Syndicat CGT Unilever HPCI France
Cession de Slim-Fast (Unilever)
Ce vendredi 11 juillet, le groupe néerlandais Unilever a annoncé la vente des produits minceur Slim-Fast au fonds d'investissement américain Kainos Capital. Le géant des produits de grande consommation ne conservera qu'une part minoritaire dans le spécialiste des produits de régime, réputé pour ses barres "protéinées" ou "minceur". Les analystes du secteur de la grande consommation soulignent la dépréciation de Slim-Fast au fil des années : rachetée 2,4 milliards de dollars (1,8 milliard d'euros) en 2000, la marque aurait été cédée moins de 1,2 milliard d'euros. Un échec cuisant pour Unilevier, dû à la crise économique, sans oublier la baisse du pouvoir d'achat et la concurrence de régimes plus restrictifs, à l'instar du régime Atkins. Selon Bloomberg, le chiffre d'affaires de Slim-Fast aurait même chuté sous la barre des 300 millions de dollars en 2013.
Unilever : nettoyage du portefeuille de marques
Cette opération a le mérite d'illustrer la stratégie de nettoyage du portefeuille de marques du groupe néerlandais, dont l'activité se partage entre les produits alimentaires et ceux d'hygiène personnelle. La direction d'Unilever ambitionne en effet de recentrer le groupe sur les activités en pleine croissance, à plus forte valeur ajoutée. L'alimentaire, en recul constant depuis 5 ans, ne représente d'ailleurs plus qu'un quart des ventes du groupe, soit 48 milliards d'euros en 2013. Un poids mort pour le géant de la grande consommation, qui a prévu de supprimer une centaine de postes en France au cours des prochaines années.

Dans l'Humanité Dimanche. La grève à la SNCF a donné lieu à un déchaînement de propagande contre la CGT, mené par le gouvernement, la droite, le patronat, et relayé par la presse. Pour les partisans des politiques d’austérité, qui craignent un mouvement social d’ampleur, la centrale de Montreuil, qui refuse de se soumettre, reste l’ennemie à abattre. Pas gagné, d’autant que l’unité syndicale justifie toujours davantage la stratégie du premier syndicat hexagonal.
Presse de droite, patrons et « commentateurs » ultralibéraux rivalisent de mauvaise fois pour disqualifier la CGT. Le message seriné est toujours le même : le syndicat serait un ramassis de jusqu’au-boutistes défendant des « privilèges » d’un autre âge. « Le fléau qui mine la vie de millions de Français pour leur imposer un immobilisme complet porte un nom : la CGT », ose « le Figaro ». À chaque fois, patrons et journalistes tentent de démontrer son prétendu isolement, quitte à donner dans le mensonge. Tout au long de la grève des cheminots, la SNCF a communiqué des chiffres de mobilisation étonnamment peu élevés. Difficile de croire que seulement 10 % de grévistes puissent « paralyser » la France entière ! Les journalistes oublient soigneusement de rappeler que le mouvement des cheminots est soutenu par deux syndicats, CGT et SUD, représentant à eux seuls plus de 52 % des salariés de l’entreprise.
Conclusion logique de ce festival d’intox, un sondage paru dans « le Parisien » du 22 juin. 75 % des Français ont une mauvaise image de Thierry Lepaon, explique le quotidien, tandis que la CGT est jugée « trop systématiquement opposée aux réformes » et éloignée des « réalités économiques ». Rien d’étonnant quand on sait que la presse a passé une semaine à tirer à boulets rouges sur un syndicat « à contre-courant »du progrès... Elle récolte logiquement les fruits de ce qu’elle a semé. Plus grave, les outrances ne sont pas simplement le fait de la presse. Le gouvernement a tenté, à plusieurs reprises, de délégitimer la grève à la SNCF. Visiblement, les éléments de langage ont été bien appris : l’objectif est, à chaque fois, de souligner le caractère supposé irrationnel du combat syndical. « Ce mouvement n’a pas de sens », affirme Michel Sapin sur Europe 1 le 15 juin. « Cette grève, personne n’en comprend le sens, renchérit Manuel Valls le lendemain. Les usagers, les jeunes (...), l’opinion, les Français. » Conclusion logique : « Il faut arrêter cette grève ! »
LES DÉLIRES ANTI-CGT
« La maison CGT n’est pas tenue, les barons locaux s’agitent, s’arc-boutent sur leurs privilèges jusqu’à bloquer le pays. » (« LE POINT », 19 JUIN)
Au-delà des attaques contre la seule CGT, le but est bien de briser un certain type de syndicalisme, qui refuse de passer des compromis avec le marché. Les derniers résultats de la représentativité syndicale, publiés en 2013, sont d’ailleurs taillés sur mesure pour conforter la domination du camp « réformiste » : CGT et FO n’obtiennent que 48,85 %, contre 51,15 % pour CFDT, CFE-CGC et CFTC. FO a attaqué ces résultats devant la cour d’appel administrative de Paris : « 900 procès-verbaux d’élections qui n’ont pas été pris en compte dans les calculs », dénonce le syndicat.
LES DÉLIRES ANTI-CGT
« La CGT cheminots a aujourd’hui un problème d’identité. » (FRÉDÉRIC CUVILLIER, MINISTRE DES TRANSPORTS, 17 JUIN)
Et si jamais, par malheur, des syndicats « contestataires » parviennent à faire alliance, il faut enfoncer un coin dans ce nouveau front ! Durant la grève des cheminots, de nombreux articles ont évoqué une concurrence électoraliste entre CGT et SUD rail : en clair, la CGT cheminots se serait lancée dans la surenchère pour contrer l’influence grandissante de SUD rail à la SNCF. « Désormais, la CGT cheminots se radicalise en tentant de coller à SUD rail, qui la déborde par la gauche », lance avec gourmandise « le Monde » (16 juin).
Au plus bas dans les sondages, sévèrement sanctionné à deux reprises dans les urnes, le gouvernement a décidé de maintenir le cap. Pourquoi changer, puisqu’« il n’y a pas d’alternative », a constaté Manuel Valls. À gauche, aucune force n’est pour l’instant en mesure de damer le pion au Parti socialiste et le report des prochaines élections régionales et départementales à décembre 2015 lui laisse le champ libre sur le plan institutionnel. Seule l’irruption des salariés sur le devant de la scène peut contrarier ce scénario.
Jusqu’à présent, la politique sociale du gouvernement a rencontré une faible résistance. En 2013, il est parvenu à libéraliser le marché du travail en transposant l’ANI et à porter à 43 ans la durée de cotisation des retraites sans que la CGT, FO, SUD et la FSU ne réussissent à mobiliser massivement les salariés pour s’y opposer. Mais le climat social est peut-être en train de changer. Pour la première fois depuis l’élection de François Hollande, la politique du gouvernement se trouve fortement contestée. La décision d’homologuer l’accord UNEDIC qui met à mal la solidarité interprofessionnelle suscite l’opposition des salariés de l’intérim et surtout des intermittents, qui menacent le gouvernement d’un conflit aussi important que celui de 2003, quand la quasitotalité des festivals de l’été, dont celui Avignon, avaient été annulés. À la SNCF, la grève contre la réforme ferroviaire a été fortement suivie. Très implantée dans les métiers du spectacle et de la culture, première organisation syndicale à la SNCF, la CGT joue un rôle moteur dans les deux conflits sociaux. Les attaques contre la CGT sont d’autant plus virulentes que le gouvernement joue gros. Si le rapport de forces devait le contraindre à céder, il prendrait alors le risque de susciter d’autres mobilisations. Car ces deux conflits témoignent aussi de l’exaspération qui gagne petit à petit les salariés. Conséquences de la dégradation continue de leurs conditions de vie et de travail, la colère et la révolte gagnent du terrain.
LES DÉLIRES ANTI-CGT
« Lepaon incapable d’imposer son point de vue à ses troupes, c’est révélateur du fait qu’il n’ait pas réussi à se forger une légitimité en interne. » (« LIBÉRATION », 20 JUIN)
Le risque d’un mouvement social d’ampleur ne peut plus être désormais écarté. Et cette menace tombe au plus mal pour le gouvernement. Le 7 et le 8 juillet prochain, se tiendra la 3e conférence sociale. Or, celle-ci ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices. Tandis que le MEDEF fait dans la surenchère, le « pôle réformiste » sur lequel le gouvernement s’est appuyé jusqu’à présent est mal en point. En retirant sa signature du pacte de responsabilité et en rejetant l’accord UNEDIC, la CFE-CGC y a porté un coup sévère. Désormais isolée et craignant que l’impopularité du gouvernement rejaillisse sur elle, la CFDT a pris ses distances. Si le gouvernement veut poursuivre sa politique, il doit empêcher la stratégie avec laquelle il a imposé ses réformes de s’écrouler. « Il nous faut tenir, y compris face à la radicalité de certains mouvements sociaux. La radicalité en interne ou dans la société mène à une impasse. C’est le réformisme qui est en jeu », avouait ainsi Manuel Valls, le 14 juin dernier, devant le conseil national du PS.
LES DÉLIRES ANTI-CGT
« La CGT cheminots et SUD rail ont pris une terrible responsabilité en ouvrant un conflit dont des centaines de milliers de Français sont victimes. » (LAURENT BIGORGNE, DIRECTEUR DE L’INSTITUT MONTAIGNE, « LE FIGARO », 17 JUIN)
Quoi qu’il advienne dans les conflits en cours, patronat et gouvernement n’en ont pas fini avec la CGT. Sa capacité de mobilisation est sans commune mesure avec celles des tenants du pôle réformiste. Ainsi, à la SNCF, la CFDT et l’UNSA, qui s’est finalement ralliée à la réforme ferroviaire, ne parviennent pas à mobiliser les cheminots pour la soutenir. Et contrairement à ce qu’affirment ses détracteurs, la CGT est loin d’être isolée. L’intense propagande médiatique n’a pas réussi à dresser les usagers contre les cheminots.
Au niveau national et interprofessionnel, l’unité syndicale qu’elle a constituée avec la FSU et Solidaires est pérenne. En témoigne, entre autres, la campagne « Tous unis contre l’extrême droite » lancée en janvier 2013 et à laquelle se sont ralliés depuis syndicats étudiants et lycéens, associations antiracistes et de défense des droits de l’homme. Et malgré la signature apposée par FO à l’accord UNEDIC, le rapprochement avec cette dernière a franchi un nouveau cap à l’occasion du 1er Mai avec l’appel commun à manifester, notamment à Paris, et le soutien apporté par Jean-Claude Mailly à la grève des cheminots. Autre signe de l’importance de la place qu’occupe la CGT dans le paysage syndical : la reconnaissance que lui ont apportée la CES et, plus récemment, l’Organisation internationale du travail en accueillant dans son conseil d’administration son ancien secrétaire général, Bernard Thibault.
LES DÉLIRES ANTI-CGT
« L’idéologie lepénocégétiste » (« Le Point », 19 juin). Ou comment faire un amalgame aussi douteux que nauséabond : ce n’est pas parce que le Front national tente de capter le vote ouvrier en adoptant un discours antilibéral qu’il épouse pour autant les thèses cégétistes...

Joki Desnommé-Gauthier , candidat à la maîtrise en philosophie à l'Université de Montréal a conçu ce graphique spectaculaire. Oxfam l'a mis au cœur de sa récente campagne Behindthebrands.org. On y observe quel contrôle, les dix plus gros joueurs du monde de l'alimentation exercent sur l'ensemble de l'industrie alimentaire.
Globalement, on peut dire que seulement 500 entreprises gèrent 70 % de la nourriture disponible. Mais, peu de gens savent que dans les faits ces dernières sont des sociétés affiliées, partenaires, fournisseurs principaux ou simplement des marques de commerce détenues par Nestlé, Coca-Cola, Pepsico, GeneralMills, Kellogg's, Mondelez (Kraft), Danone, Unilever, Mars ou Associated British Foods.
Mais on ne voit pas tout. Ce sont les mêmes entreprises qui fabriquent et distribuent des marques maison pour votre épicier. Même lorsque vous souhaitez les éviter, vous avez toutes les chances d'envoyer vos dollars à une de leurs centaines de tentacules. Vous aurez beau vous émouvoir devant le choix incroyable de yogourts dans cette allée qui n'en fini plus, la vérité est qu'il n'y a que 3 ou 4 produits différents. Tout le reste est une question d'emballage et de mise en marché.
Le «Big 10» contrôle les champs, la cueillette, l'élevage, la traie, l'abattage, la transformation, l'étiquetage, l'emballage, le marketing, la distribution et surtout, le PRIX qu'on paye. Il est facile de conclure que l'approvisionnement du lait, du sucre, de l'eau, du cacao, du maïs, du blé, du thé, du café, des épices, des noix et de dizaines de variétés de fruits et légumes est administré par une poignée d'individus.
Avec plus de 700 milliards en capitalisation boursière, le «BIG 10» contrôle en bonne partie la chaîne alimentaire. Le chiffre d'affaires combiné de ces compagnies est de 1,1 milliard $ par JOUR. Ces multinationales sont en mesure d'obtenir partout dans le monde, les espaces de choix sur les tablettes des marchés d'alimentation ou des commerces d'accommodation.
Quand une dizaine de joueurs seulement dominent un secteur, on peut parler d'oligopole. Et quand deux ou trois de ces sociétés s'échangent des informations et fixent les prix, c'est un cartel.
Un clic sur l'image pour agrandir.
Source : Joki Desnommé-Gauthier. ConvergenceAlimentaire.info

La CGT a décidé de ne pas participer à la seconde journée de la Conférence sociale 2014. Thierry Lepaon, nous en explique les raisons après la rencontre avec le Chef de l’Etat. A cette occasion, Thierry Lepaon a réaffirmé, notamment, l’opposition de la CGT au Pacte de responsabilité "qui va avoir un effet récessif sur notre économie" et il a réclamé "un changement de cap en matière économique et sociale". Il a aussi dénoncé les faux semblants du dialogue social et notamment le fait qu’avant même l’ouverture de la conférence sociale, le gouvernement répond à deux vieilles revendications patronales. Dans ces conditions, explique Thierry Lepaon, "il n’est pas question pour la CGT de cantonner le syndicalisme tout entier dans un rôle de figuration, particulièrement méprisant pour l’exercice de la démocratie sociale et qui divise les organisations syndicales". Dès lors la CGT a décidé ce matin, qu’elle ne participerait pas aux séances de travail prévues pour la seconde journée.
Monsieur le Président de la République,
Vous ouvrez cet après- midi la troisième conférence sociale de votre quinquennat. Après cinq années de mépris des organisations syndicales par le précédent gouvernement, vous avez souhaité donner une nouvelle dimension aux relations sociales dans notre pays en instituant, dès votre élection, le principe d’une conférence sociale annuelle.
Donner un sens politique à la construction sociale dont notre pays a besoin, sous la responsabilité du Président de la République qui est garant de la cohésion de la nation, est une ambition à laquelle la CGT est sensible.
Au bout de trois exercices, il est temps d’en faire le bilan. Un bilan économique et social d’abord.
La situation des salariés se dégrade de mois en mois : hausse des inégalités, augmentation de la pauvreté qui touche d’abord les chômeurs et les salariés, installation du chômage de masse, désillusion, démobilisation et usure des salariés au travail, déstructuration de la vie sociale.
L’industrie continue de perdre des emplois. Les mesures d’austérité prises par le gouvernement aggravent la situation.
Le pacte de responsabilité met en danger notre protection sociale. La transformation progressive de notre sécurité sociale vers une fiscalisation du financement et des prestations n’est pas de nature à répondre aux besoins d’aujourd’hui.
En l’absence d’engagements clairs du patronat sur la création d’emplois, le pacte de responsabilité va avoir un effet récessif sur notre économie.
Vous avez décidé d’engager une réforme territoriale en urgence, qui soulève une opposition majoritaire. Cette réforme intervient au moment même où vous mettez un terme à la remise à plat fiscale proposée par l’ancien Premier ministre, qui aurait pu ouvrir la voie à de nouveaux moyens pour l’action publique. La réforme territoriale n’est pas destinée à rapprocher le service public des citoyens. Au contraire il s’agit de chercher, à tout prix, les économies imposées par votre plan d’austérité à 50 milliards d’euros. Elle va se traduire par un vrai plan social dans la fonction publique. Nous y sommes clairement opposés.
La politique menée fait exploser les conflits sociaux parce que le gouvernement ne veut pas entendre les salariés, ni ouvrir une réflexion de fond sur les problèmes qu’ils rencontrent. C’est vrai à la SNCF, c’est vrai du conflit des intermittents. Nous avions averti que la remise en cause par le patronat des conditions d’indemnisation du chômage des salariés du spectacle et des intérimaires conduirait à l’affrontement. Nous y sommes.
Je vous ai alerté également vendredi dernier sur la situation de la SNCM. Il est inacceptable que l’Etat renie sa parole. C’est cela qui provoque l’exaspération de tous les acteurs concernés.
Nous attendons un changement de cap en matière économique et sociale.
C’est en respectant les salariés et en revalorisant le travail par une autre répartition des richesses créées par le travail qu’une issue à la crise sera possible.
Depuis deux ans, le gouvernement met en œuvre une politique sectorielle en superposant des dispositifs qui, en soi ne sont pas critiquables, mais qui ne peuvent pas servir de politique de l’emploi. On est arrivé au bout de cette logique. Un jour, on s’occupe des jeunes, un autre des seniors, en ignorant volontairement la responsabilité du patronat qui prend pour cible le travail des salariés au travers de ce qu’il appelle le « coût du travail ».
Nous sommes devant une absence de politique globale qui fragilise notre contrat social et conduit à l’échec en matière économique et sociale. C’est le cas en France et en Europe, les mêmes causes produisant les mêmes effets.
Les salariés ont besoin d’une rupture claire avec la situation existante. Il y a une urgence sociale et politique à prendre en compte la réalité de vie des millions de salariés, de retraités et de privés d’emploi.
Nous faisons aussi un bilan concernant la démocratie sociale.
L’attitude du premier Ministre à l’égard des partenaires sociaux n’est pas admissible. De façon unilatérale, il remet en cause des mesures qui ont fait l’objet d’une négociation, d’un accord, d’une loi.
Très concrètement, le gouvernement donne raison au patronat qui ne veut pas endosser sa responsabilité dans la reconnaissance de la pénibilité au travail et qui exclut du travail pour inaptitude 150 000 salariés par an.
Avant même l’ouverture de la conférence sociale, le gouvernement répond à deux vieilles revendications patronales.
Le relèvement des seuils sociaux, alors qu’on sait qu’ils n’ont pas d’incidence sur la création d’emplois, et la simplification du code du travail en vue de « rendre l’économie plus souple », selon les termes du ministre du Travail.
Pour la CGT, une économie plus souple impose au contraire de renforcer les garanties sociales des salariés par une sécurité sociale professionnelle inscrite dans la loi.
Il n’est pas question pour la CGT de cantonner le syndicalisme tout entier dans un rôle de figuration, particulière- ment méprisant pour l’exercice de la démocratie sociale et qui divise les organisations syndicales. Le gouvernement ne peut pas décider du calendrier, du contenu et des objectifs des thématiques à débattre entre partenaires sociaux et demander aux organisations syndicales d’assurer la mise en œuvre par une négociation sous contrainte du patronat.
La CGT s’opposera à toute mesure affaiblissant le droit d’intervention, de représentation et de négociation collective des salariés dans notre pays.
La possibilité d’un dialogue social, c’est aussi le respect des libertés syndicales à l’entreprise. Elles continuent à être malmenées, à l’image de ce qui se passe chez Toyota, mais aussi ailleurs. Mettre un terme aux discriminations syndicales suppose un engagement clair de l’État pour reconnaître le fait syndical et pour sanctionner ceux qui ne respectent pas la loi.
Concernant les huit thématiques abordées par la conférence sociale, la CGT formule 94 exigences qui donnent un sens, et des propositions très concrètes qui correspondent à des attentes fortes de la part des salariés. Nous les avons rendues publiques la semaine dernière. Notre contribution vise à obtenir une sortie progressiste de la crise. C’est là- dessus que nous attendons des résultats.
Parmi ces propositions, cinq priorités sont essentielles pour la CGT.Elles sont une première étape pour un change- ment de cap qui réponde aux aspirations du monde du travail et pour réorienter la politique économique. Je les rappelle : 1. revaloriser le Smic, l’indice des salaires de la fonction publique, les pensions et les minima sociaux ;
2. établir un calendrier strict et à court terme pour ouvrir des négociations dans les branches professionnelles sur les grilles de qualification avec pour objectif : plus aucune grille en dessous du Smic et une garantie de reconnaissance des qualifications sur une carrière complète ;
3. mettre en œuvre une véritable démocratie sociale : tous les salariés doivent pouvoir élire un représentant du personnel dans leur proximité, y compris ceux des TPE, ils doivent pouvoir bénéficier d’un droit d’expression direct et collectif sur leur travail, pris sur leur temps de travail, leurs représentants doivent pouvoir disposer de droits d’intervention dans la stratégie de l’entreprise avec un droit de veto sur les licenciements ;
4. relancer l’emploi par l’investissement industriel en engageant la France dans le plan d’investissement visant la création d’emplois de qualité, porté par la Confédération Européenne des Syndicats, en y consacrant 2 % du PIB ;
5. évaluer et contrôler les aides publiques accordées aux entreprises et les réorienter pour qu’elles servent à l’emploi et à l’investissement.
L’organisation de la conférence sociale a donné lieu à quatorze réunions préparatoires, qui ont beaucoup mobilisé nos équipes sur la mise en œuvre de mesures qui semblent déjà décidées et convenues avec le patronat. Ces rendez-vous n’ont pas montré une volonté du gouvernement d’ouvrir le débat sur des sujets de réflexion qui préoccupent la CGT et les salariés.
Les salariés, les retraités et les privés d’emploi attendent des réponses à leurs problèmes maintenant.
Par contre, tout le monde a relevé l’empressement avec lequel le premier Ministre a répondu par avance aux demandes du patronat contre l’intérêt des salariés.
Ce n’est pas d’une conférence sociale hors sol dont les salariés ont besoin.
Dans ces conditions nouvelles, le bureau confédéral de la CGT a décidé ce matin, que la CGT ne participerait pas aux séances de travail prévues demain. Je tiens donc à vous en informer dès à présent.
Le 7 juillet 2014

Il n'y a aucune obligation de présenter son carnet de santé ou de vaccination au médecin du travail !
Article L162-1-2 (Ordonnance n° 96-345 du 24 avril 1996, art. 7 I) Code de la Sécurité Sociale.
Le carnet de santé ne peut être communiqué qu'aux médecins appelés à donner des soins au patient. Il peut également, avec l'accord du patient, pour ce qui les concerne, être présenté aux chirurgiens-dentistes et aux sages-femmes, ainsi qu'aux autres professions énumérées à l'article L. 162-1-6 dans les conditions prévues par cet article. Le service du contrôle médical de l'organisme d'assurance maladie dont relève son titulaire peut, dans l'exercice de ses missions, en obtenir communication, afin de veiller à sa bonne tenue.
Les personnes appelées à prendre connaissance des renseignements qui sont inscrits dans le carnet sont astreintes au secret professionnel.
A vous de voir, vous avez le choix !
Nous avons eu le plaisir de recevoir dans notre usine près d’un millier de personne venue des quatre coins du département et de toute la France célébrer avec nous notre victoire après 1336 jours de lutte.
Une journée historique et inoubliable !
SCOP T.I C’EST PARTI
Amicalement les ex-salariés de FRALIB et futur SCOPTISTES !!!
Ci-dessous les articles de presse concernant la grande journée de fête que nous avons organisée vendredi dernier.

Le gouvernement vient de transmettre à différents organismes pour avis 6 projets de décrets pour la mise en œuvre du dispositif de reconnaissance de la pénibilité inscrit dans la loi de janvier 2014.
Pour la CGT, il se confirme que le dispositif, en l’état, ne pourra pas répondre aux attentes de la grande majorité des salariés concernés par la pénibilité et que les propositions que nous avons formulées n’ont pas été entendues.
Encore une fois, le Medef a pesé de tout son poids pour imposer des dispositions a minima. Mais même a minima, c’est toujours trop. Rappelons qu’il porte la responsabilité écrasante de l’échec des précédentes négociations sur ce dossier pénibilité.
La CGT a la conviction que lorsque les salariés en sauront davantage sur la réalité du dispositif, la déception sera au rendez-vous .
La CGT considère néanmoins qu’il est possible de mieux faire pour répondre aux attentes légitimes de toutes celles et ceux ayant été, étant, ou appelés à être, exposés durablement à une ou plusieurs pénibilités.
Nos propositions s’inscrivent dans cet objectif.
Au-delà de la nécessaire réparation, des avancées significatives en matière de prévention constituent une condition incontournable pour faire reculer durablement les risques et les expositions aux diverses pénibilités qui dégradent la santé des salariés et dans bien des cas réduisent leur espérance de vie.
La CGT considère qu’on ne fera reculer de manière significative la pénibilité qu’en prenant à bras le corps les questions de contenu, de finalités et d’organisation du travail pour faire reculer le mal travail. Ce dernier représente un coût très élevé pour la collectivité (les maladies professionnelles, les accidents du travail, le stress… c’est plusieurs dizaines de milliards d’euros).
De plus, les moyens attribués à la Sécurité sociale, en particulier à sa branche vieillesse (CNAV) et à sa branche Accidents du travail et Maladies professionnelles (ATMP), en baisse drastique depuis plusieurs années, ne permettront pas à ces deux organismes de mettre en œuvre le dispositif dans des conditions satisfaisantes. Le comble serait que la reconnaissance de la pénibilité génère encore plus de pénibilité pour les personnels de la Sécurité sociale.
Pour toutes ces raisons, la CGT formulera un avis négatif sur les projets de décrets qui vont être examinés ces prochains jours.
La bataille pour une véritable reconnaissance de la pénibilité reste d’actualité. La CGT s’emploiera, dans les semaines et mois à venir à informer les salariés et à travailler avec eux à de nouvelles mobilisations pour enfin obtenir les dispositions tant attendues.
Il peut y avoir des divergences entre organisation syndicale, c’est normal et tout à fait humain mais il y une limite à ne pas franchir tout de même.
Lors du CCE du mercredi 25 juin à Paris, la direction nous a demandé notre avis sur l’accord d’intéressement 2014-2015-2016.
La procédure veut que la direction envoi les documents dans un délai raisonnable afin d’avoir le temps de réflexion (environ 15 jours) pour donner un avis, comme le stipule le code du travail, c’est la règle.
Hors la direction nous a remis le document le jour Même !
Sans remettre en cause toutes les réunions de négociations sur l’intéressement précédemment, à aucun moment nous avons eu connaissance de la moindre ligne de l’accord final de l’intéressement.
La logique aurait voulu de repousser « l’information et la consultation » des élus mais la direction a refusé et les autres organisations syndicales (FO et CFDT) se sont empressées d’émettre un avis faisant abstraction de la règle du Code du Travail.
En agissant ainsi, la direction ne respecte en aucun cas les IRP (Instance représentative du personnel) et s’assoie sur le code du travail, grâce à la collaboration de FO et CFDT !
Il est inacceptable de voir un tel comportement et malheureusement pour la CGT ceci n’est pas nouveau mais le constat est là, FO et CFDT sont à la botte de la direction ! Alors comment expliquer ce genre d’ineptie ! C’est du jamais VU !
Ce n’est pas de la guéguerre syndicale mais un certain état d’esprit à avoir, et surtout un respect des IRP, du Code du Travail et des salariés !
Toute cette magouille pour une prime aléatoire autofinancée, de l’auto-exploitation, une intensification du travail et un danger pour notre pouvoir d’achat, l’intéressement met un frein aux augmentations salariales !
Il faut arrêter les conneries !
Malgré tout, la direction consulte les élus :
FO : avis favorable
CFDT : avis défavorable
CGT : Hors de question pour la CGT de donner un avis alors que la direction n’a pas respecté le délai, c’est inacceptable.
La direction a pris l'engagement de ne pas renouveler le contrat de l'infirmière en prétextant de faire trop de social et d'être trop familière avec les salariés.
Après plusieurs mois de pratique au sein de l'établissement, elle ne correspondrait pas au profil recherché !
Il est inacceptable de traiter le personnel ainsi, ce point sera traité en CE du vendredi 27 juin.
Entre temps nous invitons le DRH (Directeur des Réductions Humaines) à prendre connaissance de ces infirmières ci-dessous ! (elles seront à l'écoute du DRH et elles feront les 4 volontés de la direction)
Journée d’action interprofessionnelle
Le 26 juin, s’unir pour agir, lutter pour gagner
Le Président Hollande entend poursuivre ses réformes désastreuses pour le développement du pays et le vivre ensemble, malgré un désaveu cinglant lors des élections municipales et européennes.
Le gouvernement n’entend pas changer de cap : il s’entête dans ses politiques d’austérité en octroyant toujours plus de cadeaux aux grandes entreprises, sans contrepartie en matière d’emploi, d’augmentation des salaires, de lutte contre la précarité et le chômage, et en réduisant toujours plus les moyens de l’action publique.
Ces choix sont injustes. Ils sont mauvais socialement et inefficaces économiquement.
Aux notions d’attractivité, de compétitivité et de concurrence, répondons par la solidarité, la coopération et le partage des richesses. Rien ne peut, en effet, justifier l’aggravation des inégalités, la dégradation de nos conditions de vie et de travail, la remise en cause de nos droits et garanties collectives.
Le pays ne se réformera pas et l’Europe ne se construira pas contre le monde du travail, en exigeant toujours plus de sacrifices des populations et en privilégiant exclusivement la rémunération des grands groupes et de leurs actionnaires. C’est cela qui conduit à la récession, comme le dénoncent 82 organisations syndicales européennes en réclamant un véritable Plan d’investissement en Europe, créateur d’emplois et de richesses.
Nous pouvons transformer nos situations de travail et construire un avenir de progrès social, mais rien ne se fera sans l’intervention des salarié-e-s.
Ces dernières semaines ont été marquées par des luttes et des mobilisations grandissantes dans le public comme dans le privé, dans la santé, à la SNCF, avec les intermittents du spectacle, les retraités, qui se concrétisent par des succès sur les salaires, sur l’emploi, les conditions de travail… à l’exemple des Fralib, Sam Technologies, Urbaser, Senerval, Monoprix…
Ensemble, il nous faut agir pour un changement de politique économique et sociale, en exigeant :
Du 22 au 27 juin prochains, la CGT a décidé d’aller à la rencontre des salarié-e-s sur tout le territoire national en appelant à l’action, par la grève et la manifestation, le 26 juin.
Partout, interpellons les directions d’entreprises, les employeurs, afin que nos exigences sociales résonnent dans tout le pays, et notamment les 7 & 8 juillet prochains, lors de la Conférence Sociale.
Ensemble, il s’agit de lutter et de s’organiser sur les lieux de travail : le syndicat ça sert à ça !
La CGT est ouverte et disponible à toutes et tous.
Que l’on soit salarié-e-s d’une petite ou d’une grosse entreprise, agents titulaires ou non de la Fonction publiques, retraité-e-s ou privé-e-s d’emplois :
L’Union Départementale des Syndicats C.G.T. de l’Oise appelle les salariés du Privé, du Public, les retraités, les privés d’emploi à s’emparer de la journée nationale interprofessionnelle et à participer aux rassemblements.
A Compiègne 17h00, Place du Palais
A Beauvais 14h00, devant la Préfecture
Ensemble, exigeons un changement de cap
et faisons avancer nos revendications
en nous mobilisant massivement le 26 juin prochain.

Avec une croissance de 3 % pour l’économie mondiale, de 0,1 % dans l’Union européenne
(- 0,4 % en zone euro) et de 1,9 % aux Etats-Unis, 2013 ne restera
pas dans les esprits comme une année exceptionnelle.
Enfin, peut-être pas pour tout le monde !
Selon les Echos du 20 mai 2014 qui reprennent une étude d’Henderson Global Investors
(un gestionnaire de portefeuille), les dividendes versés aux actionnaires, durant le
premier trimestre 2014, ont bondi de 31 % sur un an, dépassant les 228 milliards de
dollars (plus de 166 milliards d’euros).
Même en mettant de côté les résultats exceptionnels, comme Vodafone qui a versé
26 milliards de dollars aux actionnaires suite à la vente de ses participations dans Verizon
Wireless, l’augmentation des revenus des actionnaires atteint tout de même les
12 % sur un an, bien plus que la progression de l’économie mondiale, et que nos
salaires !
Les 10 entreprises ayant versé le plus de dividendes représentent 28 % du total cumulé
(contre 21 % l’année précédente). Parmi elles, mis à part Vodafone, on retrouve
trois groupes pharmaceutiques (ROCHE, NOVARTIS et ASTRA ZENECA) et quatre exploitants de matières premières (les pétroliers EXXON et SHELL, le minier BHP BILLITON et COAL INDIA LIMITED, le géant indien du charbon, dont l’Etat Indien est actionnaire à
90 %). Cette distribution ignoble, est bien sûr faite au détriment de la rémunération de la force de travail, mais aussi de l’investissement. Au début des années 1980, les sommes
dépensées pour les dividendes représentaient la moitié de celles consacrées à l’investissement net. Aujourd’hui, elles représentent 2,6 fois plus que les dépenses
d’investissement !
En 2013, les entreprises du CAC 40 ont réalisé 48 milliards d’euros de profits, en
diminution de 8 % par rapport à 2012. Néanmoins, les grandes entreprises augmentent
leur distribution de dividendes de 6 %, pour s’établir à 39 milliards d’euros, au détriment
de l’investissement.
Est-ce une année exceptionnelle ? Aucunement
A la fin des années 1980, toutes les entreprises non fi-nancières distribuaient 30 % de leurs bénéfices en divi-dendes. En 2012, c’était 85 % ! Et la tendance est crois-sante ces 25 dernières années.
Lorsque, grâce aux salariés, les entreprises fran-çaises créent de la richesse, elles ne privilégient ni l’investissement pour préparer l’avenir et ren-forcer leur compétitivité, ni l’emploi, ni les sa-laires, mais la rémunération des actionnaires.
C’est la force de travail qui crée la richesse, et non le contraire !
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Se syndiquer CGT ?
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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