SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Le dernier \"coup de pouce\" au smic date du 1er juillet 2012.

Comme cela aura été le cas durant tout le quinquennat de François Hollande, le Gouvernement refuse cette année encore tout coup de pouce à l’augmentation du Smic, après 54 mois de blocage des pensions de retraite.
Le Smic horaire sera donc augmenté de quelques centimes, pas même de quoi couvrir les hausses du prix du gaz et de l’essence déjà programmées pour janvier.
Cette politique d’austérité ne sert que les intérêts financiers du patronat et conduit à l’explosion des inégalités et de la pauvreté.
C’est aussi un frein aux négociations salariales (NAO) dans les entreprises et les branches professionnelles.
Cette politique d’austérité est inefficace économiquement : un million de chômeurs de plus en cinq ans et l’explosion des contrats courts et des temps partiels.
Pour la CGT, le problème central, c’est le coût du capital avec, notamment, les dividendes et les intérêts servis aux actionnaires : 42 milliards d’euros de profit au 1er septembre 2016.
À cela, s’ajoutent 230 milliards d’euros d’aides, de crédits d’impôts et d’exonérations aux entreprises, sans contrôle, sans évaluation pour les travailleurs et leurs représentants, sans impact, si ce n’est négatif, sur l’emploi.
La simple indexation du Smic sur la proposition de la « commission des experts » va à l’encontre des recommandations de l’OIT qui s’alarme des conséquences de la faible augmentation des salaires sur le développement économique en Europe.
L’instauration d’un salaire minimum en Allemagne a permis de réduire les petits boulots et de créer près de 90 000 emplois. En Espagne, le salaire minimum sera augmenté de 8% en 2017.
La CGT rappelle qu’elle revendique un Smic à 1800 euros brut.
Il faut à la fois relever le Smic et relever l’ensemble des salaires, selon les qualifications.
La CGT est disponible pour agir, entreprise par entreprise, avec l’ensemble des salariés pour gagner des augmentations salariales.
C’est cela aussi mettre en échec la loi « travail ».

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source UD CGT Paris - Facebook

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SOUTIEN AUX GRÉVISTES DE LA TOUR EIFFEL :
La CE de l’UD de Paris réunie ce 15 décembre 2016 soutient pleinement les salariés de la Tour Eiffel en grève depuis le 12 décembre 2016.
Face à l’opacité de la nouvelle direction sur l’organisation de la prochaine concession, les salariés craignent une forte dégradation de leurs conditions de travail et emploi qui impacterait la sécurité, maintenance et accueil du public.
On a tous en tête cette image de la banderole contre la loi travail flottant sur le 1er étage de la Tour Eiffel en plein mouvement social contre la casse du code du travail.
Aujourd’hui vous pouvez compter sur le soutien plein et entier de l’Union Départementale CGT de Paris.
Tenez bon camarades ! Avec vous !

 

UD CGT PARIS

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Source : Commun Commune

Les éditions syndicalistes viennent de publier "La défense de la sécurité sociale", le rapport présenté par Henri Raynaud, alors secrétaire de la CGT, devant le comité confédéral national les 14 et 15 janvier 1947 pour annoncer et organiser les élections aux conseils d'administrations des caisses de Sécurité sociales du 24 avril suivant.

Ce document historique rappelle l'exploit qu'a représenté la création en 6 mois de la Sécurité sociale (depuis le 1er juillet 1946, date d'entrée en vigueur de la loi d'octobre 45) et tous les obstacles que la CGT a dû franchir pour y parvenir, seule contre tous. Comme l'écrit Henri Raynaud, "oui c'est une victoire pour la CGT que nous avons le droit de chanter parce-que nous avons été capables devant toutes ces difficultés de mettre en place comme elles sont à l'heure actuelle la totalité des caisses de Sécurité sociale dans le pays".

Il s'est agi, en effet, de fusionner les quelques 700 caisses d'assurances sociales (mutualistes, patronales et confessionnelles) en une centaine de caisses primaires ou centrales de sécurité sociale gérées par des conseils d'administration dont les deux tiers des membres étaient des représentants des salariés.

Bernard Friot, qui a préfacé ce texte, rappelle les trois principes fondateurs de la Sécurité sociale par rapport au système antérieur : Une caisse unique, un taux de cotisation interprofessionnel unique et une gestion ouvrière. Il souligne enfin l'actualité du combat pour défendre et étendre cette institution révolutionnaire qu'est la Sécu.

Cette brochure est vendue 3 euros et les frais de port sont offerts à partir de 20 exemplaires. Vous trouverez sur ce site la fiche de présentation et le bon de commande :

http://www.reseau-salariat.info/4923c20a9382efe7a69d1d319b1db322.pdf?revision=1481552178

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Unilever annonce la signature d'un accord pour l'acquisition de Living Proof, société spécialisée dans les soins capillaires innovants qui vise à 'apporter la technologie biom...

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Unilever annonce la signature d'un accord pour l'acquisition de Living Proof, société spécialisée dans les soins capillaires innovants qui vise à 'apporter la technologie biomédicale avancée à l'industrie de la beauté'. 

'Living Proof sera intégré au portefeuille de prestige d'Unilever, aux côtés de marques telles que Dermalogica, Kate Somerville, Murad et REN', précise le géant anglo-néerlandais des biens de consommation courante. 

Les termes de la transaction ne sont pas précisés. L'acquisition devrait être finalisée au cours du premier trimestre 2017, sous réserve des autorisations réglementaires usuelles. 

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JUSTICE En cause : des propos tenus en mai dernier par le patron des patrons, en plein conflit sur la loi Travail...

« Assimiler des syndicalistes à des voyous et des terroristes, dans le contexte actuel, en France, est quelque chose qui n’est pas digne et n’a pas sa place dans le débat social. »

C’est ce qu’a estimé ce jeudi le procureur Loïc Pageot, appelant le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) à condamner pour diffamation le patron du Medef, Pierre Gattaz, sans préciser de peine.

Des propos tenus en plein conflit sur la loi Travail

En cause : des propos tenus en mai dernier par le patron des patrons, absent lors de l’audience. En plein conflit sur la loi Travail, il avait appelé le gouvernement dans les colonnes du quotidien Le Monde à « ne pas céder au chantage, aux violences, à l’intimidation, à la terreur », ajoutant que c’est « visiblement » « la conception du dialogue social » de la CGT.

Et d’ajouter : « faire respecter l’Etat de droit, c’est faire en sorte que les minorités qui se comportent un peu comme des voyous, comme des terroristes ne bloquent pas tout le pays. »

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Les réactions indignées dans la classe syndicale comme politique

Ces propos avaient suscité une avalanche de réactions indignées, dans la classe syndicale comme politique. Pierre Gattaz était d’ailleurs lui-même revenu sur ses déclarations, reconnaissant que « le mot terroriste était inadapté dans ce contexte ».

« Étonné » par les réquisitions du parquet, l’un des avocats du prévenu, Me Jean Veil, a affirmé que « l’intention de Mr Gattaz n’était évidemment pas de comparer les militants CGT à des djihadistes ». « Le mot « terroriste » n’est pas interdit », a-t-il lancé au tribunal.

Le jugement doit être rendu le 16 février

« Je ne comprends pas que la CGT pousse des cris de jeune fille outragée quand on lui dit qu’elle a des méthodes de voyous ou de terroristes, elle qui nous parle dans ses tracts de « patrons voyous », voire de « patrons djihadistes » », a de son côté plaidé son collègue Dominique de Leusse.

La CGT, qui a assigné le patron du Medef en justice, lui réclame 10.000 euros de dommages et intérêts. Le tribunal rendra son jugement le 16 février.

 

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Et il s'agit bien d'une décision politique de fFance Inter de laisser tous les jours la parole économique à Dominique SEUX porte-parole du patronat et des Echos.

Jusqu'à il y a peu il était par exemple opposé chaque vendredi à un représentant des économistes attérés, Benjamin Coriat.

Or en septembre de cette année il a été mis fin à la seule participation de B. Coriat pour laisser soliloquer le seul D. Seux comme le remarque Arrêt sur images :

http://www.arretsurimages.net/breves/2016-09-09/Fin-du-debat-eco-sur-France-Inter-id20138

Donc, non seulement l'immense majorité des médias privés sont contrôlés par une dizaine de milliardaires (voir la grève d'itélé) MAIS de plus le service public sensé être pluraliste et défendre les biens communs est aussi le plus souvent au service de l'oligarchie aussi bien sur le plan intérieur, économique comme à l'international!

Se régaler à la vision de l'émission avec François Ruffin du 14 décembre dernier où Léa Salamé s'efforce avec la rédaction du 7/9 de protéger leur poulain du MEDEF.

PAR FSC

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Malgré un bénéfice de 500 millions de dollars l’an passé

Une récente enquête dans un des centres Amazon du Royaume-Uni révèle une fois de plus les conditions de travail exécrables dans lesquelles travaillent les employés. Alors que l’entreprise a fait en 2015 près de 600 millions de dollars de bénéfices, les seules personnes qui profitent de cet essor restent bien les actionnaires : au Royaume-Uni comme en France, travailler chez Amazon signifie précarité, accidents de travail, humiliations quotidiennes et surveillance patronale à la Big Brother.

George Waters

Une fois de plus, une enquête sur le quotidien d’Amazon a révélé l’horreur du travail dans ces gigantesques entrepôts où les salariés préparent les millions de commandes des internautes dans des cadences infernales. Ici, le Daily Mail a fait une enquête dans l’entrepôt de Gourock (à 45 kilomètres de Glasgow) : un journaliste s’est fait embaucher par la boite pour y voir la réalité du travail dans l’entreprise. Une embauche assez facile à l’approche de Noël, date à laquelle les commandes explosent et où le géant de la distribution exploite le chômage élevé pour exploiter au mieux, usant de CDD et d’intérims (ou équivalents à l’international).

Des salariés usés jusqu’à la corde tels les esclaves des plantations sucrières

« Quand vous travaillez ici, vous laissez votre cerveau à la maison. Comme un zombie », a tout simplement expliqué un employé au journaliste britannique. Un mal-être qui est avant tout dû à des conditions de travail impossibles : les employés marchent en moyenne 22,5 kilomètres dans l’entrepôt (un postier anglais parcourt 13 kilomètres), ils font 12 heures de travail par jour, sont payés 7,35 £ de l’heure (soit 8,17€) pour 40 heures de travail. Pour les innombrables heures supplémentaires, les salariés ne sont payés 150% de l’heure qu’à partir de la quarantième heure (contre la trente-septième heure pour une infirmière par exemple).

Les conditions de travail, harassantes, occasionnent de très nombreux accidents de travail. Avec les cloques et les innombrables blessures aux pieds, c’est, dans certains entrepôts, près d’un accident par jour. Un employée du centre écossais explique : « c’est à mon travail que je dois ces cloques aux pieds. Je suis tellement épuisé. Je n’aurais jamais cru que ce serait si difficile. Mes bottes sont déjà en lambeaux, et cela ne fait que quatre jours ». En France, sur la plateforme de Sevrey, en 2015, ce ne sont pas moins de 25 accidents de travail qui ont été dénombrés ; en 2016, au 15 novembre, 56 ont déjà été comptésselon la CGT ! Rien que la semaine dernière, trois autres accidents sont à déplorer sur cet entrepôt de Saône-et-Loire ! Des accidents qui, loin d’être « accidentels », sont bien intentionnels de la part d’un employeur qui cherche à user les employés jusqu’à la moelle, dussent-ils y passer.

Et ces conditions de travail ne concernent pas que celles et ceux qui trient les commandes sur les tapis roulants : chez le personnel des « cadres » également, la souffrance au travail est énorme. Chacun est suivi par un « plan d’amélioration personnelle » qui permet de fait à l’employeur de licencier celles et ceux qui ne seraient pas assez productifs à son goût. Une mesure qui a failli coûter la vie à un employé qui a tenté de se suicider à Seattle il y a moins d’une semaine.

Une surveillance digne de 1984  : surveiller et humilier plus, pour exploiter plus

Pour assurer les meilleurs « rendements » possibles, Amazon surveille. Il surveille tout, partout, tout le temps. Cadences, temps de pause, temps de toilette, temps d’arrêt. La rationalisation du temps de travail est poussé à l’extrême, dans les entrepôts comme pour les livreurs. Au Daily Mail, un employé expliquait avoir reçu un avertissement pour être resté 7 minutes aux toilettes. Une étude plus ancienne montrait que si des livreurs avaient été sermonnés parce qu’ils ne finissaient pas leurs trajets dans les temps donnés, leurs trajets ne pouvaient être terminés dans les temps en respectant les limitations de vitesse. Des trajets et des cadences infernales qui anéantissent la dignité des travailleurs : des livreurs français sous-traitants d’Amazon ont récemment avoué devoir déféquer dans leurs camions faute de temps prévus pour aller aux toilettes. Une surveillance qui se fait non seulement par les caméras omniprésentes sur les entrepôts, mais aussi par les scanners personnels qui permettent de suivre l’avancée des tâches des employés minute par minute.

Cette surveillance se couple bien évidemment d’une très grande fermeté contre tout « danger syndical » pour la direction. En novembre, trois syndicalistes CGT Amazon ont été convoqué à des entretiens préalables pouvant mener au licenciement. Cette criminalisation des syndicalistes, ne nous trompons pas, cherche avant tout à préserver un système d’exploitation parmi les plus sévères, dans une entreprise qui a fait, rappelons-le, 600 millions de dollars de bénéfices l’an passé.

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PAR FSC

 

Macron avait promis et assuré que son but « n'est pas de protéger les entreprises et emplois existants », mais de « permettre aux nouveaux grands champions d'émerger en France, afin qu'ils puissent remplacer les anciens ». « Mon ambition (…) est de créer le CAC 40 de dans 10 ans et d'avoirs des milliers de grandes entreprises qui puissent remplacer le CAC 40 actuel », précise-t-il.

Il s'agissait de perturber les marché existants et la fin du travail était annoncé dans la foulée, les jeunes des quartiers sans diplômes étant attirés par les gains prévus et la liberté d'une activité « sans subordination »

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le Site SNAPCAR affirmait à l'époque :

« Ensuite le métier de chauffeur VTC bénéficie d’une belle réputation auprès des jeunes : au volant d’une berline de luxe, bien habillés, et avec la recherche d’un service client de qualité. Il y a là une perspective de valorisation sociale, un prestige particulier, que d’autres métiers n’offrent pas systématiquement.

Il suffit d’avoir la motivation de se « construire soi-même », sur le modèle américain, à force de travail. Pour cette raison il attire une large frange de la population ne voyant plus dans le monde du travail salarié la solution d’avenir en raison d’un chômage endémique: pas de CDI et souvent pas d’emploi du tout ».


Le désenchantement n'a pas tardé !

En ce jeudi 15 décembre les VTC sont dans la rue pour dénoncer la plate-forme UBER, les tarifs trop bas (moins 20 % imposés unilatéralement récemment) et passage de 20 % à 25 % de la commission prélevée sur chaque course par la firme américaine.

Dans la protestation il y a donc selon de nombreux témoignages la dénonciation des commission excessives, les déconnexions abusives au moindre prétexte et la politique tarifaire.

Mais il y a aussi bien plus.

Plusieurs témoignages attestent en effet une dénonciation de revenus au final dérisoires (de 900 à 1200 euros pour 70 heures hebdomadaires et plus 7 jours sur 7), cela sans aucune protection ni en matière de chômage ni en matière de santé !

Le secrétaire général du syndicat des chauffeurs privés et des VTC sur France info aujourd'hui :

"L'ubérisation c'est la paupérisation ; ça y est ça suffit ! On est arrivé à terme , il va falloir trouver des solutions ; c'est à nous de décider entre nous dans une organisation professionnelle qui se fait déconnecter et qui ne se fait pas déconnecter, des tarifs, des forfaits, du matériel ou bien les plate-formes décident de tout et on est leur salarié. Après tout franchement faire 35 h par semaine et avoir des congés payés et 1200 euros tous les mois c'est beaucoup mieux que la situation actuelle"

Michel un autre manifestant :

"Alors on a perdu 50 % du chiffre d'affaires en un an ; on travaille plus de 4 heures de plus par jour. On est à 16 heures grosso modo journalier ; ça ce n'est pas normal.

Personne ici en France n'accepterait de travailler pour 3 euros 75 de l'heure !"

Les nouvelles technologies sont utilisées par l'oligarchie dominante - sous le couvert d'une soit-disant libération des contraintes et de la subordination du travail salarié-- d'abord comme une nouvelle source de profit, aggravant de fait la subordination « d'indépendants » apportant leur peu de capital (dans le cas des VTC leur véhicule), assumant tous les risques et tous les aléas au profit de ceux qui contrôlent les plate-formes informatiques.

Avec l'objectif parallèle là aussi en convergence avec les attaques directes contre la sécurité sociale comme c'est évident avec le programme de FILLON, avec donc l'objectif de débarrasser le capital, les employeurs de toute contribution financière au financement de la protection sociale.

La situation réelle de salarié étant maquillée sous l'apparence de l'auto-entrepenariat si cher à ceux qui veulent flinguer tous les conquis sociaux de la Libération et du programme du Conseil national de la résistance.

La revendication de modernité n'étant que le déguisement du très vieil acharnement patronal contre toute avancée sociale!

Dans l'immédiat donc la revendication d'un statut salarié contraignant les plate-formes à payer des salaires décents ET les cotisations sociales pour couvrir à la fois les risques de chômage et ceux de santé nous paraissent être les revendications à mettre en avant avec détermination et clarté.

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Dans une mine au milieu du désert australien, Sodexo met les travailleurs sous surveillance totale

Il y a quelques mois, Sodexo annonçait avoir signé avec Rio Tinto, le géant minier, un contrat de 2,5 milliards de dollars australiens (1,8 milliards d’euros) pour gérer pendant dix ans ses installations minières dans l’Ouest de l’Australie. Selon le quotidien britannique The Guardian, ce contrat inclut la mise en place d’une dispositif totalement inédit de surveillance des moindres mouvements des travailleurs employés sur le site, qui pourrait impliquer l’utilisation de drones. De quoi inquiéter aussi bien les défenseurs des libertés individuelles que les syndicats.

Dans un coin perdu de l’Ouest de l’Australie, Rio Tinto possède un immense exploitation de fer : la mine de Pilbara. Celle-ci fonctionne sur le modèle du fly in fly out, c’est-à-dire que les mineurs viennent y travailler par avion pour une certaine période de temps, avant de repartir chez eux se reposer, et ainsi de suite. Selon le Guardian, le complexe comprend « trois ports, six villages, trois aéroports, 15 sites opérationnels, 42 sites d’hébergement, 134 équipements, 336 bâtiments commerciaux et 3259 bâtiments résidentiels ». La gestion de l’ensemble est confiée, depuis cette année, à l’entreprise française Sodexo, qui y a mis en œuvre des « innovations » qui suscitent beaucoup d’inquiétudes.

Voici ce qu’en dit le Guardian :

Dans le cadre de ce contrat, Sodexo est en train d’accroître considérablement la surveillance des installations de Rio Tinto à Pilbara à travers une plateforme qui transmet en direct un flux d’informations vers une station de supervision à Perth employant 50 personnes.

« Cela nous donne des aperçus et des données chiffrées utilisables en temps réel sur nos équipements et le mouvement des individus, la satisfaction de nos clients, et même les dépenses effectuées sur le site », nous a écrit Weston [un cadre local de Sodexo, NdE]. « Notre but est d’en arriver au point où nous pouvons avoir une information individualisée sur où et comment les employés passent leur temps et dépensent leur argent, afin d’améliorer leur qualité de vie. »

« À terme, Sodexo projette d’ajouter des capteurs aux réverbères et aux poubelles, et nous avons déjà des expérimentations prévues avec des drones. »

Sont d’ores et déjà mis en oeuvre le traçage par GPS des mouvements des véhicules, ainsi que des réseaux d’eau intelligents qui alertent les opérateurs sur le déclin des ressources ou sur la dégradation des canalisations à un point où elles requièrent une réparation.

Lire l’intégralité de l’article sur le site du Guardian (en anglais).

Inquiétudes

Ces révélations ont suscité l’inquiétude aussi bien des défenseurs de la vie privée et des libertés individuelles que des syndicats et des médecins du travail. Les premiers soulignent les multiples utilisations problématiques qui pourraient être faites de ces données : surveillance et répression des activités syndicales, identification des éventuels lanceurs d’alerte, collaboration avec des enquêtes policières et judiciaires, etc. Les seconds craignent les conséquences pour l’emploi et les conditions de travail. À un moment où l’industrie minière australienne a connu de nombreuses restructurations et suppressions d’emploi, l’installation de ces dispositifs de surveillance pourrait avoir pour effet d’augmenter encore la pression sur les salariés, voire fournir à Rio Tinto les données nécessaires pour mettre en œuvre des mécanismes d’automation supplémentaire de ses opérations.

Sodexo est surtout connue en France pour ses prestations dans le domaine de la restauration collective, mais la firme française a depuis longtemps étendu ses activités à la gestion intégrale d’équipements collectifs comme des prisons ou des centres de détention pour migrants. Elle a également développé des services dans la « motivation » et la « qualité de vie » des salariés.

Le Guardian précise avoir tout d’abord été approché par Sodexo pour publier un article promotionnel sur les nouvelles expérimentations que la firme mettait en œuvre dans la zone de Pilbara. Lorsque les journalistes ont commencé à s’intéresser de plus près aux dispositifs effectivement mis en place et à leurs implications, Sodexo et Rio Tinto ont cherché à entraver leurs efforts. Suite à la publication de l’article du quotidien britannique, Sodexo a précisé que l’utilisation de drones n’était qu’un projet, et que les données collectées l’étaient conformément à la législation australienne.

Reste que l’entreprise française a clairement conçu son contrat australien comme un projet pilote qu’elle pourrait vendre ensuite à d’autres entreprises ou à des collectivités locales. Bienvenue dans le meilleur des mondes.

Olivier Petitjean

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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