SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Effectivement le mouvement social actuel - sauf celui initié et conduit par les organisations de travailleurs et la CGT en particulier- a laissé dans l'ombre les responsabilités du patronat dans l'abaissement des salaires, dans la précarisation massive infligée à toute une partie de la population et d'une manière générale dans la remise en cause de TOUS les conquis sociaux.
Contribuant ainsi à plonger dans la misère et le dénuement de larges parties de la population, leurs profits primant sur toute dépense socialement utile.
 
La convergence des luttes résultera aussi de la mise sur la place publique de cette question à partir de l'intervention syndicale.
 
Car la lutte des classes ce ne concerne pas seulement le rapport à l'état et au pouvoir politique mais l'ensemble des forces qui concourent à l'exploitation et à la mise en tutelle du peuple.
 
Reconquérir la souveraineté du peuple et la maîtrise des outils de production : une seule et même tâche !
Ohé Gilets Jaunes : ne pas oublier les responsabilités du patronat dans la politique que Macron mène pour leurs intérêts !
Ohé Gilets Jaunes : ne pas oublier les responsabilités du patronat dans la politique que Macron mène pour leurs intérêts !

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Gilets Jaunes : blocage du site pétrolier à Grand Quevilly et évacuation musclée

Dès 4 heures ce matin, mercredi 2 janvier, un peu moins d’une centaine de Gilets jaunes ont commencé à bloquer l’accès principal du terminal pétrolier Rubis, à Grand-Quevilly près de Rouen. A 9.00 du matin ils étaient évacués par la police.

C’est reparti !

crédit photo : Facebook Syndicat CGT territoriaux de Saint Etienne du Rouvray

Le credo de Macron : taper fort, tout de suite

Dès 4 heures ce matin, ils étaient entre 60 et 80 Gilets Jaunes venus bloquer l’accès principal du terminal pétrolier Rubis, près de Rouen, empêchant les camions citernes d’entrer et de sortir. Dès 9 heures, ils étaient évacués par les forces de police. Pour justifier cette déclaration de guerre éclair aux Gilets Jaunes, quelques heures après le discours autiste et provocateur du désormais honni Macron, Bruno Lemaire, directeur de cabinet de la préfète de Seine-Maritime, a récité son credo selon saint Macron :

« Comme tout blocage, il n’est pas acceptable. Faire un feu devant un dépôt pétrolier c’est extrêmement dangereux. Ils seront autant que possible poursuivis devant les tribunaux »… « Ce sont des actions particulièrement irresponsables ». Et de brandir immédiatement le bras armé dont il dispose : « Dès qu’il y a blocage et que ce blocage crée une gêne à l’ordre public et à la sécurité publique, les forces de l’ordre interviennent ».

Pourtant, des Gilets Jaunes, présents sur le site ce matin, contestent le prétexte de sécurité. Ils s’exaspèrent d’avoir entendu à la radio, après l’évacuation, qu’il y avait eu un feu et usage de la force par les gilets jaunes « alors que pas du tout ! ». Selon eux, la police était venue une première fois, à titre préventif, pour leur signifier de ne pas brûler des palettes ; ce à quoi ils s’étaient engagés. Selon la même source, citée par France Bleue, quand la police est revenue, une deuxième fois vers 8h30 pour les évacuer, il n’y a eu ni feu, ni violence, ni insulte de la part des manifestants.

Le cocktail que nous servent Macron et ses valets est donc toujours le même : menaces, calomnies, usage de la répression policière et judiciaire.

Derrière la force, la crainte d’une reprise des sites stratégiques

Macron a décidé de ne rien entendre, de maintenir son cap et de jouer à fond la carte de la répression et de la violence la plus extrême, si cela s’avère nécessaire. Cela l’oblige, lui et ses forces de répression, à être sans cesse sur le qui-vive et à mesurer en permanence les risques pour sa stratégie.

Si les décisions ont été si promptes à se prendre ce matin et l’évacuation réalisée en un temps record, c’est que le terminal pétrolier de Rubis est stratégique pour deux raisons :

La première, c’est que de ce terminal partent les camions citernes qui distribuent le carburant dans toute la Haute-Normandie (Eure et Seine-Maritime) et même au-delà (jusque dans l’Oise, la Somme, l’Orne…). Par ailleurs, la Normandie est, avec la région Paca, l’une des premières régions de France en matière de raffinage et de transports de carburant par camions ou par pipe-line. Elle concentre huit sites vitaux pour l’approvisionnement en carburant. Toute contagion des blocages entre les différents sites serait stratégiquement désastreuse.

La deuxième raison, fondamentale dans cette période critique, c’est que le site de Rubis n’en est pas à son premier essai et constitue un « foyer » de mouvement social. Déjà le 3 et le 13 décembre, il avait été bloqué non seulement par des Gilets Jaunes mais aussi par des militants de la CGT. Par ailleurs, durant les derniers « samedis » de manifestations, la ville de Caen a été l’une des plus actives, avec Bordeaux et Toulouse. On se souvient aussi de la lutte puissante qui a été menée par les hospitaliers du Rouvray, dans cette même région, près de Rouen.

On comprend pourquoi Bruno Lemaire n’a pas traîné ce matin, et on comprend aussi, que la région normande est l’un des lieux où la question de la convergence des luttes se pose avec le plus d’acuité et qu’elle a, peut-être, le plus de potentiel si l’on veut que 2019 soit pour Macron et son monde, une année de défaite.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Vœux de Macron : l’autruche qui pratique la méthode Coué

Le gros quart d’heure qu’aura duré le discours de vœux de Macron aura servi, on ne s’en étonnera pas, à pas grand-chose...

NPA

Communiqué du NPA

Nous relayons un communiqué du Nouveau Parti Anticapitaliste
Crédit photo : DR

Le gros quart d’heure qu’aura duré le discours de vœux de Macron aura servi, on ne s’en étonnera pas, à pas grand-chose... Se vantant des « transformations » déjà réalisées comme dans le domaine de la SNCF, bref fier des reculs qu’il nous a imposés, Macron n’a livré ce soir aucune annonce, si ce n’est la promesse de continuer les attaques et remises en cause, en ce qui concerne notamment le secteur public ou les retraites explicitement cités.

Mais réussir l’exploit de ne citer ni l’explosive affaire Benalla qui mine le pouvoir depuis juillet, ni le profond mouvement des Gilets jaunes, chapeau l’artiste ! Pour quelqu’un qui prétend « parler vrai » et formuler un « vœux de vérité », il faut saluer l’exploit. Soyons juste, s’il ne nomme jamais explicitement le mouvement des Gilets jaunes, le président ne peut éviter d’y faire allusion : « Une colère a éclaté qui venait de loin, contre les injustices », une colère bien vite ramenée à la seule violence, à une « foule haineuse »… Toutes celles et ceux qui se mobilisent depuis un mois et demi apprécieront. Dès lors ne reste plus que la profession de foi préférée du Président, la vieille rengaine de « l’ordre républicain », et les formules usées sur « notre avenir commun » propre à tous les vœux présidentiels. Surréaliste, alors que ce pouvoir, miné par une crise politique que l’on a rarement connue, est remis en cause dans la rue depuis plusieurs semaines.

N’en déplaise à Macron qui pense que « le peuple est souverain : il s’exprime lors des élections... », c’est aussi et surtout en se battant ensemble dans la rue que celles et ceux d’en bas peuvent se faire entendre et faire reculer tous les Macron et Cie qui organisent la casse sociale. C’est à eux - et avec eux - que nous formulons nos meilleurs vœux, de luttes et de victoires. Pour 2019, des bonnes résolutions... et surtout de bonnes révolutions !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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SOURCE : CGT  Axa et Info'COM

2019 : les Attentats contre le pouvoir d'achat !

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Malgré les efforts surhumains des éditocrates du privé et du public pour tenter de faire croire à une nouvelle phase politique, le message présidentiel ET les faits ne laissent place à aucune illusion.
 
Malgré les vents contraires de la lutte populaire Macron a l'intention de poursuivre la mise en oeuvre de sa politique :
 
  • durcissement des sanctions contre les sans emploi contre-réforme de l'indemnisation du chômage ( moins 3 milliards d'aides sociales)
  • mise en place dès ce mois de janvier de la fusion des régimes de retraite complémentaire se soldant par une augmentation des cotisations et l'application d'un bonus/malus visant à contraindre les salariés à travailler plus longtemps
  • contre-réforme des retraites plus générale visant sous couvert d'égalité à baisser massivement les pensions
  • refus de toute véritable réforme démocratique des institutions donnant un tant soit peu de pouvoir et de contrôle au peuple sur les décisions de la monarchie présidentielle
  • privatisations
Une situation on ne peut plus claire : la concertation macronienne un pur ENFUMAGE !

Autrement dit le pouvoir et le patronat jusqu'ici épargné par les luttes et l'exigence de l'augmentation des salaires entendent utiliser la poudre aux yeux du "dialogue social" pour tenter de contourner la colère populaire et le refus de la domination d'une caste.

Balayons donc les illusions sur la concertation et le dialogue : comme l'ont prouvé les récents événements, le pouvoir et le patronat ne reculent que sous la pression des luttes, le "dialogue social" ne servant qu'à compromettre les organisations qui s'y prêtent et à les discréditer auprès de l'opinion et des travailleurs.

Laissons donc délibérément cette fonction à une CFDT tenante d'un syndicalisme jaune qui ne doit rien aux gilets du même nom et qui en est l'exact opposé !

Publié par FSC

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Allez, pour 2019: on ne lâche rien!

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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A propos de « Qui a tué mon père » d’Edouard Louis

« L'histoire de ton corps accuse l'histoire politique ». La politique : une question de vie ou de mort.

« Tu as raison. Tu as raison, je crois qu'il faudrait une bonne révolution. »

Un court livre de 96 pages : « Qui a tué mon père ». Sans point d’interrogation, comme une accusation. Après « En finir avec Eddy Bellegueule » et « Histoire de la Violence », Edouard Louis retrace l’histoire politique des dernières années à travers l’histoire du corps de son père, meurtri par les réformes des gouvernements successifs. La politique : une question de vie ou de mort.

Dans la lignée de ses précédents ouvrages, Edouard Louis propose un récit à caractère autobiographique. Le livre s’ouvre sur une scène : le fils de retour chez lui, après le départ de son milieu rural déjà évoqué dans « En finir avec Eddy Bellegueule » et « Histoire de la violence », Edouard Louis ne reconnaît plus ce père, son père. Ce corps déformé, rendu infirme précocement par des conditions de travail inhumaines à l’usine.

A partir de là, de façon éparse, l’auteur convoque, presque au fil de la plume, ses souvenirs, pour déconstruire les rapports de violence et de domination qui imprègnent l’univers rural et populaire de son enfance. Les dates s’enchainent, en même temps que les anecdotes, conférant à ce court livre le caractère d’une récit intimiste, d’une confession – celle de l’amour porté par un père à son fils, et réciproquement.

Aux anecdotes familiales se superposent les accusation politiques, visant personnellement les responsables des réformes ayant assassiné le corps de son père : Valls, El-Khomri, Holland, Sarkozy ou Macron.

« Hollande, Valls, El Kohmri, Hirsch, Sarkozy, Macron, Macron, Bertrand, Chirac. L’histoire de ta souffrance porte des noms. L’histoire de ta vie est l’histoire des personnes qui se sont succédées pour t’abattre. L’histoire de ton corps est l’histoire de ces noms qui se sont succédés pour le détruire. L’histoire de ton corps accuse l’histoire politique. »

Le corps détruit de son père n’est pas ici exhibé comme une créature dans un freak show, par misérabilisme. C’est un corps politique. Un corps qui accuse l’histoire politique, comme l’écrit Edouard Louis : 5€ en moins d’APL et Macron « leur enlève le pain de la bouche », une prime scolaire de 100€ et c’est la possibilité « d’aller voir la mer », une loi qui facilite les licenciements et c’est le destin d’une famille qui est bouleversé. Autant d’armes pour assassiner, persécuter les classes populaires.

Faire entrer « par effraction » (c’est ainsi que Macron qualifie lui-même son entrée à l’Elysée), le corps, la voix – ou plutôt le silence – et la souffrance, mais aussi les joies et les peines des classes populaires dans l’antre respectable de la littérature. Lieu d’où ordinaire ces dernières sont exclus. Et puisque personne ne regarde, il faudra bien écrire, et se répéter, jusqu’à ce qu’ils daignent regarder : Edouard Louis a forgé son projet d’écriture sur ce qu’il nomme une « littérature de confrontation » : confrontation avec l’âpreté de la violence sociale sous toutes ses formes : sexuelle, raciale, de classe.

« ça aussi je l’ai déjà raconté – mais est-ce qu’il ne faudrait pas se répéter quand je parle de ta vie, puisque des vies comme la tienne personne n’a envie de les entendre ? Est-ce qu’il ne faudrait pas se répéter jusqu’à ce qu’ils nous écoutent ? Pour les forcer à nous écouter ? Est-ce qu’il ne faudrait pas crier ? »

Une effraction des classes populaires qui n’est désormais plus seulement littéraire, mais directement politique avec le mouvement des gilets jaunes. Un mouvement que l’auteur, d’une certaine manière, décrit, à travers la figure de son père, un père parmi d’autres, qui pourrait bien être celui de n’importe quel père présent sur un rond-point et endossant une gilet jaunes : un ouvrier littéralement tué par le travail, dont la vie entière a été volée par un monde fait d’exploitation et d’oppression. Ce père dont les paroles ont une résonance particulière avec l’actualité du mouvement des gilets jaunes – sur lequel a écrit l’auteur dans un post Facebook [1]
–, ces paroles qui concluent l’ouvrage d’Edouard Louis : « Tu as raison. Tu as raison, je crois qu’il faudrait une bonne révolution. »

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Bonne année à toutes et tous mes Camarades,ce ne sont pas que des mots, il faut absolument que 2019,

devienne l'année des luttes gagnantes  pour celles et ceux d'en bas.

Cela ne pourra se faire sans la participation de chacun-e- d'entre nous.

Nous avons peut-être perdu une bataille, mais je reste certaine, qu'une victoire totale est possible. elle ne peut avoir lieu qu'avec un" tous ensemble ".

Et alors comme le dit la chanson "nos matins chanteront"...

Que 2019 devienne l'année des fortes mobilisations qui répondent enfin aux combats en cours.

Meilleurs voeux aussi à vos familles, santé, joie, amour, amitié et de bons moments de tendresse. voilà un beau programme.

L'avenir sera celui que nous construirons 

Très fraternellement

Danielle

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TOULOUSE, NANTES la liste des blessés graves s'allonge.
Et c'est d'abord le pouvoir politique qui est responsable : il a choisi la répression aggravée pour tenter de se tirer de la très mauvaise passe dans laquelle il s'est mis et tenter de faire taire à tout prix la révolte populaire.
 
En utilisant des armes pourtant proscrites par nombre de législations européennes !
 
***************
CASTANER MACRON : ils font tirer la police pour faire peur et contenir la contestation de leur politique !

SOURCE :

https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee/photos/a.336512019718311/2005973486105481/?type=3&theater
 

NANTES : LA POLICE BLESSE TRÈS GRAVEMENT UN MANIFESTANT

Témoignages 

En fin d'après-midi ce samedi 29 décembre, la police a très gravement blessé un jeune manifestant de 22 ans. Le défilé de 2000 Gilets Jaunes, globalement calme, et encadré par un grand nombre de policiers a subi une violence totalement disproportionnée. Visiblement, il s'agissait de frapper les chairs et marquer les esprits. Le jeune manifestant, touché par un tir de balle en caoutchouc en pleine tête, au moment d'une charge, s'est effondré sur le Cours des 50 Otages, près de la Préfecture. 

Gisant inanimé dans une marre de sang, le jeune homme a été évacué inconscient, avec une plaie importante au visage. Les CRS ont tiré des grenades et chargé pour éloigner les manifestants de la scène, pendant que la BAC mettait les photographes à distance. Une rumeur, sans doute liée à la violence du contexte et à l'abondance de sang, évoquant un décès, s'est alors propagée dans la foule : elle est fausse. 

Le blessé a été admis au CHU de Nantes, dans un état très grave, mais bien vivant, et devrait subir une opération.

Quelques témoignages : 

- Un manifestant : « Il est tombé à 5 mètre de moi par un tir de Flash- Ball. Deux de mes amis sont allés l'aider et les flics les ont matraqué. »

- Un témoin : « Aucun massage cardiaque n'a été prodigué par les forces de l'ordre. Les pompiers ont effacé les traces de sang. Un autre personne a été évacuée (conscient) par tir de LBD derrière la tête. Plusieurs autres blessés. »

- Des photographes : « Il a perdu beaucoup de sang et une intervention tardive des pompiers pour l’évacuer... La BAC (police) tentait de repousser les photographes afin que trop de photos ne soient diffusées sur la toile. »

« Une large plaie ouverte du côté de la tempe. C'était lors d'une charge de CRS et de la BAC qui se sont acharnés sur la personne au sol, lui fouillant son sac alors qu'elle gisait inconsciente.»

Depuis un mois, des dizaines de personnes ont été gravement blessées au visage par des tirs policiers, et au moins 11 d'entre elles ont été éborgnées. Une femme de 80 ans est morte après avoir reçu une grenade à Marseille. La police tire pour faire mal, elle tire pour faire peur.

Nous souhaitons le meilleur rétablissement à ce jeune manifestant, et beaucoup de courage à sa famille.
 

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SOURCE : 

LES SALARIÉS D’APPLE EXIGENT LEUR JUSTE PART DE LA BÛCHE !
Avec 14 milliards de bénéfices pour le groupe au dernier trimestre, les salariés français d’Apple espéraient un peu de redistribution. Après le refus de la direction de leur verser la prime dite « Macron », ils se sont mis en grève, le jour du réveillon de Noël.

La moitié des boutiques Apple de France ont été touchées par une grève ce 24 décembre. Après avoir fait mariner ses salariés une dizaine de jours quant au versement d’une éventuelle prime de fin d’année, lors d’un comité d’entreprise extraordinaire d’Apple Retail France (ARF), la direction a signifié son refus. La goutte d’eau pour les salariés, d’où l’appel à la grève lancé par la CFDT et la CGT. « Une quinzaine d’employés ont débrayé sur le magasin d’Opéra, une trentaine à la Défense, une vingtaine à Montpellier et à Val d’Europe, une dizaine à Carré Sénart, cinq de plus à Lille, une quinzaine à Lyon…, énumère Franck Lalieux, délégué syndical CGT d’Apple Retail France. Un beau succès dans une entreprise qui a peu de culture syndicale. » À tel point que les syndicats seront reçus par la direction le 3 janvier pour porter leurs revendications.

« Tous les employeurs qui le peuvent verseront une prime de fin d’année à leurs salariés », sans que cette prime « ne soit soumise à impôt ou charges », promettait Emmanuel Macron le 10 décembre pour tenter d’apaiser la colère des Français. Avec plus de 50 milliards d’euros de bénéfices, Apple le pouvait. « Qui a payé cette prime ? Quelques amis de Macron du CAC 40 qui voulaient rendre service au pouvoir, et qui y ont vu un effet d’aubaine fiscal et, mieux, une justification pour ne pas augmenter durablement les salaires », analyse Raphaël Pradeau, porte-parole d’Attac. Sauf qu’Apple n’a pas besoin de défiscaliser plus, « rappelons qu’elle détenait un record puisqu’elle ne payait que 0,005 % d’impôt en Europe. La plus grande multinationale du monde persiste dans sa logique du profit maximal », tranche-t-il. Le cœur de la colère des salariés d’Apple France… qui enfle depuis cet été.

Les nouveaux recrutés d’ARF – et il y en a beaucoup, le turnover dépasse les 25 % – à qui on fait miroiter une prime de participation dans l’une des entreprises les plus rentables au monde se voient vite bien déçus. « Chaque année, lorsque tombent les résultats financiers, nous recevons un mail du PDG Tim Cook qui nous dit : “Merci, Apple est la première capitalisation boursière mondiale grâce à vous”, mais notre prime de participation reste au plancher. Une meilleure redistribution des bénéfices réalisés est notre première revendication, », explique ainsi Franck Lalieux. Pour l’heure, la participation est calculée sur les résultats d’Apple Retail France, et uniquement sur la vente des ordinateurs et téléphones. « En magasin, on vend aussi des services dématérialisés, comme iCloud, ou des abonnements à Apple Music… Mais tout est directement facturé en Irlande, donc on ne touche rien là-dessus, cela n’apparaît même pas sur nos résultats », déplore le délégué CGT. Pire, ARF achète très cher à Apple Distribution International, basée à Cork en Irlande, le matériel revendu dans ses boutiques françaises. Une consultation réalisée l’été dernier par le cabinet d’expertise Sextant à la demande du comité d’entreprise montre que ces achats de marchandises représentent 72 % des charges d’exploitation d’ARF. Et comme le taux de marge est défini à l’avance, si les performances des vendeurs français sont exceptionnelles, ils ne toucheront pas plus, puisque Apple augmentera son prix d’achat via un « complément de prix ». « Le taux de marge opérationnelle de la France (4,5 %) est très inférieur à celui du groupe Apple en 2016 (34,4 %). Cet écart reflète plus la politique de transfert de prix déterminé par le groupe que les réelles performances opérationnelles d’ARF », conclut le cabinet Sextant, qui enfonce le clou : « 81 % et 91 % des free cash-flows générés par Apple en 2016 et 2017 (soit respectivement 41 et 46 milliards) ont servi à rémunérer les actionnaires du groupe. » Ce mécanisme de prix de transferts qui sert à Apple à sortir ses bénéfices de France sans payer d’impôt lui a valu un redressement fiscal, qui s’est traduit par une perte comptable nette en 2016 et qui a plombé encore les comptes d’ARF.

Les revendications des salariés d’Apple ne s’arrêtent pas là. Le service paye d’Apple, lui aussi basé en Irlande, cumule retards et erreurs. Certains salariés en mi-temps thérapeutiques n’ont pas été payés pendant près de deux mois, le temps que les documents transitent par Cork jusqu’à la Sécurité sociale française. Quant aux augmentations salariales, individualisées selon les performances, elles se sont révélées bien maigres. Seuls les employés notés « très bons » ont eu une hausse de revenu légèrement supérieure à l’inflation. Ce qui n’empêche pas l’entreprise de profiter de plus de 2 millions d’euros annuels du Cice.

« Si ces injustices persistent, on ne s’interdit pas de réitérer la grève »
C’est la prime d’activité, négociée pour les nouvelles embauches, en contrepartie de la fin de leurs deux jours de repos hebdomadaires consécutifs, qui crispe le plus. Non seulement elle est indexée sur le temps de travail effectif, c’est-à-dire que les congés maternité et paternité, les arrêts maladie la plombent, mais les anciens salariés restent aux 35 heures légales, avec de vrais week-ends. Une prime injuste qui aggrave les tensions, et que la CGT souhaiterait voir transformée en 13e mois. « Chaque année, la fascination de la marque Apple fait moins d’effet sur les salariés. Le 24, on a été poussé par la base, et si ces injustices persistent, on ne s’interdit pas de réitérer la grève », assure Franck Lalieux.

Pierric Marissal

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Bonne année 2019
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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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