SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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L’argument selon lequel la réglementation du marché travail serait un frein à l’embauche est invalidé par la réalité économique. Le facteur principal demeure le carnet de commandes.
Dans une enquête récente réalisée auprès de 10 000 entreprises des secteurs de l’Industrie, du Bâtiment et des Services, l’Insee montre que les entreprises affirmant que la réglementation du marché du travail est le premier facteur de « barrière à l’emploi » n’emploient qu’une minorité des salariés du secteur.
Ainsi, dans le secteur du Bâtiment, les entreprises considérant que le premier facteur néfaste pour l’emploi est la faiblesse du « carnet de commande » emploient 54 % des salariés du secteur.
Dans cette enquête, il apparaît aussi que les entreprises citant le « niveau des salaires trop élevés » parmi les premiers freins à l’emploi ne représentent que 5 % des salariés dans l’industrie et 7 % dans les deux autres secteurs. Plus spécifiquement, les entreprises considérant l’ensemble des « coûts » (salaires, recrutement, cotisations sociales, coûts de licenciement, etc.) comme l’un des principaux freins à l’embauche n’emploient que 35 % des salariés du Bâtiment, 22 % des salariés des Services et 19 % des salariés de l’Industrie.
Enfin, les entreprises qui placent les « barrières liées à la réglementation » en bonne position (4ème dans la liste des facteurs constituant des freins à l’embauche) n’emploient qu’une minorité des salariés de ces 3 secteurs d’activité : 34 % dans le Bâtiment, 19 % dans l’Industrie et 16 % dans les Services.
Ces résultats confirment ce que la CGT et nombre d’observateurs (dont l’OCDE, organisation de coopération et développement économique, l’un des temples du néolibéralisme) ne cessent de répéter : la relance de l’emploi suppose de développer les carnets de commandes, ce qui implique de mettre fin à l’austérité et d’augmenter les salaires.
Cette enquête confirme aussi, si besoin en était, le bien-fondé de l’opposition de la grande majorité des salariés à la casse des droits du travail.
Forte du soutien des salariés, la CGT et ses organisations poursuivront les mobilisations contre la casse des droits des travaileurs-euses et pour un code du travail du 21ème siècle.

Montreuil, le 21 juin 2017

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Loi travail bis
La France va-t-elle suivre le modèle allemand et transformer ses chômeurs en travailleurs pauvres ?

 

Après les lois Macron, Rebsamen et El-Khomri sous le précédent quinquennat, le gouvernement d’Edouard Philippe prépare une réforme encore plus profonde du droit du travail, précédant une remise à plat de l’assurance chômage. Ce big bang annoncé a un modèle : les réformes « Hartz », engagées en Allemagne au début des années 2000, aujourd’hui parées de toutes les vertus par de nombreux commentateurs avec, en apparence, l’un des taux de chômage les plus bas d’Europe. La réalité des chiffres montre au contraire que ces réformes du marché du travail n’ont pas radicalement réduit le chômage et la sous-activité et, surtout, ont provoqué une explosion des travailleurs pauvres, dont le nombre est l’un des plus élevés d’Europe.

Emmanuel Macron et son gouvernement vont désormais entrer dans le vif du sujet : s’atteler à des « réformes structurelles », notamment celle du « marché du travail », qui serait une condition indispensable à la baisse du chômage. Le gouvernement français emboîte ainsi le pas à son voisin allemand. Le taux de chômage en Allemagne s’élevait, il y a quinze ans, à 10,5 % selon l’agence allemande pour l’emploi. La première réforme du marché du travail allemand – la loi dite Hartz, du nom de Peter Hartz, ancien DRH de Volkswagen qui a dirigé la commission qui a concocté ces réformes sous le gouvernement du social-démocrate Gerhard Schröder – entre alors en vigueur. Trois autres réformes ont suivi : elles se sont attaquées à l’assurance chômage, en réduisant la durée d’allocation et en renforçant les contrôles et la surveillance des chômeurs, et ont ouvert grand la porte au développement des emplois à bas-salaire.

Après avoir atteint un record, plus de 11,5 % et 4,9 millions de chômeurs en 2005, le chômage allemand commence finalement à diminuer. Il passe sous des 10 % deux ans plus tard. Depuis, les chiffres sont en baisse continue. Et l’Allemagne fait figure de modèle de ce côté-ci du Rhin pour tous les politiques, chefs d’entreprise et économistes orthodoxes qui vantent les mérites de la dérégulation du droit du travail pour relancer l’emploi. Mais l’un a-t-il vraiment permis l’autre ? Les chiffres du travail et du chômage allemand sont-ils si bons que ça ?

3,9 % de chômage pour Eurostat, 5,8 % pour l’administration allemande

Selon Eurostat, l’institut de statistiques européen, le taux de chômage allemand est de seulement 3,9 % depuis le début de l’année 2017. Le chiffre fait évidemment rêver chômeurs et politiques en France où le chômage est deux fois plus élevé, à 9,5 % en avril 2017. Premier hic : le taux de chômage allemand donné par Eurostat est largement inférieur à celui établi par... l’Agence allemande pour l’emploi. Selon les chiffres de l’administration allemande, ce taux de chômage s’élevait à 5,8% en avril 2017. C’est près de deux points de pourcentage de différence avec le taux d’Eurotsat !

« Les chiffres du chômage de l’Agence allemande pour l’emploi et ceux d’Eurostat sont différents parce que leur définition du chômage est différente, explique Alexander Herzog-Stein, économiste à l’institut d’analyses économiques IMK de la fondation allemande Hans-Böckler. La définition utilisée par Eurotsat est celle de l’Organisation internationale du travail (OIT), pour qui un emploi commence à partir d’une heure de travail par semaine. »

Pour le Pôle emploi allemand, au contraire, sont considérées comme chômeuses les personnes inscrites au chômage, qui sont disponibles sur le marché du travail, et qui cherchent un emploi d’au moins 15 heures par semaine. « De plus, les chiffres d’Eurostat sont basés sur un sondage réalisé auprès des travailleurs. Ceux de l’agence allemande pour l’emploi s’appuient sur l’enregistrement des chômeurs auprès de l’administration. » Le taux de 5,8 % de chômage de l’agence allemande semble donc plus crédible que les 3,9 % d’Eurostat. Et nuance le modèle allemand : il y a 2,5 millions de personnes au chômage. « Je pense que la statistique du chômage allemande est fiable. D’autant que l’agence pour l’emploi comptabilise aussi la “sous-activité” », ajoute l’économiste.

Un chômage réel à 8%

En Allemagne, cette dernière sous-catégorie des chiffres englobe une série de profils, non comptabilisés comme chômeurs mais qui, pour autant, n’ont pas d’emploi. En regardant les chiffres de la « sous-activité », l’image d’un pays presque sans chômeurs en prend encore pour son grade. Le nombre total de personnes considérées comme “sous-occupées”, chômeurs compris, s’élève en Allemagne à plus de 3,5 millions (en mai 2017), ce qui fait 7,8 % de la population active. On se rapproche du taux de chômage français. Qui sont ces travailleurs sous-occupés non comptabilisés comme chômeurs ?

Il s’agit par exemple des chômeurs de longue durée de plus de 58 ans. En Allemagne, l’âge légal de départ à la retraite est de 67 ans (avec des possibilités de départ à partir de 63 ans). Mais un chômeur de longue durée de plus de 58 ans est effacé des chiffres officiels du chômage. En mai, ils étaient plus de 160 000 dans ce cas. Ne sont pas comptabilisés, non plus, ceux qui suivent une formation – plus de 170 000 personnes –, de même que les chômeurs qui ont un “job à un euro” : 85 000 personnes occupent ces emplois à temps très partiel et à durée limitée dans les collectivités ou le secteur associatif, payés un euro de l’heure en plus de l’allocation sociale.

Partage du travail mal-rémunéré

« Ils enlèvent tout ce qu’ils peuvent des chiffres du chômage, critique la députée Die Linke (La Gauche) au Bundestag Sabine Zimmermann. Sont aussi éliminés les chômeurs suivis par des firmes privées dans leur recherche d’emploi. On ne peut pas lutter contre le chômage de longue durée avec des faux chiffres ! » Le parti de gauche Die Linke établit chaque mois, et ce depuis bientôt dix ans, ce qu’il appelle « les vrais chiffres du chômage », en recalculant, à partir des tableaux complexes fournis par l’agence pour l’emploi, le nombre de tous ceux qui en Allemagne, seraient réellement sans emploi.

Au-delà de ce travail de comptabilité, Die Linke critique aussi la rhétorique du « miracle » allemand. « Die Linke est née de l’opposition aux réformes Hartz du marché du travail. Le gouvernement dit aujourd’hui que ces réformes ont permis de lutter contre le chômage, mais cela s’est fait sur le dos des travailleurs, estime Sabine Zimmermann. Un des objectifs de la politique de Schröder était d’ouvrir le secteur des bas salaires, et il y est parvenu. Le boom prétendu de l’emploi consiste essentiellement en des empois précaires et des temps partiels. Et le prix payé par les travailleurs est extrêmement élevé. Nous avons aujourd’hui 1,2 million de travailleurs qui doivent en plus faire appel à l’aide sociale, sept millions de travailleurs à bas-salaire, un million de travailleurs intérimaires, et 2,6 millions de personnes qui ont un deuxième emploi. Le volume de travail n’a pas augmenté depuis dix ans. Il a juste été partagé entre plus de personnes. » [1]

Résultat : l’Allemagne affiche l’un des taux de travailleurs pauvres, ceux qui gagnent bien moins qu’un salaire médian, les plus élevés d’Europe, avec 22,5 % contre 8,8% en France. [2]. La moyenne européenne est de 17,4 %.

Le seuil de bas salaire selon Eurostat est inférieur à 10 € bruts/h en France (soit environ 1510 € bruts pour un équivalent temps plein, sachant que près de la moitié des personnes au Smic travaillent à temps partiel) et à 10,5 € bruts/h en Allemagne (soit 1575 €/bruts pour un ETP)

La mise en place d’un salaire minimum national depuis le 1er janvier 2015, devait contribuer à lutter contre la prolifération des bas-salaire. Son niveau reste très bas, à 8,84 euros bruts de l’heure depuis début 2017, alors que le Smic français s’élève à 9,76 euros bruts. Selon une réponse du gouvernement allemand à une question des députés Die Linke, il faut par exemple gagner aujourd’hui en Allemagne un salaire de 11,85 euros bruts de l’heure pour espérer une retraite minimum de… 804 euros par mois.

L’impact très relatif des réformes Hartz sur le chômage

L’économiste Alexander Herzog-Stein est moins pessimiste. « Dans les dix dernières années, le marché du travail allemand s’est beaucoup amélioré. Le chômage a beaucoup diminué, plaide-t-il. Mais le phénomène reste néanmoins un problème, car nous avons toujours un chômage de longue durée important, et un gros problème de travail précaire et de bas-salaires. Reste qu’avec un taux de chômage bas, il y a plus de marges de manœuvre politiques pour s’attaquer à ces problèmes. »

Le chercheur est en revanche peu convaincu des bienfaits des réformes allemandes du marché du travail. « Je ne pense pas qu’elles aient joué un si grand rôle dans la baisse du chômage. En 2005-2006, le marché du travail allemand a de fait connu un élan. Celui-ci n’a pas été interrompu par la crise de 2008 grâce à la politique menée en Allemagne. Ce n’était pas une politique d’austérité, mais de relance. L’Allemagne a aussi profité économiquement de la crise de la zone euro, c’est certain. En même temps, l’évolution démographique allemande, avec une population en recul, est aussi une raison du taux de chômage plus bas. Ce n’est pas la seule, mais c’est à prendre en compte. »

À quelques mois des élections législatives de septembre 2017, le candidat social-démocrate (SPD) Martin Schulz a tenté de se distancier, dans ses discours, des réformes du marché du travail lancées par le chancelier Schröder et son parti il y a quinze ans. S’il arrive au pouvoir, prendra-t-il de réelles mesures pour lutter contre la précarité dans laquelle se trouvent plongés des millions d’Allemand ? En attendant, la France se prépare à subir des réformes similaires avec l’objectif de réduire le chômage. La proportion de travailleurs pauvres augmentera-t-elle en parallèle ?

Rachel Knaebel

Infographie : Guillaume Seyral / Basta !

 

 

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Et qui risque fort de dégager à son tour du gouvernement ? Suivez leur regard…

Et qui risque fort de dégager à son tour du gouvernement ? Suivez leur regard… - Sipa
 
Des perquisitions ont été menées ce mardi 20 juin au siège de Business France dans le cadre de l'enquête sur l'organisation d'un déplacement en 2016 à Las Vegas d'Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie. Or, c'est sa ministre actuelle du Travail, Muriel Pénicaud, qui dirigeait l'agence à l'époque.

 

Jamais deux sans trois. Alors que le remaniement en cours du gouvernement d'Edouard Philippe est déjà perturbé par les affaires Richard Ferrand et MoDem, voilà que celle du déplacement d'Emmanuel Macron à Las Vegas en janvier 2016, quand il était ministre de l'Economie, rebondit ce mardi 20 juin. Des perquisitions ont en effet été menées ce mardi matin au siège du groupe publicitaire Havas et de l'agence nationale Business France, dans le cadre de l'enquête préliminaire pour favoritisme ouverte sur ce dossier.

 

Alors ministre de l'Économie du président Hollande - et pas encore à la tête de son mouvement En Marche -, Emmanuel Macron avait été se faire ovationner le 6 janvier 2016 par plus de 500 personnalités et dirigeants de start-up françaises au Consumer Electronics Show (CES), grand-messe mondiale de l'innovation technologique à Las Vegas. Selon Le Canard enchaîné, qui avait révélé l'affaire, le coût de cette fameuse soirée aurait atteint 381.759 euros, dont 100.000 euros pour les seuls frais d'hôtel. Et Business France, organisme dépendant de Bercy chargé de l'aide au développement international des entreprises françaises, avait confié l'organisation de cette petite sauterie au géant Havas, sans avoir recours à un appel d'offres pourtant obligatoire. Résultat : le parquet de Paris a ouvert mi-mars une enquête préliminaire pour favoritisme, complicité et recel de favoritisme.

 

"Une procédure pouvant potentiellement être affectée d'irrégularité"

 

Et que disait, en mars justement, l'entourage d'Emmanuel Macron sur ce dossier ? Que ce n'est "en aucun cas une affaire Macron. C'est une affaire Business France". Or, qui dirigeait à l'époque cet organisme dépendant de Bercy, chargé de l'aide au développement international des entreprises françaises ? Eh bien c'était… l'actuelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

 

Emmanuel Macron, son cabinet et le ministère de l'Économie "sont totalement hors de cause", avait appuyé le 8 mars le successeur de Macron à Bercy, Michel Sapin, relevant dans cette affaire "un dysfonctionnement de Business France". L'organisme a d'ailleurs reconnu sa responsabilité, en admettant que"le choix d'un prestataire capable de prendre en charge l'organisation de l'événement aux US et les actions de communication associées (...) avaient été faits selon une procédure pouvant potentiellement être affectée d'irrégularité".

Problème, que Muriel Pénicaud doit bien avoir compris cette semaine, en voyant Richard Ferrand évincé puis la MoDem Syvlie Goulard renoncer au gouvernement : Emmanuel Macron n'aime manifestement pas que la justice fourre le nez dans les affaires de ses ministres…

Par Magazine Marianne

Par CGT Compiègne facebook

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Fondée en 2004 par Carisa Janes, une vétéran de l’industrie de la beauté, la marque Hourglass est connue pour ses innovations, ses emballages luxueux et ses formulations innovantes, notamment l’utilisation d’ingrédients actifs dans les produits de teint. Son offre différente a permis à Hourglass de conquérir une solide base de consommateurs fidèles.

Alan Jope, Président Personal Care chez Unilever, a déclaré : « Nous sommes ravis d’ajouter Hourglass à notre portefeuille de marques de prestige. La catégorie des cosmétiques décoratifs a affiché des taux de croissance élevés, sous l’impulsion des réseaux sociaux, la diversité des canaux et la démocratisation des techniques professionnelles de maquillage, et présente donc une opportunité importante. Hourglass est déjà une marque qui réussit ».

« En tant que première marque de maquillage dans le portefeuille Prestige d’Unilever, nous sommes ravis de ce partenariat, car Hourglass continue de mettre en cause le statu quo avec des produits cosmétiques de luxe haute performance. L’engagement d’Unilever envers l’innovation et la responsabilité sociale est ambitieux et parfaitement en phase avec notre vision de l’avenir de la marque,  » a ajouté Carisa Janes, CEO de Hourglass.

Les modalités de la transaction n’ont pas été divulgués. L’opération devrait se terminer au troisième trimestre de 2017, sous réserve des approbations réglementaires habituelles.

 
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photo d'illustration (source: france info)

photo d'illustration (source: france info)

Grâce à la CGT, on connaît mieux le contenu des discussions préparatoires sur les ordonnances. Maladroitement, le gouvernement a demandé aux partenaires sociaux de les garder secrètes. Il n'en fallait pas plus pour pousser à la confidence.

Officiellement, le gouvernement renouvelle la vie politique et les vieilles pratiques d'appareil. La traduction dans les faits laisse quand même un peu à désirer! Par exemple, sur la prochaine loi travail, le directeur de cabinet de la ministre explique à ses invités que s'ils divulguent le contenu des discussions à l'extérieur, ils seront soumis à un rationnement de l'information.

Oui, mais alors comment font-ils pour obtenir un mandat de leurs adhérents sur le contenu des discussions ? Sauf à expliquer, bien entendu, que les instances habituelles n'ont pas à être consultées sur les positions prises en réunion, ce qui ne paraît pas très démocratique.

Voilà qui s'appelle une logique bureaucratique !

Le calcul discret du gouvernement

Mais pourquoi le gouvernement souhaite-t-il tant de discrétion ? D'abord pour une raison tactique !

En effet, certaines des propositions avancées sont tout à fait explosives, comme la possibilité d'ajouter des motifs de licenciement par accord d'entreprise. Tout laisse à penser que le gouvernement préfère se garder la possibilité de revenir en arrière en cas de blocage trop important. Or, il n'est jamais commode de faire machine arrière dans une négociation sous les yeux du public.

Le rapport de force commence.

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Marche arrière toute !

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LÉGISLATIVES : «La FRANCE INSOUMISE aura un groupe à L'ASSEMBLÉE NATIONALE» [Jean-Luc Mélenchon]

LÉGISLATIVES : «La FRANCE INSOUMISE aura un groupe à L'ASSEMBLÉE NATIONALE» [Jean-Luc Mélenchon]

Les élus de La France insoumise :

1-Stéphane PEU (93) LFI

2-Eric COQUEREL (93) LFI

3-Clémentine AUTAIN (93) LFI

4-Alexis CORBIÈRE (93) LFI

5-Bastien LACHAUD (93) LFI

6-Sabine RUBIN (93) LFI

7-Mathilde PANOT (93) LFI

8-Adrien QUATENNENS (59) LFI

9-Ugo BERNALICIS (59) LFI

10-François RUFFIN (80) LFI

11- Danièle OBONO (75) LFI

12- Michel LARIVE (09) LFI

13- Bénédicte TAURINE (09) LFI

14- Caroline FIAT (54) LFI

15-Jean-Luc MÉLENCHON (13) LFI

16- Loïc PRUD’HOMME (33) LFI

Les élus du Parti Communiste Français :

1-Hubert WULFRANC (76) PCF

2-Sébastien JUMEL (76) PCF

3-Jean-Paul LECOQ (76) PCF

4-Jean-Paul DUFRÈGNE (03) PCF

5-Marie-Georges BUFFET (93) PCF

6-Elsa FAUCILLON (92) PCF

7-Alain BRUNEEL (59) PCF

8-Fabien ROUSSEL (59) PCF

9-Pierre DHARRÉVILLE (13) PCF

10-André CHASSAIGNE (63)PCF

Merci de me signaler les oublis ou les erreurs

Le trombinoscope des élus de la France insoumise

et du Parti communiste français :

LÉGISLATIVES : «La FRANCE INSOUMISE aura un groupe à L'ASSEMBLÉE NATIONALE» [Jean-Luc Mélenchon]

LÉGISLATIVES : «La FRANCE INSOUMISE aura un groupe à L'ASSEMBLÉE NATIONALE» [Jean-Luc Mélenchon]

PAR EL DIABLO

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SOURCE : Politis le 7 juin

Le président de la République veut substituer l'impôt aux cotisations salariales. L'économiste Bernard Friot éclaire dans cette tribune la régression que ce mouvement occasionnerait.

Bernard Friot est professeur émérite à l’Université Paris Nanterre, IDHES

Sans négliger la question du pouvoir d’achat que le remplacement de la cotisation par la CSG modifie à la marge à la hausse ou à la baisse, l’enjeu est ailleurs : Macron assume, plus délibérément encore que Jospin, la contre-révolution rocardienne. Qu’est-ce à dire ?

Il faut revenir à la création de la CSG en 1990. Elle est inséparable des autres mesures du gouvernement Rocard : le RMI, le contrat emploi-solidarité (CES), la loi Évin sur le marché de l‘assurance maladie complémentaire, le Livre blanc sur les retraites. Il s’agit d’en finir avec la dynamique du salaire à la qualification et du régime général de sécurité sociale, deux débuts de généralisation du salaire à vie parce que lié à la personne, et de les remplacer par les deux « piliers de ressources » préconisés par l’Union européenne.

– Le smic remplace systématiquement le salaire à la qualification pour les premières embauches et de nombreuses carrières ; il est largement fiscalisé avec le RSA-activité et surtout les exonérations Aubry-Fillon de cotisations patronales.

– L’assurance vieillesse et l’assurance maladie sont fiscalisées par la CSG, pour le « fonds de solidarité vieillesse » (FSV) et pour le panier de soins de base.

Le projet de généraliser une indemnisation forfaitaire du chômage sans doute financée par la CSG (avec suppression dans un premier temps de la cotisation salarié) et gérée par l’État s’inscrit dans la même logique de premier pilier et ressemble fort au revenu de base universel que la classe dirigeante vante comme cerise sur le gâteau de la négation du droit au salaire pour les 800 ou 1 000 premiers euros de ressources.

Ce premier pilier est inséparable du second, fait des droits très contributifs et qui trouve ses premières expressions dans la loi Évin de 1989 et le Livre blanc des retraites de 1991. Le modèle est le compte individuel de cotisations-retraite dans l’Arrco-Agirc : le « j’ai cotisé, j’ai droit » s’impose dans la réforme des pensions qui les calcule sur les 25 et non les 10 meilleures années et allonge la durée de la carrière complète.

Le projet Macron d’unifier le régime de retraite poursuit cette entreprise : il supprimera le régime général et ne fera reposer les pensions que sur des comptes individuels (sauf un plancher de sécurité financé par la CSG du FSV).

Le panier de soins fiscalisé est complété par des mutuelles ou institutions paritaires qui, depuis l’obligation de tels régimes dans l’ANI de 2013, ont vocation à assurer à l’avenir l’essentiel des prestations de santé, toujours sur la base du « j’ai cotisé, j’ai droit » (il y a aujourd’hui 80 taux de cotisations et quatre menus à la Mutuelle générale de l’Éducation nationale, pour prendre ce seul exemple).

Quant à l’indemnisation du chômage au-delà du forfait de base fiscalisé, elle sera considérablement rendue plus contributive (aujourd’hui déjà le nombre de jours prestés dépend du nombre de jours cotisés) avec sanction des refus d’emploi. Le droit à la formation, déjà lui aussi quantifié dans un compte individuel étroitement lié aux performances du travailleur, se jouera sur un marché des organismes de formation dont la normalisation prévue va accélérer la concentration dans des entreprises à but lucratif.

Les ressources assurées jusqu’ici par le salaire direct à la qualification seront assurées par des alternances de contrats de projet ou de mission et de travail indépendant, comme c’est déjà largement le fait de branches comme le BTP, une situation que Macron entend généraliser à tout l’appareil productif, services publics compris avec mise en cause du salaire à vie des fonctionnaires, remplacé par des contrats de cinq ou six ans.

Le salaire à la qualification, surtout s’il est attaché à la personne et donc à vie, est une révolution.

Sur les 50 millions de plus de 18 ans, 17 à 18 ont déjà un salaire à vie : 5,5 millions de fonctionnaires, la moitié la mieux payée des 15 millions de retraités, les 3 à 4 millions de salariés des entreprises à statut et des branches (comme la métallurgie, la chimie, la banque) où les syndicats ont été en mesure d’imposer un droit à carrière.

La lutte pour la généralisation du salaire à la qualification à vie pour tous les plus de 18 ans (par exemple dans une fourchette allant de 1 500 à 6 000 euros nets par mois, avec attribution automatique du premier niveau à 18 ans) est la seule réponse à la contre-révolution Rocard-Macron. Oui, le salaire doit devenir un droit de la personne !

________

Dans les commentaires à l'article de Politis on notera celui de David G.:

"C'est brulant d'actualité, il y a un gros manque d'infos sur le sujet, qui mérite une très large diffusion et une réaction collective. Donc merci Bernard, sauf qu'il m'a fallu 3 lectures attentives pour comprendre la moitié du truc. A un moment, il faudrait peut-être se poser la question de la façon dont on s'adresse aux gens. Avec ce type de formulation, tu dois toucher 1% de la population et pas forcément la bonne fraction.
Précision : j'ai un doctorat en sciences humaines, sur des sujets pas très éloignés. Donc le 1% est très sympa..."

Chiche, Appel à contribution donc pour traduire  tout ça en termes plus abordables.

Sur ce terrain  les enjeux sont considérables.

D'autant que le mouvement syndical pour l'heure ne situe pas sa lutte sur les objectifs que pointe Bernard Friot et que pointaient pourtant la philosophie qui sous-tendaient les mesures mises en place par Ambroise CROIZAT à la Libération.

Et qu'effectivement ni le patronat, ni l'oligarchie n'ont admises et s'efforcent depuis lors de détricoter!

PAR FSC

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Deux faits majeurs accompagnent la conquête parlementaire de Macron et des siens :

  1. C'est l'Assemblée la plus mal élue de la 5e république avec une abstention massive et majoritaire dans le pays :

    57% et 26 millions d'abstentionnistes
    2 millions de bulletins blancs et nuls


     
  2. Le mode de scrutin utilisé fausse  grossièrement la représentation nationale : à la proportionnelle Macron n'aurait absolument pas la majorité absolue dans ce parlement et des millions et des millions de citoyens ne sont pas représentés!

UNE CONCLUSION MAJEURE de cette séquence électorale :

Macron s'il dispose des moyens institutionnels d'appliquer sa politique NE DISPOSE PAS DE LA LÉGITIMITÉ POLITIQUE pour s'attaquer au code du travail, mettre en cause les libertés publiques, s'en prendre aux petits retraités, défaire l'education nationale ...

En un mot mettre en oeuvre les exigences de l'Union européenne de contre-réformes dites structurelles !

Pour le mouvement social et syndical l'heure est donc à la résistance résolue pour la défense des conquis et de nouvelles conquêtes !

Résistance que de nombreux appels à l'action de nombreuses organisations syndicales de la CGT en particulier, annoncent déjà !

Rien n'est donc joué : le tsunami macronesque annoncé et souhaité par les médias aux ordres peut être jugulé!

 

  • 63% des français ne font pas confiance à Macron pour “réformer” le code du travail alors qu’il veut détruire le code du travail avec une loi travail 2.0 par ordonnance
  • 63% des français ne font pas confiance à Macron pour “réformer” la fiscalité, alors qu’il veut supprimer l’ISF pour les riches et augmenter la CSG pour les travailleurs.
  • 57% ne lui font pas confiance pour “la moralisation de la vie publique”

 

PAR FSC

 

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Comme si cette annonce était une nouveauté !

Il y a bien longtemps que les dirigeants de la CFDT ont décidé de se coucher devant les contre-réformes exigées par l'Union européenne et mises en oeuvre ET par la droite et par le PS.

L'unité d'action contre la casse du code du travail prévue par Macron ne passera pas par la recherche d'une action commune avec de tels dirigeants.

Leurs propositions alternatives qu'ils présentent comme le comble de la modernité ne sont acceptables pour l'oligarchie que parce qu'elles s'inscrivent dans leur projet global de recul social.

Les véritables alternatives en faveur des travailleurs passent au contraire par un rejet préalable de toutes les remises en cause des conquis accouchés par les luttes passées et non par des concessions d'un patronat qui n'a jamais consenti la moindre avancée sociale que sous la pression des luttes !

SOURCE : entreprise. news

La CFDT annonce qu’elle n’ira pas au feu sur les ordonnances

Alors que la concertation sur les ordonnances commence, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, vient de doucher les espoirs d'un front commun syndical nourri par FO. Il a d'ores et déjà annoncé qu'il n'affronterait pas le gouvernement sur le texte.

L'affrontement stérile entre patronat et syndicats est "dépassé" et "ringard", a déclaré mardi à Reuters le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, face aux mouvements de mobilisation qui s'organisent contre le projet de réforme du Code du travail.

"Le syndicalisme divisé qui se cantonnerait à organiser des manifestations pour faire croire qu'il est d'accord contre quelque chose mais jamais pour quelque chose, je pense qu'il faut que ça s'arrête", a dit Laurent Berger dans une interview.

"Il faut se mobiliser pour des idées", a-t-il poursuivi. "L'affrontement stérile entre d'un côté les syndicats et de l'autre le patronat où la seule issue c'est de se taper dessus, c'est ringard et dépassé."

Pour Laurent Berger, il est temps de faire valoir un syndicalisme plus moderne. "On a trop souvent pensé en France que la palette du syndicalisme, c'était manifestations, grèves, mobilisations", a-t-il dit.

"Ça existe, et on les utilise quand c'est nécessaire, mais il y a aussi propositions, négociations, engagements, contre-propositions."

"Il y a une attente des salariés pour un syndicalisme un peu plus constructif qu'il ne l'a été parfois", a poursuivi le dirigeant de la centrale.

PAR FSC

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