Forfait à 159 euros, journée supplémentaire à 35 euros, recueillement à 55 euros. Allez, crachez au bassinet! Et on s'en fiche que ce soit pour les cercueils des gens d'en bas mordus par le coronavirus!
Syndicat CGT Unilever HPCI France
Et les cloches ont été en avance cette année pour rapporter la bonne nouvelle
Dans le Figaro du 10 avril 2020, journal historique de la droite et du capital, le patron du Medef appelle les entrepreneurs à relancer la machine économique sans attendre.
Et toujours dans le Figaro: Geoffroy Roux de Bézieux, patron des patrons : "Il faudra se poser la question des RTT et des congés payés".
Cela tombe bien. avec la loi d'urgence sur la crise sanitaire votée par les godillots à l'Assemblée nationale, le conseil des ministres, présidé par un ex-banquier d'affaires, avait adopté par avance l'ordonnance du 25 mars 2020:
- la durée quotidienne maximale de travail portée à douze heures; la durée hebdomadaire relevée de 48 heures à 60 heures et de 44 heures à 46 heures en moyenne sur une période de douze semaines.
- Le repos compensatoire entre deux périodes travaillées réduit de 11 heures à 9 heures et des allégements prévus pour le travail du dimanche.
L’ordonnance présentée en conseil met en vigueur tout ceci jusqu'au 31 décembre 2020.
A mon avis, il faudrait plus que battre des casseroles à 20h chaque jour dans le combat de classes.
A moins, comme la Cfdt de trouver du grain à moudre:
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs
Effectivement la crise sanitaire sert de prétexte à attaquer le code du travail et le patron du MEDEF appelle déjà à travailler plus.
Et tandis que des soignants manquent de dispositifs de protection (masques en particulier) les entreprises en disposent ... pour relancer leurs profits!
Airbus avant l'hôpital public comme en atteste le document de Mediapart consacré au scandale d'état!
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Publié par FSC
On ne le présente plus. Recordman de l'heure des plus de 105 ans depuis 2017 après avoir parcouru 22,547 kilomètres, le légendaire Robert Marchand subit lui aussi cette pandémie du coronavirus.
Ayant connu deux guerres mondiales et plusieurs crises sanitaires, dont la dramatique grippe espagnole à la fin des années 1910, le cycliste de 108 ans reste mesuré par rapport aux propos du président de la République Emmanuel Macron. Ce dernier avait déclaré "Nous sommes en guerre" contre le coronavirus lors de son allocution du lundi 16 mars pour annoncer le début du confinement.
"Non, la guerre, ce n'est pas ça, et croyez-moi, je sais de quoi je parle. La guerre, c'est une volonté des hommes. Ce sont eux qui la causent et personne d'autre. Ils le font souvent pour des questions plus ou moins d'argent et pas pour autre chose. Là, on se bat contre un virus qui vient de la nature. On doit lutter contre lui car c'est aussi un ennemi. On essaie de survivre mais je n'appelle pas ça une guerre.", déclare notamment Robert Marchand dans les colonnes du Parisien.
L'éternel dossard N.1 de l'Ardéchoise a également donné de ses nouvelles, précisant qu'il continuait à s'entretenir malgré le confinement. S'il a pris sa "retraite sportive" en 2018, à 106 ans, Robert Marchand continue à pédaler tous les jours chez lui, à Mitry-Mory, sur son home-trainer.
Publié par www.ledauphine.com
Forfait à 159 euros, journée supplémentaire à 35 euros, recueillement à 55 euros. Allez, crachez au bassinet! Et on s'en fiche que ce soit pour les cercueils des gens d'en bas mordus par le coronavirus!
Dites, le jour d'Après, on l'humanise toujours le capitalisme? A moins de le ripoliner en vert. Non?
Quant à la présidente des Pompes funèbres de France a jugé, la main sur le coeur, inacceptable de faire payer les corps déposés à Rungis. Parce qu'ailleurs qu'à Rungis, c'est gratos pour les familles de décédés par coronavirus?
Sinon, rappelez-vous:
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs
Débrayage ce vendredi sur le site Allard Emballages de Compiègne
La CGT et FO demandent une prime pour les salariés qui travaillent dans l’usine, en pleine épidémie de coronavirus.
Une intersyndicale CGT-FO appelle, ce vendredi matin, à un débrayage dans l’usine Allard Emballages de Compiègne, spécialisée dans le carton. À l’origine de ce mouvement, le refus du groupe d’accorder aux salariés qui viennent travailler sur le site une prime, en pleine crise sanitaire.
Environ 80 personnes se rendent sur le site compiégnois, dans la zone industrielle nord, pour assurer la production. Si des commandes sont à l’arrêt, celles des magasins de vêtements par exemple, elles sont au contraire en plein boom dans des secteurs tels la chimie et l’agroalimentaire.
Les représentants du personnel ont tenté de négocier un bonus. Le ministre de l’Économie, Bruno Lemaire, a invité en effet les entreprises à verser une prime de 1 000 euros aux salariés, défiscalisée et exonérée de cotisations sociales. « La direction du groupe (ndlr : basée à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze) a refusé de faire un geste, même sans aller jusqu’à 1 000 euros, disant qu’on ne savait pas ce qu’allait être l’avenir, souligne Vincent Cova, délégué central CGT. Le slogan 2020 de l’entreprise, c’est “risquer”. Mais ce sont nos vies et celles de nos proches qu’on risque. » Les syndicats sont d’autant plus remontés que les salariés sont mis à contribution pour tenir les commandes, effectuant des heures supplémentaires.
La CGT précise que certaines mesures ont été mises en place, « grâce aux demandes des élus du personnel » : gel, gestes barrière, nettoyage quotidien des locaux.
La direction corrézienne n’a pu être jointe, ce jeudi.
Publié par CGT FACEBOOK COMPIEGNE
Pour la députée LREM des Yvelines, Aurore Bergé, il est « urgent » de soutenir les budgets publicités des entreprises. Dans ce cadre, un crédit d'impôt devrait être mis en place, nouveau cadeau aux entreprises qui dévoile les priorités du gouvernement.
Crédit photo : AFP / Christophe Archambault
Dans un entretien pour Ouest France la députée LREM Aurore Bergé revenait hier sur une des mesures qu’elle porte dans le cadre du projet de loi relatif à la communication audiovisuelle dont elle est rapporteuse.
Le principe ? Un crédit d’impôt visant à financer les publicités des entreprises. Un cadeau aux entreprises qui en surprendra plus d’un, et que la députée va jusqu’à caractériser comme une « mesure d’urgence » afin de lutter contre « l’effondrement de la publicité ».
Aurore Bergé va même plus loin. Cette mesure, qui opère dans les faits un nouveau transfert d’argent public vers le privé en privant l’Etat d’une partie de ses revenus, devrait selon elle être vue comme un soutien au « rôle démocratique que joue la presse ». En effet, en cette période d’épidémie, les médias sont impactés par la baisse des revenus de la publicité, dévoilant une absurdité inhérente au mode de financement de la presse qui repose en partie sur les annonceurs, générant bien souvent des conflits d’intérêts.
A l’heure où la question des moyens pour les hôpitaux reste brûlante, les mesures « urgentes » sur lesquelles planchent les députés LREM rappellent les priorités du gouvernement et dévoilent une gestion pro-patronale de la crise qui met en danger la santé de la majorité de la population.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Mediapart et de Marianne révèlent que plusieurs médecins faisant parti des deux conseils scientifiques qui accompagnent le gouvernement ont des liens de proximité avec l’industrie pharmaceutique. Une information qui interroge sur les potentiels conflits d’intérêts, très courants dans ce secteur.
Depuis le 10 mars, plusieurs médecins et experts ont été appelé à la rescousse afin d’épauler le gouvernement dans la gestion de la crise sanitaire. Outre le comité scientifique créé le 11 mars, sur lequel s’était appuyé l’exécutif pour justifier le maintien des élections municipales, Emmanuel Macron s’est doté le 24 mars d’un Comité analyse recherche et expertise (CARE) réunissant douze experts.
Un entourage d’expert qui n’est pas sans poser la question d’éventuels conflits d’intérêts. Interrogé à ce propos par Mediapart le 31 mars le président du conseil scientifique Jean-François Delfraissy annonçait en ce sens sa volonté d’élaborer un « règlement intérieur qui permettra de savoir quelle est la règle pour les gens avec des liens d’intérêts » qui a conduit, dans un premier temps, les experts à remplir une déclaration d’intérêts.
Or, du côté du conseil scientifique comme du CARE, présidé par la virologue Françoise Barré-Sinoussi, l’examen des déclarations ou des données de la base de données Transparence Santé liens avec l’industrie pharmaceutique sont multiples. Du côté du CARE on compte ainsi Yazdan Yazdapanah. « Ce professionnel reconnu, expert auprès de l’OMS, a bénéficié de 96.178 euros d’avantages en cinq ans. Les firmes les plus généreuses à son égard ? MSD, Johnson & Johnson, et GSK, toutes donatrices de plus de 15.000 euros d’avantages en cinq ans. » note à son propos Marianne avant d’évoquer « l’oncologue Jean-Philippe Spano, qui a accumulé 251.327 euros d’avantages des firmes, en cinq ans, au rythme de cinq liens d’intérêts par mois, en moyenne. » ou encore « la microbiologiste Marie-Paule Kieny, qui ne compte aucun avantage répertorié sur le site du gouvernement, est membre du conseil d’administration de BioMérieux, le laboratoire français, concurrent de Roche, qui vient lui aussi de mettre au point un test rapide de dépistage du Covid-19.
Des liens avec des entreprises qui se penchent sur l’élaboration d’un traitement ou d’un vaccin contre le Covid-19 qui constituent des pratiques courantes pour certains médecins, qui se voient offrir des avantages par différentes firmes pharmaceutique, tous frais payés, en prenant part à des conférences ou en réalisant des essais cliniques pour valider l’efficacité de leurs traitements. De quoi poser la question de l’indépendance de leurs diagnostics et d’éventuels conflits d’intérêts à l’heure où ceux-ci sont sensés se positionner pour orienter la stratégie gouvernementale à adopter afin de combattre la pandémie au niveau national.
Des liens qui expliquent également pourquoi l’appel à la réquisition des moyens de production des industries pharmaceutiques formulé par des professionnels de santé afin de faire « face à la pénurie de matériel et de médicaments » a peu de chance de se concrétiser.
Question conflit d’intérêt, Emmanuel Macron n’en est pas non plus à son coup d’essai. Déjà lors de sa campagne présidentielle en 2017, il avait été contraint de se séparer de son conseiller à la santé, Jean-Jacques Mourad, qui avait perçu des rémunérations du laboratoire Servier, producteur du Mediator. Plus récemment, c’est au cours de la réforme des retraites que les liens troubles des ministres nommés par Macron avec le monde de l’assurance ont été révélés.
A l’heure où la crise du Covid-19 montre l’urgence d’organiser la production au service de la lutte contre l’épidémie, la meilleure solution aux conflits d’intérêts serait peut-être de nationaliser l’entièreté de la santé, sous contrôle des travailleurs, scientifiques et usagers, et de la doter enfin d’un budget à la hauteur.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
552419
Se syndiquer CGT ?
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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