SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le géant bancaire britannique HSBC reprend son plan de licenciements mis en pause pendant la crise sanitaire. Ce sont 35 000 emplois qui sont menacés pour permettre la concentration sur les activités asiatiques. Les victimes de cette restructuration ne seront pas les traders ou les cadres, mais bien les travailleurs et travailleuses des agences.

 

HSBC reprend son plan de licenciement : 35 000 emplois menacés dans le monde

Crédits photo : AFP/ARCHIVES

Dans un message interne envoyé aux 235 000 salariés, Noël Quinn, directeur général, a annoncé un plan de restructuration prévoyant 35 000 suppressions d’emplois. Pris dans les tensions entre la Chine et les États-Unis, la révolte de Hong Kong et la crise sanitaire, HSBC se concentre sur les marchés asiatiques, Hong Kong ayant toujours été sa ville de prédilection. C’est en février dernier que la banque annonce ce plan, mais la pandémie et le confinement poussent à le suspendre. D’après le directeur général, il serait aujourd’hui temps de reprendre là où ils s’étaient arrêtés : « Nous ne pouvons pas faire une pause indéfiniment », « c’est encore plus nécessaire aujourd’hui » a-t-il déclaré.

 

Les profits avant tout

 

HSBC s’appuie sur les 7 à 11 milliards de dollars de crédits impayés à cause de la crise sanitaire pour justifier ces licenciements. Or, si vraiment la pandémie avait mis la banque en difficulté, le directeur général ne toucherait pas 1,37 millions d’euros par an. Encore une fois, ce sont les travailleurs et travailleuses qui sont victimes de cette crise.

Le seul but de cette restructuration est de supprimer ce qui n’est pas assez rentable. Avec le Brexit et les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, HSBC veut se concentrer sur les secteurs les plus profitables, sans se soucier de la vie des employés. La crise sanitaire n’est qu’un accélérateur au service de cette course aux profits à laquelle ils se livrent.
En France, HSBC cherche à fermer les agences les moins rentables, situées dans les petites villes, laissant sur le carreau près de 8000 employés. Loin des métropoles, il sera difficile de retrouver un travail, encore plus avec la crise économique qu’à engendré la pandémie.

Il faut ouvrir les livres de comptabilité pour savoir si réellement cette restructuration est nécessaire, et quand bien même elle l’était, ça n’est pas aux salariés de payer. Ça n’est pas à ceux qui ont fait des sacrifices pour maintenir les activités de la banque et ont été en première ligne face au covid pendant le confinement qui doivent payer la crise.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Derichebourg. Veyrier soutient l’accord

 

et bloque les comptes Twitter des

 

ouvriers mécontents

 

Sur LCI, le secrétaire général de Force Ouvrière, Yves Veyrier, a apporté son soutien au très controversé accord signé chez Derichebourg Aéro à Toulouse. Par la suite, des ouvriers mécontents ont interpellés Veyrier sur Twitter. Ce dernier a purement et simplement bloqué leur compte.

Nouvelle trahison

Il y a les paroles et les actes, qui visiblement ne sont pas en symbiose du côté de Force Ouvrière. Si Yves Veyrier, son secrétaire général, ne cesse de répéter qu’il est hors de question de s’en prendre aux salaire sous la menace de licenciements tout comme il faut refuser les licenciements, le syndicat FO chez Derichebourg Aéronautics Services à Toulouse a signé un Accord de Performance Collective (APC) attaquant de large pan des acquis des travailleurs, notamment les diverses primes qui constitue une part importante des revenus net par mois. La rémunération des ouvriers est sévèrement attaquée. En ajoutant à cela, la perte de certaines primes en étant au chômage partiel, certains ouvriers perdent autour de 500 euros par mois. Pire encore, cet accord n’écarte nullement le spectre de licenciements dans l’entreprise !

Alors que les salariés de Derichebourg s’étaient mis en grève contre la signature de l’accord, Jean-Marc Moreau, délégué FO sur le site, avait affirmé, sur le piquet, avoir eu Yves Veyrier au téléphone et que ce dernier soutenait la signature de l’accord. Des propos qui entrent en contradiction avec ceux tenus par Veyrier lui-même, quelques heures auparavant, ou le secrétaire général de FO indiquait sur France Inter qu’il fallait « s’assurer qu’à la clé, il n’y a pas de suppression d’emploi ni de serrage de ceinture sur les salaires ».

Depuis, les ouvriers de Derichebourg, rassemblés au sein d’un collectif de salariés mêlant syndiqués et non-syndiqués, ont ouvertement interpellé Veyrier pour qu’il confirme avoir apporté son soutien à la signature de l’APC. C’est finalement sur LCI, sans avoir daigné répondre directement aux ouvriers de Derichebourg, que Veyrier a apporté sa réponse. Alors que Manuel Bompard abordé, avec Sacha Houlié, député macroniste, la question de Derichebourg, Veyrier a affirmé que « le syndicat Force Ouvrière est majoritaire, il a négocié. Je pense qu’ils savent à peu près de quoi ils parlent ».

Des propos qui n’ont pas manqué de faire réagir les travailleurs. Dans une vidéo postée sur Facebook, Abder, membre du collectif des salariés de Derichebourg, a interpellé le secrétaire général de FO. « Monsieur Veyrier, oser dire que l’APC n’a pas eu de conséquence sur les salaires, c’est se foutre de la gueule du monde [...] Et ça, je vous laisserai pas le dire, parce qu’à un moment il y en a marre d’entendre des conneries pareilles sur un plateau. C’est un mensonge pur et dur en direct à la télé » a t-il notamment déclaré.

 

Mais visiblement, Yves Veyrier ne semble pas apprécier que des travailleurs du rang lui demandent des comptes et mettent en avant la contradiction entre un discours combatif et une politique concrètement d’accompagnement des attaques du patronat, comme c’est le cas à Derichebourg. Ainsi, Gaëtan Gracia, militant au NPA-Révolution Permanente et à la CGT des Ateliers de la Haute Garonne, a indiqué sur Tweeter que le secrétaire général de Force Ouvrière... bloquait tout simplement les comptes de celles et ceux qui l’interpellaient sur cette affaire !

Un seul contre-exemple, le cas de Ryanair s’oppose à l’APC, mais uniquement parce que la direction refuse de convoquer le CSE et d’ouvrir des négociations. En fait, il semblerait que Veyrier soit contre les APC, quand son syndicat ne peut pas négocier avec le patron à quelle sauce les ouvriers vont être mangés. Les ouvriers de Derichebourg l’ont répété maintes et maintes fois et l’ont érigé en slogan sur les tracts qu’ils distribuent devant les autres entreprises du secteur aéronautique, "on ne négocie pas le poids des chaînes !"

On le sait, dans les prochains mois, les attaques type APC, plans de licenciements, tout ce qui peut être pris par le patronat contre les acquis des travailleurs vont se multiplier, dans le secteur aéronautique comme ailleurs. Les salariés de Derichebourg, en s’organisant en collectif rassemblant syndiqués et non-syndiqués, ont montré la voie pour lutter contre ces attaques, qui peuvent être appuyées par des syndicats, comme c’est le cas dans cette affaire. Une expérience précieuse et un combat qui n’est pas terminé chez Derichebourg !

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

C'est écrit dans Le Monde dont les sources proviennent du bunker de l'ex-banquier d'affaires devenu président des riches et du capital.

 

Donc, "Selon les informations du « Monde », le chef de l’Etat veut à la fois dévoiler ses intentions sur la fin du quinquennat et changer son équipe gouvernementale dans les jours suivant le second tour des municipales "

Mince, c'est bêta, on les aimait tous ces chambellans de l'Elysée ex-socialistes ou pas.

Pour Macron "nouveau chemin" et "nouveau gouvernement" après les municipales

Ce dimanche, les 150 citoyens de la Convention citoyenne pour le climat, tirés au sort, vont remettre leurs conclusions à Macron président.

Les services secrets du Monde évoquent un référendum à ce sujet et Emmanuel Macron ne serait pas contre un référendum pour peinturlurer en vert la constitution monarchique de la France

D'ores et déjà, le ministère de la police a déniché une vieille affiche électorale. Par souci d'économie, pour mieux prêter du fric public au patronat, on remplacerait simplement Louis Napoléon Bonaparte par Emmanuel Macron.

Pour Macron "nouveau chemin" et "nouveau gouvernement" après les municipales

Et avant de s'esbaudir devant les infos télévisés, à méditer...

Pour Macron "nouveau chemin" et "nouveau gouvernement" après les municipales

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Une première victoire des Neuhauser

 

après 10 jours de grève

 

Les Neuhauser de la boulangerie de l’Europe à Reims ont démarré une grève le lundi 8 juin afin de réclamer une prime covid et des primes de risques pour avoir travaillé pendant la pandémie. Après 10 jours de bras de fer, ils ont arraché une première victoire !

Reims

Démarrée le 8 juin, leur grève était une première. Au lendemain, ils ont été rejoints par les camarades du site de Moselle et puis de Maubeuge. La colère s’est étendue et les ouvriers de plusieurs autres sites en France ont menacé la direction de se mettre également en grève.

Pour Reims, il s’agit bien de la première grève de leur histoire et d’une première expérience de lutte et de coordinations avec d’autres sites de l’entreprise. Un travail de longue haleine mené par des militants de Révolution Permanente et syndicalistes de l’entreprise qui ont cherché avec patience de tisser et construire des liens forts qui aujourd’hui portent ses fruits dans la lutte contre le patron.

A Reims, les travailleuses et travailleurs novices dans la lutte ont évolué et pris conscience de leur force au fil des discussions et débats, d’heure en heure, sur le piquet de grève. Ils ont su organiser démocratiquement la grève et la lutte, en mettant en place des assemblées générales pour décider de la suite du mouvement. Ils ont également créé une caisse de grève et animé leurs piquets de manière quotidienne. Canapés, barnum, sono et même des tables de ping-pong ont été installés sur le piquet. Il s’agissait d’une façon de montrer à leur patron qu’ils étaient prêt à rester des jours et des jours devant l’usine afin de faire valoir leurs revendications !

Des soutiens de tout Reims sont venus les voir sur le piquet, des cheminots, des transports urbains, des profs, des syndicalistes et des militants révolutionnaires. C’est une lutte exemplaire que les grévistes ont menée, une première expérience qui les a transformés. En plus d’avoir pris conscience de leur force ils ont su reprendre leur dignité et créer des liens entre eux que leur patron ne pourra pu jamais détruire.

La première victoire est d’avoir inversé le rapport de force en rappelant que c’est eux les ouvriers qui créent les richesses et que sans eux leur usine est à l’arrêt et leur patron n’est rien ! Les liens créés entre les collègues et ceux des autres sites de l’entreprise ne font que renforcer la confiance des travailleuses et travailleurs dans leur détermination et la justesse de leur combat. Le patron n’a pas eu le choix : il a dû d’abord ouvrir les négociations sur la prime covid, améliorer les conditions de travail des salariés et il a dû octroyer la même prime de production pour tous les salariés avec un minimum de 209€ garantie pour tous.

Ils n’ont certes pas obtenu l’intégralité de leurs revendications mais ils ont compris que seule la grève et la lutte de classe paient. Ils ont également pris conscience de la nécessité du travail interprofessionnel et de la nécessité de se coordonner et s’organiser au-delà des limites syndicales et d’étiquettes. Une première victoire qui va en ouvrir d’autres car les salariés, après avoir relevé la tête, sont bien déterminés à aller chercher de nouvelles victoires !

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Un employé de Pôle emploi est menacé de licenciement pour avoir aidé des chômeurs à toucher leurs aides

 

Yann Gaudin est conseiller Pôle emploi et dénonce les pratiques de l’institution visant à priver les demandeurs d’emplois des allocations qui leurs sont dues. Il est convoqué par sa hiérarchie le 22 juin et est menacé de licenciement.

Répression patronale

Crédit photo : Christophe Lefebvre

Yann Gaudin, conseiller Pôle emploi à Rennes est convoqué par sa hiérarchie mardi à un entretien préalable qui pourrait aboutir à un licenciement. Sa faute ? Avoir aidé des chômeurs à toucher des allocations qu’ils auraient dû percevoir.

Yann Gaudin est salarié à Pôle emploi depuis 2006 et déclare à l’AFP qu’il a pu y constater « de vraies anomalies couvertes par une chaîne de décideurs, par exemple des salaires exclus automatiquement par le système de calcul des allocations chômage ». Lors d’une interview accordée à France 3 le 18 janvier 2020 , il accuse également la direction de « ne pas respecter le devoir d’information de Pôle Emploi, et de l’empêcher d’appliquer ce principe dans son travail. »

Depuis novembre 2019, il dénonce les « pratiques frauduleuses généralisées » de Pôle emploirevelations dans son blog « Pôle Emploi : le droit de savoir » sur Médiapart Il souligne également que dans les cas où les employés prennent conscience de ces pratiques, ceux-ci sont « placés sous une autorité hiérarchique, ce qui a l’inconvénient de la pression et des menaces de sanctions »

Il subit lui-même ce harcèlement par la direction et fait l’objet d’une mise à pied de cinq jours en mai 2019. Cette répression patronale l’aura également mené à plusieurs mois d’arrêt de travail par son médecin. Yann Gaudin est donc accusé par la direction de faire son travail, c’est-à-dire informer et accompagner les usagers dans leurs démarches.

Pôle emploi est né en 2008 sous le mandat de Nicolas Sarkozy de la fusion entre deux établissements :
• L’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE), créée en 1967 dont la mission était notamment d’accompagner les demandeurs d’emploi dans leur recherche de travail.
• L’Association pour l’Emploi Dans l’Industrie et le Commerce (ASSEDIC) dont la mission était de verser les allocations chômage.

Pôle Emploi est un établissement financé par l’argent public, cependant ses travailleurs et travailleuses relèvent juridiquement du droit privé (à l’exception d’une minorité relevant du droit public). Dans un ouvrage intitulé « Pôle emploi : la face cachée », trois journalistes de France Info publie une enquête lancée en septembre 2018 sur les conditions de travail au sein de l’établissement. Les témoignages des salariés dénoncent notamment les conséquences de la fusion de l’ANPE et de l’ASSEDIC : un accroissement de la surcharge de travail, une surveillance accrue des employés pour mesurer leur efficacité, et une pression de la hiérarchie sur ceux-ci pour des résultats.

Rappelons que cette enquête fait suite à une plainte déposée contre Pôle Emploi en 2014 par les parents d’Aurore Moësan, conseillère au sein de l’établissement qui se suicide en octobre 2012. La structure est donc accusé d‘ « harcèlement moral », « mise en danger délibérée de la personne d’autrui », « non-assistance à personne en danger », « homicide involontaire » et « conditions de travail contraires à la dignité de la personne ». La plainte évoque également plus de 17 suicides liées aux conditions de travail au sein de l’entreprise.

Les chômeurs sont régulièrement accusés par de nombreux médias et les classes dominantes d’être des fraudeurs aux aides sociales. Ces discours justifient les mesures mises en place par l’Etat pour une augmentation du pistage des demandeurs d’emploi et une réduction des aides allouées aux classes populaires. Dans cette logique, le gouvernement Macron mettait en place en janvier 2019 un décret qui renforçait les sanctions et les contrôles des chômeurs et prévoyait notamment une augmentation des personnels dédiés à ces missions d’ici 2020..

L’exemple de Yann Gaudin nous montre bien que l’Etat préfère faire des économies sur les allocations attribuées aux plus précaires tandis que Pôle Emploi, institution sous la tutelle du ministère du travail, ne se gêne pas pour réprimer les travailleurs qui le dénonce. Ainsi, la mission d’accompagnement des agents de Pôle emploi est détournée par des logiques de management d’efficacité, les conseillers sont poussés à toujours plus de contrôle et à une chasse aux chômeurs sous la pression hiérarchique.

Dans le contexte actuel de crise sanitaire et économique, les demandeurs d’emploi vont être de plus en plus nombreux et les travailleurs et travailleuses de plus en plus précaires. Le cas de Yann Gaudin est symbolique. Lui qui essaye d’aider les chômeurs finira peut être sur le carreaux pour avoir fait simplement son travail. Il ne faut pas que les travailleurs, la jeunesse, les chômeurs ou les retraités ne paient la crise. C’est pourquoi il faut imposer l’interdiction des licenciements, l’augmentation des salaires, le partage du temps de travail.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Air France. Le gouvernement soutient le plan de licenciements, c’est eux ou c’est nous !

 

Le géant franco-hollandais entend supprimer entre 8 000 et 10 000 postes d’ici 2022. L’entreprise a reçu 7 milliards grâce au soutien de l’État et Bruno Le Maire soutient le plan.

Crise économique

Crédit photo : AFP

Ils appellent cela « le plan de reconstruction d’Air France ». Avec des milliers de licenciements à la clé, il s’agit de cynisme patronal à l’état pur. En effet, on a appris de différentes sources que le groupe Air France-KLM s’apprête à annoncer entre 8 000 et 10 000 suppressions de postes d’ici 2022, soit entre 15% et 20% de l’effectif total du groupe (55 292 salariés dont 49 000 chez Air France). L’annonce devrait avoir lieu entre fin juin et début juillet.

Selon Les Echos, le personnel au sol subira les plus importantes suppressions d’emplois : entre 4 000 et 6 000 licenciements. Mais toutes les catégories seront touchées. Parmi les hôtesses et stewards on parle de 2 000 à 2 500 licenciements ; parmi les pilotes il y aurait un peu plus de 400 licenciements. Selon le même journal, « la filiale du groupe la plus impactée serait toutefois Hop, où près d’un millier d’emplois seraient menacés, sur un total de 2 751 salariés ».

 

Obscénité patronale

 

L’entreprise française justifie son choix dévastateur pour des milliers de familles ouvrières en pointant les difficultés du secteur liées à la pandémie de Covid-19. On parle d’une baisse d’activité de 20% pour 2020 et de 10% pour 2021. Naturellement, pour le patronat, c’est aux salariés de payer l’addition. Mais pas seulement pour le patronat. Pour le gouvernement aussi. Afin de « sauver » ce « champion national » le gouvernement a annoncé un plan de 7 milliards d’euros de prêts garantis par l’Etat.

Mais, Air France-KLM est-il vraiment un groupe au bord de la faillite ? A en juger par la rémunération de ses hauts dirigeants on ne dirait pas. Il y a quelques semaines seulement on apprenait que sont PDG, Benjamin Smith, touchera 800 000 euros de bonus, ce qui vient s’ajouter à sa rémunération fixe de 900 000 euros par an, la rémunération du PDG pour 2019 s’élevant en réalité à 2 millions d’euros.

Mais si M. Smith est aussi grassement payé c’est bien parce que le groupe, au-delà de l’épisode pandémique, se porte plutôt très bien. Air France-KLM a fait plusieurs milliards d’euros de profits ces dernières années. Rien qu’en 2018 le groupe faisait 1,3 milliards de bénéfices opérationnels (le résultat net avant impôt).

Les profits avant tout

Il faut rappeler que depuis longtemps Air France tente de « rattraper » son retard en termes de profits par rapport à ses concurrents européens et mondiaux. En novembre dernier son PDG déclarait vouloir faire augmenter les profits de l’entreprise de 117% d’ici 2024. Et les profits des patrons ne sont jamais l’œuvre de la magie, mais le résultat de l’exploitation des travailleurs. C’est ainsi que depuis dix ans Air France tente de restructurer le groupe en basculant son personnel vers ses compagnies low-cost, comme Transavia, où les salariés (toutes catégories confondues, y compris les pilotes) ont des conditions de travail plus défavorables.

La pandémie et les difficultés économiques liées aux mesures prises pour y faire face apparaissent ainsi comme un accélérateur de cette tendance ainsi que comme un excellent prétexte. Et c’est une tendance dans tout le secteur. Comme on peut le lire dans l’article des Échos cité plus haut : « Lufthansa a indiqué qu’il comptait supprimer 22.000 postes, soit près de 16 % des effectifs du groupe (qui inclut Swiss Austrian, et Brussels Airlines), dont la moitié en Allemagne. British Airways prévoit de supprimer 12.000 emplois, soit près de 30 % de ses effectifs, tout en imposant à ses salariés une révision à la baisse de leurs contrats de travail. Easyjet veut également supprimer 30 % de ses effectifs, soit 4.500 emplois ».

Des licenciements déguisés

Ainsi, les licenciements massifs chez Air France sont devenus un enjeu de concurrence capitaliste. Donc une concurrence qui se fait sur le dos des vies ouvrières brisées par la perte du travail au milieu d’une crise qui s’annonce très dure et qui rendra encore plus difficile de retrouver un nouvel emploi pour des millions de personnes.

Mais attention, selon l’entreprise (et le gouvernement) il n’y aura pas de licenciements secs, il n’y aurait que des « départs volontaires ». En réalité les salariés connaissent très bien ce que cela veut dire : des pressions, du harcèlement, des menaces, des sanctions, entre autres. Car les licenciements ne sont jamais « volontaires », ou en tout cas ils sont toujours dictés par les conditions imposées par le patronat qui lui ne poursuit que le froid calcul du profit.

En effet, les capitalistes tentent de minimiser les coûts même lorsqu’ils licencient. Et pour cela Air France (et les autres grands groupes) comptent sur les dispositifs mis en place par les contre-réformes du gouvernement Macron et par ses précédents. Ainsi, l’entreprise s’apprête à recourir à une disposition introduite par la « Loi Travail XXL » : la Rupture Conventionnelle Collective (RCC). Ce dispositif permet au patronat de licencier à un moindre coût (moins d’indemnités, entre autres) et avec moins de contraintes que les PSE classiques (contrairement aux PSE avec les RCC les entreprises peuvent embaucher dès la reprise de l’activité). Mettant l’accent sur le caractère « volontaire » des départs il s’agit non seulement de faire baisser les coûts économiques mais aussi les coûts pour le gouvernement politiquement.

Complicité du gouvernement

Pour le moment nous n’avons pas les chiffres définitifs quant aux licenciements car, comme pour Renault, il est possible que l’entreprise ait laissé fuiter dans la presse des chiffres gonflés pour ensuite présenter un plan revu à la baisse et créer une fausse impression de « soulagement ». Ce qui est sûr en tout cas c’est que le plan de licenciement massif chez Air France compte avec le soutient total et indéfectible du gouvernement.

Ainsi, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, face à la question de la position du gouvernement face aux licenciements dans une entreprise où l’État est non seulement actionnaire mais à laquelle il vient de faire bénéficier d’une aide milliardaire : « l’État doit soutenir une entreprise qui demain renoue avec les bénéfices, qui est une entreprise solide et qui fait la fierté industrielle de notre pays. Je pense avoir toujours tenu le même langage depuis le début, je l’ai eu sur Renault, je l’ai sur Air France, je l’aurai sur d’autres entreprises. Quand les commandes s’écroulent, quand le trafic aérien s’écroule, dire ‘je mets de l’argent mais on va absolument garder chaque emploi’, à quoi ça conduit ? (…) à des risques de faillites, et c’était ça qui menaçait Air France, et au bout du compte à perdre l’argent de tous les Français (…) Si demain Air France fait faillite, ce sont 7 milliards qui partent en fumée et dont je suis responsable (…) il faut que la compagnie renoue avec les bénéfices ».

Le message est clair. Le gouvernement paie pour « sauver » Air France et non seulement qu’il ne s’oppose pas aux licenciements, il les encourage si cela est nécessaire pour que « la compagnie renoue avec les bénéfices ». Il s’agit d’un gouvernement pro-patronal qui tente de naturaliser les licenciements au nom de la compétitivité des entreprises.

Il faudra avoir cela en tête car au moment où le gouvernement Macron fait un tournant à droite avec sa revendication de l’histoire impérialiste française et sa rhétorique « nationaliste » parlant de « relocalisations », les travailleurs doivent savoir que tout cela ne se fait nullement pour les favoriser, ni pour créer des emplois. Le tout se fera selon les conditions imposées par le patronat et si celui-ci exige des « sacrifices » de la part du monde du travail, le gouvernement ne fera qu’obéir.

Un plan de bataille ouvrier contre tous les licenciements

Les syndicats de pilotes et des hôtesses et stewards sont déjà en train de négocier les ruptures conventionnelles collectives. Ces directions syndicales tentent d’aider le patronat à trouver la meilleure façon de concurrencer les autres capitalistes du secteur sur le dos des salariés. Autrement dit, ils sont déjà en train de capituler avant même de préparer un plan de bataille qui parte du principe élémentaire de « zéro licenciement ».

Un tel plan de bataille est fondamental car accepter les licenciements massifs dans une entreprise comme Air France (qui plus est a fait de gros bénéfices ces dernières années) serait un très mauvais message pour tous les salariés des autres secteurs. Au contraire, les salariés d’Air France trouveront des alliés directs parmi les travailleurs et travailleuses des entreprises du secteur aéro qui se battent contre les licenciements actuellement mais aussi chez Renault.

Bruno Le Maire parle de renouer avec les profits. Mais les bilans financiers publics de ces dernières années montrent que l’entreprise a gagné beaucoup d’argent. Il faudrait ouvrir les livres de comptabilité et vérifier quelle est la vérité des affaires, surtout quand la vie de milliers de salariés est en jeu. Mais même en cas de difficultés, il est inconcevable que ce soient les salariés qui payent une crise dont ils ne sont pas les responsables. Il faudra toucher aux profits des actionnaires et poser la question de la nationalisation sous contrôle des travailleurs et travailleuses. Dans la crise qui s’annonce et dans le cas des licenciements massifs, la question se pose à nouveau dans les termes suivants : c’est eux ou c’est nous !

 

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Le gouvernement veut autoriser à licencier les entreprises qui auront recours au chômage partiel de longue durée

 

Un dispositif de « chômage partiel de longue durée » est en discussion depuis la semaine dernière, pour compléter les mesures actuelles de soutien aux entreprises. Le projet, dont les contours émanent du patronat et de syndicats de la métallurgie, devrait autoriser les entreprises qui y ont recours à licencier !

Cadeaux aux entreprises

Crédits Photo : AFP

Les demandes de chômage partiel ont explosé depuis le début de la crise sanitaire, notamment durant le confinement. Elles représentaient en mai - mois du déconfinement - 7,8 millions de travailleurs dans l’Hexagone selon la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Ce dispositif permet aux travailleurs en chômage partiel de toucher une allocation à hauteur de 84% de leur salaire net habituel. Depuis le premier juin l’État prenait en charge 85% de l’indemnité versée contre 100% auparavant.

C’est sous pression du grand patronat industriel et notamment du MEDEF, que le chômage partiel avait été modifié et mis en place largement au début de la crise sanitaire. D’une certaine manière, le chômage partiel était une forme de perfusion de l’Etat en direction du patronat, pour leur éviter à tous prix de toucher à leurs profits, en prenant en charge les salaires des salariés confinés.

Ce dispositif devait prendre fin début juin mais a été renouvelé par l’Etat pour un mois et, d’après les annonces de Muriel Pénicaud en début de semaine, devrait continuer en juillet. En parallèle, fin mai, Muriel Pénicaud affirmait « nécessaire de mettre très rapidement de nouveaux dispositifs de préservation de l’emploi et des compétences qui vont permettre à ces entreprises d’ajuster la capacité de production à la baisse en fonction de la demande, de limiter les coûts économiques et sociaux tout en préservant l’emploi » et commençait à plancher sur un dispositif de « chômage partiel de longue durée ». Celui-ci est en négociation depuis la semaine dernière avec une prolongation potentielle de deux ans. Ce nouveau dispositif se base sur le modèle proposé par le patronat de la métallurgie, et par les directions de trois syndicats représentatifs de la branche : CFDT, FO et CFE-CGC.

Appelé ARME (Activité Réduite pour le Maintien de l’Emploi) ou APLD (Activité Partielle de Longue Durée), Les Echos donnait hier matin une information de premier ordre, celui-ci autoriserait les entreprises qui y ont recours, à licencier en parallèle. « Un accord majoritaire pourra permettre des licenciements en même temps » a ainsi précisé Murielle Pénicaud aux Echos. Et ce alors même que la mesure est précisément censée permettre de maintenir l’emploi malgré la réduction de l’activité économique.

Dans la continuité des Accords de Performance Collective (APC) qui eux aussi prétendent « maintenir l’emploi » et qui en réalité dégradent les conditions de travail comme c’est le cas pour Derichbourg sans promesse d’éviter le chômage, le nouveau dispositif de chômage partiel permettra donc aux grandes entreprises une grande flexibilité dans leur activité tout en exposant malgré tous les salariés au risque du licenciement.

Pendant que le gouvernement prolonge une mesure qui permet au patronat de ne pas toucher au moindre profit,il leur laisse donc les mains libres pour licencier. Face à cette logique pro-patronale il sera nécessaire de s’organiser et de lutter pour imposer l’interdiction des licenciements et le partage du temps de travail entre toutes les mains disponibles, sans perte de salaire.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
http://www.le-blog-de-roger-colombier.com/2020/06/coucou-revoilou-la-reforme-antisociale-des-retraites.html

"Il est inenvisageable que ce sujet ne soit pas traité avant 2022", selon le cabinet du sous-ministre Laurent Pietraszewski en charge de cette régression sociale.

 

Durant la pandémie du covid, ledit sous-ministre avait toujours un oeil sur le projet cardinal d'un ex-banquier d'affaires rendu aux affaires des riches et du capital en France. Selon Huffpost, il n'arrêtait pas d'adresser des notes à son patron à l'Elysée. Ledit palais a répondu sobrement  "Pas de commentaire" au HuffPost, sans démentir.

Et dans les médias, les députés godillots commencent à s'échauffer en attendant la parole de leur patron qui doit intervenir en juillet. Ainsi sur LCP, le 17 juin: “On a effectivement d’autres sujets à traiter en ce moment, mais concrètement elle n’est pas morte”, affirme Cendra Motin, députée de l’Isère.

Et le chef des députés élyséens, Gilles Le Gendre, de déclarer:  “La réforme des retraites, si elle est relancée, ne doit pas faire obstacle au nécessaire esprit de concorde qui doit présider à la reconstruction du pays”. Tout en assurant ne pas être au courant de ces préparatifs. Juré, craché, si je mens, j'irai en enfer!

"Esprit de concorde qui doit présider à la reconstruction du pays": Banco semblent dire la Cfdt et consorts. Ben oui, le temps d'avant est le clone du jour d'Après.

 

Un point d'histoire: le 25 septembre 1939, la direction de la CGT, dirigée par Léon Jouhaux, chasse tous les communistes de leurs postes de responsabilité à tous les niveaux.

Le 7 octobre 1939, c'est l'accord à l'hôtel Majestic, siège du ministère de l'Armement entre la CGT et le patronat pour une collaboration tripartite avec le gouvernement sur les problèmes de la mobilisation industrielle. Les dirigeants de la CGT de cette époque reconnaissent "que la réalisation d'un tel programme qui engage l'avenir ne peut laisser place, ni aujourd'hui, ni demain, à la lutte des classes, mais exige une rassemblement définitif pour une étroite et complète collaboration."

Le 24  mai 1940, CGT et patronat signent au ministère du Travail "la collaboration constante et loyale de leurs structures" et de la réaliser à tous les niveaux.

Le 14 juillet, Philippe Pétain, après avoir renversé la République et s'être arrogé tous les pouvoirs, nomme comme ministre du Travail et de la Production industrielle René Belin, numéro 2 de la CGT.

Le 20 juillet 1940, le comité confédéral national de la CGT modifie les statuts de masse et de classes de la CGT, et approuve la déclaration du 24 mai.

Dès le mois de juillet, des syndicalistes exclus de la CGT forment les premiers Comités populaires d'entreprises: la CGT clandestine.

Sources: Le syndicalisme dans la France occupée. Presses universitaires de Rennes

On connait la suite.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Montceau, Union locale CGT : soutien total à Farida !

Mardi soir, Farida une infirmière Val-de-Marnaise de 50 ans, travaillant à l’AP HP depuis 17 ans, mère de deux enfants a été
interpellée avec une violence inouïe, plaquée et maintenue au sol au point d’avoir une côte cassée, saignant au visage, saisie
par les cheveux comme la pire des criminelles.

Farida a de suite reconnu avoir été envahie par la colère à la fin de la manifestation du fait des charges policières, des gaz lacrymos à profusion et des provocations multiples des forces de l’ordre.

Le contexte ne saurait être éludé : après deux mois de lutte contre le covid où les nuits ont été très courtes cette infirmière dévouée en gériatrie qui se n’est pas arrêtée même quand elle a été atteinte du virus est harassée professionnellement,

physiquement et psychiquement.

Comme nombre de ses collègues elle ne supporte plus les violences policières des manifestations, les intimidations et le mépris total de ce gouvernement envers les personnels de la santé et de l’action sociale.

Nous la comprenons aisément et nous partageons cette révolte et ce ressentiment général !

Rapidement, l’Union Régionale CGT Île-de-France et l’Union Départementale CGT du Val-de-Marne ont exigé la libération immédiate de Farida sans qu’aucune charge ne soit retenue contre elle.

Soit le gouvernement joue l’apaisement soit il joue l’exacerbation des conflits. La violence sociale est dans le camp du gouvernement et du patronat. Nous ne nous laisserons pas faire on scandé les manifestant-e-s venus soutenir Farida à la porte
du commissariat.

Farida est convoquée devant le tribunal correctionnel le 25 septembre, a annoncé le parquet de Paris. Elle sera jugée pour « outrages » et « violences sans interruption totale de travail (ITT) » sur personne dépositaire de l’autorité publique.

Farida travaille à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne) elle a reconnu les faits au cours de sa garde à vue et affirmé avoir craqué par épuisement et colère contre l’État. Selon l’AFP, lors de son audition, Farida a raconté la dureté de son métier, les journées de travail de 10 heures à 14 heures au plus fort de l’épidémie de Covid-19, le décès de 20 patients durant cette période, sa présence auprès d’eux, sa fatigue et une sérologie positive au virus.

L’image de cette interpellation violente restera dans les esprits des « héros en blouse blanche »…

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : http://syndicollectif.fr/anthony-smith-suspendu-deux-mois-de-scandale/

Les 15 et 16 juin 2020, des rassemblements ont eu lieu dans toute la France pour protester contre la « suspension » de ses fonctions de l’inspecteur du travail Anthony Smith, ex-secrétaire national du SNTEFP-CGT (syndicat des agent-es du ministère du travail).


A Paris, un rassemblement d’une centaine de personnes s’est tenu le 16 juin devant le Ministère du travail, non loin du lieu de la mobilisation des personnels de santé le même jour. 150 personnes avaient pris part à une action de ce type à Chalons-en-Champagne le 15 juin, en présence de Bernard Thibault qui siège à l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Dans toutes les régions de France, des initiatives identiques ont eu lieu. Nous sommes deux mois (c’était le 15 avril) après qu’Anthony Smith a été « suspendu » de ses fonctions d’inspecteur par sa hiérarchie locale (la direction du travail de la Marne), très soutenue à l’évidence par la ministre Murielle Pénicaud.

Que lui a-t-on reproché ? D’avoir fait son métier : exiger d’un employeur (un personnage influent à Reims, première ville de la Marne) des masques pour le personnel d’un EHPAD, et d’avoir lancé une procédure de référé devant l’inaction. A ce moment-là les consignes du gouvernement sur le port du masque étaient loin d’être claires. En effet il avait même laissé entendre, pour « masquer » la pénurie, que cette précaution aujourd’hui évidente n’était pas efficace ! On comprend donc pourquoi la banderole intersyndicale (CGT, CNT, SNU-FSU, SUD) affiche le mot d’ordre : « Nous ne nous tairons pas » !

Depuis, une pétition nationale de soutien en est à 150 000 signatures. Un Comité de soutien a été mis sur pied avec plusieurs dizaines de personnalités syndicales, politiques, associatives. Cette solidarité s’est propagée dans le ministère, enrayant en partie son fonctionnement pendant la période du confinement. En effet, les réunions en télétravail étaient bloquées par les personnels sensés y participer, qui s’y refusaient en lisant des déclarations de soutien à leur collègue.

Où en est-on aujourd’hui de la procédure de suspension ? Nulle part. Ce qui renforce la colère des syndicalistes devant une pure provocation d’un ministère sensé protéger le droit du travail. Aucun dossier disciplinaire n’a été ouvert deux mois après la sanction arbitraire. Or la procédure de suspension ne peut durer que quatre mois, donc jusqu’en plein été.

Plusieurs personnalités du Comité de soutien ont pris la parole ce mardi 16 juin. Simon Picou, pour le syndicat CGT des inspecteurs, a rappelé la convention de l’Organisation internationale du travail qui garantit l’indépendance des inspecteurs-trices « de toute influence extérieure indue ». Le Code du travail précise également que l’inspecteur est seul à prendre la décision de poursuite en référé pour une infraction, ici en matière de santé. Pour la confédération CGT, Sophie Binet a mis l’accent sur une « affaire emblématique », qui concerne la protection de salarié-es « vulnérables » (personnel EPHAD), « très exposé-es » aux risques du COVID-19.  Il y a à l’évidence une volonté de « remise au pas de l’inspection du travail ». La députée France Insoumise Mathilde Panot, qui co-anime le Comité de soutien, présente avec Adrien Quatennens, souligne « un combat d’intérêt général » sur le rôle de l’inspection du travail, alors que la crise économique et sociale va s’aggraver, avec des centaines de milliers de chômeurs en plus : il ne faut surtout pas « baillonner les gens ». Annie Thébaud-Mony, médecin et chercheuse en santé au travail, défend l’idée que les inspecteurs du travail doivent bénéficier du « droit de retrait » devant des urgences de santé, dans un secteur souvent « menacé de sanctions ». Gérard Filoche, ancien inspecteur du travail, porte-parole de GDS, explique que cette action vaut « pour tous les salarié-es ». C’est presque au même moment où des juges sollicités ont estimé qu’il fallait « porter des masques » que Anthony Smith a été « sanctionné ». Après des interventions du PCF, de la Convergence pour les services publics, du NPA, Simon Picou (CGT) conclut que le ministère semble très « gêné » par la situation, ce qui ne l’a cependant pas empêché de proposer à Anthony Smith de « signer une courrier » reconnaissant qu’il avait « mal agi ». Un comble !

Jean-Claude Mamet

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Pour rappel le comité dispose d’une site SoutienAnthonySmith.fr d’ une page Facebook ainsi qu’un compte Twitter sur lesquels nous partagerons les actualités de notre lutte. 

La pétition lancée par Thomas sur Change.org est aussi un lieu d’expression important

P E T I T I O N

 

Pour continuer à signer l’appel :

Premiers signataires : Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT ; Benoît Teste, secrétaire général de la FSU ; Cécile Gondard-Lalanne, porte-parole de l’union syndicale Solidaires ; Estellia Araez, présidente du Syndicat des avocats de France ; Katia Dubreuil, présidente du Syndicat de la magistrature ; Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne ; Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac ; Suzy Rojtman, porte-parole du Collectif national pour les droits des femmes ; Malik Salemkour, président de la Ligue des droits de l’homme ; Caroline De Haas, militante féministe ; Bernard Thibault, représentant des travailleurs au conseil d’administration de l’OIT ; Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis ; Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, sociologues, anciens directeurs de recherche du CNRS ; Nicolas Silhol, réalisateur (du film Corporate) ; Jean-Luc Mélenchon, président du groupe LFI à l’Assemblée ; Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière ; Fabien Roussel, secrétaire national du PCF ; Olivier Faure, premier secrétaire du PS ; Christine Poupin, porte-parole du NPA.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
La Banque mondiale reconnaît que CUBA possède le meilleur système éducatif d’Amérique latine
La Banque mondiale reconnaît que CUBA possède le meilleur système éducatif d’Amérique latine
La Banque mondiale reconnaît que CUBA possède le meilleur système éducatif d’Amérique latine
Le meilleur système de santé, le meilleur système éducatif, malgré le terrible blocus. Mais quel est donc le secret de Cuba ?

Publié par Jesús Agredo


Selon la Banque mondiale, “aucun système scolaire latino-américain, à l’exception de Cuba, n’est au niveau mondial”

L’un des plus grands problèmes qui affectent l’Amérique latine et les Caraïbes est l’éducation, qui est généralement très faible en termes de qualité, ce qui empêche ces pays d’avoir un développement et des progrès supérieurs. La Banque mondiale a publié un rapport sur le problème de l’éducation en Amérique latine et dans les Caraïbes. Comment améliorer l’apprentissage? La recherche analyse les différents systèmes d’enseignement public des pays du continent et les principaux défis auxquels ils sont confrontés.

En Amérique latine, les enseignants de l’éducation de base (préscolaire, primaire et secondaire) représentent un capital humain de 7 millions de personnes, soit 4% de la population active du pays, et plus de 20% des travailleurs techniques et professionnels. Leurs salaires absorbent 4% du PIB du continent et leurs conditions de travail varient d’un endroit à l’autre. Les éducateurs mal payés sont majoritairement des femmes – 75% en moyenne – et appartiennent aux couches sociales modestes. Par ailleurs, le personnel enseignant a plus de 40 ans et est considéré comme “vieilli”.

La Banque mondiale récapitule que tous les différents gouvernements du monde examinent attentivement “la qualité et la performance des éducateurs”, la manière dont les objectifs des systèmes éducatifs s’habituent aux réalités. Désormais, l’accent est mis sur l’acquisition de compétences et pas seulement sur la simple accumulation de connaissances. La conclusion du document est impitoyable. La Banque mondiale souligne “la faible qualité moyenne des enseignants en Amérique latine et dans les Caraïbes”, qui constitue le principal obstacle à l’avancement de l’éducation sur le continent. Le contenu académique est insuffisant et les pratiques inefficaces.

Peu et mal formés, les éducateurs ne consacrent que 65% du temps de cours à l’enseignement, “ce qui équivaut à perdre une journée complète d’enseignement chaque semaine”. Par contre, le matériel pédagogique reste peu utilisé, notamment les nouvelles technologies de l’information et la communication. De plus, les enseignants ne parviennent pas à imposer leur autorité, à retenir l’attention des élèves et à motiver la participation.

Selon l’institution financière internationale, “aucun corps enseignant de la région ne peut être considéré comme de haute qualité par rapport aux normes mondiales”, à l’exception notable de Cuba.

Cuba, où l’éducation est la principale priorité depuis 1959, dispose d’un système éducatif efficace et d’enseignants de haut niveau. L’île n’a rien à envier aux nations les plus développées. Cuba est également le pays de la planète qui consacre la plus grande partie à l’éducation avec 13% du budget national.

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Ce n’est pas la première fois que cette institution financière fait l’éloge du système éducatif cubain. Dans un précédent rapport, l’organisation a rappelé l’excellence du système social du pays:

” Cuba est internationalement reconnue pour ses réalisations dans les domaines de la santé et de l’éducation, avec un service social qui surpasse celui de la plupart des pays en développement et dans certains secteurs par rapport à celui des pays les plus développés. Depuis la révolution cubaine de 1959 et la mise en place d’un gouvernement communiste à parti unique, le pays a créé un système de services sociaux garantissant un accès total à l’éducation et à la santé, assurés par le pays.

Ce modèle a permis à l’île de parvenir à l’alphabétisation universelle, à mettre fin à certaines maladies, à l’accès général à l’eau potable et à la santé publique de base, l’un des taux de mortalité infantile les plus bas de la région et l’une des plus longues espérances de vie. “

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Celui de Charles Tillon, secrétaire du Comité centra du PCf, depuis Mérignac, entré dans la clandestinité, le 17 juin 1940:

Les 17 et 18 juin 1940, deux appels pour résister

Celui du général de Gaulle, le 18 juin 1940, depuis Londres

Les 17 et 18 juin 1940, deux appels pour résister

« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres. »

Il n'y a pas eu d'enregistrement de ce premier appel du général de Gaulle qui appelle seulement à la Résistance autour de lui "les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi".

L'appel du 22 juin 1940 est lui enregistré et on le confond avec celui du 18 juin 1940:

"Le gouvernement français, après avoir demandé l’armistice, connaît, maintenant, les conditions dictées par l’ennemi.

Il résulte de ces conditions que les forces françaises de terre, de mer et de l’air seraient entièrement démobilisées, que nos armes seraient livrées, que le territoire français serait totalement occupé et que le gouvernement français tomberait sous la dépendance de l’Allemagne et de l’Italie.

On peut donc dire que cet armistice serait non seulement une capitulation mais encore un asservissement.

Or, beaucoup de Français n’acceptent pas la capitulation ni la servitude pour des raisons qui s’appellent l’honneur, le bon sens, l’intérêt supérieur de la patrie.

Je dis l’honneur, car la France s’est engagée à ne déposer les armes que d’accord avec ses alliés.

Tant que ses alliés continuent la guerre, son gouvernement n’a pas le droit de se rendre à l’ennemi.

Le gouvernement polonais, le gouvernement norvégien, le gouvernement hollandais, le gouvernement belge, le gouvernement luxembourgeois, quoique chassés de leur territoire, ont compris ainsi leur devoir.

Je dis le bon sens, car il est absurde de considérer la lutte comme perdue.

Oui, nous avons subi une grande défaite.

Un système militaire mauvais, les fautes commises dans la conduite des opérations, l’esprit d’abandon du gouvernement pendant ces derniers combats nous ont fait perdre la bataille de France.

Mais il nous reste un vaste empire, une flotte intacte, beaucoup d’or.

Il nous reste des alliés dont les ressources sont immenses, et qui dominent les mers.

Il nous reste les gigantesques possibilités de l’industrie américaine.

Les mêmes conditions de la guerre qui nous ont fait battre par cinq mille avions et six mille chars peuvent nous donner, demain, la victoire par vingt mille chars et vingt mille avions.

Je dis l’intérêt supérieur de la patrie car cette guerre n’est pas une guerre franco-allemande, qu’une bataille puisse décider.

Cette guerre est une guerre mondiale.

Nul ne peut prévoir si les peuples qui sont neutres, aujourd’hui, le resteront demain.

Même les alliés de l’Allemagne resteront-ils toujours ses alliés ?

Si les forces de la liberté triomphent finalement de celles de la servitude, quel serait le destin d’une France qui se serait soumise à l’ennemi ?

L’honneur, le bon sens, l’intérêt supérieur de la patrie commandent à tous les Français libres de continuer le combat là où ils seront et comme ils pourront.

Il est, par conséquent, nécessaire de grouper partout où cela se peut une force française aussi grande que possible.

Tout ce qui peut être réuni en fait d’éléments militaires français et de capacité française de production d’armement doit être organisé partout où il y en a.

Moi, général De Gaulle, j’entreprends ici, en Angleterre, cette tâche nationale.

J’invite tous les militaires français des armées de terre, de mer et de l’air, j’invite les ingénieurs et les ouvriers français spécialistes de l’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui pourraient y parvenir, à se réunir à moi. J’invite les chefs, les soldats, les marins, les aviateurs des forces françaises de terre, de mer, de l’air, où qu’ils se trouvent actuellement, à se mettre en rapport avec moi. J’invite tous les Français qui veulent rester libres à m’écouter et à me suivre.

Vive la France libre dans l’honneur et dans l’indépendance !"

Note de ma pomme: Dans ce second appel, le général de Gaulle invite "tous les Français qui veulent rester libres à m’écouter et à me suivre".

Pour l'histoire et le débat.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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