SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Unilever a annoncé mercredi un accord pour racheter l'essentiel de ses actions préférentielles aux Pays-Bas et le lancement d'une offre publique d'achat sur le solde, un premier pas vers la simplification de la structure capitalistique promise par le géant anglo-néerlandais des produits de grande consommation.

L'opération valorise les titres rachetés à 450 millions d'euros.

Après avoir résisté à une offre d'achat hostile de 143 milliards de dollars (122 milliards d'euros) de l'américain Kraft Heinz, Unilever a annoncé en avril qu'il allait revoir sa structure juridique bicéphale afin de gagner en agilité.

Le groupe s'est entendu avec NN Investment Partners et ASR Nederland pour racheter leurs actions préférentielles d'Unilever NV, l'entité cotée à Amsterdam. Les actions détenues par ces deux parties, dépourvues de droit de vote, représentent 97% des actions préférentielles d'Unilever NV et une offre aux mêmes termes sera lancée dans le courant du troisième trimestre pour racheter le solde, a indiqué Unilever.

"Le renforcement du lien entre les intérêts économiques et les droits de vote permettra d'améliorer la gouvernance d'entreprise", explique le groupe dans un communiqué.

Pour les analystes de Morgan Stanley, le rachat des actions préférentielles constitue un "premier pas" vers la simplification de la structure actionnariale du groupe anglo-néerlandais. "Unilever va poursuivre le réexamen de sa structure juridique bicéphale et s'orienter vers une structure simplifiée qui lui laissera une plus grande mobilité stratégique", écrivent-ils dans une note.

Unilever, qui a par ailleurs annoncé mercredi l'acquisition de Weis, une marque australienne de crèmes glacées, progressait de 0,32% en fin de séance à Londres.

(Martinne Geller, Véronique Tison pour le service français)

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Vous avez dit « DIALOGUE SOCIAL » ?  Le maire LR de Villejuif (Val-de-Marne) veut expulser les syndicats  de la bourse du travail

Villejuif : les syndicats bientôt expulsés

de la bourse du travail ?

La mairie demande l’expulsion immédiate des unions syndicales qui se trouvent au 16, rue Jean-Jaurès. La décision du tribunal administratif de Melun doit être rendue ce mercredi.

Les unions syndicales qui occupent le 16, rue Jean-Jaurès, la Bourse du travail de Villejuif, vont-elles être expulsées sans délai ? C’est le sens du référé déposé par la mairie devant le tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne), qui l’a examiné mardi matin. Sa décision est attendue mercredi.

En février 2015, différents syndicats — CGT, FO, Solidaires, FSU — avaient appelé à la mobilisation pour protester contre la vente de cette bâtisse historique.

A l’origine de la polémique, une annexe au rapport introductif au débat d’orientation budgétaire présenté lors d’un conseil municipal le 6 février 2015. Le 16, rue Jean-Jaurès figurait sur une liste de propriétés municipales qui pourraient être vendues pour renflouer les caisses. Ce soir-là, la salle du conseil municipal s’était remplie de centaines de personnes, pour beaucoup membres des syndicats concernés.

Nouvelle manifestation un mois plus tard. Philippe Martinez, nommé patron de la CGT un mois plus tôt, y était.

La vente de la Bourse du travail avait finalement été reportée à 2016. Mais 2016 est largement passée, et le dossier se retrouve aujourd’hui devant un tribunal. Auquel la mairie a précisé que le 16, rue Jean-Jaurès avait été « mis à disposition des Unions syndicales il y a plusieurs années au titre d’un prêt à usage verbal ».

Elle y fait état de sa propre situation financière « préoccupante », d’un projet de nouvelle école de 17 classes, dite « école des Réservoirs ».

La « cessation du prêt » du bâtiment avait été notifiée aux unions syndicales, « avec effet au 29 juillet 2016 ». Elles sont depuis cette date « occupantes sans droit ni titre » du bâtiment, précise la municipalité, et « mettent en péril » le projet de vente évoqué.

Leur expulsion immédiate est demandée, « sous astreinte de 200 € par jour de retard à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir ». Avec la possibilité de recourir « à un huissier », puis à la « force publique ».

Au cœur de l’été, et alors que la plupart des responsables syndicaux sont en congés, « le maire a dégainé le premier », résume Marc Bonnet, secrétaire général de l’union départementale Force Ouvrière. En 2016, « on lui avait demandé de se revoir pour négocier la proposition initiale de la convention d’occupation proposée par la mairie ». Demande « restée lettre morte », selon lui. Ahmed El Houmass, secrétaire général de l’union locale CGT de Villejuif évoque un « coup de pression » après « un an et demi de silence ». « Nous avons appris vendredi que l’audience avait lieu mardi », explique-t-il. Une demande de « report », déposée lundi, a été refusée.

Sollicité, le cabinet du maire a indiqué ne pas avoir d’information à ce sujet. Contacté, le maire (LR) Franck le Bohellec ne nous a pas répondu.

leparisien.fr

SOURCE:

SOURCE: Facebook

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PAR EL DIABLO

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PAR EL DIABLO

 

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A l'heure d'une remise en cause généralisée de tous les conquis par ceux qui croient l'heure de la revanche sur le monde du travail venue, l'histoire de ces conquis : un carburant pour les luttes !

La première page du document :

 

LE DOCUMENT COMPLET

PAR FSC

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photo d'illustration (source: venezuelainfos.wordpress.com)

photo d'illustration (source: venezuelainfos.wordpress.com)

Pourquoi le Venezuela n’est pas une dictature ?


La question se pose puisque dans tous les médias, dés lors que l’on aborde la situation au Venezuela, cette qualification revient immuablement. Soit, le Venezuela est une dictature, soit Maduro est un dictateur, soit, dans le meilleur des cas, le Venezuela est en route vers la dictature. Il n’est jamais question de s’interroger sur la qualification des mots employés puisque c’est considéré comme un fait. Comme si, les journaleux avaient le pouvoir de décider, comme ça, arbitrairement, sans la moindre explication ou le moindre soupçon de démonstration. Qui plus est, ceux qui ont l’audace de déclarer que ces allégations sont partiales ou erronées reçoivent les foudres des mêmes médias, qui prétendent leur donner la parole, et détournent leurs propos ou les commentent partialement. Notre député Insoumis Eric Coquerel vient d’en faire les frais, successivement sur LCI et ce vendredi dans les colonnes de France Soir. Il n’est pas de bon ton de déclarer que le Venezuela n’est pas une dictature et qu’il convient d’être plus prudent et circonspect sur la situation. Il faut rendre hommage à Eric d’avoir tenter d’expliquer les tenants et les aboutissants de la situation en cours mais le journalisme de propagande fait son office par servitude ou par ignorance.
La question qu’il conviendrait de se poser avant de parler de dictature serait d’en revenir à sa définition.
Selon le dictionnaire : « Régime politique dans lequel le pouvoir est détenu par une personne ou par un groupe de personnes (junte) qui l'exercent sans contrôle, de façon autoritaire ; durée pendant laquelle s'exerce le pouvoir d'un dictateur. Pouvoir absolu exercé par une personne ou un groupe dans un domaine particulier ; tyrannie.»
On peut donc en conclure que dans une dictature :
- Il n’existe aucun pouvoir législatif
- Il n’existe aucune opposition
- Il n’existe aucun contre-pouvoir
Ceci implique que :
- Il n’y a pas d’élections
- Il n’y a pas de liberté de la presse
- Il n’y a pas de liberté de manifester
Alors comment qualifier un pays qui a connu plus d’une quinzaine d’élections depuis moins de 20 ans, y compris un referendum révocatoire du chef de l’Etat, ou l’opposition détient 90% des médias et manifeste chaque jour et où elle avait la majorité dans une Assemblée Nationale élue mais qui perd aujourd’hui ce contre-pouvoir au profit d’une Assemblée Constituante, toute aussi constitutionnelle. La presse poursuit impunément sa désinformation. Les manifestations continuent, manipulées par des groupes violents putschistes aux ordres de puissances étrangères.
Alors, si le Venezuela était vraiment une dictature, vous n’entendriez plus ces pseudo-informations visant à discréditer le régime , tout simplement parce que vous n’en entendriez plus parler du tout :
- Prise de contrôle de tous les médias
- Black out total
- Propagande quotidienne du régime
- Liquidation de l’opposition
- Emprisonnements, assassinats, tortures
- Suspension de toutes les libertés individuelles
- Etat de siège
- Couvre-feu
- Pleins pouvoirs à l’armée comme instrument de répression
Ces mesures radicales sont celles de toutes les dictatures depuis la nuit des temps même si les modalités sont fonction des époques.
Tout cela me rappelle douloureusement le Chili, mon pays d’origine, quand on qualifiait Allende de marxiste à la solde de l’URSS alors qu’il était simplement un socialiste patriote au service des plus démunis. Bien sûr, Pinochet, le sauveur, a su rétablir la situation en le mettant hors d’état de nuire avec l’aide de la CIA et en vendant le pays aux Etats-Unis.
L’Histoire se répète, malheureusement. La situation du Venezuela est totalement comparable à celle du Chili en 1973.
Ce qui est inacceptable dans la situation actuelle au Venezuela n’est pas que l’on soit en désaccord avec certains aspects de la politique de Maduro. En revanche, aucune critique peut justifier le recours à un putsch néo-libéral dont l’unique but est la spoliation des ressources naturelles du pays par des puissances étrangères. Nous devons nous opposer à ce projet mortifère envers le peuple contre le néo-libéralisme, en toute occasion, ici ou là-bas. Nous serions alors coupables de passivité. Il en va, également, de notre avenir.
Voilà pourquoi le Venezuela d’aujourd’hui n’est pas une dictature et ne le sera pas sous le régime actuel mais pourrait le devenir si l’opposition putschiste parvenait à renverser le régime et accéder au pouvoir.

LeNew Gillès Albano

SOURCE : Facebook

PAR EL DIABLO

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Plus de 1 200 CDI et 506 intérimaires : autant de salariés auxquels Alain Bruneel, député PCF de la circonscription, continuera de s'adresser.

Plus de 1 200 CDI et 506 intérimaires : autant de salariés auxquels Alain Bruneel, député PCF de la circonscription, continuera de s'adresser.

Salaires à la baisse, fin illégale de mission intérimaire, menaces de licenciement individuel, bâton dans les roues des syndicalistes : à Douai (Nord), les pratiques managériales de la plateforme inaugurent celles dont la loi travail nous menace. 

Le 27 juillet, la CGT s'y est rendue pour, comme chaque jeudi aux quatre coins du département, préparer la mobilisation du 12 septembre et discuter. Y compris avec ceux qui n'ont rien à redire à la politique d'Amazon. Alain Bruneel, député PCF, était de la visite. Reportage

« Cela fait deux ans que je suis ici, on ne m'a jamais rien reproché... » La jeune femme est en pleurs. Elle vient de recevoir ce qu'on appelle ici une « lettre de sensibilisation ». « Nous vous avons sensibilisé sur votre niveau d'activité en deçà des attentes d'Amazon (...). Malgré cela vos productivités restent en deçà des attentes de l'entreprise », prévient le courrier. Puis vient la conclusion, menaçante : « Nous vous demandons de vous ressaisir (...). À défaut et à regret, nous ne pourrions que tirer les conséquences de votre comportement. » Alain Bruneel, le député PCF du Douaisis qui a promis d'« entrer dans les boîtes », est atterré. Bienvenue chez Amazon à Douai (Nord). Gêné, un manager répond que « c'est la procédure » et qu'il n'a « pas de commentaire ».
 
(...)
LIEN VERS LA SUITE DE L'ARTICLE CI-DESSOUS:

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Berlin. Une longue file d’attente devant une agence pour l’emploi nous surprend. L‘économie allemande est florissante et le taux de chômage bas, alors pourquoi autant de monde ? La réponse est simple. La plupart de ces gens ont déjà un travail mais ce sont des travailleurs pauvres. Ils postulent donc aux aides sociales en complément de leurs modestes salaires. Leur vie professionnelle est faite d’emplois précaires et mal payés, de temps partiels, même s’ils ont souvent une bonne formation.

Et il n’y a pas que le nombre de travailleurs pauvres qui augmente en Allemagne. Le nombre de retraités pauvres, augmente lui aussi. C’est le cas de Monika. Qualifiée pour être directrice des ventes elle n’a jamais signé de contrat à temps plein. “Ils ne veulent pas payer. Je suis trop chère. Ils préfèrent embaucher du personnel qui n’est pas qualifié à 8.50 euros de l’heure. Pour m’embaucher, ils devraient payer davantage”, explique-t-elle.

(...)

LA SUITE DE L'ARTICLE EN LIEN CI-DESSOUS:

 

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Si vous habitez dans une HLM ,

Si vous avez pour un couple un revenu fiscal supérieur à 35000 €,

vous êtes soumis à un surloyer.

Les informations des bailleurs tombent dans les boites aux lettres :

C’est une augmentation de 100 % !

Les Retraités (es) représentant la masse des victimes de ces décisions !

Un de nos correspondant habitant le 92, vient de nous informer que son surloyer passera en 2018 de 43 € à 88 € mensuel.

Rappels :

- SARKO en 2008 suppression de la demi part fiscale

- Hollande 5 ans de blocage de nos pensions

- MACRON : CSG +1.7 %  - APL moins 5 € pour commencer. Surloyer + 100 %

 

Ils nous plument, et encore et encore…. Et jusqu’où ????

Macron et sa clique pensent qu’ils peuvent y aller…

Les retraités (es) votent pour nous, ne participent pas trop aux manifs, ne se défendent pas fortement…. se disent-ils!

 

LE 12 et après, faîtes les mentir.

TOUTES ET TOUS EN LUTTE

Pas d’autre solution

PAR FSC

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SOURCE : L' Humanité

 

Les salariés de GM & S ont adressé

une lettre ouverte à Bruno Le Maire.

Si le groupe GMD est sur les rails pour la reprise de l'équipementier automobile basé à La Souterraine, pour Yannick Augras, secrétaire CGT du comité d'entreprise, impossible de se satisfaire de conserver seulement 120 salariés et d'en laisser 157 autres sur le carreau.

« Le nombre de postes repris ne correspond en aucune façon à la charge de travail annoncée et laisse présager un recours massif à la précarité de l'intérim. »

Alors que le tribunal de commerce de Poitiers a reporté pour la quatrième fois au 4 septembre la dé- cision concernant l'offre de reprise de l'entreprise, pour le syndicaliste, les actions du ministre de l'économie, notamment au travers de la cellule de crise, sont insuffisantes :

« Ce ne sont pas vos incantations, par voie de presse, intimant aux salariés d'accepter cette solution présentée comme définitive qui seront de nature à mettre un terme à cette crise

 

C. R. ■

PAR FSC

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PAR CGTFACEBOOK COMPIEGNE

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https://www.cresspaca.org/images/actualites/1336-scop-ti-deux-marques-1071.jpg

Nul doute - c'est un euphémisme- que les médias aux ordres et l'oligarchie ne souhaitent pas le succès économique de la Scop gérée par les ex d'Unilever et de l'Eléphant!

Pour eux ce serait la preuve une fois de plus que les travailleurs peuvent se passer des patrons ... et que donc le capitalisme n'est pas la seule réponse aux nécessités de la vie économique.

Ils sont donc idéologiquement intéressés à l'échec de l'entreprise!

C'est pourquoi nos camarades doivent être entourés du soutien et de la solidarité de tous ceux qui aspirent à sortir enfin des rapports de subordination et d'exploitation.

Cette solidarité devant prendre aussi la forme d'un soutien politique et d'une bataille de l'information faisant litière des idées visant à semer  le doute quant à la possibilité même du succès de la nouvelle SCOP.

C'est aussi pourquoi le Front Syndical de Classe après avoir relayé :

http://www.frontsyndical-classe.org/2017/07/fralib-soutien-populaire-a-un-financement-participatif.html

 

l'appel à un financement participatif nous relayons cet interview paru sur le site de Rouge Midi.

 

________________

SOURCE : Rouge Midi

A en croire certaine presse, comme le Parisien par exemple, rien n’irait plus pour SCOP-TI
Qu’en est-il exactement ? Pour le savoir nous avons interrogé Gérard et Olivier devenus cadres dirigeants de la SCOP

Vous lancez une campagne de socio-financement pourquoi ?

En fait on vit un paradoxe : nous avons un « taux de pénétration du marché » (comme disent les professionnels de la vente) qui est exceptionnel en si peu de temps mais en même temps cela ne suffit pas pour arriver encore à l’équilibre et assurer la pérennité de l’entreprise. A la fois nous recevons tous les jours des messages de félicitation pour la qualité et le goût de nos produits mais nous n’atteignons pas encore l’équilibre financier même si la courbe des recettes est exponentielle…Le chiffre d’affaires a quadruplé entre 2015 et 2016 et on pense qu’il va progresser encore de plus de 70% en 2017 Cette croissance est d’autant plus remarquable qu’UNILEVER n’a jamais voulu nous céder un peu de volume pour assurer notre démarrage et que donc nous devons nous implanter comme un nouveau produit alors que la marque Eléphant existe depuis plus de 120 ans ! Si UNILEVER, qui voulait se débarrasser de la marque comme il l’a fait depuis 2000 pour 2/3 des marques qu’il a achetées, [1] nous l’avait cédée, à elle seule la marque Eléphant née à Marseille et diffusée uniquement en France aurait suffi pour nous donner les moyens de la pérennisation du site.

Nous savions bien que cela se passerait comme cela et c’est bien pour cette raison que tout le temps du conflit nous avons réclamé entre autres, les volumes.

Donc vous aviez bien compris que les premiers mois vous seriez en déficit mais dans la presse il est question d’un besoin de 700 000€ ce qui parait énorme. Y a-t-il eu une erreur dans vos prévisions ?

Non. En fait ce chiffre comme bien d’autres est repris dans la presse mais dans la réalité c’est bien plus complexe que cela. Tout comme le chiffre de 19,2 millions qui est annoncé comme la somme versée par UNILEVER à SCOP-TI alors qu’en fait pour plus de 10 millions l’ont été pour les salaires, 7 millions pour la valorisation de l’outillage et seulement un peu plus de 2 millions pour le redémarrage [2]. Il n’y a pas eu d’erreur de notre part mais le problème c’est que nous sommes de mauvais capitalistes…et nous n’avons pas envie de devenir des bons !
D’abord nous avons embauché tous les camarades qui avaient occupé l’usine. Pour nous il n’était pas question qu’une ou un seul d’entre eux reste sur le carreau. Si nous avions été de « bons capitalistes » nous n’aurions embauché que la dizaine nécessaire au lancement de la production : pour nous il n’en était pas question…et nous n’avons jamais regretté ce choix !

Ensuite il y a la question des prix d’achat des matières premières. UNILEVER s’était fait une spécialité de pressurer les producteurs afin d’obtenir les meilleurs prix. ARTE a d’ailleurs montré dans un reportage au Kenya comment la multinationale avait réinventé l’esclavage en enfermant tout un village pour que hommes, femmes et enfants produisent du thé au meilleur prix. De même le groupe avait abandonné le tilleul de Buis Les Baronnies pour aller en chercher en Argentine à un prix dérisoire. Nous, nous cherchons à relancer des circuits courts de production locale et payons la matière première au juste prix : celui qui reconnait la valeur du travail de nos fournisseurs. Donc le tilleul de Buis nous le payons à plus de 5 fois le prix imposé par UNILEVER. En ce qui concerne le thé nous sommes passés par la FSM (Fédération syndicale mondiale) pour aller chercher auprès de camarades vietnamiens un thé que nous payons à un prix juste.

C’est du commerce équitable ?

Si on veut mais nous on n’emploie pas le mot car en général cela signifie une hausse pour les consommateurs : ce n’est pas notre cas…puisque nous n’avons pas d’actionnaires à payer !
Il y a aussi la question de l’immobilier qui pèse lourdement dans notre gestion. Avec le changement de majorité à la communauté de communes devenue depuis métropole nos affaires dans ce domaine ne sont pas facilitées. On voudrait d’ailleurs participer à un tour de table pour acheter les locaux afin de garantir encore davantage la pérennité de l’entreprise.

Enfin il faut tenir compte du fait qu’il y a eu un décalage d’un an par rapport à nos prévisions à cause du retard pris dans l’application de l’accord. Il a été signé en mai 2014 mais il nous a fallu attendre juillet 2015 pour avoir officiellement les machines. Cela nous a donc mis en difficulté.
On a pris du retard dans la production et donc dans la rentrée de recettes. Pour autant cela ne doit pas masquer le fait que nous sommes en progression constante dans le chiffre d’affaires.
Nous progressons sur tous les segments : les marques distributeurs, nos marques 1336 et SCOP-TI et dans le réseau militant. Il nous faut poursuivre notre progression et pouvoir nous appuyer sur une rentrée de fonds assurant définitivement la pérennité et les avances de trésorerie que nous sommes obligés de faire (achat matières premières, différés de paiement des livraisons…)

Vous avez donc lancé la campagne : comment ça répond ?

On n’en revient pas nous-mêmes ! Ça bouge tous les jours ! Comme on l’indique dans notre lettre hebdomadaire de ce jour « Le soutien populaire dont bénéficie SCOP TI ne se dément pas puisqu’après seulement trois semaines, ce sont 57 879,06 € qui ont déjà été apportés par 477 souscripteurs particuliers et associatifs avec une souscription moyenne de 121 €. » ! [3] Et encore il faut ajouter à ce chiffre les contributions qui vont arriver par Internet ce qui sera possible fin août….A toutes et tous on envoie une lettre de remerciement et on donne à chacun et chacune la possibilité d’être d’office adhérent-e gratuitement de notre association de soutien FRALIBERTHE. D’ailleurs on profite de cet entretien sur www.rougemidi.org pour remercier celles et ceux qui ont fait un virement et dont on n’a pas l’adresse.

Au-delà de la souscription qu’est-ce qu’on peut faire ?

Les pistes d’action sont de plusieurs ordres :
- agir auprès des directions de magasins chaque fois que vous ne trouvez pas nos produits. Il suffit le plus souvent de le signaler à la direction pour que nos produits apparaissent.
- aider collectivement à la progression de la vente militante en montant des dépôts-vente par le biais d’associations, de syndicats, de comités d’entreprises ou lors d’initiatives. Cela peut se faire maintenant en passant par l’un de nos sites Internet ou notre page Facebook. C’est toute l’importance pour ce faire de notre association FRALIBERTHE présidée par Omar
-  Nous essayons de répondre à chaque invitation pour des initiatives autour du film, de la pièce, de concert ou simplement pour tenir un stand lors d’un événement. Ainsi nous nous essayons de nous déplacer chaque fois que l’on nous sollicite. C’est ce qui se produit pratiquement chaque semaine comme par exemple le week-end dernier au festival La Belle Rouge où nous avons connu une très belle réussite. Ce sont chaque fois, comme lorsque nos camarades tournent avec la pièce sur le conflit ou avec le groupe musical Los Fralibos, de grands moments de fraternité, d’explication sur notre lutte
- Enfin on peut aussi décider d’être ambassadeur ou ambassadrice à titre individuel dans son département. Voir la lettre en document joint et là aussi tout est expliqué sur nos sites.

Si je comprends bien vous êtes confiants ?

Oui même si c’est plus compliqué que pour la lutte !!! Là si bien des éléments ne dépendent pas de nous, on a objectivement des perspectives de développement qui sont très encourageantes. Nous progressons de mois en mois et en juillet dernier nous avons atteint et même dépassé notre meilleur chiffre d’affaire mensuel alors que nous sommes en période estivale, période creuse par définition…surtout pour nos produits. Donc on va y arriver…tous ensembles comme on dit dans nos manifs

Et justement quel est le nouveau rôle du syndicat ? Vous êtes devenus tous les deux cadres selon le terme officiel : comment vous faites ?

(Sourires) Oui là aussi c’est plus compliqué que pendant la lutte ! C’est plus facile à l’extérieur avec notre rôle dans l’UL ou pour préparer le 12 septembre contre la politique du gouvernement Macron. Mais nous sommes adaptés à la nouvelle réalité et l’assemblée des syndiqué-e-s a désigné une nouvelle déléguée syndicale, Rim Hidri et on peut compter sur elle pour ne rien lâcher…(y compris en interne !!) avec les nouveaux élus avec elle comme délégués du personnel : Yves Baroni, Jean Luc Goros, Raymonde Sasso.

 

[1Voir articles précédents en particulier ceux du début de la lutte

[2Pour voir le détail des sommes voir http://rougemidi.org/spip.php?article8530

[3ça va tellement vite que le temps que cet article paraisse on a dépassé en 24h les 60 000€  !!!

PAR FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Lors de ses enquêtes de conjoncture d’avril 2017, l’Insee a répertorié les différents freins à l’embauche cités par les entreprises interrogées. Le Code du travail est-il réellement le frein à l’embauche principal, comme nous l’assènent les gouvernements successifs pour justifier leurs réformes antisociales ? Place aux chiffres !

D’après madame Pénicaud, notre ministre du Travail, le Code du travail ne serait fait que « pour embêter 95 % des entreprises ». Outre l’occultation quasi malhonnête du rôle protecteur du Code du travail, on se demande sur quelles données se base madame la ministre pour nous livrer cette... « analyse »...

Dans son enquête de conjoncture d’avril 2017, l’Insee a interrogé les employeurs au sujet des barrières à l’emploi, et obtient les résultats suivants :

Non, Le Code du travail n’est pas le principal frein à l’embauche pour les entreprises !

Dans chaque secteur, on s’aperçoit que les barrières liées à la réglementation concernent beaucoup moins de salariés que, par exemple, les barrières liées à l’incertitude économique (on constate un différentiel de 8 à 20 points suivant les secteurs). On est par ailleurs bien loin du chiffre de 95 % négligemment balancé dans la fine analyse économique de notre ministre du travail...

Par conséquent, le détricotage systématique du Code du travail est loin d’être une priorité pour dynamiser les embauches. Les réformes mises en place par les gouvernements successifs n’auraient-elles donc pour seul but que de favoriser les actionnaires au détriment des salariés ? Nous n’osons le croire...

S’agissant d’une enquête à destination des entreprises, les chiffres obtenus ne sont pas objectifs mais reposent sur le ressenti des employeurs ; il représentent donc le point de vue de ces derniers, et non une analyse factuelle. Par ailleurs, il est inutile de préciser que l’affirmation : « Je ne peux pas recruter, j’ai trop gavé mes actionnaires » ne fait pas partie des réponses proposées dans le questionnaire...

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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