SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Plan PSA-Opel. Quand le « capitalisme sauvage » ce sont les patrons français

L'achat par PSA des marques Opel et Vauxhall est acté depuis mars dernier mais c'est maintenant que commencent à arriver les premières informations sur le plan de redressement de la marque déficitaire depuis des années. Quand on voit quel sort le groupe PSA a réservé aux GM&S, on ne peut pas s'attendre à mieux pour Opel.

Depuis le rachat pour 2,2 milliards d’euros d’Opel à Général Motors par le groupe PSA, les inquiétudes sont vives chez les 40 000 salariés de la marque allemande. La gestion de PSA et la remise sur pied du groupe industriel français ne s’est pas faite sans dommages pour les emplois et sans fermeture d’usine. Aussi, les salariés attendaient dans l’inquiétude depuis mars dernier, date de l’acquisition par PSA, de savoir à quelle sauce ils allaient être mangés par Carlos Tavares, PDG du groupe.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la couleur est clairement annoncée : « La seule règle, c’est gagner de l’argent », a, en effet, déclaré Carlos Tavares à propos du programme de redressement de la marque prévu pour début novembre. Dans la foulée, la présidence du directoire du groupe français a restructuré l’équipe dirigeante de la marque en affectant aux finances, à la stratégie industrielle et à la logistique des fidèles de chez PSA, rodés à la gestion musclée qui a remis en selle le groupe sur le dos des travailleurs.

Ainsi, les six usines de montage, les cinq usines de production de pièces et le centre d’ingénierie de Rüsselsheim vont-ils être soumis aux méthodes de PSA qui visent une reprise d’activité records avec une « marge opérationnelle de 2% en 2020 », c’est-à-dire une croissance de 2% entre les investissement et le chiffre d’affaire. Les propos de Carlos Tavares à ce sujet sont, une fois de plus édifiants et glaçants : « Vous ne pouvez pas imaginer les coupes qu’on peut faire dans l’industrie automobile. Il y a énormément de gaspillages chez un constructeur ».

PSA entend limiter les gaspillages et réorienter la production pour privilégier la marge sur chaque véhicule au volume. Sa position de numéro deux sur le marché européen depuis le départ de General Motors lui permet de privilégier cette option de développement. En attendant, les 40 000 salariés sur les différents sites de la marque Opel risquent de devenir une charge pour le groupe PSA qui vise avant tout à conforter ses profits. La révision de l’appareil industriel, nécessaire pour opérer la réorientation de la marque Opel risque encore une fois de se faire à grand coups de fermeture d’usine et de « plan social », comme à Aulnay.

Quand on se souvient que PSA a annoncé, il y a un an vouloir procéder à 2000 licenciements, on peut s’attendre au pire de la part du capitalisme sauvage français dont PSA est le parfait représentant.

Crédit image : Steve Greenberg

Boris Lefebvre

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Il s'agissait pour lui de tenter de faire oublier l'idée qui s'impose : il est le président des riches.

Toutes les mesures qu'il a pris et qu'il entend mettre en oeuvre : code du travail, fiscalité, APL, CSG montrent en effet que Robin des Bois à l'envers il prend aux pauvres pour donner aux riches.

Les médias participent à cette mise en scène y compris en présentant sa visite à Whirlpool comme une sorte de match revanche entre Macron et François Ruffin qui n'en peut mais se trouve embarqué dans une personnalisation du combat syndical.

Tandis que le rassemblement CGT au même moment Place Gambetta est complétement passé sous silence ainsi que celui de la CGT Interim, car ils mettent en cause l'ensemble de la politique du pouvoir.

Faisons voler en éclat ces manipulations de l'opinion en développant partout la convergence des luttes, notamment à partir du 10 octobre prochain.

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Le compte-rendu de la journée selon 20 minutes :

Macron à Amiens: Cinq mois après la présidentielle, un retour au bercail très contrôlé

Cinq mois après une visite plus que houleuse sur le site de Whirlpool dans l’entre-deux tours de la présidentielle, Emmanuel Macron était de ce retour ce mardi dans sa ville natale. Le président avait promis le 26 avril dernier de revenir voir les salariés du groupe d’électroménager à Amiens. Promesse tenue, dans un contexte un peu plus favorable et avec une organisation plus contrôlée.

Comité d’accueil et invité surprise

Dès 8h, un comité d’accueil attendait le président de la République au son de « Merci Patron ». Le site de Whirlpool, dont le parking avait été le théâtre d’une passe d’armes en décalé entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron en avril, n’était cette fois-ci pas accessible à la dizaine de membres de la CGT Intérim et du collectif Picardie Debout, rassemblés rue d’Abbeville, à quelques pas de l’entreprise.

Le gros des travailleurs de Whirlpool se trouvait dans les locaux de l’entreprise, pour rencontrer le président dans une ambiance calme. Leur horizon s’est éclairci depuis la signature d’un accord de reprise le 12 septembre, entre Whirlpool et l’industriel picard Nicolas Decayeux, qui prévoit de créer 277 postes salariés, quand ils sont environ 300 à l’heure actuelle, avec 250 intérimaires en quasi-temps plein et une centaine chez le sous-traitant pour les plastiques Prima.

Selfies et discussion avec les travailleurs de Whirlpool

Arrivé, ponctuel, un peu avant 9h30, Emmanuel Macron, n’a fait aucun commentaire à la presse avant de visiter l’entreprise. Histoire, peut-être, de ne pas prêter le flanc à ceux qui, comme le député de la Somme François Ruffin, voient dans ce déplacement un « coup de com' » d’un « président sans ancrage local ».

Le président a passé environ trois heures sur le site, visitant aussi Prima France, le sous-traitant de Whirlpool, accompagné de quatre membres du gouvernement : les ministres Jacques Mézard et Elisabeth Borne et les secrétaires d’Etat Gérald Darmanin et Benjamin Griveaux. «Il a pris le temps, il a pas fait une visite à l’arrache», commente a posteriori le délégué CFDT Patrice Sinoquet.

Pour éviter tout couac, la visite du chef de l’Etat a été bien préparée. Des journalistes présents à Amiens lundi disent avoir vu des membres de l’Elysée en repérage dans la ville natale du président. Ce mardi, un important dispositif de sécurité était déployé dans la ville.

Pour éviter tout couac, la visite du chef de l’Etat a été bien préparée. Des journalistes présents à Amiens lundi disent avoir vu des membres de l’Elysée en repérage dans la ville natale du président. Ce mardi, un important dispositif de sécurité était déployé dans la ville.

PAR FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Le géant néerlandais de l'agroalimentaire et des cosmétiques Unilever a annoncé lundi l'acquisition de Mae Terra, spécialiste brésilien de l'alimentation bio, sans préciser le montant de l'opération.
Unilever "a signé un accord pour acquérir Mae Terra, entreprise brésilienne dans l'alimentation naturelle et biologique", dit-il dans un communiqué.
 
Le néerlandais ne précise pas le chiffre d'affaires de Mae Terra, qui produit notamment des céréales bio, mais assure que ses ventes progressent de plus de 30% par an. Créé en 1979, le brésilien compte par ailleurs quelque 300 employés. "Le Brésil est le cinquième plus gros marché mondial" pour ce type de produits, avec un chiffre d'affaires estimé à plus de 8 milliards d'euros, précise le communiqué d'Unilever.

'Unilever a clairement passé la vitesse supérieure en termes d'acquisitions depuis l'échec du rapprochement avec Kraft', commentent les analystes de Bryan Garnier ce matin.

La société de courtage rappelle qu'Unilever envisage de consacrer entre un et trois milliards d'euros par an aux acquisitions.

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Prime d’activité : Après les retraités, le gouvernement s’attaque aux handicapés

Après les retraités, Macron s’attaque aux handicapés en supprimant la prime d’activité des pensionnés d’invalidité en emploi. 230 000 personnes sont concernées par cette mesure, passée inaperçue, du projet de loi de finance pour 2018.

Augmentation de la CSG sans compensation pour les retraités , baisse des APL, diminution de l’ISF… le projet de budget présenté la semaine dernière par Bruno Le Maire est décidément conçu pour les riches et uniquement pour les riches. Les classes populaires, au contraire, vont elles prendre de plein fouet les coupes budgétaires et mesures austéritaires annoncées par le gouvernement. Après les étudiants, les retraités, ce sont les bénéficiaires de pensions d’invalidité qui y passent.

Depuis Octobre 2016 les pensionnés d’invalidité en emploi aux faibles revenus bénéficiaient d’une prime d’activité, comme le reste des travailleurs. Cette prime d’activité a été créé en janvier 2016 pour tous les travailleurs indépendants ou salariés, offrant un complément de revenu aux personnes touchant moins de 1500 euros par mois (pour une personne célibataire et sans enfant). Il avait été obtenu à cette époque que l’allocation adulte handicapé (AAH) et la pension d’invalidité soient considérées comme des revenus d’activité et non comme des prestations sociales. Cela permettait par exemple à une personne célibataire touchant 717€ de salaire et 280€ de pension, de bénéficier de 149,17€ de prime par mois.

Aujourd’hui le gouvernement argue que « cette prise en compte dérogatoire de revenus (…) n’a pas été utilisée par un grand nombre de bénéficiaires » pour justifier la suppression de ce dispositif. Ce qui conduira les 230 000 pensionnés d’invalidité en emploi à ne plus toucher aucune prime ! Ce pour des personnes qui vivent déjà pour beaucoup en dessous du seuil de pauvreté et pour qui trouver un emploi se complique encore du fait de leur handicap. Cet argument avancé par le ministère des finances est d’autant plus sournois que lors de la création de la prime d’activité en janvier 2016, les allocataires AAH et les pensionnés d’invalidité avaient été « oubliés ». Grace à la mobilisation des associations pour les titulaires d’invalidité le dispositif avait fini par être opérationnel en Octobre 2016, mais sans effet rétroactif. De surcroît, ce fut réalisé sans communication particulière, ce qui fait que beaucoup de personnes n’ont certainement pas su qu’elles pouvaient en bénéficier. C’est de cela aujourd’hui dont se sert Bercy pour justifier la suppression de la prime.

Dans le même temps, le gouvernement mène une opération de communication habile en faisant mine de vouloir faciliter l’accès aux droits – « Nous simplifierons les procédures pour les titulaires de droits sociaux » a assuré Édouard Philippe – et d’augmenter l’AAH, il a déjà annoncé que n’en bénéficieraient pas les 250 000 allocataires en couple ! Un coup de com qui ne trompe en rien sur la politique de classe à peine masquée que mène le gouvernement de Macron.

Gherasim Bataille

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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La LAÏCITÉ: ce qu'elle est, ce qu'elle n'est pas...

La laïcité est aujourd'hui revendiquée comme valeur par de nombreuses organisations politiques dont le MS21. Néanmoins, l'instrumentalisation de ce concept pour des objectifs contradictoires démontre en fait qu'il n'y a pas de consensus sur sa définition. Essayons d'y voir plus clair.

 

La laïcité est essentiellement un cadre juridique formalisant l’égalité entre citoyens, quelles que soient leurs convictions 

1 - elle assure la liberté de conscience
2 - elle garantit le libre exercice des cultes
3 - le principe de séparation (interdiction de subventionnement ou reconnaissance publics des cultes, neutralité absolue de la puissance publique), empêche toute ingérence des autorités publiques dans le domaine religieux et réciproquement celle des organismes religieux dans la conduite des affaires publiques.

Elle s'énonce ainsi dans la loi du 9 décembre 1905, dite loi de « Séparation des Églises et de l'État » défendue par Jean Jaurès, Aristide Briand, Ferdinand Buisson :

Art. 1er : « la République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public » ;Art. 2 : « la République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte ». La laïcité a ensuite été inscrite dans les Constitutions de 1946 et 1958

 

La laïcité n'est pas :

- Une conviction particulière caricaturée comme une idéologie antireligieuse, mais il s'agit bien au contraire du cadre juridique qui permet à chaque citoyen d'être libre d'avoir une conviction particulière ou aucune. La laïcité s’oppose seulement au « cléricalisme », c'est-à-dire à la volonté des organismes religieux d’imposer leurs règles particulières à l’ensemble de la société en s’ingérant dans la sphère publique.

- Un accord de reconnaissance de certaines religions par un statut officiel à l'exemple du Concordat en vigueur en Alsace et Moselle. Ce Concordat, héritage de l'époque napoléonienne, permet à l'État de salarier les ministres des cultes catholique, protestant et juif. Un enseignement religieux est assuré à l'école publique. Les évêques de Metz et Strasbourg sont nommés par décret du Président de la République après accord du Vatican. Cette anomalie juridique scandaleuse dans notre république laïque a malheureusement été confirmée par une décision du Conseil Constitutionnel en 2013.

- Un concept spécifiquement  français : les principes de liberté de conscience, d'égalité des citoyens, de séparation entre Église et État ont vocation à devenir universels, tout comme la démocratie.

La laïcité s'applique à la sphère de l'autorité publique et non pas à celle de la société civile. Mais que faut-il entendre par ces deux concepts ?

a) La « sphère de l’autorité publique », comprend l’État, les collectivités locales, les services publics. C’est là seulement que s’applique le principe de laïcité, à savoir l'obligation de neutralité religieuse et d’égalité de traitement des citoyens (ou usagers). C'est pourquoi le port de signes religieux par les agents publics ou les élus dans l’exercice de leurs fonctions est interdit. Les usagers du service public ne sont pas soumis à ces obligations. Il en découle aussi l’interdiction du subventionnement des cultes par la puissance publique.

b) La « société civile » : c’est tout ce qui ne se rapporte pas à la sphère de l’autorité publique, les espaces de passage et de rassemblement communs à tous les citoyens (rue, cinéma, magasins...). La société civile est le domaine des libertés publiques et privées. L'expression de ses croyances, de sa religion ou de son absence de religion y est libre dans le cadre de l’ordre public défini par la loi.

Mais alors, pourquoi la loi du 15 mars 2004 interdit-elle le port ostentatoire de signes religieux à l'école primaire, au collège et au lycée ?

Les élèves jouissent d’un certain nombre de libertés, dont la liberté d’expression. Cependant, enfants mineurs, ce sont des citoyens en formation, qu'il faut protéger de toute influence dans le cadre obligatoire du service public laïc : à ce titre, ils sont soumis aux règles de l’ordre public scolaire.

C'est pourquoi la laïcité, condition fondamentale d'émancipation, est une composante essentielle et nécessaire du projet de transformation sociale promu par le MS21.

 

Le Mouvement pour un Socialisme du 21 ème siècle

SOURCE :

 

PAR EL DIABLO

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Harlem Désir, ancien secrétaire d'Etat de François Hollande et ex-patron du Parti socialiste a été nommé la semaine dernière représentant pour la liberté des médias au sein de l'OSCE. Il gagnera 122.195 euros par an. Non imposable.

Harlem Désir intègre l'OSCE

Harlem Désir intègre l'OSCE (Reuters)
 

Mais que fait désormais Harlem Désir? Ancien premier secrétaire du Parti socialiste et secrétaire d'Etat aux Affaires européennes de François Hollande a trouvé un poste pour rebondir, deux mois après la fin de ses fonctions au sein du gouvernement. Il a été nommé mardi au poste de représentant pour la liberté des médias au sein de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), a indiqué cette institution qui siège à Vienne. Ce poste international semble prestigieux et il et surtout bien rémunéré : 122.195 euros par an, affirme L'Opinion mercredi. Soit plus de 10.000 euros par mois.

Les rémunérations à l'OSCE sont calquées sur celles de l'ONU et le poste d'Harlem Désir correspond à celui de sous-secrétaire général des Nations Unies. Un poste dont le traitement équivaut à celui de ministre en France. Et comme la plupart des pays membres de l'ONU ont décidé que ces emplois internationaux étaient exemptés d'impôts sur le revenu. Résultat, pas d'impôts pour Harlem Désir sur cette somme. 

Apres négociations pour ces nominations

L'OSCE a pourvu, outre le portefeuille des médias, trois postes clef pour son fonctionnement, mettant fin à plusieurs mois de tiraillements et de luttes d'influence entre ses membres. C'est le diplomate suisse Thomas Greminger, 56 ans, qui prend la tête de cette instance de dialogue entre 57 Etats, dont la Russie et les Etats-Unis. Il succède à l'Italien Lamberto Zannier, dont le poste était vacant depuis fin juin. Deux autres postes de hauts responsables ont également trouvé un titulaire : l'ex-ministre islandaise des Affaires étrangères, Ingibjörg Solrun Gisladottir, est nommée cheffe du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme (ODIHR), chargé de superviser les processus électoraux dans le monde entier, et l'ancien secrétaire général Lamberto Zannier prend le poste de haut-commissaire aux minorités nationales. Harlem Désir, lui, succède au sein de l'OSCE à la Bosniaque Dunja Mijatovic.

Ces nominations au sein de l'OSCE ont fait l'objet d'âpres négociations reflétant les dissensions au sein de cette organisation, conçue comme une instance de dialogue Est-Ouest à l'époque de la Guerre froide et basée sur le consensus. La Russie notamment souhaitait la nomination d'un représentant de sa sphère d'influence pour l'un de ces mandats, selon des sources diplomatiques. Un "accord politique" sur les nominations avait été annoncé le 11 juillet. L'OSCE a retrouvé du poids depuis le début du conflit en Ukraine opposant les forces gouvernementales à des séparatistes prorusses, en offrant un cadre de discussion aux Etats-Unis, à la Russie, à l'Ukraine et aux Européens. Elle assure depuis 2014 une mission d'observation des hostilités sur le terrain.

Thomas Greminger avait déjà été en poste à l'OSCE au moment de la mise sur pied de la mission d'observation en Ukraine. En quittant son poste, Lamberto Zannier avait dit craindre que l'organisation, également entravée par des différends budgétaires, devienne obsolète à moins de "repenser ses fondamentaux".

(Avec AFP)

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STOPPER MACRON
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"STOPPER MACRON"

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Voici une liste, se voulant la plus exhaustive possible, des attaques passées, présentes et futures de Macron.

Baisses de budgets
  • Baisse de 7.5 millions d’euros du budget alloué au droit des femmes.
  • Baisse de 75 millions d’euros du budget de l’éducation nationale.
  • Baisse de 331 millions d’euros du budget de l’enseignement supérieur et de la recherche.
  • Baisse de 136 millions d’euros du budget du ministère des sports.
  • Baisse de 1.5 milliards d’euros du budget du ministère du travail.
  • Baisse de 5 milliards d’euros du budget de la sécurité sociale.
Baisses de prestations sociales :
  • Baisse de 5€ par mois des aides au logement pour tous les bénéficiaires.
  • Projet de baisser de 50 à 60€ les APL pour les personnes en habitation à loyer modéré en échange d’une baisse de loyer équivalente. Néanmoins, une telle baisse fera perdre de l’argent aux bailleurs sociaux qui en ont pourtant besoin pour rénover les logements sociaux.
Attaques contre les fonctionnaires :
  • Projet de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires.
  • Gel des rémunérations.
  • Rétablissement d’un jour de carence en cas d’arrêt maladie.
  • Suppression de 149 000 contrats aidés, majoritairement dans le secteur associatif et dans les collectivités.
Attaques contre les salarié.e.s et futur.e.s salarié.e.s du privé :

Contre les salarié.e.s et futur.e.s salarié.e.s du privé, le gouvernement a fait passer par ordonnances une réforme du code du travail prévoyant :

  • L’inversion de la hiérarchie des normes (primauté de l’accord d’entreprise sur la loi et sur l’accord de branche, même s’il est défavorable aux salarié.e.s).
  • L’extension du CDI de projet, aussi appelé CDI de chantier (contrat permettant à un employeur de licencier sans motif ni indemnités un.e salarié.e à l’issu d’un projet).
  • La possibilité pour une multinationale de déclencher un plan de licenciement dans un pays où une de ses filiales est en difficulté même si la maison mère se porte bien.
  • Le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif (un mois de salaire par année d’ancienneté avec un maximum de 20 mois).
  • La création d’une instance unique, le comité social et économique (CSE) remplaçant les trois instances représentatives du personnel qu’étaient les délégués du personnel, le comité d’entreprise (CE) et le comité hygiène, sécurité et conditions de travail (CHSCT). Avec une instance unique, les prérogatives du CHSCT, sensé défendre les conditions de travail des salarié.e.s seront fortement réduites.
  • La possibilité de déroger par accord de branche au nombre maximum de CDD consécutifs et au montant de la prime de précarité. Les motifs de recours au CDD pourront également être déterminés au niveau de la branche et ne sont donc plus garantis par le code du travail.
  • La réduction à un an du délai accordé aux salarié.e.s pour saisir le conseil des prud’hommes pour contester la légalité d’un licenciement.
  • La suppression de l’obligation légale de motiver une lettre de licenciement.
  • La possibilité de signer des accords dérogatoires sans les syndicats.
  • La création d’un système de rupture conventionnelle collective consistant en l’élaboration de plans de départ volontaire par accord collectif privant les salarié.e.s des avantages associés aux actuels plans de départ volontaire comme le contrat de sécurisation professionnelle ou les mesures de reclassement.
Attaques contre tout le Monde :
  • Entrée des dispositions de l’état d’urgence dans le droit commun. Concrètement, ça signifie qu’un.e préfet.e pourra assigner à résidence et ordonner une perquisition administrative sans avoir à consulter un.e juge judiciaire, et ce même hors état d’urgence. Actuellement, le/la préfet.e peut ordonner des perquisitions administratives et assigner à résidence des individus uniquement en période d’état d’urgence.
  • Suppression de l’aide d’Etat à l’achat d’un vélo électrique.
Attaques contre les étudiant.e.s et lycéen.ne.s :

Pour l’enseignement supérieur, le gouvernement prévoit de donner l’autonomie financière aux facs, c’est-à-dire qu’elles devront s’auto-financer, impliquant une sélection à l’entrée, une potentielle privatisation et une augmentation des frais d’inscription.
Ces mesures concernent les étudiant.e.s mais aussi les lycéen.ne.s qui souhaitent intégrer la fac. Cela reste à confirmer mais il est possible également que le gouvernement ferme la porte de l’université pour les lycéen.ne.s titulaires d’un bac technologique.

Attaques contre les retraité.e.s :

Contre les retraité.e.s, Macron a prévu dans le budget 2018 d’augmenter de 20% la CSG, faisant perdre entre 25€ et 50€ par mois à des millions de personnes âgées touchant une retraite se situant entre 1200 et 2500€.

Attaques contre les chômeurs/ses :

Le projet de réforme de l’assurance chômage n’a pas encore été présenté. Néanmoins, un certain nombre de mesures sont déjà dans les tuyaux ou faisaient partie du programme présidentiel de Macron.
Les idées évoquées sont :

  • La suspension des allocations après deux offres d’emploi refusées.
  • Le passage de 50 à 55 ans puis de 55 ans à 59 ans de l’âge à partir duquel la durée maximum de versement des allocations est de trois ans.
  • Le décompte des droits en fonction du nombre de jours réellement travaillés et non en fonction de la durée du contrat de travail.

Nous en saurons plus une fois le projet de réforme présenté.

Réformes ne constituant pas en elles-mêmes des attaques mais pouvant potentiellement impliquer des attaques dans le futur :

En parallèle de ces nombreuses attaques, le gouvernement prévoit de fortes baisses d’impôts et cotisations pour les plus riches.
Ainsi, la réforme de l’impôt sur la fortune fera économiser 4 milliards d’euros aux 1% les plus riches. Le CICE sera, quant à lui, transformé en baisses de cotisations.
Ces économies pour les grandes entreprises et grandes fortunes impliqueront très probablement des baisses de budget dans des secteurs clés. La baisse continue des cotisations depuis des années finira à un moment ou à un autre par démanteler la sécurité sociale à propos de laquelle une réforme est d’ores et déjà programmée pour l’année prochaine, faisant craindre la perte potentielle d’un des plus grands acquis sociaux du 20ème siècle.
De même, l’exonération de la taxe d’habitation fera perdre 10 milliards d’euros aux collectivités qui vont donc devoir faire des économies qui auront très probablement comme conséquences une baisse de qualité des services publics.

PAR PARIS-LUTTES.INFO

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Catalogne. 2,2 millions de bulletins, 844 blessés et un grand perdant

Le message de la journée de dimanche, en Catalogne, est clair. En dépit, et sans doute y compris à cause de la violente répression qui a radicalisé le camp indépendantiste, c’est bien le « oui » qui l’a remporté lors de la consultation populaire sur l’avenir du pays. La droite espagnole et Madrid se retrouvent en extrême difficulté.

 

Cela n’a pas empêché Mariano Rajoy, le chef de l’exécutif espagnol, de marteler, à la télévision, dimanche soir, que l’état de droit s’était imposé en Catalogne… Les résultats, pourtant sont là, et les images ont fait le tour du monde : d’un côté, pendant toute la journée, des dizaines de milliers de personnes voulant exercer leur droit de vote avec, face à eux, des centaines de policiers casqués matraquant les personnes âges comme les enfants ou les manifestants pacifiques défendant les urnes ; de autre, 90% des 2,2 millions de bulletins étant marqués par le « oui » à la question « souhaitez-vous que la Catalogne soit indépendante sous forme d’une république ? ». Avant dimanche, les mobilisations scandaient « votarem ! », « nous voterons ! ». Celles de dimanche soir étaient parcouru par un seul et même slogan, « hem votat !, « nous avons voté ! », en catalan.

Une grave crise pour Bruxelles

Pour Rajoy, qui dit avoir gagné la bataille, c’est une défaite sur toute la ligne. La situation institutionnelle de la Catalogne post-référendum, tant vis-vis de Madrid que vis-à-vis de Bruxelles, reste absolument inextricable dans la mesure où c’est la première fois qu’une portion de territoire d’un Etat de l’UE vote pour sa sécession. La crise qui est en train de s’ouvrir est aussi grave, si ce n’est plus, pour la bourgeoisie européenne, que lors de la crise grecque en 2015. Pour Rajoy, il se retrouve en extrême difficulté. Il a perdu l’appui de ses alliés du Parti Nationaliste Basque (PNV) dont il a besoin pour faire adopter son budget 2018. Les socialistes espagnols, qui continuent à traverser une crise profonde, se sont beaucoup trop alignés sur ses positions, en défendant l’option espagnoliste pour la Catalogne, pour représenter immédiatement une alternative à court terme.

La Catalogne à la veille de la grève générale

En Catalogne, les 17.000 policiers et gardes civils envoyés par Madrid pour interdire le référendum sont rentrés dans leurs casernes mais restent sur place. La situation devrait s’accélérer dans les prochaines heures, notamment à la suite de la grève générale pour le droit de décider et contre la répression, lancée pour mardi 3 octobre. Appelée dans un premier temps par la « gauche syndicale » (CGT et IAC), les fédérations catalanes des deux principales fédérations syndicales espagnoles (CC.OO. et UGT) ainsi que le syndicat majoritaire des agriculteurs de Catalogne et des entités patronales, s’y sont joints. Si la grève, à laquelle participeront les étudiants et les lycéens, est aussi massive que prévu, cela forcera davantage la main de la coalition politique ayant appelé au référendum.

Accélération

Le texte voté par le Parlament, le parlement autonome catalan, début septembre, et instituant la consultation référendaire de dimanche, prévoit qu’en cas de victoire du « oui », l’indépendance soit déclarée et que des élections constituantes soient organisées dans les 6 mois. Tout à une logique de surenchère, en interne, entre PDeCat (centre-droit indépendantiste) et ERC (centre-gauche indépendantiste), le président de la Généralité, Carles Puigdemont (PDeCat) semble ne plus pouvoir reculer devant l’annonce unilatérale de l’indépendance, qui devrait avoir lieu en milieu de semaine. Tout en continuant à maintenir des canaux de discussions officieux avec Madrid et appelant de ses vœux l’Union Européenne à intervenir, il reste pressé par l’ERC, qui souhaite dépasser ses alliés d’aujourd’hui lors d’un prochain scrutin catalan, mais également confronté à l’entrée en scène d’un acteur qui, jusqu’à présent, n’est pas intervenu en tant que tel : le mouvement ouvrier organisé.

En Catalogne, il n’y aurait pas de raison que le monde du travail, comme la jeunesse, ne pose, en parallèle de la question du droit à l’autodétermination, du respect du résultat des urnes et de la répression, également la question de l’austérité, des coupes budgétaires, du chômage et de la précarité, dont sont responsables les politiques catalans actuellement au pouvoir, au service de la bourgeoisie et du patronat, tout autant que le gouvernement centraliste madrilène. Il y a fort à parier, par ailleurs, que dans le reste de l’Etat espagnol, où des manifestations de soutien au droit à l’autodétermination comme des rassemblements espagnolistes d’extrême droite ont été organisés tout au long du week-end, le séisme catalan aura, générera également, y compris pour le mouvement ouvrier, des répliques extrêmement importantes.

Crédit photo : LLUIS GENE / AFP

Ciro Tappeste

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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En visite à Amiens ce mardi 3 octobre, Macron est attendu de pied ferme par les travailleurs

On se souvient comment le vote des travailleurs d’Amiens avait été en dispute pendant l’entre-deux tours, ceux-ci ayant reçu les visites successives d’Emmanuel Macron et Marine Le Pen. En avril, l’accueil avait été houleux, les salariés de Whirlpool n’étant pas dupes quant aux faux-semblants des deux candidats. Six mois plus tard, l’inquiétude plane toujours dans ce « désert d’emploi ». A l’appel de la CGT, les travailleurs de Whirlpool et de son sous-traitant Prima, d’Amazon et de Simply Market entendent bien profiter de cette visite présidentielle en grande pompe pour faire entendre leur colère. Nous relayons ci-dessous le communiqué de l'UD CGT Somme et de l'UL CGT Amiens Ville.

Rassemblement à Amiens pour la venue de Macron

« La venue d’un Président de la République, à Amiens, ce mardi 3 octobre, n’est pas anodine. Dans un contexte marqué par les luttes contre la loi travail XXL, pour l’augmentation des salaires, des pensions, des services publics de qualité, cette visite, qui s’apparente à une opération de communication, vise en réalité à masquer ses choix qui sont uniquement destinés à satisfaire l’appétit gargantuesque du MEDEF et des plus fortunés.

Se rendre sur les sites de Whirpool et d’Amazon ne fera pas oublier la casse de notre industrie, les licenciements massifs, la souffrance au travail, l’abandon de projet structurant tel que le canal Seine Nord, les menaces sur l’avenir de notre sécurité sociale...

Afin de dévoiler cette supercherie, d’exprimer nos colères et exigences, l’UD CGT Somme et l’UL CGT Amiens Ville appellent à se rassembler ce mardi 03 octobre à 12 h 30, à Amiens, Place Gambetta.

Tous en action ce mardi pour exiger que les richesses créées par notre travail servent à satisfaire les revendications des salariés, des retraités, des privés d’emploi et de la jeunesse. »

La CGT Simply Market d’Amiens appelle également les travailleurs à ne pas être dupes et à profiter de la venue de Macron pour dénoncer le PSE du groupe Auchan qui s’apprête à licencier 800 salariés :

« Macron à Amiens. Ne ratons pas cette opportunité de l’interpeller, car il n’y a pas que des bons dossiers pour lui à Amiens, et encore faudrait-il considérer Whirlpool, Prima et Amazon comme des bons dossiers, ce qui est faux. Car le problème ce n’est pas le reclassement mais bien la casse de l’outil industriel. Pour Amazon, leur installation à Amiens n’est pas anodine : dans un désert d’emploi, les salariés sont plus malléables et plus dociles, voilà pourquoi Amazon arrive ici.
Concernant Simply Market, nous nous devons d’être présents le plus nombreux possible afin de l’interpeller devant sa horde de journalistes. Une occasion à ne pas louper, pour lui demander ce qu’il va faire pour demander à la deuxième fortune de France de préserver l’emploi, et éviter un nouveau carnage social. Car c’est bien cela qui nous attend, sur les services d’appui, puis dans la logistique, puis dans les magasins un par un : nous allons subir le coup de rabot dans les effectifs et la réorganisation d’Auchan.
Alors soyons au rendez-vous le mardi 3 octobre à 12h place Gambetta, pour demander une audience, afin de lui poser toutes les questions et surtout les solutions pour vous, pour nous mais surtout pour toutes les familles qui vont se retrouver sur le carreau demain au seul profit de la famille Mulliez ».

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

La France insoumise à l'occasion du débat au Parlement sur la SÉCURITÉ INTÉRIEURE ET LUTTE CONTRE LE TERRORISME a proposé alors que le projet initial ne prévoyait rien à ce sujet un amendement visant à traquer le blanchiment d'argent masquant le financement du terrorisme.

réponse : AVIS DEFAVORABLE

On peut donc s'interroger légitimement sur la détermination des classes dirigeantes à lutter réellement contre le terrorisme, sur l'instrumentalisation de cette réalité dans la mise en cause des libertés publiques et sur l'utilisation des forces djihadistes dans l'organisation du chaos dans nombre de pays comme au Moyen-orient pour des objectifs géopolitiques de déstabilisation au profit des puissances capitalistes.

HSBC, Qatar, Panama Papers, Golden Chain de Ben Laden, Arabie Saoudite, Al-Nosra... La majorité n'a eu que de mots pour rejeter un à un tous nos amendements contre le financement du terrorisme international : "Avis défavorable." Retour sur l'après-midi de jeudi qui a agité l'Assemblée nationale.

Intervention de François RUFFIN :

HSBC, Qatar, Paname Papers, Golden Chain de Ben Laden, Arabie Saoudite, Al-Nosra... La majorité n'a eu que de mots pour rejeter un à un tous nos amendements contre le financement du terrorisme international : "Avis défavorable." Retour sur l'après-midi de jeudi qui a agité l'Assemblée nationale.

AMENDEMENT N°263

présenté par

 

Mme Obono, Mme Autain, M. Bernalicis, M. Coquerel, M. Corbière, Mme Fiat, M. Lachaud, M. Larive, M. Mélenchon, Mme Panot, M. Prud'homme, M. Quatennens, M. Ratenon, Mme Ressiguier, Mme Rubin, M. Ruffin et Mme Taurine

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APRÈS L'ARTICLE 12, insérer la division et l'intitulé suivants:

 

Chapitre V

Dispositions renforçant la lutte contre le financement direct ou indirect des actes terroristes par les paradis fiscaux

Art. ...

Le II de l’article L. 561‑36 du code monétaire et financier est ainsi modifié :

« 1° Le premier alinéa du II est complété par une phrase ainsi modifiée : « Lorsque l’autorité compétente concernée est celle mentionnée aux 1° et 2° du I, celle-ci doit nécessairement ouvrir à l’égard de la personne mentionnée à l’article L. 561‑2 ayant manqué à tout ou partie des obligations lui incombant en vertu du présent titre. »

« 2° Après le même alinéa, il est inséré l’alinéa ainsi rédigé :

« Lorsqu’une procédure de sanction a été engagée par l’autorité compétente mentionnée aux 1° et 2° du I, et qu’il a été décidé de ne pas y donner suite, celle-ci doit prendre une décision écrite et spécifiquement motivée détaillant les raisons de l’absence de prise de sanction. Cette décision est transmise au procureur de la République. » ».

EXPOSÉ SOMMAIRE

 

Lutter efficacement contre les actes terroristes en France et à l’échelle internationale implique nécessairement de s’attaquer aux racines profondes qui mènent à de tels actes, à savoir notamment leur financement par les circuits occultes liés à la fraude et à l’évasion fiscale, au blanchiment et aux paradis fiscaux.

Nous souhaitons ici renforcer et donner une valeur réellement contraignante aux mesures contre le blanchiment et le financement des actes terroristes de l’ordonnance n° 2016‑1635 du 1er décembre 2016 qui transposait une directive européenne.

En effet, l’article 561‑36 était par alors modifié par l’élargissement du champ des acteurs concernés par la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme et pouvant faire l’objet de sanctions (intermédiaires d’assurance, en opérations de banque ou en financement participatif, par exemple).

La rédaction du II de cet article, qui évoque les conditions dans lesquelles est déclenchée une enquête nous apparaissent insuffisantes citons : « II.-En cas de manquement (…) à tout ou partie des obligations lui incombant en vertu du présent titre, l’autorité compétente peut engager à l’égard de cette personne une procédure de sanction. Une telle procédure est engagée dans tous les cas lorsqu’il existe des faits susceptibles de constituer des manquements graves, répétés ou systématiques à ces obligations. »

Cette rédaction laissant une marge d’appréciation à l’autorité disposant du pouvoir de sanction de lancer des poursuites nous apparaît particulièrement laxiste alors même que les scandales relatifs à l’action des banques et des gestionnaires d’actifs dans l’évasion fiscale et l’utilisation des paradis fiscaux n’ont jamais été aussi nombreux. Ainsi, eu égard au poids de leurs secteurs d’activité respectifs dans le blanchiment et le financement du terrorisme, pour ces deux seuls acteurs, nous souhaitons instaurer une automaticité de l’engagement d’une procédure de sanction par l’autorité compétente, en cas de manquement « (…) à tout ou partie des obligations lui incombant ».

En outre, afin que toutes les responsabilités et compétences de l’Autorité de contrôle prudentielle et de l’Autorité des marchés financiers soient bien exercées, le non aboutissement d’une procédure de sanction doit faire l’objet d’une décision écrite et motivée qui est transmise au procureur de la République.

Ces deux dispositions permettront une meilleure efficacité du contrôle et de la sanction d’acteurs bénéficiant jusqu’ici d’une relative impunité alors même qu’ils doivent occuper une place centrale dans la lutte contre le blanchiment et contre le financement des actes terroristes.

 

PAR FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Dessin : Rodho

Dessin : Rodho

Entrées en vigueur sitôt signées, les ordonnances consacrent une révolution du droit du travail : la primauté des accords négociés dans l’entreprise sur les conventions de branche et sur la loi, dans un nombre toujours plus étendu de domaines. Mais le recours facilité aux contrats précaires et aux licenciements, fragilisant les salariés, ainsi que la possibilité de conclure des accords en contournant les syndicats, laissent présager la multiplication d’accords qui dégraderont les conditions de travail.

[...]

LIEN VERS LA SUITE DE L'ARTICLE CI-DESSOUS:

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
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