SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Jeudi 4 mars 2021, deuxième réunion NAO (négociation annuelle obligatoire).

 

La CGT fera un point sur les revendications et les attentes des salariés à la direction.

Deuxième réunion NAO Unilever Le meux

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Les TUI France réunissent leurs soutiens à Cergy pour exiger l’annulation du plan social !

Ce mardi 2 mars s'est tenu un rassemblement devant le tribunal administratif de Cergy appelé par les TUI, en lutte depuis juin contre 583 licenciements. Des soutiens d'autres secteurs en lutte étaient présents comme les femmes de chambre d'IBIS Batignolles, les Monoprix, SUD Renault et des étudiant.e.s.

Mouvement ouvrier

Crédits photo : CSE TUI France

Alors que depuis le début de la crise on dénombre plus de 800 PSE avec plus de 80 000 emplois qui sont supprimés ou menacés en France, depuis juin les TUI luttent contre les 583 licenciements. En ce sens, un rassemblement s’est tenu devant le Tribunal Adminstratif de Cergy ce mardi 2 mars pour exiger l’annulation du plan de licenciement. Après avoir été balayés par la DIRECCTE, les TUI ont en effet lancé un recours devant le Tribunal Administratif, pointant notamment les conditions de départ des salariés, avec des « moyens financiers [qui] ne sont pas au rendez-vous », mais aussi les suppressions d’emplois.

Ce rassemblement a été l’occasion de réunir différents soutiens tels que la CGT HPE et les femmes de chambre de l’IBIS Batignolles, les Monoprix, SUD Renault, mais aussi des étudiant.e.s de Nanterre.

Depuis juin et l’annonce par visioconférence de la direction de TUI France de la suppression de deux-tiers des effectifs, les TUI luttent pour leurs emplois et dénoncent une entreprise « qui ne recule devant rien ». Intervenant au rassemblement, Stéphane, militant CGT TUI France, explique : « même si on a reçu nos lettres de licenciement, cela ne nous empêche pas de nous battre contre ceux qui ont joué avec nos vies, alors qu’ils ont touchés des millions du gouvernement ». En effet, TUI France a reçu des aides publiques très importantes ces dernières années, et a notamment encaissé près de 10 millions d’euros grâce au CICE. En contrepartie, l’entreprise licencie 583 personnes soi-disant au nom de « l’avenir de l’entreprise ».

Face à cela, les TUI ont décidé de relever la tête. Comme l’a expliqué un salarié « le confinement ne nous a pas empêché de nous battre ». Depuis juin les salarié.e.s se mobilisent ainsi contre leur PSE, mais aussi plus largement en étant à l’initiative de la manifestation du 23 janvier dernier contre les suppressions d’emplois. « Il y a une chose importante qu’on s’est aperçu à travers notre lutte, c’est qu’il faut qu’on se regroupe » note ainsi un salarié au micro, tandis qu’un autre ajoute : « la base ne se laissera pas faire, en face ils sont organisés donc il faut qu’on le soit nous aussi ».

Lors des prises de paroles, les travailleurs ont également dénoncé la situation des étudiant.e.s. « Il y a des étudiants qui ont tenté de se suicider et le gouvernement qu’est-ce qu’il fait ? Il donne des milliards aux patrons. C’est toujours nous qui payons la crise » a ainsi expliqué Stéphane, militant CGT TUI France. Or, alors que le combat pour l’emploi concerne toutes et tous, les TUI n’ont pas manqué de souligner l’absence de plan à la hauteur du côté des directions syndicales.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Réforme de l’assurance-chômage en vigueur dès juillet : Macron fait payer la crise aux chômeurs

Ce mardi, Élisabeth Borne a présenté le texte final de la réforme de l’assurance-chômage qui commencera à être appliquée à partir du 1er juillet. Un dispositif central dans l’agenda antisocial du gouvernement qui instaure des attaques historiques contre les chômeurs, en pleine crise sanitaire et économique.

Nos vies pas leur profits !

Alors que le chômage a augmenté de 7,5 % sur l’année 2020 avec un nombre de demandeurs d’emploi qui avoisine les 4 millions et que les suppressions d’emplois s’accélèrent (80 000 licenciements ou emplois menacés depuis le début de la crise sanitaire), le gouvernement et sa ministre du travail Élisabeth Borne se sont empressés de mettre en place la réforme de l’assurance chômage qui va frapper de plein fouet les secteurs les plus précaires du salariat, déjà durement touchés par la crise.

Comme prévu initialement par le gouvernement, la réforme de l’assurance-chômage s’attaque principalement aux possibilités d’accès au chômage ainsi qu’au mode de calcul des allocations qui vont largement être abaissées.

En effet, concernant l’accessibilité au chômage, la réforme prévoit d’allonger la période de travail nécessaire pour pouvoir toucher ses allocations. Alors qu’il fallait avoir travaillé quatre mois sur une période de 28 mois pour ouvrir des droits au chômage, il faudra travailler six mois sur une période de 24 mois. Pour ce qui est du mode de calcul du salaire journalier de référence, la réforme prévoit de ne plus compter seulement les jours travaillés comme ce pouvait être le cas auparavant, mais de prendre en compte l’ensemble des jours travaillés et non-travaillés sur une période de 24 mois pour calculer le salaire perçu dans le cadre des indemnités chômage. Ce dispositif va logiquement entraîner une baisse sans précédent des allocations chômages qui va concerner pas moins de 800 000 travailleurs en recherche d’emploi.

Comme le rapporte Le Parisien, la réforme devrait entrer en vigueur en plusieurs temps. « Selon les syndicats, cette réforme devrait entrer en vigueur le 1er juillet, au moins pour le nouveau mode de calcul controversé de l’indemnisation des demandeurs d’emploi. En outre, le durcissement de l’ouverture des droits (de 4 à 6 mois de travail sur les 24 derniers mois) entrera en vigueur au plus tôt au 1er octobre. Mais cette disposition dépendra de l’amélioration du marché de l’emploi, appréciée sur six mois à partir du 1er avril. » Du côté des mesures sensées viser le patronat en revanche, le gouvernement prend le temps... Ainsi, « le bonus-malus sur les cotisations des entreprises dans sept secteurs grands consommateurs de contrats courts sera quant à lui effectif à l’été 2022 après un an d’observation. »

L’entrée en vigueur de cette réforme de précarisation de masse avec la présence des directions syndicales dans les cadres de discussions, montre une nouvelle fois la farce que représentent des tables de négociations entre l’État, le patronat et les directions syndicales. Les représentants des principales organisations syndicales, la CGT, FO, la CFDT, ont en effet exprimé leur désaccord sur la réforme à l’issu d’un processus de discussion auquel ils ont largement participé. Une participation qui a donc de facto légitimé un cadre de dialogue social dont l’objectif ne vise bien entendu qu’à donner de la crédibilité au gouvernement qui tente de s’acheter la paix sociale dans un contexte sous haute tension.

En effet, la situation sociale et économique s’est largement dégradée depuis la crise sanitaire. De nombreux secteurs, au premier rang desquels la jeunesse (fortement touchée par le chômage), les quartiers populaires et les travailleurs ont vu leurs conditions de vie se détériorer considérablement. Dans le même temps, le gouvernement débloquait des dizaines de milliards pour maintenir à flot les profits du patronat. Face à cette contradiction, le gouvernement marche sur des œufs et craint de potentielles explosions sociales. Il cherche donc à continuer de faire passer son train de réformes antisociales, dans le sillage de la réforme des retraites, tout en ressuscitant l’illusion du dialogue social pour essayer de faire passer la pilule.

Mais face à cette tromperie à laquelle participent aujourd’hui les directions des principales organisations syndicales du mouvement ouvrier, il convient d’affirmer que la lutte contre la casse sociale ne pourra pas se dérouler dans les salons des ministères ou au rythme de journées de mobilisations isolées. Bien, au contraire c’est avec la mise en place d’un véritable plan de bataille qui coordonne les différents secteurs du monde du travail, par la rue et sur les lieux de travail, mais aussi d’études, que notre camp social pourra espérer une sortie de crise qui ne lui fasse pas payer le prix fort comme le souhaitent le patronat et son allié principal, le gouvernement.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
« On mérite reconnaissance ! » : Les agents voie de Paris Nord en grève sortent de l’ombre

De nuit dans l'obscurité des tunnels, au milieu de la poussière et des rats, ce sont ces conditions de travail que dénoncent les agents voies banlieues SNCF de la Gare du Nord, en lutte depuis le 18 janvier. Ce mardi, une centaine de personne étaient présentes pour les soutenir au rassemblement devant le siège de l'Infrapôle à Saint-Denis.

Les cheminots relèvent la tête

Une centaine de soutiens étaient présents ce mardi aux côtés de la brigade banlieue de Paris Nord devant le siège de l’Infrapôle. Crédit photo : LouizArt Lou

Pour soutenir les grévistes financièrement, donnez à la caisse de grève

« C’est nous qui faisons la maintenance des voies pour la sécurité des usagers, on mérite reconnaissance ! » Youness fait partie de la brigade qui s’occupe de la maintenance des voies ferrées pour les trains de banlieue qui transitent par la Gare du Nord à Paris. Ce jeune homme de 25 ans revendique fièrement son travail de cheminot : « à la base c’est ceux qui cheminent le long des voies ! » Il compte parmi les petites mains invisibles qui entretiennent de nuit le réseau de la plus grande gare d’Europe, où il décrit des conditions de travail exécrables : « On travaille dans des tunnels avec de la poussière, des rats, des seringues. J’ai 25 ans, les gens m’en donnent 30, et peut être qu’à 40 ans j’aurai un cancer du poumon ».

Alors le 18 janvier dernier toute la brigade est entrée en grève pour de meilleures conditions de travail et une prime de pénibilité de 20 euros par jour. « Une lutte pour la dignité » résument ces agents rassemblés ce mardi 2 mars devant le siège de l’Infrapôle Paris Nord à Saint-Denis. Autour d’eux une centaine de soutiens sont également présents, des syndicalistes SudRail notamment Anasse Kazib et Karim Dabaj, des politiques à l’instar de Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) et Eric Coquerel (LFI), ainsi que travailleurs d’autres secteurs venus en solidarité comme des raffineurs de Grandpuits ou des conducteurs de bus de la RATP. L’occasion de se faire entendre de leur direction, qui leur a proposé une rencontre à l’issue du rassemblement.

Pourtant, depuis le début du mouvement, « la réponse de la direction, ça a été de nous ignorer et ensuite de nous réprimer » raconte Rudy. Et pour cause, afin de réduire l’impact de la grève, le directeur d’établissement a fait passer cette brigade de jour afin de les faire remplacer par des sociétés extérieures la nuit, moment où les voies sont à l’arrêt et où les travaux les plus importants peuvent être effectués.

Une décision dangereuse, car comme l’expliquent les agents, leur travail nécessite un niveau de compétence fruit d’une longue formation aux côtés des « anciens ». Comme en témoigne une négligence constaté suite à des travaux réalisés par un sous-traitant sur la ligne SNCF Paris Lille à la mi-février, causant un risque de déraillement. Et du fait du mouvement de grève, « les voies de gare du nord ne sont plus entretenu depuis 1 mois » raconte un gréviste. Contre cette manœuvre qui s’attaque donc aussi bien au droit de grève qu’à la sécurité des usagers et au service public des transports, les grévistes aidés par le syndicat Sud-Rail de Paris Nord ont décidé d’assigner la direction en référé, l’audience aura lieu vendredi 5 mars au tribunal de Bobigny.

Mais ce n’est pas tout. « Une trentaine d’agents ont été convoqués par la direction pour une photo de gréviste » explique encore Rudy. Tandis qu’un agent en période d’essai d’une autre brigade – la brigade grande ligne, un temps en grève elle aussi – s’est fait licencié dans le but d’intimider les agents, avant d’être réintégré. « Mais ça ne nous fait pas peur, on était prêt et on savait dans quoi on s’engageait » affirme-t-il, « on ne lâchera rien tant que la sécurité ne sera pas rétablie à Gare du Nord. Une vie ça n’a pas de prix. On ne lâchera rien pour tous ceux qui crient en nous, mais aussi pour tous ceux qui ont perdu espoir. Vous verrez que le combat ça paie, notre but c’est aussi de vous redonner espoir ! »

Un message plein de force et de détermination, qui montre que face au gouvernement et au patronat qui veulent faire payer la crise aux travailleurs, il est possible de battre en brèche la résignation pour faire en sorte que la peur change de camp.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Drame social. Un salarié de Carrefour se suicide sur le parking du magazin à Quetigny

Ce lundi 1er mars au matin, un employé du Carrefour de Quetigny (21) s'est donné la mort dans sa voiture stationnée sur le parking réservée au personnel. Son suicide s'ajoute à la longue liste des violences et des souffrances au travail que subissent les travailleurs et les travailleuses au quotidien.

Leurs profits, nos morts

Crédit photo : AFP

Ce lundi 1er mars au matin, un employé du Carrefour de Quetigny (21) s’est suicidé dans sa voiture stationnée sur le parking réservé au personnel. Son suicide, qui n’est pas un cas isolée dans cette enseigne de la grande distribution, s’ajoute à la longue liste des violences et des souffrances au travail que subissent les travailleurs et les travailleuses au quotidien, mais qui se sont exacerbées avec la crise sanitaire dans de nombreux secteurs. Le contexte dans lequel a lieu ce suicide fait apparaitre un cynisme brutal, entre chiffre d’affaire en hausse, restructuration, licenciements et aides d’Etat.

En effet, Carrefour vient de publier, le 18 février, son chiffre d’affaires pour l’année Covid avec une hausse de 8% qui le porte à 79 milliards d’euros. Cette augmentation doit tout au "travail essentiel" qu’ont continué à fournir les salariés y compris pendant le confinement. Et, comme pour suivre le refrain macronien, "en même temps", le groupe continu son plan de restructuration lancé en 2019 tout comme il continue à faire pression sur les salaires de ses employés en utilisant l’argument de la crise sanitaire. Le tout en distribuant des dividendes généreux aux actionnaires.

Par provocation, en début d’année, l’enseigne a promis une augmentation de 0,5% à ses salariés et envisage d’utiliser la manne du "plan un jeune, une solution" lancé par Macron en recrutant massivement des jeunes, quitte à licencier certains salariés et à instaurer ainsi, en interne, une concurrence des uns avec les autres. La CGT Carrefour indique que le groupe pourrait à ce jour-là, en France, gagner près de 92 millions d’euros avec les aides du plan jeune

C’est dans un tel contexte, où le mépris s’énonce à voix haute et où les salariés sont menacés à la fois par le plan de restructuration et par le jeu de cette manne promise par Macron pour l’embauche massive de jeunes, qu’un employé a mis fin à ses jours lundi matin. Une victime supplémentaire de la logique brutale du profit qui écrase les vies humaines pour le bien des patrons et des actionnaires. La CGT a prévu un rassemblement à Massy le 5 mars prochain, pour que les salariés relèvent la tête et fassent entendre au PDG que l’activité des magasins ne lui doit rien et que sans les salariés, les patrons ne sont rien.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
2021: "Le Temps des tempêtes", judiciaires pour Nicolas Sarkozy

En dénommant son dernier bouquin Le Temps des tempêtes, autobiographie des premières années de son quinquennat (2007-2012), Nicolas Sarkozy a aussi fait coucou, sans le faire exprès, à son calendrier judiciaire.

 

Le procès Bismuth, qui voit un ex-président de la République condamné à de la prison ferme pour corruption, de quoi faire s'égosiller de fureur la droite, son extrême et jusqu'à Gérard Darmanin, ministre du palais de l'Elysée, n'est que le début de ce calendrier.

Le héros, semble-t-il, des droites et de leur extrême confortées par le silence assourdissant du ministre de la Justice, Eric Dupont-Moretti, sur les attaques contre une décision judiciaire, ce héros donc n'est que devant la partie émergée de l'iceberg affairiste. D'où, Le Figaro, canal historique du capital et de la droite, qui monte aux créneaux dans un interview de Nicolas Sarkozy

La droite affairiste et son extrême, ce sont plus de trente ans de système politicien. Et il serait long d'énumérer les déjà condamnés, ceux qui seront jugés et les mis en examen pas encore passibles d'un procès.

Un fleuron toutefois avec Christine Lagarde, ex-ministre de droite de l'Economie, jugée à ce poste par la Cour de justice de la République coupable de "négligences" dans l'affaire Adidas-Tapie, mais dispensée de peine. Eh bien madame Lagarde fut patronne après coup du FMI. Elle est aujourd'hui la big boss de la Banque centrale européenne. Tout un symbole du capitalisme.

En attendant, depuis ce clos de hors-sol, par la voix d'Elisabeth Borne, ministre macronien du chômage et de la précarité, le 1er juillet 2021, la baisse des allocations entre en vigueur. Et il faudra 6 mois de boulot pour les obtenir contre 4 actuellement.

Ami, entends-tu à la télé le vol noir des corbeaux sur le vrai monde du travail?

Non, il n'est question que de la défense des crocs de la droite et de son extrême qui rayent les écrans. Mais dormez sur vos deux oreilles, braves gens d'en bas, on pense et on parle à votre place.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Gouvernement déconnecté  des réalités?

Ou plutôt motivé par une politique de classe qui entend faire payer la crise aux travailleurs, aux plus précaires AFIN de préserver les intérêts de l'oligarchie dont il est le représentant dans les institutions!

récurrente VIOLENCE de CLASSE qui remet l'évocation du "dialogue social" à sa place : un instrument de tromperie !

 

SOURCE : Site confédéral de la CGT

La ministre du Travail a présenté la réforme de l’assurance chômage aux organisations syndicales et patronales. Malgré l’opposition unanime et unitaire des confédérations représentant les salarié.e.s et surtout malgré la crise sanitaire et l’augmentation du chômage, le gouvernement déroule son plan sans écouter personne.
Dès le 1er juillet 2021, il entend baisser les allocations de façon très importante, notamment pour les travailleurs les plus précaires (intérimaires, saisonniers, extra hôteliers, guides conférenciers, etc.). Pour faire semblant « d’équilibrer », un bonus-malus (modulation à la hausse ou à la baisse des cotisations patronales) serait mis en place… mais seulement en septembre 2022 !
Selon un indicateur « de retour à meilleure fortune », montrant une baisse du chômage, deux autres mesures violentes pourraient entrer en vigueur de façon « automatique » : hausse du seuil d’accès aux allocations (de 4 à 6 mois travaillés au cours des 24 derniers mois hors période de pandémie) et dégressivité pour les cadres (au 9ème mois au lieu du 7ème mois de chômage comme prévu initialement dans le projet de réforme).
Malgré son isolement face à tous les syndicats et aux critiques – même du petit patronat, le gouvernement passe en force sa réforme dès cet été, en totale déconnexion avec la réalité des travailleuses et travailleurs précaires et/ou au chômage. Un décret doit être publié au 1er avril.
Pour la CGT, le combat contre cette réforme continue. Nous considérons que la décision, que nous avons obtenue du Conseil d’État en novembre dernier et qui a annulé la réforme du mode de calcul de l’indemnisation journalière et donc de l’allocation, n’est pas respectée : nous allons étudier de nouveaux recours. La CGT continue à informer les premières et premiers concerné.e.s et à mener des actions unitaires pour rétablir a minima les droits perdus et obtenir un emploi et une protection sociale pour toutes et tous.
Montreuil, le 2 mars 2021
Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
30 000 emplois menacés à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle

Les conséquences désastreuses de l’actuelle crise économique et sanitaire ont un impact énorme sur l’aviation. À l'aéroport Roissy Charles de Gaulle à Paris, jusqu'à 30 000 emplois sont menacés au sein de 800 entreprises sous-traitantes.

Casse sociale

Crédit photo : AFP

Marc Deman, directeur adjoint de Paris CDG Alliance - le groupement d’intérêt public qui rassemble des acteurs économiques comme Groupe ADP, Air France et des collectivités locales comme la région Île-de-France - confirme au journal Le Monde que « 20 000 à 30 000 suppressions de postes d’ici à la mi-2022 » sont imaginables. Une perspective dont le nombre peut encore augmenter si l’on inclut les milliers d’emplois intérimaires.

À la fin de l’année 2019, on estimait à 94 000 le nombre de salariés directs et indirects actifs dans l’aéroport, au sein d’environ 800 entreprises spécialisées dans la gestion des bagages, la sécurité, le contrôle aéroportuaire ou le nettoyage des avions. Dans tous ces domaines, les travailleurs concernés sont aujourd’hui menacés, mais en plus les VTC ou encore les travailleurs des hôtels risquent aussi d’être touchés par les licenciements. Par rapport à la situation d’avant la crise, il y a déjà eu une réduction moyenne des effectifs de 7 à 8%, ce qui entame la première phase de la réduction des emplois.

Cet impact est encore plus prépondérant lorsque les salariés travaillent presque exclusivement pour l’un des grands partenaires tels qu’ADP ou Air France. Nordine Kebbache, délégué CGT et chauffeur routier pour Transdev à Roissy, évoque même « un génocide sur l’emploi  » : « La fermeture de plusieurs terminaux en raison de la crise sanitaire a déjà entrainé des PSE chez quasiment toutes les entreprises du Terminal 1 ». Outre les plans sociaux annoncés par les grands groupes, qui comprennent 7600 retraits chez Air France et 1500 retraits chez ADP dès le premier semestre de 2021, une vague de plusieurs projets est en cours sur le point de déferler sur le tarmac de l’aéroport.

Par ailleurs, les grandes entreprises comme ADP ou Air France imposent la révision des contrats de sous-traitance. Dans l’urgence actuelle de la pandémie, la direction des Aéroports de Paris a menacé, fin janvier, de mettre en place un PSE si le « plan d’adaptation des contrats de travail », qui prévoit des réductions salariales importantes, était rejeté. Maintenant, Gilbag-SHG, une filiale du groupe 3S spécialisée dans l’assistance et la sécurité aéroportuaires, veut réduire de 10% ses effectifs, soit 18 postes sur 178. Quelques semaines plus tôt, c’est Flybus qui démolit un tiers de son effectif au détriment des employés. La direction de l’entreprise, responsable de la gestion des aéroports de la capitale, avait en fait promis aux employés que d’ici le 1er janvier 2022, aucun licenciement ne serait autorisé. Les syndicats et la direction d’ADP ont dû s’entendre sur un plan d’adaptation des contrats de travail qui prévoit une réduction des salaires de 8 à 15%. Les représentants des travailleurs estiment que la direction actuelle profite de la conjoncture liée à la crise économique et sanitaire pour réduire durablement les salaires.

En effet, dans le cadre de la crise sanitaire et des secteurs du transport aérien et de l’aéronautique , on voit comment les conséquences de la crise se répercutent sur les travailleurs et leurs familles, et tout ça pour le profit des capitalistes. Contre toute logique de "dialogue social", par laquelle les patrons et le gouvernement cherchent à imposer les licenciements et les baisses de salaire par le biais de la négociation, il faut exiger que les emplois soient préservés sans baisse de salaire, à l’instar de ce qu’ont défendu les ouvriers de l’aéronautique organisés en collectif Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise de la classe dirigeante !

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Dimanche dernier sur le plateau de BFMTV, Elisabeth Borne se déclare être "de gauche" tout en affirmant compter mener « jusqu’au bout » la réforme de l’assurance chômage qui compte rogner toujours un peu plus sur les droits des chomeur-euse-s. Cette énième démonstration de l’hypocrisie dont le gouvernement Macron peut faire preuve, reflète également que sur le terrain de la régression sociale, ce dernier n’est pas prêt à lâcher du lest.

Fake news made in LREM : Elisabeth Borne, fossoyeuse de l’assurance-chômage, se dit « de gauche »
Garder le cap de la régression sociale, le gouvernement prêt à tout pour faire couler les plus précaires

En pleine crise multidimensionnelle et alors que la politique vaccinale du gouvernement pour endiguer l’épidémie se relève sans surprise déplorable, ce dernier trouve toujours le temps pour garder le cap de sa politique de régression sociale. Le gouvernement n’est en effet pas prêt à lâcher l’affaire sur sa réforme de l’assurance-chômage, qu’il compte mener « jusqu’au bout » comme l’indique la ministre du Travail, Elisabeth Borne. Malgré des taux de chômage qui ne cessent de grimper – s’établissant à 9% de la population active fin 2020 –, le gouvernement a donc levé l’ancre pour faire passer la réforme : une dernière réunion ce mardi est ainsi prévue avec les organisations syndicales au cours de laquelle un projet de décret leur sera présenté, avant qu’il ne soit publié au cours du mois avec une entrée en vigueur programmée pour l’été.

La réforme de l’assurance-chômage, un des projets majeurs du gouvernement depuis le début du quinquennat s’inscrit dans la droite lignée des politiques toujours plus dures pour les plus précaires qu’a décidé de mener Macron. Cette réforme, pour rappel, est déjà venue attaquer directement les modalités d’accès au chômage, faisant passer le minimum de mois au travail de 4 à 6 mois, pour le toucher, le tout sur une période passant de 28 mois à 24 mois. Une autre mesure phare de cette réforme, et pour laquelle le gouvernement compte sur une application dès cet été, est celle d’un nouveau mode de calcul du salaire journalier de référence (SJR) sur lequel est calculé le chômage. Si en décembre dernier le Sénat avait retoqué cette mesure, le ministère du travail se montre de toute évidence déterminé pour durcir les conditions d’affiliation des chômeurs. Ainsi l’Unedic inique que par cette réforme et la modification du SJR quatre allocataires sur dix, soit environ 850.000 personnes, verront leur allocation chômage baisser.

A n’en pas douter, la logique générale de la réforme est donc de rendre les aides chômages de moins en moins accessibles et favorisant, selon la rationalité capitaliste et pro-patronale du gouvernement, une libéralisation encore plus poussée des conditions de travail.

En outre, l’hypocrisie n’ayant désormais plus de secrets et encore moins de limites pour le gouvernement, Elisabeth Borne argue que la réforme de l’assurance chômage est « nécessaire pour lutter contre la précarité et dissuader des entreprises de recourir de façon excessive à des contrats courts », grâce notamment au système de bonus-malus. Système qui prévoit que les entreprises ayant recours outre mesure aux contrats courts recevront des punitions pécuniaires. Or, du même gout, le gouvernement prévoit en parallèle de gratifier les entreprises dès lors qu’elles embauchent un-e jeune, quand bien même le contrat est précaire. Dans les eaux boueuses du capitalisme, le gouvernement surfe donc sur les vagues de l’hypocrisie et du mépris – et notamment vis-à-vis de la jeunesse touchée de plein fouet par la crise.

La « garantie jeune » pour les jeunes sans emploi : l’hypocrisie du gouvernement face à une jeunesse touchée de plein fouet par la précarité

Sur le plateau de BFMTV ce dimanche, et rejetant une nouvelle fois l’extension du RSA aux moins de 25 ans, Elisabeth Borne est allée jusqu’à dire que ceux qui défendent cette idée « ne répondent pas à ce dont les jeunes ont besoin ». Sous entendant par-là que, accompagnée de Frédéric Vidal – pour qui s’attaquer à l’« islamo-gauchisme » sévissant sur le banc des facs et plus important que lutter contre la précarité étudiante –, Borne a tout compris et sait de quoi les jeunes ont besoin. Elle propose ainsi des « réponses qui marchent très bien » et cite notamment la fameuse « garantie jeune ». Solution miracle trouvée par le gouvernement pour pallier la situation des jeunes sans emploi. Et en effet, dans un temps où les jeunes sont plus que jamais touché-e-s par le chômage, avec un taux qui a bondi de 16% au dernier trimestre 2020, sans réelle perspective d’avenir si ce n’est le prochain lien zoom, quoi de mieux qu’un dispositif favorisant la normalisation du travail précaire ? De fait, ce dispositif pro-patronal d’accompagnement à l’insertion dans le monde du travail pour les jeunes sans emploi entre 16 et 25 ans, offre un contrat d’une durée d’un an, renouvelable 6 mois maximum, moyennant une aide financière allant jusqu’à 497€ et qui requiert de nombreuses conditions pour être décerné.

Ainsi, de la même manière que Borne affirme que la réforme de l’assurance chômage permet de « lutter contre les contrats courts » en distribuant des malus, elle entend également gratifier d’un bonus les entreprises qui offriront ce même genre de contrats précaires aux jeunes sans emplois. Comprendra qui pourra cette énième hérésie du gouvernement qui entend lutter contre le chômage par la précarité.

Face au mépris et à l’insuffisance du gouvernement, exiger le retrait de cette réforme !

Se revendiquer de « gauche » et favoriser la précarisation, c’est non seulement faire preuve d’hypocrisie mais encore afficher un mépris suffisant à toute une population déjà particulièrement précaire. Ainsi et contre cette réforme antisociale, il est nécessaire d’opposer un refus sans concession et des moyens à la hauteur de l’attaque, notamment en passant par le rejet de toute politique de dialogue social. Au contraire, c’est par l’élaboration d’un plan de bataille général qu’il sera possible d’ouvrir la voie à une contre-offensive du monde du travail, de la jeunesse et des classes populaires, contre la politique du gouvernement et du patronat !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

"Pour corruption active par particulier sur magistrat et trafic d'influence".

Autrement dit, celui qui fut président de la République et garant de l'indépendance de la justice, est reconnu coupable d'avoir essayé, par l'intermédiaire de son pote de 30 ans, l'avocat pénaliste Thierry Herzog, d'obtenir des infos judiciaires le concernant de Gilbert Azibert, haut magistrat à la Cour de cassation, instance suprême judiciaire en France.

Il y a peu, Nicolas Sarkozy proclamait: "Il faut que les peines de plus de 6 mois soient exécutées, la non-exécution des peines, c'est l'impunité". Chiche!

Les faits reprochés remontent à début 2014. L'instruction judiciaire découvre que l'avocat Thierry Herzog et son illustre client Nicolas Sarkozy, par ailleurs aussi avocat, utilisent un téléphone enregistré sous une fausse identité; celle de Paul Bismuth.

Condamné en première instance, l'ex-président de la République fait appel. La droite, dite opposition au Parlement, s'insurge de cette condamnation "injuste et disproportionnée." L'autre droite, qui est à l'Elysée, par la voix de Gérard Darmanin, ministre de la Police,  dit: "En ces moments difficiles, Nicolas Sarkozy a évidemment tout mon soutien amical".

A l'extrême droite, Sébastien Chenu, porte-voix du parti de la fille de son père, parle de la"République des Juges" et de "leurs procédés très contestables". L'avocate Marine Le Pen aurait-elle exercé des faits pour passer devant la Justice?

En tout cas, aucune peine d'inéligibilité n'a été prononcée contre Nicolas Sarkozy. Et dans notre République, dite par la Constitution démocratique et sociale, par ailleurs, aucun casier judiciaire vierge n'est obligatoire pour être élu.

Pour en revenir à Nicolas Sarkozy, cette capture d'écran:

Nicolas Sarkozy, délinquant, condamné à 3 ans de taule dont 2 avec sursis

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

SOURCE : Là bas si j'y suis de Daniel MERMET

 

Chlordécone, un crime impuni

Trois manifestations simultanées. Une en Martinique, une en Guadeloupe et une place de la République à Paris. Ce qui a réuni plusieurs milliers de personnes ce samedi 27 février 2021, c’est le risque de voir la prescription empêcher la justice de condamner les responsables de la pollution au chlordécone. Pour comprendre ce scandale – toujours impuni – du chlordécone, terrible symbole de l’exploitation capitaliste des Antilles, réécoutez ce reportage de Daniel Mermet et Antoine Chao en Guadeloupe, en 2009.

[RADIO] « Plus le diable en a, plus le diable en veut », un reportage de Daniel Mermet et Antoine Chao de mars 2009 à (ré)écouter sur Là-bas si j’y suis

http:// la-bas.org/la-bas-magazine/reportages/Plus-le-diable-en-a-plus-le-diable-en-veut

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Derichebourg. 200000€ pour des statues pendant que les salariés payent les frais de la crise

« Réduire les coûts du travail » permet en réalité de remplir grassement les poches du patronat. L’opération est si rentable que certains peuvent y compris se permettre d’être généreux. C’est le cas du groupe Derichebourg qui, en même temps qu’il impose des baisses de salaire, dépense 200.000 euros pour acheter deux statues du général de Gaulle.

SCANDALE

Crédit Photo : Révolution Permanente

Il suffit de voir les salaires du corps directif et le montant des dividendes (des chiffres que les entreprises gardent bien évidemment avec beaucoup de zèle) pour se rendre compte que les baisses de salaire et les licenciements, loin d’être une fatalité, sont un choix politique : il s’agit de faire payer la crise aux salariés. Récemment, après le PSE concernant 567 salariés chez AAA, on apprenait que le PDG du groupe cumulait plus d’un million d’euros de salaire par an. En effet « réduire les couts du travail » (bel euphémisme cachant la réalité difficile des familles concernées) remplit bien les poches du grand patronat. L’opération est si rentable que certains peuvent y compris se permettre d’être généreux.

C’est le cas du groupe Derichebourg qui, en même temps qu’il impose des baisses de salaire, dépense 200 000 euros pour acheter deux statues du général de Gaulle. En effet après deux tentatives, la filiale du groupe Derichebourg ESKA a réussi à acheter la statue du général Charles de Gaulle à la mairie d’Ameville, pour un montant de près de 80 000 euros frais compris, afin de l’offrir à Metz. Mais la générosité du groupe ne s’arrête pas là. François Grosdidier, le maire LR de Metz, n’était pas satisfait avec une seule statue grandeur nature du général : il en a alors demandé une autre de trois mètres. Celle-ci, avec un prix estimé de 120 000 euros, a aussi été financée par la même filiale du groupe Derichebourg. Le total des cadeaux offerts par Derichebourg est donc d’environ 200 000 euros.

Les salariés de Derichebourg Aeronautics Services (DAS, branche aéronautique du groupe à Toulouse) ont reçu la nouvelle comme une énième preuve de mépris de la direction et de l’actionnariat. La nouvelle est d’autant plus scandaleuse qu’en juin dernier, la direction a imposé avec la collaboration de FO un Accord de Performance Collective sous prétexte de difficultés financières. L’APC a entrainé une perte de salaire permanente comprise entre 300 et 500 euros par mois et a poussé environ 500 salariés à partir. Comme le dénonçaient les salariés du groupe, l’APC était un PSE déguisé. De son côté, un mois après, Macron louait les bienfaits des APC en mettant en avant le cas de DAS. Cette complicité entre le personnel politique et le grand patronat explique surement les cadeaux généreux au maire LR de Metz.

Mais la colère vient d’encore plus loin. Lors du premier confinement, les travailleurs de DAS ont été obligés de reprendre leur travail en plein pic de la première vague épidémique, et cela sous les pressions du PDG Pascal Lanette qui avait déclaré en CSE que les salariés devaient « choisir entre mourir de faim ou mourir du virus ». Avec le recul, on voit que l’objectif du groupe était de maintenir l’activité et ses rentrées d’argent à tout prix, au risque d’exposer les salariés et leurs familles au virus. Si l’affaire des statues montre une chose, c’est que de l’argent il y en a, mais que le grand patronat préfère le garder pour lui et les siens en dépit de la vie des travailleurs..

Et les preuves de mépris ne s’arrêtent pas là. Lors des dernières négociations annuelles obligatoires (NAO) du 20 janvier 2021, l’UNSA-SNMSAC a fait sept propositions dont l’augmentation de 40 euros pour le personnel hors cadre, l’augmentation de la prime Accord de 20 euros et le paiement de la mutuelle pour les salariés hors cadre. À cet égard, le PDG a déclaré hypocritement : « Je ne me vois pas mettre de l’argent dans les NAO cette année alors que l’État nous subventionne le chômage partiel longue durée, ce ne serait pas éthique ». Le total estimé pour l’ensemble des mesures s’élève à 24 000 euros, équivalent à 12% de l’argent dépensé pour acheter les statues, comme le dit Laurent Calvet, secrétaire national du syndicat.

Les salariés de DAS, en lutte contre l’APC en juin dernier, avaient raison quand ils refusaient de « négocier le poids des chaines » et de se battre pour 0 baisse de salaire et 0 suppression d’emploi. C’est le flambeau qu’a repris ensuite le Collectif des Salariés de l’Aéronautique. Bien que la crise économique soit bien là, ses conséquences ne sont pas naturelles, elles sont guidées par le choix politique de décharger ses conséquences sur les travailleurs.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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