SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Retraites : inquiet d’une explosion sociale, le MEDEF veut repousser la réforme d’un an

Le président du Medef veut une contre-réforme des retraites... mais exprime ses inquiétudes d'une situation propice à des mouvements sociaux, demandant de repousser la réforme après les Présidentielles.

« Pour faire cette réforme, il faut un capital politique »

Crédits photo : CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Ce mercredi 9 juin a été publiée dans le journal Les Échos une interview du président du Medef. Au sujet de la réforme des retraites, Geoffroy Roux de Bézieux a défendu en recul de l’âge de départ à 64 ans et une désindexation « temporaire » des pensions. Toutefois, il s’est opposé à ce que ce soit le gouvernement Macron qui s’en charge, exprimant des doutes quant à sa capacité politique à impulser une telle réforme.

« Je souhaite que l’on fasse une vraie réforme des retraites »

Interrogé sur le retour de la réforme des retraites à l’agenda de l’exécutif, le président du Medef a réaffirmé sa volonté de transformer en profondeur le régime, comme le gouvernement l’avait prévu à l’hiver 2019. Surtout, il exprime au micro des Échos le souhait d’aller encore plus loin que les velléités du gouvernement : « Je souhaite que l’on fasse une vraie réforme des retraites. Mais il ne suffira pas d’accélérer l’allongement de la durée de cotisation dans le cadre de la loi Tourraine. Il faut passer l’âge de départ à 64 ans et déplacer ce curseur d’âge de façon automatique en fonction du nombre de cotisants et de l’espérance de vie ». En d’autres termes, une telle mesure rendrait l’âge de départ à la retraite instable, et pourrait augmenter chaque année.

Plus encore, au micro de RMC ce même jour, Geoffroy Roux de Bézieux a envisagé une désindexation « temporaire » des pensions, c’est-à-dire une diminution directe sur le pouvoir d’achat des retraités dont les pensions ne seraient plus calculées en fonction de l’inflation. Une régression qu’il justifie par le fait que « ce sont les retraités qu’on a protégés durant la crise sanitaire », et que la roue doit à présent tourner.

Toutefois, le président du Medef ne s’est pas montré favorable à ce qu’une telle réforme soit mise en place par le gouvernement Macron, et recommande d’attendre plutôt la fin des présidentielles.

« Pour faire cette réforme, il faut un capital politique »

Malgré la volonté du Medef d’aller encore plus loin que le gouvernement sur le sujet des retraites, Geoffroy Roux de Bézieux a exprimé des doutes quant à la capacité du gouvernement Macron à opérer une telle réforme. Préconisant plutôt d’en faire un « débat de la présidentielle », le patron des patrons semble estimer que l’exécutif n’est pas à la hauteur. « Pour faire une telle réforme, il faut un capital politique » a-t-il en effet affirmé, sinon « les français n’y comprendront rien ».

La longue grève contre la réforme des retraites de l’hiver 2019-2020 reste indéniablement dans les esprits du patronat. Geoffroy Roux de Bézieux s’est montré conscient du caractère instable de la situation, et des potentiels rebonds de la lutte des classes à venir. Interrogé sur le climat social actuel dans les entreprises, ce dernier a affirmé : « les mouvements sociaux arrivent souvent à un moment où on ne s’y attend pas […] il y a une accumulation de souffrances et de frustrations individuelles ».

Ainsi, alors que le gouvernement Macron tente de mettre en avant un rebond de popularité, notamment autour du déconfinement, l’entretien de Geoffroy Roux de Bézieux aux Échos révèle au contraire la profondeur de la crise politique et des contradictions du gouvernement. Ce manque de confiance, de la part du président du plus gros syndical patronal, ne veut pas dire qu’en soi Macron ne pourrait mener une telle offensive contre la classe ouvrière, mais Roux de Bézieux entend installer le sujet dans le débat de la présidentielle pour que le prochain (ou prochaine) président, quel qu’il soit, applique immédiatement après son élection ladite contre-réforme et éviter le plus possible une explosion de résistance ouvrière.

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Un autre état d'esprit pour tracer un autre chemin
Le soleil s'est enfin décidé à briller, ravivant la nostalgie de ce temps abandonné au plaisir, aux rencontres sans enjeux… de ce temps où le temps ne compte plus.
 
Une claque vient nous rappeler que la météo sociale et démocratique de notre pays, elle, tire vers le brun.

De gros nuages noirs s’amoncellent sur nos têtes

La vie de millions de salariés ne vaut pas grand-chose fasse au sacro-saint principe du profit.
 
Nos libertés ne sont plus qu’un pari sur le tapis vert de leur jeu politicien.

Nombreux sont ceux qui, préférant décrire avec zèle les rouages de ces choix politiques, prédisent l’imminence inéluctable d’une plus grande catastrophe encore.
 
Ceux qui cherchent le bouc-émissaire idéal pour masquer leur impuissance.
 
Ce faisant, pas toujours malgré eux, ils enfoncent chaque jour un peu plus le clou du fatalisme.

Nos esprits militant ne sont pas épargnés

L’impatience nous submerge au risque d’être tenté par ceux qui proposent des raccourcis.
 
Au risque de ne pas voir que l’état d’esprit des salariés regorge d’intelligence, de conscience et d’attentes insatisfaites et que l’énergie qui est en eux ne demande qu’à surgir.

Les cris ne chassent pas les nuages

S’opposer, dénoncer ou accuser ne suffit pas à dessiner une perspective mobilisatrice.
 
Nous pouvons faire bien plus.
 
Des actes quotidiens pour donner des couleurs à l’avenir
 
Rétablir les liens de confiance, confronter nos propositions pour construire avec les salariés des solutions aux questions auxquelles ils font face avec la volonté de faire la démonstration que notre organisation est utile, que tous les salariés y ont toute leur place.
 
Plus qu’une feuille de route estivale, c’est l’état d’esprit qu’il nous faut adopter pour tracer un autre chemin.
 
Lu dans CGT.fr

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Redresser la France "quoi qu'il vous en coûte"
Pressés de profiter de cette semi-liberté et du soleil retrouvé, un détail vous a peut-être échappé.
 
Macron et son gouvernement annoncent mettre les bouchées doubles pour redresser la France, dès cet été. Quoi qu’il "vous" en coûte. Un petit "vous" opportunément employé pour désigner ceux qui vont payer l’addition : Nous !
 
 
Surtout pas les grands groupes financiers, gavés des milliards d'euros publics des plans de relance, occupés à fêter les envolées du Cac 40 et complètement indifférents aux plans de licenciements et de délocalisations provoqués de leur fait, sans répit ni aucune vergogne.
 
Dans cette semi-liberté recouvrée et le soleil des vacances proches, les médias aux ordres nous serinent que tout va bien dans notre pays, sauf le sécuritaire. Or, à ce sujet, les chiffres du ministère de l'Intérieur prouvent qu'il n'y a pas explosion des cas durant le confinement. Mais la promotion des idées nauséabondes de l'extrême droite, répandues en écho dans les médias, étouffent et relèguent les questions économiques et sociales au rebut.
 
Quel éditorialiste, dans une téloche publique ou privée, nous informe du magot amassé par les labos pharmaceutique grâce à la vente prohibitive de leurs vaccins, tout en creusant le budget de la Sécurité sociale?
 
Et que sont devenus l'évasion fiscale des capitalistes et les paradis fiscaux en cette pandémie internationale? Ont-ils disparu pour le bien de notre nation et de son peuple?
 
Assommés par le coronavirus et ses conséquences quotidiennes, le doute nous étreint pour ne pas bouleverser le sens des mauvaises choses occultant notre proche avenir. Et il n'y aurait qu'un ex-banquier d'affaires et la fille de JM Le Pen pour éclairer notre bon sens?
 
Franchement, on persévère dans cette impasse délétère ou nous basculons ensemble la table?

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SOURCE : RT France

 
image d'illustration

« Le Conseil d'État juge illégale la technique policière des «nasses» lors des manifestations

Plusieurs dispositions du schéma national du maintien de l'ordre comme l'emploi de la technique de «la nasse» et l'obligation faite aux journalistes de quitter les lieux lors de la dispersion des manifestations ont été annulées par le Conseil D'Etat.

Le Conseil d'Etat a annulé le 10 juin 2021 plusieurs dispositions phares du schéma national du maintien de l'ordre, dont l'emploi de la technique de «la nasse», et l'obligation faite aux journalistes de quitter les lieux lors de la dispersion des manifestations.

L'institution, qui est la plus haute juridiction de l'ordre administratif, constate «si cette technique peut s’avérer nécessaire dans certaines circonstances précises, elle est susceptible d’affecter significativement la liberté de manifester et de porter atteinte à la liberté d’aller et venir.»

 

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SOURCE : 

Le tribunal a donné raison aux salariés en considérant la grève comme licite.
La grève a été considérée comme licite par le tribunal
La grève a été considérée comme licite par le tribunal (©Le Journal d’Abbeville)
Pour la CGT qui a soutenu les salariés grévistes : « Après avoir été traînés en référé heure à heure (procédure prévue pour les urgences graves) pour grève illicite, les salariés de Lactinov et leur syndicat CGT viennent d’obtenir une belle victoire en justice, face à leur patron, qui voulait instrumentaliser la justice pour casser leur grève. C’est une victoire pour tous les salariés de Lactinov. »

« Une victoire pour le syndicat CGT, qui était particulièrement visé »

Syndicat CGT Somme

Le syndicat se félicite de cette décision : « Mais c’est aussi une victoire pour l’ensemble des salariés que les patrons seraient tentés demain de menacer pour avoir exercé leur droit de grève ! C’est aussi une victoire pour le syndicat CGT, qui était particulièrement visé pour avoir osé aider les salariés à exprimer leurs revendications, et à faire la première grève de l’usine en 20 ans ! »

La CGT compte bien ne rien lâcher et espère désormais que les salariés de Lactinov obtiendront gain de cause auprès de la direction concernant leurs revendications : « Une victoire qui prouve qu’il ne faut pas baisser les bras. Si Le patron de Lactinov veut la paix, qu’il cède aux revendications des salariés, qui revendiquent juste de pouvoir vivre dignement de leurs salaires ! »

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Crédit d’impôt recherche : le scandale des milliards de cadeaux au patronat

Un rapport de France Stratégie revient sur le Crédit d'Impôt Recherche qui représente 6,6 milliards par an donné aux entreprises. Derrière "l'inefficacité" relative pointée par le rapport, celui-ci rappelle en creux le scandale des cadeaux aux entreprises. Pas un euro d'argent public pour le patronat !

Cadeaux au patronat

Crédits photo : AFP

Mardi 1er Juin, France Stratégie (organisme d’évaluation et de prospective, rattaché à Matignon) revenait dans un rapport sur le Crédit d’Impôt Recherche, une niche fiscale accordée aux entreprises pour « récompenser » les efforts de R&D dont l’officine gouvernementale pointe la très relative efficacité. « Ce dispositif profite d’abord aux entreprises ayant déjà décidé d’innover mais ayant des problèmes de financement ou de liquidités. Il n’y a pas d’éléments pouvant laisser penser qu’il est bien adapté pour développer l’innovation », en ce sens « le CIR s’apparente donc plutôt à un substitut à la baisse de l’impôt sur les sociétés » explique notamment l’étude.

Un nouveau camouflet contre le CIR, qui est la plus grosse niche fiscale des entreprises, pour un montant de 6,6 milliards d’euros par an. Créée en 1983 sous l’ère de la rigueur Mitterrandienne et transformée de multiples fois, cette mesure avait déjà été fustigée par le rapport d’une commission d’enquête sénatoriale publié en 2014. A l’époque celui-ci pointait : « un simple outil d’optimisation fiscale et de réduction de l’impôt sur les sociétés pour les grands groupes du CAC 40 qui, en volume, en sont les premiers bénéficiaires ».

Des conclusions qui vont à l’encontre des objectifs annoncés par les gouvernements successifs, mêlant soutien à « l’innovation », pseudo « attractivité de la France », mais surtout des « créations d’emplois ». Or, comme l’ont montré de multiples exemples, toucher de confortables aides au travers le CIR n’empêche pas de licencier. Le cas SANOFI est ici symptomatique, puisque l’entreprise perçoit autour de 150 millions d’euros de CIR par an, ce qui ne l’a pas empêché d’enchaîner les suppressions d’emplois.

En dépit de l’absence d’efficacité mesurée, Bercy n’en démord pas. Comme le rapporte Le Monde : « A Bercy, on préfère retenir les effets positifs du CIR sur les petites entreprises. « Plus on aura baissé la fiscalité, moins on aura besoin de niches fiscales. On pourra se poser la question quand on aura tenu notre promesse de baisser l’impôt sur les sociétés en 2022 », indique-t-on. »

Face à ces cadeaux indécents, il est plus que jamais urgent de revendiquer la fin de ces aides publiques, avec ou sans contrepartie. Les exploités n’ont pas à financer les rentes de la bourgeoisie. Pas un euro public ne doit atterrir dans les poches du patronat. Surtout quand, dans le même temps, on nous explique qu’il n’y a pas d’argent pour l’école, l’hôpital et pour les travailleurs.

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Accidents, cadences infernales : un rapport décrit l’horreur des conditions de travail chez Amazon

Un rapport sorti ce mardi revient sur les conditions de travail désastreuses dans les entrepôts Amazon. L’entreprise américaine, qui cumulait 8,1 milliards de bénéfices en 2020, impose un rythme insoutenable à ses salariés pour maximiser ses profits.

NOS VIES PAS LEURS PROFITS

Source photo : AFP

Ce mardi, le journal Le Monde expliquait que le jour-même, Amazon avait déclaré assouplir le contrôle des salariés dans ses entrepôts, à la suite d’un « nouveau rapport accablant ».

Le rapport accuse des conditions de travail exécrables des salariés des entrepôts Amazon et pointe sévèrement du doigt le système « Time off Task ». Ce dernier, comme le montre l’article du Monde, « mesure la productivité de chacun des ouvriers chargés de trier, d’emballer et de déplacer les colis ». Ce système sert donc au patronat pour avoir une emprise totale sur leur main d’œuvre, afin de maximiser leur profit, tout cela évidemment au dépens des conditions de travail des salariés.

Dans ces mêmes entrepôts, les salariés n’ont souvent même pas le temps de se rendre aux toilettes, et quand ils y sont autorisés, leur passage est chronométré, mesuré, comparé. Les salariés n’ont aucun répit : en moyenne, les personnes travaillant dans un centre logistique Amazon doivent préparer 150 colis par heure. Les contrôles en terme de productivité sont nombreux, et au mépris des conditions de travail des travailleurs et de leur dignité (comme dans le cas du chronométrage des pauses toilettes ou bien des fouilles au corps quotidiennes à l’entrée des entrepôts). Pourtant, l’entreprise multiplie les discours autour du « développement personnel » : ils poussent les travailleurs à se dépasser chaque jour, notamment en identifiant des « top performers » pour instaurer une compétitivité constante entre les salariés.

Dans un article sur les conditions de travail dans les entrepôts Amazon en France, le journaliste Antoine Piel écrit que « outre les rappels à l’ordre par les managers, Amazon envoie également des « courriers de sensibilisation » au domicile des salariés pour pointer leur manque de productivité et appeler à augmenter la cadence. Dans l’une des lettres adressée à un salarié opéré à la cheville, que nous nous sommes procurée, la direction écrit : « Nous vous appelons à ne pas prendre de pauses déraisonnables [...], en l’absence de quoi nous serions contraints d’en tirer les conséquences » ». Ce système de pression constante, couplé aux tâches répétitives largement répandues, entraîne de nombreux troubles musculo-squelettiques parmi les travailleurs. Rien qu’en 2020, 6% des salariés Amazon ont été victimes d’un accident du travail au sein d’un entrepôt. Ce chiffre, comme l’indique le rapport publié le 1 juin, est « 80% plus élevé que pour les autres entreprises de logistique ». D’autant plus, pendant la pandémie, aucune mesure sanitaire n’ont été mise en place pour les travailleurs afin de se protéger contre le Covid-19, et des masques ont été mis à disposition des salariés des entrepôts seulement le 1 avril 2021, c’est-à-dire plus d’un an après le début de la pandémie, et après des nombreuses revendications salariales.

Dans l’article du Monde, Dave Clark, vice-président senior des opérations de vente au détail d’Amazon, a envoyé une lettre aux salariés de l’entreprise pour répondre au rapport publié. Sa réponse fait office d’insulte tant elle parait déconnectée de la réalité des travailleurs. Il y remarque que le système Time Off Task, qui assure un contrôle complet du rythme de travail des salariés, « peut facilement être mal interprété ». S’il refuse de repenser l’utilisation d’un tel système, il accorde seulement des miettes aux travailleurs, affirmant qu’« à partir d’aujourd’hui, le “Time off Task” durera plus longtemps en moyenne ». Sa réponse apparaît d’autant plus comme un crachat au visage, lorsqu’on compare l’augmentation de la fortune de Jeff Bezos, qui a augmenté de 74,4 milliards de dollars en 2020, et les conditions de travail auxquelles sont soumis les salariés d’Amazon.

Mais face à l’exploitation qu’ils subissent, il existe des brèches pour que les travailleurs du secteur s’organisent. Dans ce sens, le mouvement de syndicalisation dans les entrepôts Amazon, lancé en 2020 par des employés de l’Alabama commençait à montrer la voie : Après avoir été en première ligne pendant la crise du Covid-19, les travailleurs des entrepôts Amazon (et notamment celles et ceux du Fullfillment Center à Bessemer en Alabama) ont lutté pour la création d’un syndicat sur leur lieu de travail. S’ils n’ont pas réussi à faire aboutir la création d’une structure syndicale, notamment à cause de l’importante répression syndicale à laquelle ils ont du faire face, le combat est loin d’être terminé. Car pour affronter les grands patrons, qui sont prêts à sacrifier la santé et la dignité des travailleurs pour les profits, l’auto-organisation sur les lieux de travail reste une méthode primordiale.

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Rozenn contre la famille Mulliez

Capture d'écran sur L'Humanité.fr

Rozenn Kevel, étudiante toulousaine de 19 ans, est licenciée pour « faute grave » par Chronodrive. Pour un tweet du 25 février 2021 dénonçant le gaspillage alimentaire de l’enseigne. Elle y était employée en CDI de 12h par semaine depuis un an. Crime de lèse-majesté contre la famille Mulliez, l'une des plus grosses fortunes françaises, propriétaire de Chronodrive.

Le Conseil de prud'hommes de Toulouse entend cette affaire ce vendredi en référé. Rassemblement de soutien à Rozenn à 12h.

Sans aucune vergogne, suite à son assignation devant la justice prud'homale, Chrondrive demande que la syndiquée CGT supporte à hauteur de 1 000 euros les frais de justice engagés par la famille Mulliez. Sans vergogne parce que l'Association Familiale Mulliez, c'est ça:

Rozenn contre la famille Mulliez

Lu dans L'Humanité de ce jeudi 3 juin 2021:

"Ce devait être pour Rozenn ­Kevel un petit boulot étudiant, de quoi payer son loyer. Il aura cependant fallu moins d’un an à la direction de Chronodrive à Basso Cambo, dans la périphérie sud de Toulouse, pour licencier la jeune travailleuse et syndicaliste. Ce vendredi, convoquée aux prud’hommes pour une audience en référé, celle-ci réclame sa réintégration dans son magasin et le paiement de son salaire depuis sa mise à pied en mars.

Tout commence au printemps 2020. ­Débarquée de Nantes pour étudier la ­sociologie à l’université Jean-Jaurès de Toulouse, la jeune femme de 19 ans est embauchée par la filiale d’Auchan, où elle prépare des commandes douze heures par semaine. Alors que la France sort de la torpeur forcée du premier confinement, la jeune salariée est immédiatement immergée dans un climat social tendu. « Il y avait beaucoup de colère. À Chronodrive, le travail est très stressant, toutes nos actions sont chronométrées. Quand il y a beaucoup de clients, une sonnerie retentit et elle ne s’arrête plus pendant des heures. Au début, j’avais l’impression que je ne pouvais même pas m’arrêter trois minutes pour boire de l’eau », narre-t-elle. Emportée dans le tumulte des cadences infernales et payée au minimum syndical, Rozenn décide alors de rejoindre la toute jeune section syndicale CGT de l’enseigne créée en juin 2020, pour défendre ses droits et ceux de ses collègues. Mais, avec un turnover constant et des équipes majoritairement constituées d’étudiants, la besogne n’a rien de simple. « Notre collectif de travail est très atomisé, beaucoup de travailleurs sont plutôt passifs face au combat syndical », confirme Rafael Cherfy, représentant de la nouvelle section CGT. (...)"

Et Rozenn de se se lancer corps et âme dans l'action syndicale, en défendant notamment des salariées victimes d'agressions sexuelles.

Chacun comprend que le simple tweet de Rozenn, sanctionné pour "faute grave", n'est qu'un prétexte pour licencier une jeune femme et son tout jeune syndicat qui luttent pour un monde meilleur débarrassé du joug du capital patriarcal, sexiste et anti-social.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Accident mortel du travail: Renault-Cléon condamné pour homicide involontaire

Ce lundi 31 mai 2021, le Tribunal correctionnel de Rouen a condamné Renault et son usine de Cléon à 300 000 euros d'amende. Le jugement doit être apposé à l'entrée de l'usine et sur les panneaux des représentants du personnel. En 2016, Jérôme D., 33 ans, technicien de maintenance, avait perdu la vie au travail.

Le 10 mars 2016, dans la soirée, il était retrouvé inconscient, coincé dans une machine de nettoyage de pièces automobiles, de 5 mètres sur 11. Il devait ajouter un tendeur pour augmenter la cadence de l'appareil. Il décèdera quelques jours plus tard de ses blessures.

"Plusieurs témoignages disent que Jérôme D. ne connaissait pas le fonctionnement de la machine. Il n'a pas été formé au fonctionnement de cette machine", a relevé la présidente du Tribunal correctionnel. Les systèmes de sécurité avaient été shuntés pour faciliter les opérations de maintenance et afin que celles-ci ne durent pas trop. William Audoux, secrétaire de la CGT Renault-Cléon, avait dénoncé une organisation qui commande de"faire toujours plus, toujours plus vite, avec moins de monde".

Naturellement Renault avait plaidé la faute inexcusable du travailleur.

Tous les jours, des travailleurs, vendant à bas prix leur force de travail au capital, perdent leur vie à la gagner.

Chaque année, des milliers d'accidents de travail graves ou mortels sont recensés en France. Mais les médias aux ordres du capitalisme, préfèrent broder sur l'offensive politique sécuritaire, alimentée par l'Elysée, les droites et leur extrême, avec le soutien ardent des syndicats de la police.

S'il est vrai que le métier de policier est dangereux, les salariés, notamment ceux du BTP ou de l'industrie, subissent un taux de mortalité au travail nettement plus important.

Mais cela n’est pas vendeur et les médias préfèrent se faire les portes-voix du tout sécuritaire en France.

Accident mortel du travail: Renault-Cléon condamné pour homicide involontaire

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Un projet alternatif de la cgt pour L’INDUSTRIE AUTOMOBILE française
Un projet alternatif de la cgt pour L’INDUSTRIE AUTOMOBILE française

Et en 2021

Un projet alternatif de la cgt pour L’INDUSTRIE AUTOMOBILE française
Dans le cadre de la bataille "développer l'industrie pour relever l'économie", les syndicats CGT de la filière automobile défendent un projet industriel pour répondre aux enjeux sociaux, sociaux et environnementaux.

La production de voitures sur le sol français ne cesse de reculer. Malgré les aides successives accordées au secteur automobile par les pouvoirs publics, les plans de licenciements et les délocalisations se multiplient.

Les 8 milliards d'euros du dernier plan de soutien au secteur automobile sont majoritairement allés aux grandes entreprises.

Aucune contrepartie ne leur est demandée en échange. L'état des lieux est pourtant sombre. Renault, Peugeot, Citroën ont choisi d'implanter des usines dans des pays où la main d'oeuvre coûte moins cher et où les contraintes écologiques sont moindres.

Depuis 2008, l'industrie automobile a vu disparaître près de 52 000 emplois.

Aujourd'hui, les fonderies françaises sont dans la tourmente car les donneurs d'ordres baissent leur volume de commandes. En cause ? La stratégie exclusivement financière des plus grandes entreprises du secteur. Renault, PSA et les principaux fournisseurs ne veulent continuer à produire en France que des véhicules à forte valeur ajoutée, comme les SUV. Pourtant ces véhicules ne sont pas à la portée de toutes les bourses et les volumes de ventes sont insuffisants.

A l'inverse, la CGT défend un projet qui serait bénéfique pour l'emploi et pour l'environnement.

« Il faut produire des voitures en fonction des besoins de la population, au plus près du lieu où elles seront vendues », résume Denis Breant, membre du Bureau Fédéral de la fédération de la métallurgie, responsable de l’activité automobile.

Dacia, Clio, 208... Aucune des trois voitures les plus vendues en France ne sont produites sur le territoire.

Dans cette logique, la future voiture électrique à bas coût de Renault va être produite en Chine pour être ensuite vendue sur le territoire français. Il serait pourtant tout à fait possible (et plus écologique!) de produire en France un petit véhicule électrique abordable pour les trajets quotidiens.

La France possède aujourd'hui l'un des parcs automobiles les plus vieillissants d'Europe.

Les véhicules de plus de 8 ans sont très polluants. Un meilleur pouvoir d'achat permettrait aux utilisateurs de changer de voiture et serait bénéfique pour l'environnement.

Les syndicats CGT de l'automobile se battent contre la restructuration de la filière et ses conséquences et sont élaborent des propositions pour dessiner un autre avenir du secteur automobile en France.

C'est dans ce cadre que le syndicat CGT de GM&S a travaillé une proposition de loi sur la responsabilité des donneurs d'ordres dans la filière. De même, les syndicats CGT Renault ont élaboré un contre projet industriel à celui de la direction, plus écologique et socialement responsable.

Publié par canempechepasnicolas.over-blog.com

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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