SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Abaisser les seuils n’abaissera pas le chômage !

Geler les seuils de représentation du personnel pendant trois ans, voilà la dernière idée du ministère du Travail. « Si ça crée de l'emploi, tant mieux, sinon, on remettra les seuils en vigueur et on entendra plus l'argument patronal » dit le ministre. C'est donc que pour le moment on écoute l'argument patronal ! D'ailleurs, la loi du 14 juin 2013 permet déjà aux employeurs de repousser d'un an les élections des délégués du personnel ou l'établissement d'un CE ou d'un CHSCT quand le seuil de 11 ou de 50 est dépassé.

Que des entreprises ne recrutent pas pour ne pas dépasser les seuils, c'est une certitude. Mais que l'on sacrifie sur cet autel les normes de représentation des salariés est démesuré et, disons-le, contreproductif et ridicule. Contreproductif, parce que la vraie raison de cette résistance patronale tient à sa détestation du dialogue social et non à son coût. Ridicule, parce qu'avec un chômage frôlant les 6 millions, toutes catégories confondues, l'argument des seuils équivaut à combattre un raz de marée avec un seau.

Par les temps qui courent, maintenir et même renforcer le pouvoir des salariés dans les entreprises apparaitrait logique. C'était d'ailleurs le singulier argument des pouvoirs publics pour justifier la LSE (la sécurisation de l'emploi). Passerait-on maintenant du libéralisme à l'ultra-libéralisme ?

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
La crise c’est aussi le taux de chômage
Les temps sont durs pour les équilibristes du « gagnant-gagnant », quand le dialogue social se résume à déshabiller Pierre qui n’a plus grand-chose à se mettre pour habiller Paul dont la garde-robe est déjà pleine. Oui, la crise n’est pas terminée, le chômage en est la marque absolue. "Et la crise financière de 2008 continue à être payée par ceux qui n’y sont pour rien."

De quoi sont faites les prévisions gouvernementales ? La question mérite d'être posée à l'aune des derniers mois. Qu'on en juge : annonce de la reprise économique, annonce de la réduction du chômage, annonce d'un pacte avec les entreprises pour créer des dizaines de milliers d'emplois... Mais d'où peuvent sortir de pareilles anticipations ?

Pratiquement toutes les branches sont touchées par d'importants plans de concentration et de restructuration se soldant par des réductions d'effectifs, des synergies et des gains de productivité. Où peut bien être le gisement de création d'emplois ? La pression sur les salaires, la réduction des dépenses publiques jusque dans les secteurs socialement utiles (santé, aménagement) réduit l'activité d'un certain nombre de secteurs industriels. La baisse des charges accordée aux entreprises n'a toujours pas débouché sur une reprise de l'investissement. Les sondages auprès des chefs d'entreprise montrent qu'ils ne croient guère à la reprise et qu'ils n'embaucheront que si leurs carnets de commandes se gonflent un jour.

Tout indique par ailleurs que s'il y a une légère reprise d'ici quelques mois, celle-ci sera sans création d'emplois. La raison en est la sous-utilisation actuelle des capacités de production ainsi que la recherche ininterrompue de gains de productivité par les grandes entreprises et la poursuite de leur internationalisation.

L'intérim qui est toujours un indicateur avancé d'une reprise d'activité n'est lui-même guère florissant comme le montre le graphique suivant.

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Source: Dares

La baisse des charges est-elle efficace ?

Pour le moment rien n'indique que les diverses ristournes faites aux entreprises ont une conséquence notable sur l'investissement et l'emploi. Au Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) de 20 milliards d'euros, se sont ajoutés 10 milliards d'euros de baisse de cotisations, pour parvenir d'ici 2016 à une réduction de 30 milliards du coût du travail, et d'ici 2017, 10 milliards de baisse de la fiscalité des entreprises. Même s'il est trop tôt pour en tirer le bilan, les premiers effets semblent pour le moment se résumer à une simple amélioration de la marge des entreprises. Le risque est donc grand d'un simple effet d'aubaine, comme cela a été pointé par nombre d'analyses, y compris le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) dans son rapport d'avril dernier.

À fin février, le cumul sur 12 mois du nombre de défaillances d'entreprises s'est élevé à 63 189, soit une hausse de 3,7 % par rapport à février 2013, surtout le fait de très petites entreprises (TPE) souffrant de la faible demande des ménages. 16.446 entreprises sont en cessation de paiement au premier trimestre de cette année, comme en 2009 au moment du pic de la crise financière.

Mais une autre cause de ces défaillances est à chercher du côté du système bancaire. Un sondage récent auprès des TPE montrait leur difficulté pour obtenir les crédits demandés. Face à la dégradation de leur trésorerie due largement à la baisse d'activité, ces entreprises se voient trop souvent refuser des crédits ou des découverts supplémentaires (Les Echos, 17/04/2014). On a un double effet de la crise, côté demande et côté financement.

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Source : Banque de France – Factamedia.

L'emploi de plus en plus précaire

Tout cela n'empêche pas les déclarations fracassantes sur la sortie de crise. Pas même les anticipations de l'Unedic, lui-même, qui annonce une croissance maintenue du chômage. Selon l'organisme, en se basant sur l'hypothèse d'une croissance de 0,8% en 2014 et de 1,3% en 2015, il faudra compter 103.200 chômeurs de catégorie A en plus en 2014 et 60.000 en 2015. N'est-ce pas d'ailleurs trop optimiste puisque ces projections intègrent l'effet emploi du pacte de responsabilité ?

Autant que les plans de licenciement (nombreux), le nombre de demandes de ruptures conventionnelles est désormais un bon indicateur de l'emploi. Le niveau moyen mensuel reste au-dessus des 25.000 de manière très stable et le taux de refus de l'administration demeure très stable autour de 6%.

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Source : Dares

 Le CDD marqueur de la crise sociale

Alors qu'il est question de sortie de crise, de négociation par branche des contreparties « emplois » contre allègement de charges, le marché du travail indique une toute autre tendance. Le CDI se fait toujours aussi rare. Au quatrième trimestre 2013, la part des contrats à durée déterminée (CDD) dans les embauches a atteint son plus haut niveau constaté jusqu'alors. Près de 84% selon les chiffres dévoilés le soir du 30 avril par le ministère du Travail. Depuis la mi-2011, le recours à ces contrats a régulièrement augmenté (au 1er trimestre 2008, les embauches en CDD étaient de 70%).

Selon le service statistique du ministère du Travail, le CDD a été la norme, quelle que soit la taille de l'établissement. Le recours à ce type de contrats a augmenté de 0,3 point dans les structures de 10 à 49 salariés, et de 0,7 dans celles de 50 salariés et plus. C'est dans l'industrie que la part des contrats courts dans le total des embauches a le plus augmenté: de 1,4 point, contre une hausse de 0,8 point dans le tertiaire. La construction est allée à contrecourant, avec une baisse de 3,2 points.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Stratégie...

La CGT invite les salariés à prendre connaissance de l'ordre du jour pour le CCE du 25 juin 2014 et plus particulièrement à la "question 12".

Alors que l'avenir du Shampoing pour l'usine de le meux reste incertain, que le marché du shampoing en France et en Europe n'est pas au mieux, connaissant la politique d'Unilever de concentrer ses usines, là où le marché est porteur ; pour toutes ces raisons, la question "12" n'est guère rassurante et sème le trouble !

De surcroit, l'ordre du jour a été signé sans avoir informé au préalable les élus du CCE, du CE, DP et CHSCT, ceci est inadmissible.

Ce point a été inscrit à l'ordre du jour par la direction !

 

 

Cliquez sur le lien ci-dessous pour prendre connaissance de l'ordre du jour !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Intéressement- Participation-PEE
Intéressement : intéressant pour qui ?

En préambule, la CGT rappelle que l’intéressement qui permet à la Direction d’engranger des gains de productivité importants en n’en redistribuant qu’une infime partie, répond également à l’objectif patronal récurrent d’extraire une partie de plus en plus importante des rémunérations aux cotisations sociales et fiscales.

De fait les sommes versées n’entrent pas dans le calcul de la pension de retraite et représentent un manque à gagner fiscal à un moment où les comptes de la nation sont uniquement regardés sous l’angle des économies à faire.

Cet accord n’a qu’un objectif : accroitre encore davantage la productivité dans notre usine, en augmentant de façon continue l’intensité du travail, sans la moindre prise en compte des dégâts collatéraux :

  • L’augmentation de la pénibilité
  • L’aggravation de la dégradation des conditions de travail, et de la souffrance qui l’accompagne.

L’accord d’intéressement est-il plus intéressant aux salariés ou bien pour la direction ?

Faut-il tout accepter ?

L’intéressement reste une prime aléatoire et n’oublions pas ce que le groupe dégage comme bénéfice, ceci est le fruit de notre travail tout simplement, il est donc logique que nous ayons un retour. Mais cette forme de distribution est néfaste pour nos salaires !

La négociation sur l’intéressement arrive bientôt à son terme et la direction se frotte déjà les mains sur la finalité de cet accord.

Aujourd’hui se tenait une négociation en centrale avec Saint-Vulbas sur les grandes lignes de l’accord intéressement.

La grande partie du sujet était porté sur « l’absentéisme », critère que la direction impose depuis plusieurs années et qui petit à petit se réduit au fil du temps grâce à la collaboration des autres organisations syndicales. On est en droit de douter sur les propos de certains élus surtout quand on entend « On ne voulait pas le mettre mais on vous a entendu ».

Certains sont plus à l’écoute de la direction que des salariés !

Même si la direction, sur sa dernière proposition, compte blanchir tous les arrêts maladies si le plan est atteint (c’est-à-dire faire les 305 millions de dentifrices…) avec un montant minimum garanti d’environ 1400€ (potentiel 2500€), si le plan n’est pas atteint la direction blanchira 5 jours d’arrêts maladie au-delà le montant d’intéressement sera déduit en fonction du nombre de jours d’absence. Rappelons tout de même, que l’accord d’intéressement est un accord triennal et donc pour les années 2015 et 2016, le plan sera en toute évidence bien supérieure à 2014.

Concernant le critère de l’absentéisme, la CGT est fortement contre ce système :

Pourquoi vouloir pénalisé financièrement une personne une fois de plus ; une personne qui est en arrêt maladie perd ses primes d’équipe, sa participation sera réduite, sa prime de vacance aussi et son treizième mois,

La précarité qui règne au sein de l’usine dégrade nos conditions de travail et peut avoir un lien avec certains arrêts maladies,

Le peu de moyen que l’on nous donne pour pouvoir faire notre travail, et si on a de la chance, une machine qui fonctionne correctement,

Le stress au travail, la pression exercée sur le lieu de travail, les exigences de plus en plus élevées de productivité, la concurrence accrue sur le marché du travail ainsi que la précarité et l’insécurité de l’emploi, les conditions de travail se sont durcies,

La démotivation par le manque de reconnaissance.

Pour toutes ces raisons, ce critère ne peut faire partie de cet accord

La direction avait les moyens de remotiver les salariés lors des NAO ; elle ne l’a pas fait maintenant elle compte sur l’intéressement pour relancer la machine !

Rien ne vaut le salaire, nous payons nos factures grâce à notre salaire, il faut augmenter les salaires à hauteur du coût de la vie.

L’intéressement ne doit pas compenser notre perte de salaire que nous subissons depuis plusieurs années.

Avec cet accord d'intéressement la Direction veut faire croire qu'elle "partage" ses richesses avec ses salariés. Mais qui le croit ? Un accord d'intéressement signé avec les organisations syndicales, c'est d’abord pour l’entreprise l'assurance d'obtenir une ristourne fiscale non négligeable.

A qui profite le plus « l’intéressement »?

Intéressement : intéressant pour qui ?

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
L’exercice des droits syndicaux est-il menacé en France ?

En matière de respect des droits des travailleurs, la France est plutôt bien placée, comparée aux États-Unis ou à d’autres pays européens, comme la Grèce ou le Royaume-Uni. Mais l’exercice du droit syndical y semble de plus en plus compliqué : discriminations salariales à l’encontre de syndicalistes, licenciements abusifs de grévistes, pressions ou censures se multiplient. Un salarié sur cinq ne dispose pas de représentant du personnel dans un contexte où plus de 40% des salariés estiment que le fait d’être syndiqué est un inconvénient. Décryptage avec le chercheur Étienne Pénissat.

Qu’entend-on par répression ou discrimination syndicale ?

Étienne Pénissat [1] : La discrimination consiste à pénaliser un salarié par rapport aux autres, par un salaire inférieur, l’absence de promotion ou un licenciement, parce qu’il est syndiqué. Elle fait partie d’un répertoire d’actions patronales qui vise à dissuader l’engagement syndical. On peut parler de répression lorsque les directions d’entreprises entravent l’action collective des salariés : restreindre, voire empêcher, l’exercice du droit de grève, ne pas organiser d’élections professionnelles, ne pas réunir les différentes instances de représentation du personnel, interdire la diffusion de l’information syndicale ou refuser d’accorder les moyens requis par la loi (heures de délégations, panneau d’affichage syndical...). Cette répression peut aussi prendre la forme de pressions, voire de menaces, à l’encontre de syndicalistes ou de personnes sollicitées pour se présenter sur une liste. Ce type de pressions se développe en particulier depuis la loi de 2008 sur la représentativité syndicale.

Comment mesurer ces entraves à l’action syndicale ?

Ces pratiques, souvent illégales, sont difficiles à mesurer. Et malheureusement, l’appareil statistique est assez lacunaire. Il n’y a aucun rapport officiel en France sur ce type de discrimination. Avant, nous connaissions le nombre de salariés protégés [délégué du personnel, délégué syndical, ndlr] qui faisaient l’objet d’une demande de licenciement, ainsi que le nombre de recours des employeurs auprès de l’inspection du travail et les arbitrages du ministère. Depuis 2003, nous ne disposons plus de ces données. Excepté pour les condamnations pénales, nous n’avons pas de chiffres sur l’activité des tribunaux en matière de traitement des infractions aux droits syndicaux et de représentation des salariés. Toutefois, on sait, par exemple, que 25% des établissements de plus de 20 salariés ne disposent pas d’instances représentatives du personnel (IRP). Cela signifie qu’en France, près d’un salarié sur cinq – 17% exactement – n’est pas représenté dans son entreprise ! C’est encore le cas dans 10% des établissements de 50 à 100 salariés. Soit l’employeur n’y a pas organisé d’élections – ce qui est illégal –, soit aucune liste ne s’est présentée. Dans ce dernier cas, l’absence de candidats pour devenir élu du personnel est souvent liée à la peur des représailles.

Comment ces pressions s’exercent-elles ?

Quand nous menons des enquêtes qualitatives, des monographies sur des entreprises, certains témoignages reviennent assez souvent. L’étude menée pour la Direction générale du travail sur l’impact des nouvelles règles de représentativité syndicale est assez révélatrice [2]. Dans une grande entreprise d’intérim, une déléguée syndicale CFDT évoque ainsi des adhérents qui « ont peur de prendre un mandat [syndical] et de ne plus avoir de travail ». Dans une entreprise de distribution de prospectus, un délégué CFTC raconte que les salariés qui se présentent sur la liste d’un syndicat plutôt favorable à la direction voient leur temps de travail, et donc leur salaire, augmenter. Ceux qui se présentent sur d’autres listes passent à temps partiel.

Le privé est-il pire que le public ?

Il existe un baromètre sur les discriminations au travail réalisé pour le compte du Défenseur des droits et de l’Organisation internationale du travail (OIT). En 2013, 48% des salariés du privé et 37% des agents de la fonction publique considèrent comme un inconvénient le fait d’être syndiqué. En 2012, ils étaient 34% dans le privé et 25% dans le public. La discrimination syndicale est perçue comme moins importante que celle liée au handicap ou au fait d’être étranger. Mais elle l’est presque autant que le fait d’être une personne de couleur et plus que l’orientation sexuelle. Et parmi les salariés qui déclarent avoir été victime d’une discrimination (près d’un salarié sur trois), plus d’un sur dix considèrent qu’ils ont été discriminés parce qu’ils sont syndiqués.

Dans la fonction publique, la taille des administrations, les règles d’avancement de carrière différentes de celles du privé et l’ancrage des syndicats, ont pendant longtemps freiné la répression anti-syndicale. C’est différent aujourd’hui. Le développement des contrats précaires et le tournant managérial ouvrent la voie à des pratiques de discrimination et de répression plus fréquentes. On l’a vu notamment dans l’Éducation Nationale.

Amazon en Allemagne, ArcelorMittal en Belgique, Ikea en Italie… Dans son rapport sur la violation des droits syndicaux, la Confédération syndicale internationale pointe plusieurs entreprises. La répression syndicale est-elle effectivement plus fréquente dans certains secteurs, certaines entreprises ?

Le BTP et le secteur du commerce sont marqués par une attitude relativement anti-syndicale. Dans les entreprises de service où la main d’œuvre est peu qualifiée et très précaires – grande distribution, nettoyage, logistique… –, les directions patronales sont également plus répressives. Proposer une somme d’argent ou un avantage à des syndicalistes pour qu’ils cessent leur activité est une pratique régulière dans la restauration rapide. Nous observons un autre phénomène : dans les anciennes entreprises publiques privatisées ou en voie de privatisation – EDF, La Poste, la SNCF –, le management devient assez agressif vis-à-vis des syndicats. La Poste a, par exemple, entamé en janvier sept procédures disciplinaires visant des militants de Sud et une responsable CGT. Il y a aussi eu l’affaire du fichage des salariés et des syndicalistes d’Ikea en France. Ou la répression du mouvement de grève à l’usine Peugeot d’Aulnay l’année dernière. Des syndicalistes de la CGT et de Sud impliqués dans le mouvement ont été mis à pieds en vue d’un licenciement. En parallèle, des cabinets spécialisés dans la gestion de conflits se développent. On y propose des actions de médiations, mais aussi de repérages et de surveillances. Les DRH sont désormais formés aux techniques d’observation et de contournement de l’action syndicale dans les entreprises. Cela constitue un véritable marché aux États-Unis, et émerge en France.

Certains représentants du personnel et syndicats sont-ils plus touchés que d’autres ?

Les délégués syndicaux sont plus concernés que les élus : ce sont souvent les plus militants et ils sont habilités par leur fédération à négocier des accords. Les autorisations de licenciement touchent davantage les délégués de la CGT. La répression s’intensifie aussi contre Sud. Les délégués syndicaux sont aussi les plus frappés par les discriminations salariales. En moyenne, un délégué syndical perçoit un salaire 10% inférieur à leurs collègues. Neuf militants de la CGT d’une entreprise aéronautique viennent ainsi d’obtenir gain de cause dans le Lot. Après 15 ans de procédures, la société vient d’être condamnée en appel à leur verser un million d’euros [entre 30 000 et 160 000 euros par plaignant, ndlr (lire ici)] pour rattraper le préjudice financier causé par une discrimination liée à leur activité syndicale. C’est un mécanicien de Peugeot et militant de la CGT, François Clerc, qui a mis au point une méthode permettant de prouver une discrimination syndicale en comparant les carrières et les profils au sein d’une même entreprise. Une méthode qui commence à porter ses fruits devant les tribunaux. Ces victoires imposent aux directions d’entreprises un peu de retenue.

Le contexte de crise et de discours sur la « compétitivité » a-t-il un impact sur l’exercice du droit syndical ?

Dans les enquêtes que nous menons en Nord-Pas-de-Calais, nous constatons un fort chantage à l’emploi auprès des salariés : « Ne mener pas d’actions sinon le site va disparaître », leur dit-on. Mais ce chantage fonctionne également auprès des administrations : les services du ministère du Travail ferment les yeux sur des pratiques anti-syndicales et plus généralement sur la mise en souffrance des salariés au nom de la préservation de l’emploi. Nous avons aussi observé une forte augmentation de la répression après le mouvement des retraites de 2010. Il y a également un effet lié à la loi de 2008 sur la représentativité. Pour les directions d’entreprises, l’intérêt est moins d’empêcher l’apparition de syndicats, dont l’existence est nécessaire pour signer des accords, que de disposer de syndicats plutôt conciliants. La répression touche donc davantage les syndicats qui mènent des actions collectives et ne signent pas forcément tous les accords. On assiste d’ailleurs à une résurgence des syndicats « maison », proches des directions. Enfin, avec les refus du fichage ADN, la criminalisation de syndicalistes par l’État est aussi plus forte.

Comment les syndicalistes répondent-ils à cette répression ?

Il n’existe pas encore d’actions concertées et coordonnées entre les confédérations. La CGT et la CFDT ont cependant entamé un gros travail sur les discriminations salariales ; la CGT en s’appuyant sur la méthode de François Clerc. La mise en place de l’Observatoire de la discrimination et de la répression syndicale montre aussi que plusieurs organisations et confédérations [3] considèrent le sujet comme médiatiquement important, dans un contexte où il est difficile de parler de démocratie sociale et de droits des salariés.

Propos recueillis par Ivan du Roy

[1] Université Lille 2, CNRS. Étienne Penissat (dir.), « Réprimer et domestiquer : stratégies patronales », Agone, 2013, n°50, 256 p., 20 euros. Sur ce sujet, lire également Louis-Marie Barnier, Yann Cochin, Anne Debrégeas, Didier Gélot, Laurent Menghini, Robert Pelletier, Maria-Teresa Pignoni, Sabine Reynosa, Répression et discrimination syndicales, Fondation Copernic, Syllepse, 2011.

[2] Sophie Béroud et Karel Yon : « La loi du 20 août 2008 et ses implications sur les pratiques syndicales en entreprise : sociologie des appropriations pratiques d’un nouveau dispositif juridique ».

[3] CGT, FO, CFTC, FSU, Solidaires, Syndicat de la magistrature, Syndicat des avocats de France, ainsi que la Fondation Copernic.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Fralib
Fralib : Unilever va verser près de 20 millions d'euros

Les Fralib ont obtenu presque 20 millions d’euros contre la signature d’un accord de sortie de crise avec Unilever. C’est la fin d’une « lutte exemplaire qui marquera l’histoire du mouvement ouvrier », estime leur avocat.

Après 1.336 jours de résistance, les salariés de Fralib ont finalement obtenu d’Unilever la signature d’un accord de sortie de conflit à leur avantage : les 76 encore en lutte vont toucher un total de 19,1 millions d’euros pour monter leur projet de Scop TI (Thé et Infusion) et le soutien du groupe pour la recherche de débouchés commerciaux. Contraint par la perspective d’un nouveau refus de son Plan de Sauvegarde de l’Emploi, le quatrième depuis 3 ans sur lequel l’administration devait se prononcer au plus tard lundi soir, le géant de l’agroalimentaire a accepté dans l’après-midi de lundi de répondre favorablement aux exigences des salariés. L’outil, valorisé 7 millions d’euros, leur sera donné. Ils obtiennent en plus 1,5 million d’euros de fonds de roulement, une enveloppe de 500.000 euros pour la formation, un investissement de 250.000 euros pour la création d’une nouvelle ligne de coupe et diverses contributions pour la remise en ordre de marche des machines, la construction d’une marque, le recrutement de personnels commerciaux, et la réalisation d’une étude de marché. Chacun recevra pour finir une prime de 100.000 euros s’ajoutant aux indemnités légales « pour le préjudice subi ».

Unilever garde la marque Elephant

Selon les termes de l’accord, Unilever est parvenu à conserver la marque Eléphant que leur réclamaient les salariés. « Cette signature clos une lutte exemplaire qui marquera l’histoire du mouvement ouvrier », est venu témoigner leur avocat, maître Amine Ghemin.Le projet alternatif de Scop étudié en novembre 2012 par le cabinet Progexa va maintenant pouvoir se dérouler. Une soixantaine de salariés sur les 76 qui restaient en lutte devraient y participer. Plusieurs pistes vont devoir être exploitées pour permettre à l’usine de produire les 1.000 tonnes annuelles nécessaires à son équilibre. Le groupe Unilever refuse toujours de lui sous-traiter une part de sa production, mais il a levé les clauses de non-concurrence et d’exclusivité sur les machines qui empêchait au site de tourner à plein régime.La Scop TI vise d’abord les marques distributeur qui sont aujourd’hui livrées par un unique producteur en France. « Une seconde source doit leur permettre de sécuriser leur approvisionnement », estime Olivier Leberquier, délégué CGT au coeur du projet. Il vise un quart du marché représentant environ 600 tonnes. La construction d’une marque propre devrait permettre d’écouler 300 tonnes supplémentaires selon le business plan, dont 50 sur Internet. Une vingtaine d’autres tonnes pourrait être livrées à deux sociétés distributrices de produits coopératifs. Si ces marchés sont remplis, le chiffre d’affaires de la Scop pourrait avoisiner 14 millions d’euros dès le premier exercice, puis 19 millions un an plus tard. Des discussions de sous-traitance engagées avec le groupe britannique Global Tea pourrait même doubler ces perspectives. « C’est maintenant que la vrai lutte commence », a conscience Olivier Leberquier.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

1336 jours de lutte

SCOP T.I C’EST PARTI

UNE VICTOIRE SYNDICALE DE GRANDE PORTÉE

Dans notre assemblée générale du dimanche 25 mai, les Fralibs ont décidé à l’unanimité d’approuver la signature d’un protocole d’accord avec le groupe UNILEVER.

Cet accord a été signé hier en fin d’après-midi à l’issu d’une ultime réunion de négociation à Paris.

Il permet d’ouvrir de réelles perspectives de construction de notre SCOP.

Le ministère du Travail et la Présidence de la République se sont investis dans la dernière ligne droite et ont participé à la réalisation de ce protocole d’accord par leur engagement.

Cet accord s’inscrit dans un processus de lutte puissant et organisé par les salariés et l’ensemble de la CGT qui a recueilli une solidarité populaire massive développée par leur Comité national de soutien.

Solidarité dans laquelle de nombreuses personnalités, organisations politiques et associatives se sont retrouvées.

Cet accord consolide les acquis arrachés au cours des 1 336 jours de lutte et en engrange de nouveaux.

Les trop nombreuses tergiversations et l’acceptation explicite de quelques dogmes patronaux affichée par certains, n’ont pas toujours contribué à faire avancer nos revendications et nos propositions.

Il aura fallu de la persévérance et de l’opiniâtreté de la part des salariés en lutte pour agir pour le maintien de l’emploi, le maintien et le développement de l’outil industriel et de l’économie de nos territoires.

Le bilan de cette phase du combat de plus de 3 ans et demi confirme que seule l’action paie.

Pour rappel :

  • Appropriation publique des terrains et bâtiments,
  • Appropriation publique à l’euro symbolique des installations administratives et industrielles du site pour transfert à la SCOP des salariés,
  • Soutien financier au démarrage et au développement du plan alternatif des salariés en sécurisant les acquis obtenus et en ouvrant des perspectives sérieuses notamment par :
    • Diverses mesures contribuant au développement commercial. Il s’agit notamment de la recherche de débouchés de production, la construction d’une marque, le renforcement de l’appareil commercial et administratif, une étude de marché.
    • Une contribution conséquente au fonds de roulement
    • Le financement d’une formation pour les salariés de la SCOP
    • La participation à la remise en état, au développement, à la modernisation et à la diversification de l’outil de travail.
    • Maintien des institutions représentatives du personnel pendant une période suffisante permettant la maîtrise du dossier jusqu’à la création officielle de la SCOP,
  • Obtention d’une prime substantielle de préjudice pour chaque salarié en lutte venant s’ajouter aux indemnités légales,

Ces acquis ont été obtenus par une lutte efficace et courageuse des Fralibs, un soutien sans faille de toute la CGT et une solidarité populaire et militante large.

Les résultats concrets de cette victoire syndicale sont des points d’appui solides et encourageants à la constitution et au développement de notre SCOP.

Une nouvelle étape de la bataille s’ouvre. Nous nous y engageons avec détermination, comme nous l’avons fait depuis le début du conflit pour gagner les moyens nécessaires au démarrage, au développement et à la pérennité de SCOP TI.

Les pouvoirs publics, les collectivités territoriales, les structures de l’économie sociale et solidaire ont des moyens conséquents.

Les Fralibs et toute la CGT ne manqueront pas de leur rappeler leurs engagements et leurs responsabilités dans le respect des prérogatives de chacun.

Alors que les conflits se multiplient, que les fermetures et les licenciements s’accélèrent, notre lutte exemplaire est un succès pour tous les travailleurs de notre pays et démontre que rien n’est jamais joué d’avance. La lutte continue.

Amicalement les ex-salariés de FRALIB et futur SCOPTISTES !!!

1336 jours de lutte  SCOP T.I C’EST PARTI  UNE VICTOIRE SYNDICALE DE GRANDE PORTÉE

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

                                                 

                                         

Unilever a annoncé jeudi la cession de marques de sauces pour pâtes Ragu et Bertolli au groupe japonais Mikzan pour environ 2,15 milliards de dollars (1,57 milliard d'euros) en numéraire.

Le géant agro-alimentaire anglo-néerlandais met ainsi un terme à la restructuration de son portefeuille de marques en Amérique du Nord.

Unilever précise que le chiffre d'affaires annuel de sa division sauces pour pâtes en Amérique du Nord est supérieure à 600 millions de dollars.

La transaction conclue avec Mikzan inclut deux sites de fabrication, l'un dans le Kentucky et l'autre en Californie. (Paul Sandle, Benoit Van Overstraeten pour le service français)

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Publié dans : #Intéressement- Participation-PEE

Conseil management février 2014

Dans une étude publiée en novembre 2013 et diffusée en mars 2014, le Centre d’études de l’emploi (CEE) analyse « l’effet de l’intéressement sur l’évolution des salaires ».

Les primes d’intéressement se substituent-elles aux salaires ou les complètent-elles ? C’est la question à laquelle le CEE a cherché à répondre dans son étude de novembre 2013 relative à « l’effet de l’intéressement sur l’évolution des salaires ».

Évaluation de l’effet de l’intéressement sur quatre groupes d’entreprises

Pour évaluer l’impact de l’intéressement sur les salaires et vérifier l’existence d’un éventuel lien de substitution ou de complémentarité, le CEE s’est fondé sur un panel d’entreprises, différencié en quatre groupes, selon leurs pratiques d’intéressement entre 1999 et 2007 : – entreprises qui introduisent un accord d’intéressement durant cette période ; – entreprises qui ont abandonné leur accord d’intéressement ; – entreprises qui appliquent un accord d’intéressement sur l’ensemble de cette période ; – entreprises n’ayant jamais mis en place de dispositif d’intéressement. Le contrôle des caractéristiques individuelles a ainsi montré que « l’évolution des rémunérations totales et hors primes est identique dans les entreprises qui viennent d’introduire un accord et celles qui n’en ont pas ». Ainsi, la première année, il n’y a pas d’effet significatif de l’intéressement sur les salaires, les primes d’intéressement étant en effet trop faibles, pour se substituer ou compléter le salaire.

Mais l’étude révèle que lorsque l’entreprise dispose d’un accord ancien, les primes d’intéressement se substituent en partie aux rémunérations, entraînant ainsi une modération du salaire de base, sans effet toutefois sur la rémunération totale. La prime d’intéressement va ainsi permettre de compenser des niveaux de rémunération hors primes plus faibles dans les entreprises qui ont mis en place un accord d’intéressement, conduisant à des niveaux de rémunération similaires dans les entreprises qui pratiquent l’intéressement et celles qui ne le pratiquent pas.

Aussi, ces résultats mettent en évidence la création d’une rente « fiscale » partagée par les employeurs et certains salariés, relançant ainsi le débat sur le régime fiscal et social de l’épargne salariale, estime le CEE. Celui-ci souligne que « le mécanisme des exonérations n’est pas sans conséquence sur le financement de la protection sociale ». Comme le révèle l’étude, « en 2012, les exemptions d’assiette représentaient près de 18 milliards d’€, soit 2,8 ?milliards d’exonérations de cotisation sociales ».

LIAISONS SOCIALES QUOTIDIEN N°16552 DU 18 MARS 2014

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

A 

 vec le pacte de responsabilité, le gouvernement organise un recul sans précédent du financement de la Sécurité sociale. Notre pacte social repose sur cette dernière, avec ses principes fondateurs

Depuis 1945, le patronat n’a eu de cesse de remettre en cause les salaires des travailleurs, qu’il qualifie de « coût » en les reconsidérant quotidiennement, en nous précipitant ainsi, encore plus dans la crise. Dans le même temps, il organise le transfert vers le capital, en assurant un déséquilibre intolérable, mais programmé, en mettant en danger le financement de notre Sécurité sociale.

Avec le pacte de responsabilité, le gouvernement décide de briser le pacte social et répond aux exigences du patronat.

Il crée une rupture avec le monde du travail, en abaissant le salaire socialisé et en rompant le lien entre la création de richesses, au sein des entreprises, et le financement de la Sécurité sociale. Le transfert vers l’impôt de la cotisation, fragilise et rend celle-ci dépendante du budget de l’Etat. Moins de cotisations pour les salariés payés au SMIC, c’est condamner des millions de salariés aux bas salaires, à la précarité, au mal vivre, à la pauvreté et à la déqualification du travail.

Transférer une partie des cotisations sociales vers la fiscalité au prétexte d’augmenter le pouvoir d’achat est un leurre, et le présenter comme un moyen d’augmenter les salaires nets relève de la supercherie. Ces cotisations sociales représentent une partie du salaire socialisé, qui permet à chacun de contribuer en fonction de ses moyens, et de recevoir en fonction de ses besoins.

Le réel salaire des travailleurs est le salaire socialisé composé pour une part des cotisations sociales pour garantir collectivement les aléas de la vie.

Augmenter le salaire net en diminuant les cotisations sociales, c’est moins de Sécurité sociale. C’est organiser la privatisation de la Sécurité sociale qui ne sera accessible qu’aux plus favorisés et laissera de côté nombre de salariés de classes populaires.

Le meilleur moyen d’augmenter le pouvoir d’achat, c’est d’augmenter le SMIC et la valeur du point de nos Conventions collectives.

Plus que jamais, notre mobilisation doit être forte pour combattre cette conception, pour préserver notre système social et augmenter concrètement notre pouvoir d’achat.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

LES DROITS SERONT " réécrits"

Dans un contexte très favorable aux employeurs, la chambre patronale engage des négociations pour "réécrire" les droits des salariés inscrits dans la Covention Collective de la Chimie : Une décision prise suite à des réunions "bilatérales" avec certaines Organisations Syndicales, la CFDT, déclarant même, qu'il s'agit de sa demande !!!

Motif avancé, la Convention serait trop difficile à lire.

Pour éviter le "clash", l'UIC présente cette négociation en affirmant que cela se fera "à droit constant"... Mais poursuit en considérant comme "illégales" , par exemple, la durée de la période d'éssai avant embauche, fixée à 15 jours dans la chimie et non deux mois, durée maximale du Code du Travail.

Pour l'UIC, ce qui est illégal se serait donc tous les avantages et droits supérieurs au Code du Travail !

Avant de démarrer le chantier de la réécriture des droits inscrits dans la CCN, le patronat de l'UIC montre déjà son objectif de raboter par le bas les droits des salarié, ceux qui ont permis au patronat d'engager ce processus devront rendre des comptes aux travailleurs.

Il est plus facile de se plier aux exigences patronales que de travailler à rassembler les salariés pour lutter ensemble pour les revendications.

La CGT fait toujours le choix de la transparence, de l'honnêteté, de la franchise, avec un syndicalisme plus exigeant pour que les travailleurs soient engagés et acteurs des évolutions, mais un syndicalisme bien plus démocratique parce que nous refusons de négocier dans leur dos avec le patronat.

Le "dialogue social" instauré par le patronat vise à déposséder les salariés de leur pouvoir de décision, "un dialogue social" organisé dans des "salons feutrés", avec quelques initiés, organisant ainsi des "prénégociations".

La réécriture des droits des salariés inscrits dans la CCN chimie est imposée dans ce contexte, piétinant les règles démocratiques de la négociation collective, puisque des "ententes" se sont faites avant, avec le patronat.

Face à ces enjeux, la mobilisatiopn des salariés est incontournable.

Cette négociation est programmée jusqu'au 30 juin 2015, durant plus d'une année, chaque verbe, chaque phrase, chaque droit sera au coeur des débats, déterminant à quoi chaque travailleur aura droit demain.

La CGT et ses militants feront tout pour maintenir, sauvegarder les intérêts et droits de chacun, tout en regrettant que certaines centrales syndicales aient décidé d'autoriser les patrons à engager les négociations.

Le patron de la chimie engage, en même temps, la négociation sur le "pacte de responsabilité" qu'ils ont obtenu de Hollande et Valls. A l'ordre du jour :

- La baisse des cotisations sociales qui réduira les ressources de votre protection sociale, nos droits, pour plus de profits pour les employeurs.

- La fiscalité des entreprises que le Gouvernement socialiste veut baisser de 33,4% à 28%; réduisant d'autant les recettes de l'état, conduisant à aggraver les comptes de l'état, ou à faire payer les consommateurs, les familles pour compenser ce cadeau fait aux patrons.

- Simplification des règlements : au lieu d'exiger des lois internationales pour que partout les industriels soient forcés de respecter notre santé, notre sécurité, notre environnement, le patronat de la chimie travaille à l'inverse, à réduire les règles protectrices des salariés et de la population, les considérant "non compétitives", impactant leur marges financières : entre la santé de la population, des salariés et la santé de leurs profits, ils font le choix des profits.

- Dialogue sociale : objectif masqué, étouffer les réactions démocratiques des salariés, leurs actions, en saupoudrant les syndicats qui acceptent d'être complices de leurs projets, de les négocier dans les salaons.

La démocratie Syndicale est en danger : ce sont les espaces de liberté, de Démocratie des salariés qui sont visés.

Ne laissez pas vos droits, votre avenir se décider sans vous !

La CGT appelle les salariésà rester mobilisés, prêts à agir, pour défendre leurs acquis, pour gagner la satisfaction de leurs revendications.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

DIVERS 0073[1]

La CGT demande la réintégration d’une salariée du magasin, mise à la porte pour faute grave. Des employés ont débrayé, ce samedi 10 mai.

Dans la matinée du samedi 10 mai, à l’appel de la CGT, une vingtaine de personnes était mobilisée pour obtenir la réintégration d’Audrey, une jeune caissière de Monoprix, à Compiègne, qui vient d’être licenciée pour faute grave. Un soutien apporté par des employés du magasin en grève et des représentants locaux de la CGT, dont le secrétaire départemental du syndicat. Postés aux entrées du magasin, les manifestants demandaient aux clients de signer une pétition.

La jeune caissière à l’origine de la mobilisation enchaînait les CDD dans le magasin, à temps partiel. «  Mon dernier contrat ne m’a pas été remis en temps et en heure  », explique Audrey, âgée de 21 ans, qui a travaillé deux jours sans avoir signé le document ad hoc, ce qui la plaçait de fait en CDI. «  Monoprix m’a proposé un CDI de 24 heures par semaine que j’ai refusé. À cause de ce refus, on me licencie pour faute grave  », souligne la jeune femme qui demande un temps plein.

« Toujours plus de polyvalence »

«  Actuellement, il y a sept contrats précaires dans le magasin, alors pourquoi ne pas garder une salariée compétente et appréciée par ses collègues et la clientèle », plaide la CGT.

DIVERS 0072[1]

Le syndicat dénonce «  un licenciement abusif » et épingle au passage «  une méthode inacceptable  », à savoir «  attendre la salariée devant la pointeuse pour l’informer qu’elle doit quitter le magasin immédiatement  ». Six employés du magasin ont suivi la grève. Ils ont repris le travail vers 10 h 40.

Laurence Rossignol, ex-sénatrice socialiste de l’Oise, désormais ministre déléguée à la Famille et aux Personnes âgées, a apporté son soutien aux manifestants. « Elle a signé la pétition  », indique Sabah El Hadouchi, délégué CGT du personnel. Cette dernière n’a pas réussi à rencontrer la direction de Monoprix, hier.

Lundi 5 mai déjà, une action semblable avait été menée devant les entrées du magasin. La CGT n’avait pas obtenu gain de cause sur ses revendications, d’où une nouvelle mobilisation, hier. Au-delà du licenciement d’Audrey, le syndicat s’inquiète des conditions de travail au sein du magasin : «  Toujours plus de polyvalence et toujours moins de reconnaissance. » Une enquête de l’inspection du travail est en cours.

Contactée, la direction n’a pas donné suite à nos appels.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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