SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Relaxe pour Philippe Poutou et ses camarades syndicalistes de Ford !

Criminalisation syndicale. Trois militants CGT Ford Blanquefort dont Philippe Poutou, ex-candidat à la présidentielle pour le NPA, sont convoqués devant la Cour d'appel du Tribunal correctionnel pour "dégradations en réunion" suite aux poursuites engagées par Ford. Leur faute : avoir manifesté lors du Mondial de l'Automobile 2012 et 2014 devant le stand du constructeur automobile. Nous relayons ici le communiqué de presse du NPA.

Crédit Photo : Photothèque Rouge/JMB

Lundi 15 janvier, Philippe Poutou et deux militants de la CGT de Ford Blanquefort sont convoqués devant la cour d’appel à la 28ème chambre du Tribunal correctionnel de Paris.

Cette convocation résulte du pourvoi en appel effectué par ces militants suite aux condamnations prononcées en juin dernier pour « dégradations en réunion  ». Ces condamnations consistent en des amendes avec inscription au casier judiciaire.

Les poursuites avaient été engagées à la demande de Ford à la suite de manifestations dans le Mondial de l’automobile en 2012 et 2014, lors desquelles le stand du constructeur automobile avait été envahi avec projection de confettis et collage d’autocollants. La direction a pourtant été dans l’impossibilité de démontrer réellement des dégradations, ni d’indiquer des coupables.

Mais pour la justice, la présomption de culpabilité est de mise pour celles et ceux qui s’opposent aux reculs sociaux. Au moment où cette même justice vient de prononcer un non-lieu pour le gendarme responsable de la mort de Rémi Fraisse, nous devons mettre un coup d’arrêt aux poursuites et condamnations des militantEs qui résistent au gouvernement et au patronat.

De PSA à La Poste en passant par Ford et bien d’autres, cette politique répressive accompagne licenciements et suppressions de postes. Ces deux offensives réactionnaires doivent être combattues de front, dans l’unité la plus large.

Un rassemblement est organisé le lundi 15 janvier à partir de 8h30, devant le Palais de justice de Paris, 10 boulevard du Palais, Paris 1er.

Montreuil, le 10 janvier 2018

Source : le site du NPA

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Succession de Gattaz : Berger veut donner un « coup de main » au MEDEF

Laurent Berger, leader de la CFDT, s'est demandé ce mercredi si le Medef n'aurait pas besoin d'un « coup de main » pour assurer la succession de Pierre Gattaz qui s'annonce encore indécise. Après avoir appuyé et déroulé le tapis rouge à Macron et à ses ordonnances, les annonces d’une collaboration toujours plus ouverte avec le patronat ne sont pas anodines.

Dans un entretien aux journaux du groupe Ebra, Laurent Berger a jugé bon de donner son avis sur la succession de Pierre Gattaz, actuel président du MEDEF, qui doit intervenir en juillet 2018. « Au Medef, cela fait deux fois que des gens qui nous expliquent tout connaître de l’entreprise et du management se prennent les pieds dans le tapis au moment de choisir leur président...", a-t-il commencé.

« Ils ont peut-être besoin d’un coup de main. On ne leur donnera pas pour le Medef, mais dans les entreprises, nous sommes légitimes à le faire », a continué M. Berger, montrant que l’idée n’est pas forcément que de l’ironie, mais répond à une politique de « codétermination » qu’il exige de longue date. Comme l’affirme L’Opinion, « déçue de ne pas avoir assez été écoutée lors de la négociation sur les ordonnances sur la question de la codétermination, la CFDT pousse en ce sens. »

Et Macron, avec la nouvelle loi Le Maire, pourraient bien accéder à cette demande en impliquant davantage les représentants syndicaux dans la gouvernance des entreprises. « L’Elysée a conscience que cela redonnerait le sourire à Laurent Berger, le secrétaire général de la confédération. Le patronat, en revanche, freine des quatre fers. Mais le Medef est empêtré dans la succession de Pierre Gattaz… », continue l’Opinion.

C’est en ce sens, que Berger s’est même risqué à donner un nom quant à la succession de Pierre Gattaz. M. Berger a qualifié le patron de Michelin de "quelqu’un de bien". "La CFDT côtoie Jean-Dominique Senard chez Michelin : tout n’est pas merveilleux, mais il a une vraie politique du dialogue social et il accepte d’écouter les autres", souligne-t-il toujours dans l’entretien. Ainsi, bien plus que de l’ironie, tout en ayant conscience des contradictions quant à la guerre de succession au sein du MEDEF. Après avoir donné un cadeau au secteur de la Chimie, en acceptant un salaire minimum en dessous du SMIC, Berger met la pression au patronat.

Non content de voir la CDFT s’intéresser à ses affaires, le MEDEF a compris le sérieux de la proposition et a répondu sèchement sur Tweeter. « Nous n’avons besoin d’aucun coup de main », a répondu sur l’organisation patronale. « Nos présidents sont élus. Pour un unique mandat de 5 ans non renouvelable et non rémunéré. On ne parle pas de succession », a ajouté le Medef. Le MEDEF, et ses différentes franges du patronat sont en dispute. De sorte que le MEDEF a refusé en décembre de modifier les règles régissant l’élection de son président, écartant de facto une candidature du patron de Michelin.

Pour terminer, Berger a embarqué dans sa tirade, la direction Force Ouvrière, qu’il semble voir dans le même état d’esprit. « Je constate qu’hier à la CFDT, et maintenant à Force ouvrière, la transition se fait dans la clarté », a-t-il insisté. Qu’on se rassure, le successeur de Mailly, Pascal Pavageau compte bien imprimer une politique toujours plus ouvertement de collaboration de classe, lui qui a affirmé dernièrement que le « syndicalisme ne se résume pas aux grèves »…

Crédits Photos : © Sipa Press

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Tunisie : deuxième jour de révolte contre les mesures austéritaires du gouvernement

Sept ans après la révolution, la Tunisie connaît une nouvelle poussée de fièvre sociale une semaine seulement après le soulèvement en Iran. Après une première nuit d’affrontement avec les forces de répression et la mort d’un manifestant dans la nuit de lundi à mardi, les travailleurs, la jeunesse et les classes populaires tunisiens se sont levés une seconde fois contre les mesures austéritaires du gouvernement.

Crédits photos : Sofiene Hamdaoui / AFP

La hausse des prix due à une augmentation de la TVA en Tunisie ne passe pas. Les mesures d’austérité que le gouvernement a prise le premier janvier dans son budget afin de répondre à la baisse de fréquentation touristique, à l’inflation et au recul des investissements étrangers ont déclenché la colère des secteurs les plus précaires de la population tunisienne, en particulier dans la jeunesse et dans les villes situées dans les terres, traditionnellement plus pauvres.

Dans la nuit de lundi à mardi, une première vague d’affrontement entre les manifestants qui s’opposent au gouvernement et à ses réformes avait déjà fait un mort en marge des rassemblements dans la ville de Tebourba, à l’ouest de Tunis. L’enterrement de l’homme mort lors de la première journée de contestation mardi après-midi a mis des centaines de jeunes dans la rue, décidés à ne pas laisser faire le gouvernement.

La réponse des autorités, qui essaient tant bien que mal de criminaliser le mouvement de protestation en le faisant passer pour un mouvement de casseurs, a été aussi brutale que les manifestants sont déterminés. Aux côtés de la police, l’armée à été mobilisée dans plusieurs villes. Résultat : plusieurs dizaines de personnes ont été blessés et plus de 200 manifestants ont été arrêtés par les forces de répression lors des affrontements qui se sont déroulés dans plusieurs villes du pays.

A Tunis, mais aussi à Meknassy, Sidi Bouzid, Kasserine, Gafsa ou encore à Tebourba, des manifestations pacifiques ont démarré le 8 janvier, notamment à l’appel de l’opposition coalisée au sein du Front Populaire. Etat d’urgence oblige, ces mouvements ont été massivement réprimés par les forces de l’ordre, à grands renforts de gaz lacrymogènes. Dans la nuit du 9 au 10 janvier, des agences, des magasins et des petits commerces ont été pillés à Tebourba comme à Tunis. Plusieurs postes de police ont été attaqués à Bouhsina et à Beja, tandis que deux synagogues brûlaient à Djerba. Le pays entier a été parcouru d’échauffourées, et la police tunisienne annonce compter 49 blessés dans ses rangs.

Au-delà des scènes de pillages qui ont eu lieu, le politologue Selim Kharrat estime que les manifestants veulent envoyer « un message politique de la part d’un pan de la population qui n’a plus rien à perdre et qui se sent ignoré  ». En effet, le gouvernement de Youssef Chahed tente de contenir une situation explosive et sur laquelle il a peu de prise. Coincé entre les islamistes d’Ennahda qui critiquent ceux qui «  fournissent une couverture politique justifiant les actes de violence et de vandalisme » et une opposition qui ne contrôle pas le mouvement tout en tentant de le pacifier, le gouvernement tunisien espère sortir la tête de l’eau par la répression.

Le feu continue de se propager, notamment grâce à l’appel aux rassemblements le 12 janvier lancé par le collectif « Fech Nestanaou » (Qu’attendons-nous ?). Ce groupe d’activistes semble solidement coordonné alors que plusieurs de ses membres ont été interpellés à travers le pays à cause de leurs tracts. L’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), centrale syndicale favorable au gouvernement Chahed, a même exprimé sa claire opposition à la loi de Finances. À leurs voix se joignent celles du parti Bani Watani ou encore du Courant Démocratique pour dénoncer l’incapacité et la corruption des dirigeants. Pour le fondateur de ce dernier, les jours du gouvernement sont comptés.

Depuis la chute de Ben Ali le 14 janvier 2011, rien n’a finalement changé du point de vue de la contestation sociale ; les revendications portent toujours sur l’emploi, et ainsi le niveau de développement des services publiques et de l’industrie, et plus largement sur la justice sociale et les libertés civiles. À sept ans de la révolution, la Tunisie et notamment les couches les plus précarisées de sa population mènent une lutte féroce qui si, elle parvient à faire reculer le gouvernement et ses lois d’austérités, pourrait avoir des conséquences sur l’ensemble des travailleurs de la région, notamment au Maghreb.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Suppressions d'emplois chez PSA : "Il faut un plan d'embauche massif en CDI" car "Peugeot est riche à milliards", estime la CGT

Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT du groupe PSA, a demandé, mardi sur franceinfo, que le groupe PSA mette en place un plan d'embauche massif en CDI dans ses usines.

Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT du groupe PSA, le 23 mai 2014, sur le site de PSA à Poissy (Yvelines).
Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT du groupe PSA, le 23 mai 2014, sur le site de PSA à Poissy (Yvelines). (MAXPPP)

"C'est complètement inacceptable. On ne peut pas imaginer que la direction de PSA continue à vouloir supprimer des milliers d'emplois dans un groupe qui accumule des milliards de bénéfices", a dénoncé, mardi 9 janvier sur franceinfo, Jean-Pierre Mercier. Pour le délégué central CGT du groupe PSA, "il faut un plan d'embauche massif en CDI dans les usines de PSA puisque Peugeot est riche à milliards."

PSA s'apprête à supprimer 2 200 emplois cette année, dont 1 300 en ruptures conventionnelles collectives. Des négociations sont en cours sur le site de Poissy (Yvelines) entre direction et syndicats. Les ruptures conventionnelles collectives sont entrées en vigueur le 1er janvier dernier. Après Pimkie, c'est PSA qui s'empare de ce nouvel outil prévu par les ordonnances réformant le Code du travail. 

franceinfo : Comment réagissez-vous à l'annonce du projet de PSA qui prévoit de supprimer 2 200 emplois cette année ?

Jean-Pierre Mercier : Pour nous, c'est complètement inacceptable. On ne peut pas imaginer que la direction de PSA continue à vouloir supprimer des milliers d'emplois dans un groupe qui accumule depuis plusieurs années des milliards de bénéfices. On s'attend à ce que la direction annonce le 1er mars un nouveau record historique de bénéfices. On parle de plusieurs milliards. Les usines PSA tournent en surrégime. On travaille les jours fériés, les samedis matins, pendant les pauses, les heures supplémentaires. Ce n'est pas possible ! Il faut un véritable plan d'embauche massif en CDI dans les usines de PSA puisque Peugeot est riche à milliards. Il faut embaucher les intérimaires qui composent presque 90% des lignes de production dans certaines usines, il faut embaucher les chômeurs en CDI. C'est comme ça qu'on luttera contre le chômage.

PSA annonce dans le même temps 1 300 embauches en CDI. N'est-ce pas suffisant ?

Nous sommes très loin du compte, car les énormes besoins en main d'œuvre sont sur les lignes de production et dans la fabrication. Sur ces 1 300 embauches en CDI il n'y en aurait que 400 destinés aux usines du groupe en France. A la production, on est très loin du compte. On est encore sur un solde très négatif sur l'emploi. La direction creuse encore le fossé et le sous-effectif sur les usines de PSA. On ne peut pas continuer dans cette direction. Le gouvernement accompagne ces grands groupes industriels multimilliardaires qui suppriment les emplois, c'est un véritable scandale ! On va demander à l'entreprise d'arrêter de supprimer des emplois. La direction a supprimé en cinq ans, près de 25 000 emplois en CDI. Aujourd'hui, ceux qui restent ont une charge de travail qui a explosé. Il y a tous ces intérimaires, ces milliers de jeunes qui ne demandent qu'à être embauchés pour avoir un vrai contrat, un vrai salaire pour pouvoir vivre.

Que pensez-vous de la mise en œuvre des ruptures conventionnelles collectives. Qu'est ce ça change selon vous ?

Cela change à la fois pour le salarié et pour l'employeur, qui n'a plus aucune obligation de justifier économiquement un plan de suppressions d'emplois. Pour lui, c'est le jackpot. Il peut à la fois accumuler des milliards de bénéfices et continuer très tranquillement à supprimer des centaines, des milliers d'emplois. Pour le salarié, on a bien compris qu'il y avait des interrogations, car quand il va partir avec une rupture conventionnelle collective, il semblerait que le délai de carence pour s'inscrire à Pôle emploi serait multiplié par deux. On passerait d'un mois et demi à trois mois de délai de carence. Ce ne sont pas les mêmes avantages pour le salarié qui voudrait partir d'une manière volontaire de l'entreprise. Chez PSA, c'est de moins en moins volontaire.

PAR FRANCETVINFO

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photo d'illustration

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Selon les informations du JSL et de Ouest France, le tribunal de Chalon-sur-Saône a condamné ce jeudi 4 janvier 2018 un jeune SDF de 24 ans à trois mois de prison avec sursis et à 210 heures de travaux d’intérêt général pour avoir, selon son propre aveux, « volé des sandwiches et des mini-pizzas dans la poubelle, des canettes de soda et une nappe pour [se] couvrir quand il fait froid » après s’être « introduit dans la réserve du magasin [Atac de Buxy], le 28 décembre et le 1er janvier ». La première fois, il avait agi avec deux personnes âgées de 17 ans ; la seconde, il avait agi seul [...]

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Les premiers licenciements en rupture conventionnelle collective commencent !

https://img.over-blog-kiwi.com/0/55/35/69/20170905/ob_40c2cb_licenciements-volontaires.jpg

 

Les ordonnances MACRON devaient faciliter l’emploi… Comme l’avait dénoncé la CGT, c’est tout le contraire qui se passe.
L’idée que licencier plus facilement aiderait à lutter contre le chômage pourrait être risible si elle n’allait pas encore provoquer des drames humains…

L’encre des textes de loi sur l’élargissement des modalités facilitant les ruptures conventionnelles a tout juste eu le temps de sécher que de nombreuses entreprises s’en servent dès aujourd’hui pour « dégraisser » leurs boîtes. C’est la première mesure de la loi MACRON à se mettre en place, mesure qui du reste, n’était pas prévue dans le projet initial.
Elle permet d’écarter toutes les règles du licenciement économique collectif en cas de plan de départs volontaires et, notamment, elle permet à l’employeur de se soustraire à la mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).

Ce dispositif est le moyen de contourner la procédure de licenciement économique.
Avec la rupture conventionnelle collective, l’employeur n’aura plus l’obligation de justifier de difficultés économiques et de favoriser le reclassement des salariés licenciés. Ainsi, les garanties contenues dans les procédures de licenciements économiques sont éclatées.
Cela va fragiliser tout le marché du travail puisque les verrous posés par la loi en matière de rupture des contrats de travail sautent. De ce fait, le CDI n’a plus qu’une valeur symbolique de sécurité pour le salarié.
Quelle aubaine !
C’est un boulevard pour certaines entreprises qui pourront se « débarrasser » à moindre coût de salarié-e-s ayant de l’ancienneté et donc considéré-e-s comme « trop payé-e-s » et recruter en même temps des précaires, corvéables et jetables, pratique qui va assurément accélérer la perte des compétences, qualifications et savoir-faire.

Ce dispositif est un recul supplémentaire pour les droits des travailleurs.
Aujourd’hui, PSA, qui affiche 1,5 milliard de bénéfices au 1er semestre 2017 annonce 2200 suppressions d’emploi dont 1300 ruptures conventionnelles collectives et 900 congés seniors et 208 ruptures conventionnelles chez Pimkie, chaîne dépendante du groupe Mulliez regroupant un ensemble de grandes enseignes. Demain, ce seront Le Figaro, Les Inrocks, sans oublier d’autres marques de prêt-à-porter dont Jules, Bizzbee, Brice, etc.

La CGT se bat pour un code du travail du XXIème siècle avec des propositions concrètes, réfléchies, réalisables.
Autre exemple de ce que propose la CGT : un Nouveau statut du travail salarié (NSTS) qui concerne l’ensemble du salariat, du privé comme du public, quel que soit la taille de l’entreprise ou le service pour celles et ceux qui sont en emploi. Il permettra à chaque salarié-e, de la sortie du sys¬tème scolaire à la fin de sa carrière professionnelle, de disposer d’un certain nombre de droits cumulatifs et progressifs, transférables d’une entreprise à l’autre, d’une branche à l’autre, opposables à tout employeur. Ils constitueront un socle commun de droits interprofessionnels, base de la construction de tout statut et convention collective, dans le respect de la hiérarchie des normes et du principe de faveur.

Pour la CGT, la lutte contre les Ordonnances Macron ne fait que commencer.

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DIRECT. Massacre de l’emploi : PSA vise 2.150 suppressions d’emplois en 2018

Ordonnances Macron. La direction du groupe PSA projette au moins 1.250 ruptures conventionnelles collectives en France pour l'année 2018. A ces départs « RCC » doivent s'ajouter 900 congés senior. Au total, PSA entend donc obtenir plus de 2.150 suppressions de postes.

Saint-Ouen et Poissy en première ligne

2.150 suppressions d’emplois. C’est un nouveau plan de massacre de l’emploi annoncé par le direction du groupe PSA. Un savant mélange entre 1 250 ruptures conventionnelles collectives, application directe des ordonnances Macron, et 900 « congés séniors » pour licencier les CDI, les vieux et les handicapés à bas coût.

Pour le moment, les « négociations » sont toujours en cours et la direction n’a pas donné de données précises site par site. Elle compte devrait le faire en comité d’entreprise extraordinaire le 19 janvier. Selon Les Echos, les unités de Saint-Ouen et de Poissy, en région parisienne, devraient être mises particulièrement à contribution.

Contrer ce plan de licenciement, les syndicats doivent s’opposer !

Ce plan de licenciement est à visée politique. Tavares compte ainsi impulser un plan de licenciement « dernier cri », dans l’un des secteurs clés de l’industrie hexagonale : la métallurgie. Ce plan, le patronat compte généraliser à l’ensemble d’un secteur déjà sinistré et soumis, à une importante exploitation, des cadences infernales, une énorme souffrance au travail.

Contre PSA et son plan de licenciement made in Macron, ce dont il s’agit pour l’ensemble des organisations syndicales, c’est de construire une riposte globale. Pour cela, le préalable nécessaire, même si non suffisant, c’est d’exiger de l’ensemble des syndicats de s’opposer à cet accord !

Une victoire face à ces plans de licenciements, comme ceux qui touchent PSA, pourrait être une première étape pour faire reculer le camp d’en face et donner confiance à la classe ouvrière. Une victoire mettrait un coup d’arrêt à la mise en œuvre des ruptures conventionnelles collectives chez PSA comme chez Pimkie. En ce sens, cette lutte contre les licenciements doit être une bataille de l’ensemble du monde du travail et de la jeunesse.

Comme lors de la grève contre la fermeture de PSA Aulnay, sans nous pas de bagnoles !

Plus encore, cette bataille contre les licenciements à PSA, c’est aussi un combat pour dire stop à la société que Macron compte nous imposer, cette société où les licenciements seront aussi simples qu’un bonjour, cette société où la précarité devient la norme.

Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de la précarité, mais des embauches en CDI pour tous !

Crédits photos : Jean-Claude Coutausse / french-politics pour Le Monde

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PSA : Tous les syndicats doivent s’opposer aux licenciements made in Macron. Pour de nouvelles embauches en CDI !

Au siège social du groupe à Poissy, ce mardi, la direction du groupe PSA compte présenter aux syndicats un nouveau plan de massacre de l’emploi. L’objectif, trouver, au plus vite, dans la journée un accord « majoritaire » sur les conditions de la première rupture conventionnelle collective de l’ère Macron. Plus que jamais, contre ce nouveau plan de licenciement, l’ensemble des syndicats doivent faire bloc contre la direction de PSA, et ses licenciements made in Macron.

Pour PSA, le millésime 2017 s’annonce comme un grand cru. Après des profits records en 2016, le géant hexagonal de l’automobile compte présenter un nouveau record de profits cette année, début mars. Pour éviter de télescoper cette annonce, avec le plan massif de suppressions d’emplois, Carlos Tavares s’est décidé à se lancer dans un sprint pour massacrer l’emploi chez PSA et ses sous-traitants.

L’objectif : mettre en œuvre l’accord sur le plan de licenciements, aussi vite que possible, et ce dès le 1er février prochain. Selon LCI, un plan de 2000 à 3000 suppressions d’emplois pourrait être soumis à signature le soir même.

Un plan massif de suppressions d’emploi éminemment politique

L’annonce, ce mardi, par la direction du groupe PSA de cette première rupture conventionnelle collective (RCC) revêt un caractère éminemment politique. D’abord, parce qu’il s’agit pour Carlos Tavares d’appliquer la première rupture conventionnelle collective de l’ère Macron, l’une des mesure phares des ordonnances Travail, première loi anti-ouvrière du président des riches.

Déjà sous Hollande, le fleuron jadis de l’industrie française, en grande difficulté en 2012, avait fait l’objet des premières « expérimentations » des accords de compétitivité. De la sorte, cela avait encouragé par la suite le dialogue social ancienne mouture dans les grandes entreprises en « difficulté », comme chez Renault. On parlait des accords d’entreprise dits « défensifs ».

De façon analogue, la volonté d’appliquer les ordonnances travail, dans cette même entreprise du CAC40, un géant de l’automobile, dont les profits sont records, vise à donner le manuel d’utilisation des lois Macron, et plus encore, à encourager l’ensemble du grand patronat hexagonal à massacrer l’emploi, et ce quand bien même les profits sont monstres, les usines tournent à plein régime 24h sur 24h, samedis et jours fériés.

Licencier surtout les CDI, les vieux et les handicapés pour mieux précariser

Chez PSA, on est habitué aux plans de licenciements. D’ailleurs, la direction du groupe tente de dénier toute nouveauté à cette mesure. « PSA a déjà recours à un dispositif de départs volontaires, dans le cadre du Daec - dispositif d’adéquation entre les emplois et les compétences -, déjà approuvé par une majorité de syndicats en juin 2014 », explique un porte-parole du constructeur.

Dans un certain sens, l’on peut trouver un fond de vérité à ces affirmations de PSA tant, depuis 2013, ce sont près de 25000 emplois CDI supprimé sur les sites en France. À cette course de fond, engagée depuis plusieurs décennies, Tavares compte s’engager pour des raisons politiques dans un sprint de 2 000 à 3 000 suppressions de postes.

Des licenciements, qui visent, en premier lieu, les ouvriers industriels en CDI, plutôt âgés ou encore les handicapés, ainsi que les travailleurs malades, qui ne peuvent plus tenir les cadences. Comme l’affirme d’ailleurs Les Echos, les employeurs comptent user des RCC afin de gérer « leur pyramide des âges ».

En clair, il s’agit de licencier les CDI, les salariés qui ont une certaine « stabilité », pour embaucher des jeunes avec des contrats précaires. Et c’est quasiment une caricature. D’un côté, le licenciement de plusieurs milliers de travailleurs en CDI, dans le même temps, PSA a annoncé le recrutement de 600 intérimaires pour son site d’Hordain/Sevelnord.

Trahir ou combattre ? Tous les syndicats doivent s’opposer !

Face à ce nouveau massacre de l’emploi, les déclarations de certains syndicats, hormis la CGT, sous-entendent qu’ils vont signer l’accord. Force Ouvrière et la CFDT, dans la continuité des politiques collaborationnistes ouvertes de Laurent Berger, et de Jean-Claude Mailly, pour l’heure, ne semblent pas s’opposer aux plans de départs en tant que tel.

Christian Lafaye, de FO ne notait « rien de nouveau sous le soleil » et ne redoutait pas de plan de départs massif car « c’est difficile d’aller plus bas ». Pour la CFDT, il n’y « a pas de problématique particulière, sauf éventuellement sur les conditions financières de départ », selon Franck Don. En somme, cela sous-entend qu’aussi bien FO que la CFDT pourrait bien apposer leur signature à l’accord.

De son côté, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a dénoncé, bien que bien tardivement, ce lundi, sur France Info le plan de PSA. Accusant la direction de vouloir « transformer les CDI en précaires », il a expliqué que contrairement aux « plans de sauvegarde de l’emploi », les entreprises pourront immédiatement recruter de nouveaux candidats aux postes laissés par les « volontaires ». Bien que très tardive, une dénonciation correcte, mais, pour l’heure, aucun de plan de bataille annoncé, et moins que le minimum syndical en terme de communiqué.

Préparer un véritable plan de bataille : une tâche de l’ensemble du mouvement ouvrier !

Ce plan de licenciement est à visée politique. Tavares compte ainsi impulser un plan de licenciement « dernier cri », dans l’un des secteurs clés de l’industrie hexagonale : la métallurgie. Ce plan, le patronat compte généraliser à l’ensemble d’un secteur déjà sinistré et soumis, à une importante exploitation, des cadences infernales, une énorme souffrance au travail.

Contre PSA et son plan de licenciement made in Macron, ce dont il s’agit pour l’ensemble des organisations syndicales, c’est de construire une riposte globale. Pour cela, le préalable nécessaire, même si non suffisant, c’est d’exiger de l’ensemble des syndicats de s’opposer à cet accord !

Cette bataille, dans le cadre d’une guerre généralisée que nous déclare le grand patronat, Macron à son service, est d’autant plus importante que ce plan de licenciement « made in Macron » donnera le ton de la future application des ordonnances travail entreprise par entreprise.

Une victoire face à ces plans de licenciements, comme ceux qui touchent PSA, pourrait être une première étape pour faire reculer le camp d’en face et donner confiance à la classe ouvrière. Une victoire mettrait un coup d’arrêt à la mise en œuvre des ruptures conventionnelles collectives chez PSA comme chez Pimkie. En ce sens, cette lutte contre les licenciements doit être une bataille de l’ensemble du monde du travail et de la jeunesse.

Comme lors de la grève contre la fermeture de PSA Aulnay, sans nous pas de bagnoles !

Plus encore, cette bataille contre les licenciements à PSA, c’est aussi un combat pour dire stop à la société que Macron compte nous imposer, cette société où les licenciements seront aussi simples qu’un bonjour, cette société où la précarité devient la norme.

Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de la précarité, mais des embauches en CDI pour tous !

Crédits photos : (JACKY NAEGELEN / REUTERS )

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Pour une fois l'oligarchie française n'en est pas à citer en exemple l'Allemagne.

c'est que :

La semaine de 28 heures est au coeur d'une grève en Allemagne

C'est qu'aussi le patronat allemand a jugé excessives les revendications des travailleurs.

Et sur le site de la Confédération Européenne des Syndicats on ne voit toujours pas de déclaration de soutien à la lutte engagée en Allemagne.

Est-ce que cela fera de la peine à Bruxelles et à la commission européenne comme ne cadrant pas avec les directives austéritaires ?

 

**************

 

(Boursier.com) —

Le mouvement doit durer au moins une semaine, à l'initiative du syndicat le plus puissant en Europe... Les salariés de l'industrie allemande ont entamé de nouveaux débrayages lundi, notamment dans les secteurs de la métallurgie, de l'automobile et de l'électronique, à l'appel du syndicat IG Metall qui réclame des hausses de salaires et une réduction du temps de travail hebdomadaire, à 28 heures.

La centrale syndicale du pays revendique une hausse de 6% des salaires cette année pour 3,9 millions de salariés de l'industrie.

Le patronat a rejeté cette demande, la jugeant excessive, et se dit prêt, pour l'heure, à consentir à une augmentation de 2%, assortie d'une prime exceptionnelle de 200 euros au premier trimestre.

IG Metall réclame aussi que les salariés postés ou ayant des charges familiales aient la possibilité de passer de 35 heures à 28 heures hebdomadaires avec le droit de revenir à un temps plein au bout de deux ans. Le syndicat allemand veut que les employeurs contribuent à compenser la perte de salaire induite par une baisse du temps de travail.

Calendrier de négociations

Les ouvriers du service de nuit chez Kirchhoff, fournisseur de pièces pour automobiles, dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, ont débrayé lundi, tout comme les salariés du fabricant de matériel agricole Claas, indique IG Metall.

A Berlin, 400 ouvriers du fabricant d'ascenseurs OTIS devaient débrayer lundi matin, et d'autres entreprises devaient suivre le mouvement dans la journée, a ajouté le syndicat.

Des négociations ont été fixées au 11 janvier pour les salariés dans le Bade-Wurtemberg, Land où sont basées de grandes entreprises comme Volkswagen, Daimler ou Bosch.

En Bavière, les négociations doivent reprendre le 15 janvier. Quant au Land de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie, où des sociétés comme Thyssenkrupp ont leur siège, il doit suivre le 18 janvier.

PAR FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Emmanuel Macron a présenté cette semaine ses vœux à la presse. Les journalistes du Média lui répondent. 
« Le macronisme montre son vrai visage : répressif et autoritaire »

PAR EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
photo d'illustration (source: revue Ballast)

photo d'illustration (source: revue Ballast)

Derrière « 1336 » se cache un décompte des jours de lutte, ceux passés de la fermeture de l’usine Fralib jusqu’à la fin du conflit entre Unilever et les ouvriers du groupe fabriquant les thés Lipton et Éléphant. 1336 est aujourd’hui la nouvelle marque des thés produits par la SCOP qu’ils ont créée en 2015. 1336 (parole de Fralibs) raconte ce combat de David et Goliath modernes. Après Paroles de Stéphanois, Philippe Durand prête sa voix à ces hommes et femmes qui, attachés à leur travail et refusant la fatalité, ont fait plier le géant économique. Le comédien donne corps aux rencontres qu’il a faites, aux interviews qu’il a menées auprès des Fralibs dans leur usine, à Gémenos près de Marseille, en gardant leurs paroles intactes. Cette épopée sociale, humaine, retrace les grands faits de cette aventure collective et rend un vibrant hommage au courage et à la pugnacité de ces ouvriers sauvant leur emploi et un savoir-faire artisanal.

 

Maison des métallos
94 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11ème

Métro : ligne 2 : arrêt Couronnes - ligne 3 : arrêt Parmentier
Autobus ligne 96

 

du 9 au 13 janvier 2018
mardi, mercredi et vendredi à 20h
jeudi et samedi à 19h

durée : 1h35 - à partir de 15 ans - Tarifs de 5 à 9 euros

 

TOUS LES INFOS EN LIEN CI-DESSOUS :

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

par Rachel Knaebel

Fin décembre, un procès inédit a débuté en Argentine : d’anciens cadres de la multinationale automobile Ford sont jugés pour leur complicité avec l’appareil répressif de la dictature militaire argentine (1976-1983), durant laquelle 30 000 personnes ont disparu et 15 000 ont été exécutées.

D’anciens dirigeants de la filiale argentine de Ford de l’époque sont soupçonnés d’avoir facilité la séquestration et la torture de 24 ouvriers d’une des usines Ford du pays. « Trois délégués syndicaux n’ont jamais été retrouvés, précise le journal Le Monde.

Quelques jours avant le début du procès argentin, au Brésil, le constructeur automobile allemand Volkswagen présentait les résultats d’une recherche sur sa collaboration avec l’appareil répressif de la dictature militaire brésilienne cette fois (1964-1985), avec ses 20 000 personnes torturées et quelques centaines de morts et « disparus ». Des témoignage recueillis dans le cadre de la Commission vérité sur les crimes de la dictature brésilienne ont révélé que des ouvriers de Volkswagen avaient été arrêtés, frappés et séquestrés sur leur lieu de travail avant d’être envoyés dans des centres de tortures et en prison.

Dénoncer les syndicalistes au nom du progrès

Des responsables de Volkswagen transmettaient aux organes de répression du régime des rapports sur ses ouvriers syndicalistes (voir ici et là). C’est suite à ces accusations que l’entreprise a initié cette recherche historique, confiée à un historien indépendant. L’auteur de l’étude est finalement arrivé à la conclusion qu’« une collaboration a eu lieu entre certains vigiles de Volkswagen do Brasil et la police politique, du Dops, du régime militaire ». Mais qu’« il n’y avait pas de preuve claire que cette collaboration se basait sur une action institutionnelle du côté de l’entreprise ».

Dans les années 1960, la filiale brésilienne de Volkswagen est la plus grande appartenant au constructeur hors de l’Allemagne, et la cinquième plus grande entreprises brésilienne. L’historien Christopher Kopper souligne d’une part que le directeur de Volkswagen Brésil de l’époque, Friedrich Schultz-Wenk (émigré allemand arrivé au Brésil en 1949), « n’a pas du tout été effrayé par le putsch de 1964 ». « Il y a réagi au contraire de manière très positive, euphorique », écrit-il. « Schultz-Wenk saluait l’emprisonnement des leaders syndicaux et des sympathisants de fait ou supposés des communistes », ajoute l’étude.

« En 1972 j’ai été emprisonné au sein du site de Volkswagen. »

Celui qui lui a succédé à la tête de la filiale brésilienne de Volkqwagen en 1972, Werner P. Schmidt, est même cité, en 1973, dans article du journal allemand Süddeutsche Zeitung. Il y assure que la « fermeté » du régime était nécessaire au progrès : « “Bien sûr”, dit l’homme entre deux gorgées de jus de tomate, “la police et les militaires torturent les prisonniers pour obtenir des informations importantes, bien sûr on ne fait même plus de procès aux subversifs politiques, on les tue immédiatement, mais une information objective doit ajouter à cela que sans fermeté, on irait pas de l’avant. Et on va de l’avant“. »(Voir la citation complète ici).

L’étude détaille plusieurs exemples concrets de collaboration entre Volkswagen et l’appareil répressif. « Le premier travailleur de Volkswagen emprisonné a été arrêté le 29 juin 1972. Le même jour, la police arrêtait l’outilleur Lucio Bellentani. Le 2 août, l’outilleur Antonino Torino, le 8 août le fraiseur Geraldo Castro del Pozzo, le contremaître Heinrich Plagge et la secrétaire Annemarie Buschel », énumère l’étude. « En 1972 j’ai été emprisonné au sein du site de Volkswagen, avait témoigné Lúcio Bellentani en 2012 devant la commission de la vérité de São Paulo. J’étais au travail et deux individus avec des pistolets automatiques sont venus, me les ont collés dans le dos et m’ont posé des menottes. Il était environ 23 heures. Dès que je me suis retrouvé dans le local de sécurité de Volkswagen, la torture a commencé. J’ai reçu tout de suite des coups. Ils voulaient savoir s’il y avait d’autres membres du parti (communiste) chez Volkswagen. » 

Impunité

Le même jour, l’ouvrier est envoyé dans un centre de torture du Dops. S’ensuivent « deux heures de coups ». L’homme a ensuite passé six mois dans ce centre de la police politique, a attendu un an un procès, puis a été libéré, faute d’éléments contre lui. « Le témoignage de Lucio Bellentani accable le vigile de Volkswagen, conclut l’historien. Il aurait pu empêcher les mauvais traitement dans les locaux de Volkswagen. » Le chercheur précise aussi : « Quand le chef de la sécurité de Volkswagen, Ademar Rudge a informé le chef du personnel, le chef de la production, et le directeur, le 9 septembre 1974, du déroulement d’une assemblée syndicale et de la participation de travailleurs de Volkswagen, une copie de ce rapport a manifestement été envoyé, comme de routine, à la police politique ». 

Il est toutefois peu probable qu’un procès ait jamais lieu contre d’anciens responsables de Volkswagen au Brésil, comme c’est le cas actuellement à l’encontre de ceux de Ford en Argentine. La loi d’amnistie brésilienne de 1979 a permis d’un côté l’amnistie des exilés et prisonniers politiques, mais empêche toute poursuite judiciaire à l’encontre des responsables de la répression durant la dictature militaire.

Rachel Knaebel

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Photo : DR

PAR multinationales.org

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