luxe. Deux ans plus tard, l’échec est flagrant.

40 millions d’euros, c’était la somme dérisoire que devait rapporter ces taxes sur la richesse ostentatoire, mais aujourd’hui, le total des recettes peine à en atteindre le tiers. Alors que le gouvernement peine à boucler son budget 2020, ce n’est donc pas ces maigres bénéfices qui combleront les 3,7 milliards donnés aux plus riches avec la suppression de l’ISF.

Alors que la taxe sur l’immatriculation des voitures de luxe a rapporté près de 10 millions d’euros (c’est à dire la moitié du total prévisionnel du gouvernement), la taxe sur les yachts, dont les gains pour les caisses de l’Etat devait avoisiner les 10 millions, est quant à elle tombée à l’eau avec 86 700 euros engrangés, soit moins d’1% de ces prévisions.

De plus, le Conservatoire du littoral, qui devait percevoir l’argent généré, n’en a pas vu la moindre goutte, l’arrêté que devait publier Elizabeth Borne n’ayant pas été publié à temps.

Malgré les maladroites tentatives de l’exécutif de rejeter l’échec de ces taxes sur l’administrations des douanes, celui-ci montre une nouvelle fois l’incapacité du gouvernement à camoufler son allégeance envers le capital au détriment des plus précaires.

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FUMIER et BRIQUES : des AGRICULTEURS s'en prennent aux permanences de DÉPUTÉS MACRONISTES pro-CETA

Les permanences de députés macronistes ont fait l'objet d'actes de vandalisme dans le Lot-et-Garonne, les Hautes-Pyrénées, la Haute-Saône ou encore dans la Creuse. Des agriculteurs anti-CETA ont revendiqué ces dégradations sur les réseaux sociaux.

 

Le traité de libre échange entre l'Union européenne et le Canada, plus connu sous l'acronyme CETA, a été approuvé le 23 juillet à l'Assemblée nationale par 266 voix contre 213. Reprochant à certains députés de la majorité présidentielle d'avoir ratifié un texte mettant en péril l'agriculture française, des travailleurs de ce secteur ont multiplié, dans les jours suivants, les actes de vandalismes aux abords de plusieurs permanences du parti LREM. 

 

La Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) a, par exemple, posté le 25 juillet sur Twitter une image de son action réalisée à la permanence de la première circonscription de Haute-Saône, dans la ville de Vesoul. On y voit un mur de briques partiellement érigé devant la porte d'entrée du bâtiment. 

 

 

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