SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Unilever : acquisition de la société SmartyPants Vitamins

Le géant anglo-néerlandais des produits de consommation Unilever va renforcer sa présence sur le marché de la nutrition et des compléments alimentaires en rachetant SmartyPants Vitamins, une société basée à Los Angeles.

Unilever, qui commercialise entre autres le savon Dove et les sprays corporels Axe, a déclaré que l'opération complétait son portefeuille de marques telles que la boisson au lait malté Horlicks, la ligne de nutrition OLLY et l'entreprise italienne de soins personnels Equilibra.

Fondée en 2011, SmartyPants fabrique des compléments alimentaires à partir d'ingrédients de première qualité, non certifiés OGM, et de nutriments biodisponibles provenant de sources durables. Ses produits sont exempts de colorants, d'arômes, d'édulcorants et de conservateurs artificiels.

Les conditions financières de cet accord n'ont pas été divulguées.

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Publié par www.zonebourse.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Par plusieurs décrets, le pouvoir actuel avait décidé de diminuer fortement les droits des chômeurs indemnisés et d'en supprimer les allocations pour nombre d'entre eux. CGT, Solidaires, Cgc et Fo avaient saisi le Conseil d’État contre ces décrets.

 

On peut noter que la Cfdt, premier syndicat français(sic), avait piscine pour ne pas venir contester les décrets pris par le palais de l'Elysée. Ou bien alors, faisait-elle sécher sa grande lessive...

Le Conseil d'Etat déclare illégal l'essentiel de la réforme de l'assurance chômage décrétée par Macron

Bon, me ferais-je des potes avec cette image ci-dessus?

En tout cas, le Conseil d'Etat, le plus haute juridiction administrative française, vient d'envoyer un pain dans la gueule aux décrets réformant à la sauce capitaliste l'assurance chômage par décision de ce 25 novembre 2020.

Alors que se multiplient les plans sociaux souvent opportunistes, la CGT appelle à manifester massivement et unitairement le 5 décembre 2020 pour : le droit au travail, l’emploi, contre le chômage et la précarité organisés par le gouvernement et le patronat et pour l’annulation définitive de cette réforme inique.

En effet, concernant  l'assurance chômage, la CGT dit n’avoir pas eu gain de cause sur l’augmentation du seuil d’accès ni sur la dégressivité pour les cadres : questions politiques hors du ressort du Conseil d'Etat juridiction administrative.

Et à Douai, Lille, comme partout en France:

Le Conseil d'Etat déclare illégal l'essentiel  de la réforme de l'assurance chômage décrétée par Macron
Le Conseil d'Etat déclare illégal l'essentiel  de la réforme de l'assurance chômage décrétée par Macron

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Amazon. Un appel à la grève
pour arracher hausses de salaire
et prime à l’entreprise
milliardaire

 

Le géant de l'achat en ligne Amazon a très largement bénéficié du confinement et son chiffre d'affaire de l'année pourrait dépasser les 7 milliards d'euros. En face, les salariés voient les cadences augmenter sans mesures sanitaires suffisantes. Un appel à la grève est lancé pour tous les week-ends jusqu'à la fin de l'année !

 

A l'offensive !

Credit photo : AFP

Alors qu’une grande partie des secteurs de l’économie est largement impactée par la crise économique, le groupe Amazon a quant à lui profité de cette situation. En effet, les mesures de confinement ont été une aubaine pour le géant et lui ont permis de se placer en tête des commandes en ligne, notamment du fait de la fermeture des commerces. Pour la période du « Q4 », c’est-à-dire le dernier quart de l’année qui est le plus fructifère grâce aux dépenses pour les fêtes, les commandes vont très probablement bondir voire exploser. «  Amazon France devrait voir son chiffre d’affaires augmenter de 20% cette année pour dépasser largement les 7 milliards d’euros » souligne un article de la CGT.

Amazon fait des milliards d’euros sur le dos de la crise sanitaire et des salariés

Cette impressionnante hausse du chiffre d’affaires permis par les mesures sanitaires n’est pour autant aucunement synonyme d’amélioration des conditions de travail, de protection face au virus et de rémunération des salariés. L’embauche d’intérimaires dans cette période de forte demande avant les fêtes de Noël, et le turn-over dans les entrepôts, favorisent la possibilité de contamination des salariés au Covid-19. Comme le soulignait Emilien Williate, délégué CGT Amazon France, au micro de RT France le 18 novembre dernier : « On craint des clusters, dans un premier temps. On constate que les cas augmentent sensiblement semaine après semaine ». Déjà en Avril dernier, des salariés du groupe aux Etats-Unis avaient lancé un appel à la grève face au manque de protection mise en place par le groupe face à la pandémie.

Avec le deuxième confinement et l’approche des fêtes, les ventes d’Amazon sont en augmentation. Cela signifie des milliards de chiffre d’affaires pour le groupe mais surtout une intensification des cadences de travail pour les salariés et des heures supplémentaires pour faire face à la hausse des ventes. Par ailleurs d’après 20minutes : « La direction demande aux salariés de travailler quatre samedis ou dimanches au choix avant les fêtes en heures supplémentaires. La prime de fin d’année (150 euros) est subordonnée à cette contrainte. »

Amazon accusé d’espionnage

Pendant qu’Amazon voit ses chiffres exploser et que la direction du groupe augmente les cadences des salariés, elle surveille aussi les syndicalistes, pour prévenir toute forme de contestation...Une récente enquête réalisée par Vice et reprise par Capital explique aussi que : « Les agents de renseignements d’Amazon utiliseraient de faux profils sur les réseaux sociaux pour épier les salariés gênants ». Toujours selon Capital le « ”Global Security Operations Center” d’Amazon, l’unité chargée d’assurer la sécurité du groupe » emploie des anciens membres du renseignement militaire américain et s’en servirait pour surveiller les salariés combatifs, afin de mieux réprimer tout mouvement de contestation.

Un appel à la grève pour tous les week-end jusqu’à la fin de l’année

Face à cette aggravation des conditions de travail et des conditions sanitaires, les syndicats (CGT, Solidaire et FO) appellent à la grève les week-ends où le travail est obligatoire. Les revendications principales sont claires, pour la CGT :« Notre organisation réclame notamment une prime de 1 000 € et une augmentation de deux euros brut de l’heure en contreparties au surcroît d’activité causé le reconfinement  »

Il y a deux semaines déjà, Christophe Boquet de Fo indiquait : « Nous avions demandé une prime exceptionnelle de 1.000 euros pour la charge du travail de fin d’année, la conversion massive des intérimaires en CDI et que le travail le week-end se fasse sur la base du volontariat mais la direction a rejeté toutes nos demandes »

La CGT Amazon France Logistique a transmis un tract dans lequel on peut voir, au delà des revendications précisées ci-dessus, des demandes supplémentaires telles que la non-obligation de travailler les heures supplémentaires et la fin de l’espionnage des syndicats !

 

Alors qu’Amazon a grassement profité du confinement et s’est largement enrichi, le groupe milliardaire s’en prend encore et toujours aux conditions de travail des salariés. La grève qui s’annonce et ses revendications offensives avec l’augmentation des salaires, l’embauche des intérimaires en CDI, l’accès à une prime de 1000 euros et la fin de l’espionnage des syndicalistes apparaît comme un exemple à suivre.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Lieux de culte : Macron révise
sa position après un coup de
pression des évêques

 

Après le discours de Macron concernant l’allégement du confinement, les évêques ont fait entendre leur colère concernant la jauge de 30 personnes maximum autorisées pour les messes, faisant reculer immédiatement le gouvernement.

 

Catholicisme militant

Ce mardi 24 novembre, Macron annonçait de nouvelles mesures concernant un allégement du confinement à partir du 28 novembre : réouverture des commerces, augmentation du « rayon » des promenades autorisées étendu à 20 kilomètres pour 3 heures, mais également la permission des offices dans les lieux de cultes, avec une jauge maximale de 30 personnes. Lors de l’annonce du reconfinement, le gouvernement s’était alors engagé à ce que les lieux de culte restent ouverts, en laissant la possibilité aux personnes croyantes d’aller se recueillir, mais tout en interdisant les cérémonies religieuses sur fond d’argument sanitaire.

 

Face à la colère, le recul immédiat du gouvernement

 

Pour autant, la jauge de 30 personnes annoncée hier est largement dénoncée par le corps catholique, notamment les évêques, qui décrivent la décision comme « irrespectueuse et incohérente » comme l’évêque de Nanterre, Monseigneur Matthieu Rougé au micro d’Europe 1 ou encore l’archevêque de Paris, Monseigneur Michel Aupetit, au micro de Radio-Notre-Dame, pour qui cette mesure est : « une mesure totalement stupide qui contredit le bon sens. Trente personnes dans une petite église de village, on comprend, mais à Saint-Sulpice, c’est ridicule ! ».

C’est donc dès l’annonce du président de la République, que le président de la Conférence des Évêques de France (CEF) a pris son téléphone pour contester cette mesure directement auprès de Macron, obtenant un recul immédiat de sa part. Selon un communiqué sorti mercredi matin du CEF, « une jauge réaliste, tout en restant stricte, sera définie d’ici jeudi matin pour une mise en application en deux étapes : samedi 28 novembre puis après une réévaluation du 15 décembre ».

S’il est vrai qu’une jauge de 30 personnes présente des incohérences en termes sanitaires, au vu de la superficie des lieux de cultes catholiques et de leur capacités d’accueil, mais également au regard de l’ouverture de lieux comme les centres commerciaux qui concentrent un nombre largement supérieur de personnes et dont l’activité n’est en rien freinée, le recul instantané du gouvernement, qui fera donc de nouvelles annonces jeudi matin, témoigne du poids social et politique de l’Eglise catholique dans un pays tel que la France.

 

Laïcité : un deux poids deux mesures

 

Selon Yann Raison de Cleuziou, maître de conférences en sciences politiques à l’université de Bordeaux dans le journal Marianne, « seulement 1,8% de la population française [18 ans et plus, N.D.L.R.] pratique hebdomadairement la religion catholique ». Mais cette minorité pratiquante devient de plus en plus radicalisée et conservatrice. Et ce, à travers un décalage, décrit dans le même article de Marianne, entre les autorités catholiques qui cherchent à entretenir « des relations de confiance avec le gouvernement en espérant bénéficier de certains privilèges en contrepartie » en apparaissant comme « de bons partenaires de l’ordre républicain », et leur base « plus conservatrice », qui « transmettent le mieux la foi dans leur famille  » et dont « la jeunesse qui en est issue qui est remuante et décomplexée  ».

Et c’est notamment cette base qui se radicalise et qui s’approprie les méthodes militantes ou du moins développe des réflexes extra-parlementaires, ce depuis une dizaine d’années, comme les manifestations contre « le mariage pour tous », plus récemment pour l’ouverture de la PMA… à laquelle les autorités catholiques doivent s’adapter. Depuis l’annonce du reconfinement et les conséquences que celui-ci entraînait pour la pratique religieuse, on a vu dans toute la France, l’organisation de messes de rue et de manifestations réclamant le maintien des offices religieux. Toujours selon Yann Raison de Cleuziou, la contestation se distinguait sur deux plans : d’un côté celui du maintien des libertés fondamentales, dénonçant un certain autoritarisme de l’État, et de l’autre, une dénonciation de « l’incompétence du pouvoir politique à reconnaître la supériorité de Dieu par rapport à l’ordre politique ».

La communauté catholique en France est très diverse en termes sociaux et politiques, composée de membres de différentes classes sociales. Cependant, toujours selon Raison de Cleuziou, « tous les catholiques ne vivent pas la suspension des messes de la même manière. Certains s’en accommodent au nom de la solidarité nationale ; d’autres en souffrent parce que la pandémie rend le besoin de communion spirituelle plus vif ». Autrement dit, ce sont les ailes catholiques les plus conservatrices et radicalisées qui sont à la manœuvre.

Cette aile de la communauté catholique fait le plus souvent partie des secteurs importants de la bourgeoisie française. Ce n’est pas un hasard si « depuis 2013, tous les partis de droite ont bien vu qu’il y avait là une importante ressource militante et ont tenté de la séduire ». Ce secteur de la bourgeoisie française, bien que minoritaire numériquement, possède un pouvoir économique, social et politique considérable, ce qui rend sa pression sur les institutions étatiques et sur les gouvernements plus efficace. Plus encore, ce secteur bourgeois est surreprésenté aux sommets de ces mêmes institutions étatiques, dans les ministères, dans les conseils d’administration des entreprises. Même au sein de l’Education Nationale, où les différents gouvernements depuis des années déclarent mener une lutte « pour la laïcité », l’influence des milieux catholiques est immense à travers les écoles, collèges et lycées catholiques sous contrat.

Ainsi, lorsqu’on compare les différentes religions représentées en France et leur capacité d’influence sur l’État, le catholicisme remporte le concours au la main ! Comme l’explique très bien Raison de Cleuziou : « les juifs et les protestants, avec leurs expériences comme minorités, ne recherchent pas la visibilité car ce serait s’exposer à des stigmatisations. Les musulmans tentent de disparaître car leur religion est source d’attention et de pressions publiques. Ils sont aussi plus issus de milieux populaires qui, en général, ont plus de mal à utiliser l’espace publique par peur de stigmatisations, ce qui les pousse à l’autocensure ».

C’est en ce sens que nous devons lire ce petit « conflit » entre le gouvernement et les autorités catholiques poussées par les secteurs les plus radicalisés comme quelque chose qui dépasse la question de la messe. Il s’agit d’un exemple criant de l’hypocrisie de l’accaparement par les classes capitalistes du discours « laïque » qui ne leur est utile que pour stigmatiser et renforcer l’oppression des musulmans ; mais il faut l’analyser aussi comme un exemple supplémentaire de la radicalisation d’un certain catholicisme militant.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : La Dépêche

 

 

Avant de se suicider à la mi-octobre, un délégué CGT d’Upsa a laissé une lettre "mettant en cause la direction", selon son syndicat. Philippe Martinez est attendu jeudi à Agen.

Comme tous les suicides, le geste définitif du secrétaire CGT du CSE (ex-comité d’entreprise) d’Upsa à Agen conserve à ce jour sa part de questions sans réponses. Des explications, ce délégué syndical en a toutefois fourni. Le 19 octobre dernier, chez lui, à une quinzaine de kilomètres d’Agen, Frédéric a mis fin à ses jours en laissant une lettre où il explique, selon la CGT, ce qu’il dit avoir vécu.


Dans ces lignes laissées comme lecture de son passage à l’acte, il met "en cause directement sa direction" a affirmé hier dans un communiqué l’union départementale CGT. Philippe Martinez son numéro 1 est annoncé ce jeudi à Agen. Il doit s’exprimer sur ce décès qui a plongé les salariés de l’entreprise dans la consternation depuis un mois.

La compagne du défunt a été entendue par les services de police. Une plainte pour mise en danger de la vie d’autrui a été déposée. La CGT entend suivre le même chemin judiciaire, avec constitution de partie civile. "Avant tout, explique Laurent Jacquelin, le secrétaire général de l’UD CGT 47, nous voulons prendre le temps de la réflexion et ne pas aller trop vite."


La CGT dit également être en possession de procès-verbaux de réunions de représentants du personnel. Salarié depuis 16 ans, Frédéric a été élu dans ses fonctions en mars 2019, devenant ainsi la tête de pont dans les relations entre partenaires sociaux au sein de cette société passée du pavillon américain au drapeau japonais le 1er juillet 2019. L’UNSA, la CFDT, Force Ouvrière et Solidaires siègent également dans les instances représentatives du personnel.

Dans cette entreprise de 1 400 salariés, les relations entre direction et représentants des salariés ont été marquées par des moments de tension qui ont contraint les seconds à voter en novembre 2018 le dépôt auprès du tribunal de grande instance de Nanterre d’une plainte pour délit d’entrave contre les dirigeants français de l’industriel.

En octobre 2019, à Agen, trois syndicats, dont la CGT, avaient saisi le juge des référés pour obtenir que des questions posées par les délégués du personnel ne soient plus écartées de l’ordre du jour par la direction. En marge de ces face-à-face, la question demeure : le suicide du délégué CGT est-il directement et uniquement lié à l’exercice de son mandat syndical ?

"Investigations en cours"

Pour l’UD CGT 47 encore, Laurent Jacquelin veut laisser à la justice le temps de l’enquête. Plus globalement, il estime que "la leçon de France Telecom n’a pas été retenue." L’entreprise publique avait connu une vague de suicides avant 2010.

Interrogée par La Dépêche du Midi, Upsa s’est exprimée dans un communiqué. "À ce stade, l’entreprise ne dispose pas d’informations sur ce décès survenu en dehors du lieu et des horaires de travail, et ne dispose d’aucun élément permettant de le relier au travail. UPSA laisse les autorités mener les enquêtes et se tient naturellement à leur disposition pour répondre à leurs questions. Nous regrettons toutefois qu’un syndicat, de manière isolée, tente de faire une exploitation politique de ce drame et véhicule des insinuations infondées alors que des investigations sont en cours."

    
Stéphane Bersauter

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Total : 700 suppressions de
postes déguisées en plan de
départ volontaire

 

La casse de l’emploi continue chez Total. Après les plans des raffineries de Donges et Grandpuits, Total a annoncé vouloir lancer un large plan de restructuration, via un plan de départ volontaire, qui supprimerait 700 emplois.

 

Casse de l’emploi

Crédits Photo : AFP

«  Les PSE se suivent et se ressemblent, et si la technique de P. Pouyané est différente, ça reste sur le fond des plans de suppressions d’emplois] » : voilà comment résume la situation Thierry Defresne, délégué syndical central CGT Total Raffinage Pétrochimie. En effet, le 23 novembre, le groupe Total a annoncé vouloir lancer un plan de départ volontaire (PDV) pour pouvoir renouveler et rajeunir ses effectifs. Une stratégie qui, au passage, va permettre de supprimer près d’un emploi sur deux pour les postes concernés. Car si dans certaines branches de l’entreprise les emplois seront remplacés, dans les sièges, ce ne sera pas le cas, permettant ainsi de nouvelles suppressions de postes.

A l’origine de ce PDV, la nécessité pour le groupe Total de renouveler ses effectifs. En effet, après plusieurs années de gel des embauches, la masse salariale est vieillissante, rendant difficile les transferts de compétence en interne. En 2015 et 2018, aucun départ n’avait ainsi été remplacé, et la réouverture des embauches en 2019 etait loin de rattraper la perte. Finalement, avec la crise sanitaire, la politique de gel des embauches a repris pour 2020. Faute d’embauches, la situation devient ubuesque dans certaines branches : selon Thierry Defresne, sur le site de raffinage normand, à peine quatre salariés ont moins de 25 ans ! « Une entreprise qui vit comme cela c’est une entreprise qui meurt » résume le syndicaliste. Une situation qui oblige l’entreprise à réembaucher pour renouveler son effectif : «  le but de ce plan, c’est de faire rentrer des jeunes sans augmenter la masse salariale ] » finit Thierry Defresne.

D’où l’idée d’un plan de départ volontaire, avec comme principe que les salariés à la technique et en recherche et développement seraient remplacés, mais pas ceux des sièges sociaux. Selon la CGT, sur les 14 000 salariés français du groupe, près de 1400 salariés seraient susceptibles d’accepter ce plan. Une estimation faite sur la base de la pyramide des âges dans l’entreprise, et sur le précédent plan de départ volontaire, lors duquel 80% des personnes qui en avaient la possibilité étaient partis. Mais voilà : « quand on fait les calculs, on estime qu’il aurait 700 départs dans les sièges, qui ne seraient pas remplacés, et 700 dans les sites qui le seraient] ». 700 départs qui correspondent par ailleurs aux velléités de suppressions de postes de Patrice Pouyané, le PDG : « Pouyané n’arrête pas de dire qu’il y a trop de salariés dans les sièges, et qu’il faudrait en supprimer 10%. Or, 10%, ça correspond exactement à nos estimations de 700 personnes » explique Thierry Defresne. Si le syndicaliste confie comprendre l’envie, en pleine crise du Covid, des salariés à l’approche de la retraite de vouloir partir, pour lui, un tel plan est inacceptable si les départs ne sont pas remplacés à 100%. D’autant que ces départs signifieront pour les salariés restant une hausse importante de la charge de travail.

Une fois de plus, Total continue de saigner à blanc ses effectifs en France, en licenciant à tour de bras. Après les annonces d’arrêt des activités de raffinage à Grandpuits, près de Paris, qui entrainerait 200 suppressions de postes et 500 autres chez les sous-traitants ; après l’annonce de la volonté de Total de céder son site de Carling->https://www.revolutionpermanente.fr/Total-veut-vendre-les-activites-de-resine-a-Carling-cela-mettrait-en-peril-le-site-et-les-370] en Moselle, où 370 emplois sont menacés, ce sont maintenant 700 emplois qui vont être supprimés rapidement. En réalité, alors que les chiffres de l’entreprise commencent à remonter, l’entreprise cherche à profiter de la crise pour licencier : «  ils veulent avancer au plus vite avant de faire des profits. Total est en train de repartir à la hausse, donc ils veulent licencier avant  » nous explique Adrien Cornet, délégué syndical CGT à la raffinerie de Grandpuit. «  C’est un massacre au niveau de l’emploi : c’est la démonstration que Total saisit l’opportunité du Covid pour garantir leurs profits, quitte à emprunter de l’argent pour payer les dividendes versées aux actionnaires plutôt que d’investir dans un outil industriel pour penser la transition écologique  »

Cette politique est d’autant plus révoltante qu’elle se déroule alors que Total continue d’engraisser ses actionnaires. Alors que le Covid a fait baisser les bénéfices de l’entreprise, Patrick Pouyané a promis aux actionnaires de ne pas baisser les dividendes. C’est donc 7 milliards d’euros qui devront être versés cette année, même si les bénéfices devraient se situer entre 4 et 5 milliards. La major pétrolière va donc emprunter des milliards d’euros pour continuer à payer ses actionnaires, quitte à faire augmenter l’endettement de l’entreprise de 4%. Une situation qui énerve les travailleurs. Alors que le site de Grandpuits est menacé au prétexte que les investissements nécessaires à sa survie, autour de 500 millions d’euros, sont trop importants, Adrien Cornet est amer : « les travailleurs risquent leurs vies avec des outils de travails dangereux ou la maintenance n’est pas faite parce que Total préfère garantir ses profits et les dividendes aux actionnaires ».

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Hier soir place de la République à Paris, sans-papiers et soutiens étaient rassemblés contre l’expulsion du camp de Saint Denis. Sur une vidéo choquante de Taha Bouhafs, on voit des policiers frapper avec leurs matraques sur leurs boucliers pour intimider les manifestants.

Sur les images publiées par Taha Bouhafs, on voit une ligne de CRS avancer pour réprimer le rassemblement de soutien aux sans papiers, qui se tenait hier soir à République, en frappant leurs boucliers avec leurs matraques. Ce rassemblement pacifique était organisé pour défendre les sans-papiers, expulsés du camp de Saint Denis et dont l’action d’hier avait été violemment réprimée.

Cette scène abjecte fait écho aux violences commises hier contre les sans-papiers, militants, et même journalistes présents pour défendre le droit pour toutes et tous d’avoir un logement. Après les croche pieds et les coups distribués hier contre Rémy Buisine notamment, la police cherche à intimider.

Une expression de plus de la politique du gouvernement qui n’a que la matraque comme réponse pour faire taire tout type de contestation. On comprend mieux pourquoi il cherche à nous interdire de filmer la police via la loi Sécurité Globale lorsque l’on voit ces images. Il s’agit seulement de faire taire la dénonciation ouverte depuis les Gilets Jaunes sur les violences commises par la police.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Voilà, hier à 20h 00, Il nous a parlé depuis le palais de l'Elysée

Veuillez bien m'excuser, je me suis trompé d'époque. Ci-dessus, c'était en mai-juin 1968.

Bon, je recommence ma chronique sur le vrai résumé d'hier soir à la télé. En gros: un Noël passé au coin du couvre-feu.

Et en images:

Voilà, hier à 20h 00, Il nous a parlé depuis le palais de l'Elysée

Et si par extraordinaire, vous aviez subi les commentaires de celles et ceux qui ont jacté dans les télés de suite après, petit rappel avec Anatole France (1844-1924)

Voilà, hier à 20h 00, Il nous a parlé depuis le palais de l'Elysée

Et ce que disait Gérard Darmanin sur Emmanuel Macron, quand il était du parti de Sarkozy-Fillon, avant d'être ministre de la police justement d'Emmanuel Macron:

Voilà, hier à 20h 00, Il nous a parlé depuis le palais de l'Elysée

Question proposition de loi dite "sécurité globale" portée par Gérard Darmanin, l'Assemblée nationale l'a votée par 388 députés contre 104. Et ce qui ne m'étonne pas, les élus du palais de l'Elysée, ceux du parti de Sarkozy-Fillon et ceux de l'extrême droite ont voté pour ce texte liberticide.

En lien, le site de l'Assemblée nationale:

Du coup, pour rire ou pas:

Voilà, hier à 20h 00, Il nous a parlé depuis le palais de l'Elysée

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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CARREFOUR : chômage partiel pour les salariés, gros dividendes pour les actionnaires
image d'archives

 

Le groupe Carrefour France vient de mettre 90 000 de ses 110 000 salariés au chômage partiel, payés sur fonds publics, alors qu’il a versé 183 millions d’euros de dividendes à ses actionnaires. Un scandale dénoncé par plusieurs organisations syndicales et politiques.

 

« C’est un véritable scandale », s’agace Philippe Allard, délégué CGT Carrefour. Sans aucune concertation, la direction du groupe Carrefour vient de décider de placer la quasi-totalité de ses salariés en France, 90 000 sur 110 000, sous le régime du chômage partiel. Concrètement, les salariés qui travaillent dans les rayons fermés par le gouvernement (culture, électroménager, jouets, textile...) ne travailleront pas deux à trois jours par semaine, et ceux qui travaillent dans les autres linéaires, ainsi que les caissières et vigiles, resteront chez eux un jour par semaine.

Si Carrefour s’est engagé à compenser le manque à gagner de ses salariés, plusieurs syndicats dénoncent un effet d’aubaine visant à réaliser des économies substantielles sur le dos des contribuables, tout en faisant pression sur le gouvernement pour la réouverture des rayons non alimentaires de la grande distribution. 

LIRE LA SUITE :

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Publié par EL DIABLO

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
image d'illustration

 

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Face à la répression patronale,
les grévistes de Toray
s’entourent de solidarité !

 

Depuis un mois les travailleurs de Toray CFE sont en grève contre leur direction qui veut supprimer 42 postes dont 29 licenciements. Celle-ci cherche à briser la détermination des grévistes et à faire passer son « plan de la honte » par la répression judiciaire. Face à la répression patronale, les grévistes de Toray reçoivent de nombreux soutiens !

Solidarité avec les Toray !

Pour soutenir vous aussi les grévistes de Toray, apportez à leur caisse de grève !

Le 15 octobre, la direction du groupe Toray Carbon Fibers Europe (CFE) a présenté un plan de départs volontaires accompagné d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) aux salariés. Avec ce plan sociale, non seulement 42 salariées risquent de perdre leur travail, mais ceux qui restent vont subir une augmentation de la charge de travail avec les risques et les dommages sur la santé physique et mentale que l’on sait : « aujourd’hui là où il y a un opérateur prêt à intervenir, demain il y aura une caméra qui elle n’interviendra pas en cas de départ de feu ou autre problème qui mettra la vie des salariés et des riverains en danger ». En effet les installations du groupe Toray CFE sont classées SEVESO seuil haut (donc des installations industrielles dangereuses à l’image de Lubrizol) et un manque de personnel peut être cause de manque de réactivité en cas de départ d’incendie. Ce qui aurait des lourdes conséquences sur la vie des salariés, des riverains et sur l’environnement. Comme le dénoncent les salariés, “la direction veut-elle un deuxième Lubrizol ?”

Contre ce “plan de la honte” qui vise à laisser 42 salariés dans la rue, augmenter la charge de travail et à risquer la vie des riverains et l’environnement pour le seul bénéfice des poches du patron, les travailleurs de Toray CFE se sont mis en grève le 18 octobre. Celle-ci s’est durcie le 4 novembre quand le mouvement de grève s’est élargi à la majorité des salariés : l’usine de Lacq s’est arrêtée en intégralité (une première depuis sa fondation en 2014) et pour celle d’Abidos une seule des cinq lignes fonctionne. Cette combativité, le « refus de négocier le poids des chaînes » et de se battre pour 0 suppressions d’emploi ont fait de cette grève une lutte exemplaire détonnant par rapport à la passivité et la conciliation des directions syndicales qui ont laissé de côté la lutte pour s’enfermer dans les pourparlers du “dialogue sociale” avec lle patronat. C’est le cas récent de Bridgestone , mais aussi le cas de Daher où l’intersyndicale, avec le patronat et le gouvernement, ont présenté 643 licenciements comme une victoire du “dialogue social".

Chez Toray, où les salariés ont décidé de refuser en bloc le “plan de la honte” et de ne pas transiger sur leurs conditions de travail et de vie dans les cadres du “dialogue sociale”, la direction cherche à imposer les licenciements par la répression et en mettant en cause le droit de grève : Le 17 novembre, la direction a essayé de redémarrer l’usine de Lacq avec des intérimaires extérieures au site. Deux jours après, elle a assigné au tribunal judiciaire trois grévistes et a menacé tous les salariés avec une amende de 1000 euros par jour de « grève illicite » !

Cette tentative de briser par la répression la détermination des grévistes et par ricochet d’intimider l’ensemble des salariés tentés de reprendre l’exemple et les enseignements des Toray, a déjà commencé à susciter les premières preuves de solidarité !

Le Collectif des Salariés de l’Aéronautique, dont fait partie la CGT Toray, et qui avait déjà salué la détermination et l’exemplarité de leur grève dans un communiqué du 16 novembre. a encore une fois fait preuve de solidarité ce 21 novembre lors de la manifestation à Toulouse.

Comme le disait Gaetan Gracia, délégué syndical CGT chez AHG : “je veux apporter tout notre soutien aux salariés et grévistes de Toray, qui continuent à etre en grève contre les suppressions d’emploi. Notamment parce qu’ils ont adopté ce qui nous semble être la stratégie juste. Ils refusent toute suppression d’emploi et ils ne négocient pas la régression sociale. Et ça dans le contexte d’aujourd’hui est très important parce que on voit que le dialogue social est un piège. Que ce soit à Bridgestone où les camarades se sont laissés embrigader dans des réunions avec des élus comme Xavier Bertrand pour se retrouver après dans le point de départ. Ou que ce soit Daher où tous les syndicats ils ont signé le plan de licenciement de 643 salariés sous prétexte qu’ils en avaient annoncé plus encore. Nous on revendique 0 suppression d’emploi, 0 baisse de salaire, et si on touche à l’une on touche à toutes. Aujourd’hui ils ont touché aux Toray, ils les assignent au Tribunal. Donc nous on leur apporte tout notre soutien et on vous invite à partager leur lutte, à remplir leur caisse de grève et j’espère qu’ils iront jusqu’au bout. ça fera une référence pour tout le mouvement ouvrier”

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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