SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Du sur-mesure pour la finance !

Le contexte national est marqué par une accélération de la fuite en avant libérale. Dans notre pays comme partout dans le monde, la crise causée par les choix des politiques menées au service du capital et de la financiarisation de l’économie est utilisée pour faire reculer les droits et garanties collectives des salariés.

En France, le MEDEF contourne désormais la négociation et tient directement la plume pour écrire la loi. Le projet de loi pour « l’activité et la croissance », présenté par le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel MACRON en est un bon exemple.

Ce projet de loi, dont le champ est extrêmement large, consiste à inverser l’ordre des priorités : c’est maintenant le travail qui est au service de l’économie et plus l’inverse. L’économie, comme l’ensemble des enjeux sociaux liés au monde du travail, aux problèmes écologiques et sociétaux ne doivent viser qu’un objectif : la réponse aux besoins des salariés et des citoyens. Ce type de mesures, déjà mises en place dans de nombreux pays européens, n’ont jamais ni permis de créer des emplois ni de retrouver la croissance. Le gouvernement, sous-couvert de lutte contre les corporatismes, s’attaque aux protections et régulations collectives dont bénéficient les salariés et les citoyens, pour les mettre en concurrence et dérèglementer.

Au-delà de la remise en cause des professions réglementées, les régressions sociales ressortant de ce projet de loi sont notamment les suivantes :
-  La libéralisation du travail du dimanche et de nuit se fera au détriment des créations d’emploi et du niveau de salaire, avec des remises en cause de la majoration du travail du dimanche et de nuit.
-  La libéralisation du transport de voyageurs en bus entre en contradiction explicite avec les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur lesquels la France s’est engagée. Après les autoroutes, les aéroports, encore une fois, on privatise les bénéfices.
-  La sécurisation des employeurs continue, sous couvert de simplification, avec une réforme annoncée par voie d’ordonnance de l’inspection du travail et de la médecine du travail et une nouvelle sécurisation des licenciements pour empêcher l’annulation des PSE sans motivation économique.
-  La remise en cause des conseils de prud’hommes avec notamment la mise en place de juges professionnels au détriment de juges prud’hommes, l’instauration d’un arsenal disciplinaire à caractère antisyndical…

Ces nouvelles attaques sont graves pour le monde du travail.

La CGT mettra tout en œuvre pour les combattre.

L’enjeu du syndicalisme est de démontrer la nocivité de l’austérité et de mettre en avant des solutions de sortie de crise. Pour la CGT, le meilleur moyen de résister et de mettre en échec les mesures régressives, c’est d’ouvrir des perspectives aux salariés à partir de leurs revendications sur les questions de salaires, d’emplois, de conditions de travail, de protection sociale et de service public.

Dernière minute : aujourd’hui, le Conseil Supérieur de la Prud’homie s’est réuni avec à son ordre du jour le volet de la Loi MACRON sur la Justice Prud’homale. La quasi-totalité des organisations syndicales de salariés et d’employeurs ont émis un avis défavorable à l’instauration du Juge Professionnel et contre les mesures disciplinaires. C’est une première victoire !!!

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Les seuils sociaux seraient un frein pour le développement des entreprises, selon le MEDEF. C’est pourquoi, selon lui, il faudrait les sup primer. Pourtant, les faits montrent que ce discours ne repose sur aucune ré- alité. En effet, l’examen des entreprises selon leur taille montre qu’au niveau national, il n’y a pas de rupture de série autour du seuil des 50 salariés. En clair, cela signifie que le passage de cette limite d’effectifs, synonyme de mise en place d’un comité d’entreprise, d’un CHSCT et de cotisations différenciées pour la formation professionnelle continue, n’a pas d’impact. Mieux. L’étude indique que ces entreprises ont tendance à déclarer à l’administration fiscale un effectif inférieur à celui compris sur les listes de salariés. Ainsi, tout laisse à penser qu’il existe un phénomène de sous-déclaration des entreprises de 50 et 51 salariés vis-à-vis du fisc. Ces résultats donnent donc une autre image des revendications du MEDEF : elles seraient d’abord destinées à légaliser la fraude fiscale de certains de leurs adhérents ! Des économistes ont également essayé de mesurer l’impact de ces seuils en les assimilant à des « taxes ». Certaines de ces études font souvent l’impasse sur les contreparties positives effet tangible des CHSCT sur les conditions de travail et de santé des salariés, meilleur dialogue social- qui assurent une meilleure productivité. Malgré ces oublis, elles ne démontrent pas le bien-fondé des affirmations du MEDEF. Celle de l’Insee, datant de 2011, montre même que les entreprises en dessous des seuils se développent un peu moins vite que celles juste au-dessus. Celle d’un organisme privé (London School of Economics) chiffre à 0,02% l’impact négatif des seuils sur les richesses produites (PIB) au plan national, mais elle surestime les ajustements par le haut des salaires consécutifs au saut de seuils. Or, l’histoire de ces dernières années montre, au contraire, que la valeur réelle des salaires a baissé, notamment ceux des cadres. Bref, dans tous les cas, rien ne permet de mettre en évidence un effet négatif des seuils sociaux. Autrement dit, toute la propagande du patronat repose sur du vent et est avant tout idéologique !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #FRALIB

Après 1336 jours d'occupation de l'usine et l'annulation par la justice de trois plans de sauvegarde de l'emploi, les ouvriers de Fralib ont finalement remporté leurs bras de fer avec la multinationale Unilever. La direction de ce géant de l'agroalimentaire prévoyait la fermeture de cette usine fabriquant des sachets de thés et d'infusions. En mai 2014, Unilever jette l'éponge et un accord de fin de conflit est signé. Les salariés obtiennent une enveloppe de  20 millions d'euros et leur outil de travail pour réaliser leur projet de coopérative : sur les 182 salariés de l'usine, ils sont 57 à se lancer dans l'aventure de cette Scop. Le reportage de Nicolas Joxe et Jean-Claude Duchène.

Un clic sur le lien ci-dessous.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Une nouvelle étude confirme que les ultra-riches concentrent de plus en plus de richesses. Malgré la crise, leur nombre augmente, et leur richesse encore plus.

Cette étude de WealthX et de la banque UBS recense les très riches qui ont amassés plus de 30 millions de dollars. Ils sont 211000, soit une augmentation de 6 % sur un an, et leur patrimoine cumulé a lui augmenté de 7 %. Ainsi possèdent -ils à eux seuls 13 % de la richesse mondiale.
Ils sont de mieux en mieux répartis dans le monde, même si les Etats-Unis abritent toujours le plus gros contingent d'ultra-riches, suivis de l'Europe et de l'Asie. Le continent africain reste en dernière place, avec 3005 ultra-riche, mais c'est là que l'augmentation est la plus forte, avec une augmentation de 8,3 %.

La richesse cumulée de ces 211000 ultra-riches atteint les 30.000 milliards de dollars. C'est quasiment le PIB cumulé de l'Europe et des Etats-Unis. Presque la moitié du PIB mondial. C'est 3 fois le montant de toutes les dettes souveraines cumulées des pays européens. L'augmentation de cette richesse se fait principalement sur les marchés financiers, repartis comme s'il n'y avait jamais eu de crise. Toutefois, un tiers de ces ultra-riches ont hérité du gros de leur fortune.  Au niveau mondial, ce club est à une écrasante majorité (87%) composé d'hommes dont l'âge moyen est de 59 ans.

- See more at: http://www.humanite.fr/les-211000-plus-riches-possedent-13-de-la-richesse-mondiale-558341#sthash.zWfnPDec.dpuf

Une nouvelle étude confirme que les ultra-riches concentrent de plus en plus de richesses. Malgré la crise, leur nombre augmente, et leur richesse encore plus.

Cette étude de WealthX et de la banque UBS recense les très riches qui ont amassés plus de 30 millions de dollars. Ils sont 211000, soit une augmentation de 6 % sur un an, et leur patrimoine cumulé a lui augmenté de 7 %. Ainsi possèdent -ils à eux seuls 13 % de la richesse mondiale.
Ils sont de mieux en mieux répartis dans le monde, même si les Etats-Unis abritent toujours le plus gros contingent d'ultra-riches, suivis de l'Europe et de l'Asie. Le continent africain reste en dernière place, avec 3005 ultra-riche, mais c'est là que l'augmentation est la plus forte, avec une augmentation de 8,3 %.

La richesse cumulée de ces 211000 ultra-riches atteint les 30.000 milliards de dollars. C'est quasiment le PIB cumulé de l'Europe et des Etats-Unis. Presque la moitié du PIB mondial. C'est 3 fois le montant de toutes les dettes souveraines cumulées des pays européens. L'augmentation de cette richesse se fait principalement sur les marchés financiers, repartis comme s'il n'y avait jamais eu de crise. Toutefois, un tiers de ces ultra-riches ont hérité du gros de leur fortune.  Au niveau mondial, ce club est à une écrasante majorité (87%) composé d'hommes dont l'âge moyen est de 59 ans.

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Cette étude de WealthX et de la banque UBS recense les très riches qui ont amassés plus de 30 millions de dollars. Ils sont 211000, soit une augmentation de 6 % sur un an, et leur patrimoine cumulé a lui augmenté de 7 %. Ainsi possèdent -ils à eux seuls 13 % de la richesse mondiale.
Ils sont de mieux en mieux répartis dans le monde, même si les Etats-Unis abritent toujours le plus gros contingent d'ultra-riches, suivis de l'Europe et de l'Asie. Le continent africain reste en dernière place, avec 3005 ultra-riche, mais c'est là que l'augmentation est la plus forte, avec une augmentation de 8,3 %.

La richesse cumulée de ces 211000 ultra-riches atteint les 30.000 milliards de dollars. C'est quasiment le PIB cumulé de l'Europe et des Etats-Unis. Presque la moitié du PIB mondial. C'est 3 fois le montant de toutes les dettes souveraines cumulées des pays européens. L'augmentation de cette richesse se fait principalement sur les marchés financiers, repartis comme s'il n'y avait jamais eu de crise. Toutefois, un tiers de ces ultra-riches ont hérité du gros de leur fortune.  Au niveau mondial, ce club est à une écrasante majorité (87%) composé d'hommes dont l'âge moyen est de 59 ans.

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Une nouvelle étude confirme que les ultra-riches concentrent de plus en plus de richesses. Malgré la crise, leur nombre augmente, et leur richesse encore plus.

Cette étude de WealthX et de la banque UBS recense les très riches qui ont amassés plus de 30 millions de dollars. Ils sont 211000, soit une augmentation de 6 % sur un an, et leur patrimoine cumulé a lui augmenté de 7 %. Ainsi possèdent -ils à eux seuls 13 % de la richesse mondiale.
Ils sont de mieux en mieux répartis dans le monde, même si les Etats-Unis abritent toujours le plus gros contingent d'ultra-riches, suivis de l'Europe et de l'Asie. Le continent africain reste en dernière place, avec 3005 ultra-riche, mais c'est là que l'augmentation est la plus forte, avec une augmentation de 8,3 %.

La richesse cumulée de ces 211000 ultra-riches atteint les 30.000 milliards de dollars. C'est quasiment le PIB cumulé de l'Europe et des Etats-Unis. Presque la moitié du PIB mondial. C'est 3 fois le montant de toutes les dettes souveraines cumulées des pays européens. L'augmentation de cette richesse se fait principalement sur les marchés financiers, repartis comme s'il n'y avait jamais eu de crise. Toutefois, un tiers de ces ultra-riches ont hérité du gros de leur fortune.  Au niveau mondial, ce club est à une écrasante majorité (87%) composé d'hommes dont l'âge moyen est de 59 ans.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Qui-est-le-moins-cher ? Le stagiaire !

Onze chômeuses de longue durée, soutenues par l’union locale Cgt d’Evry (Essonne), viennent de porter plainte contre l’enseigne Leclerc pour "escroquerie, offre d’emploi fausse, travail dissimulé, soumission de personnes vulnérables à des conditions incompatibles avec la dignité humaine et violences".

De décembre 2013 à février 2014, elles ont participé, avec 80 autres personnes à une « préparation opérationnelle à l’embauche » (POE). Un organisme formateur, financé par Pôle Emploi, devait proposer aux stagiaires (sur une durée maximale de 400 heures) une mise à niveau de leurs compétences pour correspondre aux postes proposés.

En fait de formation, les stagiaires du Leclerc de Fleury-Mérogis se sont surtout vues préposées à l’aménagement, au ménage, à l’étiquettage, en vue de l’ouverture du centre le 15 janvier 2014, ouverture qui devait se traduire pour elles par des embauches en CDI.

Les embauches promises : à Fleury-Mérogis, sur les 91 stagiaires, 40 d’entre eux étaient débarqués dans la semaine de l’ouverture, sous des prétextes divers et avec des méthodes plutôt expéditives.

Un stage, donc, qui a surtout permis à l’hypermarché de finaliser sa mise en place avant l’ouverture, sans salaires à régler. Voire à en recevoir, puisqu’il semble que dans certains cas les organismes de formation soient directement contrôlés par le groupe Leclerc !

Ainsi, FM Formadif, l’organisme chargé de former les stagiaires de Fleury-Mérogis, appartient aux deux centrales d’achat franciliennes de Leclerc et aurait touché 190 000 euros de Pôle Emploi et du financeur paritaire de la grande distribution dans cette opération.

Ce système de « recrutement » de main-d’œuvre gratuite n’est pas une première pour l’enseigne. A Auxerre, Montpellier, Narbonne, Nimes les mêmes faits sont dénoncés depuis 2013.

Face à des choix patronaux et gouvernementaux qui autorisent ces dérives, la Cgt reste mobilisée et manifestera aux côtés des privés d’emplois, pour le droit au travail et l’accès à l’emploi de qualité, le 6 décembre 2014.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Isolé, le MEDEF doit changer sa copie

Cette 3ème séance de négociation a été marquée dès le départ par une opposition de la part de toutes les organisations syndicales de salariés, vis-à-vis du texte du MEDEF et par une défiance de l’UPA et de la CGPME.

Pour l’ensemble des organisations syndicales de salariés le texte présenté est encore plus négatif que le précédent.

Les articles 1 et 2 du texte étant déterminant pour la représentation des salariés, les organisations syndicales ont fait des propositions.

Pour la CGT, il est hors de question que la représentation des salariés soit facultative, de même que le regroupement des délégués du personnel avec le CE et le CHSCT n’est pas acceptable, tout comme la marginalisation des délégués syndicaux.

Nous avons réaffirmé notre volonté de parvenir à une représentation de tous les salariés à partir d’une entreprise de un salarié, à conforter et développer les droits et moyens des instances, notamment du CHSCT.

Le MEDEF doit revoir profondément sa copie. C’est le message qui lui a été adressé par l’ensemble des organisations syndicales.

Il est essentiel que la citoyenneté au travail progresse. L’intervention des salariés pour peser sur cette négociation est plus que nécessaire, la CGT fera tout pour la favoriser.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #FRALIB
Les anciens de Fralib certifiés Bio

La coopérative va commencer sa production propre de thé et infusion avec une certification Bio.
Une victoire de plus pour les anciens salariés d'Unilever.

L'organisme Ecocert vient de certifier Bio pendant un an la SCOP TI (TI pout Thés et Infusions) d'Aubagne.
Selon les salariés :

"Nous pensons que nous tiendrons les objectifs que nous nous sommes fixés à la sortie du conflit avec le Groupe  UNILEVER en mai dernier, à savoir boucler toute la partie juridique, administrative, choix de stratégie commerciale etc… avant la fin de l’année et de démarrer l’activité au premier trimestre de l’année prochaine"


Reste à conquérir le marché de la grande distribution pour que l'activité se pérennise. 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Communiqué de Bernard Thibault, membre du groupe des travailleurs au

Conseil d’Administration du Bureau International du Travail

 

Les travailleurs du monde sont privés d’un accès à la justice internationale !

Deux semaines après la provocation de Pierre Gattaz, enjoignant le gouvernement français à «sortir de la convention 158 de l'Organisation internationale du travail», fixant obligation aux employeurs de justifier les motifs du licenciement, le patronat mondial poursuit son attaque frontale contre le système des normes internationales du travail. Cela fait maintenant plus de deux ans que les représentants des employeurs au sein de l’Organisation Internationale du Travail, instance multilatérale tripartite du système des Nations Unies chargée de garantir l’application d’un véritable «code international du travail», prennent prétexte d’attaques contre le droit de grève pour affaiblir les régulations mondiales en matière de travail. Cible principale de cette offensive généralisée: le droit de grève.

Le patronat dans sa grande bonté, reconnait le droit de grève lorsqu’il est inscrit dans la constitution des états (comme c’est le cas en France) mais le refuse aux autres travailleurs du monde alors que la convention 87 sur les libertés syndicales

de 1949 et sa jurisprudence d’application depuis 50 ans, sont le seul bouclier de protection pour des millions de travailleurs. Mais derrière cette offensive contre

le droit de grève, l’objectif est beaucoup plus grave: sous couvert d’un conflit d’apparence juridique c’est bien le risque de voir les droits de l’homme devenir une variable d’ajustement dans le monde des affaires qui se profile. L’offensive vise plus largement à affaiblir durablement une institution et des règles uniques et

précieuses dans le système multilatéral. Elles permettent d’opposer au courant dominant dérégulateur de la mondialisation, des principes qui permettent de protéger et d’améliorer la condition des travailleurs, principalement dans les pays dont les législations sociales ou du travail sont les moins développées.

Le Conseil d’Administration du BIT a été mis hier soir dans l’incapacité de prendre la seule décision susceptible de régler le différend juridique qui oppose les employeurs et les travailleurs sur le droit de grève: saisir la Cour Internationale de Justice de La Haye, comme le prévoit la constitution de l’OIT. Il est regrettable

qu’un grand nombre de pays, dont ceux de l’Union Européenne et d’Amérique Latine, après avoir soutenu la revendication des travailleurs de pouvoir plaider leur cause devant la Cour Internationale, aient finalement cédé devant les manœuvres dilatoires du Patronat. Faute de majorité au conseil d’administration, les travailleurs du monde sont pour l’instant interdits d’accès à la justice internationale! C’est insupportable ! Le sujet n’est pas clos pour autant ; il reviendra lors d’une prochaine session du Conseil d’Administration du BIT en mars 2015.Il est indispensable que d’ici là les initiatives se multiplient pour changer la donne !

 

Genève, le 14 novembre 2014

Bernard Thibault

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le patronat, mais aussi, hélas, le gouvernement veulent faire croire que le droit du travail est trop protecteur, que le Code du Travail serait obèse et qu’il serait un frein à l’embauche. Le Premier ministre a allumé la mèche le 23 octobre en déclarant que « le fonctionnement du marché du travail n’est pas satisfaisant, car il ne crée pas assez d’emplois, il génère des inégalités importantes entre, d’une part, des salariés très protégés en CDI et, d’autre part, des salariés très précaires en CDD et en intérim. C’est là-dessus qu’il faut agir ». Et Manuel Valls d’ajouter que si « les partenaires sociaux n’ont pas souhaité s’engager sur le contrat unique, (...] cela ne veut pas dire que ce n’est pas intéressant ».
Le gouvernement tente ainsi de faire revenir par la fenêtre en imposant à l’agenda social une promesse de campagne de Nicolas Sarkozy sortie par la grande porte. En effet, le contrat unique qui fait aujourd’hui débat, n’est autre que le retour du CPE ou du CNE, le premier rejeté par la rue, l’autre finalement abrogé sous la pression syndicale et après une série de revers juridiques.

Pourtant, le contrat à durée déterminée est devenu une sorte d’exception. Ainsi, plus de huit embauches sur dix se font aujourd’hui sous forme de contrat à durée déterminée, travail temporaire, temps partiel, travail saisonnier, contrats aidés, etc...Et, à la sortie, près de neuf entrées sur dix à Pôle Emploi sont justement des fins de contrats. On ne compte plus les cas d’abus de CDD, les stages hors-cursus, les recours au travail saisonnier dans des secteurs où cela ne se justifie pas.

L’offensive menée contre le CDI vise avant tout à remplacer des contrats à durée indéterminée par des contrats précaires et à sécuriser juridiquement les licenciements pour les entreprises. Privés de toute possibilité d’évolution de carrière, de reconnaissance de leurs qualifications, les salariés seraient ainsi condamnés à être éternellement en début de carrière.

Tandis que le patronat propose de faciliter les licenciements pour dit-il, faciliter l’embauche, la CGT revendique le droit à un travail digne et reconnu, pour toutes et tous, dans une société solidaire. A l’opposé des mesures visant à généraliser la précarité, la CGT propose un nouveau statut du travail salarié (NSTS) qui concernerait l’ensemble du salariat, du privé comme du public, quels que soient la taille de l’entreprise ou le service pour celles et ceux qui sont en emploi.
Le NSTS doit permettre à chaque salarié, de la sortie du système scolaire à la fin de sa carrière professionnelle, de disposer d’un certain nombre de droits cumulatifs et progressifs, transférables d’une entreprise à l’autre, d’une branche à l’autre, opposables à tout employeur.
Ces droits sont notamment :
- le droit à un contrat à durée indéterminée ou à un emploi statutaire à temps complet ;
- droit à un salaire, au déroulement de carrière, à la formation continue.

La CGT propose aussi la sécurité sociale professionnelle qui est un volet du statut du travail salarié. Elle s’inscrit dans l’exigence de rendre effectif le droit au travail pour toutes et tous.

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Hôtel Royal Monceau (Paris)

Victoire après 36 jours de lutte !

Les employés de l’hôtel de luxe « Royal Monceau » (Paris, 8e arrondissement) ont obtenu gain de cause sur l’essentiel de leurs revendications après 36 jours de grèves.

Avec l’appui des militants CGT, ils ont obtenu, entre autres, la revalorisation des salaires entre 3,5 % et 6 %, la participation de l’employeur à la mutuelle santé à hauteur de 60%, le versement de la prime d’intéressement à part égale entre les salariés, une prime de 6,50 € par lit supplémentaire pour les femmes et valets de chambre, une prime annuelle de 150 € pour tout déménagement effectué par les équipiers et l’engagement de la direction de procéder à des embauches.

C’est début octobre que plusieurs dizaines d’employés (femmes et valets de chambre, gouvernantes, barman, serveurs, cuisiniers, plongeurs, etc.) avaient entamé une grève pour dénoncer leurs conditions de travail et de rémunération. Devant l’obstination de la direction, le tribunal de grande instance (TGI) de Paris avait nommé un médiateur. Et c’est donc après plus d’un mois de lutte exemplaire qu’un accord de fin de grève a été signé, jeudi 6 novembre 2014.

Rappelons que certaines catégories d’employés figuraient parmi les plus mal payées de tous les grands hôtels parisiens, alors que « Le Royal Monceau Raffles », propriété d’un fonds d’investissement qatari, fait partie du club fermé des hôtels de luxe français bénéficiant du label « palace », créé en 2010.

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Les inégalités de salaires

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Une partie du salaire est payé individuellement aux salariés, un salaire direct : le salaire net. L’autre partie formée des cotisations est versée aux caisses de Sécurité sociale (l’Urssaf) ou aux caisses de chômage (le pôle emploi). Ce versement dans « un pot commun » est conçu pour satisfaire des besoins en raison de la maladie, de la maternité, des charges familiales, du chômage, de l’invalidité, de la retraite, c’est un salaire indirect : le salaire socialisé, (appelé aussi salaire social, mutualisé, collectif…). Il représente environ 40 % du salaire.

Le terme de salaire socialisé est préférable à celui de salaire différé. La cotisation n’est pas un prélèvement, une charge, un impôt, une taxe, une épargne, une assurance, un placement pour le futur c’est du salaire !

Les cotisations financent les prestations versées actuellement. Les actifs d’aujourd’hui financent les retraites d’aujourd’hui dans le cadre du régime de répartition. Dans un régime de retraite par capitalisation la logique est différente : les actifs épargnent, ou placent leur argent, en vue de leur future retraite.

Les retraités, les chômeurs, les malades ne sont pas payés en contreparties de leurs cotisations passées, ils ne récupèrent pas « leurs propres » cotisations. (Pour les retraites, ce principe est altéré par les modalités de calcul des pensions : nombres d’années et salaires pris en comptes). L’utilisation de ces cotisations est déterminée par un choix politique, celui de la distribution de la richesse actuelle. Le salaire socialisé n'est pas attribué en fonction des cotisations comme les assurances. Les cotisations sont proportionnelles au salaire mais les prestations sont déterminées, en principe, selon les besoins de chacun.

Sur le bulletin de paie, le salaire socialisé, prend deux formes : les cotisations dites patronales et les cotisations dites salariales. Mais la distinction entre cotisation patronale et salariale est une tromperie car c’est l’ensemble du salaire qui rémunère notre force de travail. Le salaire net n’est pas appelé salaire patronal. La part dite patronale ne sort pas plus que la part dite salariale de la poche des patrons. Les patrons le reconnaissent d’une certaine manière en parlant de charges salariales constituées par le salaire net et l’ensemble des cotisations.

La cotisation sociale permet de continuer à verser un salaire aux retraités, de payer les indemnités, c’est à dire le salaire du malade ou du chômeur, les allocations familiales un sur-salaire en raison des « charges » familiales…

La distinction entre la part patronale et la part salariale de la cotisation sociale est nécessaire pour une seule raison : il faut revendiquer l’augmentation générale des salaires et de la part patronale de la cotisation. C’est le bon moyen de rogner les profits, de taxer le capital. Par contre il faut s’opposer à l’augmentation de la part salariale car cela ampute le salaire net, le pouvoir d’achat.

La richesse créée par le travail rémunère l’ensemble du « monde du travail » dans diverses situations, au chômage, en arrêt de travail pour maladie ou accident, en retraite. Sans travail contraint, sans être soumis à l’exploitation capitaliste les travailleurs bénéficient d’un salaire !

Le salaire socialisé enjeu central de la lutte de classe

 

La Sécurité sociale a été constituée dans le contexte favorable de la libération. Le patronat ne l’a jamais acceptée, mais en 1945 il n’avait pas le moyen de s’y opposer. Depuis les attaques des gouvernements de gauche et de droite contre le système socialisé ont été constantes. Elles ont pris de l’ampleur depuis une vingtaine d’année, notamment contre le régime de retraite.

Le patronat n’a jamais accepté que des prestations soient versées indépendamment de la situation financière des caisses. C’est la situation du salarié (maladie, vieillesse, maternité, enfants à charge chômage) qui ouvre droit aux prestations.

- Pour la branche maladie, la loi Juppé a sapé ce fondement de la Sécurité  sociale. Jusqu’en 1996  c’était l’état sanitaire de la population qui déterminait les dépenses des Caisses d’Assurance Maladie. La Sécu payait à « guichet ouvert. » Désormais les prestations sont contenues dans la limite d’une enveloppe prédéfinie par le vote de la loi de financement de la Sécu par le parlement. et une procédure d’alerte impose que des mesures soient prises en cours d’année si « les dépenses dérapent »

- Pour la branche vieillesse, les modifications des règles de calcul des retraites : durée de cotisations nécessaires, années prises en comptes pour le calcul et l’indexation des pensions sur les prix et non plus les salaires, limitent de plus en plus le caractère de « salaire continué » des retraites.

- Les politiques de réduction des cotisations, par les exonérations de cotisations, par la fiscalisation (la CSG…) sous prétexte de soulager les " charges " des entreprises ont pour conséquences de réduire nos salaires !

Le caractère anticapitaliste du salaire socialisé

 

Le salaire socialisé repose sur un mécanisme opposé au fonctionnement normal du capitalisme. La valeur de la force du travail sur laquelle se fonde le salaire obéit aux lois du marché capitaliste. Mais la redistribution du salaire socialisé repose sur des critères qui préfigurent la logique socialiste « à chacun selon ses besoins » en rupture avec le dogme libéral qui prétend que le sort de chacun est fonction de l’effort individuel.

Le patronat n’a jamais accepté de payer des salariés « hors emploi ». Il voudrait un salaire « nu », ne payer les travailleurs que pour la seule période où ils vendent  leur  force de travail, la période où ils sont sous la subordination directe de leur employeur.

La retraite par répartition est anticapitaliste. Le retraité est un salarié  placé hors de la subordination de l’emploi. Il dispose librement de son temps sans contrainte patronale et il perçoit un salaire financé par les employeurs, pas spécifiquement ceux qu’il a eu durant sa vie professionnelle, mais par le patronat d’aujourd’hui. Il faut s’opposer à toute réduction de salaire durant l’activité professionnelle. Il en est de même pour le salaire continué du retraité, il ne doit pas être réduit par rapport à celui perçu auparavant.

Le système  par répartition démontre l’inutilité de l’accumulation financière pour  financer les retraites et ouvre la perspective d’une gestion solidaire et non capitaliste :

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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