SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #NAO 2015

Mercredi 17 décembre 2014 aura lieu la première réunion sur les négociations salariales. Lors de cette réunion, il sera précisé le calendrier des prochaines réunions et il nous sera remis un document comportant des données usines ; voici ci-dessous notre liste complémentaire demandé à la direction.

NEGOCIATIONS SALARIALES 2015


Comme prévoit le code du travail L’art. L2242-1 et afin de mieux nous y préparer nous demandons les documents suivant : 


1. La durée et l’organisation du travail : (données chiffrées par sexe)


 - Répartition des effectifs selon la durée du travail : temps complet, temps partiel, %.
 - Répartition des effectifs selon l’organisation du travail : travail posté travail de nuit, horaires variables travail atypique dont travail pendant le week-end… 


2. Promotions : (données chiffrées par sexe) 


 - Répartition des promotions au regard des effectifs de la catégorie professionnelle concernée
 - Nombre de promotions suite à une formation.    


3. Rémunérations : (données chiffrées par sexe et selon les catégories d’emplois occupés au sens des grilles de classification ou des filières/métiers)


 - Salaire de base minimum, maximum, moyen et médian, par sexe au sein de chaque coefficient, par date d’embauche et les raisons des différences de traitements entre des salariés de même niveau
 - Nombre de personnes qui ont profité de la règle de déblocage de la participation ainsi que l’intéressement
 - Les primes versées en précisant leur nature, leur montant, les coefficients concernés ainsi que les critères d’attribution
 - Le nombre de salariés qui n’ont bénéficié ni d’augmentation de salaire individuelle ni de primes au cours des 3, 5, 10 et 20 dernières années
 - Les dix plus hautes rémunérations
 - Détail de la variable paie Montant total de l’enveloppe depuis 5 ans Montant moyen versé depuis 5 ans par coefficient 

 
4. condition de travail : (données chiffrées par sexe)


 - L'insertion professionnelle et le maintien dans l'emploi des travailleurs handicapés
 - L’exposition à des risques professionnels
 - La pénibilité dont le caractère répétitif des tâches… 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
C’est maintenant !

La CGT soutient résolument la campagne réunissant organisations syndicales (CGT, FSU, Solidaires), associatives (parmi lesquelles Aides, Attac, Oxfam France, One et Coalition Plus, …), et politiques demandant au gouvernement français d’œuvrer pour la mise en œuvre d’une taxe sur les transactions financières (TTF) digne de ce nom en Europe.

Par son attitude frileuse et attentiste, le gouvernement de Manuel Valls et son ministre de l’Economie et des Finances Michel Sapin, risquent de tuer le projet de taxe européenne sur les transactions financières à l’ordre du jour de la réunion Ecofin du 9 décembre, réunion des ministres de l’Economie et des Finances de l’Union européenne.

La mise en œuvre, enfin, d’une telle taxe est cependant une absolue nécessité si l’on veut lutter contre l’une des causes de la crise. Fixer des règles, contraindre le secteur financier à les respecter, faisait d’ailleurs partie des promesses lancées lors du discours du Bourget par François Hollande alors candidat à présidence de la République.

Une taxe sur les transactions financières serait aussi et surtout un outil de redistribution des richesses et de lutte contre les injustices sociales et environnementales. Elle pourrait rapporter à la France, selon les estimations liées à la variabilité de l’assiette possible pour son calcul, entre 9,6 et 24,4 milliards d’euros par an.

Pourtant, dans la version sans ambition et au rabais présentée par Michel Sapin, la taxe ne serait en mesure de générer qu’une collecte limitée à 600 millions d’euros par an, à force de multiplier les exemptions. Elle ne toucherait pas par exemple, les produits les plus spéculatifs et les plus volatils échangés sur les marchés financiers, ce qui est un comble ! La France se situe très en deçà de l’Allemagne et de l’Autriche qui fixent à la taxe sur les transactions financière des objectifs plus audacieux.

Une vraie taxe sur les transactions financières, c’est tout de suite !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Affaire CGT SANOFI AVENTIS  contre  SA SANOFI WINTHROP INDUSTRIE.


 Se plaignant d’un refus d’application des accords collectifs concernant la classification des emplois, le syndicat CGT SANOFI WINTHROP INDUSTRIE de la plate-forme d’AMBARES/SAINT LOUBES a, par acte d’huissier du 19 septembre 2012, assigné SANOFI WINTHROP INDUSTRIE devant le Tribunal de Grande Instance de BORDEAUX.
Ceci pour faire constater la violation de l’accord collectif du 15 janvier 2001, relatif à l’harmonisation des classifications, et de l’accord collectif du 9 décembre 2005, relatif au raccordement des classifications dans le groupe SANOFI-AVENTIS, par la SA SANOFI WINTHROP INDUSTRIE établissement d’AMBARES, relatif à l’évolution de carrière.
 Par décision de jugement du Tribunal de Grande Instance de Bordeaux le 21/10/14, le tribunal ordonne à la SA SANOFI WINTROP INDUSTRIE, dans le délai d’un mois suivant la signification du présent jugement, de classer sur l’établissement d’AMBARES/SAINT LOURES au coefficient 250 :
* tous les agents de maîtrise, chargés d’encadrer des salariés ;
* tous les salariés non titulaires d’un BTS ou d’un DUT classés au coefficient 225 qui, à l’expiration de trois ans dans ce coefficient ne se sont pas vus opposer, avant l’expiration dudit délai, une décision écrite et motivée émanant de leur hiérarchie refusant leur passage au coefficient 250.    
Passé ce délai d’un mois, le tribunal condamne la SA SANOFI WINTHROP INDUSTRIE à payer au syndicat CGT SANOFI WINTHROP une astreinte de 100 euros par jour et par salarié lésé. Il condamne aussi la SA SANOFI WINTHROP INDUSTRIE à payer au syndicat CGT SANOFI WINTHROP les sommes suivantes :
*  2 000 euros à titre de dommages et intérêts ;
*  2 000 euros sur le fondement de l’article 700 du Code de procédure civile ;  
Pour la FNIC CGT, ce jugement démontre, une fois de plus, que la détermination de la CGT, et dans ce cas du syndicat CGT SANOFI  WINTHROP a porté ses fruits dans les actions revendicatives et juridiques pour l’avenir des salariés face au dictat patronal. Ceci étant, l’action juridique est un moyen de lutte, mais elle doit intervenir avec la mobilisation des salariés, pour soutenir la demande du syndicat devant le tribunal. 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Le Parlement confirme le choix gouvernemental d’un PLFSS d’austérité

L’Assemblée nationale a définitivement adopté lundi 1er décembre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Lors de la présentation des orientations du projet de loi devant la Commission des comptes de la Sécurité sociale, la CGT avait observé que « ce PLFSS [était] fondamentalement dominé par l’austérité ». Force est de constater que ce jugement est conforté pour le texte définitif.

Non seulement celui-ci confirme les choix réalisés par le Pacte de responsabilité, choix auxquels la CGT persiste à être opposée, mais il entérine également les mesures de diminution des prestations figurant dans le pacte européen de stabilité.

Ainsi, le projet confirme l’objectif de croissance de l’ONDAM (Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie) de 2,1%, soit le taux de croissance le plus faible depuis que l’ONDAM existe. Il décide également une forfaitisation du capital décès versé par les caisses d’assurance maladie, qui se traduira par une baisse de ce dernier pour de nombreux assurés sociaux.

La CGT réaffirme son opposition totale à la modulation des allocations familiales. Cette mesure remet en cause le principe d’universalité des allocations familiales (AF), qui est l’un des principes fondateurs de la Sécurité sociale. Il s’agit d’une mesure visant exclusivement à baisser les dépenses de la branche famille, et nullement d’une mesure de justice, comme on cherche à nous le faire croire. Cette mesure est la rançon consentie aux employeurs dont le taux de cotisations AF passe de 5.4 à 3.45% dans la cadre du pacte de responsabilité. La CGT réaffirme que l’une des fonctions des allocations familiales est d’assurer une redistribution « horizontale » des revenus (entre ménages avec enfants et sans enfants) tenant compte des charges liées à l’entretien et l’éducation des enfants La redistribution sociale des revenus dite « verticale », des ménages plus aisés vers les ménages modestes, doit relever de l’impôt sur le revenu dont la progressivité devrait être augmentée.

De plus, la CGT est plus qu’étonnée que la représentation nationale s’immisce directement dans la gestion du système informatique de la branche famille, disqualifiant le Conseil d’Administration de la CNAF et bafouant ainsi la démocratie sociale.

La CGT est également surprise que ce texte ne comporte aucune mesure nouvelle concernant la lutte contre le travail dissimulé et la fraude aux cotisations alors que la Cour des comptes chiffre à 25 milliards la fraude patronale.

Le texte définitif n’a donc en rien amélioré l’ancien. Il poursuit les politiques précédentes, déjà essentiellement guidées par la maitrise comptable des dépenses.

Dans l’intérêt des assurés sociaux, des familles et des retraités, il faut absolument changer de cap. La CGT formule d’autres propositions dans le cadre de sa campagne pour la reconquête de la Sécurité sociale.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Une progression de 13% en 2014 par rapport à l’année précédente : où peut-on trouver pareille performance ? Pas dans l’activité économique qui est à la peine, pas dans les investissements en panne, sûrement pas dans les salaires ou le pouvoir d’achat qui se traînent. Alors où donc ? Mais dans les dividendes versés aux actionnaires par les 1 200 plus grandes firmes du monde !

En effet, selon la société de gestion britannique Henderson Global Investors, les dividendes servis par ces firmes en 2014 devraient atteindre 1 190 milliards de dollars (1 190 Md$), après une hausse de 13% (hors effet de change et dividendes exceptionnels, la hausse est quand même de 10%). Pour 2015, ils sont prévus à 1 240 Md$ (+4%).

Depuis 2009, année du creux de la crise, les dividendes auront ainsi augmenté de 60% pour ces grands groupes financiers, industriels ou de service.

À tout seigneur, tout honneur ; les États-Unis ont vu les dividendes de leurs géants croître de 70%, plus vite que la moyenne mondiale. Brésil, Russie, Inde et Chine ensemble (les BRIC) enregistrent quant à eux une hausse de 136% de leurs dividendes depuis 2009. L’Europe continentale (hors Royaume-Uni qui épouse la tendance américaine) doit se contenter de 22%.

Ces chiffres renvoient évidemment à la génération des profits, qui est repartie depuis 2009, même si l’activité économique des grandes zones est loin d’avoir été aussi faste. De toute façon bénéfices en hausse ou en baisse n’ont pas beaucoup d’impact pour ces firmes dont la rémunération des actionnaires reste le premier souci. En France, par exemple, les entreprises du CAC 40 ont affiché des profits en baisse de 8% en 2013 tandis que les dividendes distribués ont progressé de 6%. L’austérité ce n’est pas pour tout le monde…

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le temps de travail, de 1848 à aujourd’hui : doit-on accepter l’inacceptable en faisant un retour en arrière qui signerait un recul social sans précédent ?

LA RÉDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL : UNE TENDANCE HISTORIQUE.

 Les oppositions entre les patrons et les syndicats (et plus particulièrement la CGT) sur la durée du travail ont été rudes depuis 166 ans avec le développement du capitalisme.

A la révolution de 1848, les républicains votent l’éphémère « loi des 10 heures », fixant la journée de travail à 10 h pour Paris et à 11 h pour la province. Cette loi est abrogée six mois plus tard par les conservateurs, qui la remplacent par la loi « des 12 heures ».

Le 1er mai 1889 à Chicago, des grévistes sont tués en défendant la journée de 8 h. La commémoration de cet évènement, oublié des américains eux-mêmes, donnera naissance à la fête internationale du travail du 1er mai.

 En France, la journée de 11 h est instaurée en 1900, à raison de 6 jours par semaine avec des conditions de travail effroyables. Les abus patronaux sur les salariés sont constants, les salaires misérables et l’espérance de vie d’un ouvrier ne dépasse pas 40 ans.

En 1904, la toute jeune CGT au cours de son congrès intègre la revendication de la journée de 8 h. il faudra attendre le 17 avril 1919 pour que la journée de 8 h soit votée à l’Assemblée nationale, la semaine de travail passe donc à 48 h.

Les accords de Matignon de 1936 prévoient la réduction du temps de travail à 40 h, deux jours de repos par semaine. Les ouvriers parlent de « la semaine des deux dimanche ». A ces mesures s’ajoutent 2 semaines de congés payés, la mise en place des conventions collectives, de substantielles augmentations de salaires.

Le patronat fera payer très cher ces accords de Matignon au monde ouvrier, jusqu’en 1945 et au-delà.

Il faudra attendre 1982 pour voir apparaitre une nouvelle réduction du temps de travail à 39 h. Enfin, dernière me- sure en faveur des salariés : la loi des 35 h en 1998. 

Depuis 2000, le patronat mène une offensive sans précédent pour augmenter le temps de travail, contre le sens de l’histoire.

2003 : Le quota d’heures supplémentaires passe de 130 à 180 h.

2005 : création du compte épargne temps.

2007 : loi TEPA en droite ligne du slogan populiste « travailler plus pour gagner plus ». L’incidence de la loi ne se fit pas attendre car dès le 2ème semestre 2008, on a vu la montée en flèche du chômage.

2008 : loi de démocratie sociale impactant le temps du travail.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

C’est quoi la déflation ? 

Pour le commun des mortels, l’inflation exprime la hausse régulière des prix à la con- sommation, réduisant le pouvoir d’achat ; d’où la nécessité de la hausse du revenu, et particulière- ment du salaire, pour, au moins, compenser la perte de pouvoir d’achat.  C’est quoi alors la déflation ? Une définition simple, correspondant à la conception que peut avoir le commun des mortels, est la suivante : « La déflation est le gain du pouvoir d’achat de la monnaie qui se traduit par une diminution générale et durable des prix ; c’est une inflation négative » (Insee).  Ces définitions n’expliquent pas les mécanismes à l’œuvre et peuvent donner lieu à confusion, voire à des conclusions erronées. Par exemple, si on considère la déflation comme une simple baisse des prix, on pourra considérer qu’elle est utile au monde du travail, surtout dans les périodes de faible progression, stagnation, voire baisse des salaires et des pensions de retraite, comme c’est le cas actuellement, car la baisse des prix va améliorer leur pouvoir d’achat.  Il se trouve que ce gain apparent du pouvoir d’achat, du fait de la baisse des prix, est lié à des mécanismes plus fondamentaux, mettant en péril l’emploi, l’investissement et la production.  C’est ce qui s’est passé, par exemple, entre les deux guerres mondiales. C’est aussi ce qui risque de se produire en Europe. Le risque est d’autant plus sérieux que certains pays européens comme la Grèce ou l’Espagne se trouvent déjà dans une spirale déflationniste.

« Désinflation » ou déflation salariale ?

Pourquoi se trouve-t-on dans cette situation ?  A entendre le président de la République, le Premier ministre et son gouvernement, la faute viendrait surtout de l’extérieur ; c’est ce qu’a signifié le ministre des Finances à la conférence précitée : « Vérité sur la croissance européenne d’abord. L’effort de réduction des déficits mené ces dernières années à travers toute l’Europe a continué de peser sur l’activité. De nouveaux facteurs d’incertitude, notamment géopolitiques, sont apparus. »  Si M. Sapin a raison de rappeler que les poli- tiques d’austérité ont leur part de responsabilité dans cet état des choses, il cherche néanmoins à mettre en sourdine, à travers cette référence, la responsabilité de la stratégie et des politiques mises en œuvre en France par les gouvernements et par le patronat depuis plusieurs décennies.  Si les économies européennes, y compris la nôtre, se trouvent dans une spirale déflationniste, c’est à cause de la pression permanente exercées sur le monde du travail soi-disant pour réduire les coûts et particulièrement les « coûts salariaux », et ce, afin d’améliorer la compétitivité.  Pour tracer l’origine des difficultés actuelles, il faut remonter à la période de la mise en place de la politique dite de « désinflation compétitive » initiée au début des années 1980. À l’époque, le taux d’inflation avoisinait les 14 % en France (cf. graphique n°1) (1). Le « tournant politique », décidé par le pouvoir en place à l’époque, affichait comme objectif de rendre l’économie française plus compétitive en réduisant les coûts et, partant, les prix ; d’où la notion de « désinflation compétitive ».  Or, cette politique était principalement fondée sur la pression sur le travail (modération salariale, conditions de travail dégradées, chômage et précarité). Elle ne postulait que pour améliorer l’emploi et l’investissement, il fallait d’abord augmenter les profits. On connaît le résultat : l’appareil productif s’est affaibli, la recherche et les compétences ont été sacrifiées.  Cette même logique dominant l’Union européenne et particulièrement la Zone euro, les choix européens ont amplifié la pression sur le travail partout en Europe.  Ces politiques ont donc été de nature à peser sur le potentiel de croissance et d’activité économique, avec des conséquences graves dans le domaine social. Le tableau ci-dessous met en évidence l’effet négatif de la politique de désinflation compétitive sur la croissance économique.  Depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, le taux de croissance de l’économie française est devenu négatif trois fois : en 1975, en 1993 et en 2009. Il importe de noter que la récession la plus forte (en 2009 où le produit intérieur brut a chuté de 2,6 % en volume) coïncide aussi avec l’inflation la plus faible parmi ces trois dates. 

Parmi les choix particulièrement néfastes opérés pendant cette période, il faut mentionner le dogme de faire de la stabilité des prix le seul objectif affiché de la Banque centrale européenne (BCE). Pire encore, conformément à la théorie libérale, la modération salariale (et son corollaire, un chômage massif et persistant) a été considéré comme le facteur garantissant la stabilité des prix.  Si aujourd’hui on nous parle du « risque de déflation », la réalité est que nous sommes dans la déflation salariale depuis déjà plusieurs années, voire plusieurs décennies.  

La contrepartie de cette déflation salariale a été une inflation des prix des actifs financiers et de l’immobilier.  Cette contradiction (déflation salariale / inflation financière) est à l’origine de la crise financière et économique qui sévit dans le monde et particulièrement en Europe depuis 2008. Et depuis, la hausse du prix des actifs financiers et de l’immobilier tend à se ralentir, voire à baisser dans certains cas.  En d’autres termes, une certaine déflation financière s’ajoute depuis quelque temps à la déflation salariale qui est à l’œuvre depuis de nombreuses années.  

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Du sur-mesure pour la finance !

Le contexte national est marqué par une accélération de la fuite en avant libérale. Dans notre pays comme partout dans le monde, la crise causée par les choix des politiques menées au service du capital et de la financiarisation de l’économie est utilisée pour faire reculer les droits et garanties collectives des salariés.

En France, le MEDEF contourne désormais la négociation et tient directement la plume pour écrire la loi. Le projet de loi pour « l’activité et la croissance », présenté par le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel MACRON en est un bon exemple.

Ce projet de loi, dont le champ est extrêmement large, consiste à inverser l’ordre des priorités : c’est maintenant le travail qui est au service de l’économie et plus l’inverse. L’économie, comme l’ensemble des enjeux sociaux liés au monde du travail, aux problèmes écologiques et sociétaux ne doivent viser qu’un objectif : la réponse aux besoins des salariés et des citoyens. Ce type de mesures, déjà mises en place dans de nombreux pays européens, n’ont jamais ni permis de créer des emplois ni de retrouver la croissance. Le gouvernement, sous-couvert de lutte contre les corporatismes, s’attaque aux protections et régulations collectives dont bénéficient les salariés et les citoyens, pour les mettre en concurrence et dérèglementer.

Au-delà de la remise en cause des professions réglementées, les régressions sociales ressortant de ce projet de loi sont notamment les suivantes :
-  La libéralisation du travail du dimanche et de nuit se fera au détriment des créations d’emploi et du niveau de salaire, avec des remises en cause de la majoration du travail du dimanche et de nuit.
-  La libéralisation du transport de voyageurs en bus entre en contradiction explicite avec les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur lesquels la France s’est engagée. Après les autoroutes, les aéroports, encore une fois, on privatise les bénéfices.
-  La sécurisation des employeurs continue, sous couvert de simplification, avec une réforme annoncée par voie d’ordonnance de l’inspection du travail et de la médecine du travail et une nouvelle sécurisation des licenciements pour empêcher l’annulation des PSE sans motivation économique.
-  La remise en cause des conseils de prud’hommes avec notamment la mise en place de juges professionnels au détriment de juges prud’hommes, l’instauration d’un arsenal disciplinaire à caractère antisyndical…

Ces nouvelles attaques sont graves pour le monde du travail.

La CGT mettra tout en œuvre pour les combattre.

L’enjeu du syndicalisme est de démontrer la nocivité de l’austérité et de mettre en avant des solutions de sortie de crise. Pour la CGT, le meilleur moyen de résister et de mettre en échec les mesures régressives, c’est d’ouvrir des perspectives aux salariés à partir de leurs revendications sur les questions de salaires, d’emplois, de conditions de travail, de protection sociale et de service public.

Dernière minute : aujourd’hui, le Conseil Supérieur de la Prud’homie s’est réuni avec à son ordre du jour le volet de la Loi MACRON sur la Justice Prud’homale. La quasi-totalité des organisations syndicales de salariés et d’employeurs ont émis un avis défavorable à l’instauration du Juge Professionnel et contre les mesures disciplinaires. C’est une première victoire !!!

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Les seuils sociaux seraient un frein pour le développement des entreprises, selon le MEDEF. C’est pourquoi, selon lui, il faudrait les sup primer. Pourtant, les faits montrent que ce discours ne repose sur aucune ré- alité. En effet, l’examen des entreprises selon leur taille montre qu’au niveau national, il n’y a pas de rupture de série autour du seuil des 50 salariés. En clair, cela signifie que le passage de cette limite d’effectifs, synonyme de mise en place d’un comité d’entreprise, d’un CHSCT et de cotisations différenciées pour la formation professionnelle continue, n’a pas d’impact. Mieux. L’étude indique que ces entreprises ont tendance à déclarer à l’administration fiscale un effectif inférieur à celui compris sur les listes de salariés. Ainsi, tout laisse à penser qu’il existe un phénomène de sous-déclaration des entreprises de 50 et 51 salariés vis-à-vis du fisc. Ces résultats donnent donc une autre image des revendications du MEDEF : elles seraient d’abord destinées à légaliser la fraude fiscale de certains de leurs adhérents ! Des économistes ont également essayé de mesurer l’impact de ces seuils en les assimilant à des « taxes ». Certaines de ces études font souvent l’impasse sur les contreparties positives effet tangible des CHSCT sur les conditions de travail et de santé des salariés, meilleur dialogue social- qui assurent une meilleure productivité. Malgré ces oublis, elles ne démontrent pas le bien-fondé des affirmations du MEDEF. Celle de l’Insee, datant de 2011, montre même que les entreprises en dessous des seuils se développent un peu moins vite que celles juste au-dessus. Celle d’un organisme privé (London School of Economics) chiffre à 0,02% l’impact négatif des seuils sur les richesses produites (PIB) au plan national, mais elle surestime les ajustements par le haut des salaires consécutifs au saut de seuils. Or, l’histoire de ces dernières années montre, au contraire, que la valeur réelle des salaires a baissé, notamment ceux des cadres. Bref, dans tous les cas, rien ne permet de mettre en évidence un effet négatif des seuils sociaux. Autrement dit, toute la propagande du patronat repose sur du vent et est avant tout idéologique !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #FRALIB

Après 1336 jours d'occupation de l'usine et l'annulation par la justice de trois plans de sauvegarde de l'emploi, les ouvriers de Fralib ont finalement remporté leurs bras de fer avec la multinationale Unilever. La direction de ce géant de l'agroalimentaire prévoyait la fermeture de cette usine fabriquant des sachets de thés et d'infusions. En mai 2014, Unilever jette l'éponge et un accord de fin de conflit est signé. Les salariés obtiennent une enveloppe de  20 millions d'euros et leur outil de travail pour réaliser leur projet de coopérative : sur les 182 salariés de l'usine, ils sont 57 à se lancer dans l'aventure de cette Scop. Le reportage de Nicolas Joxe et Jean-Claude Duchène.

Un clic sur le lien ci-dessous.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Une nouvelle étude confirme que les ultra-riches concentrent de plus en plus de richesses. Malgré la crise, leur nombre augmente, et leur richesse encore plus.

Cette étude de WealthX et de la banque UBS recense les très riches qui ont amassés plus de 30 millions de dollars. Ils sont 211000, soit une augmentation de 6 % sur un an, et leur patrimoine cumulé a lui augmenté de 7 %. Ainsi possèdent -ils à eux seuls 13 % de la richesse mondiale.
Ils sont de mieux en mieux répartis dans le monde, même si les Etats-Unis abritent toujours le plus gros contingent d'ultra-riches, suivis de l'Europe et de l'Asie. Le continent africain reste en dernière place, avec 3005 ultra-riche, mais c'est là que l'augmentation est la plus forte, avec une augmentation de 8,3 %.

La richesse cumulée de ces 211000 ultra-riches atteint les 30.000 milliards de dollars. C'est quasiment le PIB cumulé de l'Europe et des Etats-Unis. Presque la moitié du PIB mondial. C'est 3 fois le montant de toutes les dettes souveraines cumulées des pays européens. L'augmentation de cette richesse se fait principalement sur les marchés financiers, repartis comme s'il n'y avait jamais eu de crise. Toutefois, un tiers de ces ultra-riches ont hérité du gros de leur fortune.  Au niveau mondial, ce club est à une écrasante majorité (87%) composé d'hommes dont l'âge moyen est de 59 ans.

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Une nouvelle étude confirme que les ultra-riches concentrent de plus en plus de richesses. Malgré la crise, leur nombre augmente, et leur richesse encore plus.

Cette étude de WealthX et de la banque UBS recense les très riches qui ont amassés plus de 30 millions de dollars. Ils sont 211000, soit une augmentation de 6 % sur un an, et leur patrimoine cumulé a lui augmenté de 7 %. Ainsi possèdent -ils à eux seuls 13 % de la richesse mondiale.
Ils sont de mieux en mieux répartis dans le monde, même si les Etats-Unis abritent toujours le plus gros contingent d'ultra-riches, suivis de l'Europe et de l'Asie. Le continent africain reste en dernière place, avec 3005 ultra-riche, mais c'est là que l'augmentation est la plus forte, avec une augmentation de 8,3 %.

La richesse cumulée de ces 211000 ultra-riches atteint les 30.000 milliards de dollars. C'est quasiment le PIB cumulé de l'Europe et des Etats-Unis. Presque la moitié du PIB mondial. C'est 3 fois le montant de toutes les dettes souveraines cumulées des pays européens. L'augmentation de cette richesse se fait principalement sur les marchés financiers, repartis comme s'il n'y avait jamais eu de crise. Toutefois, un tiers de ces ultra-riches ont hérité du gros de leur fortune.  Au niveau mondial, ce club est à une écrasante majorité (87%) composé d'hommes dont l'âge moyen est de 59 ans.

Une nouvelle étude confirme que les ultra-riches concentrent de plus en plus de richesses. Malgré la crise, leur nombre augmente, et leur richesse encore plus.

Cette étude de WealthX et de la banque UBS recense les très riches qui ont amassés plus de 30 millions de dollars. Ils sont 211000, soit une augmentation de 6 % sur un an, et leur patrimoine cumulé a lui augmenté de 7 %. Ainsi possèdent -ils à eux seuls 13 % de la richesse mondiale.
Ils sont de mieux en mieux répartis dans le monde, même si les Etats-Unis abritent toujours le plus gros contingent d'ultra-riches, suivis de l'Europe et de l'Asie. Le continent africain reste en dernière place, avec 3005 ultra-riche, mais c'est là que l'augmentation est la plus forte, avec une augmentation de 8,3 %.

La richesse cumulée de ces 211000 ultra-riches atteint les 30.000 milliards de dollars. C'est quasiment le PIB cumulé de l'Europe et des Etats-Unis. Presque la moitié du PIB mondial. C'est 3 fois le montant de toutes les dettes souveraines cumulées des pays européens. L'augmentation de cette richesse se fait principalement sur les marchés financiers, repartis comme s'il n'y avait jamais eu de crise. Toutefois, un tiers de ces ultra-riches ont hérité du gros de leur fortune.  Au niveau mondial, ce club est à une écrasante majorité (87%) composé d'hommes dont l'âge moyen est de 59 ans.

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Une nouvelle étude confirme que les ultra-riches concentrent de plus en plus de richesses. Malgré la crise, leur nombre augmente, et leur richesse encore plus.

Cette étude de WealthX et de la banque UBS recense les très riches qui ont amassés plus de 30 millions de dollars. Ils sont 211000, soit une augmentation de 6 % sur un an, et leur patrimoine cumulé a lui augmenté de 7 %. Ainsi possèdent -ils à eux seuls 13 % de la richesse mondiale.
Ils sont de mieux en mieux répartis dans le monde, même si les Etats-Unis abritent toujours le plus gros contingent d'ultra-riches, suivis de l'Europe et de l'Asie. Le continent africain reste en dernière place, avec 3005 ultra-riche, mais c'est là que l'augmentation est la plus forte, avec une augmentation de 8,3 %.

La richesse cumulée de ces 211000 ultra-riches atteint les 30.000 milliards de dollars. C'est quasiment le PIB cumulé de l'Europe et des Etats-Unis. Presque la moitié du PIB mondial. C'est 3 fois le montant de toutes les dettes souveraines cumulées des pays européens. L'augmentation de cette richesse se fait principalement sur les marchés financiers, repartis comme s'il n'y avait jamais eu de crise. Toutefois, un tiers de ces ultra-riches ont hérité du gros de leur fortune.  Au niveau mondial, ce club est à une écrasante majorité (87%) composé d'hommes dont l'âge moyen est de 59 ans.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Qui-est-le-moins-cher ? Le stagiaire !

Onze chômeuses de longue durée, soutenues par l’union locale Cgt d’Evry (Essonne), viennent de porter plainte contre l’enseigne Leclerc pour "escroquerie, offre d’emploi fausse, travail dissimulé, soumission de personnes vulnérables à des conditions incompatibles avec la dignité humaine et violences".

De décembre 2013 à février 2014, elles ont participé, avec 80 autres personnes à une « préparation opérationnelle à l’embauche » (POE). Un organisme formateur, financé par Pôle Emploi, devait proposer aux stagiaires (sur une durée maximale de 400 heures) une mise à niveau de leurs compétences pour correspondre aux postes proposés.

En fait de formation, les stagiaires du Leclerc de Fleury-Mérogis se sont surtout vues préposées à l’aménagement, au ménage, à l’étiquettage, en vue de l’ouverture du centre le 15 janvier 2014, ouverture qui devait se traduire pour elles par des embauches en CDI.

Les embauches promises : à Fleury-Mérogis, sur les 91 stagiaires, 40 d’entre eux étaient débarqués dans la semaine de l’ouverture, sous des prétextes divers et avec des méthodes plutôt expéditives.

Un stage, donc, qui a surtout permis à l’hypermarché de finaliser sa mise en place avant l’ouverture, sans salaires à régler. Voire à en recevoir, puisqu’il semble que dans certains cas les organismes de formation soient directement contrôlés par le groupe Leclerc !

Ainsi, FM Formadif, l’organisme chargé de former les stagiaires de Fleury-Mérogis, appartient aux deux centrales d’achat franciliennes de Leclerc et aurait touché 190 000 euros de Pôle Emploi et du financeur paritaire de la grande distribution dans cette opération.

Ce système de « recrutement » de main-d’œuvre gratuite n’est pas une première pour l’enseigne. A Auxerre, Montpellier, Narbonne, Nimes les mêmes faits sont dénoncés depuis 2013.

Face à des choix patronaux et gouvernementaux qui autorisent ces dérives, la Cgt reste mobilisée et manifestera aux côtés des privés d’emplois, pour le droit au travail et l’accès à l’emploi de qualité, le 6 décembre 2014.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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