SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : Le Vent se lève

Premier vote à Bruxelles et première capitulation pour Emmanuel Macron et son ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. Le gouvernement vient d’accepter la définition au rabais des perturbateurs endocriniens que l’Allemagne et la Commission Européenne, engluées dans des compromissions avec les lobbies de l’industrie, ont imposée. De fait, les perturbateurs endocriniens vont continuer à nous pourrir la santé. Jusque-là, la France – de concert avec les pays nordiques – avait résisté en votant contre les 5 précédentes propositions de la Commission. Il a suffit d’un changement de pouvoir pour que les lobbies de l’industrie chimique aient raison de la faible volonté d’Emmanuel Macron et des illusions juvéniles de Nicolas Hulot. LVSL suit ce dossier depuis décembre 2016. Retour sur un énième renoncement. 

Perturbateurs endocriniens : une bataille de longue haleine

Le 21 décembre dernier, les Etats refusaient la proposition de réglementation de la Commission Européenne sur les pertubateurs endocriniens. Et pour cause, cette proposition accordait une dérogation à une quinzaine d’insecticides et à quelques herbicides dont le 2,4-D, un désherbant classé « cancérogène possible pour l’homme » par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) en 2015. Cette nouvelle réglementation prévoyait en outre que l’évaluation des risques puisse se faire au cas par cas, et après la mise sur le marché des produits correspondants. De fait, cette proposition était dictée par les impératifs de l’industrie chimique et de ses mastodontes – BASF, Bayer et Syngenta prenant appui sur le soutien du gouvernement allemand. 

Clairement, la Commission est un danger pour notre santé. Les perturbateurs endocriniens sont des produits chimiques qui ont un impact sur le système hormonal des êtres vivants. On les retrouve dans beaucoup d’objets du quotidien : plastiques, cosmétiques, peintures, l’alimentation, pesticides. Selon de nombreuses études, ils contribuent à l’augmentation de nombreuses maladies : infertilité, cancers, diabète, obésité, problèmes neurologiques, trouble du développement du cerveau, problèmes de comportement chez les enfants (trouble de l’attention, hyperactivité et même autisme). Ils entraînent des malformations congénitales et des anomalies du neuro-développement.

Depuis des années, la Commission repousse la mise en application du règlement « Pesticides » (2009) qui prévoit l’interdiction de ses produits nuisibles pour notre santé. Elle l’a fait en proposant d’épargner de nombreux pesticides du champ de l’interdiction. Elle l’a fait encore plus tôt en traficotant la définition de ces perturbateurs que le règlement vise à interdire. Au lieu de reprendre la définition établie par l’OMS en 2002, elle en adopte une volontairement restrictive en… 2016. La Commission restreint les perturbateurs endocriniens aux produits ayant pour conséquence des « effets indésirables sur la santé humaine et qui agit sur le système hormonal, et dont le lien entre les deux est prouvé ». Ainsi, la référence à la « santé humaine » occulte les effets observés sur les animaux. Selon cette définition, le tributylétain (TBT), par exemple, substance toxique, jadis utilisé dans les peintures des coques de bateaux,  ne serait pas identifié comme perturbateur endocrinien. En effet, la France l’avait interdit dans les années 1970, après observation des effets de cette substance sur les mollusques marins (changement de sexe). Autre problème : la définition de la Commission fait un focus sur « l’évaluation des risques » et non sur les dangers. Cette distinction permet de mesurer la nocivité des substances alors qu’elles sont déjà sur le marché, en se basant sur des seuils et non plus sur la nocivité intrinsèque de la substance. Cela permet à la Commission d’octroyer des dérogations pour les substances à faible exposition (vous voyez le lien avec la proposition de la Commission soumise au vote le 21 décembre ?).

Reporté du fait des protestations, un vote devait avoir lieu sur la cinquième proposition de la Commission le 30 mai. Les derniers votes s’étaient soldés par un refus tenace de la France, du Danemark et de la Suède. Il faut dire que la commission s’alignait sur l’avis borné et étroit d’un gouvernement allemand tenu par les lobbies chimiques.

En examinant cette nouvelle proposition, il apparaît clairement que la position de la France n’a pas été prise en compte. Les dérogations pour les pesticides de l’industrie chimique allemande sont maintenues. D’autant que comme le signale le directeur de l’association Générations Futures, François Veillerette, « On a l’impression qu’elle organise le maintien sur le marché de substances dangereuses pour la santé et pour l’environnement. C’est proprement inacceptable. Le niveau de preuves demandé restait trop élevé [rendant les interdictions très longues et très compliquées ndlr]. Surtout, il subsistait une dérogation inacceptable introduite en décembre à la demande des Allemands, semble-t-il : celle-ci prévoit d’exempter d’interdiction les pesticides conçus pour agir sur le système endocrinien de certaines espèces d’insectes, même s’ils ont des effets collatéraux sur d’autres espèces non-cibles. Un non-sens complet ! ». La Commission exige un niveau de preuve « si élevé qu’il nous faudra attendre des années de dégâts sur la santé avant de pouvoir retirer du marché un perturbateur endocrinien », surenchérit Lisette van Vliet de l’ONG HEAL (l’Alliance pour la santé et l’environnement).

De fait, outre les dérogations scandaleuses, le niveau de preuve demandée pour une interdiction est assez essentiel pour que je m’y arrête. Il arrive que, faute de connaissances sur le mode d’action des perturbateurs sur la santé, on ne peut établir un lien de cause à effet. Il faudrait qu’une simple plausibilité puisse permettre d’interdire le produit, ce que ne permet pas la définition de la Commission.

Au vu des ces éléments, la position de la France pouvait inquiéter. Sa position est cruciale : outre l’Allemagne qui soutient la Commission dans ses manœuvres pour empêcher l’interdiction des perturbateurs endocriniens, elle est l’un des rares pays en capacité de bloquer un vote à la majorité qualifiée. D’autant que le programme d’En Marche spécifiait :« L’Etat interdira au plus vite les perturbateurs endocriniens repérés comme ayant des impacts sanitaires avérés ou probables, dès lors qu’il existe des solutions scientifiquement reconnues comme moins toxiques.«  Macron ajoutait : « Ce serait mentir aux Français que de leur faire croire que tous les perturbateurs endocriniens pourraient être interdits« .

Visiblement les 150 milliards de coûts annuels européens que causent les perturbateurs endocriniens n’ont pas convaincu les petits comptables qui s’agitent autour de Macron. La mention « dès lors qu’il existe des solutions scientifiquement reconnues comme moins toxiques » donne des sueurs froides : on n’interdirait pas un produit dangereux pour la santé au prétexte que l’industrie chimique ne lui trouve pas de substitut ? De tels raisonnements archaïques démontrent une fois encore que ce modèle productiviste et cette poursuite aveuglée de la croissance sont absurdes.

Et à la fin, c’est toujours le gouvernement allemand qui gagne…

En prenant ses fonctions, Nicolas Hulot se donnait comme objectif de faire plier le gouvernement allemand. Force est de constater qu’il avait sous-estimé son homologue. Interrogé par Jean-Jacques Bourdin fin juin, Nicolas Hulot se laissait jusqu’au 4 juillet, date du vote à Bruxelles, pour convaincre l’Allemagne.  Ce vote a eu lieu. Le résultat est affligeant. Probablement sous la pression des lobbies présents dans tous les cabinets ministériels du nouveau pouvoir, Hulot a cédé. Alors que la République Tchèque et les pays nordiques ont tenu bon, le gouvernement nommé par Emmanuel Macron a permis la continuation du déversement des perturbateurs endocriniens partout en Europe.

Ainsi, pour l’association Générations futures, qui suit le dossier depuis le début, c’est clair : « la France permet l’adoption de critères insuffisants pour protéger la santé humaine et l’environnement ». L’ONG étaie, preuve à l’appui : « Avant le vote, trois sociétés scientifiques internationales d’endocrinologie ont soulevé la sonnette d’alarme sur les lacunes des critères proposés, demandant aux États membres de ne pas les approuver dans leur état actuel.» Le 15 juin, celles-ci avaient adressé une lettre aux vingt-huit ministres de l’Union, leur enjoignant de rejeter la proposition de Bruxelles, au motif que celle-ci ne permet pas d’assurer « le haut niveau de protection de la santé et de l’environnement requis » par les traités européens et qu’ils « échoueront probablement à identifier les PE qui causent des dommages chez l’homme aujourd’hui ». Ajoutons que la mobilisation citoyenne était là : plus de 458 000 personnes ont signé une pétition demandant aux États membres de rejeter la proposition de la Commission européenne.

De fait, depuis la dernière proposition de la Commission, rien n’a changé : le niveau de preuve reste trop élevé ce qui retardera, voir empêchera l’interdiction de nombreux produits contenant des perturbateurs endocriniens. Les exemptions concernant certains pesticides demandées par le gouvernement allemand restent présentes, limitant le champs de l’interdiction des perturbateurs endocriniens. Tout n’est pas perdu. Un vote devra intervenir au Parlement Européen. 70 ONG européennes appellent le Parlement à rejeter le texte voté. Mais étant donné la domination écrasante des sociaux-démocrates et des chrétiens démocrates au PE, l’espoir est mince. D’autant que les députés chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates allemands risquent d’appuyer les demandes de leur gouvernement. Make Our Planet Great Again écrivaient les communiquants du Président. C’est mal parti.

PAR FSC

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MACRON Dynamite les Droits des Travailleurs
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Le G20 de Hambourg: répression contre les opposants - Déclaration du Parti communiste allemand (DKP)

Répression contre les militants opposés au sommet du G20 à Hambourg : déclaration de solidarité du Parti communiste allemand (DKP)

Le « G20 », présidé cette année par l’Allemagne, se déroulera à Hambourg vendredi et samedi 7 et 8 juillet 2017. Plusieurs manifestations de protestation sont organisées de longue date contre ce sommet des premiers dirigeants du capitalisme et de l’impérialisme du monde. Les autorités allemandes, leurs forces de l’ordre, n’hésitent pas à violer, dès à présent, les droits constitutionnels et les décisions de justice pour étouffer cette contestation et son écho mondial. Le Parti communiste allemand (DKP) exprime sa solidarité, par la voix de son attaché de presse, Olaf Matthes.

Traduction, MlN pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf », 4 juillet 2017.

Ils veulent criminaliser le droit à la résistance – notre réponse : la solidarité !

Le Tribunal administratif de Hambourg a statué en référé, dans la nuit du 2 juillet 2017, que le camp anticapitaliste contre le sommet du G20 pouvait avoir lieu à Hambourg. La police de Hambourg a ignoré cette décision de justice et a interdit aux participants à ce rassemblement l’accès au parc Entenwerder où il est prévu. Sans la moindre justification de droit, l’espace avait déjà été évacué dimanche par la police. Le Parti communiste allemand condamne ces agressions et y voit une violation flagrante du droit de la part des forces de l’ordre de l’Etat.

Il s’agit ici d’une nouvelle tentative d’empêcher et de criminaliser la résistance légitime contre le sommet du G20 à Hambourg. Elle est à ranger à côté de l’interdiction de fait de manifester dans la « zone bleue » [entre l’aéroport et le lieu du G20], de la fermeture de la place de l’Heiligengeistfeld aux initiatives et manifestations, du refus de laisser s’installer les contestataires dans le Parc de la Ville ou dans le Parc du Peuple.

Nous condamnons également les procédures individuelles engagées contre plusieurs opposants au G20. En amont des manifestations ont eu lieu des perquisitions chez plusieurs militants anti-sommet, dans plusieurs appartements et une permanence politique.

Mais notre résistance collective ne se laisse pas intimider, dans sa diversité et sa créativité politiques.

Le DKP exprime sa solidarité avec les militants poursuivis.

Olaf Matthes, attaché de presse

SOURCE:

Le G20 de Hambourg: répression contre les opposants - Déclaration du Parti communiste allemand (DKP)
PAR EL DIABLO

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Capture d'écran Facebook (source : RT France)

Capture d'écran Facebook (source : RT France)

Les slogans publicitaires dûment approuvés par les organisateurs sont omniprésents sur la célèbre fête à la gloire du vélo. Mais, visiblement pas les messages politiques, comme l'a appris à ses dépens un Lorrain confronté à la police.

«Je trouve que c'est très inquiétant», déclare Michel V. à RT France, «une paire d'années en arrière, on n'aurait jamais vu ça». Quand ce Lorrain, amateur du Tour de France mais aussi farouche opposant à la refonte du Code du travail, s'est mis en tête d'exploiter la couverture médiatique impressionnante de l'événement sportif, il ne se doutait pas que la police veillait autant au grain.

Le 3 juillet 2017, le Lorrain en question n'est en effet pas parvenu à déployer sa banderole «Non à la loi Travail» pendant le passage de la caravane publicitaire lors de la deuxième étape du Tour, entre Verviers (Belgique) et Longwy. Sur Facebook, il a évoqué la «violence» des forces de l'ordre. «Vous arrêtez tout sinon on vous emmène au poste», lui auraient lancé les policiers.

(...)

LIEN VERS LA SUITE DE L'ARTICLE CI-DESSOUS:

PAR EL DIABLO

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Emmanuel Macron et Edouard Philippe ciblent les retraité-e-s

Le Premier ministre Edouard Philippe, dans sa déclaration de politique générale mardi 4 juillet à l'Assemblée nationale, a confirmé que la hausse de la CSG aurait bien lieu dès 2018. Mais l’exonération de la taxe d’habitation censée compenser pour les retraités cette amputation de leur pouvoir d’achat est reportée en 2021 ou 2022…

Pour tenir sa promesse d’augmenter les salaires, le Président Macron a donc mandaté son Premier ministre pour confirmer que cette mesure serait financée par une hausse de la CSG (Contribution sociale généralisée de 1,7%. Parler d’ailleurs d’augmentation des salaires est pour le moins excessif : selon le Premier ministre lui-même elle se résumera pour un salarié payé au SMIC à 250 € par an…

Et il ne s’agit pas d’une augmentation de salaire mais d’une baisse des cotisations sociales prélevées sur les salaires. Ce qui constitue un pas de plus vers la fiscalisation et la privatisation de la protection sociale par le recours aux assurances privées, pour compléter puis à terme remplacer les cotisations sociales, que patronat et gouvernements s’appliquent à nommer « charges sociales »…

La hausse de la CSG confirmée

Par contre la CSG, destiné au financement de la sécurité sociale, sera augmentée concrètement pour les actifs comme pour les retraités. La CSG est payée par les salariés, 7,5 % de leurs revenus, les détenteurs de patrimoine, 8,2 % de leurs revenus et par les retraités à raison de 6,6 % de leurs pensions. Cela signifie que les retraités contribueront par une baisse conséquente de leur pouvoir d’achat la faible augmentation de celui des actifs.

Une manière cynique d’opposer les uns aux autres et de culpabiliser les retraités mécontents en leur reprochant de ne pas vouloir aider les actifs…leurs enfants et petits enfants. C’est le sens de la déclaration du candidat Macron qui affirmait que cette mesure ne toucherait que les retraités les plus aisés : "Aux plus aisés des retraités, je leur demanderai cet effort pour avoir un système plus intelligent pour leurs enfants et leurs petits-enfants".

photo d'illustration (source: blogs l'express)
« Les plus aisés » ? En réalité la hausse de la CSG impactera tous les retraité-e-s percevant plus de 1198 € brut, soit 60 % d’entre eux ! Une pension de 1200 € se verra amputée de près de 300 € par an, 25 € par mois.

Cette construction aussi alambiquée qu’injuste est tout simplement destinée à éviter de toucher aux grandes fortunes et aux dividendes des grandes sociétés du CAC 40 qui ont vu leurs profits augmenter de 32,6 % en 2016.

L'exonération de la taxe d'habitation reportée sine dié

Mais le candidat et maintenant Président avait justifié l’injustice de cette réforme par l’engagement que la taxe d’habitation, injuste elle aussi, serait supprimée pour 80 % des ménages, dès 2019. He bien non ! Prenant argument du « dérapage » budgétaire de 8 milliards de l’ancien gouvernement dont il était ministre de l’économie, cette mesure de compensation est reportée en fin de mandat soit en 2021 ou 2022.

Les 75 % des électeurs de plus de 70 ans qui ont voté pour lui au second tour de l’élection présidentielle sont ainsi remerciés de leur confiance. Mais les autres, tous les autres sauront se rappeler que ce nouveau président les aura pris pour cible.

Une campagne et une consultation nationales de l'UCR CGT

Les retraité-e-s ne se laisseront pas dépouiller sans réagir. D’ores et déjà l’Union confédérale des retraités CGT a décidé d’engager une vaste campagne d’explication, de contestation et de propositions. Un million de tracts seront diffusés cet été et à la rentrée et une consultation nationale sera organisée du 11 au 17 septembre pour mobiliser le plus grand nombre possible de retraités contre ces mesures.

Pascal Santoni

PAR FSC

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Les ex-Fralib, qui ont lutté contre Unilever, s'emparent du #tisanegate et espèrent rencontrer Jacques-Henri Eyraud

OM - 1336 va offrir son infusion Tonifiante aux groupes de supporters de l'OM
 
Pour les ex-Fralib, l'infusion "Tonifiante" correspond mieux aux supporters que " Nuit tranquille" ! Photo DR
 
 

Ce matin, à La Commanderie, Jacques-Henri Eyraud va présenter en exclusivité la deuxième recrue estivale de l'OM, le Brésilien Luiz Gustavo. Comme il en a pris l'habitude depuis qu'il est aux manettes du plus fada des clubs français, le président olympien va s'appuyer sur son désormais fameux Power point.

Y glissera-t-il une photo de l'infusion "Nuit tranquille", comme cela avait été le cas pour la présentation de Valère Germain, afin de galéjer sur l'impatience des supporters marseillais et autres journalistes ? Mystère et boule de gomme. Mais ce clin d'oeil a finalement permis à la marque Éléphant, via des communicants, de surfer sur la vague de l'OM. Ce qui n'a pas fait rire les "ex-Fralib", désormais regroupés sous le nom Société coopérative ouvrière provençale de thés et infusions (Scopti), eux qui sont sortis vainqueurs, au prix d'un long combat social, de leur conflit avec la multinationale Unilever, propriétaire d'Éléphant.

"Le nouveau président de l'OM ne devrait pas ignorer que la marque Éléphant est née à Marseille il y a plus de 120 ans, que nous la conditionnions jusqu'en 2010 et que le groupe Unilever, qui avait racheté la marque à Pernot-Ricard en 1970, a voulu délocaliser en Pologne et en Belgique, détaille Olivier Leberquier, directeur général délégué de Scopti 1336. Il ne viendrait à l'idée de personne de délocaliser le stade Vélodrome en Katowice ! Nous avons donc beaucoup plus de légitimité sur ce sujet. Surtout que nous nous sommes battus pour conserver l'activité industrielle à Gémenos et les emplois en Provence, et que nous avons gagné. Malheureusement, nous n'avons pu conserver le conditionnement de la marque Éléphant dans la région, comme l'ont fait des générations de Marseillais avant nous."

Des produits 100% naturels

Si le trait d'esprit présidentiel s'est avéré indigeste pour eux, ils gardent leur humour. Aussi, ils vont fournir "en produits licites", dixit "JHE", les différents groupes de supporters marseillais pour les détendre avec leurs produits 100% naturels, et sans arômes de synthèse, contrairement à Éléphant...

"Cela aurait été plus subtil de faire référence à notre très jeune société, cela aurait eu plus de sens, poursuit-il. Nous nous sommes battus pendant 1336 jours (d'où le nom des produits, ndlr), et j'espère que les joueurs auront la même faculté à combattre l'adversité, glisse cet amoureux de l'OM. Nous n'avons pas les mêmes moyens qu'Unilever, mais nous allons offrir des produits "1336". Nous avons une excellente "Infusion du soir" ou un excellent "Thé noir, anis-réglisse". Et surtout une infusion "Tonifiante", celles que nous enverrons aux associations, qui correspond bien mieux à l'image des supporters de l'OM que "Nuit tranquille" !", glisse Olivier Leberquier, qui conclut, très sérieusement : "Et si le président de l'OM veut que nous venions à La Commanderie pour lui présenter nos produits, nous sommes disponibles !"

LA PROVENCE

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Soutien à l’action des salariés de GM&S –Non au chantage de PSA ! (CGT PSA)
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Libéralisme et austérité sont les deux mamelles de la COUR DES COMPTES !
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Pour la CGT, ce n’est malheureusement pas une surprise : les financements publics socialement et économiquement utiles sont insupportables pour la Cour des Comptes ! Ses préconisations d’hier le confirment amplement.

Constatant un « dérapage » des dépenses publiques, la Cour se fend d’un certain nombre de préconisations dont le côté tristement prévisible le dispute à l’engagement partial et subjectif !

Résumons :
- gel de la valeur du point d’indice ;
- suppression du supplément familial de traitement ;
- deux départs à la retraite sur trois non remplacés dans la fonction publique de l’État (hors secteurs décrétés prioritaires) et un sur trois dans la fonction publique hospitalière et la fonction publique territoriale ;
- baisse du nombre de promotions et freins au déroulement de carrière ;
- augmentation différenciée de la valeur du point entre les versants de la fonction publique (quand il y aura des augmentations, ce qui visiblement n’est pas pour demain).

N’en rajoutons plus, la coupe est pleine !

Au moins pourra-t-on sans regret dissoudre l’IFRAP (Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques) puisque la Cour des Comptes le concurrence et le dépasse dans son libéralisme délirant…
Pour démontrer de manière définitive que la Cour des Comptes n’a plus aucune crédibilité dans ses recommandations, notons qu’à aucun moment elle ne s’interroge sur le coût exorbitant du CICE – 20 milliards d’euros par an - qui depuis sa mise en place, début 2013, a permis au chômage… de s’accroître d’un demi-million de privés d’emploi supplémentaires !

Ceci posé, l’effet d’aubaine pour le gouvernement est manifeste. Dès hier soir, Gérald Darmanin annonçait dans les médias le gel de la valeur du point d’indice, jusqu’au moins 2018.

On remarquera au passage combien l’attachement clamé au dialogue social et au respect des organisations syndicales est de pure façade : le ministre est plus prompt à aller sur les plateaux de télévision qu’à informer les syndicats représentatifs…

Sur le fond, une austérité accrue est donc bel et bien à l’ordre du jour.

Il ne faut pas compter sur la CGT pour accepter, de près ou de loin, de nouvelles amputations massives du pouvoir d’achat des agents de la fonction publique, la mise en péril de missions publiques essentielles pour la population, une détérioration accrue des conditions de travail, le démantèlement de la grille indiciaire unique.

C’est pourquoi, d’ores et déjà, la CGT appelle à s’emparer de la journée d’actions interprofessionnelle du 12 septembre prochain pour élever le nécessaire rapport de forces, obtenir des avancées sociales et s’opposer aux reculs en tout genre.

Montreuil

PAR EL DIABLO

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On l'a déjà dit : en embrouillant l'opinion et en tentant de masquer la véritable nature de son projet accompagné du verbiage habituel du type "renforcement du dialogue social".

Et toujours la même "philosophie" mise en oeuvre : sécurité pour le patronat et pleine insécurité pour les salariés

PAR FSC

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En s’attaquant aux mères de familles, Anne Hidalgo réussit l'exploit d'unir tous les syndicats de la ville de Paris. Toutes les organisations, sans exception, appellent à la grève lundi 3 juillet.

La maire de Paris, Anne Hidalgo subit actuellement un mauvais karma. Après avoir constaté la perte de tous les députés de sa majorité lors des dernières élections législative, voilà qu’elle doit maintenant faire face à un front syndical d’une ampleur assez inédite puisque toutes les organisations syndicales des administrations parisiennes sans exception  (CGT, CFDT, CFTC, FO, SUPAP-UCP et UNSA) appellent à la grève lundi 3 juillet.

Les syndicats dénoncent à l’unisson le projet de suppression du jour « fête des mères » dont bénéficient les employées municipales qui ont eu des enfants, une particularité attribuée aux seules mères de famille qui remonte à 1975, époque où la Ville de Paris était encore administrée par un préfet (la capitale avait été mise « sous tutelle » à la fin du XIXème siècle et le siège de la Commune. Il a fallu attendre 1977 et l’élection de Jacques Chirac pour que Paris retrouve un maire de plein exercice).

Pour justifier ce qui est quand même la suppression d’un acquis social, Anne Hidalgo et son équipe ont tenté de se planquer derrière la formule magique de « l’égalité entre hommes et femmes ». Un argument qui a choqué les représentants du personnel tant cette même mairie bafoue elle-même cette « égalité ». Ainsi, les métiers majoritairement féminins sont toujours les plus mal rémunérés de toute l’administration parisienne, comme l’avait illustré cette manifestation des bibliothécaires de la capitale lors de la journée de la femme (lire ici). « Pour une fois que les femmes ont un droit en plus, au nom d’un objectif non encore atteint et par une logique par l’absurde, on s’empresse de supprimer ce droit, dont la vertu est de compenser tant de retard et d’obstacles à l’égalité hommes/femmes. Les statistiques en apportent la preuve : qui interrompt sa carrière pour les enfants, en conséquence de quoi, qui a les retraites les plus modestes ? Les femmes, toujours les femmes », n’a d’ailleurs pas manqué de dénoncer l’UCP, le syndicat des cadres, d'habitude très mesuré, dans un communiqué cinglant.

Face à ce tollé, l’exécutif parisien a alors tenté de « s’expliquer » en envoyant un courriel sur l’ensemble des messageries professionnelles où, sans vergogne, elle ajoute l’argument juridique au moral. « Compte tenu du principe constitutionnel de l’égalité entre hommes et femmes, ce jour de congé, octroyé uniquement aux femmes, a été jugé illégal à plusieurs reprises, par différentes juridictions. La Chambre régionale des comptes d’Île-de-France vient de demander à la Ville de mettre fin à cette mesure », n’a pas hésité à écrire la mairie qui visiblement n’applique les recommandations de la Cour des comptes que lorsque elles se font au détriment des agents. Quant au « principe constitutionnel de l’égalité entre hommes et femmes »,  est-ce à dire que l’équipe dirigée par Anne Hidalgo va se faire taper sur les doigts par toutes les juridictions de France ? Car,  comme le note finement la CGT, outres les inégalités salariales, « les précaires à la mairie de Paris sont à 77 % des femmes » (lire ici).

Visiblement, la mairie de Paris n’aura pas été convaincante puisque tous les syndicats maintiennent leur appel à la grève le 3 juillet. Pour appuyer leur mouvement, ils ont également prévu de venir manifester devant l’hôtel de Ville pour demander aux élus du Conseil de Paris de voter contre la délibération municipale qui entérinerait la suppression de cette journée « fête des mères ». Cette première décision pourrait préfigurer d'autre reculs sociaux, selon la CFTC.

PAR FSC

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PAR EL DIABLO

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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