Syndicat CGT Unilever HPCI France
Un matin de la semaine dernière, les onze employés du Leader Price de Fleurance, une petite ville du Gers, ont appris que leur magasin fermerait ses portes dans la semaine même.
En ces fêtes de fin d’année, le mépris des entreprises pour leurs salariés ne prend pas de vacances. A deux jours de Noël, les employés de l’enseigne de hard-discount Leader Price ont eu l’amère surprise d’apprendre que leur lieu de travail allait fermer ses portes très rapidement. Alors qu’aucune procédure de licenciement n’a été prévue, la direction générale du magasin l’avoue elle-même, certains employés n’ont pas encore reçu leur lettre de licenciement, les salariés se trouvent dans une situation révoltante.
Certains des employés se sont déjà vu proposer un reclassement dans une autre enseigne. Seul problème, celle-ci se trouve à une cinquantaine de kilomètres de Fleurance, dans une autre ville, accessible seulement en voiture. On se rend assez bien compte des difficultés pour se rendre au travail que cela va poser à l’ensemble des employés.
« Silence radio », raconte Monique à RTL, responsable de caisse. « C’est ça qui me gêne le plus. On a donné, donné, donné pendant tant d’années », « Nous n’avons pas été accompagnés ». La mère de famille montre le mépris d’une boîte qui se déleste de ses employés sans prendre de pincettes, sans considérations sur l’implication d’un licenciement pour la vie d’une famille.
Même si cette affaire est révoltante, elle est le lot quotidien d’une majeure partie de la population vivant dans les zones rurales où l’accès au travail est bien trop souvent précaire. Les licenciements et les propositions de reclassement lunaires sont signes d’une incompréhension, d’une volonté de ne pas comprendre les conditions de vies de la majorité des travailleurs.
Et c’est justement contre ce mépris que se battent en ce moment les gilets jaunes. C’est contre le mépris du gouvernement et du grand patronat qui taxent les plus pauvres, leur retirent des aides et les enfoncent dans la misère.
Crédit photo : ERIC PIERMONT/AFP
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Face au mouvement des Gilets Jaunes qui effraie le pouvoir, Macron répond en renforçant de plus en plus l'arsenal répressif et en voulant surtout octroyer de plus en plus de pouvoir à l'Etat.
Depuis plus d’un mois maintenant, le mouvement des Gilets Jaunes secoue le pays chaque semaine. Ce qui était au début une révolte contre la hausse du carburant est maintenant un mouvement de masse qui est le premier à faire reculer un gouvernement depuis une vingtaine d’années. Après six semaines, les revendications s’étendent bien au-delà des revendications initiales et les Gilets Jaunes, même si beaucoup d’entre eux se caractérisent comme « apolitiques », posent des questions profondément politiques. Ils ne se contentent en effet pas de réfléchir à des revendications économiques mais commencent également à contester la « démocratie » représentative. En définitive, les Gilets Jaunes ont dépassé le stade du simple ras-le-bol et réfléchissent maintenant à comment fonctionnerait un système plus juste et plus démocratique.
Face à ces élans démocratiques de la part des Gilets Jaunes, la réponse de Macron va complètement à contre-courant. Loin de prendre en considération la révolte actuelle, Macron tente par tous les moyens de contrôler cette colère et ce débordement et n’hésite pas à serrer de plus en plus les écrous en rajoutant toujours plus de nouveautés répressives dans l’arsenal de la police, que ce soit les blindés, la garde équestre, les voltigeurs remis en service dans certaines villes de France, et plus récemment la commande de nouveaux « super Flash-balls » pouvant tirer des balles en rafales.
Au-delà de l’aspect répressif « sur le terrain », Macron a franchi un nouveau cap récemment en accusant BFM-TV de « connivence malsaine » avec les gilets jaunes. Selon les informations du Canard Enchaîné, Macron préparerait ce qu’il appelle « un regroupement thématique des chaines d’informations » qui consiste à renuméroter certaines chaînes de la TNT, ce qui modifiera leur audience selon leur positionnement. Cette nouvelle manipulation de Macron n’augure rien de bon pour le reste des médias. Si Jupiter se permet de tenter de mettre la pression sur une chaîne qu’il juge nuisible pour son pouvoir et cette chaîne étant BFM-TV, qui a démontré son hostilité vis-à-vis des Gilets Jaunes, qu’en sera-t-il des médias qui soutiendraient le mouvement ? Jusqu’où ira Macron pour essayer de retenir une large partie de la population qui se révolte ?
Crédit photo : PHILIPPE WOJAZER / AFP
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Vendredi 21 decembre, c'était l'anniversaire d'Emmanuel Macron. A « Manu », les gilets jaunes d’Angoulême avaient réservé un procès en guise de cadeau. Verdict : condamnation à la peine capitale, un pantin à son effigie a été décapité. Pour réponse à cette scène carnavalesque, la police a ouvert une enquête pour « provocation,crime et outrage ».
Macron n’a pas supporté. Voir sa tête sur une pique, c’est sur que ça doit pas être marrant. Surtout quand on est le président le plus détesté de l’histoire de la Vème république, ça peut même faire peur. Mais plus sérieusement qu’est que cela signifie ? Si l’on s’en tient aux faits, il s’agit de la décapitation d’une poupée. Rien de bien tragique. Une pratique carnavalesque, certes peu réjouissante pour le destinataire, mais qui reste totalement inoffensive.
Ce qui choque, c’est le symbole. Pas la pratique en elle même, mais le fait qu’elle touche au pouvoir en place. Le symbole d’un Jupiter tout puissant qui se fait couper la tête, tout de suite ca fait moins tout puissant. Et que fait Jupiter quand il voit que le pouvoir lui échappe ? Il réprime, par sa police, par sa justice. Et ça, les gilets jaunes commencent à bien le comprendre, souvent à leur dépens.
Ce vendredi 28 décembre donc, trois organisateurs de l’événement étaient convoqués par la police pour « provocation crime et outrage ». La veille, trois journalistes de « La Charente Libre » présents au moment des faits ont aussi été convoqués pour « provocation non suivie d’effet au crime ou délit par parole, écrit, image ou moyen de communication au public par voie électronique ». Un long intitulé pour des journalistes qui ne faisaient que leur travail : informer. A croire que le roi est toujours sacré, qu’il vit assez mal la caricature tout autant que la liberté d’information et d’expression.
En réalité la stratégie répressive va souvent plus loin, en témoignent les nombreuses condamnations à de la prison ferme pour des dizaines gilets jaunes depuis le début du mouvement. Quand on ajoute à ça les violences policières que subissent les manifestants, on comprend bien pourquoi certains cherchent à se défouler sur une poupée en plastique.
Malgré tout, ce genre d’événement isolé, comme les images de gilets chantant la quenelle de Dieudonné, c’est aussi du pain béni pour la propagande gouvernementale. La stratégie n’est pas nouvelle ni compliquée : matraquer des images de violences, chercher la petite bête et la grossir pour en finalité caricaturer le mouvement et atténuer le soutien populaire.
Le récent tweet d’Édouard Philippe en est une belle illustration :
« Un simulacre de décapitation du chef de l’Etat… Des agressions d’une violence inouïe contre des policiers… Des gestes antisémites en plein Paris… Il est hors de question de banaliser de tels gestes qui doivent faire l’objet d’une condamnation unanime et de sanctions pénales. »
La propagande anti gilets jaunes reste l’une des dernières armes du gouvernement pour tenter d’éteindre l’incendie. Ainsi, chaque petit dérapage devient une affaire d’Etat. Macron joue la carte du pourrissement mais ce n’est pas payant pour l’instant. Ce qui est sur, c’est que Jupiter n’est plus et ne pourra plus le redevenir.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Comment les Pepy's Boys
et le gang des enarques
pillent la SNCF
et les cheminot.e.s
pour engraisser le capital
et laisser des morts au bord des voies
"C'est un record. SNCF Mobilités va verser 537 millions d'euros de dividendes pour l'année 2019, soit plusieurs centaines de millions d'euros de plus que l'an passé, rapportent Les Echos. "En théorie, c'est une bonne nouvelle pour le système ferroviaire, qui dispose ainsi de plus de fonds pour rénover les voies", note le quotidien économique. Sauf que cette somme "va en réalité permettre à l'Etat de faire des économies sur ses subventions".
Dans ce texte moult mensonges et autres contre-vérités, plus des éclairages sur les conséquences du pillage.
D'abord, une précisions la SNCF est une entreprise publique. Elle n'a pas d'actionnaire mais un propriétaire exclusif, la France dont l'état en son nom est gestionnaire.
Depuis 1984, elle n'a plus de capital constitué en actions ou en obligations. Ce qui signifie que parler de dividende (ou d'anuités et d'amortissements) est pour n’importe quel comptable une incongruité qui camoufle le pillage et l'escroquerie. Cela masque une opération politique de pompage dans les caisses, une escroquerie réalisée sur injonction du pouvoir par celui qui au nom de la nation à qui appartient la SNCF a le mandat de gérer la dite entreprise publique.
Outre les conditions dans lesquelles ces fonds sont transfusés vers Bercy, un indicateurs de mesure de ce que cela represente s'impose quand le budget 2019 de la SNCF annonce encore plus de 2000 suppressions d'emploi.
Ce pillage est abondé (les 537 millions) par les "économies sur les dessertes, les fermetures de guichets et de gares, le non-entretien et la sous-traitance et donc les abandons de service public.
En rappelant que près de 70% des cheminot.e.s gagnent en salaire brut moins de 2700 € , chaque cheminot(e) voit 3580€ de la richesse crée par son travail détournés vers l'état qui s'en sert pour exonérer de charge le patronat.
Sur la base de 11 mois travaillé par an, cela revient à dire qu'outre les remboursements d'emprunts, plus près de six semaines de salaire moyens par cheminot.e participent à payer les cadeaux au Capital (CICE) ou la suppression de l'ISF.
En matière de sécurité ferroviaire, à partir de quelque chose qui parle à tout le monde , 537 millions, c'est le coût de combien de suppressions de passages à niveaux (P.N.) dangereux par an avec passage inférieur ou supérieur de substitution ?
Pour l'état, chiffre novembre 2018, il y a en France 155 P.N. dangereux à sécuriser
Le coût de supprétion du P .N de Nonant le Pin (61) avec pont suppérieur (un P.N. dangereux ayant été cause de nombreux accidents) est de 8millions d'euros.
Celui des 5P.N. avec passage piétons et pont routier entre Neau et Brée (53)-ligne Paris Brest - est de 28.6 millions d'€.
Sur une base de 6 Millions du P.N. il y a là de quoi financièrement éradiquer en un an et demi la dangerosité de ces 155 croisements, un an si au lieu de piller la SNCF, l'état contribue à hauteur de 30% à l'opération (en fait, logiquement, ce devrait être une clef à 75% état 25% SNCF).
Chaque année ces P.N Dangereux font plus de 35 morts. Ce pouvoir voleur et escroc est donc aussi assassin.
Mais le pire, dans cette logique, si cet argent était utilisé pour ces suppressions, cela reviendrait à dire que l'état, qui n'en paie en moyenne que le quart, outre le principe infernal du pillage, pomperait dans les caisses de la SNCF le financement de sa part.
C'est dire la duplicité tant de l'état major de la SNCF que de l'état.
Alors que l'état refuse de reconnaitre la totalité de sa responsabilité dans la "dette" du système ferroviaire, pour des investissements pluricentenaires (alors qu'on ne parle pas de dettes du système militaire dans le financement à fond perdu de Dassault ou autres fabriqnat de machine à réprimer et tuer), celui-ci pille les richesses crées par les cheminots qui, dans les pires conditions de leur outil de production, génèrent ces 537millions d'excédent net de leur exploitation.
Ne serait-il pas judicieux que ces chiffres éventuellement affinés et enrichis (mais Canaille le Rouge est certain de la rigueur de sa démonstration) soient donnés ainsi aux usagers, au cheminots et servent à mettre les élus devant leurs responsabilité, dont les pleureurs sur les dessertes de leur circonscription et territoire qui ont applaudit des deux mains la casse du statut des cheminots par le gouvernement et le maintien du fossoyeur aux dents de vampire qui entraine la SNCF vers l'abime.
CQFD
Rédigé par Canaille le Rouge
Selon plusieurs médias qui font leur boulot, Renautl-Nissan BV, fondée en 2002, leur aurait octroyé de très juteux compléments de rémunération. RNBV, pour Renault-Nissan BV, est un holding du groupe Renault-Nissan basée aux Pays-Bas, pays membre fondateur de l'UE du capital. Mais faut-il préciser que le capitalisme est libre et non faussé sur notre vieux continent?
Ben oui, ledit fonctionnement de RNBV fait dans la "pratique légale", s'est défendue la direction de Renault à France info qui l'interrogeait ce jeudi 27 décembre 2018.
Bon, l'Humanité assure que Carlos Ghosn et Thierry Bolloré, qui dirige Renault par intérim depuis l'incarcération du premier au Japon, auraient été les bénéficiaires du fonctionnement légal de la holding néerlandaise.
Le 11 décembre dernier, la CGT a écrit au ministre concerné de Manu 1er. Elle dénonce que ces éléments comptables "n'apparaissent nulle part dans les comptes et les résultats de Renault". Pourtant documents officiels de Renault et statuts de RNBV précisent que la holding néerlandaise soumet ses décisions "aux organes de direction et d'administration de Renault". Alors quoi? que fait la France des riches et du capital, actionnaire de Renault et qui dispose d'un administrateur à ce titre? Le ministère de l'Economie temporise. Contacté par l'Humanité, il met en avant l'audit demandé par Renault sur Renault. Sans rire du tout.
Si vous ne le saviez pas, seulement 1 véhicule Renault sur 4 est fabriqué en France. Carlos Ghosn a ainsi délocalisé massivement à l'étranger: 76 000 salariés en France en 2004, pour 47 000 en 2017. Ces délocalisations sont effectuées vers des pays aux salaires au ras des pâquerettes. En revanche, les bagnoles fabriquées hors de France sont vendues en Gaule au tarif gaulois. Surtout ne cherchez pas l'erreur. Le capitalisme est libre et non faussée.
Et pour ceux qui aiment la véritable histoire de France, avec la nationalisation de Renault à la Libération
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs
Symbole du racket fiscal quotidien, les radars sur les bords des routes ont fait l'objet de nombreuses « mises hors service » depuis le début du mouvement des gilets jaunes, signe que le racket quotidien est devenu insupportable.
Crédits photo : France 3 Normandie
De la Normandie au Vaucluse, la vague d’opérations contre les radars automatiques postés le long des routes n’en finit pas. Même si l’État refuse de diffuser les chiffres officiels de la casse, « pour éviter un effet de surenchère », on parle d’au moins un radar sur deux hors-service voire des deux tiers.
Recouvert de peinture ou d’un gilet jaune, brûlés, sciés ou mis hors service à coup de marteau, les radars automatiques sont les cibles des gilets jaunes depuis plus d’un mois. Si le gouvernement assure que ce vaste mouvement anti-radars date d’avant la mobilisation des gilets jaunes, force est de constater que c’est depuis l’entrée en scène de ces derniers que le phénomène est devenu visible.
Les raisons de ces dégradations rejoignent en effet celles des gilets jaunes qui dénoncent le matraquage fiscal dont le gouvernement est responsable. Avec la multiplication des radars et le passage à 80 km/h sur les routes, le nombre d’infraction verbalisé a considérablement augmenté. Le sentiment général est que l’automobiliste, notamment celui qui est forcé d’utiliser son véhicule parce qu’il vit en périphérie, est une vache à lait qu’on peut ponctionner autant qu’on veut ou un mouton qu’on peut tondre en permanence.
En effet, sur les seuls radars automatiques, le gouvernement récolte en moyenne chaque année plus d’un milliard d’euros. Un chiffre en hausse d’année en année. En détruisant ainsi ces radars, les gilets jaunes touchent donc au porte-monnaie de l’État, exactement comme les mobilisations parisiennes touchent au commerce. Même si l’addition va s’avérer être salée à « plusieurs dizaines de millions d’euros » comme le souligne Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, l’ampleur du mouvement révèle que l’État n’est pas en mesure de réparer ou de remplacer tous les appareils car il n’a que « la logistique pour en remplacer de temps en temps ».
Après la flambée de radars mis hors-service lors du réveillon du 24 décembre, c’est la date du nouvel an qui inquiète désormais l’État. Traditionnellement, les actions contre les véhicules y sont nombreuses. Elles pourraient cette année prendre d’autres formes et s’attaquer aux symboles du matraquage fiscal routier.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Par Elsa Marcel
Depuis le début du mouvement des gilets jaunes tout le monde a remarqué la présence des femmes au cœur de la mobilisation. Sur les ronds-points, les péages, les Champs-Elysées et dans les nombreuses manifestations, les femmes sont en première ligne.
Emmanuel Macron a même cherché à s’y adresser spécifiquement lors de son allocution du 10 décembre : il a fait mine de saluer la « colère sincère » de « la mère de famille célibataire, veuve ou divorcée qui ne vit plus, qui n’a pas les moyens de faire garder les enfants et d’améliorer ses fins de mois ». S’il prétend avoir entendu ces « femmes de courage », l’intérêt porté à celles-ci par l’exécutif témoigne surtout du potentiel explosif du combat de ces guerrières en gilet jaune.
En effet, les femmes sont bien les premières concernées par le coût de la vie. Ce sont les moins payées, celles qui enchaînent les jobs précaires et les temps partiels, les premières demandeuses d’aides sociales, les premières victimes des retraites microscopiques. Par ailleurs, les ronds-points et manifestations regorgent de mères isolées, comme le montrent les témoignages recueillis par Révolution Permanente. Travailleuses sociales, aides à domicile, ouvrières, infirmières ou encore cheminotes, elles disent la difficulté à finir le mois, étant très peu protégées par les aides sociales mais également l’angoisse de ne pas offrir une vie digne à leurs enfants.
[…]
LA SUITE EN LIEN CI-DESSOUS :
Le 2ème tour des élections professionnelles au sein du CSE leader Price exploitation place la CGT à la 1ère place avec 72,4% des voix toutes catégories confondues.
Ce score est le fruit du travail mené par les élus CGT depuis de long mois auprès des salariés.
Bravo aux camarades et merci aux salariés pour la confiance accordée à notre organisation syndicale.
Publié par FSC
Les forces de répression ont été gâtées par père Emmanuel. En effet dans sa hotte, il n'y a pas eu que l'augmentation de salaire de 150 euros : on y trouve de nouveaux jouets pour satisfaire les caprices des bras armés du gouvernement.
Photo : PHILIPPE LOPEZ / AFP
Alors que les infirmières, les urgentistes tombent de fatigue à cause de leur conditions de travail et le peu de moyens qui leur sont alloués, il faut se rendre à l’évidence : défigurer des gens est mieux payé que de les soigner. Voilà la logique du gouvernement : pas d’argent pour les services publics mais pour les sévices publics.
Quant aux joujoux, Macron a lancé un appel d’offre pour « l’acquisition de lanceurs multi-coups », tout récemment publié au Bulletin Officiel des Annonces des Marchés publics. 450 nouveaux fusils pouvant tirer des munitions en rafale. Des « super Flash-Balls », avec un barillet, qui permet de shooter 6 cartouches en quelques secondes sur des manifestants. Le calibre du barillet permet de tirer aussi bien des balles en caoutchouc que des "grenades lacrymogènes ou explosives". Et tout ça sans avoir à recharger, comme c’est le cas sur les lanceurs « classiques », qui sont déjà très destructeurs. Un scandale supplémentaire qui s’ajoute à la longue liste de faits allant à l’encontre des exigences minimales du droit international. À savoir que les grenades explosives de désencerclement et le tir de Flash-ball au niveau du visage sont interdits mais cela n’a jamais effrayé le corps policier qui s’en sert en toute impunité dans les manifestations. Enfin, ce type de fusil, baptisé « Penn Arms », fait partie des armes utilisées aux USA, en Israël, en Russie ou encore au Brésil.
Mais le gouvernement ne s’arrête pas là. Quand on vous dit que les forces de l’ordre vont être gâtées. L’appel d’offre comprend aussi l’achat de « 1280 lanceurs mono-coups » supplémentaires ! Il s’agit des désormais célèbres LBD 40, ces fusils dotés d’un viseur, « Flash-Balls » très puissants et précis qui ont éborgné et blessé des centaines de manifestants.
Ce pouvoir, en pleine radicalisation, trouve toujours plus d’argent pour frapper, mutiler et réprimer sa population. Pour Noël, Macron gâte ses forces de répression... et promet une rentrée sanglante pour les gilets jaunes.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
552419
Se syndiquer CGT ?
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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