SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Mickael Wamen : « Les larmes qui coulent sont à la fois celles de tristesse et de colère »

La triste nouvelle est tombée il y a quelques heures. Jeremy, ex travailleurs de chez Goodyear, s’est suicidé ce 12 octobre. C’est un énième mort depuis la fermeture de l’usine d’Amiens, alors que le combat et les attaques durent depuis des années.

Crédit photos : AFP / DENIS CHARLET

FAUT QUE CELA CESSE .....

Y a vraiment des jours de merde, j’apprends une
Nouvelle fois qu’un ancien pote de goodyear à mis fin à ces jours, mon pote Jeremy notre pote, ami et frère, a décidé d’en finir hier ....

Mais putain, Ca va s’arrêter quand, il y a quelques semaines regis lui Aussi à mis fin à ses jours, broyé par les conditions de travail, inapte à tous travaux depuis des années , il vivait sous médocs H 24 la souffrance était telle qu’il a préféré y mettre un terme !!!

Combien de nos copains se sont flingués depuis cette fermeture violente, les saloperies qui ont décidé de nous mettre dehors broyant ainsi nos vies sont coupables, nous perdons des potes et des familles perdent des papas, des époux, des frères .....

J’ai la haine quand je pense aux deux enfants et l’épouse que Jeremy laisse, envie de gerber, putain Jeremy était jeune Bien trop jeune pour nous quitter, , il faut sacrément être à bout pour en arriver là,.

La fin du chômage, l’arrivée au galop du RSA, Goodyear devrait être obligé de payer de suite les indemnités réclamées aux prudhommes et ou sont les promesses de reclassement, revitalisation ????

Du vent, en attendant deux nouvelles familles sont anéanties, pour nous, ni regis, ni Jeremy et tous nos autres amis, potes et frangins auraient dû en arriver là, les actionnaires qui ont décidé de faire fermer notre usine sont de vraies pourritures, ils se font un max de fric et continuent à broyer d’autres familles en toute impunité .

Qu’ils sachent que je me battrai jusqu’au bout, je ne lâcherai rien, mon combat ne trouvera de fin que quand plus jamais des personnes n’auront à vivre et subir ce qu’ils nous ont fait endurer, leur course aux dividendes à détruit une grande partie de nos vies et pousser certains à en finir avec l’autre partie .....

Toutes mes pensées et celles de mes camarades qui comme moi sont abasourdis par cette énième nouvelle catastrophique, vont à tous les proches de Jeremy, sa femme et ses enfants....

En colère, triste, effondré ......les larmes qui coulent sont à la fois celles de tristesse et de colère, tôt ou tard cela devra cesser !!!!!

WAMEN Mickael
Ex Goodyear

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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DOCUMENT FRANCE 3. Comment le gouvernement abreuve les députés LREM d'éléments de langage

Les informations données par l'exécutif sont notamment transmises aux députés via une messagerie sécurisée. France 3 a obtenu un de ces documents.

Les DÉPUTÉS « En Marche » représentants du Peuple ? NON de simples sujets de MACRON 1er

DOCUMENT FRANCE 3

Comment le gouvernement abreuve les députés LREM d'éléments de langage

 

Les informations données par l'exécutif sont notamment transmises aux députés via une messagerie sécurisée. France 3 a obtenu un de ces documents.

 

Comment parler d'une seule voix lorsqu'un groupe parlementaire compte 313 députés, dont bon nombre de novices en politique ? Pour résoudre ce problème, le gouvernement diffuse régulièrement à sa majorité un document comprenant des éléments de langage qui sont ensuite répétés par une poignée d'élus choisis pour représenter La République en marche dans les médias. France 3 publie, lundi 9 octobre, un de ces "récaps", transmis par le porte-parolat du gouvernement via une messagerie sécurisée.

 

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LIEN VERS LA SUITE DE L'ARTICLE CI-DESSOUS:

 

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Des centaines de personnes se sont réunis dans la ville de La Higuera, en Bolivie, à l'occasion du 50e anniversaire de la mort du guérillero argentin, Ernesto Che Guevara. Le président bolivien Evo Morales a pris part à la cérémonie de commémoration.

PAR EL DIABLO

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Comment les RUSSES résolurent le problème de la DETTE souveraine : l’exemple de 1917  [par Valentin Martin]

Comment les Russes résolurent le problème de la dette souveraine : l’exemple de 1917

Tout un monde sépare la Russie de 1917 de la France d’aujourd’hui. A la veille de la Grande Guerre, la population russe, juste sortie du servage, est majoritairement agraire (85%), miséreuse, analphabète et superstitieuse 1). En 1905, un député rapporte à la Douma que la présence de blattes et de cafards dans certaines maisons rurales est considérée comme un signe de richesse2) . Il faut garder à l’esprit ce contexte socio-économique pour comprendre les mesures prises par les Soviets. La Russie de 1917 est plus proche de la France du XIVème siècle que de cela France d’aujourd’hui. Néanmoins, il existe quelques similitudes dans les formes que prend dans les deux cas le capitalisme financier. En France comme en Russie, celui-ci est fondé sur le libre commerce d’obligations et d’actions qui impose aux peuples de lourdes dettes. Aussi l’étude de la dette russe et de son traitement en 1917 est-elle porteuse d’enseignements pour les lecteurs qui cherchent des solutions au « problème de la dette »3).

 

L’origine de la dette russe

A partir des années 1870, la Russie attire les investisseurs européens, tant pour ses matières premières que pour l’abondance de sa main d’oeuvre. Des banques d’affaires comme Paribas ou Rotschild tirent profit de mines et d’usines. Une statistique établie en 1901 cite 50 sociétés métallurgiques à participation française, 19 charbonnages, 6 verreries, 7 entreprises de gaz et d’éclairage, 8 sociétés de construction, 10 usines textiles. « L’appétit vient en mangeant : les réussites de la fin du siècle ont aiguisé les audaces de entrepreneurs français. 4) » Ces actions, souvent défiscalisés, rapportent de copieux dividendes. Ainsi, entre 1894 et 1912, le total des revenus français passe de 212 millions de francs par an à 556. Corrompue, la presse occidentale fait croire à une solide amitié franco-russe, pour mieux cacher le caractère précaire et purement commercial que prennent les investissements. De nombreux rentiers se joignent à cette aventure impérialiste. En 1917, c’est plus de la moitié des actions russes qui est détenue par les capitaux étrangers.

 

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LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

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Prud’hommes : fauchés, 47 salariés contraints de rembourser leurs indemnités de licenciement

Il y a près de 10 ans, 47 salariés sont licenciés pour motif économique par l’entreprise Ardennes Forge. Motif contesté devant le conseil de prud’hommes par les salariés qui en ressortent victorieux et avec des indemnités pour licenciement « sans cause réelle et sérieuse ». Mais le 20 juillet dernier, la Cour de cassation refuse leur pourvoi et donne raison à la cour d’appel, qui les condamne à rembourser une grande partie de ces indemnités.

C’est en 2008 que les 47 salariés d’Ardennes Forge se retrouvent au chômage après un licenciement économique. Ils entament dès lors une procédure aux prud’hommes pour contester ce motif de licenciement. Dans le même temps, une procédure pénale est entreprise pour travail dissimulé. En 2010, ils obtiennent gain de cause et perçoivent donc une indemnité prud’homale, pour licenciement « sans cause réelle et sérieuse », de près de 900 000 euros au total, partagés entre l’ensemble des salariés. La procédure pénale, quant à elle, leur donna raison sur l’existence de travail dissimulé en 2012.

Pour autant, l’entreprise fait appel et la cour d’appel rend, en 2012, un arrêt contradictoire en niant l’existence de travail dissimulé. Arrêt confirmé par la Cour de cassation le 20 juillet dernier. La conséquence de cet arrêt est la demande de remboursement d’une partie des indemnités versées deux ans plus tôt. Ce sont donc 470 000 sur les 900 000 euros que doivent rembourser ces salariés, près de 10 après leur licenciement.
« Cela fait deux ans que nous avons touché ces sommes que la justice a reconnu nous devoir. Nous demander d’en rembourser une partie maintenant alors que certains d’entre nous sont toujours dans la précarité, c’est inqualifiable, c’est de l’acharnement inhumain », déclare Rémy Petitjean, porte-parole des ex-salariés à L’Express.

On note d’autant plus que dans une région comme les Ardennes, où le chômage atteint les 21 % et où la précarité est omniprésente, cette demande de remboursement a un coût social énorme. En effet, les anciens salariés d’Ardennes Forge sont pour la plupart dans des situations difficiles, comme Jean-Michel Prusinowski qui subsiste aujourd’hui avec seulement 500 euros par mois. La demande de remboursement est d’une absurdité et d’une indécence sans nom. Comment Jean-Michel pourrait-il rembourser 18 500 euros dans une situation si précaire ?

On remarque donc la prégnance d’une justice de classe qui, d’un côté exige que des chômeurs remboursent l’entreprise qui leur a fait perdre leur emploi, et de l’autre, s’applique à défendre les patrons et fait preuve de la plus grande complaisance vis-à-vis des politiciens véreux – on pensera bien sûr à M. François Fillon qui n’a toujours pas rendu l’argent extorqué des caisses publiques. La réforme du travail en cours ne devrait qu’accentuer ces divergences de classe, notamment vis-à-vis des procédures prud’homales, en donnant une facilité de licenciement toujours plus grande et une précarisation de l’ensemble des travailleurs. Cette situation ubuesque de salariés devant dédommager l’entreprise qui les a licenciés n’est qu’un avant-goût de ce que la loi XXL prépare.

crédits photo STEPHANE MAHE

Ju Angio

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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« La chasse aux DRH » tel est le nom du site internet qui a été créé pour organiser un rassemblement de contestation à l'occasion de la rencontre entre les DRH des plus grandes entreprises françaises rejoints ce matin par Muriel Pénicaud. Les participants opposés à la loi travail 2 voulaient se joindre à la fête, ils ont été accueillis par des cars de CRS et la « chasse aux DRH » a tourné en « chasse aux manifestants » avec 41 interpellations à la clé.

Crédit photo : Twitter / Christophe Gueugneau

Ce 12 Octobre, les DRH des plus grandes entreprises françaises - d’Orange, Carrefour, La Poste, Bouygues, Michelin, Air France, Canal +, Mac Donald, Renault et d’autres encore - se sont donnés rendez vous au Pré Catalan, un trois étoiles Michelin, en plein bois de Boulogne. Ils avaient envoyé l’invitation à une « guest star » : Muriel Pénicaud, l’actuelle ministre du travail et "DRH de l’entreprise France", pour fêter tous ensemble l’arrivée de la loi travail 2.

Un collectif s’est rapidement monté décrétant sur le ton de l’humour que ce 12 octobre aurait lieu en même temps que cette rencontre, une "chasse aux DRH", responsables des licenciements, des burn out et des suicides de milliers de salariés tous les ans. Un site internet ainsi qu’un évènement facebook ont été créés pour l’occasion, quelques centaines de participants étaient annoncés. L’union locale solidaires appelait entre autres à participer au rassemblement autorisé par la préfecture de police.

Pour protéger les DRH et Muriel Pénicaud de ces manifestants venus réaffirmer leur opposition à la loi travail 2, taillée sur mesure pour ces fameux DRH, un dispositif policier très important a été déployé dès ce matin. Un climat anxiogène qui a rapidement fait monter la tension. En effet, les forces de répression n’ont pas tardés à se lancer dans une « chasse aux manifestants », dans la pure lignée de la politique mené lors des cortèges de contestation des politiques ultra libérales. Et le résultat aura de quoi ravir l’éxécutif, avec 41 arrestations annoncées en milieu de journée.

Depuis, les médias ont repris les images des voitures brûlées qui tournent actuellement sur les réseaux sociaux pour pointer la « violence » des « casseurs », afin de justifier et saluer les arrestations. Face à une telle action répressive et un tel tapage médiatique, il est tout à fait indispensable de réclamer la libération immédiate de l’ensemble des manifestants arrêté ce 12 octobre.

En attendant, les DRH, Muriel Pénicaud et les grands patrons continuent de déjeuner en toute tranquillité et de se réjouir de la loi travail 2 et des contre réformes qui arrivent. Contre leurs projets, la meilleure surprise que l’on pourrait leur faire est de nous mobiliser dans chacune de ces grandes entreprises qui n’existeraient pas sans leurs employés et de nous donner rendez-vous pour une grande chasse organisée contre le gouvernement Macron.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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PAR EL DIABLO

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PSA annonce la production d’un nouveau véhicule à Mulhouse… mais sans embauche en CDI !

PSA a annoncé ce mardi 10 octobre qu’une nouvelle voiture devrait être produite dans son usine de Mulhouse d’ici 4 ou 5 ans. Pourtant, il n’est pas question pour la direction du groupe d’embaucher en CDI. Bien au contraire, la CGT alerte sur la baisse constante des effectifs, et l’augmentation des cadences et de la précarité. Nous relayons ci-dessous son communiqué.

Nouveau modèle : il faut le maintien des deux lignes de montage !

La direction du site a annoncé ce matin à 10h, l’attribution de la production d’un nouveau véhicule à Mulhouse, à l’horizon 2021-2022.
Qu’une usine de production automobile soit amenée à fabriquer un nouveau modèle, il n’y a rien d’original à cela. Depuis la production du premier véhicule à Mulhouse en 1971, ce modèle devrait être le 15e lancement de l’usine. Il faut d’ailleurs rester prudent, quand une telle annonce se fait plusieurs années en amont d’un lancement.
Ce qui est marquant, c’est l’écart de plus en plus flagrant entre d’un côté la suractivité du site, et de l’autre la chute constante des effectifs amenés à produire ces véhicules.

- Lorsque la directrice actuelle de l’usine, Mme Spilios, arrivait à Mulhouse en novembre 2013, le site employait alors 7 900 salariés en CDI.
- Moins de 4 ans plus tard il y en a 2 600 de moins à l’effectif, qui vient de passer sous la barre des 5 300 CDI.
- Dans le même temps, les efforts imposés aux salariés ont été énormes, notamment avec 2 accords de compétitivité (blocage des salaires, suppression de primes, etc.) censés garantir le maintien des emplois. On voit avec quel résultat !

Quant à la production, elle se fera l’an prochain sur une seule et unique ligne de montage avec le passage au monoflux (arrêt définitif de la ligne aujourd’hui dédiée à la Citroën C4 et à la DS4).
Au moment où la Peugeot 2008 connait une forte demande commerciale, où la production de la DS7 démarre, où la future Peugeot (codes R82 et R83) arrive, et où on nous annonce la production d’un futur modèle, la direction arrête totalement une ligne de montage, et décide donc de diviser les capacités de production par deux !
Pour la CGT, la logique voudrait au contraire que la fabrication des différents modèles puisse continuer à se faire avec deux lignes de production, avec une augmentation des effectifs, et avec des embauches en CDI en nombre conséquent.

"Impossible", répond la direction. Car ce qui guide ses choix, ce n’est pas l’accroissement des emplois - ni même leur maintien. PSA reste fidèle à ses valeurs : fabriquer du profit en tirant les effectifs vers le bas, en imposant des cadences infernales (objectif de 63 véhicules/heure), et en saturant la ligne de montage restante 24h/24 et 7j/7 à compter de février 2018.
On ne peut que faire le rapprochement entre cette annonce, et la volonté de la direction de changer profondément les horaires de travail des salariés en équipe à compter de janvier 2018, projet qui provoque un certain mécontentement dans les ateliers. Cela s’ajoute notamment à un rythme d’heures supplémentaires qui ne ralentit pas depuis le début de l’année, et à des conditions de travail dégradées sur la nouvelle ligne de montage « premium ».

Déjà en juillet 2015, l’annonce de l’attribution de la DS7 se faisait dans un contexte de multiplication des heures supplémentaires. Et à l’époque (selon l’article du journal L’Alsace « Mulhouse va encore surfer sur la vague SUV » du 8 juillet 2015), la directrice Corinne Spilios évoquait un effectif de « 6 600 salariés et 700 intérimaires, un chiffre qui, à l’entendre, devrait rester stable ». Tellement « stable » que deux ans plus tard, il y a 5300 salariés et 1 200 intérimaires à Mulhouse…

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Enfermée dans le magasin où elle travaille, elle est licenciée

Travaillant dans un supermarché à Cagnes-sur-mer, une femme s’est retrouvée coincée dans le magasin, seule, après la fermeture. Paniquée, elle a rouvert les portes. Un motif suffisant pour la renvoyer selon son employeur.

Employée dans un supermarché de Cagnes-sur-mer, en Côte d’Azur, une femme a été licenciée au motif qu’elle aurait rouvert les portes du magasin après la fermeture.

« Je suis remontée des vestiaires. Il n’y avait plus de lumière dans le magasin et tout était fermé. J’ai crié le prénom des deux responsables de la fermeture, mais il n’y avait plus personne » explique la travailleuse cagnoise. « J’étais seule, coincée dans le magasin […] J’ai paniqué. »

Elle a alors hélé deux responsables habilités à ouvrir les portes mais ils étaient déjà partis, puis elle contacte la police, qui déclare ne pas pouvoir intervenir. Alors elle déclenche l’alarme et appuie sur le bouton qui lève le rideau de fer.

C’est, selon son employeur, un motif amplement suffisant pour renvoyer cette femme en période d’essai. « Elle n’aurait jamais dû ouvrir elle-même les portes. J’ai téléphoné pour la rassurer et je lui ai dit d’attendre qu’on lui ouvre. Personne n’est autorisé à toucher les portes électriques. Le personnel le sait bien. Toute ouverture ou fermeture doit se faire avec deux responsables. Il y a les risques de vol, il faisait nuit, et en plus il y a le plan Vigipirate. »

Deux responsables qui, rappelons-le, avaient quitté les lieux…

Cette décision est une nouvelle démonstration du mépris patronal. En effet, que pourrait-on reprocher à quelqu’un enfermé seul dans le noir et qui a seulement ouvert les portes pour sortir ?

Ainsi, cette travailleuse a déposé une main courante et décidé de porter l’affaire devant les prud’hommes.

Crédits images : jds.fr

Léonie Piscator

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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L'intersyndicale nationale (de ce mardi 9 octobre) n'a pas débuché sur un accord et à un appel commun à l'action contre la casse sociale engagée par Macron.

Mais comment s'en étonner et attendre d'une nouvelle réunion renvoyée au 24 octobre qu'il en soit autrement?

Par exemple, les dirigeants de la CFDT derrière leur déception affichée de la soit-disant concertation à propos des ordonnances sont de fait dans la continuité de leur positionnement en faveur de la loi El Khomri d'accord avec l'inversion de la hiérarchie des normes et l'abandon du "principe de faveur" en approuvant le renvoi systématique et prioritaire des négociations au niveau de l'entreprise.

Et l'on peut se demander sérieusement si le fait que la CFDT a rejoint l'appel à l'action dans la fonction publique ne tient pas davantage à son souci de la proximité des élections dans le secteur (en décembre) qu'à une véritable attitude de défense des fonctionnaires?

Comment donc à partir de là attendre qu'ils se joignent au combat contre la politique de Macron et participent à une campagne d'explication auprès des travailleurs démasquant le fond de sa politique en faveur des riches et contre les travailleurs ?

S'il y a eu un revirement de Mailly et des remous au sein de la CFDT c'est qu'il y a eu AU PREALABLE les décisions d'action de la CGT (12, 21 septembre ...) et l'engagement de centaines de milliers de salariés dans la lutte.

Une fois de plus, le "syndicalisme rassemblé", la recherche d'une unité de sommet sans faire la clarté sur les orientations de renoncement de dirigeants syndicats comme L. Berger et Véronique Descacq pour ne citer qu'eux est une impasse qui ne peut conduire qu'au dévoiement du mouvement social et à la défaite.

Travailler à l'ancrage des  luttes et à leur convergence passe par la recherche de l'unité des travailleurs en bas dans les entreprises, dans les établissements avec les précaires et les sans emploi en combattant les illusions d'un "dialogue social" mystificateur comme celles d'une "Europe sociale" patronnée par la Confédération Européenne des Syndicats (CES).

Sans refuser au nom d'une indépendance syndicale prétexte et marque de tous les replis frileux l'alliance avec les forces politiques qui s'engagent concrètement et résolument dans le combat contre les régressions macroniennes.

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SOURCE : Le Monde

Réformes sociales : pas de front syndical uni, la CGT appelle à la grève le 19 octobre

A l’issue d’une intersyndicale, les organisations n’ont pas réussi lundi à arrêter une « vision commune » des actions à mener pour peser sur les réformes du gouvernement.

L’intersyndicale de lundi 9 octobre n’aura finalement débouché qu’à l’appel à la mobilisation d’un seul syndicat. La CGT, contrairement aux autres centrales, a appelé à une nouvelle journée de manifestation contre les réformes sociales du gouvernement en général, jeudi 19 octobre.

« On continue le processus de lutte contre les ordonnances », a déclaré Fabrice Angéi, membre du bureau confédéral de la CGT, seule grande centrale à s’être jusqu’ici mobilisée contre la réforme du code du travail, avec un succès mitigé. « Le mot d’ordre du 19, c’est aussi l’attaque sur la protection sociale, sur les réformes fiscales en cours, la question du service public avec les emplois aidés », a-t-il résumé.

Il a en outre dit souhaiter un mouvement « le plus unitaire possible pour la mi-novembre » contre les réformes du gouvernement

La CGT, la CFDT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, Solidaires, l’UNSA, la FSU et des organisations de jeunesse se sont retrouvées pendant deux heures au siège de la CGT, à Montreuil, pour la première réunion intersyndicale depuis le début du quinquennat.

Pour la CGT, à l’origine de la rencontre, « l’un des objectifs principaux » était d’« organiser une grande journée unitaire pour faire converger tous les mécontentements », a résumé son secrétaire général, Philippe Martinez. Mais les syndicats ont constaté l’absence de « vision commune » des actions à mener pour peser sur les réformes et se reverront le 24 octobre, a annoncé Véronique Descacq, de la CFDT.

Des « divergences »

« On a convenu une prochaine rencontre, une fois que chaque organisation aura rencontré le président de la République d’une part et le premier ministre d’autre part, dans l’espoir d’en savoir plus sur les intentions du gouvernement », a expliqué Mme Descacq.

« On est tous d’accord pour dire qu’il y a de l’inquiétude sur ce qui va être fait en termes de formation professionnelle et d’assurance chômage, qu’il y a beaucoup d’incertitudes », a ajouté Mme Descacq.

Emmanuel Macron a prévu de rencontrer les responsables patronaux et syndicaux jeudi et vendredi pour évoquer les réformes à venir (assurance chômage, formation professionnelle, apprentissage). Selon Fabrice Angéi, mis à part la CGT, les syndicats ont jugé « prématuré » de lancer un appel à une journée de mobilisation dès ce lundi.

Pascal Pavageau, de Force ouvrière, a en effet relevé des « divergences » lors de la réunion, mais il estime que le rendez-vous du 24 octobre pourrait aboutir à un appel à la mobilisation en novembre. Il n’a pas précisé si son syndicat, qui, poussé par la base, prévoit de manifester contre les ordonnances, s’associerait à l’appel de la CGT.

Quant à la CFE-CGC, très remontée contre les ordonnances et qui appelle à une mobilisation unitaire depuis quelques semaines, elle se veut optimiste quant à l’issue de la prochaine intersyndicale. Il « n’est pas impossible de penser qu’on arrive un jour à une unité à la prochaine date du 24. Ce sera de toute façon à l’ordre du jour ».

PAR FSC

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Pétition pour Frédéric, condamné à 4 mois de prison ferme pour avoir filmé les violences policières

Condamné à 4 mois de prison ferme pour avoir filmé les violences policières lors d’un rassemblement contre la loi travail en 2016, Frédéric, vidéaste militant de 39 ans, a fait appel de son jugement. Nous relayons ci-dessous la pétition mise en place pour le soutenir.

Source

Le procès se tiendra au Tribunal de Grande Instance de Paris :

LE VENDREDI 20 OCTOBRE A PARTIR DE 13H AU POLE 2-7

Le 5 juillet 2016, le jour où Emmanuel Valls annonçait une nouvelle utilisation de l’article 49.3 pour faire passer la loi El Khomri, un rassemblement se tenait devant l’Assemblée Nationale. Les forces de l’ordre étaient en nombre important. Chaque manifestant a été fouillé à son arrivée, puis conduit dans une nasse géante sur le pont de la Concorde. Près d’un millier de personnes a ainsi été privé de liberté pendant plus de quatre heures[1]. Certains CRS procédaient à des interpellations dans un rassemblement pourtant calme et encerclé. Des violences policières ont été recensées. Au moment de ces violences, certains CRS prenaient le soin d’écarter les photographes et les vidéastes. Plusieurs d’entre eux seront d’ailleurs conduit au poste de police pour des contrôles d’identité. Frédéric, lui, filmait d’un point haut, provisoirement à l’abri de la police (voir photo ci-dessus). Un manifestant interpellé sera jugé pour rébellion et relaxé grâce à cette vidéo[2]. Mais à la fin du rassemblement, Frédéric a été arrêté, et poursuivi pour menace, outrage et rébellion et condamné à quatre mois de prison ferme.

Frédéric, un témoin récidiviste

Par ses vidéos, Frédéric documente les mouvements sociaux et les violences policières. Cela l’expose à être régulièrement arrêté par des fonctionnaires de police soucieux de récupérer des images compromettantes. C’était déjà le cas le 26 mai 2016. Lors d’une manifestation parisienne, Frédéric a filmé les circonstances dans lesquelles un policier a tenu en joue des manifestants avec son arme de service[3]. Quelques minutes plus tard, Frédéric a été interpellé. Il a été accusé d’avoir jeté des projectiles. Grâce à des vidéos réalisées par d’autres militants, Frédéric est parvenu à obtenir sa relaxe, mais le parquet avait fait appel. La Présidente de la Cour d’appel a conclu : « Si un policier ment, ce sont les éléments fondateurs de la démocratie qui vacillent. », avant de prononcer une relaxe définitive[4] . Reste les accusations policières concernant la nasse du 5 juillet 2016.

Une condamnation de Frédéric le 20 octobre prochain reviendrait à condamner la liberté de manifester ainsi que la liberté d’expression. C’est pourquoi nous demandons sa relaxe.

Premiers signataires :
Eric COQUEREL(député Fi), Nathalie ARTHAUD et Arlette LAGUILLIER (LO), Olivier BESANCENOT, Philippe POUTOU et Christine POUPIN (NPA), Patrick BRAOUEZEC (Président de Plaine Commune), Didier PAILLARD (Vice-président), Jean-Michel RUIZ (conseiller régional PCF/FdG d’Ile-de-France), Pierre BARROS(maire de Fosses), Gildas QUIQUEMPOIX (conseiller municipal PCF), Aline PAILLET (ancienne député européenne et journaliste), Noel MAMERE (ancien député et journaliste), Dominique DUFUMIER et Pascal BARBIER (conseillers municipaux EELV), Jean-Sébastien HEDERER (ancien candidat EELV aux législatives), Baptiste TALBOT (secrétaire de la Fédération CGT des Services publics), Amel DAHMANI (secrétaire de SUD Collectivités Territoriales 93), Christelle LOYER (secrétaire de l’Union locale CGT Saint-Denis), Hamed MERAKCHI (secrétaire CGT Plaine Commune) Didier DUMONT (secrétaire CGT SIAAP) Isabelle KRZYWKOWSKI (Snesup-FSU Grenoble), Michelle FABRE(Femmes solidaires Saint-Denis), Jean-Claude AMARA (Droit Devant !!), Amal BENTOUSI (Urgence Notre Police Assassine), Kadour HADADI (HK et Saltimbanks), LA COMPAGNIE JOLIE MOME (chanteurs, comédiens, musiciens), Praline GAY-PARA (conteuse), LA PARISIENNE LIBEREE (chanteuse), Alessandro STELLA (directeur de recherche au CNRS), Michel BARTHELEMY (sociologue CNRS), Guillaume VADOT (enseignant-chercheur), Enrique KLAUS (Postdoctorant en science politique), Monique BOST (ancienne inspectrice du travail), Laurent CAFFIER (Délinquants solidaires)

[1] La nasse du 5 juillet 2016 est documenté dans le rapport Un droit, pas une menace : restrictions disproportionnées à la liberté de réunion pacifique sous couvert de l’état d’urgence (Amnesty International, mai 2017, pages 7, 31, 32, 33, 43 et 44)
[2] Gildo : « Je n’ai pas résisté, j’essayais de respirer(L’Humanité, 9 juin 2017)
[3] Le policier a adopté une attitude provocatrice (Libération, 27 mai 2016)
[4] Manifestants interpellés : enquête sur les faux témoignages de vrais policiers (Buzzfeed, 8 novembre 2016)

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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« Nous voulons récompenser ceux qui prennent des risques ». C’est ainsi que Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, présentait la ligne directrice du gouvernement en matière de politique économique. Mais il faut croire que pour le gouvernement, « ceux qui prennent des risques » ne sont pas les travailleurs de chantier, les employés exposés aux produits dangereux, les sapeur-pompiers, les ouvriers ou encore les agents de nettoyage. Non « ceux qui prennent des risques » ce sont ceux qui font des paris financiers, le cul bien enfoncé dans un canapé en cuir assorti à leur costume Lagarfeld flambant neuf.

Source de l’article

Lorsqu’Edouard Philippe avait annoncé, le 8 juillet, ses propositions pour réformer le compte pénibilité, la perspective d’un tel dévoiement des droits salariaux paraissait encore trop irréalisable pour que nous lui donnions quelque importance. Benoît Hamon avait pour sa part réagi très justement, relevant ce que nous soulignons aujourd’hui :

« Le gouvernement est doux à l’égard des marchés financiers, et, dans le même temps, dans un même souffle, il est dur vis-à-vis de millions de Français ».
Il semble en effet que le gouvernement n’ait pas le moindre scrupule à récompenser d’un côté les pseudos-risques des acteurs financiers et de l’autre à retirer les protections des salariés exposés à des risques réels touchant à leur santé. D’ailleurs, il devient de plus en plus légitime de croire que le gouvernement français n’est plus que le pantin docile du MEDEF tant il semble enclin à exaucer le moindre de ses souhaits.

Le MEDEF et son pantin

Et pour cause, le « choc de simplification » annoncé par Edouard Philippe la semaine dernière concernant la question de la pénibilité au travail est la pure et simple application des desirata du MEDEF, qui était déjà très hostile au compte pénibilité depuis sa mise en œuvre en 2015. Le MEDEF avait en effet déjà salué le « pragmatisme » des propositions estivales du Premier ministre de même que la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises (CPME) qui ne pouvait « que se réjouir que le pragmatisme ait pris le pas sur le dogmatisme ». La messe est dite.
Ainsi, depuis le 1er octobre et l’entrée en vigueur des ordonnances réformant le Code du Travail, le gouvernement a décidé d’alléger la pénibilité administrative et financière des entreprises au profit d’une négation de la reconnaissance de la pénibilité réelle des travailleurs. Jusqu’à présent, il existait une réglementation, le « compte pénibilité » qui permettait aux salariés dont les conditions de travail étaient jugées pénibles (dans une acception suffisamment large) de cumuler des points pour obtenir un départ à la retraite anticipé ou un mi-temps sans modification de salaire. Celle-ci est désormais remplacée par le « compte professionnel de prévention » et a supprimé du calcul les quatre critères suivants (ceux qui dérangeaient le MEDEF bien entendu) :

– La manutention de charges lourdes
– Les postures pénibles
– Les vibrations mécaniques
– Les risques chimiques

L’exposition aux produits chimiques ne mérite pas un suivi médical
Parmi les clauses de ce « compte pénibilité », comme le souligne Les Echos, on trouvait également dans les « risques chimiques » l’obligation pour les employeurs de tenir une fiche de suivi qui indiquait les durées et modalités de l’exposition aux produits chimiques dangereux pour les personnes exposées. Avec cette suppression, c’est un retour en arrière de « 15 ans » auquel se prête le gouvernement.

« Pour chaque travailleur exposé à des agents chimiques dangereux, y compris les poussières et les fumées, le médecin du travail constitue et tient à jour un dossier médical individuel. Ce dossier contient une copie de la fiche de prévention des expositions liées à la pénibilité et les dates et les résultats des examens médicaux complémentaires pratiqués. Il est conservé 50 ans au moins après la fin de la période d’exposition. » (Articles L. 4121-3-1, D. 4121-5 à D. 4121-9 du Code du travail)

Désormais donc, les entreprises ne sont plus tenues de garantir le suivi médical minimal à leurs employés exposés aux produits chimiques. Ceux-ci ne pourront faire valoir leurs droits qu’en cas de maladie professionnelle déclarée (une fois qu’il est trop tard donc). Heureusement, grâce à cette ordonnance les chefs d’entreprises vont pouvoir y voir plus clair. Merci pour ces simplifications.

Crédits photo de couverture : © Gael Kerbaol / INRS

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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