SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Conférence dite sociale: la souris accouche d'un souriceau

Une prime de 1 000 euros pour tous les salariés! Et même de 2 000 euros pour les métiers de "deuxième ligne". C'est Noël donc avant l'heure!

Enfin, pas tout à fait. Et même pas tout à fait du tout. 1 000 et 2 000 euros, c'est le montant maxi autorisé et le patronat lâchera son aumône avec parcimonie ou pas du tout. D'ores et déjà, le Medef a mis en garde contre une "désillusion" sur cette prime car "les entreprises ont vécu leur pire année et beaucoup auront du mal à la verser". Quant aux fonctionnaires, encore et toujours rien.

Le palais de l'Elysée n'use donc d'aucune espèce de contrainte envers les tauliers du secteur privé et du public en ce 15 mars 2021

Le 15 mars 1944, une toute autre histoire s'écrivait, avec un programme politique instituant la nationalisation de l'énergie, des assurances, des banques et la création de la Sécurité sociale. Le patronat ne participait pas à ce programme de progrès social, exclu de fait car compromis dans la collaboration avec Vichy et l'Allemagne nazie.

Conférence dite sociale: la souris accouche d'un souriceau

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Une communication de l'Union locale de saint-Raphaël :

 

 
Après 6 années de procédure, notre camarade Gilles PIAZZOLI, Secrétaire Général de l'UL CGT de Draguignan est convoqué le mardi 30 mars à la Cour d'appel d'Aix en Provence .
 
Pour mémoire, Gilles a été injustement sanctionné par son employeur, la MSA, pour avoir rappelé le rôle joué par Ambroize Croizat dans la création de la Sécurité Sociale.
 
Dans ce cadre, un rassemblement est organisé le mardi 30 mars dès 12h30 devant la Cour d'appel d'Aix en Provence.
 
 
 
L'UD CGT VAR organise le déplacement en bus:
 
- un bus au départ de Draguignan 10h30 Gare routière - 10h45 arrêt au péage du Muy pour les camarades de Fréjus/St Raphaël - 11h00 arrêt au péage du Cannet des Maures pour les camarades de Brignoles
 
- un bus au départ de Toulon 10h30 Gare routière 
 
Attention le nombre de places dans chaque bus est limité à 50 !
 
 
L'UD attend vos inscriptions !
 
Belle après-midi,
 
Bien fraternellement,
 
Nathalie TRIGO
Responsable vie syndicale
 
Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Spécialiste du vérin hydraulique CHN Industrial (ex-Poclain) ses portes à Tracy-le-Mont. La direction affirme «que l’avenir du site était compromis».

La menace planait depuis quelques mois. L’annonce de la fermeture de l’usine CHN Industrial (ex-Poclain) à Tracy-le-Mont (au nord-est de Compiègne) est tombée mercredi 10 mars : ce sera pour septembre 2022. Une fermeture qui entraînera la perte de 73 emplois salariés. Cela signe aussi la fin des contrats pour les intérimaires, sept actuellement. «Ca battait de l’aile depuis plusieurs années avec des managers qui n’étaient pas au top», confie l’un des salariés.

«L’avenir de cette entreprise était compromis»

Le 27 janvier 2021, une première réunion avec les syndicats a eu lieu sur le site laissant présager des bouleversements de mauvais augure. Mercredi dernier, la nouvelle de la fermeture du site rue de Bailly est officiellement tombée. «On a entendu des trompettes, des pétards ce jour-là. Puis plus rien», s’étonne l’employé. Les négociations entre la direction et les syndicats concernant le protocole ont débuté dès le lendemain. Elles doivent se poursuivre jusqu’en juillet. «Jeudi 18 mars, je rencontre les élus CGT», confirme Georges du Rouchet, secrétaire général de l’union locale Cgt compiégnoise.

Le site CNH industrial de Tracy-le-Mont fabrique des vérins hydrauliques haute pression. L’actuel directeur est Nunzio Pulsoni, il a succédé il y a quelques mois à Thierry Poulet. «Une étude proposée il y a quelques temps aux salariés concernés montrait que l’avenir de cette entreprise était compromis. Il était préférable de fermer le site de Tracy-le-Mont. Nous proposerons vraisemblablement des reclassements dans les usines du groupe», souligne le service communication de CHN Industrial.

Frederika GUILLAUME

Publié sur CGT COMPIEGNE FACEBOOK

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Un pavé dans la mare ...Quand le directeur du "Monde" dit comme nous, mais pas tout. Par Jean LEVY
Un pavé dans la mare ...Quand le directeur du "Monde" dit comme nous, mais pas tout. Par Jean LEVY
Un pavé dans la mare ...Quand le directeur du "Monde" dit comme nous, mais pas tout. Par Jean LEVY

Un an d'épidémie de Covid 19 : 

Retrouver le sens du long terme

EDITORIAL

Jérôme Fenoglio

Directeur du "Monde"

En France, deux défauts majeurs ont donné des longueurs d’avance à la pandémie : l’effacement de notre culture de la prévention et l’affaissement de notre science. Autant de signes tangibles d’un déclin inquiétant pour l’avenir et le rayonnement de notre pays

Publié le 12 mars 2021 

Editorial du « Monde »

Quand cela s’arrêtera-t-il ? Un an après le basculement généralisé dans la vie diminuée du premier confinement, les Français ne connaissent toujours pas la réponse à leur lancinante interrogation.

Avec leurs voisins européens, ils ont subi des mesures de restriction de toutes sortes, ils ont suivi des voies séparées, parfois même dans des directions opposées, pour se retrouver, quatre saisons plus tard, à peu près tous au même point : des dizaines de milliers de morts et nombre de malades de longue durée, des systèmes de santé sous très forte tension, des jeunesses entravées, des générations qui s’éloignent, des inégalités qui se creusent, des secteurs économiques à l’arrêt, une vie culturelle exsangue et tant d’autres dégâts encore.

Dans l’attente des effets des campagnes de vaccination, la pandémie de Covid-19 a figé nos sociétés dans un présent atrophié, pour lequel il n’y a plus d’après, du moins tel qu’il était rêvé au tout début de cette crise majeure.

Pour l’heure, il est sans doute plus utile de se concentrer sur l’avant, sur toutes ces conditions qui n’ont pu être réunies en amont de la catastrophe afin d’en minimiser les conséquences, voire pour l’empêcher, comme y sont presque parvenus un certain nombre de pays d’Asie et d’Océanie. En France, deux défauts majeurs ont donné des longueurs d’avance à une épidémie dont certains épidémiologistes avaient prévu le risque de longue date.

Le premier tient à l’effacement de notre culture de la prévention. Des spécialistes ont décrit l’érosion rapide, au tournant des années 2000, de ce pilier de notre politique de santé publique.

Dans le public, comme dans le privé, la compression des coûts a fini par tout écraser : le sens du long terme, les plans préparés à l’avance et les stocks stratégiques.

Face au Covid-19, l’impréparation française était telle que le désastre donnera au moins un point de repère pour l’avenir, à opposer à ceux qui persisteraient à ne tenir compte que des gains immédiats. Il permettra de comparer l’énormité des milliards dépensés, en France et ailleurs, avec les sommes, infiniment plus raisonnables, qui auraient pu être consacrées à anticiper les risques pour les atténuer.

Des capacités à reconstituer d’urgence

Le second défaut est scientifique. Au cours de cette année maudite, le coronavirus a été à l’origine d’une seule bonne nouvelle. Le génie des chercheurs, intact, a permis de mettre au point des vaccins en un temps record, grâce à des techniques innovantes, avec des résultats exceptionnels. Partout dans le monde, des épidémiologistes se sont mobilisés, parfois avant même que la maladie ne porte un nom – démonstration supplémentaire qu’il était possible de voir venir une pandémie de ce type.

Mais le succès a récompensé les grandes puissances mondiales en contournant la France. Ni notre mastodonte pharmaceutique, Sanofi, ni l’institut de recherche emblématique, qui porte le nom de Louis Pasteur, n’ont pu partager ces lauriers.

Ces échecs, en grande partie responsables de la précarité de notre stratégie vaccinale actuelle, constituent les symboles les plus nets de l’affaissement de la science française. Faiblesses des crédits publics consacrés à la santé, de la part du PIB consacrée à la recherche, du salaire moyen d’un scientifique en début de carrière, recul dans les dépôts de brevets, les publications et les classements internationaux : tous les indicateurs, recensés récemment par le Conseil d’analyse économique, signalent une panne imminente.

Et il est tout à fait étonnant de constater que le débat public se focalise sur des risques très relatifs au sein des universités de sciences humaines, alors que commentateurs, responsables politiques et ministres ont sous les yeux les signes tangibles d’un déclin si inquiétant pour l’avenir et le rayonnement de notre pays.

Le sens du long terme et de la prévention, l’investissement dans les ressources scientifiques : ces capacités ne doivent pas seulement être reconstituées d’urgence parce qu’elles sont au cœur de l’universalisme français. Elles seront aussi vitales, au-delà des épidémies qui reviendront, pour anticiper la grande crise qui se profile, cette catastrophe climatique bien plus prévisible et potentiellement beaucoup plus dangereuse que la pandémie de Covid-19.

 

 

 
Ça n'empêche pas Nicolas                       Ça n'empêche pas Nicolas
 

Faut-il que la situation soit grave pour que la direction du "Monde" dresse un tel bilan de la politique menée en France depuis "les années 2000" en matière de prévention, de recherche et d'investissement dans le domaine de la Santé...(On devrait ajouter dans nombres d'autres secteurs, tels l'Education, les transports et tous les Services publics).

Jérôme Fologlio ne se contente pas de dénoncer, il pointe la raison principale de cette sinistre politique poursuivie sous toutes les présidences depuis trois decennies, et accentuée par Emmanuel Macron, aux manettes depuis bientôt quatre ans :

"Dans le public, comme dans le privé, la compression des coûts a fini par tout écraser : le sens du long terme, les plans préparés à l’avance et les stocks stratégiques"...

Le verdict est sévère mais juste. Il ne manque que les raisons de ces abandons, criminels, que Jérôme Fologlio s'abstient d'évoquer : la volonté des différents présidents d'étancher la soif sans limites de dividendes des grandes sociétés privées : plus de 400 milliards distribués cette dernière décennie, et pour la pluspart distribués aux administrateurs des sociétés du CAC 40.

Prenez Sanofi, bien en peine d'offrir un vaccin, mais qui licencie ses chercheurs tout en distribuant généreusement les dividendes aux actionnaires.

Tel est le germe du mal. "Le Parisien" explicite cette réalité pour Sanofi :

Sanofi est en retard sur le développement de son vaccin, mais ses actionnaires seront quand même récompensés. Le géant pharmaceutique français Sanofi va proposer un dividende en hausse après avoir publié ce vendredi un bénéfice net en progression de près de 340 % pour l'année 2020. Ce résultat est dopé par la vente d'actions de Regeneron, la biotech américaine qui a développé le traitement contre le Covid-19 utilisé par l'ancien président américain Donald Trump.

Très critiqué pour le retard de son vaccin anti-Covid, mais aussi pour près de 400 suppressions d'emplois dans la recherche, selon les syndicats, le laboratoire a gagné 12,3 milliards d'euros de bénéfice en 2020. Il va ainsi pouvoir proposer un dividende à 3,20 euros par action, ce qui représentera au total un versement de plus de 4 milliards d'euros à ses actionnaires. Pour l'exercice précédent, Sanofi avait versé un dividende de 3,15 euros par action.

Sanofi (retour à l'accueil)

Le Conseil d’administration, réuni le 4 février 2021, a proposé un dividende de €3,20 par action, soit la 27ème année consécutive de croissance du dividende. 

Ca n'empêche pas Nicolas" conclut :

Même si le directeur du "Monde" se fait discret sur cette réalité, il n'en demeure pas moins que, sortant de sa réserve habituelle, Jérôme Fologlio se croit obligé de dénoncer la grande misère imposée à la France par la politique menée par Emmanuel Macron et ses prédécesseurs.

Un signe de l'extrême gravité de la situation et qui inquiète jusque dans les milieux de la finance, dont "Le Monde" n'est pas loin...

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Plan! Plan! Rantanplan! Avis aux partenaires dits sociaux!

Aujourd'hui, à 15h 30 précises, réunion des partenaires dits sociaux autour de Jean Castex, premier ministre du palais de l'Elysée et surtout du capital en France! Qu'on se le dise! Et lu dans la presse aux ordres bien pensante à ce titre: "Covid-19, le gouvernement se penche sur la sortie de crise".

 

Attention toutefois, lu dans les mêmes médias: "Pour cette conférence, le gouvernement a mis de côté les sujets qui fâchent: la réforme de l'assurance chômage. Et ni la réforme des retraites, ni les déficits sociaux ne sont à l'ordre du jour."

Et note de ma pomme, rien non plus à l'ordre du jour sur l'augmentation du pouvoir d'achat et des plans de licenciements.

En attendant, je suis allé sur le simulateur du gouvernement concernant la vaccination anti-covid-19, n'étant plus un perdreau de l'année, atteint de comorbidités comme ils disent, et n'étant pas Nicolas Sarkozy pour s'être fait vacciner à 66 ans.

Choisir un département: Yvelines

Lieu de consultation: Mantes-la-Jolie sous-préfecture du 78 : "En raison d'une très forte demande et d'un nombre de doses limité, tous les rendez-vous ont déjà été pris. De nouveaux créneaux seront mis en ligne prochainement."

Changer de lieu: J'ai fini par Versailles, préfecture du 78 et toujours la même réponse: "En raison d'une très forte demande et d'un nombre de doses limité, tous les rendez-vous ont déjà été pris. De nouveaux créneaux seront mis en ligne prochainement."

Pour revenir à la sortie de crise édictée par un ex-banquier d'affaires siégeant dans le palais présidentiel de la République: Pas d'augmentation du pouvoir d'achat, toujours la réforme antisociale du chômage et des retraites. Et rien sur les plans de licenciements, ni sur la crise de la Santé publique mis en branle sous Sarkozy et Hollande président.

Et le sexe des anges, va-t-on en discuter dans le dialogue dit social de ce lundi 15 mars 2021? L'église de Rome s'y était penchée, il y a de ça bien longtemps. Sans résultat jusqu'à aujourd'hui. Mais avec Jupiter à l'Elyée, pourquoi pas. Non ?

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
« La vapeur est en train d’être renversée ! » Les salariés de la SAM obtiennent le maintien de 50 emplois

Grève reconductible et occupation de l’usine. Les salariés de la fonderie automobile de Decazeville, la SAM, ont fait reculer la direction et obtenu le maintien de 50 emplois supplémentaire alors que le site est menacé par un PSE. Une première victoire pour l'emploi qui en appelle d'autres !

Imposons zéro suppressions d'emplois !

A l’occasion d’une table ronde sur l’avenir de la fonderie SAM, les salariés de cette entreprise avec le soutien des salariés de Bosch et de la population locale ont manifesté ce jeudi 11 mars contre les licenciements et pour défendre le bassin d’emplois de Decazeville. Après des journées de grève et d’occupation de l’usine, les salariés ont fait reculer la direction en obtenant 10 millions de chiffre d’affaires supplémentaires, l’équivalent de 50 postes. Si cette victoire montre la voie, ce n’est qu’un premier pas !

Les difficultés liées à la mauvaise gestion patronale de la Société Aveyronnaise de Métallurgie (SAM) ont mis en 2010 l’entreprise dans une situation de redressement judiciaire, ce qui a impliqué la mise en vente de l’entreprise et ses emplois. C’est sept ans plus tard que le chinois Jinjiang reprend cette usine avec un compromis d’investissement de plus de 40 millions qui ne sera jamais mené à bien. Les difficultés liées au délaissement du site ne cessent et en 2019 un deuxième redressement est annoncé, avec en fond la possible fermeture de l’usine. Cette fois, c’est le groupe espagnol CIE qui a candidaté pour reprendre la fonderie du sous-traitant de Renault, c’est le groupe espagnol CIE.

Dans la continuité des plans des précédents patrons du sous-traitant, le groupe espagnol annonçait ce mardi 9 mars sa volonté de réduire presque 60% de totale des salariés. Le nouveau repreneur voudrait donc licencier 214 salariés sur les 365 actuellement employés dans la fonderie. Le profit c’est tout, la vie des salariés et ses familles, rien. Le plan du repreneur s’inscrit parfaitement dans le projet de Renault, qui saigne la fonderie à petit feu en délocalisant depuis des années des parties de sa production là où la main d’œuvre est moins cher à exploiter.

Face à cette casse sociale organisée, les salariés exigent un investissement équivalent au chiffre d’affaires délocalisé lors de ces dernières années pour sauver tous les emplois. Comme nous le racontaient Mathieu, salarié chez la SAM, la fonderie tourne à 60% de ses capacités alors que les fonderies roumaines par exemple fonctionnent à 140%, avec le risque évident sur la santé et la sécurité des travailleurs. Un salarié interroge : « C’est là tout le paradoxe : certaines travaillent trop, mal payés et d’autres fonderies comme la nôtre se trouvent dans des situations très compliqués. […] Pour les employeurs c’est tout bénéfice. Mais est qu’on veut un monde comme ça, où les salariés sont de la chair à canon ? Ou est-ce que on fait en sorte que le travail soit pour tout le monde ? »

Récemment Renault annonçait encore vouloir en finir avec la production de petites pièces fabriquée dans cette fabrique (l’équivalent de 10 millions de son chiffre d’affaires) pour les produire en Tunisie. Dans la ligne stratégique du patronat et soutenu et impulsé par l’État avec les 5 milliards d’euros du plan de relance, Renault cherche à délocaliser certains processus productifs à faible valeur ajouté pour concentrer les éléments à forte valeur ajoutée, comme le moteur électrique, en France. Cela résume bien le plan de relance soi-disant vert défendu par l’État et le patronat : précariser les travailleurs en France et à l’étranger sans se soucier, comme le dénoncent les salariés, de l’environnement.

Les salariés de SAM et Bosch manifestent pour l’emploi et contre la casse sociale organisée par le patronat et le gouvernement

Étant donné la quantité d’emplois indirects et le tissu qui se développe autour de l’activité de la fonderie, elle est considérée, avec Bosch, comme un des poumons économiques du bassin d’emplois. Plus de mille familles dépendent de l’activité de la SAM à Viviez. Comme nous l’expliquait Serge Soulier, « si la SAM disparaît, ce sont des commerces qui vont disparaître et la population qui va partir ». C’est pourquoi le plan annoncé par le repreneur espagnol s’est heurté à la colère et la riposte immédiate des salariés du sous-traitant. Le même mardi 9 mars, la totalité des salariés de la SAM se sont mis en grève tout en bloquant les livraisons. La grève a été reconduite jusqu’à jeudi 11 mars, journée où se tenait un Table ronde à la préfecture de Rodez à propos de l’avenir de l’usine. Réunissant représentants de l’état et de Renault, des élus locaux et des délégués des salariés, la tenue de cette Table ronde a été l’occasion pour les salariés de la SAM de manifester et montrer leur colère.

 

Des salariés de la Sam, de Bosch, des postiers, des travailleurs de l’aéronautique, des familles de salariés…environ 500 personnes se sont rassemblée à l’esplanade des Ruthènes dans une ambiance combative rythmée par les explosions de pétards. La préfecture était gardée par un dispositif important de CRS, exprimant l’inquiétude des représentants de l’État et de Renault qui tentent de jeter à la rue des centaines de famille depuis leurs bureaux confortables. « On voit à qui protège la police ! », les salariés de cette région baigné par la tradition des luttes minières et des travailleurs de la métallurgie savent déjà qui prête main forte au patronat quand il s’agit de casser la résistance des travailleurs.

Dans la manifestation, les salariés de la SAM se sont distingués en amenant tous un panneau accroché dans le dos avec l’inscritpion « -1 ». Les familles des salariés étaient aussi présentes, avec des t-shirts où on pouvait lire « fille et petite-fille de métallo ». Jérémy Gargaros, délégué CGT chez Figeac Aéro était aussi présent au rassemblement : « on est venu nous aussi à apporter notre soutien. On a tous des connaissances, des gens qui travaillent à Figeac aéro connaissent des gens de la SAM et de Bosch. (…) Chez nous on est aussi victimes d’un plan social de 220 suppressions d’emplois. Ça n’a rien à voir avec un plan social, c’est un plan de licenciements. Donc on est venu nous aussi pour apporter notre soutien »

Après trois heures de négociations, les délégués des salariés ont finalement annoncé les résultats : « l’obtention de 10 millions de chiffre d’affaires supplémentaires ». Ce qui signifie cinquante autres postes (soit 200 au total) conservés sur le site. Mais comme a également pointé la déléguée syndicale, cela n’est pas suffisant, ce n’est qu’une première étape. En effet lors de la dernière AG, les salariés s’étaient mis d’accord pour revendiquer le maintien de 300 emplois sur le site. Les négociations pourraient donc durer jusqu’au 10 juin, date à laquelle la procédure de reprise de l’usine devrait finir. L’assemblée des grévistes de la SAM qui s’est tenu au soir suite aux annonces a décidé d’arrêter la grève pour le moment.

Les annonces d’investissement supplémentaire sont l’expression d’un premier recul du patronat. Comme l’expliquait Sébastien « la vapeur est en train d’être renversée grâce à la mobilisation de tous ». En effet la convergence qui commence à se construire dans le bassin entre les boites et la population locale, suscite l’inquiétude du patronat et de l’État. Cette convergence, liée à la combativité et le méthode radicale de lutte des salariés de la SAM (organisés en assemblée générale avec 100% de grévistes et occupation de l’usine), à rebours de l’illusion de « dialogue social » dans lequel les directions syndicales et le gouvernement enferment le monde du travail, risque de faire tache d’huile dans la région et d’inspirer d’autres boites subissant les attaques du patronat. Approfondir ces méthodes de lutte, à l’image de ce qu’on fait les raffineurs de Grandpuits, c’est la seule voie pour imposer zéro suppressions d’emploi !


 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
INDECOSA  CGT Assurance véhicules terrestres à moteur

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

SOURCE : Le site Grand Soir

Union Européenne, Covid-19 et documents confidentiels volés

Le 10 février 2021, la députée européenne Manon Aubry, élue sur la liste de « La France Insoumise », co-présidente du groupe de la « Gauche unitaire européenne/gauche verte nordique » prend la parole au parlement européen et interpelle vivement Ursula Von der Leyen, membre de l’Union chrétienne-démocrate (Allemagne), ministre fédérale entre 2005 et 2019 et actuelle présidente de la Commission européenne.
Manon Aubry constate que les citoyens européens doutent du vaccin contre le Covid-19. Une des raisons, dit-elle, est que l’Union européenne s’est couchée devant les laboratoires pharmaceutiques.

Elle brandit un contrat souscrit par l’Europe pour la commande de vaccins destinés aux pays membres de l’Union européenne. Les élus ne peuvent en connaître le contenu. La plupart des lignes sont noircies pour cacher le texte. Le prix, le calendrier de livraison, le détail des clauses de responsabilité du laboratoire sont masqués.

Devant la présidente, figée derrière son masque de protection, la députée française assène : « Les dirigeants de big pharma ont fait la loi à votre place ». Vidéo de l’intervention de Manon Aubry.

Le 16 janvier 2021, le quotidien le Monde a publié une enquête troublante sous le titre :
« Ce que disent les documents sur les vaccins anti-Covid-19 volés à l’Agence européenne des médicaments ».

L’article porte sur une enquête à laquelle ont contribué des journalistes italiens, allemands, néerlandais, suisses. Il est signé par la journaliste française Lise Barnéoud. L’enquête a été conduite dans le cadre du projet européen Behind the pledge (Derrière l’engagement) financé par Journalism Fund (Fond de journalisme) et IJ4EU.

IJ4EU (Journalisme d’investigation pour l’Europe) est un fond qui soutient le journalisme d’investigationtransfrontalier dans l’Union européenne. Il déclare accorder « des subventions à des équipes de journalistes ou d’organismes de presse en Europe qui enquêtent sur des sujets d’intérêt public ». IJ4EU est lui-même cofinancé par la Commission européenne (DG Connect), par une subvention de la Fondation Open Society Institute (1) en coopération avec le programme sur le journalisme indépendant des fondations Open Society et par Fritt Ord.

Les « documents volés à l’Agence européenne des médicaments » (EMA) ont été diffusés par Dark Web, aussi appelé web clandestin ou encore web caché qui utilise Internet, mais n’est pas accessible sans protocoles spécifiques. L’enquête est une analyse de près de 900 pages d’échanges d’e-mails provenant de la direction de l’EMA, des rapports confidentiels du personnel scientifique et des présentations de Pfizer/BioNTech en novembre 2020.

Elle nous révèle, entre autres, des discussions internes de l’Union européenne, « dans une atmosphère plutôt tendue, parfois même désagréable » selon un responsable de l’EMA et qui portaient sur l’évaluation des vaccins Pfizer et Moderna que l’UE devait acheter alors même que des problèmes avaient été soulevés. Il y avait, par exemple, de préoccupantes « différences qualitatives entre les lots commerciaux et ceux qui avaient servi durant les essais cliniques ».

Dans la course aux résultats et pour passer plus vite du « stade clinique » au « stade commercial », des processus de fabrication ont été changés, entraînant des modifications dans la composition des vaccins avec une diminution du degré d’ARN pouvant aller jusqu’à créer un écart de 30 %, troncature que l’EMA qualifia le 23 novembre, en privé, de « point bloquant ».

Bref, des désaccords furent discrètement discutés. Une capture d’écran d’un mail échangé le 30 novembre entre l’EMA et les fabricants est révélateur : « Ces problèmes sont considérés comme critiques, en particulier dans le contexte de la nouveauté de ce type de produit et de l’expérience limitée ; une stratégie de contrôle plus stricte est donc attendue ».

Sur tout cela, Pfizer « n’a pas souhaité s’exprimer ». Quant à l’EMA, sur sollicitation des enquêteurs, elle assure que le problème de qualité a été réglé par la suite et qu’il est « peu probable que ces molécules d’ARN tronquées puissent être traduites en protéine ou en peptide, et ainsi provoquer des effets indésirables ». Peu probable, donc. Egalement interrogée par les enquêteurs, la Commission européenne affirme que toutes ces discussions «  n’ont jamais empiété sur l’indépendance de l’agence et n’ont jamais interféré de quelque manière que ce soit avec l’intégrité de la mission de l’EMA en ce qui concerne l’évaluation des candidats-vaccins ou d’autres médicaments ». Ni sur l’urgence à autoriser le vaccin américain avant d’autres, et de préférence (idéologique) à d’autres (russe, chinois, cubain) ?

La journaliste Lise Barneoud émet un léger soupçon : « Ces données dérobées, puis diffusées sur le Dark Web, montrent la pression à laquelle faisait face l’agence pour approuver au plus vite le vaccin Pfizer-BioNTech ». Approuver au plus vite.

Surgit alors une question qui inquiète les dirigeants européens : un hackeur d’Etat russe ou russophile ne serait-il pas à l’origine du vol et de la divulgation des documents publiés sur le Dark Web sous le titre : « Preuves de la grande arnaque aux données des vaccins de Pfizer (…) ! » ?

Le saura-t-on jamais ? Ce que l’on peut comprendre cependant sans attendre, c’est pourquoi la députée française Manon Aubry a pu dire publiquement à la présidente de l’Europe que les citoyens européens doutent du vaccin contre le Covid-19 et que l’Union européenne s’est couchée devant les laboratoires pharmaceutiques.

Maxime Vivas

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
César 2021: en prendre plein la poire

Marina Foïs aux César 2021

Ce n'est pas un titre de film nominé, mais un résumé du discours d'ouverture des César 2021 par Marina Foïs à l'encontre du palais de l'Elysée et de sa ministre de la Culture. D'ailleurs, par avance, dans la série courage fuyons, madame Roselyne Bachelot n'était pas présente dans la salle. Mais confinée dans une loge. Des fois que ceux qui occupent les théâtres en France, viendraient lui faire un petit coucou.

 

Et ce que dit le Huffpost sur cette cérémonie 2021: La maîtresse de cérémonie de la 46e nuit des César s'en est pris notamment à Roselyne Bachelot et à sa recette aux pâtes au gorgonzola.

“La ministre n’a pas rien fait. (...) Madame Bachelot vous sortez un livre (...) dans lequel vous donnez votre recette de pâtes au gorgonzola”. À la 46e cérémonie des César, Marina Foïs s’est payé le gouvernement et son choix des priorités pendant la pandémie de coronavirus avec un humour très piquant.

En ouverture de la soirée, ce vendredi 12 mars, la maîtresse de cérémonie a livré un monologue plein de sarcasme. L’actrice a débuté par une analyse globale de la gestion de la pandémie de coronavirus depuis un an, pointant évidemment la fermeture des salles de spectacle, des cinémas ainsi que l’interdiction des concerts.

“Comme (le Covid, ndlr) ça tue surtout les vieux, on a enfermé les jeunes, fermé les cinémas, les théâtres, les musées et interdit les concerts pour ouvrir les églises parce qu’on est un pays laïc. Pour que les vieux qui ont eu le droit de sortir de l’Ephad à Noël aillent à la messe puisqu’on est un pays laïc”, a-t-elle lâché, faisant référence aux images de messes géantes organisées à Noël dans plusieurs communes en France à Noël et qui avaient fait polémique, comme à Gap dans les Hautes-Alpes.

Marina Foïs a poursuivi en s’attaquant ensuite aux décisions de maintenir les grands magasins ouverts tout en laissant les lieux culturels fermés. Une décision que le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal peinait d’ailleurs à expliquer dans les colonnes du Parisien le 7 mars. 

“Comme Dieu merci les salles de spectacle étaient fermées, il y avait moins de flux de gens, donc on a pu organiser de gros flux dans les grands magasins et les centres commerciaux pour qu’on puisse s’offrir à Noël des trucs qu’on a déjà pour pouvoir les revendre le lendemain sur Ebay (...) tout ça pour soutenir le personnel soignant pour qu’il y ait du monde en réa. Parce que quoi de plus triste qu’un lit vide. C’est comme une salle vide pour un artiste, mais Dieu merci les salles de spectacle étaient fermées, donc elles ne risquaient pas d’être vides ou pas assez remplies parce que c’est vrai l’art quand c’est pas rentable, ça fait chier (sic).”

“C’est maso, comme avoir une pharmacienne à la culture en pleine pandémie”

La suite a dû faire bondir de sa chaise la ministre Roselyne Bachelot, présente dans les coulisses de la salle. “Soyons justes. Le gouvernement n’a pas rien fait. Il y a des aides. Et la ministre non plus elle n’a pas rien fait. Madame Bachelot vous sortez un livre, en prévente sur Amazon, Ma vie en Rose dans lequel vous donnez votre recette de pâtes au gorgonzola. Vous avez vraiment des petits trucs pour donner du réconfort pour traverser les crises,” a-t-elle ironisé avant de poursuivre sa tirade préparée avec ses co-auteurs pour la soirée, Blanche Gardin et Laurent Laffite.

“Mais en interview chez Delahousse vous dites: ‘le gorgonzola, ça se râpe très bien’. Et la je vous perds Madame la Ministre et je perds confiance en vous. Le parmesan oui, le gorgonzola non ça ne se râpe pas. Et que faire lorsqu’on a plus confiance en son ministre de tutelle à l’heure où se joue l’avenir du cinéma et de l’exception culturelle française?”

Marina Foïs a conclu son discours de près de huit minutes en tentant d’expliquer pourquoi elle avait accepté d’être la maîtresse de cérémonie de la soirée alors qu’elle n’a jamais remporté le moindre César, malgré cinq nominations. “C’est quand même un peu sadique de proposer, c’est carrément maso d’accepter. C’est comme avoir une pharmacienne à la culture en pleine pandémie.” Ambiance. 

Note de ma pomme: Le film Adieu les cons d'Albert Dupontel a récolté pas moins de 7 César 2021. Je n'ai certes pas vu ce film. Mais en ce moment, plus qu'en un autre, le titre me laisse songeur et plein d'espoir. Pas Vous?

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

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General Electrics Belfort : Débrayage pour l’emploi et les salaires

Depuis 3 jours, une grève a débuté sur le site de Belfort de General Electric, notamment pour défendre les salaires, et les emplois, qui sont aujourd'hui remis en cause avec la crise.

Patrons-Voyous

Photo SEBASTIEN BOZON / AFP

Depuis trois jours, le site de Belfort de la General Electric est en grève, les travailleurs se mobilisent pour de meilleures salaires et pour l’emploi, notamment pour défendre l’embauche d’intérimaires. Ce sont plus de 180 salariés qui ont décidé de suivre la CGT dans une lutte offensive. Les travailleurs réclament ainsi une prime de 1000 euros, une revalorisation salariale et l’embauche des intérimaires et apprentis. Pourtant selon certains médias, dont france info, après plusieurs jours de blocage, un accord de fin de grève serait en cours de rédaction.

Cependant le PSE planerait toujours sur différents secteurs de la General Electricsn notamment sur la branche Thermal Systems. Si la section syndicale CGT et son secrétaire SaÏd Bersy affirment à [ France 3 région →https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/territoire-de-belfort/belfort/blocage-de-ge-a-belfort-un-accord-trouve-avec-la-direction-la-fin-de-la-greve-pas-encore-actee-1994089.html] leur satisfaction : "Nous avons rencontré la direction ce mercredi et nous avons abouti à quelque chose. Les salariés grévistes ont obtenu gain de cause. Nous rédigeons actuellement un protocole de fin de conflit et les salariés ont accepté de mettre fin au mouvement suite à ces évolutions", le mouvement pourrait se poursuivre. En effet, les salariés de la branche Thermal System ont décidé de prendre le relais du débrayage, pour lutter contre le Pse et proposer un contre projet à celui de la direction.

En effet, le but de la direction est clair, découper l’activité du site pour mieux régner et diviser. En ce qui concerne les suppressions d’emploi, elles seront toujours à l’ordre du jour. Un PSE plane donc toujours sur des secteurs différents de la General Electric, notamment sur la branche, Thermal Systems.

Différents secteurs de General Electric en mouvement pour les salaires, mais pas seulement

Comme le souligne Dominique Thiriet, militant de CGT à GE Steam Power Belfort, « il y a une braie convergence, une grogne générale depuis plusieurs mois. C’est la première fois depuis 1994 que toutes les entités sont dans le mouvement ». C’est pourquoi la grève est loin d’être terminée, nouvelle exemple en date, une partie des salariés d’Altom Transport se sont mis en grève pour exprimer leur solidarité et pour réclamer des « des garanties sur la pérennité de (leur) outil de travail de production et des augmentations de salaire justifiées par la travail et l’engagement des salariées". Un mouvement qui à fait reporter la visite du PDG d’Alstom Henri Poupart-Lafarge le 11 mars. Dans la branche du Transport les travailleurs ont des inquiétudes sur leur outil de travail dans le cadre de la crise économique, où le patronat tente par tous le moyens de restructurer et supprimer des emplois.

L’unité de tous les salariés est indispensable pour créer le rapport de force et imposer nos intérêts, irréconciliables avec ceux du patronat, dont les profits passent avant nos vies. Le militant CGT de la GE Dominique Thiriet poursuit en disant « Des salariés partent. Des jeunes ingénieurs qui pensent qu’ils n’ont plus d’avenir dans la boite. C’est tout cela qui contribue au ras-le-bol général aujourd’hui. Le fait que le direction cède un peu sur les salaires et sur des embauches intérimaires au bout de trois jours de conflit montre bien la peur du patronat de voir la grève faire tâche d’huile dans d’autres secteurs.

Cette grève met une nouvelle fois en exergue les intérêts irréconciliables entre les travailleurs et les capitalistes, et une nouvelle fois la volonté du gouvernement et du patronat de faire payer la crise sur les dos des travailleurs. Elle montre également l’horreur d’un système qui n’arrive même pas à fournir des emplois et de quoi vivre, où les inégalités s’accentuent, alors que des milliards sont octroyés au patronat sur un plateau d’argent.

Face à l’ombre des licenciements et des suppressions d’emplois qui menacent de nombreux secteurs en France, il est dès lors urgent de se mobiliser pour faire reculer le patronat et le gouvernement. A l’heure ou le patronat mène une attaque d’ampleur contre les travailleurs, les salariés attaqués doivent refuser à tout prix les suppressions d’emplois par la grève et l’auto-organisation, et à leur tour relever la tête en poussant à la solidarité et à l’alliance de classe.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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