SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Les "négociations" de l'assurance chômage sont de grands moments de théâtre :
Le MEDEF, qui co-dirige l'UNEDIC avec la CFDT ou FO depuis des années, fait semblant de "négocier" avec l'ensemble des syndicats. En réalité, il se contentera d'un accord avec ses "partenaires" de toujours.
Souvent, la CFE-CGC signe aussi. La CFTC se cale sur la position de la CFDT.

1er Nov. - Assurance chômage - Intérimaires et + de 50 ans : Grosse baisse d’allocation

La CGT, seul syndicat qui organise les chômeurs, a une autre analyse que le MEDEF et ses partenaires, qui considèrent que c'est aux chômeurs de payer la crise : Au lieu de baisser les droits des chômeurs, la CGT propose de faire payer ceux qui abusent du système, c'est-à-dire les patrons qui abusent des contrats pourris (intérim, CDD, temps partiel avec salaire de misère).

De fait, un salarié en CDI temps plein ne coûte rien à l'assurance chômage tant qu'il est sous contrat.
Il ne coûte à l'assurance chômage que si il est licencié.
En revanche, un salarié sous contrat intérim, CDD, ou temps partiel, va forcément, et rapidement, se retrouver au Pôle emploi, et donc être indemnisé.
Les patrons qui abusent des CDD, intérim, et autres temps partiels payés une misère, devraient donc, vu qu'ils coûtent cher à l'assurance chômage, contribuer plus à l'assurance chômage.

Ce n'est pas le choix qui a été fait par les signataires de l'accord de l'assurance chômage du 14 avril 2017 qui s'applique - en plus grande partie - le 1er novembre 2017. Pour ces signataires, il est urgent de faire quelque chose concernant la dette cumulée de l'assurance chômage, soit 30 milliards d'euros, un an de budget de l'assurance chômage. 
Et c'est aux victimes de la crise de payer la note.

Les intérimaires : Une baisse d'allocation jusqu'à -28%

Les intérimaires qui subissaient une intense précarité - illégale - liée à des contrats à la semaine, seront ceux qui subiront la plus forte baisse de leur allocation.
Cas-type : Un allocataire qui cumulait un contrat par semaine pendant 4 mois, et qui travaillait 5 jours par semaine, était indemnisé, à l'issue de ses contrats, sur la base suivante : 

Salaire journalier de référence : Revenu brut hebdomadaire / 5

Mais ça, c'était avant ! 
A partir du 1er novembre, il sera indemnisé sur cette base : 

Salaire journalier de référence : Revenu brut hebdomadaire / 7

Sur une semaine, la perte est de 28%. Les intérimaires au "contrat à la semaine" vont donc voir leur allocation baisser de 28%. 
L'argument avancé par les signataires de la convention (MEDEF, CGPME, U2P, CFDT, CFTC, CFE-CGC et FO) ? L'équité
Il est donc, pour ces signataires, "équitable" que ce soient les intérimaires, victimes de la précarité, qui subissent une baisse de leur allocation, pour renflouer les caisses de l'Unedic. 
Pour les intérimaires, ce sera donc la TRIPLE PEINE : précarité, surmortalité au travail, baisse d'allocation. Encore bravo aux signataires de la convention. 

1er Nov. - Assurance chômage - Intérimaires et + de 50 ans : Grosse baisse d’allocation

Vous avez entre 50 et 53 ans ? Vous perdez un an d'allocation 

Les précédentes conventions assuraient aux allocataires de plus de 50 ans une allocation pendant 3 ans maximum (cas où l'allocataire avait cotisé au moins 3 ans). 
Mais ça c'était avant. 
Désormais, la règle est la suivante : 
Pour les moins de 53 ans, ce sera 2 ans maximum.
Pour les allocataires qui auront au moins 53 ans au moment de leur ouverture de droit, ils pourront bénéficier de 2 ans et demi d'assurance chômage.
Les allocataires qui auront au moins 55 ans au moment de leur ouverture de droit pourront, eux, bénéficier de 3 ans d'allocation. 
Les signataires de cette convention trouvent normal que, au regard du report de l'âge de départ en retraite (signé aussi par la CFDT), il faut repousser l'âge qui fait bénéficier d'une durée plus longue d'assurance chômage.

Or un pensionné sur deux démarre sa vie de pensionné en étant au chômage. Ce phénomène se développe. Les patrons aiment se "débarrasser" des "gros salaires" avant qu'ils n'arrivent en retraite, pour embaucher des "petits salaires". 

De plus en plus d'allocataires de plus de 50 ans basculeront donc plus vite aux minima sociaux (ASS, RSA...). Double peine pour eux donc : Virés car "coûtant trop cher", puis réduction de la durée de l'assurance chômage. 

Vivement la disparition de l'assurance chômage ?

En Angleterre, l'allocation d'assurance chômage est au niveau du RSA, la même pour tout le monde, et si vous êtes ingénieur, et qu'il n'y a pas de boulot dans votre branche, le "Pôle emploi anglais" peut vous obliger à prendre un emploi d'agent de nettoyage. 
C'est ce que souhaite Macron, avec son projet de "nationalisation" de l'assurance chômage : Fin des allocations d'assurance chômage. Tout le monde au "forfait RSA".
Si les bandits gestionnaires de l'assurance chômage s'acharnent à diminuer les droits des allocataires, convention après convention, ce n'est pas une raison pour jeter le bébé avec l'eau du bain. 
L'assurance chômage en France est un droit acquis par un rapport de force
Les syndicats "réformistes" ne sont que des larbins au service du patronat.
Les cotisations des travailleurs ne doivent pas être détournés des travailleurs. 

Et ce n'est pas en réduisant les droits des chômeurs qu'on crée des emplois.

En revanche, il serait peut-être temps de s'intéresser aux milliards versés aux entreprises tous les ans, sans aucun contrôle. 

1er Nov. - Assurance chômage - Intérimaires et + de 50 ans : Grosse baisse d’allocation

Source : IGAS
Nota : Ce tableau ne tient pas compte du CICE, ni du "pacte de compétitivité" qui ont déversé encore 60 milliards supplémentaires aux patrons. Ce pognon n'a en rien servi à l'investissement ou pour embaucher, mais au contraire pour débaucher, et remplir les poches des actionnaires, les vrais parasites de notre société. 

Les 6,7 millions de chômeurs inscrits au Pôle Emploi, eux, ne sont pas des assistés, des parasites, des tire-au-flanc. Les 44% des chômeurs qui sont indemnisés touchent en moyenne 1010 euros par mois. Ce qui veut dire que de nombreux chômeurs touchent moins que ça.

Rappel : Les chômeurs ne demandent qu'à avoir un emploi décent à salaire décent. Avec le progrès technique (ordinateurs et robots), il suffit de PARTAGER, aussi bien le travail que les richesses produites par les travailleurs. Et... Ca urge !

En Bretagne, il faut être inscrit 8 ans en moyenne au Pôle Emploi avant de décrocher un CDI 

Le calcul est vite fait : 300.000 inscrits au Pôle emploi en Bretagne, 9807 ont signé un CDI en trois mois ! 

 

1er Nov. - Assurance chômage - Intérimaires et + de 50 ans : Grosse baisse d’allocation

source : Pôle Emploi

Rappel : Une offre sur deux dîte "raisonnable", c'est-à-dire utilisable pour RADIER les chômeurs est carrément... Illégale

Il est temps d'inverser la vapeur, les parasites doivent passer à la caisse

Ca suffit de faire des cadeaux à la classe dirigeante.
1% de la population touche plus de 7500 euros par mois. 
Ils ont les moyens, ils ont profité de la crise. 
A eux de payer maintenant.

1er Nov. - Assurance chômage - Intérimaires et + de 50 ans : Grosse baisse d’allocation


source : Observatoire des inégalités 

Pour se mobiliser, pour connaître ses droits, pour défendre son bifteck, syndiquez-vous.
N'attendez pas que Macron et ses petits copains fassent, comme Sarkozy le rêvait, travailler les chômeurs de force pour le RSA. 

1er Nov. - Assurance chômage - Intérimaires et + de 50 ans : Grosse baisse d’allocation

Ne restez pas seul, relevez la tête, rejoignez la CGT, le seul syndicat qui organise les chômeurs

"Celui qui combat peut perdre, celui qui ne combat pas a déjà perdu". B.  Brecht
 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Avec les ordonnances, la fin du contrat de travail en quelques exemples

Dixit Muriel Pénicaud (ministre du Travail) : « Tout est désormais possible dans l’entreprise à partir d’un accord majoritaire » ; « Il faut en finir avec le Code du travail qui n’est fait que pour embêter 95% des entreprises ! »

Le contrat de travail est un type de contrat par lequel une personne (le salarié) s’engage à effectuer un travail pour un autre (l’employeur), moyennant une rémunération. Employeur et salarié doivent respecter les obligations nées du contrat de travail. L’employeur est tenu de fournir un travail dans le cadre de l’horaire établi, verser le salaire correspondant au travail effectué, respecter les autres éléments essentiels du contrat (qualification, lieu de travail…), faire effectuer le travail dans le respect du Code du travail et de la convention collective applicable à l’entreprise. Avec la loi travail XXL, c’en serait fini !!!

Un accord d’entreprise pourrait imposer des modifications des conditions salariales, du temps de travail, des conditions de travail. Le refus du salarié entrainerait un licenciement pour cause réelle et sérieuse.

Avec ces ordonnances, l’entreprise Smart à Dombach (Moselle) n’aurait pas été obligée de proposer à la signature de chacun des salariés un avenant à son contrat de travail pour passer aux 39 heures payées 37. Un simple accord d’entreprise sous la menace d’une fermeture du site ou de vagues de licenciements suffirait pour mettre tous les salariés au pas sans avoir besoin d’un consentement individuel.

Un accord d’entreprise pourrait modifier à la baisse la rémunération du salarié.

Avec ces ordonnances, la branche conserve certains thèmes d’encadrement, en particulier le salaire minimum. Mais tout le reste pourra se négocier dans l’entreprise : rémunérations, conditions de travail, organisation du travail…

Ainsi les primes d’ancienneté, le 13e mois, les indemnités de départ en retraite… pourraient être inférieurs aux minima de branches et différents d’une entreprise à l’autre d’un même secteur.

Ainsi, un accord d’entreprise viendrait baisser le montant de votre salaire marqué en bas, à droite, de votre fiche de paye sans correspondre à celui mentionné dans votre contrat de travail, en toute légalité !

Un contrat de travail mis à la merci des licenciements boursiers.

Avec ces ordonnances, il serait très facile à un groupe en bonne santé à l’échelle mondiale de mettre artificiellement une branche française en déficit afin de s’en séparer et octroyer des dividendes aux actionnaires. C’est la porte grande ouverte à tous les abus !

Avec la Loi Travail XXL, Il n’aurait pas été possible pour les 197 salariés « ex. Mollex » d’obtenir en 2016 de la justice la condamnation de la maison mère américaine pour fermeture abusive du site de Villemur-sur-Tarn avec le versement de 7 millions d’euros d’indemnités.

L’élargissement des CDI de chantier à toutes les professions ou le retour du
paiement de la tâche.

Aujourd’hui, les contrats de chantier sont employés à la marge par les entreprises du BTP et celles de l’ingénierie (bureaux d’études). Avec les ordonnances, par accord de branche, cela serait la généralisation à tous les secteurs d’activité !

Avec le CDI de chantier, c’est pour le salarié l’insécurité permanente, le contrat de travail ne protègerait plus. C’est la possibilité pour l’employeur d’y mettre fin à tout moment au motif de la fin d’un chantier, d’un projet, d’une mission…, sans que le salarié passe par la case indemnité de précarité des CDD et avec un recours aux prud’hommes improbable.

Pour exemple, dans le secteur de l’ingénierie informatique, les salariés ne seraient plus payés que pour le temps effectué chez le client et n’auraient plus l’assurance du maintien dans l’entreprise hors mission. Les patrons en salivent à l’avance !

Le renouvellement des CDD « à vie » pour tout contrat de travail.

Aujourd’hui, le nombre de renouvellement d’un CDD est limité par la loi à deux, de même que sa durée est encadrée. Avec les ordonnances, un accord de branche pourrait en fixer « librement » le nombre de renouvellement avec à chaque fois une durée pouvant aller jusqu’à cinq ans !

Adieu CDI pour les jeunes alors que la moyenne d’âge d’entrée en CDI s’élève à 27 ans. Comment, dans ses conditions, pouvoir se projeter dans l’avenir, payer un loyer ou acheter une maison, emprunter, fonder sereinement une famille… ?

La CGT a des propositions. Elles doivent être entendues !

Face à l’insécurité professionnelle grandissante, la CGT propose d’engager une négociation sur des mesures concrètes contre les inégalités. Il s’agit de réconcilier l’économique et le social en sécurisant les personnes tout au long de leur vie.

La CGT propose un Nouveau Statut du Travail Salarié (NSTS). Celui-ci garantira la continuité et la progressivité des droits de chacun :

  • droit au CDI ou à un emploi statutaire à temps complet ;
  • droit à un salaire socialité garantissant un revenu permanent à tout salarié ;
  • droit à la formation professionnelle, à l’éducation permanente ;
  • droit à la sécurité sociale, à la protection sociale ;
  • droit à la citoyenneté au travail.

Ces droits seraient attachés à la personne et transférables d’une entreprise à une autre.

Exemples :

En Bretagne, la CGT a obtenu la création de CDI temps plein/formation pour des travailleurs saisonniers du tourisme. Ces salariés travaillent dans les établissements touristiques d’avril en octobre et la saison terminée, ils suivent un cursus de formation pouvant déboucher jusqu’à la licence tourisme.

Dans les Alpes-Maritimes, le syndicat départemental CGT des transports a gagné que les chauffeurs de cars recrutés par les transports urbains à Nice bénéficient pour leur rémunération de la prise en compte de leurs niveaux de qualification et d’ancienneté antérieurs.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Avoir du boulot et vivre pauvre, c'est le miracle allemand...

Avoir du boulot et vivre pauvre, c'est le miracle allemand...

Article paru dans Le Monde Diplomatique de septembre 2017 :

La population allemande, appelée aux urnes le 24 septembre, n’a jamais compté aussi peu de demandeurs d’emploi. Ni autant de précaires. Le démantèlement de la protection sociale au milieu des années 2000 a converti les chômeurs en travailleurs pauvres. Ces réformes inspirent la refonte du code du travail que le gouvernement français cherche à imposer par ordonnances.

Huit heures : le Jobcenter du quartier berlinois de Pankow vient à peine d’ouvrir ses grilles que déjà une quinzaine de personnes s’alignent devant le guichet d’accueil, enfermées chacune dans un cocon de silence anxieux. « Pourquoi je suis ici ? Parce que, si tu ne réponds pas à leurs convocations, ils te retirent le peu qu’ils te donnent, grommelle un quinquagénaire à voix basse. De toute façon, ils n’ont rien à proposer. À part peut-être un boulot de vendeur de caleçons à clous, qui sait. » L’allusion lui arrache un maigre sourire. Il y a un mois, une mère isolée de 36 ans, éducatrice au chômage, a reçu un courrier du Jobcenter de Pankow l’invitant, sous peine de sanctions, à postuler pour un emploi d’agente commerciale dans un sex-shop. « J’en ai vu de toutes les couleurs avec mon Jobcenter, mais, là, c’est le pompon », a réagi l’intéressée sur Internet, avant d’annoncer son intention de porter plainte pour abus de pouvoir.

À l’extérieur, sur le parking de la barre de logements sociaux, la « cellule de soutien mobile » du centre des chômeurs de Berlin est déjà à pied d’œuvre. Sur une table pliante installée devant le minibus de l’équipe, Mme Nora Freitag, 30 ans, dispose une pile de brochures intitulées « Comment défendre mes droits face au Jobcenter. » « Cette initiative a été montée en 2007 par l’Église protestante. Il y a beaucoup de détresse, beaucoup d’impuissance, aussi, devant ce monstre bureaucratique que les chômeurs perçoivent non sans raison comme une menace. »

 

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

A travers  ce fait se révèle la totale  hypocrisie de ceux qui pour justifier leur refus de l'action collective contre l'actuel loi travail XXL invoquent l'indépendance syndicale.

N'est-ce pas la CFDT?

Car une chose serait d'aller voir de manière indépendante comment fonctionne en Suisse et au Danemark le système d'apprentissage,

AUTRE CHOSE est de s'embarquer dans les valises de la ministre du travail pour une telle démarche, à l'heure où s'engagent de prétendues concertations d'ailleurs sur le sujet.

Les justifications de ceux qui ont accepté cette compromission sont dérisoires et seule la CGT qui a refusé l'offre a fait preuve d'une attitude digne de la vocation de défense des travailleurs.

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Les dessous du voyage de Muriel Pénicaud en Suisse et au Danemark

SOURCE : L'Opinion

LA SEMAINE DERNIÈRE, Muriel Pénicaud a emmené patronat et syndicats en visite en Suisse pour y découvrir le système d’apprentissage très poussé et au Danemark pour étudier le modèle souvent cité en exemple de la formation professionnelle.

Avant de mener d’ici quelques jours, la concertation et la négociation sur ces deux sujets phares de la réforme du modèle social, la ministre du Travail a innové en mettant sur pied cette « learning expédition ».

Tous ont répondu présent à l’exception de la CGT, qui y voyait une compromission. « Nous n’avons pas été instrumentalisés, se défend un syndicaliste. Preuve en est, quand le fonctionnaire du ministère du Travail danois nous a vanté, devant la ministre, le bienfait des contrats aidés pour les chômeurs de longue durée, on a bien vu que ce n’était pas prévu… C’était drôle. »

De l’avis de la plupart des participants, ce voyage a été utile. Notamment pour se rendre compte que les systèmes ne fonctionnent bien que lorsque les entreprises sont au coeur du dispositif.

En Suisse, l’apprentissage est une telle filière d’excellence que les entreprises doivent être certifiées par leurs pairs, avant de recevoir des apprentis. Et au Danemark, ce sont les branches pro- fessionnelles qui définissent en amont les besoins en compétences de leur secteur, elles construisent les filières et les cursus… Les administrations ne sont que des chambres d’enregistrement.

Une voie vers laquelle le gouvernement semble décidé à aller. « Cela suppose que les branches professionnelles soient en capacité de le faire, ce n'est pas le cas aujourd'hui », reconnaît un membre patronal participant au voyage.

Cela signifiera aussi pour l’Education nationale une véritable perte de prérogatives. Pouvant entraîner de nombreuses suppressions de postes. Muriel Pénicaud avait cependant pris soin de proposer à des membres du cabinet de Jean-Michel Blanquer d’être dans la délégation.

PAR FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Les 100 Français les plus riches vont pouvoir économiser 1,5 millions d’euros grâce à Macron

Le budget 2018 venant d’être voté par l’Assemblée nationale, on sait à présent ce que les riches auront à gagner des réformes fiscales du gouvernement Macron. En effet, c’est par une conférence de presse que le sénateur PS Vincent Eblé a révélé les chiffres de Bercy que le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, aurait préféré garder secret. Et ils sont pour le moins édifiants…

La fin de l’ISF

Macron l’avait promis, le voilà effectif. L’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), qui n’avait de solidaire que le nom, disparaît au profit d’un nouvel impôt calculé sur la fortune immobilière. Un tour de passe-passe qui permettra aux plus fortunés d’économiser beaucoup.

Ainsi, des patrimoines immobiliers dont la valeur est estimée supérieure à 1,3 millions d’euros seront taxés d’un point de plus, passant de 0,5% à 1,5%. Un changement qui, d’après les calculs du président de la Commission des Finances à la Chambre Haute, Vincent Eblé, permettra aux 100 Français les plus riches de garder pour eux, au total, pas moins d’1 million d’euros. Toutefois, d’après les aveux même de Vincent Eblé, il ne s’agirait là que d’une estimation dans la mesure où « le patrimoine immobilier des redevables n’est pas connu avec précision ».

La fin de l’ISF est donc indéniablement un cadeau fait aux fortunes françaises, avec l’argument fallacieux derrière, avancé notamment par Bruno Le Maire, que donner plus aux riches assurera plus de miettes aux pauvres. En effet, le ministre de l’Economie prétend qu’ « en supprimant l’impôt sur la fortune sur le patrimoine financier, nous remettrons 3,2 milliards d’euros dans l’économie française ». Une rhétorique libérale qui s’évertue à faire des patrons les seuls producteurs de valeur. A l’image du pacte de responsabilité, créé en 2013 par François Hollande, il est évident que donner plus aux riches et au grand patronat, quelle que soit la forme (ISF, allègement de charges patronales…) il n’y aura pas de retombées pour les travailleurs, notamment en termes d’embauches, contrairement à ce que promet le ministre.

Mise en place du PFU

Mais les économies ne s’arrêtent pas là pour les plus aisés. En effet, l’instauration de la PFU (ou « flat-tax »), va également permettre aux 100 premières fortunes de l’Hexagone de garder pour eux, en plus, 582 380 euros par an. Ce prélèvement forfaitaire unique, à hauteur de 30% est instauré pour les revenus du capital tels que les intérêts, dividendes… Un PFU très intéressant dans la mesure où il se substitue à la taxation du capital évaluée à partir du barème de l’impôt sur le revenu, qui peut monter jusqu’à 62%. Et d’après Vincent Eblé, ce n’est pas moins de « 44% du gain total qui est capté par le 1% des ménages dont le revenu est le plus élevé ».

La fin de l’ISF combinée à l’instauration du PFU va donc permettre environ 1,5 millions d’euros d’économies a chacun des 100 ménages les plus fortunés. Des cadeaux aux riches qui font tout de même grincer des dents, jusque dans l’opposition, mais qui ont surtout fait perdre à Macron quelques points de popularité. Alors, pour arrondir les angles, et faire passer la pilule, le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que d’alourdir la taxation des signes extérieurs de richesse (yachts, voitures de sport,…). Une mesure plus symbolique que contraignante pour les plus aisés, qui ressortiront grand gagnant de ces réformes.

PAR REVOLUTION PERMANENT

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Quand les banques font casquer les pauvres pour faire plus de fric

On le sait depuis Coluche et son sketch sur le prêt immobilier à long terme : « moins tu peux payer, plus tu payes ». Le système bancaire, analysé par le magazine 60 millions de consommateurs, fonctionne de la même manière : moins on a d'argent sur son compte, plus la banque prélève des amendes et frais liés aux impayés ou aux dépassements de découvert.

Comment justifier un tel système, qui consiste à nous faire payer notre pauvreté ? Les journalistes de France inter ce midi hésitaient entre vertus punitives et vertus pédagogiques. Le capitalisme s’apprend dans la douleur.

Ce qui vaut pour les banques vaut pour l’ensemble du système : forfaits téléphone qui ne sont pas « passés », défaut de paiement de la facture EDF, retard dans le virement du loyer. Dans l’ensemble de ces cas, et puisqu’aucune loi n’existe qui nous empêche d’être pauvres, les lois protègent les entreprises et les propriétaires. Donc on paie des frais de rejet, des amendes ou un surcoût qui consolent l’entreprise ou le proprio d’avoir dû attendre un délai pour recevoir de l’argent.

L’article de 60 millions de consommateurs révèle aussi l’importance pour les banques de l’ensemble de ces frais : à eux seuls, ils représentent 30 à 35 % du chiffre d’affaires des banques de détail (soit 4,9 milliards chaque année). Quand on sait que de l’autre côté, les banques n’ont de cesse d’offrir des facilités de paiement aux clients riches, on comprend qu’il s’agit de l’application très prosaïque des vases communicants : les pauvres, qui paient très cher leur service bancaire, alimentent le fonds qui permet aux banques de soulager les riches.

Pour répondre aux journalistes de France inter, qu’il y ait là une vertu punitive, c’est sans aucun doute. Il s’agit de culpabiliser le manque d’argent, de punir ceux qui, pour une raison ou pour une autre se retrouvent en difficulté, tout en oubliant que ce sont les patrons et les logiques capitalistes qui fabriquent le chômage. Macron ne dit pas autre chose que ce qui se bafouille déjà depuis longtemps : les pauvres sont des fainéants, des gens qui foutent le bordel au lieu de chercher sérieusement du travail, et qui méritent d’être contrôlés au quotidien. Bref, si nous sommes pauvres, c’est quand même un peu de notre faute.

Mais, vertu pédagogique ? Sans rien dire de l’affreuse pédagogie que cela supposerait s’il fallait prendre au sérieux cette question, on peut quand même souligner que la pauvreté, le manque, le besoin, sont attachés au corps, et que, faire souffrir quelqu’un de cette manière, c’est imprimer dans le corps la cruauté et la violence de l’ensemble du système économique. Cette violence qui se voit sur les visages, sur les traits tirés, dans les corps fatigués, c’est bien celle du capitalisme, un système qui a besoin de notre usure pour produire toujours plus de profit, et qui n’hésite pas à nous faire payer, cyniquement, notre mauvaise position sociale dans la répartition des rôles. Marx disait vouloir faire sortir l’humanité du capitalisme comme de sa préhistoire. Et en effet, c’est la loi monstrueuse de la jungle du capitalisme qu’il est temps d’abolir.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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À PSA Sochaux, des « parcours intégration anti-CGT » pour les salariés

La photo de la page a atterri il y a quelques semaines dans la boîte aux lettres du syndicat CGT de Sochaux. C’est écrit dans un grand cahier à spirale, au beau milieu d’une page à petits carreaux : « Entretien embauche - 2 Nouveaux - Parcours intégration anti-CGT. »

Source : Communiqué de la CGT

Pour Jérôme Boussard, secrétaire général de la CGT du site PSA de Sochaux, « pas besoin d’une analyse graphologique c’est le cahier de travail et l’écriture du chef du personnel de nuit, il n’y a pas de doute possible ». Puis il ajoute : « On ne veut pas jouer aux martyrs, mais cela prouve une fois de plus que notre syndicat fait l’objet de discriminations à répétition de la part de la direction sochalienne, tout est fait pour dissuader les nouveaux embauchés de militer à la CGT. »

La direction de PSA reconnaît que l’écriture du cahier est bien celle de son chef du personnel de nuit, mais elle minimise en parlant « d’une initiative personnelle que nous ne soutenons pas ».

Jérôme Boussard poursuit : « Lors des dernières élections professionnelles, il y a trois ans, la direction avait organisé des réunions afin d’inciter les salariés à ne pas voter pour le “syndicat à trois lettres”. Choqués, plusieurs d’entre eux nous avaient alertés. Nous étions alors intervenus pour faire cesser ces réunions anti-CGT transformées peu après en réunions d’information sur l’avenir du groupe PSA. »

La CGT sochalienne déplore que l’évolution des carrières des militants cégétistes, la progression de leurs salaires et leurs demandes de mutation continuent d’être « systématiquement freinées » en raison de leur activité syndicale.

En 1998, elle avait saisi la justice pour dénoncer de graves différences de traitement liées à l’appartenance syndicale. « PSA avait rétabli dans la qualification qui devrait être la leur pas moins de 169 de nos militants, mandatés ou non », rappelle Jérôme Boussard. « La justice avait condamné l’entreprise à payer des sommes comprises entre 20 000 et 100 000 francs et les salaires avaient été réévalués, de 500 à 1 400 francs selon les cas. »

Il conclut : « La direction fait tout pour minimiser l’importance et l’influence de la CGT. Nous avons refusé de signer les différents accords d’entreprise entérinés ces dernières années parce que nous estimions, et nous estimons toujours, qu’ils sont contraires à l’intérêt des salariés. Et ça, ça ne plaît pas du tout. Nous voulons simplement être traités comme les autres syndicats, ni mieux, ni moins bien. »

Concernant « le parcours anti-CGT », l’organisation syndicale a décidé de saisir la justice.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Guyane. Face à la grogne sociale, Macron propose des escadrons de gendarmeries

Quelques mois après la signature de l’accord de Guyane, qui mettait fin à un mois d’une mobilisation sociale sans précédent par l’élaboration d’un plan d’urgence de 1 milliard d’euros et l’engagement d’en investir 2 milliards supplémentaires, Macron se rendra en Guyane ce Jeudi pour 2 jours. Une façon pour le gouvernement de s’acheter une paix sociale alors qu’aucune mesure concrète n’a pour l’instant été engagée.

Crédits photos : AFP // Emmanuel Macron dans une autre colonie française, à la Réunion le 25 mars 2017

C’est en hélicoptère que Macron se rendra dans la commune de Maripasoula, zone enclavée située à l’Ouest du territoire. C’est à la rame qu’il devrait s’y rendre pourtant, car depuis les accords de Guyane, lors desquels un plan d’urgence à hauteur de 1.08 milliard d’euros et une promesse d’engagement de 2 milliards supplémentaires avaient été actés, aucune amélioration des conditions de vie ne s’est matérialisée sur le terrain. Ce n’est donc pas surprenant que la venue de celui qui disait de la Guyane qu’elle devait « sortir de sa relation perverse avec l’hexagone » ne soit que modérément appréciée. D’autant plus que ce dernier n’a pas jugé bon d’allouer un seul instant à l’engagement d’un quelconque dialogue avec les acteurs locaux, élus ou populaires. Qu’à cela ne tienne, le collectif Pou Lagwiyann dékolé, qui a dirigé la grève générale du printemps dernier, a appelé à une grande marche ce Jeudi pour exiger du gouvernement le respect de l’accord signé en avril. Les maires, quant à eux, dépités de ne pouvoir, à cette occasion, récupérer à leur compte le mouvement populaire, ont fait savoir dans un communiqué adressé au président qu’ils ne participeraient ni à son accueil à l’aéroport, ni à son dîner républicain organisé le soir même.

Emmanuel Macron sera accompagné pour ce voyage du président de la commission européenne, Jean-Claude Junker, venu pour assister à la 22eme « conférence annuelle des régions ultra-périphériques », occasion pour 9 territoires (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, la Réunion, Saint-Martin, les îles Canaries, les Açores et Madère) de faire part de leurs revendications à l’Union européenne. Et des revendications, il y en a pour ces zones qui chaque jour subissent le joug du colonialisme. Dans les territoires français d’Outre-Mer, les chiffres du chômage et de la pauvreté atteignent des niveaux inégalés dans le reste du pays dans l’indifférence totale des instances gouvernementales. En effet, la situation socio-économique déplorable observée aujourd’hui dans ces territoires découle directement de décennies d’une politique basée sur les principes réactionnaires et racistes du colonialisme, comme l’a montré récemment la gestion du plan d’évacuation des victimes de l’ouragan Irma. En Guyane, la vie est en moyenne 12% plus chère qu’en métropole, le chômage atteint 27%, les infrastructures sociales et sanitaires font défaut et la possession de terres agricoles ou l’exercice de postes hautement qualifiés restent très souvent réservés aux métropolitains. Ce racisme d’État est d’autant plus important avec les populations immigrées, surtout venues du Brésil et du Suriname, les plus touchées par la violence sociale quotidienne. C’est dans ce contexte marqué par les inégalités sociales et la violence que débute en mars 2017, une grève générale sans précédent, n’allant pas sans rappeler la grève générale de 2008 menée par le LKP en Guadeloupe. Après un mois de grève et de blocage, ce mouvement s’était conclu par la signature d’un accord dans lequel le gouvernement promettait d’investir 3 milliards d’euros dans des mesures d’amélioration des infrastructures, et des conditions d’accès à l’éducation, le tout couplé à un tour de vis sécuritaire et la promesse de nouvelles casernes de gendarmerie.

Aujourd’hui, Macron espère « rassurer » la population guyanaise qui s’inquiète de ne constater aucun changement depuis les accords d’avril. Et pour cela, il mise sur le discours sécuritaire, stratégie toujours efficace en période de crise pour détourner l’attention. Mais il serait bien sûr illusoire de croire que l’intensification de la répression et le contrôle de l’immigration résoudront des problèmes résultant de plusieurs décennies de politique coloniale quand aucun effort n’est fait pour faire en sorte que la population vive dans des conditions décentes et comparables à celles du reste du pays. Aux Antilles et en Guyane, la tension est encore palpable et les grèves de 2008 et 2017 montrent bien que la population a compris qu’elle serait seule maîtresse de son destin et que l’inversion du rapport de force avec le régime impérialiste se ferait par la lutte et par la rue.

PAR REVOLUTION PERMAMENTE

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photo d'illustration (source: france-inter)

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… Lorsque la compassion veut camoufler politique, responsabilités et protéger le système.

Le 17 octobre dernier était célébrée, comme chaque année depuis 1987, « la journée mondiale du refus de la misère ». Reconnue officiellement par les Nations Unies depuis 1992, cette journée est l’occasion pour bon nombre de « belles âmes » de « regretter » le sort que connaissent « les pauvres ». Et après ? Ne s’agirait-il pas tous simplement d’une journée dans l’année pour camoufler ses propres responsabilités dans le sort réservé aux 9 millions aujourd’hui dénombrés qui vivent 364 jours par an sous le seuil de pauvreté ? A l’occasion de cette journée, le président de la république, Emmanuel Macron, a annoncé « une grande consultation sur la nouvelle politique de lutte contre la pauvreté ». Il s’agirait donc de « cerner » le phénomène, d’en saisir « l’importance » ? Lorsqu’en 2006 je publiais « 7 millions de travailleurs pauvres », les mêmes qui aujourd’hui s’interrogent –de Macron à Sarkozy, de Sarkozy à Hollande en passant par Martin Hirsch et quelques autres- me trouvaient pour le moins excessif. Leurs réactions d’hier permettent de s’interroger, voire d’émettre quelques doutes, sur la franchise et l’honnêteté de leur démarche aujourd’hui. « La pauvreté », « les pauvres » comme ils disent ? Pour comprendre la situation actuelle et en dégager les responsabilités, pour dépasser la posture « dames patronnesses » que prend le gouvernement et tenter de comprendre les causes et donc les remèdes à la pauvreté, il faut commencer par la qualifier.

 

La pauvreté augmente

La pauvreté monétaire, définie par un revenu mensuel inférieur à 60% du salaire médian, touche donc 9 millions de personnes en France. Depuis 2007, le taux de pauvreté des enfants et des familles a augmenté régulièrement.

 

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TRAVAILLEURS DÉTACHÉS: le mystérieux oubli du "Monde" et de "Libération"

Comme tout accord de compromis, l'accord européen sur les travailleurs détachés peut être présenté sous l'angle du "verre à moitié plein", ou du "verre à moitié vide".

 

 Sans surprise, le gouvernement vend à l'opinion, depuis deux jours, une grande victoire diplomatique française, sur le thème de "l'Europe qui protège", contre le "dumping social".

 

 Les contrats de détachement seront limités à 12 mois (mais portés à 18 en cas de demande de l'entreprise détachante), au lieu de 24 auparavant. Sans davantage de surprise, le FNla France Insoumise et ce qui reste du PS dénoncent "un accord de Perlinpinpin", qui n'entrera pas en vigueur avant 2022, et dont est par exemple exclu le secteur du transport routier. En avançant notamment un argument fort : la durée moyenne de détachement en Europe est de 98 jours (un peu plus de trois mois). Elle est même, en France, de...33 jours. (1)

 

La limitation à 12 mois n'aura donc, en France, qu'un effet très limité.

Deux quotidiens français, Le Monde et Libération, ont choisi de titrer sans réserve sur la victoire française.

Jean Quatremer (Libé) célèbre "la victoire européenne de Macron" (2), tandis que Cécile Ducourtieux (Le Monde) chante la "première victoire européenne" du président français (3)(à noter que le titre a été renforcé. Le titre initial, mentionné dans l'URL, se contentait d'un plus sobre "les pays de l'union européenne trouvent un accord").

 

Pourquoi pas ?

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Sécurité Sociale : le gouvernement veut la mort de la santé publique

L’examen du Projet de Loi de Financement 2018 pour la Sécurité Sociale (PLFSS) a débuté mardi après-midi à l’Assemblée. Dans la tradition des gouvernements de la Vème République, les ministres de la Santé, Agnès Buzyn, et des Comptes Publics, Gérald Darmanin, présentaient hier leur version du démantèlement de la Sécu.

L’examen du budget 2018 de la Sécurité Sociale débutait hier mardi, en séance plénière de l’Assemblée Nationale. Pour le gouvernement, Agnès Buzyn (Santé) et Gérald Darmanin (Comptes Publiques) venaient défendre la stratégie macroniste pour baisser d’environ deux milliards d’euros le déficit de la Sécu.

« Trou de la sécu » : le gouvernement préfère fermer les yeux sur les fraudes aux cotisations sociales

Autant mettre fin au suspense tout de suite : la République en Marche n’entend pas boucher un « trou de la Sécu » annuel de quatre milliards d’euros en traquant, par exemple, des fraudes aux cotisations estimées à 25 milliards d’euros annuels par la Cour des Comptes. Cette dernière reconnaît même qu’une large part des fraudes dues au travail dissimulé sont « largement sous-estimées ». Le système des cotisations est bel et bien efficace, mais l’intégralité du corps politique débat sur le rationnement d’un système qui serait trop généreux. Et pour cause : Agnès Buzyn juge « 30% des dépenses de santé injustifiées », un constat qu’on peine à imaginer partagé par les travailleurs de la santé, entre heures supplémentaires à gogo, pénurie de lits et déserts médicaux.

Bonus-Malus, médecine « ambulatoire » et hausse du forfait hospitalier

La réorganisation de l’hôpital est d’ailleurs un des cœurs budgétaires du PLFSS. Ce dernier promeut le développement de la chirurgie « ambulatoire », entendez patients hospitalisés en journée mais pas la nuit, et des « bonus » récompensant les hôpitaux les mieux gérés devraient permettre d’atteindre les objectifs d’économie. Ou comment appliquer les techniques de mise en concurrence du management du privé à l’hôpital. Adossées à « l’optimisation des achats » et à des « économies dans les services », ces mesures viseraient à dégager 1,46 milliards d’euros de nos dépenses collectives de santé. Et alors que le forfait hospitalier (frais non remboursés) va augmenter de deux euros par journée à l’hôpital, le tiers-payant généralisé permettant à tout le monde de ne pas avancer ses frais médicaux est lui évidemment repoussé…

11 vaccins obligatoires, le bonheur des laboratoires

Le gouvernement Macron confirme également l’obligation de réaliser onze vaccins pour les enfants au lieu des trois obligatoires auparavant. Outre les questions de santé que cela pose (adjuvants aluminés, tolérance de la charge virale par les plus jeunes), c’est surtout un vrai cadeau à l’industrie pharmaceutique qui pose question alors les mesures d’austérité s’accumulent, et qu’Emmanuel Macron a de nombreux amis dans ce milieu... La Sécurité Sociale fera un gros chèque aux labos, qui ne devront même pas assurer les préjudices potentiels des vaccins, supportés par l’Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux.

Attaque sur les allocations familiales et au pouvoir d’achat des retraités

Si le paquet de tabac passera en janvier de sept à dix euros, ressource à nouveau prélevée sur ressources les travailleurs, c’est surtout du côté de la refonte des allocations familiales qu’il faut déceler une nouvelle alerte concernant nos acquis : certaines prestations versées par la CAF sont remodelées, et près de 10% des familles éligibles à la Prime d’Accueil du Jeune Enfant ne le seront plus. Si cette aide augmentera fin 2018 de 30% pour certaines familles monoparentales, les autres familles perdront jusqu’à 15 euros par mois... Après les attaques contre les APL, le gouvernement persiste et signe et projette la division par deux, par quatre, voir la suppression totale des allocations familiales à partir de certains paliers de ressources.

La fiscalisation du financement de la Sécurité sociale et sa reprise en main par l’Etat

En parallèle d’une très inquiétante réforme de l’assurance-chômage, un coup décisif est porté au système d’assurance sociale généralisée et la cohérence du gouvernement Macron contre ce système s’affirme. La mesure phare du PLFSS vise en effet à substituer des impôts aux cotisations sociales. Ainsi, la Contribution Sociale Généralisée (CSG) va augmenter de 1,7 points pour compenser une vaste exonération des cotisations chômage et maladie des salariés et patrons du privé censée apporter du pouvoir d’achat aux salariés et alléger certaines « charges » pesant sur les patrons. Les retraités financent cette réforme puisque huit millions d’entre eux perdront de l’argent (plus de 300€ par an pour un retraité touchant environ 1400€) avec l’augmentation de la CSG sans avoir de cotisations à ne plus payer. Quant aux fonctionnaires, ils peuvent fonder des craintes légitimes face à la simple promesse d’Edouard Philippe de compenser l’impôt supplémentaire pesant sur eux par des « primes ».

Mais le plus inquiétant est bien la transformation de la cotisation en impôt : si à court-terme le financement de la santé n’est pas directement impacté car la CSG ne peut (pour l’instant !) pas être utilisée pour financer d’autres dépenses d’Etat, les possibles sont de plus en plus ouverts. On peut bien sûr craindre des déremboursements de médicaments, l’augmentation déjà programmée des frais médicaux, et un accès du plus en plus restreints aux droits sociaux car la CSG étant un impôt elle n’ouvre pas la porte en soi à l’éligibilité au chômage ou à la retraite… Et quid d’une modification du cadre légal sur la CSG, mélangeant par exemple cette ressource au budget général de l’Etat à sa discrétion ? Plus largement, lorsque les libéraux auront achevé de priver la Sécurité Sociale de ses ressources, elle n’aura plus de raison d’être. La production socialisée de la santé disparaîtra, et les impôts ne viendront plus que subventionner, au mieux, un système de santé et d’assurances privé et inégalitaire sur le modèle Américain. Ce dernier serait d’ailleurs infiniment plus instable du point de vue de la garantie du versement des prestations, comme tout système économique basé sur la spéculation de marché…

La mort de la santé socialisée et efficace, vers un système de santé privé et inégalitaire

La cotisation est la reconnaissance d’une valeur économique produite différemment, échappant au profit et à l’appareil d’Etat, dédiée à la santé, au chômage et à la retraite des travailleurs. C’est à la fois un vrai salaire indirect garanti contre la rapacité, l’instabilité financière, et les dérives gestionnaires et comptables du secteur privé, mais aussi l’acte de financement fondateur d’une branche entière de l’économie hors de l’économie capitaliste, qui génère un système de santé efficace et pour tous. Et alors qu’un tel fonctionnement est une source d’inspiration indéniable pour l’organisation économique dans de nombreuses autres branches, l’élite libérale qui nous gouverne entend évidemment défendre ses intérêts particuliers plutôt que de parler socialisation.

Les gains de pouvoir d’achat promis aux salariés du privé sont une double arnaque : d’une part ils pèsent sur d’autres citoyens, d’autre part ils seront de bien maigres compensations quand l’assurance-chômage disparaîtra, quand il faudra payer de sa poche les traitements médicaux, ou encore quand il faudra financer sa retraite soi-même (les Japonais nous ayant déjà montré cette voie, nous savons qu’elle implique le travail des octogénaires…). La Sécurité Sociale est un modèle de la production de valeur socialisée (et efficace !), un acquis social unique historiquement que les gouvernements de la Ve République ont passé leur temps à attaquer. Le régime général originel a déjà été dévoyé par de nombreuses réformes, ayant toutes pour but de fragiliser cette « niche sociale » et d’ouvrir les portes de la santé et de la prévoyance aux requins du privé.

Cerise sur le gâteau, le CICE et converti en baisses de charges pérennes. Ce crédit d’impôt n’ayant tout simplement pas servi à créer des emplois mais à augmenter les marges est supprimé… et converti en baisses de cotisations définitives, pour 25 milliards d’euros dès 2019. Mme Buzyn fait feu de tout bois, et octroie un cadeau définitif au patronat sur le dos de l’assurance sociale généralisée. Une fois encore, dans la foulée de l’exonération de l’ISF pour le capital financier et d’une loi de sécurité intérieure draconienne, le gouvernement Macron signe en son nom : le gouvernement de la finance toute-puissante.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Macron « n'a pas daigné nous voir » : les représentants de GM&S repartent dépités de l'Elysée

Les représentants des salariés du sous-traitant automobile n'ont pas rencontré à l'Elysée le président Emmanuel Macron comme ils l'espéraient. Leur visite s'est bornée à reprendre connaissance des mesures déjà prévues.

 

« Ils nous ont dit : « Circulez il n'y a rien à voir», a déploré Vincent Labrousse, délégué CGT de l'équipementier GM&S cité par l'AFP. Et de constater : « Nous n'avons eu aucune avancée [...] Cette réunion est la pire depuis le début de notre combat.» Les représentants des salariés de l'entreprise creusoise espéraient rencontrer Emmanuel Macron ce 23 octobre 2017. Mais leurs espoirs ont été douchés. Ils n'ont finalement été reçus que par trois conseillers de l'Elysée. Se déclarant « déçus » et «amers», les syndicalistes ont estimé n'avoir rien obtenu de nouveau.

 

A l'Elysée, on souligne l'ambiance « sereine » de la rencontre et on met en avant que lesdits conseillers avaient fait le tour des mesures d'accompagnement mises en place pour maintenir l'activité sur le site de GM&S à La Souterraine [...]

 

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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