SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
« Il va y avoir des morts ». A Melun, les Grandpuits mettent l’État face à ses responsabilités

Les raffineurs menaient ce jeudi une nouvelle action devant la DIRECCTE, afin d’interpeller l’Etat sur les dangers qu’impliquerait la validation du plan social de Total.

Raffineurs

En grève depuis le 4 janvier pour faire face au plan de reconversion voulu par Total, qui menace pas moins de 700 emplois, les raffineurs s’opposent au saccage de l’emploi dans la région et au greenwashing de Total. Depuis un mois et demi, les travailleurs défient ainsi le géant pétrolier. Après une grève reconductible de plus d’un mois, suspendue le 11 février dernier, les raffineurs sont catégoriques : la lutte pour l’emploi continue.
 
Hier, ils étaient ainsi réunis aux côtés de leurs soutiens devant la DIRECCTE, pour une première action. L’objectif : ne pas lâcher Total sur le terrain des suppressions d’emplois et des problèmes de sécurité qui vont directement découler de celles-ci, mais surtout mettre la pression aux services de l’Etat chargés de valider ou non le plan social Les grévistes s’érigent en effet contre le risque d’un « Lubrizol bis » ; une épée de Damoclès que Total s’apprête, à coup de licenciements, à faire peser au-dessus des têtes, non seulement des raffineurs, mais aussi des habitants de la Seine-et-Marne.
 
« On est là devant la DIRECCTE pour lui rappeler ses responsabilités, la mettre face à ses responsabilités. La DIRECCTE a aujourd’hui le pouvoir d’empêcher 700 suppressions d’emplois » est ainsi intervenu Adrien Cornet, délégué CGT à la raffinerie de Grandpuits. « Il va y avoir des morts et on ne peut pas laisser faire, nous nous sommes responsables ! » a-t-il ajouté.
 

 
Un constat appuyé par les nombreux soutiens présents. Parmi eux des travailleurs du pétrole, venus soutenir leurs collègues. « Il y a déjà 35 ans, Grandpuits, Donges, Feyzin menaient des combats communs pour préserver l’emploi. A Donges c’était donc important d’être là aujourd’hui, mais aussi d’être présent en grève les 3 et 4 février derrière. La lutte continue ! » est ainsi intervenu Fabien Privé-Saint-Lanne, secrétaire de la CGT de la raffinerie de Donges. « Vous avez su résister, vous avez mis le doigt là où ça fait mal, sur la sécurité, sur l’environnement » a ajouté de son côté un militant CGT de la raffinerie de Normandie.
 
Par-delà la préoccupante question de la sécurité, les raffineurs ont insisté sur un autre problème d’envergure : celui de l’impact dramatique qu’aura le projet de Total sur la vie des travailleurs touchés. « Si le PSE est signé dans cet état là ça veut dire pas de congé, stress au travail, condition au travail déplorable, des heures pas possibles, surcharge de travail. Et les gens, ils vont finir en dépression, et même peut-être par se suicider ! » a ainsi rappelé Paul, raffineur à Grandpuits et militant CGT. Un constat confirmé par David, ancien gréviste de la raffinerie de Flandres qui en a fait la dramatique expérience. « J’ai vécu la même chose que vous à Flandre. J’ai une pensée pour vos familles, j’ai dû partir à Normandie et j’ai pris deux ans à prendre la décision. C’était très difficile, on a connu des divorces, des suicides et ça Total s’en fout complètement. » a ainsi raconté David, désormais raffineur à la raffinerie de Normandie.
 
Face à ces difficultés, les raffineurs de Grandpuits peuvent compter sur le soutien de leurs familles. Anna, conjointe d’un raffineur, a ainsi tenu à s’exprimer à son tour : « Ce ne sont pas uniquement des ouvriers qui sont en grève aujourd’hui dans une société qui les écrasent. Ce sont des familles, des femmes, des enfants. Ce que l’on fait aujourd’hui c’est pour demain. Nos maris sont fatigués, ils mènent une bataille. Nous sommes inquiets et inquiètes, nous ne savons, demain, dans quelles conditions de travail, et avec quels risques, nos maris vont travailler. Aujourd’hui la DIRECCTE a la vie de nos maris entre ses mains. »
 
D’autres soutiens étaient également présents. A l’image de la CGT 77, qui est revenue sur les difficultés profondes auxquelles est confrontée la Seine-et-Marne, du groupe interprofessionnel de Melun mais aussi de différentes organisations politiques. Une représentante de PEPS était ainsi présente, de même que Julie Garnier, oratrice nationale de La France Insoumise. « Lorsque Paulo parle de sa famille, de sa femme, il parle à tout le monde. Pour ce deuxième round comme pour les autres, on sera à vos côtés. Tant que la cloche n’a pas sonné le combat n’est pas fini » a-t-elle expliqué. De son côté Julie, étudiante en art et militante au NPA, arborant une parka de raffineur est revenue sur le soutien apportée par les étudiants en art au conflit depuis le départ. « Si Julie a une parka de Raffineur aujourd’hui c’est parce qu’elle s’est mise au service de notre grève et que nous en l’avons fait l’un des nôtres » a d’ailleurs noté à ce propos Adrien Cornet.
 
A l’issue des prises de parole, les raffineurs ont réalisé une action symbolique très forte. Alors que des bruits d’explosions se faisaient entendre, une sirène a résonné devant la DIRECCTE, au son de laquelle les raffineurs se sont jetés à terre. Des soutiens sont alors venus apposer des croix blanches sur leurs corps. Un message adressé directement à Total et à la DIRECCTE : c’est la vie des raffineurs qui est menacée par le plan social mis en œuvre et le projet de conversion du site sous-doté en emplois.

Ce jeudi, les raffineurs ont ainsi montré une nouvelle fois qu’ils ne comptent rien lâcher face à Total. l’épisode de Grandpuits, et de ses irréductibles raffineurs qui ont décidé de ne pas ployer le genou et de relever la tête face au géant Total, n’est pas fini, il n’en est qu’à son deuxième chapitre. Quel qu’en soit l’issue, il apparaît en tout cas d’ores et déjà comme exemplaire ainsi que l’a noté de façon frappante le délégué CGT de la raffinerie de Donges : « Dans la période que vous avez vécu, où les salariés sont anesthésiés par la crise sanitaire et les PSE à répétition, vous avez fait le choix d’aller chercher des convergences avec des militants politiques et associatifs, y compris sur la question du changement énergétique. Je vous le dis en toute honnêteté en tant que raffineur depuis 20 ans ça ne me serait pas forcément venu à l’idée de converger avec les militants écolos. Et pourtant la voie que vous avez choisi était juste ! Ce pont que vous avez fait il m’a fait évoluer. Merci ! »

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Signalement de notre camarade Danielle GAUTHIER  de Clermont :

Pour ne pas oublier et dénoncer les calomnies négationistes à la   Michel Onfray!

SOURCE : les archives de l'institut national de l'Audiovisuel (INA) :

https://www.ina.fr/video/I04323635/henri-krasucki-a-propos-de-la-marche-de-la-mort-d-auschwitz-video.html

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

On l’oublie souvent depuis la crise sanitaire mais le télétravail est un coût pour les salariés concernés... L’occasion de revendiquer le paiement par l’employeur des frais induits

#teletravail : derrière l’apparente liberté, une perte de pouvoir d’achat

Publié par CGT FACEBOOK COMPIEGNE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Ce jeudi, le groupe a publié les résultats pour son année 2020. Avec un chiffre d’affaires en forte hausse de 7,8%, boosté par une année confinée au cours de laquelle ses magasins n’ont pas été contraints à la fermeture.

Archives. Avec une hausse de chiffre d'affaires considérable, Carrefour réalise sa meilleure performance depuis 20 ans. LP/ Elie Julien

Archives. Avec une hausse de chiffre d'affaires considérable, Carrefour réalise sa meilleure performance depuis 20 ans. LP/ Elie Julien

Le groupe Carrefour, dont les magasins ne font pas partie des commerces qui ont été contraints à la fermeture par les confinements successifs, semble avoir tiré profit de cette année particulière en raison de l’épidémie de Covid-19.

Ce jeudi, il a publié ses résultats pour l’année 2020. On découvre ainsi qu’il enregistre une hausse de 7,8 % de son chiffre d’affaires mondial par rapport à 2019. Sa meilleure performance depuis 20 ans, selon le communiqué. Un chiffre d’affaires qui s’élève à plus de 78 milliards d’euros

Dans le détail, la France a connu une augmentation de 3,6 %. Dans notre pays, ce sont les petits magasins de proximité qui ont connu la plus grande hausse de leurs résultats (+ 9,8 %), devant les supermarchés (+ 6,8 %) et les hypermarchés (+ 1 %). Signe, peut-être, que les consommateurs ont préféré les petites surfaces pour être moins confrontés à un risque d’infection au Covid-19. La hausse est de 7,1 % en Espagne et 18,2 % au Brésil.

Un plan d’économies colossal

Sans surprise, dans un mouvement observé au niveau national, l’e-commerce alimentaire, avec le succès du drive grâce au Covid, croît de 70 %. De même pour la filière bio, Carrefour affiche une croissance de chiffre d’affaires de + 18 % en 2020. Toutefois, le leader de la grande distribution en France enregistre un fort recul de son résultat net à 641 millions d’euros, soit une baisse de 43 % par rapport à 2019.

 

Autre indicateur dévoilé par le géant de la distribution, la satisfaction des clients. Elle aurait augmenté de 12 % en 2020. Alexandre Bompard, le président-Directeur Général, s’est félicité de ces résultats et dit confiant pour l’avenir.

« 2020 a été une année d’engagement pour Carrefour. Celui de nos équipes, mobilisées au service de nos clients, qui ont relevé avec succès d’immenses défis sanitaires, logistiques, humains. Aujourd’hui, ce modèle assure de façon pérenne le dynamisme de nos ventes et la profitabilité de notre Groupe, et nous permet de dégager d’importantes capacités de financement pour poursuivre notre développement », écrit-il dans un communiqué.

L’année du groupe a aussi été marquée par le rachat manqué par la chaîne de supérettes canadienne Couche-Tard, stoppé par le ministère de l’Economie.

 

Publié sur CGT FACEBOOK COMPIEGNE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
A Blois, les salariés de Tecalemit refusent le plan social et continuent le blocage du site !

Le site de Tecalemit à Blois est bloqué depuis le 11 février. Ce mardi, les salariés ont refusé la signature du PSE proposé par la direction et maintiennent la pression pour obtenir leurs revendications.

Mouvement ouvrier

Au début de l’été 2020 la direction du site de Blois de Tecalemit Aerospace annonçait aux salariés le déménagement de la production sur un autre site en Sarthe. Les salariés se sont battus pendant des mois par la grève mais aussi par voie juridiques afin d’essayer de maintenir les 120 emplois sur Blois. Aujourd’hui, la validité du PSE est dans les mains de la DIRRECTE.

Après des mois de lutte une nouvelle phase s’est ouverte pour les Tecalemit depuis le 11 février dernier. Alors que leur direction les somme de continuer à travailler, les salariés ont en effet décidé de bloquer leur site 24h sur 24h. Depuis rien ne sort rien ne rentre, la production est arrêtée. Devant les grilles de l’entreprise avenue de Châteaudun, au Nord de Blois, les salariés ont installé un baraquement où le feu des palettes crépite.

Les travailleurs exigent une prime supra légale entre 15 000 et 60 000 € ainsi que la prise en charge d’un congé de reclassements. Alors que le froid hivernal est là sur Blois, les deux réunions de négociations avec la direction, n’ont donné lieu à aucune proposition sérieuse : la direction ne leur propose qu’un à six mois de salaires. Une lutte difficile qui n’entame pas le moral des grévistes. Comme nous l’a expliqué Yoann Pirou le secrétaire du CSE : « les salariés sont à fond. On n’est pas prêt de lâcher ! ». Les salariés sont déterminés à gagner cette bataille face à un patronat qui depuis des années n’hésite pas à exploiter les salariés afin d’accroître ses profits.

Le secteur de l’aéronautique est l’un des plus touchés par la crise et les licenciements ces derniers mois. Le site de Tecalemit Aerospace à Blois – qui produit de consommables pour l’aéronautique, des tuyaux - en est un exemple parmi tant d’autres. Les salariés maintiennent leur grève ainsi que le blocage du site, déterminés à tenir. Les jours à venir seront déterminants.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Mais peut-on s'étonner du contraire quand un factotum du capital siège dans le palais de l'Elysée? En tout cas, les associations de consommateurs AFOC, CLCV, UNAF, Familles Rurales et UFC-Que Choisir dénoncent le manque de lisibilité des tarifs bancaires.

 

 

390 tarifs égrenés sur 27 pages. Voici à quoi ressemblent en moyenne les brochures bancaires tarifaires des banques en 2021. Le pompon revient à la Société générale avec sa brochure de 55 pages!

Pour que la concurrence entre elles soit libre et non faussée(sic), en 2010, les banques s'étaient engagées à un extrait standard des tarifs en première page de leur brochure. Un résumé pour permettre aux consommateurs de comparer les prix des principaux services. Promis, juré, si je mens, je vais en enfer!

En 2010, c'était Sarkozy président. Ensuite vint Hollande président dont l'ennemi était la finance(sic). Aujourd'hui, c'est l'ex-gérant de la banque d'affaires Rothschild qui gère les affaires du capital depuis l'Elysée.

Les associations de consommateurs demandent une loi au gouvernement pour que la parole des banques soit tenue pour créer, selon leur communiqué, "les conditions d’une saine concurrence, génératrice de modération tarifaire."

Macron en est-il tout retourné?

Frais bancaires: le pouvoir toujours gentil avec les banques

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
CGT VAR : RETRAIT LOI SECURITE GLOBALE

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
NAO, négociation annuelle, Unilever MIKO

Augmentation Générale des salaires de base (pour les non-cadres) :

0,5% au 1er avril 2021.

 

Prime de travail de nuit, prime d’équipe et prime d’astreinte ainsi que la prime en référence à l’accord de saisonnalité, revalorisées à 0,8%au 1eravril 2021.

Augmentation individuelle : l’entreprise s’engage à verser un budget représentant une moyenne de 0,8%de la masse salariale (hors-cadre) comprenant les augmentations générale et individuelles, avec un minimum de 0,5% et un maximum de 2,5%.

Supplément d’intéressement de 200bruts pour atteindre un montant total de 2150bruts.

 

L'accord a été signé par la CGT et la CFDT.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Environ 25 gendarmes ont perquisitionné ce mardi 16 février 2021 la plateforme logistique Lidl de Ploumagoar près de Guingamp, dans les Côtes-d'Armor. L'équipe encadrante a été placée en garde à vue dans le cadre d'une enquête pour discrimination syndicale et harcèlement au travail.

L'équipe encadrante de la plateforme logistique a été placée en garde à vue, dans le cadre d'une enquête pour harcèlement au travail. © Maxppp - Bernd Wstneck

L'équipe encadrante de la plateforme logistique a été placée en garde à vue, dans le cadre d'une enquête pour harcèlement au travail. © Maxppp - Bernd Wstneck

Suite à un signalement syndical et au témoignage de plusieurs salariés, le parquet de Saint-Brieuc a ouvert une information judiciaire et ordonné une enquête pour discrimination syndicale et harcèlement au travail à la plateforme logistique Lidl de Plougamoar, près de Guingamp. Selon une source proche de l'enquête contactée par France Bleu, compte tenu de l'ampleur du dossier et des pièces remises au procureur, une perquisition a été ordonnée. Ce mardi 16 février, environs 25 gendarmes se sont rendus à la plateforme logistique de Guingamp pour placer en garde à vue l'équipe encadrante.

 

Une cellule psychologique

Selon une porte-parole de l'enseigne hard-discount :  "Les salariés présents et témoins de la scène sont extrêmement choqués. C'est pourquoi les collègues de la plateforme voisine de Rennes sont venus les soutenir et mettre en place une cellule psychologique. Arnaud Rouxel, délégué syndical CGT sur le site, explique avoir fait "une alerte au procureur fin juillet lui expliquant l'ambiance, la dégradation des conditions de travail, les salariés sanctionnés de manière discriminatoire, les pressions sur le droit de grève". Il évoque un "management toxique, à la dérive".  L'activité de la plateforme logistique est maintenue. 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Présidentielle : la dernière arnaque de Macron et de son clan : le vote possible par anticipation par voie électronique. Et le commentaire de Jean LEVY

 Le contrôle en public du citoyen qui vote bien dans sa ville...

Présidentielle : la dernière arnaque de Macron et de son clan : le vote possible par anticipation par voie électronique. Et le commentaire de Jean LEVY
Présidentielle : la dernière arnaque de Macron et de son clan : le vote possible par anticipation par voie électronique. Et le commentaire de Jean LEVY
Présidentielle 2022 : le gouvernement veut autoriser le vote «par anticipation»

Le gouvernement a déposé un amendement pour permettre aux électeurs de voter de manière électronique la semaine précédant le scrutin dans un certain nombre de communes.

C'est une souplesse supplémentaire qui pourrait être ajoutée aux modalités de l'élection présidentielle. Si la possibilité d'un vote par correspondance a rapidement été balayée ces derniers mois concernant les régionales, les électeurs pourraient bien être autorisés à voter «par anticipation» pour la présidentielle 2022. Le gouvernement vient de déposer un amendement en ce sens au Sénat, alors que le projet de loi relatif à l'élection du président de la République y est cette semaine en discussion.

Un vote anticipé sur une machine à voter

C'est le fruit d'un amendement discuté et arbitré le 11 février dernier à Matignon, lors d'une réunion interministérielle. Dans le détail, il pourrait permettre aux Français qui le souhaitent de voter dans une autre commune de leur choix - ou une ville se trouvant à l'étranger - parmi une liste arrêtée par le ministre de l'Intérieur. Le vote s'effectuerait sur une machine à voter durant la semaine précédant le scrutin. Les votes seraient en revanche tous dépouillés en même temps, le dimanche soir.

Pour éviter un risque de «double-vote», tout électeur ayant voté par anticipation se verrait ajouter une mention sur la liste électorale pour l'empêcher de voter à nouveau dans sa commune. Les procurations seraient également interdites avec ce mode de vote. Cette réglementation pourrait entrer en vigueur au plus tard au 1er janvier 2022.

Alors que les discussions sur le projet de loi relatif à l'élection du président de la République doivent se poursuivre toute la semaine, le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau a déjà exprimé sa réticence à cet amendement. «Pourquoi vouloir compliquer les choses ?», s'est interrogé l'élu sur son compte Twitter. Avant d'affirmer : «Le Sénat s'opposera à toute manœuvre politicienne qui dénaturerait ce rendez-vous essentiel de notre démocratie.»

Le ministère de l'Intérieur se dit toutefois conscient de la réticence exprimée par la chambre haute. «Cette proposition qui émane des discussions gouvernementales est une idée nouvelle, un dispositif de compromis qui permet l'adaptation, la modernisation du vote tout en préservation la sincérité du scrutin. Libres aux parlementaires de s'en saisir», a précisé l'entourage du ministère de l'Intérieur.

«L'objectif est de faire baisser l'abstention», a également expliqué Christophe Castaner, le président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, mercredi matin sur France 2«Si ça permet de donner la possibilité de voter à des personnes qui ne pourraient pas ou n'auraient pas été voter, je pense que c'est important», a-t-il indiqué, prenant l'exemple des États-Unis. «De très nombreux Américains qui n'allaient pas voter sont allés voter» grâce à ce système, a voulu rappeler Christophe Castaner. Le patron des députés LREM a assuré que «le gouvernement n'imposera rien», remettant la décision dans les mains du Parlement.

 
 
 
Ça n'empêche pas Nicolas                              Ça n'empêche pas Nicolas
 
 

Nous sommes à quatorze mois de l'élection présidentielle. Et celle-ci n'est pas sans risque pour Emmanuel Macron.   

Après quatre ans d'exercice d'un pouvoir monarchique, chaque  citoyen peut mesurer l'étendu des territoires perdus dans le domaine social et sur le plan de la démocratie parlementaire.

Rappelons-nous les conditions dans lesquelles Emmanuel Macron, inconnu du public, a pu, non seulement se présenter, mais accéder à la magistrature suprême en moins d'un an de campagne... Et des moyens qu'il a utilisés pour de faire élire lui et ses courtisans, pour disposer d'une majorité parlementaire factice à l'Assemblée Nationale.

Emmanuel Macron s'est fait élire au second tour par une minorité de citoyens - 20.743.128 voix sur 47.568.693 d'électeurs inscrits - donc sans la majorité des citoyens. Rappelons-nous  la campagne démentielle menée en sa faveur par l'ensemble des médias grand public et l'utilisation de Marine Le Pen comme leurre pour polariser l'élection.

Emmanuel Macron souhaite en 2022 renouveler l'opération...

Mais, compte-tenu du bilan présidentiel,  les résultats pourraient être différents;. 

Alors, à l'Elysée, on cherche d'autres subterfuges.

Le vote anticipé d'une partie des citoyens à partir de machines électroniques, mesure annoncée ce jour, fait partie de la panoplie macroniste de moyens pouvant fausser les résultats de la future élection présidentielle. D'abord, le vote électronique, où tout véritable contrôle démocratique est absent, pourrait permettre des falsifications sans aucun recours véritable. Comment prouver que la machine s'est trompée, ou que le pouvoir s'est servi d'elle pour modifier les résultats de l'élection ? 

En fait, c'est ce contrôle citoyen direct sur le vote, les isoloirs et le dépouillement  en présence des électeurs, qui garantit la sincérité du scrutin. Toute contestation directe entraîne le recomptage des bulletins en présence du public.

Pas le vote électronique. 

Macron voudrait aussi permettre aux Français qui le souhaitent de voter dans une autre commune de leur choix - ou une ville se trouvant à l'étranger - parmi une liste arrêtée par le ministre de l'Intérieur...

On voit d'ici tous les tripatouillages. 

D'où l'intérêt  porté par Macron et son clan à ce système. 

D'où la nécessité d'un rejet immédiat, par l'opinion démocratique de ces moyens pour fausser l'élection.

Jean LEVY

 

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Une conseillère municipale du 92 insultée et censurée pour avoir dénoncé des comportements sexistes

Une élue municipale écologiste de Boulogne Billancourt s’est faite insulter et censurer lors d’un conseil municipal. Les faits ont été filmés et diffusés sur les réseaux sociaux par cette dernière, afin de dénoncer le comportement sexiste des élus mais aussi l’atmosphère d’impunité régnant dans les institutions publiques.

Sexisme institutionnel

Lors d’une prise de parole durant le conseil municipal du 11 février à Boulogne Billancourt, l’élue écologiste Pauline Rapilly Ferniot a voulu dénoncer les comportements sexistes et déplacés perpétrés par des élus : « Je vois page 18 que vous avez organisé des ateliers “vie relationnelle, affective et sexuelle” auprès des jeunes, dont l’un des objectifs est je cite “ lutter contre les comportements homophobes et sexistes et les violences sexuelles.” Alors je me réjouis que vous meniez des actions contre l’homophobie, vous qui vous êtes si longtemps opposés au droit des homosexuels à se marier. Enfin, je vois également que vos ateliers ont pour but de prévenir les comportements sexistes, alors je me permets de vous suggérer que certains de vos élus de votre majorité puissent bénéficier de ces ateliers. »

Puis, elle raconte que lors d’une séance photo avec des élus, l’un d’eux aurait déclaré à un autre qu’il « devrait sourire, à côté d’une si jolie jeune fille ». Le maire LR Pierre-Christophe Baguet, lui coupe alors la parole pour disqualifier ses propos, les qualifiant de « petites attaques perfides individuelles », et la menace de lui couper son micro si elle ne « change pas de ton ». Finalement, Pauline Rapilly Ferniot n’aura pas le temps de conclure puisque son micro sera coupé manu militari par le maire. Sur son compte Instagram, l’élue dénoncera d’autres attaques sexistes, elle expliquera avoir déjà été qualifiée de harpie, ou encore avoir été moquée des élus lorsqu’elle avait été à l’initiative d’un projet de développement durable portée par des étudiantes.

Alors que les étudiantes de SciencesPo dénoncent les violences sexistes et sexuelles commises dans les couloirs de “l’élite de la nation” à travers le mouvement #SciencesPorcs, et en pleine affaire Duhamel après la publication du livre La familia grande de Camille Kouchner, ces insultes subies par Pauline Rapilly Ferniot illustrent une fois de plus la violence patriarcale d’un ordre social maintenu par les hommes des classes dominantes et ce tout particulièrement au sein des institutions politiques.

A nouveau démonstration est faite qu’il n’y a rien à attendre des institutions bourgeoises pour l’émancipation et la liberté des femmes, et nous devons nous nous devons de nous réapproprier cette lutte. Alors que la parole des femmes et des personnes LGBTQI+ se libère, les différentes vagues de #Metoo sont la preuve de l’organisation du patriarcat et du machisme jusque dans les sphères du pouvoir et du cynisme de tout un système qui protège les pires machos, surtout s’ils sont élus de la « République ».

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Confiserie. Les salariés de Carambar refusent de se faire croquer
Confiserie. Les salariés de Carambar refusent de se faire croquer

Les employés de l’usine nordiste de caramels se sont d’abord vu imposer un déménagement à quelques kilomètres. Avant de comprendre que leurs payes seraient sérieusement amputées dans l’opération.

«Même si je perds 50 euros, ce n’est pas normal. Je veux garder mon salaire ! » Jean-Marc, qui trime depuis trente ans à l’usine Carambar de Marcq-en-Barœul (Nord), ne digère pas l’annonce de la direction, en novembre dernier.

D’abord, il est question d’un déménagement à quelques kilomètres, dans une autre usine du groupe, à Bondues. Quinze jours plus tard, il s’agit d’un PSE, avec licenciement de 105 des 114 salariés et réembauche à Bondues par une autre entité du groupe. À la clé, une importante baisse de salaire. « On nous jette dehors et on doit payer le déménagement », résume Jean-Marc.

Depuis novembre, les débrayages se multiplient et la pénurie de Carambar menace dans les magasins.

L’usine de Marcq-en-Barœul, descendante de la chocolaterie Delespaul-Havez, est plus que centenaire. Elle est passée entre les mains de Mondelez, avant d’être rachetée par le fonds d’investissement Eurazeo.

« Psychologiquement, c’est dur »

Avec un portefeuille de près de 19 milliards d’euros, Eurazeo est présent dans l’immobilier, les services financiers, l’énergie, l’agroalimentaire… et dans la confiserie, où il détient des marques emblématiques comme Lutti, Poulain, ­Mi-Cho-Ko, la Pie qui chante, Malabar ou Suchard, le tout regroupé au sein de Carambar & Co.

« À Marcq-en-Barœul, cela a toujours été une grande fierté de travailler chez Carambar. Quand Eurazeo est arrivé, ils nous ont dit qu’ils voulaient bâtir une marque française, investir… On s’est dit qu’on allait pouvoir avancer », raconte Maurice (1), qui travaille ici depuis vingt-trois ans. « Puis, ils ont essayé de moins payer les nouveaux embauchés », ajoute-t-il.

Le PDG de Carambar & Co, Thierry Gaillard, a d’ailleurs confié à l’AFP que « certains niveaux de rémunération sont déconnectés du marché » à Marcq-en-Barœul. Maurice, lui, se souvient surtout des « concessions » qu’il a dû faire : travail du week-end, « poly­ valence » des tâches…

Le site Internet de Carambar & Co vante les attentions du groupe vis-à-vis des salariés, qu’il nomme les « Carambarrés », dont « le sourire est une priorité ».

À la table des négociations, le ton est différent. Stéphane Ducrocq, l’avocat du CSE, avait, au départ, chiffré à 22 % la baisse maximale de salaire, selon les situations individuelles. Il pointe également le flou entretenu entre la baisse du salaire de base et des primes.

La dernière réunion, le 4 février, a dû se tenir avec la médiation de la Direccte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi).

Le lendemain, l’assemblée générale réunit une cinquantaine de salariés devant le poste de garde. André Jorisse, secrétaire (FO) du CSE, résume la situation. La baisse maximale du salaire de base passerait de 15 % à 11 % et les primes seraient remplacées par une indemnité compensatrice, provisoire et dégressive, pendant cinq ans. « On est loin de nos revendications de départ. Mais, pour l’instant, il n’y a pas d’accord là-dessus », insiste-t-il.

Les réactions vont de la résignation à la révolte.

Chacun comprend que Carambar ne veut pas reprendre tout le monde. Le pourrissement fait partie de la stratégie, pour obtenir des départs. « Psychologiquement, c’est dur », souffle Maurice. Selon les syndicats, le taux d’arrêts de travail est déjà autour de 40 %.

« La perte mensuelle de salaire peut représenter 400 à 500 euros, plus pour ceux qui travaillent de nuit », évalue Sébastien Nepveux, représentant syndical CGT. « Certains, qui ont 55-58 ans, veulent partir dignement. Mais il y a aussi ceux qui ont la quarantaine et qui ont une maison à payer », poursuit-il. Le groupe, lui, s’en sortira bien.

« On a calculé avec notre expert que, dans l’état actuel, le plan social coûterait 2,5 millions d’euros », confie Sébastien Nepveux. Une somme qui représente juste les frais de fonctionnement annuels de l’usine. Sans oublier la future vente du terrain : « Au prix du mètre carré à Marcq-en-Barœul (ville située dans la banlieue chic de Lille – NDLR), ce n’est pas négligeable… »

Mais la liquidation de l’usine de Marcq-en-Barœul « n’est qu’un début », prévient Julien Luisetti, délégué syndical SUD. Pour lui, d’autres sites du groupe suivront. Prochaine réunion de négociation ce jeudi 11 février.

(1)  Le prénom a été modifié.

Sources Marcq-en-Barœul (Nord), correspondance. Article publié dans l'Humanité

 

Les communistes de Pierre  Benite et leurs

amis !

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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