SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
« Brûlures, nausées, vomissements » : à Toulouse, les CRS utilisent bien des gaz plus agressifs

Des gilets jaunes toulousains ont témoigné auprès de l’Observatoire des Pratiques Policières (OPP) des nausées, brûlures, qu’ils ont ressenties lors des dernières manifestations de janvier au contact des gaz lacrymogènes. Après son enquête, la préfecture vient de confirmer la livraison de grenades d’un nouveau type que l’OPP soupçonne d’un degré de toxicité plus élevé.

Attesté par l’Observatoire des Pratiques Policières

Lors de la manifestation du 8 décembre, le journal Marianne délivrait l’information selon laquelle les blindés parisiens qui sillonnaient la capitale ce jour-là étaient équipés d’un liquide incapacitant, « un dispositif radical qui ne devait servir qu’en dernier recours ». Deux jours plus tard, l’information était démentie par la direction générale de la gendarmerie qui avait cependant reconnu que les blindés avaient une capacité de pulvérisation de gaz plus importante.

A Toulouse, les Gilets jaunes expérimentent depuis le début du mois de janvier, lors des manifestations des samedis, des symptômes beaucoup plus lourds lorsqu’ils entrent en contact avec les gaz lacrymogènes : brûlures, nausées, vomissements, compression thoracique… Les Observateurs des Pratiques Policières de la ville rose, constitués lors de la loi travail de 2016, mettent ces symptômes nouveaux sur le compte de nouvelles munitions. Les culots de grenade habituellement marqués d’un CM6, portent désormais l’inscription CM3.

Confrontés aux évidences matérielles, la préfecture a confirmé que des « CM3 ont été récemment fournies à certaines compagnies républicaines de sécurité (CRS) » mais dément leur plus forte concentration en gaz. Selon les expertises consultées par l’OPP, ces grenades permettent d’envoyer d’un coup davantage de gaz lacrymogène, sur un périmètre plus restreint, ce qui renforce malgré tout l’hypothèse d’une plus grande concentration et d’un gaz moins volatile.

Futura Science a décrit la progressivité des symptômes infligés par les gaz lacrymogènes : « dans l’Hexagone – indique le magazine -, la concentration des dispositifs utilisés est de 1 à 2% de CS [le 2-chlorobenzylidène malonitrile] libéré par mètre cube d’air ». A ce degré de concentration, le gaz provoque des « effets irritants pour les yeux et les voies respiratoires » dont les effets sont limités dans le temps mais qui peuvent entraîner, selon les individus et l’exposition au gaz, « une sensation de brûlure », « une irritation intense et immédiate », une « conjonctivite » voire une « photophobie ».

« À des concentrations plus élevées » précise le magazine scientifique, l’exposition au CS provoquerait des « brûlures chimiques accompagnées d’une kératite, d’une perte de l’épithélium cornéen » au niveau des yeux, peut « prédisposer certains individus à des œdèmes pulmonaires » ou déclencherait encore « une perte d’appétit, des nausées, des diarrhées ». Soit autant de symptômes décrits par les Gilets Jaunes et relevés par l’OPP de Toulouse qui vont dans le sens d’un usage « d’armes non létales » beaucoup plus dangereuses et agressives...

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Christophe Dettinger restera en prison jusqu’à son procès !

Christophe Dettinger, le boxeur Gilet jaune accusé d'avoir agressé deux gendarmes à l'acte VIII, restera derrière les barreaux jusqu'à son procès le 13 février. Telle est la décision prise par la Cour d'appel de Paris ce mercredi qui a refusé sa demande de libération.

Le policier boxeur de Toulon est libre comme l'air mais...

Les avocats de l’ex boxeur professionnel, Christophe Dettinger, avaient demandé sa libération sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès le 13 février. En effet, le 9 janvier, suite à son passage en comparution immédiate il avait été placé en détention provisoire.

Ainsi, cela fait presque un mois que Christophe Dettinger, mobilisé dans le mouvement des Gilets jaunes, est en prison pour s’être défendu face aux forces de police lors de l’acte VIII à Paris. Accusé de "violences volontaires" contre deux gendarmes, ce dernier avait immédiatement reconnu les faits dans une vidéo avant de se rendre à la police le lundi matin.

Le soutien du boxeur par les gilets jaunes a été immédiat étant donné la répression féroce qui s’abat sur eux depuis le début du mouvement. Aujourd’hui, la décision de garder Christophe Dettinger en prison est vécue comme une énième injustice étant donné l’ampleur de la répression et l’impunité totale dont jouissent les forces de police. De fait, si 101 enquêtes IGPN ont été ouvertes depuis début novembre, aucun policier n’est à l’heure d’aujourd’hui maintenu en détention provisoire ou inquiété. Une injustice d’autant plus flagrante quand ce weekend encore plusieurs Gilets jaunes ont été gravement blessés dont Jérôme Rodrigues et que les forces de police responsables sont toujours en service. Pour justifier le maintien en détention provisoire du boxeur, les juges ont d’ailleurs argué du danger que ce dernier "réitère les faits". Pourtant à l’heure d’aujourd’hui, la justice et le gouvernement ne sont pas aussi prompts à condamner les actes des forces de police ou encore l’utilisation du LBD 40 qui mutile chaque samedi de nombreuses personnes.

Ce samedi pour l’acte XII les Gilets jaunes ont d’ailleurs décidé de faire de cet acte une journée de mobilisation en hommage aux morts, blessés et mutilés, contre la répression et pour l’interdiction définitive du flashball LBD 40 qui est une arme de guerre.

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CGT Bouches du Rhône dans l'action le 5 février !
CGT Bouches du Rhône dans l'action le 5 février !

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Juan Branco désosse Macron

Sous quelque gouvernement que ce soit la nature a posé des limites aux malheurs des peuples. 
Au-delà de ces limites, c’est ou la mort, ou la fuite, ou la révolte.
Denis Diderot

Juan Branco désosse Macron

Léché, lâché, lynché. La règle des trois « L » est bien connue parmi ceux qui connaissent gloire et beauté. C’est ce qui arrive à Emmanuel Macron. Hier, le beau monde des médias le léchait avec ravissement, et voilà qu’aujourd’hui le peuple demande sa tête au bout d’une pique. Le petit prodige est devenu le grand exécré.

Rien d’étonnant, les riches l’ont embauché pour ça, il est leur fondé de pouvoir, il est là pour capter toute l’attention et toutes les colères, il est leur paratonnerre, il est leur leurre, en somme. Tandis que la foule hurle « Macron, démission », ceux du CAC 40 sont à la plage. Un excellent placement, ce Macron. De la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune à la « flat tax » sur les revenus des capitaux, de la baisse de l’impôt sur les sociétés à la loi Travail qui facilite les licenciements, il n’a pas volé son titre de président des riches.

Mais pourquoi lui ? Comment est-il arrivé là ? À quoi ressemblent les crabes du panier néolibéral d’où est sorti ce premier de la classe ? Une caste, un clan, un gang ? Le cercle du pouvoir, opaque par nature, suscite toujours fantasmes et complotisme aigu. Il est très rare qu’une personne du sérail brise l’omerta.

Juan Branco vient de ce monde-là. Avocat, philosophe, chercheur, diplômé des hautes écoles qui fabriquent les élites de la haute fonction publique, à 30 ans il connaît ce monde de l’intérieur. Sur son blog, il publie « CRÉPUSCULE », une enquête sur les ressorts intimes du pouvoir macroniste et ses liens de corruption, de népotisme et d’endogamie, « un scandale démocratique majeur : la captation du pouvoir par une petite minorité, qui s’est ensuite assurée d’en redistribuer l’usufruit auprès des siens, en un détournement qui explique l’explosion de violence à laquelle nous avons assisté. [1] »

Un entretien de Daniel Mermet avec Juan Branco, avocat, auteur de Crépuscule (2018)

POUR VISIONNER LA VIDEO
CLIQUEZ CI-DESSOUS

https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/Juan-Branco-desosse-Macron

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com
 

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APPEL pour faire de l’Acte XII du 2 février 2019 une grande MANIFESTATION contre les VIOLENCES POLICIÈRES et pour le respect des libertés

Le samedi 26 janvier, dans le cadre de l’Acte XI des Gilets Jaunes, Jérôme Rodriguez, un des porte-parole historiques du mouvement, a été mutilé alors qu’il manifestait pacifiquement. Il risque, probablement, de perdre un œil. Ce drame est sans doute l’ultime avertissement avant que ne surviennent des morts dans le cadre de ces manifestations. Ce drame arrive alors que des dizaines de personnes ont été mutilées par les armes utilisées par les « forces de l’ordre » dans les dernières semaines. Ces dernières font preuve d’une violence sans égale depuis des années. Ces cas ne font pour l’instant l’objet que d’enquêtes administratives dans un manque absolu de transparence. Dans le même temps, une justice aux ordres emprisonne sans justification, comme c’est le cas pour Christophe Dettinger, et condamne de manière expéditive.


Il est plus que temps que les organisations démocratiques et républicaines du pays, que les organisations syndicales, appellent à réagir contre les violences policières qui se multiplient depuis ces deux derniers mois et pour le respect des libertés publiques. Eric Drouet vient d’annoncer qu’à l’occasion de l’acte XII de la mobilisation une manifestation déclarée se déroulerait le 2 février en l’honneur des blessés. Il est urgent que les organisations républicaines et démocratiques, que les organisations syndicales prennent toute leur place dans cette manifestation du 2 février. 


Le gouvernement cherche en effet, par la violence et l’intimidation, à nous retirer la liberté de manifester. Il faut s’opposer à la course à l’abîme où le gouvernement entraîne le pays. Il faut s’opposer à une logique de répressions qui conduira, inévitablement et inéluctablement, à des morts. C’est dans ce contexte que nous appelons toutes les organisations démocratiques et républicaines, les organisations syndicales, à prendre leurs responsabilités. 
 

Il convient donc d’exiger :
 

- Le retrait des LBD, qui ne sont d’ailleurs pas utilisés dans les autres pays d’Europe.
- Le retrait des grenades de désencerclement.
- La transparence sur les enquêtes en cours et l’accès aux informations par les avocats des personnes blessées.
- Une enquête parlementaire sur les violences policières dans le cadre des manifestations.
- La libération immédiate des militants Gilets Jaunes détenus arbitrairement ou dans des conditions abusives.
- La démission conservatoire du Ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner et de M. Nunez qui, en tant que responsables de ces violences, auront à répondre de ces dernières.

Pour le bureau du Collectif national pour la souveraineté et la justice sociale (CNSJS):
Denis Collin
Jacques Cotta
Michèle Dessenne
Joel Périchaud
Bertrand Renouvin
Jacques Sapir

SOURCE:

Publié par EL DIABLO

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PROPOSITION DE LOI Bruno RETAILLEAU-Édouard PHILIPPE : les LIBERTÉS publiques en DANGER

COMMUNIQUÉ de PRESSE COMMUN (CGT, Ligue des Droits de L’Homme, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Fondation Copernic, FSU, Solidaires)

Le gouvernement a décidé de reprendre à son compte la proposition de loi de Bruno Retailleau (sénateur LR) adoptée au Sénat le 23 octobre 2018 visant à « prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs ». Alors que la France dispose d’un arsenal législatif déjà des plus répressifs, ces nouvelles mesures, si elles étaient votées, porteraient gravement atteinte aux libertés publiques de toutes et tous...

Le gouvernement a décidé de reprendre à son compte la proposition de loi de Bruno Retailleau (sénateur LR) adoptée au Sénat le 23 octobre 2018 visant à « prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs ». Alors que la France dispose d’un arsenal législatif déjà des plus répressifs, ces nouvelles mesures, si elles étaient votées, porteraient gravement atteinte aux libertés publiques de toutes et tous.


Les signataires appellent à s’opposer fermement à cette résurgence de la loi anticasseurs de 1970, de sinistre mémoire et abrogée en 1981.


Cela marquerait un changement de paradigme avec la possibilité d'une répression inspirée des dispositions de l’état d’urgence dont le passage dans le droit commun ébranle déjà l’État de droit. Ce projet écarterait toujours plus la justice au profit de pouvoirs administratifs exorbitants. Fichage des manifestants, interdiction individuelle de manifester, obligation de pointage sont autant de signes de la poursuite d'une logique de suspicion généralisée et de contrôle social avec le risque de dévoiement des procédures et d’arbitraire.


Les signataires dénoncent ces restrictions au droit de manifester et ces lourdes menaces sur les libertés d’opinion et d’expression des oppositions et demandent le retrait de la proposition de loi.

Signataires :
Ligue des droits de l’Homme (LDH), Syndicat des Avocats de France (Saf), Syndicat de la Magistrature (SM), Fondation Copernic, Fédération syndicale unitaire (FSU), Union syndicale Solidaires, Confédération générale du travail (CGT)

Montreuil, le 25 janvier 2019

Publié par EL DIABLO

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Un manifestant portant un costume en forme de cercueil lors d’une manifestation des Gilets jaunes la place de la République à Paris, le 1er décembre 2018.

Un manifestant portant un costume en forme de cercueil lors d’une manifestation des Gilets jaunes la place de la République à Paris, le 1er décembre 2018.

La revue Que choisir relance la controverse sur l’évolution du pouvoir d’achat en avançant d'autres chiffres que ceux de l'Insee. L’organisme public reconnaît lui-même que ses indices ne reflètent pas toujours les situations individuelles.

Dans un article intitulé «Hausse des prix-Le grand matraquage» et publié dans son numéro daté de février, la revue Que choisir met en doute les estimations de l’Insee sur l’inflation ainsi que les annonces du gouvernement sur le pouvoir d’achat. Par exemple, Que choisir a calculé une hausse des prix de 5% depuis 2014, supérieure au SMIC (+4,6%) alors que l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) ne l’estime qu’à 3,65%.

L’organe de l’Union fédérale des consommateurs (UFC), outre ses propres calculs, s’appuie sur les conclusions d’une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) selon laquelle les ménages ont perdu, en moyenne, 440 euros de revenu disponible par an entre 2008 et 2016. Mathieu Plane, directeur adjoint de l’OFCE, cité par Que choisir, déclare à ce propos : «Il faut remonter très loin en arrière, au moins au début des années 1990, pour observer un tel phénomène.»

Le plus étonnant est que l’Insee semble partager en partie ce point de vue. La revue cite par exemple les propos d’un des responsables de l’institution selon lequel «en moyenne, les Français n’ont pas eu de gain de pouvoir d’achat depuis dix ans». Ce dernier précise que le pouvoir d’achat par unité de consommation a augmenté sur cette période de 0,1% par an alors qu’il augmentait de 1,9% par an avant la crise de 2008.

Plusieurs indices pour calculer le pouvoir d'achat

L’explication est complexe et rend les comparaisons difficiles, car l’Insee produit deux indicateurs de pouvoir d’achat différents : un indice national et un indice par «unité de consommation» tenant compte de la taille des ménages. Dans ce second indice, le premier adulte représente une unité tandis que les autres membres de foyer représentent 0,5 unité au-dessus de 14 ans et 0,3 unité en dessous.

Or, l’Insee note que certaines dépenses sont mises en commun dans les ménages. Ainsi, les besoins d'un ménage ne s'accroissent pas en stricte proportion de sa taille. Lorsque plusieurs personnes vivent ensemble, il n'est pas nécessaire de multiplier par le nombre de personnes tous les biens de consommation pour garder le même niveau de vie, en particulier, les biens de consommation durables tels que le réfrigérateur ou la machine à laver, mais aussi l’abonnement à internet ou à un fournisseur de gaz et d’électricité.

Et selon l’institut, la taille des ménages tend à se réduire. Enfin, l’Insee rappelle dans ses fiches de méthodologie qu’«une hausse du pouvoir d'achat moyen n'est pas contradictoire avec une baisse pour une partie des ménages, et même une forte baisse pour certains d'entre eux».

Les leurres de l'«effet qualité»

Outre la question du pouvoir d’achat sous ses différentes formes (revenu disponible, pouvoir d’achat national moyen, pouvoir d’achat par unité de consommation…), l’Insee donne une évaluation officielle de l’indice des prix à la consommation (IPC), mieux connu sous le nom d'«inflation». Mais ce calcul tient compte d’un «effet qualité» qui prend en compte les évolutions des caractéristiques d’un produit.

Par exemple, si on paie un téléphone portable un certain prix puis qu’on le remplace par un appareil plus cher, mais dont la mémoire interne, par exemple, est plus importante, on ne considérera pas qu’il y a augmentation des prix. Ce que de nombreux économistes contestent. Par exemple, Philippe Herlin, dans Pouvoir d’achat, le grand mensonge (éd. Eyrolles, 2018) écrit : «Sur une longue durée, cet effet qualité donne des résultats incohérents : le prix d’un PC aurait ainsi été divisé par 20 depuis 1995 !»

Enfin, l’indice des prix à la consommation contient des postes de dépenses qui ne reflètent pas toujours l’impact de l’évolution des prix sur le budget des ménages. Par exemple, peu importe à la plupart des ménages que les prix des appareils électroménagers comme les réfrigérateurs ou machines à laver baissent, car on n’en achète pas tous les jours, contrairement à certains produits alimentaires. Pourtant, la baisse de ces biens d’équipement durables entre dans le calcul de l’inflation et la ferait donc baisser.

Décalage entre augmentation des prix et des salaires

L’Insee, a en outre révélé que la hausse constante des dépenses dites «contraintes» (loyer, assurances, abonnements, cantine…) pesait sur le revenu dit «arbitrable», c’est-à-dire sans le poids de ces dépenses. Pour essayer de fournir des indicateurs plus représentatifs, l’institut calcule désormais le pouvoir d’achat «arbitrable» des ménages et note que la part des dépenses contraintes ou «pré-engagées» n’a cessé d’augmenter, passant de 26,8% à 29,4% au cours des vingt dernières années. Mais là encore, ce n’est qu’une moyenne et l’Insee note : «La part des dépenses pré-engagées dans le budget est plus élevée pour les ménages à faibles revenus : elle passe de 22 % pour les ménages aisés à 38 % pour les ménages pauvres, selon une étude de la Drees de 2016.»

Mais surtout, l’enquête de Que choisir souligne le décalage entre la progression des salaires et celle des prix. Aujourd’hui, seul le montant du SMIC est indexé annuellement sur les prix, contrairement aux autres salaires qui ont cessé de l’être en France en 1983 (alors qu’ils le sont toujours en Belgique ou au Luxembourg). Ainsi, une hausse des prix annuelle de 1,7% prévue en 2019 par la Banque de France correspondrait à une baisse de pouvoir d’achat si les salaires ne suivaient pas en proportion. D’ailleurs, en août 2018, le ministère du Travail a noté que l’indice du salaire mensuel de base (hors primes et heures supplémentaires, avait sur un an progressé moins vite que les prix à la consommation. Il considérait même que c’était la première fois en six ans que les augmentations de salaire ne couvraient pas la hausse des prix.

L’Insee est conscient que beaucoup de Français ne reconnaissent pas leur situation personnelle dans les chiffres fournis régulièrement et explique par exemple dans une note de méthodologie : «La croissance du pouvoir d'achat mesurée par l'Insee se heurte quelquefois au scepticisme. Le malentendu, incarné par un «pouvoir d’achat ressenti» se nourrit largement de la confrontation entre un total national et des situations individuelles.»

Publié par francais.rt.com

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Abrogation réelle et définitive du CICE et de ses substituts, UN SCANDALE D’ÉTAT A 40 MILLIARDS D'EUROS!! !
Abrogation réelle et définitive du CICE et de ses substituts, UN SCANDALE D’ÉTAT A 40 MILLIARDS D'EUROS!! !

Le CICE, sa fausse « abrogation »et son nouveau substitut : une escroquerie à plus de 40 Milliards !

 « Effectivement on a arrêté le CICE parce qu’on pensait que ce n’était pas le meilleur moyen de favoriser l’embauche »

« En 2013 nous n’étions pas au pouvoir, sauf erreur de ma part… »

(Griveaux sur RMC *1)

En réalité, en 2013 Macron, déjà dans le « team » de François Hollande, (dont il était le secrétaire général-adjoint de l'Elysée, chargé de l'économie), est à l’initiative du CICE… « la continuité de l’Etat », selon Griveaux… « Tenir les engagements qui ont été pris avant nous… ». En réalité, il s’agit tout simplementde sauver la crédibilité de Macron auprès des puissances d’argent qui l’ont porté au pouvoir…

On ne reviendra donc pas sur le fiasco total en matière d’emploi que représentent ces 20 Milliards de crédit d’impôt remboursés chaque année par l’État aux entreprises…

Ce que Griveaux est en outre bien obligé d’admettre, même sur RMC/BFM, c’est que le robinet du CICE est loin d’être fermé en réalité, en 2019…

« Tenir ses engagements », pour un crédit qui était dès le départ étalé sur plusieurs années, équivaut donc à en payer le montant encore en 2019, à hauteur des 20 Milliards prévus, mais aussi sur les années suivantes, ce qui est rarement évoqué, et pour cause :

« Non, la fin du CICE en 2019 ne signifie pas la suppression de l’avantage fiscal calculé sur les rémunérations versées antérieurement. En particulier, le CICE relatif à l’année 2018 peut servir au paiement de l’impôt sur les bénéfices en 2019. Et en cas d’excédent, la créance pourra encore s’imputer sur l’impôt à acquitter en 2020, 2021 et 2022, voire donner lieu à un remboursement. En outre, le CICE étant remplacé dès 2019 par un allègement de cotisations patronales, sachez que les entreprises bénéficieront, en 2019, d’un double effet sur leur trésorerie grâce au cumul de cette baisse de charges sociales et du CICE 2018. » (2)

La « double peine » pour le contribuable, soit 40 Milliards d’euros, c’est bien aussi ce que Griveaux est obligé d’admettre, face à Bourdin…

« Et cette année, c’est vrai que c’est le double… »

Ce que BFM résume :

« Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, sa transformation [du CICE] en baisses de charges pérennes entrera en vigueur au 1er janvier.

Cette mesure va peser lourdement sur le déficit public en 2019: l’État devra payer « double » en supportant le remboursement du CICE pour 2018 et la baisse de cotisations pour l’année en cours, soit un total de 40 milliards d’euros. »

Autrement dit, l’hémorragie du CICE n’est en rien arrêtée, elle continue simplement de couler les finances de l’État et de sortir de nos poches sous une autre forme, et à débit carrément doublé pour 2019 et même prolongé sur les années suivantes !

Pour fixer les idées sur un ordre de grandeur, en rapport des recettes fiscales de 2017, seul exercice actuellement validé par la cour des comptes (3), cela aurait représenté 16,04%… Sur le budget prévisionnel 2019, c’est déjà, d’entrée de jeu, 14,34%!(4)

Un chiffre assez comparable, autre exemple intéressant, avec le montant total des intérêts de la dette en 2017, pour 41,7 Milliards d’euros, autre kolossal gaspi chronique des recettes fiscales…! (3)

En comparaison, la perte de l’ISF, pour 4,2 Milliards, reste davantage une revendication symbolique, même si elle constitue bien un autre symptôme couteux de l’injustice fiscale en France.

Face à la démesure que constitue le scandale de la prétendue “liquidation” du CICE, de plus en plus nombreux sont les Gilets Jaunes qui s’interrogent sur l’ordre des priorités en matière de revendications.

L’abrogation du CICE est bien également l’une des 42 revendications de la liste du 29 Novembre. La formulation en était maladroite et fut tournée en dérision par les médias au service du pouvoir, au prétexte de l’affirmation, déjà “officielle”, à l’époque, de son abrogation. On vient de voir ce qu’il en est, en réalité!

L’idée émise alors, de convertir le CICE en crédit de recherche pour l’industrie automobile française partait en outre d’un bon principe, mais on voit aujourd’hui à quel point la destination de ce genre de “crédit” est en pratique tout à fait incertaine…!

A la base du mouvement GJ, un nombre important d’artisans et de responsables de TPE-PME, sont directement concernés par le problème de l’embauche éventuelle de nouveaux salariés.

Or ce que les études sur le CICE ont montré, c’est que ces fonds sont allés en très grande partie à de grosses entreprises qui non seulement n’en avaient nul besoin, accumulant déjà les super-profits (5), mais ne se sont pas gênées, en outre, pour licencier au lieu d’embaucher! (Carrefour, Auchan, Sanofi…*5)

Le vrai problème, au delà de l’injustice fiscale évidente, est donc aussi celui de la répartition des charges sociales.

Le CICE n’est ni la seule ni la première des usines à gaz fiscales supposées favoriser l’emploi en allégeant les charges. Or, depuis des années, l’inefficacité de tous ces dispositifs est patente, outre la bureaucratie qu’ils engendrent.

Une demande de les limiter aux TPE et PME semble assez logiquement se faire jour ici et là, y compris, donc, parmi les GJ, mais il est clair qu’une “limite” dans ce domaine, est toujours sujette à caution et à manipulations.

Alors qu’une abrogation réelle et totale du CICE et de tout ses substituts pourrait aller de pair avec la revendication d’un système unique et progressif de calcul des charges, en fonction des caractéristiques réelles des entreprises, tenant compte à la fois du chiffre d’affaire et du nombres de salariés. Avec évidemment pour principe d’alléger du côté des plus petites en compensant du côté des plus grosses, et donc, sans qu’il en coûte rien à l’État, sinon les charges de ses propres salariés.

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Journée d’action des postiers en Gironde

Pendant que Juppé et Whal boivent du champagne, les travailleurs de La Poste continuent à souffrir des conditions de travail de plus en plus déplorables.

Contre Macron et son monde

Vendredi 25 janvier, une journée de grève et mobilisation à l’appel du syndicat Sud PTT, s’est tenue à Bordeaux, trois rassemblements ont eu lieu dans la journée, pour protester contre la venue du PDG de La Poste Philippe Wahl, contre les nombreuses suppressions de postes et la dégradations des conditions de travail.

Devant le siège de la poste, situé dans le quartier de Meriadeck rue Georges Bonac, à partir de 9h du matin une cinquantaine de personnes se sont rassemblées pour interpeller le PDG de La Poste notamment par rapport aux suicides qui ont lieu à l’intérieur de l’entreprise depuis plusieurs années et la dégradation des conditions de travail des postiers. Questions qui resteront sans réponse de la part du PDG.

Une audience d’une heure s’est tenue avec plusieurs organisations syndicales, pour soi disant discuter de tous les problèmes à l’intérieur de l’entreprise. A l’issue de l’entretien, la direction ne s’est engagée sur aucun des points, seulement timidement sur la reconnaissance que des suicides liés aux conditions de travail existent bel et bien, rappelant la mise en place d’un numéro vert pour les salariés en détresse. Encore une fois, la farce de dialogue social. Ensuite dans l’après midi les postiers se sont déplacé à la Cité Mondiale pour interpeller Philippe Wahl cette fois ci pour ses vœux.

Le PDG y a enfin reconnu publiquement que les suicides des salariés à cause du travail pouvaient exister, tout en se vantant des moyens mis en place par la direction pour éviter ces drames. Évidement le dégraissement des effectifs qui sont la cause directe des souffrances et des malheurs des employés n’a pas été mis à l’ordre du jour. Ensuite les postiers l’ont interpellé par rapport aux postiers du 92 qui sont en grève depuis plus de 10 mois et avec lesquels la direction n’a jamais tenu ses engagements.

Lors du départ du PDG de la Cité Mondiale, un postier (syndicaliste SUD PTT) à été retenu physiquement par un garde du corps de Wahl à l’intérieur du bâtiment. Considérant la situation, le PDG s’est enfui en voiture, son deuxième chauffeur grillant un feu rouge. Bel exemple du respect du code de la route de la part de la direction de La Poste, tandis que les postiers sont sommés de respecter le code de la route par leur hiérarchie.

Le soir un débat s’est tenu à l’université de sciences po avec la présence d’Alain Juppé sur l’aménagement du territoire et le climat. Les postiers étaient toujours là, une quarantaine déterminés à interpeller Philippe Wahl sur leurs conditions de travail, en réponse la mairie a déployé un dispositif impressionnant, quasiment autant des policiers que de manifestants.

Malgré le titre du débat, Juppé et Wahl ont oublié le rasage de 5 hectares boisés en zone humide pour la construction de la nouvelle plateforme colis à Cadaujac en remplacement de celle de Bègles qui sera bientôt fermée et où 50 intérimaires seront mis à la porte suite au changement d’établissement. Vers 20h, Wahl et Juppé sont partis chacun de leur coté par des portes différentes suite à un apéritif du soir.

Pendant que Juppé et Whal boivent du champagne, les travailleurs de La Poste continuent à souffrir des conditions de travail de plus en plus déplorables. La politique du démantèlement du service public et de privatisation menée depuis plusieurs années par les différents gouvernements commence à donner ses fruits. Cela veut dire, le suicide des postiers ou de cheminots et des milliers de familles qui se retrouvent à la rue faute d’un emploi stable. Retrouvons nous tous ensemble lors de la journée du 5 février pour marcher à coté des syndicats et des GJ, contre Macron et son monde et la destruction du service public.

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VIDEO. Une gigantesque chaîne humaine de Gilets jaunes à Angoulême

Ce n’est pas sur BFM-TV qu’on verra cette scène. Pour l’acte XI, plus d'un millier de gilets jaunes se sont réunis derrière les barrières de sécurité de la RN10 vers Angoulême pour former une gigantesque chaine humaine en prenant soin de frapper les barrières pour se faire entendre.

Acte XI

C’est sur plus d’un kilomètre et demi que la chaîne humaine s’est étendue. Cette chaîne s’inscrit dans une opération visant à réaliser une chaîne humaine tout au long de la RN10 du Nord au Sud de la Charente. L’opération était même organisée à l’échelle nationale, du Nord au Sud de l’hexagone. Ainsi, de la même manière à Poitiers, plusieurs chaînes humaines étaient organisées. Des bus de Gilets jaunes avaient été affrétés pour l’occasion.

Si l’opération n’a pas réuni les milliers de Gilets jaunes espéré, ils étaient tout de même plus d’un millier et se son concentrés au niveau du magasin Auchan de La Couronne, là encore, sous forte surveillance policière.

Un Gilet jaune Charentais témoignait ainsi pour le journal Sud-Ouest : « On a vu des personnes âgées, des gens qui ne viennent pas manifester d’habitude. Le principe était de montrer aux élites que nous sommes toujours présents et qu’on ne lâchera rien. On remercie vraiment ceux qui sont venus. » « C’était important de donner une nouvelle forme au mouvement et je pense qu’elle a plu » note-t-il en conclusion.

Mais même lorsqu’il s’agit de faire une chaine humaine, la police réprime. Ainsi, un gilet jaune a été arrêté alors qu’il filmait la manifestation avec un drone. À Cognac, vers 16 heures, les Gilets jaunes ont été réprimés et gazés. Plus tôt encore, les manifestants avaient été bloqués par la gendarmerie dans les villes de Ruffec et de Barbezieux. Les interdictions préfectorales ont également cherché à démobiliser les Gilets jaunes.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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