Syndicat CGT Unilever HPCI France
300 personnes étaient réunies vendredi 1er février à Paris à la Générale pour un débat organisé par Révolution Permanente sur le thème : « Gilets Jaunes : le retour du spectre de la révolution. » Dans son intervention Daniela Cobet, du comité de Rédaction de Révolution Permanente, revient sur quelques caractérisations du mouvement des Gilets Jaunes et du rôle que doit jouer l'extrême-gauche vis-à-vis du mouvement des Gilets Jaunes.
Il est significatif, comme le rappelle Daniela Cobet en ouverture de son intervention, que la bourgeoisie soit plus fébrile que jamais depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes : « Je vous invite tous à regarder sur les plateaux le niveau de nervosité qu’il y a dans les sphères du gouvernement, le niveau de peur et de nervosité qu’il y dans les sphères les plus riches, les plus aisées du pays. » Signe qu’il se passe quelque chose.
C’est que le « spectre de la révolution » semblait avoir été définitivement enterré par la bourgeoisie, qui a été stupéfaite et prise à revers par le retour de la lutte des classes en France. « Les classes dominantes de ce pays et d’autres s’étaient fait l’illusion que les révolutions c’était quelque chose du passé, que plus jamais ça ne pouvait arriver, que plus jamais ils n’auraient peur. Un des premiers mérites du mouvement des Gilets Jaunes, c’est d’avoir fait que la peur change de camp ! » « Là pour la première fois ça commence à être le cas. »
D’autres symptômes encore attestent que le mouvement des Gilets Jaunes a ébranlé la situation politique du pays. Le premier étant l’implication des femmes, et plus particulièrement des femmes précaires, à l’avant-garde dans le mouvement des Gilets Jaunes. « A chaque fois que les femmes et les femmes les plus précaires, dit Daniela Cobet, les femmes travailleuses sont en première ligne c’est qu’une révolution était en train de commencer. » Non seulement ces femmes sont en première ligne, mais surtout, ce sont elles, pour la plupart mères célibataires « qui sont des actrices du mouvement des Gilets Jaunes. Et qui montrent d’une certaine façon que le visage de la pauvreté et de la précarité en France aujourd’hui, c’est un visage de femme. »
Plus encore, et second symptôme de l’ampleur et la profondeur du mouvement : la proportion énorme des blessés. La violence d’état, qui a atteint un seuil sans précédent depuis mai 68. Car si cette répression vise à instaurer un régime de la terreur, c’est tout le contraire qui se passe, avec une détermination sans faille de nombreux blessés, dont deux présents au cours de la soirée à la tribune, Antonio, blessé à la jambe par une grenade de désencerclement, et Franck, éborgné suite à un tir de flashball, deux mutilés qui ont participé le lendemain en première ligne à l’acte XII en hommage aux blessés. Car, comme l’a rappelé Daniela : « Quand on voit le nombre d’éborgnés, le nombre de blessés graves, le nombre de gens qui ont perdu un membre et que le mouvement continue, déterminé, et que ces mêmes personne en sortent avec la détermination qu’on vient de voir ici, je pense que ça fait écho à des mouvements très forts dans l’histoire, qui font écho à celui que décrit Rosa Luxembourg en 1905. »
En cela, comme l’a encore rappelé Daniela, comme tout mouvement de masse, le mouvement des Gilets Jaunes est traversé d’une certains confusion politique – qui ne doit pour autant pas, au contraire, constituer une excuse pour que le forces de gauche n’y interviennent pas. « Est-ce qu’il y a de la confusion dans le mouvement des GJ ?... Est-ce qu’il y a des personnes d’extrême-droite ? Oui, oui. Mais espérer qu’après 40 ans sans révolution ; avec le rôle qui est celui joué par les directions syndicales et des principaux partis politiques, espérer qu’un mouvement révolutionnaire naisse déjà sans aucun contradictions...c ’est du pur idéalisme dans le mauvais sens du terme. »
A ce titre, le mouvement des Gilets Jaunes place les forces de la gauche révolutionnaire face à des responsabilités historiques, que les contradictions du mouvement ne peuvent éluder, sans quoi le terrain sera libre pour que les forces réactionnaires et de l’extreme-droite avancent leur agenda au sein du mouvement.
Car si « les processus révolutionnaire et les révolutions sont des processus vivants », alors « c’est aux forces révolutionnaire, aux forces combatives, aux forces de la gauche révolutionnaire d’essayer de disputer le contenu de ce mouvement. Tant que la gauche continuera d’avoir une énorme frilosité vis-à-vis du mouvement des GJ... et à ne pas y aller jusqu’au bout, le travail des droitiers, des fachos, il sera plus facile. Nous avons un rôle à jouer dans le mouvement des GJ et vis-à-vis du mouvement des GJ. »
Toutefois, l’engagement aux cotés des Gilets Jaunes n’exclut pas une discussion sur les limites théoriques et pratiques, les contradictions qui traversent le mouvement. « On est à fond dans le mouvement, dit Daniela, mais on est pas acritique. On voit bien les contradictions qu’il y a l’intérieur du mouvement. » Une façon d’ouvrir la discussion sur trois points avec les Gilets Jaunes.
1/ « Qui sont les Gilets Jaunes ? »
Tout d’abord la caractérisation politique du mouvement. Marqué par une conception politique, sans référence aux clivages de classe, « les Gilets Jaunes se revendiquent comme le peuple. » Or, le paradoxe est que cette conception populiste a été récupérée par la manifestation anti-Gilet Jaune des « Foulards Rouges », revendiquant eux aussi de former une partie du peuple. En effet, comme l’a fait remarquer Daniela, « le mot « peuple » permet cette ambiguïté là. Macron fait partie du peuple, Bernard Arnault fait partie du peuple, ce sont des citoyens. Pour nous, le mouvement des Gilets Jaunes aurait à raisonner un peu moins en termes de peuple, et un peu plus en termes de classe. »
A ce titre, revendiquer un clivage de classe est nécessaire et déterminant pour continuer à faire avancer le mouvement. Car bien « qu’ils ne se voient pas en tant que tel », ce mouvement est celui « d’une énorme majorité de travailleurs ,de prolétaires... » La bourgeoise, classe parasite, accumulant ses richesse en volant leur travail.
2/ Pour un internationalisme de classe
Second point, celui de la nation. Car si « dans les manifestations, la Marseillaise a été investie d’un tout autre contenu », défiant les CRS en chantant, donnant à l’hymne national un caractère subversif, il n’en reste pas moins que ’est « sur le terrain de cette idée de patrie que l’extrême droite fait son marché. »
A ce titre, luttant depuis plusieurs semaines avec un courage et une détermination exemplaires : « le mouvement des Gilets Jaunes a un énorme mérite, c’est d’avoir crée une nouvelle forme de fraternité entre les gens. » Une solidarité qui représente « le meilleur antidote contre l’extrême-droite. » Toutefois, comme y insiste Daniela, c’est sur la base d’une fraternité qui dépasse les frontières, une fraternité de classe, de tous les travailleurs et travailleuses, de tous les pauvres, que « l’extreme droite n’aura pas sa place dans le mouvement. »
3/ les Gilets Jaunes, mouvement « apolitique » ?
Enfin, dernière contradiction, bien que s’auto-qualifiant de « mouvement a-partisan. », voire « apolitique, » le mouvement des Gilets Jaunes est le « mouvement le plus politique dans ce pays depuis très longtemps » comme le rappelle Daniela. En effet, « quand on se dit qu’on veut changer les règles du pouvoir... Supprimer le sénat, que les élus touchent le même salaire qu’un travailleur, tout ça c’est politique. »
Or, il s’agit d’une conception de la politique qui diffère radicalement de la propagande disséminée par la bourgeoisie, qui éloigne les travailleurs des vraies questions politiques, terreau de la frustration, de la colère et de la résignation. « On met tous les jours dans la tête aux travailleurs que la politique c’est mal, c’est juste une façon de dire : « ne vous occupez pas, laissez nous la politique, aller au boulot et fermez vos gueules. »
Et s’il est une chose que le mouvement des Gilets Jaunes a remis à l’ordre du jour, c’est bien, concrètement, la possibilité d’une toute autre politique, une politique des travailleurs et des travailleuses, « qui méritent d’avoir de quoi subvenir à leur besoin, même plus ,qui méritent d’avoir accès à la culture ,à l’art, d’avoir du temps libre, de voyager, de prendre des vacances, car on produit assez de richesses pour faire tout ça. Et si on ne peut pas le faire, c’est parce qu’une minorité de parasites qui s’accaparent le produit de notre travail. »
En effet, à la politique de classe du gouvernement de Macron, qui dilapide des millions en les offrant au patronat, doit répondre une politique de classe de la part de la classe ouvrière. « Notre problème, reprend Daniela, ce n’est pas de s’attaquer juste à Macron, même s’il le faudra, mais de s’attaquer à la classe qu’il représente, la classe sociale des bourgeois, qui obtiennent leur richesse sur la base de la sueur et du sang des travailleurs et travailleuses. »
Une lutte contre « Macron et son monde, » Macron et sa classe, qui ne passera pas sans une mobilisation des deux forces sociales qui en France ont historiquement permis de faire basculer une situation : le monde du travail et la jeunesse. « Et c’est ça qu’il va falloir construire, insiste Daniela, comment on transforme le mouvement des Gilets Jaune en quelque chose qui aille beaucoup au delà et qui entraine l’ensemble des travailleurs, l’ensemble de la jeunesse. »
Enfin, Daniela Cobet a conclu son intervention sur la question, devenue nécessaire, de l’organisation face à la répression policière brutale. Car si la brutalité de la violence d’Etat a bien montré une chose, c’est bien que « ces parasites qui sont là haut ne vont rien lâcher par eux-mêmes. » Et si « en face, ils sont organisés », de là, les conclusions en découlent : ça nécessite une certaine forme d’organisation. « Non seulement pour faire dégager Macron, non seulement pour essayer de faire la révolution. Mais pour y parvenir. Pour vaincre. Construire une force qui soit « capable d’organiser la victoire. » Car en effet, « notre problème, conclut Daniela, n’est pas juste de se battre, ce n’est pas juste d’essayer de faire la révolution, on veut vaincre, on veut la gagner. »
Crédit photo : Au Phil des contrastes
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
C’était une journée que beaucoup attendaient avec impatience, une journée de grève générale appelée par les syndicats et les Gilets Jaunes. Pourtant, les médias ont suivi de très très loin cette journée, la faisant passer quasiment inaperçue aux yeux de tous. Nous étions des dizaines de milliers à défiler ce mardi partout dans l’Hexagone.
Crédit photo : affiches mai 68
La CGT annonce 300 000 personnes dans les rues de France ce mardi 5 février. Bravant le froid, la pluie et le vent pour certains, déterminés et présent dès 4h du mat pour bloquer, cette journée inédite depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes n’aura pas beaucoup fait parler les éditorialistes.
En effet, il a été compliqué de s’informer au cours de la journée sur ce qu’il se passait partout en France. Un silence qui en dit long sur la peur du gouvernement et du patronat de voir cette première journée de grève et ces manifestations Gilets jaunes – Gilets rouges donnaient des idées aux travailleurs et se généraliser. Si cette journée de grève, appelée timidement par les directions sur la pression de la base n’a pas été massivement suivie, on voit la peur que la construction d’une véritable grève générale se mette plus sérieusement à l’agenda du mouvement.
Pourtant, les déploiements de force de répression montrent que l’Etat a pris au sérieux cette journée de grève. Gazages, blindés déployés, nassages, les techniques de répressions que l’on connaît trop bien étaient de mises. A la différence, que l’Etat ne pouvait se permettre d’exercer la même violence sur les syndicats que sur les Gilets Jaunes. D’un côté les cortèges syndicaux ne manifestaient pas avec la même radicalité que durant les samedi jaunes s’en tenant la plupart du temps aux parcours déposés, de l’autre, Macron ne peut se permettre autant de « démonstrations de force » à l’égard des syndicats – celui-ci étant déjà bien trop isolé pour forcer une réponse de leur part.
Les médias quant à eux, ont permis de faire oublier cette première journée. Sans doute la discussion que certains journalistes ont eu avec Macron à l’Elysée les ont aussi motivés à brosser encore plus dans le sens du poil le gouvernement. La semaine dernière et relayé par Le Point, devant quelques journalistes, Macron avait donné son avis sur le journalisme et l’information. « Le bien public, c’est l’information. Et peut-être que c’est ce que l’État doit financer. Le bien public, ce n’est pas le caméraman de France 3. Le bien public, c’est l’information sur BFM, sur LCI, sur TF1, et partout. Il faut s’assurer qu’elle est neutre, financer des structures qui assurent la neutralité. Que pour cette part-là, la vérification de l’information, il y ait une forme de subvention publique assumée, avec des garants qui soient des journalistes. Cette rémunération doit être dénuée de tout intérêt. Mais quelque part, cela doit aussi venir de la profession. »
Cette volonté de recréer l’ORTF, et de contrôler les informations a sans doute influencé -s’il était encore possible de le faire- les médias pour cette journée. Une information libre et neutre qui a à peine parlé de 300 000 personnes battant le pavé contre le pouvoir et ses politiques. De plus si l’on s’approche un peu trop prêt de ce qui se passe au sommet, on peut se retrouver un matin avec des flics aux portes de la rédaction pour une perquisition comme pour Mediapart.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Tandis que quelques milliardaires sont propriétaires de la plupart des médias, que le service public demeure étroitement encadré, tout cela ne suffit pas au contrôle de l'opinion par le pouvoir inquiet en particulier de la montée des luttes et de la contestation de sa politique et de ses contre-réformes.
Tout un arsenal juridique liberticide se met en place : loi sur les "fake news", loi sur le secret des affaires, rôle mafieux des tribunaux de commerce veillant à l'occultation des pratiques des grandes sociétés ...
Le mouvement syndical authentique devra aussi s'engager dans cette bataille de l'information dont l'enjeu est la lucidité du peuple quant à la défense de ses intérêts immédiats et quant aux tâches de transformation de la société en profondeur.
VOIR à ce sujet l'article d' Emmanuel Berretta :
http://https://www.les-crises.fr/les-stupefiantes-confidences-de-macron-aux-journalistes/
Publié par FSC
Unilever procède à une nouvelle reprise dans le secteur alimentaire : la multinationale rachète le britannique Graze, un fabricant de snacks sains.
Graze a démarré en 2008 en tant que service de livraison de snack-box et propose aujourd’hui une large gamme d’encas sains, dont des noix, graines, mendiants et barres céréalières, sans ingrédients artificiels. Le fabricant commercialise ses produits via différents canaux : retail, out-of-home, e-commerce et en direct au consommateur.
Avec son approche multicanale la marque répond parfaitement aux besoins des millennials, grâce à la personnalisation, la commodité et une excellente valeur nutritive, affirme Nitin Paranjpe, responsable des activités food d’Unilever. La multinationale entend renforcer sa présence dans l’alimentation saine et le canal out-of-home et voit dans l’expertise de sa nouvelle acquisition des opportunités en matière de technologie et d’e-commerce.
Graze appartenait au groupe d’investissement américain Carlyle depuis 2012. Aucun détail financier concernant la transaction n’a été divulgué.
Publié par retaildetail.be
Dans une tribune, une soixantaine d'avocats s'offusquent des procédures judiciaires à l'encontre de Gilets jaunes. Ils s'interrogent notamment sur l'indépendance de la justice après avoir constaté un zèle à sanctionner fermement les manifestants.
Dans le cadre de la crise des Gilets jaunes, 59 avocats s'inquiètent d'une atteinte possible à l'indépendance de la justice vis-à-vis du gouvernement. Ces derniers ont en effet signé une tribune, le 2 février sur le site de France info, pour dénoncer l'évolution de certaines pratiques judiciaires, particulièrement à l'encontre de Gilets jaunes interpellés par les forces de l'ordre.
Prenant en exemple les discours du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et du président de la République Emmanuel Macron qui appelaient à «des réponses judiciaires sévères» à l'encontre de manifestants inculpés, les avocats signataires s'étonnent que, dans le même temps, des magistrats «adhèrent à cette sévérité en prononçant des peines fermes avec mandat de dépôt en ne tenant pas compte des critères habituels […]
LA SUITE EN LIEN CI-DESSOUS :

TRIBUNE
RÉPRESSION DES GILETS JAUNES,
LES LIBERTÉS PUBLIQUES EN DANGER
VOIR LE LIEN CI-DESSOUS :
Tribune: répression des gilets jaunes, les libertés publiques en danger - Vu du Droit
La France connaît une crise sociale à l'occasion de laquelle le pouvoir exécutif vient de déclencher une répression policière et judiciaire d'une violence jamais vue depuis la fin de la guerr...
http://www.vududroit.com/2019/02/tribune-repre...
Publié par EL DIABLO
Si, aujourd’hui, Monsavon est une marque d’Unilever, elle a pendant longtemps appartenu à L’Oréal. C’est en 1928 qu’Eugène Schueller rachète la société des Savons Français, qui avait été créée en 1920, et la marque Monsavon dont le nom a été déposé à l’INPI en 1925. La société possède une usine de fabrication rue Martre à Clichy. C’est le fondateur de L’Oréal qui a l’idée d’ajouter du lait dans la formule du célèbre savon pour lui apporter des propriétés de soin. Si Monsavon est revendu en 1961 à Procter & Gamble, l’usine de la rue Martre reste dans le giron de L’Oréal. A la fin des années 1970, le lieu est transformé en bureaux. Depuis 1978, c’est le siège international du groupe. Monsavon, pour sa part, poursuit son développement au sein de Procter & Gamble jusqu’en 1998. Le groupe américain l’a revend alors à Sara Lee. Mais le conglomérat décide au début des années 2010 de se recentrer sur l’alimentaire et vend ses marques de soin à Unilever. Monsavon est ainsi une marque d’Unilever depuis 2011. L’an passé, le groupe anglo-néerlandais a rapatrié la production de Monsavon en France et a lancé la marque sur le bio. C’est toujours dans l’Hexagone que Monsavon réalisé la majeure partie de son chiffre d’affaires.
Publié par lsa-conso.fr
Les ordonnances Macron ont supprimé les CE, DP et CHSCT pour les remplacer par une instance unique, le CSE (Comité Social et Economique), dont la mise en place nécessite une négociation complexe entre les organisations syndicales et la direction au niveau de chaque entreprise.
Chez Unilever, après des mois de négociation, les syndicats CFDT et FO ont signé l’accord « Accord relatif à la mise en place du comité social et économique » qui établit les nouvelles conditions de fonctionnement du CSE et du CSE Central.
La CGT a refusé de signer.
Le déroulement de ces réunions étaient une vraie mascarade, une négociation en dent de scie, du jamais vu mais malgré cela, Unilever se félicite de faire légèrement mieux que le légal, c’est une honte !
L’accord signé renonce en effet à certaines dispositions supplétives des ordonnances Macron, importantes pour la défense des droits et intérêts des salariés. Par exemple :
Unilever est contre les représentants de proximité. La CGT a énormément argumentés sur le sujet mais Unilever n’a rien retenue.
Le message est clair pour Unilever, elle ne veut pas de représentant au sein de ses usines, elle ne veut pas de représentant qui soit en contact avec les salariés et encore moins la CGT en relation avec les salariés. Alors qu’elle argumentait qu’il n’y avait aucun intérêt de mettre des représentants de proximité sans aucune prérogative, elle est capable de faire le contraire pour autre chose. Au cours des discussions Unilever propose de rajouter 90 heures de délégations pour les œuvres sociales, c’est du foutage de gueule !
C’est une régression sociale sans précédent !
Ci-dessous le tract sur les grandes lignes du CSE distribué en juin 2018.
Ci-dessous le mail envoyé au directeur de site Unilever France HPCI le meux suite à ses propos sur le MUDA réorganisation du conditionnement dentaire lors de la réunion time briefing :
M.Odru
On vient de me faire part de vos propos suite à la réunion « time briefing » de ce matin concernant le projet MUDA conditionnement dentaire.
Comment pouvez-vous aborder ce sujet alors que les membres du CE n’ont pas encore été informés et consultés, vous vous permettez de dire aux salariés que le projet prendra forme au mois d’avril. (Ceci est présomptueux de votre part)
Officiellement et à date il n’y a aucune concertation et il est inadmissible de tenir ce genre d’élocution. De surcroit, si vous pensez que votre projet se déroulera comme vous l’entendez, vous commettez une erreur. Ce n’est pas en passant outre les instances représentatives et de faire croire un certain fatalisme aux salariés que vous allez améliorer les débats !
Par votre attitude, vous lancez les hostilités, la CGT et les salariés sauront vous faire entendre le contraire.
Cordialement
David Bongard
DSC CGT
552419
Se syndiquer CGT ?
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
Abonnez-vous pour être averti des nouveaux articles publiés.
Hébergé par Overblog