SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Condamnation injuste de 13 grévistes à la prison à vie

Inde. Il faut mettre fin à la répression de la liberté d’expression

Le 18 mars, le tribunal du district de Gurgaon a rendu sa décision concernant les peines appliquées aux travailleurs reconnus coupables des incidents du 18 juillet 2012 dans l’usine de la compagnie Maruti Suzuki Manesar Plant, lors desquels un dirigeant a malheureusement perdu la vie.

13 travailleurs ont été condamnés à la prison à vie, 4 autres à 5 ans de prison et 14 autres ont été libérés, leur peine étant déjà accomplie. Ces derniers ont néanmoins une forte amende dépassant leurs possibilités de paiement. 114 autres travailleurs ont été acquittés après avoir effectué 31 mois de prison préventive. Pour leur syndicat, il n’y avait aucune preuve les impliquant dans les faits qui leur étaient reprochés.
La décision du tribunal de district, après un procès de quatre ans et demi, est injuste !
La Confédération Générale du Travail (CGT) condamne cette décision du tribunal et exige la libération immédiate de tous les travailleurs.
Ces décisions constituent une attaque frontale contre le droit des travailleurs de se syndiquer et, plus généralement, contre les libertés syndicales.
La CGT est solidaire de tous les adhérents du syndicat Maruti Suzuki et, tout particulièrement, des camarades condamnés.
La CGT s’associe à NTUI et à l’ensemble des syndicats indiens qui demain, le 21 mars, se mobiliseront dans tout le pays pour exiger la libération immédiate de tous les condamnés.
La CGT se montrera toujours soucieuse et préoccupée du respect des libertés syndicales et des Droits de l’homme, partout dans le monde.
La décision rendue samedi est incompatible avec ces droits fondamentaux.

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GRÈVE d’ouvriers du MÉTRO parisien : « on est traités comme des esclaves »

Le 10 mars 2017 par Steven C.

Cela ne se passe pas en Chine ou en Arabie Saoudite, mais bien dans un chantier du métro de Paris, la capitale de la « patrie des Droits de l’Homme ». Du 23 au 27 janvier dernier, 32 ouvriers ont fait grève pour réclamer le paiement de leurs salaires, un contrat de travail et, pour certains, des papiers. Ces ouvriers exténués, qui travaillent « au noir », n’ont pas été payés depuis 2 à 8 mois. Ils avaient déjà fait grève en novembre et en décembre 2016.

Alors que de nombreuses luttes semblables restent enterrées dans les profondeurs du métro, celle-ci a pu sortir de la station Châtelet-les-Halles grâce à l’intervention de la CGT. Sollicité par les ouvriers, le syndicat a permis de mettre en lumière les conditions de travail déplorables imposées par l’entreprise FH Service, sous-traitant de Sogea TPI, elle-même filiale du groupe Vinci.

Amiante

Ces ouvriers travaillent de 22 h à 5 h du matin, sans pause. Les poussières toxiques, dont celles d’amiante, sont omniprésentes sur le chantier. Mais les ouvriers n’ont au mieux qu’un mini-masque – et souvent aucune protection. Dursun, ouvrier gréviste, est exaspéré : « On aimerait bien que quelqu’un vienne vérifier tout ça. On est traités comme des esclaves !» Plusieurs accidents ont eu lieu, mais ils ont été déclarés par le patron comme des « accidents domestiques ».

Hypocrisie

Parmi la trentaine de grévistes, il y a cinq travailleurs sans-papiers, dont un demandeur d’asile sans autorisation de travail. « On demande la régularisation de ces cinq travailleurs. Cette situation est intolérable », s’indigne un syndicaliste de la CGT. Au passage, on voit bien ici l’hypocrisie du patronat concernant l’immigration. Il la critique pour nourrir les idées racistes – mais, derrière, il en tire un maximum de profits. Dans un communiqué, la CGT exige la fin de cette barbarie : « Sogea TPI, filiale de Vinci, 1er groupe du BTP du CAC 40, doit régler l’ensemble des salaires des travailleurs de FH Service. Et la RATP, maître d’ouvrage, doit appuyer les demandes de ses salariés ».

Vinci a vu son bénéfice net augmenter de 22,5 % en 2016, soit 2,5 milliards d’euros. Il semble donc qu’elle a les moyens de payer ces travailleurs !

Cette grève n’est que la partie émergée de l’iceberg. On recense près d’une centaine de travailleurs dans une situation similaire sur plusieurs des 250 000 chantiers annuels gérés par des filiales du groupe Vinci. Comme le souligne Christian Renard, délégué CGT à Vinci : « Cette grève, c’est l’occasion de mettre un coup d’arrêt à ces pratiques (…) récurrentes sur des chantiers où opèrent des sous-traitants en cascade ».

Les travaux du Grand Paris seront pharaoniques. Le patronat aura besoin d’un maximum de main-d’œuvre, la moins chère possible. Il ne fait aucun doute que le recours aux sans-papiers et demandeurs d’asile sera monnaie courante.

Une première victoire

La grande majorité des grévistes vient de Turquie, certains d’Europe de l’Est. C’est dans la lutte que les travailleurs s’unissent et prennent conscience de leur force, comme nous l’explique l’un d’entre eux : « Nous sommes turcs, kurdes : ici cela n’a pas d’importance. Ce qui nous mobilise, c’est que nous n’avons pas de contrat de travail, pas de fiche de paye et pas de salaire depuis plusieurs mois ».

La lutte avance : après 5 jours de grève encadrée par la CGT, l’entreprise FH Service s’engage à payer les salaires de décembre et janvier. Vinci embauchera 21 des ouvriers en CDD pour la durée du chantier. Quant aux cinq ouvriers sans-papiers, une filiale de Vinci les recrutera en CDI et leur situation sera régularisée.

Mais toucheront-ils les 6 mois d’arriérés de salaires, pour certains, de l’année 2016 ? Le patron versera-t-il les arriérés de cotisations sociales qu’il doit à l’URSSAF ? Rien n’est moins sûr. « La grève a payé, mais le combat n’est pas terminé et à tout moment, la grève pourrait reprendre », a prévenu le syndicaliste Christian Renard.

Par El Diablo

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Si le détricotage du système impérial suit son cours, l’implosion de son bras médiatique passe la vitesse exponentielle. Un vrai pur-sang au galop dans la dernière ligne droite de Longchamp… mais en moins élégant.

Désinformation, mensonge par omission, délires paranoïaques, transformation de la réalité ou des textes, erreurs conscientes de traduction, tout y passe. Les élections de cette année en Europe pousse la journaloperie dans ses derniers retranchements : le “danger populiste” est partout. Rappelons en passant que l’oligarchie sénatoriale romaine qualifiait de même le courant populaire il y a 22 siècles. Plus ça change…

Les “gamineries” du Fig à rot

Il faut absolument sauver le soldat Ryan Euro et tout est bon, y compris les manipulations les plus infantiles. Le Fig à rot ne dira pas le contraire, qui s’est vautré dans le grotesque il y a quelques jours. Il avait en effet proposé un sondage à ses lecteurs : « Êtes-vous favorable à la sortie de l’euro ? » Il faut certes toujours prendre ce genre de sondage en ligne avec des pincettes mais là n’est pas la question. Sans doute déçu par le fait que 59% des gens aient répondu par l’affirmative, le journal a tout simplement retourné la question tout en gardant les résultats ! « Craignez-vous les conséquences de l’euro ? » Oui : 59%. Gaminerie hallucinante. Les lecteurs sont évidemment furieux comme on peut le voir dans les commentaires sur la page dont l’adresse, comble d’amateurisme, a gardé l’intitulé de la question précédente.

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Typique d’une presstituée qui ne sait plus où donner de la tête, appartenant à une oligarchie déboussolée. Rappelons que ce sont les mêmes qui, ayant perdu tout soupçon de scrupule, s’érigent en gardien moral de la vérité et vilipendent les fake news. Ce n’est plus l’hôpital qui se fout de la charité, c’est le ministère de la santé tout entier !

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Par yetiblog

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La margarine Flora ferait partie des marques qu'Unilever envisagerait de vendre.

La margarine Flora ferait partie des marques qu'Unilever envisagerait de vendre. (Crédits : Reuters)Ces projets de ventes du géant anglo-néerlandais de l'alimentaire interviennent après avoir repoussé l'offre de rachat de l'américain Kraft, qui proposait 133 milliards d'euros.

Unilever se prépare à vendre pour six milliards de livres sterling (6,9 milliards d'euros) de marques alimentaires, selon la presse dominicale britannique. Le géant anglo-néerlandais des produits de grande consommation a décidé de céder ses marques de produits à tartiner comme la margarine Flora et beurre Stork, croit savoir le Sunday Times. De son côté, le Sunday Telegraph, qui cite aussi ce chiffre de six milliards de livres, ajoute que l'activité de produits à tartiner ("spreads") pourrait intéresser des fonds de capital-investissement Bain Capital, CVC ou Clayton Dubilier and Rice.

Unilever n'a pas dans l'immédiat donné suite à une demande de commentaire. Le fabricant des soupes Knorr, du savon Dove et des glaces Ben & Jerry's a repoussé le mois dernier une offre d'achat surprise de 143 milliards de dollars (133 milliards d'euros) de l'américain Kraft Heinz. Dans la foulée, Unilever a lancé une revue stratégique qui vise à identifier de nouvelles économies et à mieux rémunérer les actionnaires.

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La France compte 39 milliardaires, Bernard Arnault en tête

Le patron du groupe de luxe LVMH Bernard Arnault, le 8 mars 2017 à Paris

Economie: la France compte 39 milliardaires et le plus riche d'entre eux est Bernard Arnault, selon un classement du magazine américain Forbes

La France compte 39 milliardaires, leur fortune s'élevant au total à 245 milliards de dollars et le plus riche d'entre eux est Bernard Arnault, selon un classement diffusé lundi par la version française du magazine américain Forbes.

Le patron du groupe de luxe LVMH, avec ses 41,5 milliards de dollars dans le portefeuille, se hisse à la 11e place mondiale. Il détrône Liliane Bettencourt, l'héritière du groupe de cosmétiques L'Oréal, qui figure à la 14e place des fortunes planétaires. Elle reste malgré tout la femme la plus riche du monde.

Suivent ensuite dans ce classement arrêté au 17 février le doyen du Sénat et héritier du groupe aéronautique Dassault, Serge Dassault, le fondateur de Kering, François Pinault et le magnat des télécoms Patrick Drahi.

Ces cinq premières fortunes françaises représentent à elles seules près de 125,8 milliards de dollars.

Alain et Gérard Wertheimer, les actionnaires majoritaires de Chanel, Emmanuel Besnier, le PDG du groupe Lactalis, Xavier Niel, le patron d'Iliad (Free), et Carrie Perrodo, la veuve du fondateur du groupe pétrolier Perenco, complètent le top 10.

Trois personnes ont parallèlement fait leur entrée dans le club des très riches: Philippe Ginestet, le fondateur de la chaîne de magasins Gifi, Christian Latouche, le PDG du groupe de services aux entreprises Fiducial et Dominique Desseigne, le patron des casinos et hôtels Barrière.

En comptant ces nouveaux arrivés, la fortune totale des milliardaires français a bondi de 21% par rapport à 2016.

Aucun d'entre eux ne tire sa richesse d'une entreprise technologique, alors même que le top 10 au niveau mondial compte les fondateurs de Microsoft, Bill Gates, d'Amazon, Jeff Bezos, de Facebook, Mark Zuckerberg et d'Oracle, Larry Ellison.

Une autre caractéristique selon Dominique Busso, PDG de Forbes France, est que parmi les plus grandes fortunes, "on a majoritairement des héritiers ou des gens qui ont redéveloppé un héritage familial".

Sur l'ensemble des milliardaires français, 23% sont en effet des héritiers (contre 15% au niveau mondial) et 27% sont des héritiers ayant développé leur héritage (contre 20%).

Le classement de Forbes est basé sur la fortune des personnes, et non des familles. Arrêté le 17 février, il repose sur le cours de l'action et des taux de change à cette date.

Il est décliné spécifiquement pour la première fois en France suite au lancement d'une version française du magazine économique américain fin 2016 sur internet. Une version papier devrait voir le jour en septembre.  

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RETRAITES : le pire des programmes c'est celui de MACRON !

Aucun-e candidat-e n’était allé aussi loin dans la remise en cause de notre système de retraite. Nous avons connu et nous voyons encore des candidat-es proposant d’équilibrer les comptes de retraite en reculant l’âge de départ pour verser la pension le plus tard possible, en allongeant la durée de cotisation pour baisser les pensions (la durée moyenne d’années validées reste de 37 ans, plus la durée exigée est élevée, plus la pension diminue et subit en plus la double peine de la décote). Dans les faits, Macron c’est tout cela à la fois en changeant de système de retraite.

Lorsque Macron affirme « pour un euro cotisé, chaque personne touchera le même montant de pension », il met en avant le système de comptes « notionnels », c’est-à-dire virtuel. Cela reste de la répartition, puisque sur la même année, les recettes des cotisations paient les dépenses de pensions. Mais cela a déjà un goût de capitalisation, d’assurance, en alimentant un compte personnel pour plus tard. La pension devient le résultat de l’épargne individuelle pendant toute la vie active et non plus le prolongement du dernier salaire du fonctionnaire ou des meilleurs salaires du privé.

Le principe du système de comptes notionnels

Un compte virtuel est alimenté par les cotisations retraites sur les salaires. Au moment du départ en retraite, ce compte détermine un capital, divisé par le nombre d’années d’espérance de vie pour calculer la pension annuelle, corrigée d’un coefficient annuel afin de faire coïncider le montant des cotisations reçues à celui des pensions versées. Macron ment en affirmant que pour un euro versé, tout le monde touchera la même chose : cela peut être vrai pour les personnes partant la même année, mais le coefficient change chaque année, et l’espérance de vie varie aussi un peu.

Ce calcul crée une première injustice, pour toucher plus pendant l’ensemble de son temps de retraite, il vaut mieux avoir bénéficié de meilleures conditions de travail et vivre plus longtemps, être cadre plutôt qu’ouvrier dont l’espérance de vie reste inférieure de 5,5 ans.

La fin des solidarités

Ce système met fin aux solidarités puisque qui ne cotise pas n’alimente pas sa retraite. Il fait disparaître la majoration de durée de cotisations pour le temps de maternité, l’éducation des enfants, le chômage même indemnisé, la précarité et le temps partiel… et la pension de réversion.

Cette forte régression sociale a incité des pays à modifier les règles pour maintenir un peu de solidarité, avec un abondement du capital virtuel par l’État. Pour la réversion, le ou la retraité-e a le choix entre toucher toute sa pension ou accepter d’en avoir moins pour que le veuf ou la veuve ait droit à une réversion.

Mais Macron n’envisage pas ces rustines au système, il applique strictement le système de comptes notionnels en précisant que la même pension sera touchée pour un euro cotisé.

Les inégalités accrues

Le calcul de la pension n’est plus effectué sur le dernier salaire ou les meilleures années, en éliminant les plus mauvaises, mais sur l’ensemble de la carrière, ce qui pénalise les précaires, les personnes ayant connu de mauvaises années, du temps partiel imposé… Ce système prolonge et amplifie les inégalités de la vie active.

La baisse des pensions

Le calcul sur toutes les années de la carrière prend en compte les premières années de travail, très souvent inférieures aux suivantes, ce qui tire vers le bas la pension. Macron ment en affirmant qu’il ne touchera pas au niveau des pensions, le changement de règles de calcul aboutit mathématiquement à une diminution.

De plus, dans une période où les papy boomers sont encore vivants, le nombre de pensions augmente et l’équilibre financier n’est possible qu’en baissant chaque pension.

Cette baisse incite à reculer l'âge de départ : lorsque le futur retraité encore en emploi verra la faible pension attribuée en cas de départ dans l’année, il repoussera spontanément son départ en retraite, d’autant plus que son espérance de vie en retraite va baisser, ce qui augmentera sa pension annuelle.

Il n’est plus possible de connaître sa pension à l’avance

Le système actuel de la retraite de base permet de calculer sa pension, dépendant du salaire pris en compte et de la probable durée de cotisation, c’est un système dit « à prestations définies ». Le système Macron est « à cotisations définies » : les cotisations sont fixées une fois pour toute et la variable d’ajustement pour équilibrer les comptes est le montant total des pensions. Pour déterminer le montant de sa pension, il faudrait connaître à l’avance le coefficient qui équilibre les recettes des cotisations et les dépenses des pensions, ainsi que l’espérance de vie de l’année.

Macron veut réaliser le rêve du patronat et des financiers : la pension semble dépendre d’un calcul mathématique d’équilibre automatique des comptes des retraites, cela prive d’objectif revendicatif sur l’âge de départ et l’augmentation des cotisations.

Patrice Perret

Par El Diablo

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Avant de dégager, François Hollande digne mandataire du PS parachève son alignement intégral sur les intérêts de la finance, les mécanismes du partenariat public/privé (PPP) assurant la protection des intérêts privé au détriment de l'état et le détricotage des services publics.

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SOURCE : Observatoire des multinationales

La ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux entrera en service le 2 juillet prochain. C’est la première ligne TGV confiée à un concessionnaire privé, en l’occurrence Vinci, à travers le consortium Lisea. L’État ayant apporté l’essentiel des fonds, les prestataires privés ne courent que des risques financiers minimes si la ligne n’est pas rentable. Si elle l’est, en revanche, ils s’accapareront tous les profits.

François Hollande a inauguré le 28 février dernier la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux, qui ouvrira au public le 2 juillet 2017. C’est la première ligne TGV privée en France, puisqu’elle a été construite par le groupe de BTP Vinci, leader du consortium Lisea, dans le cadre d’un partenariat public privé (PPP). Celui-ci assurera l’exploitation de la ligne, qui permettra de relier Paris à Bordeaux en deux heures, jusqu’en 2061.

Vinci est associée au sein du consortium Lisea à la Caisse des dépôts et à deux fonds privés : Meridiam (fonds d’investissement dans les infrastructures fondé par un ancien de la Caisse des dépôts) et Ardian (ex Axa Private Equity). L’État a apporté 4 milliards d’euros sur les 7,8 milliards de budget total, à quoi s’ajoute une garantie sur l’emprunt de 3 milliards contracté par Lisea. Les fonds propres apportés par les partenaires privés ne représentent qu’un peu plus de 700 millions d’euros.

Face aux critiques de cette opération, Vinci se défend en soulignant que ce partenariat public-privé est le premier qui fasse assumer le risque commercial au concessionnaire et non à l’État. Autrement dit, si la ligne n’est pas rentable, c’est l’opérateur qui est censé en assumer les conséquences financières. L’expérience prouve cependant que si la ligne se retrouve en état de faillite, faute de revenus suffisants, les pouvoirs publics risquent fort de payer les pots cassés. C’est ce qui est arrivé il y a quelques mois pour la ligne Perpignan-Figueiras, confiée au groupement TP Ferro (filiale commune d’Eiffage et du groupe espagnol de BTP ACS). Ce dernier ayant été mis en faillite en raison de son endettement, ce sont la SNCF et son homologue espagnole qui ont dû reprendre la ligne.

Un partenariat déséquilibré

En l’occurrence, le consortium Lisea table sur des chiffres de fréquentation très ambitieux, avec un doublement de la fréquentation actuelle des trains Tours-Bordeaux, malgré l’augmentation prévisible du prix des billets. Les derniers mois du chantier ont été marqués par un bras de fer entre Vinci, la SNCF et l’État sur le nombre de trains devant circuler chaque jour, ainsi que sur le montant des péages qui devront être acquitté par la SNCF, seul « client » du consortium Lisea, pour y faire passer les trains. Les dirigeants de Vinci ne s’étaient pas privé de brandir la menace d’une mise en faillite pour peser dans ces négociations.

Le fait que le chantier ait été livré dans les temps a déjà permis à Vinci de s’arroger des bénéfices confortables. On rappellera que les travaux ont pourtant occasionné toute une série de dégâts écologiques (lire notre article). Le contrat de concession signé en 2011 prévoit expressément que la responsabilité financière de Vinci en cas de faillite sera limitée à 350 millions d’euros. Si la LGV génère des profits à court ou à long terme, en revanche, ils iront dans leur totalité aux partenaires du consortium privé. Bref, dans un cas, c’est Vinci qui gagne ; dans l’autre cas, c’est l’État qui perd.

Olivier Petitjean

Publié par FSC

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PAR FSC

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Elon Musk, PDG de Tesla et SpaceX, voitures électriques de luxe et fusées low cost, est la star des patrons ‘modernes’, à l’esprit ‘start-up’, promoteur de l’intelligence artificielle et des technologies du futur. Eh bien voilà que ce patron multimilliardaire est sur la même ligne que Hamon. Au World Government Summit 2017, à Dubaï, il a affirmé qu’il « y aura de moins en moins d’emplois qu’un robot n’arrivera pas à mieux maîtriser. [...] La production de biens et de services sera très élevée. Avec l’automatisation, il y aura une abondance. Presque tout sera très bon marché. Je pense que nous allons finir par faire un revenu de base. Ça va être nécessaire ».

Abondance et volupté, l’avenir que nous prépare le patronat d’avant-garde ? En tout cas, pendant que Musk expose ses visions à Dubaï, les ouvriers de Tesla ne semblent pas vivre la disparition de l’emploi de la même manière. Début février, un ouvrier de l’usine ultra-moderne de San Francisco a décrit sur Internet ses conditions de travail : « La plupart de mes 5 000 collègues travaillent bien plus de 40 heures, avec un nombre excessif d’heures supplémentaires obligatoires [ce qui donne 60 à 70 heures de travail par semaine]. En plus des longues heures de travail, les machines ne sont souvent pas ergonomiques, compatibles avec nos corps. Il y a trop de torsions et de mouvements superflus pour des tâches qui pourraient être simplifiées si l’avis des travailleurs était pris en compte. Ajoutez-y le sous-effectif et une pression permanente pour travailler plus vite et atteindre les objectifs de production, et des blessures surviennent forcément. Il y a quelques mois, six des huit collègues de mon équipe étaient en arrêt au même moment à cause de douleurs dues au travail. Le pire est que j’entends des collègues dire qu’ils souffrent, mais craignent de le signaler de peur d’être étiquetés comme des râleurs ou des mauvais ouvriers par la direction. » [1]. Quant aux salaires, ils sont en dessous de la moyenne du secteur et les syndicats restent interdits (ce qui est rare dans l’automobile).

Finalement, l’exploitation du XXIe siècle ressemble à s’y méprendre à celle des siècles précédents !

M.S.

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Fillon ne se contente pas de se faire tailler des costards « par un ami » pour près de 50 000 euros en cinq ans. Tout comme Le Pen, il s’est fait prendre les doigts dans le pot de confiture en puisant dans l’argent public. Ce qui ne les empêche pas d’exiger que l’État soit inflexible avec les jeunes qui osent protester parce que les flics ont violé l’un des leurs… Ou, avec Macron, de promettre de supprimer des postes de fonctionnaires, de reculer encore l’âge de la retraite pour tous les travailleurs qui, eux, ne bénéficient pas d’emplois fictifs mais triment dur en se faisant exploiter au profit de parasites qui osent leur faire la leçon !

Quand ces politiciens parlent du monde du travail, c’est pour s’adresser aux riches et leur dire qu’ils ont l’intention de nous en faire baver davantage afin de leur offrir encore plus d’exonérations, encore plus de fric. C’est pour parler de supprimer les protections sociales, de faciliter les licenciements, de réduire le nombre de fonctionnaires.

Mais les fonctionnaires, ce sont tous les agents hospitaliers qui ne comptent plus leurs heures, doivent courir après le temps pour espérer voir quelques minutes leurs patients ! Ce sont les assistantes qui accueillent nos gosses à l’école maternelle… ou, entre autres, ceux qui sont derrière les camions poubelles.

Que savent-ils, ces politiciens, des vrais problèmes que nous rencontrons tous les jours ?

Que savent-ils de nos aspirations, de nos galères ? Des problèmes de sécurité au travail, du sous-effectif permanent ?

Que savent-ils de ce que la journée de travail « ordinaire » peut avoir d’harassant ? Des pressions qui finissent par déborder et altérer la vie de toute la famille ?

Que savent-ils de la peur du lendemain quand on se demande quel plan si mal nommé de « sauvegarde de l’emploi », quelle réorganisation vont nous tomber dessus et nous faire basculer vers le chômage et la précarité ?

Tous ces politiciens n’ont pas de mots assez durs pour ceux qui habitent les cités qu’ils qualifient de « difficiles », alors que c’est notre vie qui est « difficile », à cause de leur politique responsable du chômage.

Qui parle du fait que la paupérisation programmée de toute une partie de la population conduit au désespoir de toute une jeunesse dans les quartiers transformés en ghettos ? Ces quartiers où les gouvernements successifs envoient leurs flics déguisés en RoboCops comme on lâche les chiens, pour intimider, provoquer, humilier, voire violenter des jeunes qu’ils voudraient soumettre à la discrimination et l’arbitraire. Ces quartiers, comme à Aulnay, où les mamans fatiguées comme celles qui nettoient les avions à Roissy, ont manifesté en faveur de leurs enfants harcelés.

Fillon et Le Pen, eux, sont en liberté. Le flic qui a violé Théo aussi. Contrairement aux jeunes qui manifestent contre les violences policières et passent des heures en garde à vue, voire en comparution immédiate devant des juges à la main lourde…

PHILIPPE POUTOU, le seul candidat ouvrier

Qui donc peut parler en notre nom ? Philippe Poutou n’est pas un politicien professionnel. Ouvrier à Ford-Blanquefort, lui et ses camarades ont dû se battre pour sauver leur usine. Et devront le refaire puisque Ford menace à nouveau d’y fermer les productions. Nos galères, ils connaissent bien, ce sont les leurs.

Alors, qu’au moins ce rendez-vous de la présidentielle ne se résume pas au cirque des politiciens, mais permette au monde du travail de faire entendre sa voix, d’exprimer sa combativité et sa solidarité. Qu’au moins se fasse entendre une voix discordante, celle d’un ouvrier communiste révolutionnaire, comme un coup de semonce envers le prochain gouvernement quel qu’il soit.

Notre candidat, PHILIPPE POUTOU, c’est la garantie que nous serons représentés et que sera défendu un programme d’urgence pour les travailleurs, le programme de nos luttes de demain !

Publié par Convergences révolutionnaires

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Oxfam dénonce, dans un rapport publié ce lundi, le désengagement des Etats dans la lutte contre l'accroissement des inégalités économiques dans le monde.

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Grand-messe du libéralisme, le Forum économique mondial de Davos (Suisse) se déroule, cette année, du 17 au 20 janvier. Pour l'occasion, l’ONG Oxfam publie son dernier rapport sur les inégalités économiques dans le monde, intitulé Une économie au service des 99%. Depuis 2015, les 1% les plus prospères détiennent autant de richesses que le reste de la planète. En France, ces 1% les plus aisés possèdent 25% des richesses nationales. «Il est indécent que tant de richesses soient concentrées dans les mains d’une si infime minorité, quand on sait qu’1 personne sur 10 dans le monde vit avec moins de 2 dollars par jour, alerte Manon Aubry, porte-parole d’Oxfam France. Les inégalités relèguent des centaines de millions de personnes dans la pauvreté, fracturent nos sociétés et affaiblissent la démocratie.»

Des entreprises mises en cause

L'étude attribue ces inégalités, tout d'abord, aux pressions exercées par les entreprises sur les travailleurs, pour limiter leurs coûts salariaux et augmenter leurs bénéfices. «Tandis que de nombreux PDG, souvent rémunérés en actions, ont vu leur rémunération s’envoler, les salaires de base des producteurs et des travailleurs ont très peu évolué, voire baissé dans certains cas», précise le rapport. Les revenus des 10% les plus pauvres ont augmenté de moins de 3 dollars par an, entre 1988 et 2011, tandis que l'augmentation des revenus des 1% les plus riches a été 182 fois supérieure.

Certaines entreprises optimisent aussi leurs bénéfices en allégeant le plus possible leur charge fiscale. Pour cela, toutes les techniques d'évasion fiscale sont bonnes, notamment les fiscalités attrayantes que proposent certaines pays. «Le Kenya perd, chaque année, 1,1 milliard de dollars à cause de l'évasion fiscale, soit près du double du budget de la santé dans un pays où 1 femme sur 40 décède lors de l'accouchement.» A l'échelle du continent, l'Afrique subit un manque à gagner fiscal de 14 milliards de dollars par an.

A lire aussi :Les actionnaires du CAC 40 à la fête

Oxfam critique aussi les entreprises qui favorisent l'enrichissement de leurs actionnaires, à celui de leurs salariés. Elles sont nombreuses. Cette année, par exemple, les quarante premières capitalisations de la place financière parisienne ont distribué 57,1 milliards d’euros de dividendes, soit le plus haut niveau jamais atteint depuis 2007, à la veille du krach.

Des riches toujours plus riches

Les dérives de l'économie de marché mondialisée sont pointées du doigt. «Nous avons pu observer à quel point la corruption et la connivence faussent les marchés aux dépens des citoyens ordinaires, et comment la "productivité" excessive du secteur financier exacerbe les inégalités», développe leur rapport. Oxfam n'est pas la seule organisation à mettre en évidence les conséquences néfastes du système économique mondialisé tel qu'il fonctionne actuellement. «Les coûts du néolibéralisme en termes de croissance des inégalités sont flagrants. […] En plus d'augmenter les probabilités d'une krach, le libre-échange augmente les inégalités», soulignaient des économistes du FMI, dans un rapport publié en juin. 

 

A lire aussi :Il y aura 3,4 millions de chômeurs de plus dans le monde en 2017

Le super enrichissement des entreprises se répercute sur celui de certains individus. En 2016, 1 810 personnes étaient millardaires dans le monde, réunissant 6 500 milliards de dollars entre leurs mains. Grâce à des manipulations fiscales et de bons placements, les plus prospères font croître leurs richesses mécaniquement et rapidement. Bill Gates, l’homme le plus riche de la planète (75 milliards de dollars), a ainsi augmenté sa fortune de 50 % depuis qu’il a quitté Microsoft en 2006, selon le classement Forbes. Par ailleurs, un tiers de la fortune des milliardaires dans le monde provient d’héritages.

«Il faudrait commencer par créer des entreprises et une économie où il n’est pas possible d’amasser des fortunes excessives : par exemple, en limitant les salaires des dirigeants et en encourageant des modèles d’entreprise qui n’accordent pas de récompense indue aux actionnaires, détaille le rapport d'Oxfam. Deuxièmement, il ne sera possible d’éliminer les richesses excessives que si des mesures sont prises pour mettre fin à l’influence indue que les élites exercent sur la politique et l’économie.»

Des Etats victimes et coupables

En avril 2013, la Banque mondiale a adopté deux objectifs ambitieux : mettre fin à l’extrême pauvreté mondiale et promouvoir la prospérité partagée partout dans le monde, de manière durable. Le but est de réduire la pauvreté d'une proportion 10,7% d’individus à l’échelle mondiale en 2013, à 3% en 2030. Pour cela, «il est important de réduire les inégalités car elles sont liées intrinsèquement à la réduction de la pauvreté absolue et une meilleure répartition de la prospérité», détaille un rapport publié en septembre par la Banque mondiale. 

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Que font les Etats dans tout ça ? «Les gouvernements ne sont pas impuissants face aux forces du marché, interpelle Manon Aubry. Quand les responsables politiques arrêteront d’être obsédés par le PIB et se focaliseront sur l’intérêt de l’ensemble de leurs citoyen-ne-s, et non seulement d’une élite, un avenir meilleur sera possible pour toutes et tous.» L’ONG propose, entre autres, de ne plus construire les politiques publiques sur des objectifs de croissance du PIB, mais de se baser sur d’autres références : l’indicateur de progrès véritable, l’indice du «vivre mieux» de l’OCDE ou encore l’indice du progrès social.

Aude Massiot Libération

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

L'agent de la SNCF, délégué SUD-Rail, âgé de 42 ans, s'est jeté sous un train dans la nuit de vendredi à samedi. Le syndicat met en cause la direction.

Des passagers marchent sur un quai de la gare Saint-Lazare, à Paris, le 1er juin 2016.

 

Un cheminot, délégué du personnel SUD-Rail, s'est suicidé sur son lieu de travail, à la gare Saint-Lazare à Paris, dans la nuit du vendredi 10 au samedi 11 mars, selon le syndicat, qui met en cause la direction de la SNCF. Le cheminot, âgé de 42 ans, "s'est jeté sous un train", a déclaré à l'AFP Fabio Ambrosio, représentant de SUD-Rail au comité d'entreprise, se disant "partagé entre la tristesse et la colère". La direction de la SNCF a indiqué, pour sa part, qu'une "enquête de police était en cours".

"Des relations tendues" avec sa hiérarchie

Selon le syndicat, le délégué, qui avait un statut de travailleur handicapé lié à des "problèmes psychologiques", était "depuis plusieurs années attaqué par une direction qui ne supportait pas son engagement syndical". "Un conseil de discipline l'avait condamné à un dernier avertissement avant licenciement, avec 12 jours de mise à pied et à un déplacement disciplinaire pour avoir eu un 'regard menaçant' envers son directeur", précise le SUD-Rail dans un communiqué. Selon la direction, le cheminot avait "a priori des relations tendues avec ses dirigeants".

Le syndicat affirme que la "mutation disciplinaire" a été signifiée au cheminot "sans aucun respect des règles". "De plus, la direction n'ignorait pas que son médecin préconisait depuis plusieurs années, pour sa santé, qu'il reste dans un environnement de travail et interdisait tout déplacement", poursuit le syndicat. "La direction de la SNCF doit prendre conscience que ses pressions managériales, les restructurations perpétuelles et la répression syndicale qu'elle mène depuis plusieurs dizaines de mois poussent à bout des agents", dénonce SUD-Rail.

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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