Syndicat CGT Unilever HPCI France
Au pouvoir depuis deux ans à peine, ce gouvernement est un véritable char d’assaut au service du patronat. Aucun gouvernement, depuis des décennies, n’avait osé s’attaquer aussi massivement aux droits des travailleur·euse·s : destruction programmée de notre protection sociale (sécurité sociale, retraite, chômage), flicage des chômeur·euse·s, démantèlement de la fonction publique, attaques contre la représentativité syndicale… Tout ceci ajouté aux deux lois Travail qui ont rendu les employeur·euse·s tou·te·s puissant·e·s en termes de négociations d’entreprise. D’ici quelques années nous n’aurons plus que nos yeux pour pleurer.
Face à la colère et la détermination des gilets jaunes qui ne faiblissent pas après douze semaines de mobilisation, Macron n’a eu d’autre choix que de faire mine de céder. Cependant, si elle va faire du bien au portefeuille des travailleur·euse·s les plus démuni·e·s, la soi-disant augmentation du SMIC n’est en fait qu’une vaste arnaque. En effet, il s’agit d’une nouvelle baisse de nos cotisations sociales (qui financent sécurité sociale, assurances retraite et chômage), à laquelle s’ajoute une augmentation de la prime d’activité. Si notre pouvoir d’achat va augmenter à court terme, cela n’aura aucune incidence sur nos retraites (qui seront diminuées au contraire par l’augmentation de la CSG) ou nos indemnités chômage (fortement menacées par les négociations en cours). Seule une augmentation du salaire brut permettra une réelle revalorisation de nos revenus !
Face à la toute puissance patronale, imposons le rapport de force et la démocratie directe !
Afin de renverser la vapeur, il nous faut créer un rapport de force pour contraindre le gouvernement et le patronat à céder, et gagner de nouveaux droits.
La mise en place du Referendum d’Initiative Citoyenne ne nous paraît pas permettre d’instaurer un réel débat démocratique. En effet, quelles que soient nos revendications, nous ne doutons pas que les différents gouvernements sauront orienter les questions afin de gagner à tous les coups tout en laissant croire au mirage d’une société apaisée. Il n’y a rien non plus à attendre d’un Grand Débat organisé par des institutions obstinément « sourdes » aux revendications portées par les mobilisations sociales, débat par ailleurs orchestré par des élu·e·s aux ordres et qui a tout du grand spectacle. Ses lignes sont d’ores et déjà tracées, les options en sont verrouillées sur le dogme du démantèlement des services publics, ce débat n’autorisera que des propositions et des discussions inoffensives pour la politique libérale du gouvernement. Qui peut encore croire qu’il apportera plus de démocratie ?
Le seul moyen d’obtenir satisfaction c’est de construire dès maintenant la grève générale, d’attaquer les patrons au portefeuille en bloquant réellement l’économie, et ainsi d’obliger Macron à céder à nos revendications.
Pour ne pas laisser les bureaucraties syndicales décider ou négocier à notre place nos droits au rabais, organisons-nous et débattons en assemblées générales d’entreprises et de quartiers afin de définir nos propres exigences.
Luttons, unissons-nous, organisons-nous !
Publié par cnt-f.org
capture d'écran sur Fb
"En baisse", tonitruent les chaines d'infos et les autres, en évoquant sans vergogne ni objectivité les chiffres du ministre de la Police. Et combien de grenades de désencerclement comme si le pays était en guerre? Mais après tout, le pouvoir des riches et du capital, ses commis et ses zélateurs, n'ont à la bouche l'état de droit, la démocratie citoyenne et la République que pour défendre leurs privilèges.
51 400 manifestants donc selon les comptes du ministère de l'Intérieur et rien après la virgule. On en rirait presque tant ce chiffre est libre et non faussé. Certes, certains "ténors" des gilets jaunes lorgnent sur des élections politiciennes pour affaiblir le mouvement. Ils montrent ainsi leurs vrais visages: surtout ne pas indisposer le patronat, comme si celui-ci, plus blanc que l'agnelet qui vient de naitre, n'était pour rien dans le mal-vivre des catégories populaires, petits paysans et petits artisans compris.
Deux petits exemples du fric qui circule à outrance et pas pour augmenter le pouvoir d'achat: l'affaire Benalla-Crase et consorts, dans un contrat lucratif avec un pote à Poutine et aux mafias russes, dont les services de renseignements français n'auraient rien su; Carlos Ghosn, enfin débarqué de Renault par la France de Manu 1er, et ses 50 000 euros offerts pour son mariage en grandes pompes célébré au château de Versailles. Bien entendu, ceci n'est que la partie émergée de l'iceberg en fric dont se gavent les premiers de cordée.
Pour l'instant, le capital n'est pas nommément dénoncé par l'ensemble des gilets jaunes et l'identification de l'adversaire de classe pose problème pour la poursuite de ce mouvement social et populaire. Le palais de l'Elysée ne s' y est pas trompé. Il s'est engouffré dans cette faille idéologique pour servir sur un plateau son GRRANd débat national.
Mais la CGT, toute la CGT, a son mot à dire. Pas pour tenter de s'infiltrer ici ou là dans les cortèges. Mais en se montrant au clair pour ramener vers des revendications de lutte de classes des populations ne connaissant d'elle que les propos fallacieux déversés par les médias au service du capitalisme.
Sur blogs.médiapart, Edgar Morin, sociologue et philosophe français, écrit: "ces événements extraordinaires échappent aux explications ordinaires. Tout en ayant un caractère unique et singulier dans notre histoire, ils comportent en eux un cocktail de jacqueries, de sans-culottes, de 6 février 1934, de juin 1936, de Mai 1968. Ils ont lancé le pays dans une aventure inconnue dont ne voit pas le destin, l’issue, les conséquences. Peut-être émergera-t-il la conscience que, derrière le président contesté et sa politique, derrière les éconocrates et les technocrates des cabinets ministériels, il y a les énormes puissances économiques qui ont colonisé un Pouvoir qui obéit à leur Pouvoir".
Oui, la CGT a son mot à dire dans ce contexte "extraordinaire".
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs
Le 5 février au matin, plusieurs dépôts du Loiret du géant européen de la logistique ont débrayés à 5h au début du service. A 15h, la direction avait cédé. Un rappel dans la période du pouvoir de la grève pour obtenir des augmentations de pouvoir d’achat.
XPO Logistics est un groupe international, dans le top 8 mondiale dans le domaine de la logistique. Avec plus de 15 milliards de dollars de chiffre d’affaire en 2015, le géant s’est implanté en Europe la même année, en rachetant Norbert Dentressangle.
Ce qui a causé la colère des salariés, c’est avant tout le non-respect par XPo Logisitcs de ses engagements concernant la prime d’intéressement. En effet, lors d’accord conclu l’an passé, la direction s’était engagée à verser 1000€ de prime d’intéressement aux employées mais n’en a versé que 490€. En protestation, les travailleurs se sont mis massivement en grève mercredi matin comme en témoigne les 80% de grévistes annoncé dans les différents centres du Loiret.
Cette journée de grève coïncide aussi avec le dernier jour de négociation annuelle. La position de la direction au cours de ces négociations a été dénoncé par les représentants du personnelles comme « indécente ». En effet, les augmentations de salaires proposé par l’entreprise de 1,45% pour les salaires les plus bas ne permettais même pas de compenser l’inflation de 1,6%. Face au cynisme de la direction, la lutte des employés à payer et ils ont obtenues 2% d’augmentation de salaire, une prime de transport de 110€ et un jour de plus par an par enfant malade.
Il faut aussi noter les caractéristiques sociales des travailleurs des « usines de colis » rassemble beaucoup des caractéristiques de Gilets Jaunes. En effet, ces centres situés loin des centres villes emploient beaucoup d’intérimaires pour faire un travail usant autant physiquement que psychologiquement du fait de l’utilisation de plus en plus rependue de la « commande vocale ». Bien que l’emploie d’intérimaires soit très commun, la logistique est une des rares voix qui peut mener à un CDI dans les zones désindustrialisées et péri-urbaines. Même si les luttes dans ce domaine ne font pas souvent la une des journaux, les entrepôts regroupent près de 13% des ouvriers du pays. De plus comme l’ont montré les différents blocages d’entrepôts Géodis ou Amazon, ce secteur d’activité présente de nombreux point de convergence avec le mouvement des Gilets Jaunes en cours.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Non, ce n’est pas Le Gorafi. Ce midi au journal de 13h de TF1, Jean-Pierre Pernaut expliquait que « le ministère de l’économie ne serait pas contre un retour en grâce du diesel » affirmant que « les voitures diesel moderne et même moins que les voitures à Essence », ajoute-t-il. « Tiens donc on vous disait le contraire il y quelques mois », conclut-il avec un ton des plus agaçants, du moins pour tout Gilet Jaune qui s’est vu méprisé par les grands médias sur la question du diesel…
« Peut-être l’avez-vous entendu ce matin, le ministère de l’économie ne serait pas contre un retour en grâce du diesel, les voitures Diesel moderne et même moins que les voitures à Essence. Tiens donc on vous disait le contraire il y quelques mois » affirme, joyeux, Jean-Pierre Pernaut ce matin au journal de TF1. Un ton des plus provocateurs pour tout Gilet Jaune ayant vu son combat méprisé et caricaturé par les grands médias.
On se rappelle tous de cette argumentation des plus nauséabondes selon laquelle les Gilets Jaunes ne penseraient qu’à leur pomme et n’auraient que faire de l’écologie préférant rouler au diesel par pur individualisme.
Dans un article du Monde, on retrouvait l’argumentaire du gouvernement selon lequel il « justifie son choix d’augmenter sensiblement les taxes sur les carburants, en particulier sur le diesel, par des considérations environnementales ». L’article du Monde était résolument à charge contre le diesel corroborant la version gouvernementale...
Dans un article du journal des Echos paru mercredi : « Bercy estime que si les véhicules Diesel respectent les critères liés au label Crit’Air 1 en matière d’émissions polluantes, il n’y a aucune raison de les exclure par principe. Il ne s’agit pas de modifier les critères de la vignette, mais de s’affranchir de toute idéologie ». Plus encore les constructeurs selon Les Echos qui explique que « les contraintes de dépollution aujourd’hui imposées aux véhicules Diesel (filtres à particules et systèmes dits « SCR ») rendent le gazole aussi propre que l’essence. » Des affirmations sonnant ainsi comme une forme de provocation après toute la propagande gouvernementale et médiatique sur la question du Diesel quasiment devenu le carburant plus polluant de l’histoire...
Il faut rappeler que cette propagande anti-diesel visait d’un côté à renverser l’opinion publique contre les Gilets Jaunes. Ce changement de version démontre, s’il le fallait encore, la supercherie totale. Un changement de version qui est surement à mettre sur le dos des intérêts économiques des grands patrons du CAC40 et ses grands constructeurs automobiles, ainsi que de la filière Diesel en général, plutôt que par une préoccupation écologique.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Publié par FSC
franceinfo
La femme de Christophe Dettinger, le boxeur poursuivi pour avoir frappé des gendarmes lors d'une manifestation des "gilets jaunes", s'est exprimée pour la première fois au micro de France 3.
Elle sort de son silence. Discrète depuis l'incarcération de son mari, Christophe Dettinger, le boxeur accusé d'avoir frappé deux gendarmeslors d'une manifestation des "gilets jaunes", Karine Dettinger est revenue sur l'affaire, lundi 4 février, devant la caméra de France 3. "Si mon mari réagit comme cela, c'est qu'il a vu une injustice devant lui, une femme matraquée au sol", explique-t-elle, après avoir précisé qu'elle ne cautionnait pas son geste.
Karine Dettinger révèle également que son mari a voulu être gendarme, un élément versé au dossier par l'avocate du boxeur.
Il n'a pas tapé l'uniforme, il n'a rien contre la police. Il a voulu être gendarme réserviste
Karine Dettinger
à France 3
Ce sont les propos d'Emmanuel Macron qui l'ont poussé à s'exprimer. "C'est humiliant, complètement humiliant. Mon mari a fait des études, il est responsable, il travaille, on paye nos impôts, on est Français, on est des citoyens honnêtes et on nous rabaisse", déplore-t-elle. Le président de la République avait estimé que son mari n'avait "pas les mots d'un boxeur gitan" dans la vidéo publiée pour expliquer son geste.
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Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com
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Se syndiquer CGT ?
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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