Syndicat CGT Unilever HPCI France
La semaine dernière, les grévistes de la Bibliothèque Sainte Barbe ont mis fin à leur grève après le recul de la direction de Paris 3. Leur bataille de deux mois pour de meilleures conditions de travail a payé, et leur victoire, même partielle, est un point d'appui dans la lutte contre la précarité étudiante et la précarisation de l'ESR. Retour sur cette lutte exemplaire, menée par de jeunes étudiants salariés avec Déborah, monitrice étudiante et gréviste.
Crédits photo : Facebook de MOET en grève
Révolution Permanente : A la Bibliothèque Sainte Barbe, vous avez été en grève plus de deux mois, pour de meilleures conditions de travail. Peux-tu revenir brièvement sur l’historique de ce conflit qui vous a opposé à la direction de l’Université Paris 3 ?
Déborah : Ça a commencé en novembre au moment de l’annonce du deuxième confinement. La bibliothèque a fermé le soir même, pendant trois jours. On nous a annoncé qu’on ne serait pas payés pour ces trois jours et qu’on aurait à rattraper ces heures-là. Étant-donné que ça ne nous semblait pas normal, on a décidé de nous pencher sur nos contrats et on a assez vite compris qu’on se faisait arnaquer. A la Bibliothèque, nous, les moniteurs étudiants, on est contractuels et on travaille 15h par semaine, de septembre à juillet.
Et même si on sert un besoin permanent de la bibliothèque, il y a écrit dans notre contrat qu’on est « payé à l’heure faite ». Donc on est des sortes de « faux contractuels », comme on dit dans la fonction publique. On est entre les contractuels permanents – les profs, les bibliothécaires, ceux qui travaillent dans les musées, etc. – et les vacataires.
Dans la mêlée on s’est aussi rendu compte que la DRH de Paris 3 n’avait pas payé les congés payés liés à la Covid de certains de nos collègues. Encore une fois, sous prétexte de nos contrats. Du coup, on a demandé si en cas de confinement strict on serait payés, et on nous a répondu que non car on était payé à l’heure faite.
Par la suite, la direction nous a appris pendant une réunion qu’ils allaient modifier nos contrats, à partir de l’année prochaine. On allait avoir des contrats de vacation, beaucoup plus flexibles, moins d’heures, et surtout on allait possiblement perdre tous nos avantages : les congés payés (à Noël par exemple), le paiement des jours fériés, les tickets restaurants, etc.
Donc le 5 décembre on s’est mis en grève, et tous les samedis pendant deux mois et demi, et même une semaine entière fin janvier. Dès les premières semaines de grève, la direction a compris que c’était illégal de pas nous payer les congés maladie liés au Covid et fin janvier on a gagné sur des garanties pour les nouveaux contrats (congés payés, tickets restaurants, etc.). Enfin, la semaine dernière, on a gagné ou plutôt à moitié gagné sur le paiement des jours en cas de fermeture de la bibliothèque. La direction nous a expliqué que si on n’était pas payés c’est parce que nos tâches, qui consistent en du rangement, gestion du public, etc. ne sont pas « télétravaillables ». Ce qu’ils nous ont donc proposé c’est des tâches « télétravaillables » : du tutorat pour des étudiants de L1 de P3, ou autres, pour nous garantir d’être payés en cas de nouvelle fermeture de la bibliothèque.
Révolution Permanente : Ce qu’on comprend donc c’est que si la direction recule sur la casse du statut, elle en profite quand même pour flexibiliser toujours plus vos tâches en cas de fermeture de la bibliothèque d’après sa dernière proposition en plus de vous faire rattraper les heures du mois de novembre. Qu’est-ce que tu penses de cette nouvelle ?
Déborah : En fait, le fond du problème n’est pas du tout réglé étant donné qu’on n’a pas de garantie de « chômage technique » et qu’on doit encore rattraper les heures de novembre qu’on avait perdu. Moi par exemple je suis concernée par 12h, d’autres plus.
Ils nous ont dit ça après 3 mois de mobilisation et de fatigue de notre part, donc pour nous c’est une victoire dans la mesure où on aura 15h garanties par semaine. Mais c’est clair que ça arrive aussi juste après l’annonce qu’il va falloir de tuteurs pour les étudiants de L1… Ils nous ont dit que ça revaloriserait nos salaires, mais c’est clair que ça les arrange de nous avoir sous la main. Ça montre ce que la fac va devenir aussi ces prochaines années : la DRH de Paris 3 nous a dit que tous les contrats étudiants seraient centralisés par une plateforme dans l’université qui leur permettraient de nous utiliser de manière flexible pour plein de tâches… C’est l’uberisation du travail dans la fonction publique. C’est pour ça que pour nous c’est une demi-victoire, qu’on n’a pas gagné sur le fond.
Révolution Permanente : Vous avez construit une grève dans un secteur où la transmission des luttes est quasi impossible à cause de la courte durée des contrats, quels sont les liens de solidarité que vous avez tissé pendant ce conflit ?
Déborah : Je pense qu’on a réussi à faire une grève unanime parce que la direction a accumulé les attaques dans un temps court. Du coup ça a permis de mobiliser vite, mais après ce qui était difficile c’était de faire grève dans un secteur public. Il fallait jouer surtout sur la pression médiatique. En pleine période où on parle de précarité étudiante, il y a une direction d’Université qui faisait des économies sur des étudiants salariés.
Le métier de moniteur étudiant et le fait que la fonction publique emploi des étudiants c’est assez peu connu, donc ça a permis de faire connaître aussi notre statut. On a contacté des médias, mais aussi d’autres bibliothèques et on s’est vite rendu compte que souvent les salariés avaient même moins d’avantages que nous. On a aussi fait des liens avec les contractuels et les vacataires précaires de l’ESR, les BIATSS, les doctorants, etc. Ils ont les mêmes problèmes que nous aussi, c’est toujours les universités qui précarisent les plus précaires.
Révolution Permanente : De par votre statut, vous vivez très concrètement à la fois la casse de vos conditions d’étude à la fac mais aussi la précarisation des emplois dans l’ESR. Vous êtes une sorte de pont entre les étudiants et les salariés précaires à l’Université ?
Déborah : Oui, on était vraiment à l’intersection de pleins de problèmes et je pense que c’est aussi ce qui a permis à notre lutte de réussir. On faisait le lien avec tous les problèmes qu’on voit aussi sur la fac. C’est pour ça qu’on a fait une journée de grève commune avec les doctorants précaires de Paris 3 justement. On a vite eu cette logique de faire des liens, comme on était tous employés de bibliothèques, mais aussi étudiants et employés par la fac.
Si déjà on a besoin de travailler 15H par semaine alors qu’on est étudiant c’est vraiment dégueulasse de nous priver par exemple de 12h de travail par mois, c’est me priver du quart de mon salaire du mois. Moi j’ai carrément perdu mon deuxième boulot dans la mêlée parce que j’étais employée en contrat d’extra dans la restauration. Donc je me suis retrouver dans une situation très difficile.
Ils jouent sur ça pour faire des économies, sur le fait qu’on soit une main-d’œuvre flexible et précaire qui n’a pas le choix. Ils pensent qu’on ne va pas oser se mobiliser ou les contredire parce qu’on en a trop besoin.
Révolution Permanente : Du coup, quels sont les bilans et les acquis de cette grève que tu aimerais transmettre ?
Déborah : Il y avait déjà eu une grève en 2016, mais ce n’était pas du tout une grève aussi massive. Ils avaient fait grève parce qu’ils étaient payés tous les 3 mois, et ils avaient gagnés le fait qu’aujourd’hui on est payé tous les mois. Là, les acquis de la grève, c’est que même avec le turn-over de l’année prochaine, on a déjà un groupe constitué qui va rester et que la direction sera plutôt frileuse de nous attaquer, d’essayer de changer les contrats. On hésite aussi à se syndiquer, même si notre groupe est déjà une force en soi.
Comme pour la grève de 2016, je pense que c’est important de se dire qu’on est un groupe d’étudiants précaires qui a réussi à faire ça. Quand tu sais qu’avant il y a eu des choses, comme en 2016, et qu’elles ont marché, c’est important pour toi pour que tu puisses te mobiliser aussi.
Il y a de l’espoir puisqu’on a relevé la tête, qu’on s’est battus et qu’on a en partie gagné. Au début on avait peu cet espoir. On entendait beaucoup parler de précarité étudiante, on nous disait qu’on devrait s’estimer heureux d’avoir un travail. Je n’aurais jamais pensé que ma première grève serait en tant qu’étudiante en master ! On a dû travailler quand même 15h par semaine, étudier, et organiser la grève. On se sentait traités comme de la merde dans la bibliothèque, mais on a vu notre force quand on était nombreux.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Parmi les projets de reconversion prévus par Total pour la raffinerie de Grandpuits en Seine et Marne se trouve le développement d’une usine de bioplastique et d’une de recyclage de plastique. La multinationale invoque des arguments écologiques, mais la réalité est tout autre.
Crédits photo : AFP/PIERRE ANDRIEU
Début 2020, Total sortait son plan « 0 carbone ». La multinationale maintient une stratégie de greenwashing, dont la dernière annonce a été le changement de nom du groupe en « TotalEnergies ». Derrière cette stratégie se cache surtout une volonté de continuer à minimiser les « coûts » et maximiser les profits. Le processus est en effet celui d’une délocalisation croissante de la production d’énergie dans des pays du Sud où les normes salariales et environnementales sont moins strictes, comme le projet du plus grand pipe-line chauffé de Total en Ouganda qui permettrait d’exploiter 1,4 milliard de barils de pétrole tout en détruisant toute une région. Dans un contexte où les cours du pétrole et des hydrocarbures ont chuté au cours de l’année 2020 notamment à cause de la crise sanitaire, maintenir les dividendes des actionnaires, notamment en cherchant de nouveaux débouchés, est une préoccupation des capitalistes de Total.
Pour la raffinerie de Grandpuits en Seine et Marne, Total prévoit notamment de reconvertir le site en usine de « bioplastiques » et biocarburants. Un projet qui doublerait le rendement de la raffinerie tout en supprimant 700 emplois : autant de bénéfices qui iront engraisser les actionnaires de la multinationale, auxquels l’entreprise a versé 1,8 milliard d’euros l’année dernière en pleine crise sanitaire et économique.
Au delà de ces conséquences sociales désastreuses, penchons-nous sur les implications écologiques de ces fameux bioplastiques ainsi que sur l’usine de recyclage de plastique qui pourrait également être prévue dans le projet de reconversion de Grandpuits.
Pour le bioplastique, l’entreprise prévoit de produire du PLA, un plastique produit à partir d’acide lactique obtenu à partir de sucre ou d’amidon et non pas de pétrole, soi-disant « biodégradable » et « recyclable ». Ce serait un plastique biosourcé, c’est-à-dire une production de plastiques issus de façon partielle ou totale de la biomasse (masse de matière vivante). Par ailleurs, actuellement, aucune norme ne dicte un minimum imposé pour qu’un plastique soit ainsi qualifié.
Le premier bioplastique technique date de 1947, la conception du PLA pour sa part date des années 1990.
De nombreux points négatifs sont à soulever quant à ce procédé.
Premièrement, la production de biomasse à destination de celle de plastique risque de concurrencer les productions alimentaires. En effet, pour la production de bioplastique il y a une nécessité de dédier des sols spécialisés à cet effet et non plus à la production alimentaire. Pourtant les terres fertiles sont de plus en plus rares dans le monde alors qu’elles sont plus que nécessaire. De plus, ces cultures sont également essentielles pour nombre de personnes ne pouvant pas se nourrir à leur faim. Pour donner des chiffres, en 2018, 359 millions de tonnes de plastique ont été produit selon la société Carbios et en 2011 d’après L’institut du Bioplastique et des biocomposites il fallait 300 000 hectares de terre pour produire les 1,2 million de tonnes de bioplastique produit cette année-là. Donc après calcul, si on souhaitait produire 359 millions de tonnes de bioplastique pour remplacer la consommation annuelle de plastique, il faudrait au moins 90 millions d’hectares de terres agraires. Ces cultures pourront également potentiellement être intensifiées par des pesticides et des engrais qui eux-mêmes dépendent du pétrole, l’utilisation d’OGM n’est pas non plus à exclure.
Deuxièmement l’efficacité du caractère biodégradable de ce plastique est à minorer en effet comme l’affirme cet article,« le plastique biodégradable, en compostage industriel : doit se dégrader en moins de 6 mois, grâce à des micro-organismes capables de digérer la matière à de très hautes températures. En compost domestique cela doit se dégrader à 90 % au bout d’1 an - à condition de ne pas saturer le compost de bioplastique. »
Alors que dans la nature, le plastique biodégradable se désagrège qu’en minimum deux ans et cela peut être encore plus long quand les déchets plastiques se retrouvent à la mer où les conditions ne sont pas réunies pour une bonne dégradation.
Troisièmement, comme évoqué par les Amis de la terre dans leur rapport de décryptage des plans de reconversion de Grandpuits, pour produire du bioplastique il faut : “Cultiver des betteraves à sucre en Europe du Nord, pour ensuite les transformer en acide lactique en Espagne, puis les transformer en ‘bioplastique’ à Grandpuits pour enfin exporter le PLA et avoir peu de chances qu’il soit finalement composté ou recyclé”. Le caractère biodégradable du plastique n’est, par conséquent, ni simple ni très efficace et bien loin de faire partie d’une économie circulaire, comme le prétend Total.
Enfin, la production de bioplastique, continue de valoriser des produits plastiques jetables à usage unique, il n’y a donc pas de planification sur le long terme, car même recyclé, la production d’un objet réclame de l’eau, des matières premières etc.
Le deuxième plan de reconversion concerne une usine de recyclage de plastique, qui elle aussi n’est pas une meilleure alternative. Total prévoit de construire la 1ère usine de recyclage chimique en France avec Plastic Energy (Total 60 %, Plastic Energy 40 %).
Cette unité pourra transformer des déchets plastiques par un procédé de pyrolyse qui consiste à faire fondre les plastiques pour obtenir un liquide appelé « Tacoil ». Ce « Tacoil » servira ensuite de matière première à la fabrication de polymères.
En réalité, le recyclage du plastique aide à vendre plus de pétrole et de gaz pour les entreprises développant cette technologie.
Le journal Libération a fait une enquête spécialisée sur la question du recyclage du plastique très parlante. Les journalistes ont relevé la phrase suivantes issue d’une présentation destinée aux investisseurs, datant de septembre 2019 : « Le recyclage offre des opportunités de croissance supplémentaires. » A première vue, Total en tant que producteur de pétrole devrait voir un risque financier en l’augmentation du recyclage. Pourtant, une diapositive dans cette présentation prouve le lien entre augmentation de la demande pour leurs produits pétrochimiques, et le développement rapide des technologies de recyclage. Cette causalité s’explique par le caractère dégradable du plastique au contact de la chaleur et de l’humidité et et la nécessité une fois dégradé d’injecter du plastique vierge (plastique peu cher, est issu partiellement du pétrole) pour qu’il ait des propriétés correctes. Développer des usines pour recycler du plastique permet donc à Total et aux autres producteurs de pétrole d’augmenter leurs ventes à travers le monde en comptant sur une demande croissante de plastique, pour produire toujours des hydrocarbures qui seront injectés dans les plastiques recyclés.
Ces deux projets de reconversion sont donc bien des façades, pour continuer à vendre des hydrocarbures d’une part, mais également justifier 700 suppressions de postes. La citation suivante de Pouyanné est une conclusion résumant l’hypocrisie du discours écologique de la multinationale au-delà de celui utilisé pour Grandpuits,« Mais les gens ne doivent pas oublier que le pétrole est une drôle d’activité dans laquelle, si vous n’investissez pas, vous avez un déclin naturel de 4 à 5% par an ». Le calcul est donc définitivement financier et ne se préoccupe que peu des enjeux environnementaux et sociaux ainsi que des nombreuses voix du monde scientifique qui estiment qu’il faudrait laisser dans le sol la moitié des énergies fossiles pour éviter le réchauffement climatique. Par ailleurs, la raffinerie de Grandpuits, grâce à sa localisation, ses infrastructures déjà existantes et le savoir-faire de ses salariés a tout pour devenir un pilier de la planification écologique. Mais pour cela, les intérêts privés doivent quitter ses murs, seule une transition écologique pensée et gérée par les travailleurs dans l’intérêt du territoire et de la population sera une solution à la hauteur de la crise écologique actuelle. Elle seule pourrait être une transition écologique viable qui ne se ferait pas au prix de la casse sociale.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
L’ARS a ordonné aux hôpitaux d’Île-de-France de déprogrammer 40% de leurs activités médicales et chirurgicales pour augmenter le nombre de lits en réanimation. Pendant que le gouvernement se pavane, les hôpitaux et les cliniques d'Ile de France font face à un risque de saturation en réanimation.
Crédits photo : AFP
L’Agence Régionale de Santé a donné ce lundi « l’ordre ferme et immédiat » aux hôpitaux et cliniques d’Île-de-France de déprogrammer 40% de leurs activités médicales et chirurgicales pour augmenter le nombre de lits en réanimation pour les patients du Covid-19, ce qui devrait libérer environ 500 nouvelles places. Aurélien Rousseau, directeur général de l’ARS, a affirmé : « on est dans une situation de tension très forte », avec « environ 1050 lits disponibles » pour 973 patients en réanimation.
Selon lui, « le flux reste fort », avec « entre soixante-dix et quatre-vingt entrées par jour en réanimation ». La décision de déprogrammer 40% des opérations chirurgicales et médicales dans les hôpitaux démontre que la situation sanitaire est grave, avec en perspective une saturation probable des hôpitaux en cas du maintien de la dynamique épidémique.
Avec plus de 200 morts par jour ces quatre derniers mois et 22 000 nouveaux cas de Covid-19 par jour la semaine dernière, la situation sanitaire s’accélère. En Seine-Saint-Denis, le taux d’incidence du virus, correspondant au nombre de cas, est de 400 pour 100 000 personnes, soit autant qu’au Nord Pas de Calais, région qui est aujourd’hui confinée partiellement. La décision de ne pas reconfiner l’Île-de-France, centre économique du pays, semble donc être une décision politique pour éviter de reconfiner à terme l’entièreté du pays.
Pourtant, la situation en Île-de-France est loin d’être rassurante. Ce sont en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne que le taux d’incidence est le plus élevé, étant de respectivement 425,7 et 400,4 pour 100 000 habitants. Le variant anglais, jusqu’à 70% plus contagieux que la souche originale, est majoritaire dans la région depuis mi-février. Pendant ce temps, la situation dans les hôpitaux se dégrade. En une semaine, les hospitalisations quotidiennes en Île-de-France ont augmenté de 14% et les entrées en réanimation de 31%. Près de 1000 personnes sont actuellement en réanimation, soit presque autant que pendant le pic de la deuxième vague. Cette accélération de la situation semble être le résultat de l’augmentation de l’incidence d’il y a deux semaines.
Pendant ce temps, le gouvernement continue de se pavaner et se vante de maîtriser la situation. Ainsi, Jean Castex s’est ce week-end fendu d’un tweet revendiquant fièrement l’opération de vaccination de 585 000 personnes. Face à l’accélération de la situation, le gouvernement a en effet fait mine de donner un coup de collier à la campagne de vaccination, afin de montrer qu’il avait la situation en main.
Pourtant, il est clair que la progression du variant anglais depuis plusieurs semaines vient bouleverser le pari sanitaire de Macron, qui était de contenir l’épidémie au moyen de mesures restrictives combinant couvre-feu et confinements partiels, tout en pariant sur la vaccination et l’accélération de la campagne, afin d’éviter à tout prix tout confinement national, au risque que les hôpitaux débordent. Résultat : la stratégie du gouvernement nous a conduits dans une situation très tendue. Aujourd’hui, face au risque de saturation, et plutôt que d’augmenter les moyens pour l’hôpital public en investissant massivement dans du matériel et du personnel, les hôpitaux sont obligés de déprogrammer des activités chirurgicales et médicales, quitte à repousser des opérations urgentes pour certains patients.
Dans le même temps, le gouvernement tente de faire reposer la responsabilité de la lenteur de la campagne de vaccination sur le dos des soignants. Ainsi, la phrase « je ne reconfinerai pas tant qu’il restera des vaccins dans vos frigos » prononcée par Macron à l’intention des soignants avait pour but de les faire culpabiliser de leur refus à se faire vacciner, quand le gouvernement est le premier responsable de cette méfiance envers les vaccins. Aujourd’hui, le gouvernement envisage même de rendre la vaccination obligatoire pour ces mêmes soignants.
En définitive, le gouvernement continue d’avoir une gestion erratique de la crise et de prendre des mesures restrictives pour tenter de résorber la crise, forçant les hôpitaux à prendre des mesures extrêmes aux dépens des patients. Mais face à la progression exponentielle du variant, c’est bien un plan d’urgence sur le plan sanitaire qu’il va nous falloir.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Aides de l'état sans aucune espèce de contraintes, promesses aux salariés pour les enfumer, ... ET priorité absolue aux actionnaires.
Voilà TOUS les ingrédients du fonctionnement de l'économie et des entreprises sous régime capitaliste.
ALORS, OUI la lutte pour s'opposer à cette politique et à ses conséquences et bataille pour faire monter l'exigence d'un autre fonctionnement de l'économie et de la société libéré du PROFIT capitaliste !
Articles antérieurs concernant Bosh de Rodez :
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SOURCE : L'Humanité
L’équipementier automobile allemand porte un « coup de massue » à l’industrie aveyronnaise. Déterminés, les élus salariés dénoncent le manque d’investissements sur le site.
C’est la douche froide pour les salariés de l’usine aveyronnaise Bosch. La direction France de l’équipementier automobile allemand a annoncé, en fin de semaine dernière, la liquidation de 750 emplois d’ici à 2025 (sur 1 250), estimant la saignée« indispensable »pour faire face à l’actuelle chute des ventes de véhicules diesels. Spécialisé dans la fabrication d’injecteurs et de bougies pour moteurs à allumage par compression, le site Bosch d’Onet-le -Château, dans l’agglomération de Rodez, verra ses effectifs diminuer « dès 2021 », a assuré la direction.
« Il est hors de question d’accepter ces annonces »,avait immédiatement réagi la CGT (majoritaire sur le site).« Cela fait plusieurs années que nous alertons sur la situation de cette usine. En 2019, déjà, nous avions organisé une marche pour le développement de l’industrie automobile dans tout le département »,rappelle David Gistau, secrétaire général de la CGT de l’Aveyron. À l’époque, le syndicat avait calculé que 700 emplois se trouvaient sur la sellette…
« Indirectement, ils nous annoncent la fin du site. Car, pour le sauver à moyen terme, il faudrait des investissements, mais il n’y a rien »,fulmine, à ses côtés, Vanessa Negre, secrétaire CGT. Pour Cédric Belledet, délégué SUD,« cette annonce est un véritable coup de massue, un couteau dans le dos. Une usine à 500 employés, ce n’est pas acceptable : cela veut aussi dire que si, dans cinq ou six ans, le marché connaît encore des difficultés, le couperet tombera ».
Le coup de poing asséné par la direction du groupe est d’autant plus rude pour les syndicats que ceux-ci se sont maintes fois mobilisés pour obtenir une vraie stratégie d’évolution industrielle de ce site majeur en Occitanie.
Certains d’entre eux (hormis la CGT) pensaient la tenir à l’été 2018 avec une sorte de donnant-donnant.
Malgré la perte d’une des deux lignes de production, le groupe promettait de maintenir sur le site au moins 8 % de la production européenne d’injecteurs, en débloquant 14 millions d’euros pour lancer une ligne de montage d’injecteurs nouvelle génération. Il annonçait aussi« la diversification industrielle de l’usine afin de lui permettre de se tourner vers divers secteurs tels que l’aéronautique, l’hydrogène et d’autres applications automobiles, ainsi que l’horlogerie ».Trente millions d’euros devaient être investis pour assurer l’avenir de 300 emplois, avec l’aide de l’argent public de l’État et de la région.
Trois ans et demi plus tard, le rideau de fumée s’est dispersé. Mollement mise en œuvre, la diversification n’a suscité qu’une quarantaine de postes. Les niveaux de production sont inférieurs de 30 % à ceux promis, dixit Cédric Belledet.
Pour l’heure, la direction ne tient qu’un de ses engagements : garantir 500 postes existants sur le site jusqu’en 2027. Elle n’apporte toujours aucune solution à l’usine d’Onet-le-Château, se réfugiant derrière la chute de 25 % des ventes de voitures diesels neuves en France entre 2012 et 2020, la fin des incitations du gouvernement pour l’achat de ces véhicules, l’interdiction de circulation dans les grandes agglomérations, le tour de vis de la réglementation européenne contre les motorisations polluantes… La présidente PS de la région d’Occitanie, Carole Delga, résume :« Les actions engagées par Bosch pour relancer et maintenir l’activité n’ont pas été à la hauteur. »
Publié par FSC
ARTICLE initial diffusé en MARS 2019
RAPPEL HISTORIQUE
Cette journée commémorative -comme le 1er mai présenté comme la fête des travailleurs par Vichy et les classes dominantes- fait l'objet d'une tentative de la vider de tout contenu revendicatif de classe.
Non pas que les revendications et enjeux sociétaux n'aient pas de signification profonde. Ils font évidemment partie intégrante des objectifs émancipateurs du mouvement de libération féministe.
Mais il ne s'y réduisent pas. Surtout ce mouvement coupé de ses origines de classe laisserait de côté les couches populaires intéressées au premier chef à l'émancipation à la fois sociétale et sociale.
Et il y va de notre mémoire et de nos références ancrées dans les réalités de la lutte de classe impulsée par le mouvement révolutionnaire notamment avec l'événement majeur de la révolution russe dans la période février-octobre 1917.

une manifestation d’ouvrières américaines du textile en 1857, (dont la réalité est contestée d'ailleurs)!
VOIR article du CNRS :
https://lejournal.cnrs.fr/articles/journee-des-femmes-la-veritable-histoire-du-8-mars
Cette journée s’ancre en tout cas dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe, au début du XXe siècle.
C’est à Copenhague, en 1910, lors de la deuxième Conférence internationale des Femmes Socialistes (antécédent en fait du mouvement communiste)- regroupant 100 déléguées venues de 17 pays, que Clara Zetkin propose d’adopter une résolution pour organiser tous les ans une Journée Internationale consacrée à la lutte des femmes. Cette journée devait compter avec le soutien des organisations politiques et syndicales de chaque pays.
La décision s’applique dès 1911. Des manifestations impressionnantes ont lieu en Allemagne, en Suisse, en Autriche, au Danemark et aux Etats-Unis. En 1912, la journée sera célébrée en France, au Pays Bas et en Russie.
Les femmes ouvrières manifestent par millions pour porter au grand jour leurs exigences et réclamer leurs droits :
· droit à la journée de 8 heures,
· droit de vote,
· droit d’adhérer à un syndicat,
· droit à la protection de la maternité,
· droit à la suppression du travail du samedi,…
En Russie, la révolution de Février commence le 8 mars 1917 (le 23 février du calendrier julien alors en vigueur). À Saint-Pétersbourg, des ouvrières manifestent contre la vie chère: le pain d'un demi kilo est passé de trois kopeks en 1913 à dix-huit kopeks. Elles réclament aussi le retour de leurs maris partis au front. Cette manifestation va marquer le début de la révolution russe. En 1921 le 8 mars est décrétée « Journée des droits des femmes », jour férié et chôme.
La Journée Internationale des Femmes, sera ainsi célébrée par un nombre toujours plus grand de femmes.
Ce n’est donc qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.
En ce 8 mars 2019 marquons fortement cet anniversaire de la lutte des femmes actualisé des exigences de notre temps, enraciné dans une histoire séculaire.
L'exploitation capitaliste demeure sous des formes renouvelées : la preuve, la revendication de l'égalité des salaires hommes/femmes n'est toujours pas réglée dans notre beau pays parce que cela ne sert pas les intérêts du patronat exploiteur et constitue donc un objectif toujours d'actualité, soulignant en conséquence aussi l'actualité et la pérénnité des affrontements de classe dans les mouvements émancipateurs.
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”LES FEMMES TRAVAILLEUSES TOUJOURS À L’AVANT GARDE
des luttes sociales et de la vie et action de la FSM”
la Fédération Syndicale Mondiale honore l’anniversaire du 8 Mars 2017, 160 ans après le soulèvement des ouvrières à New York, demandant des meilleures conditions de travail, de l’égalité et une vie avec droits.
Nous saluons chaleureusement toutes les femmes syndicalistes continuant la lutte de ces femmes pionnières, dans les rangs du mouvement syndical de classe et de la FSM, et nous les félicitons pour leur courage et leur action militante.
Nous saluons les femmes travailleuses du monde entier, les femmes des couches populaires, qui travaillent dur chaque jour pour survivre et faire vivre leur famille. Nous saluons les migrantes et réfugiées, qui ont quitté leurs pays à cause des guerres impérialistes.
Depuis sa fondation jusqu’aujourd’hui, la FSM reste fermement aux côtés des femmes travailleuses à travers des activités et initiatives diverses. Elle met toujours en évidence les problèmes spécifiques auxquels les femmes sont confrontés, comme un groupe social plus touché par l’agressivité du système capitaliste, par l’exploitation et les interventions impérialistes.
Tels problèmes sont l’absence du soutien social nécessaire de la maternité, les salaires plus bas, les formes d’emploi plus flexibles, la discrimination sur le marché du travail, le manque du temps libre qui généralement empêche la participation des femmes aux activités syndicales. De plus, les femmes travailleuses sont souvent victimes de la violence patronale et des pressions racistes. Les migrantes et les réfugiées souffrent des pressions et discriminations diverses ayant lieu contre elles.

L’affiche est consacrée aux ouvrières tuées dans Rana Plaza le 24.04.2013, au Bangladesh.
La situation et la position des femmes travailleuses se sont encore plus aggravées dans la récession et la crise économique que les travailleurs subissent ces dernières années.
En général, les femmes sont plus touchées par le chômage, les baisses de salaires, la violation de leurs droits fondamentaux.
À l’occasion de la Journée Internationale des Femmes, nous réaffirmons encore une fois notre ferme solidarité avec les femmes de Palestine, de Syrie, de l’Irak, de l’Afghanistan et de tout le monde Arabe, où qu’elles souffrent des interventions des États-Unis et d’Israël.
Chers collègues,
En tant que mouvement syndical de classe, prenons des initiatives pour augmenter le nombre et pourcentage des femmes au sein des directions syndicales à tous les niveaux. Avec audace et plan concret, faisons confiance aux femmes syndicalistes. La participation des femmes et des jeunes travailleurs donnera un nouvel élan à la FSM et aux syndicats militants.
Nous appelons les membres et amis de la FSM à honorer la Journée Internationale des Femmes Travailleuses par diverses activités et événements, qui mettront l’accent sur la nécessité de la meilleure défense des droits des femmes travailleuses et de la revendication plus efficace des mesures améliorant leurs conditions de vie et de travail.
Le Secrétariat
Publié par FSC
SOURCE : Histoire et Société
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Hier ces photos nous sont parvenues envoyées par les communistes indiens, le gouvernement bloque internet, prétend empêcher que ces voix soient entendues…
Il a des complices chez nous…
France inculture et le Nouvel Obs ont leur “bonnes œuvres”, leurs indignations sélectives pour bobos confondant l’état du monde avec le club med et l’opinion internationale avec le quarteron impérialiste se partageant les sommes très officiellement allouées par la NED, inscrites au budget des Etats-Unis pour la propagande.
La plus grande démocratie du monde selon eux ... Mais totalement aveugles à la plus grande grève du monde ( des dizaines demillions de grévistes !
Ne leur demandez pas de s’intéresser à ce qui se passe du côté des immenses manifestations en Inde. Pour eux l’affaire est bouclée, l’Inde même si elle a à sa tête un nationaliste d’extrême-droite qui prétend nier les droits de millions d’indiens pauvres, s’appuyer sur un cocktail de néo-libéraux et de conservatisme de caste, organiser la répression des femmes et de la jeunesse, est “une grande démocratie”. Alors que la Chine qui sort le peuple chinois de la misère, a fait faire un bond inouï à la condition féminine est l’objet de leur campagne de haine.
France inculture et le Nouvel Observateurs avec la bande de bobos qui se la joue tout Paris sans le moindre talent ne dit mot sur l’enfermement du jeune rappeur espagnol, pas plus que sur Julien Assange mais se cherche un héros en la personne de Navalny, un autre individu raciste, nationaliste et que même Amnisty International a renoncé à présenter comme un prisonnier politique.
Cela fait des années que cela dure, que ces gens se sont attribués le droit de parler au nom de la gôche pour mieux l’enchaîner à l’atlantisme et au capital.
Ces gens-là ont prétendu monopoliser les plateaux de télévision sans avoir la moindre œuvre digne de ce nom à offrir à la France, médiacrates,idéologues, ils se la jouent défenseur des droits de l’homme.
Ils ont organisé le désaveu de la culture, en ont fait un conformisme étouffant et l’ont coupé du peuple. Non seulement ils se sont vendus mais ils ont contribué à étouffer la création et la pensée française dans un académisme du politiquement correct – voir de l’écriture inclusive incorrecte elle- en répondant au moindre signal d’avoir à relayer es campagnes lancées par l’impérialisme…
Qui accorderait le moindre statut d’intellectuel à un BHL, un Gluksman père ou fils, ou à un Michel Onfray, l’aura d’un Victor Hugo à des histrions sans envergure, des plagiaires si ce n’est parce qu’ils se la jouent comme victimes de l’université et du savoir…
Tout est comme ça, la dissidence encombrée de micros et de caméras, la fausse solitude des réseaux de copains-coquins… Macron est l’ultime métamorphose de ce cynisme de petits maîtres… Qui a humilié le peuple, lui interdit son théâtre de Boulevard, son Almanach Vermot des citations hâtives…
Ils ont contribué à faire de la courtisanerie autour de Mitterrand et des manies d’un vieillard aux sympathies vichyssoises de toujours, en train de se décomposer, la figure de leur gauche… Ils ont agi pour transformer la tannée que prenait l’impérialisme au Vietnam en sauvetage humanitaire des boat people… Ils ont accompagné le néolibéralisme de leurs couplets sur le caractère répressif du service public, l’école, l’hôpital… Ils ont méprisé les grévistes, humilié les combattants, Ils ont accompagné toutes les expéditions de l’empire qu’il s’agisse du démantèlement de la Yougoslavie, de l’Irak, de la Libye, les expéditions en Afrique de leur petite musique contre les “dictatures” désignées… Ils ont osé même avec Robert Ménard dans leur opération aux champs Élysées s’attaquer à Fidel Castro et au peuple cubain.
France inculture et Le Nouvel Obs peuvent toujours compter sur quelques médiocres, désireux de notoriété, pour apporter leurs voix et leur signature à la campagne en sauvetage d’un imaginaire génocide des ouïghours… ils le feront sans même songer à vérifier ce qu’il en est de cette nouvelle affaire des bébés en couveuse de Saddam Hussein… ils signent pour être publiés…
Mais ces millions d’agriculteurs qui réclament le droit à la vie, le respect de la planète ne les intéressent pas, pas plus qu’Assange et Pablo Haze… Et ce sont ces gens-là qui osent revendiquer la liberté pour partage… dans une France dans laquelle monte une misère qui ne les concerne pas pourvu qu’ils aient un public de leurs semblables.
Le Nouvel observateur et la presse de même type, a au moins un financement qui va avec son discours, d’ailleurs quand on a pour direction un Serge Raffy (chroniqueur récurrent à france Inter) qui a commis en 2003, dans le cadre de l’opération Ménard financée par la NED, le plus ridicule des ouvrages sur Fidel Castro, “Castro l’infidèle, une indignité intellectuelle et morale, le best seller d’une saison d’indignité on n’a aucune peine à recueillir les errances de Raphaël Gluckscman, le stipendié du cocaïnomane dictateur géorgien de l’époque, ces gens là sont de même liens.
Mais France inculture nous abreuve du même brouet au nom du service public, à nos frais… et ils interdisent , censurent , assurent la promotion des mêmes…
Qu’il me soit permis face à ces campagnes serviles, ces désinformations dont ces gens sont capables d’encourager ceux qui de plus en plus nombreux désormais interviennent dans les réseaux sociaux pour dénoncer cet endoctrinement qui parfois comme dans le cas de France inculture est opéré avec nos impôts… et au nom de la culture, donc de la France…
S’ils veulent soutenir leurs médiocres réseaux qu’ils accordent au moins le droit à la parole à d’autres voix… mais ils ont érigé eux et leurs semblables, la censure en vertu morale… Il y a ce qui se dit et ce que l’on doit taire avec pour seul critère l’intérêt de l’impérialisme, pimenté d’un libertaire des mœurs… jusqu’à quand ? Weimar proclamait le droit au licencieux tandis que se votaient les lois répressives contre le prolétariat voué au chômage, jusqu’au jour où l’ensemble a été livré au fascisme encourage, entretenu…
J’ai connu le temps d’autres intellectuels… Aragon bien sûr… ces salopards pardonnent à Céline toutes les collaborations, mais pas à François la Colère, au résistant, au communiste…
Mieux vaut Hitler que le Front populaire reste leur slogan… on assure la publicité de Mein Kampf mais on se signe devant son vainqueur devenu leur point godwin du totalitarisme… J’ai connu d’autres intellectuels parfois en colère contre les communistes et je me souviens encore de ce repas dans un restaurant de la Bastille auquel m’avait convié Bourdieu tout près de son logis rue de la Mule noire… Peu de temps avant sa mort… Il m’a dit son inquiétude devant le triomphe de l’extrême-droite, la restauration de l’idéologie nazie… Il pensait qu’il fallait fédérer les forces de gauche… Et la politique demeurait le sport de combat de ce sociologue.
Danielle Bleitrach
Publié par FSC
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Coup de gueule de notre camarade Stéphane du Vaucluse :
La coordination Santé libre a tenu sa 3ème conférence de presse : des millions de tests produisent des résultats peu fiables, utilisés en dépit du bon sens, servent à justifier des mesures sanitaires incohérentes et sans fondement scientifiques, privatives de libertés individuelles et collectives, favorisant les intérêts du grand capital et organisant les conditions de l'approfondissement du soit disant fameux "trou de la sécu" : 18 millions par jour, soit 540 millions par mois, soit 6 milliards 480 millions par an. Payé par qui ? Par les travailleurs et leurs cotisations sociales (cf. vidéo conférence de presse à 36 mn) !
Autre preuve que cet État ne nous veut pas du bien : un nouveau médicament vient de bénéficier d'une autorisation temporaire d'utilisation par l'ANSM pour le traitement de la Covid par infiltration : une anticorps monoclonal, le Bamlanivimad. Ce médicament est nouveau, et son utilisation n'a fait l'objet que d'une seule étude, celle du laboratoire Eli Lilly and Company qui le produit, avec des résultats peu probants et des effets secondaires non négligeables et nécessiteraient pour le moins quelques études supplémentaires. Coût d'une injection : 1000 €.
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Parallèlement, l'ivermectine, médicament très connu et très largement utilisé presque partout dans le monde, avec très peu d'effets secondaires, a fait l'objet de nombreuses prescriptions et études par des médecins pour des patients atteints de la Covid 19, à différents stades d'évolution de la maladie, donnant des résultats extrêmement positifs. D'éminents scientifiques ont effectué ces derniers mois des méta-analyses qui ont confirmé les résultats très positifs de cette molécule, notamment par rapport à la mortalité. Coût de la prise de pilule : quelques centimes d'€.
En France, devant un gouvernement sourd aux interpellations dont il a fait l'objet pour autoriser l'utilisation de ce médicament, un collectif de médecins a déposé plainte en référé au Conseil d’État il y a plus d'un mois.... Le juge a refusé de juger en référé et toujours pas de nouvelle à ce jour !
Nous apprenons dans la conférence de presse de la coordination Santé libre que le laboratoire Lilly est géré par des potes du clan MACRON (cf. vidéo à 1h42).
Les managers qui nous gouvernent nous dépouillent de la valeur de notre force de travail, nous aliènent toujours plus dans le rapport au travail et notre vie globale, entravent les soins des malades par les médecins et contribuant ainsi à la mort de nos concitoyens, enrichissent leurs petits amis, à coup de toujours plus de gouvernance par les nombres (cf. Alain SUPIOT). Ce sont des escrocs et des imposteurs.
Vivons heureux : reprenons le contrôle de nos vies, sortons de l'économie de la rente, de cette Vème République et de l'UE !
Cordialement.
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Stéphane MARTIN
Publié par FSC
C'est au bout de trois jours d'occupation que Roselyne Bachelot s'est rendue ce samedi à l'Odéon. La ministre tente encore une fois de jouer la carte de la compréhension en faisant la sourde oreille aux revendications des occupants : retrait de la réforme de l'assurance chômage et "année blanche" pour tous les précaires.
Crédit Photo : CGT Spectacle
Le 15 décembre dernier, les travailleurs de la culture avaient déjà fait entendre leur voix et dénonçaient le mépris du gouvernement et leur “précarité absolue”. Après la manifestation du 4 mars, plusieurs dizaines de manifestants et de militants CGT ont investi l’Odéon pour faire résonner les revendications de ces travailleurs précaires.
Car depuis le début de la crise, il y a des chiffres qui ne mentent pas sur le mépris du gouvernement pour ces travailleurs : ce sont les 900€ dérisoires accordés aux travailleurs précaires, et encore, à la condition qu’ils aient déjà travaillé 60% de l’année, et ne permettant en réalité que d’atteindre le plafond des 900€ si l’on est en dessous. Quand à l’année blanche, aumône accordée aux travailleurs qui dépendent du régime d’intermittence et qui leur a permis de survivre en renouvelant leurs droits pendant 1 an, elle arrive à sa fin en août 2021, sans volonté de reconduction du ministère de la Culture.
Alors que des soutiens se rassemblaient le 5 mars face à l’Odéon occupé, la ministre avait une fois de plus illustré son mépris face aux travailleurs de la culture en privilégiant une opération de com’ dans la Sarthe autour du chantier à un milliard d’euros de Notre-Dame de Paris. Le lendemain, c’est Jean Castex qui invitait les intermittents “à aller se promener en Allemagne, en Italie voir combien ils sont indemnisés”, comme le rapporte Europe 1. Roselyne Bachelot aura beau dire que nous sommes "tous dans la même galère", elle qui multiplie les représentations privées, comme lors de l’enregistrement de la tétralogie de Wagner et cumule retraite parlementaire et salaire de ministre, elle n’est en réalité que l’éxécutante du volet culturel de la politique sanitaire de macron : sacrifier la culture pour sauvegarder les profits.
“Les artistes sont une frange de la population dont la caisse de résonance est proportionnellement inverse à leur nombre”, rappelait un conseiller ministériel au journal Le Monde début janvier. “Comprendre : s’ils sont relativement peu nombreux (670 000 personnes, soit 2,5 % de la population active), les professionnels de la culture savent faire du bruit pour se faire entendre”, expliquait ce même journal.
Les images de la colère du monde de la culture qui avait pris la rue en décembre 2019 avec les travailleurs des transports sont particulièrement fraiches dans l’esprit du gouvernement qui cherche depuis le début de la crise à contenir à tout prix l’explosion sociale.
C’est dans ce cadre que Bachelot souhaite à tout prix étouffer les étincelles qui commencent à agiter le monde de la culture, et en particulier la possibilité de construction d’une mobilisation unitaire avec d’autres secteurs. La réponse de la ministre sur Twitter éclaire en ce sens les raisons de ce coup de com’ : rassurer les intermittents et se centrer sur “l’emploi artistique”, pour mieux les éloigner des autres travailleurs précaires avec qui l’unité pourrait se construire à l’Odéon.
Car depuis le début de la crise, la logique du gouvernement a été celle de diviser les secteurs et d’étaler dans le temps les conséquences de la crise pour éviter le plus possible la convergence des colères. Les occupants de l’Odéon ont répondu à cette stratégie de la division par des revendications unitaires : notamment celle de la suppression de la réforme de l’assurance chômage, et celle d’une “année blanche” pour tous les travailleurs précaires. Pour gagner sur ces revendications, l’occupation de l’Odéon ne doit être que la première étape. A l’heure où le gouvernement compte sur le dialogue social pour faire payer la crise aux chômeurs et aux précaires, notamment avec la réforme de l’Assurance Chômage, il n’y a absolument rien à négocier ni avec Matignon, ni avec la Rue de Valois ! Il est nécessaire de penser un plan de bataille pour que l’ensemble des travailleurs de la culture se joignent aux autres secteurs en première ligne de la crise économique, comme la jeunesse et les centaines de milliers de travailleurs sous le feu de plan de licenciements.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
552419
Se syndiquer CGT ?
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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