SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Automobile. Un plan d’aide de 8 milliards d’euros et Renault va supprimer 5000 postes

C'est une information du Figaro. Alors qu'Emmanuel Macron a annoncé un plan d'aide au secteur automobile de 8 milliards d'euros ce 26 mai, Renault va supprimer 5000 postes d'ici à 2024.

Un affront !
Crédits photos : MARTIN BUREAU/AFP

Le 19 mai dernier, Le Canard Enchaîné lâchait une véritable bombe en annonçant que Renault s’apprêtait à fermer quatre usines, avec plus de 3500 emplois menacé. C’est au tour du Figaro de balancer un véritable pavé dans la mare ce 26 mai : D’ici à 2024, 5000 postes vont être supprimés par le géant automobile !

L’information tombe mal, c’est un euphémisme de le dire, pour Emmanuel Macron. En effet, le chef de l’Etat s’est attelé, quelques heures auparavant, à détailler son plan concernant la filière automobile. Aux 5 milliards de prêt garantis par l’État se sont donc ajoutés 8 milliards d’aides aux entreprises du secteur, dans un plan présenté comme voulant placer la France comme le leader européen de la production de « voiture propre ». Dans son allocution, le président s’était bien gardé d’évoquer la question des fermetures de site chez Renault... On comprend mieux pourquoi !

En effet, selon Le Figaro, « le gouvernement « intransigeant sur la préservation des sites de Renault en France », selon Édouard Philippe, ne s’est pas opposé à cette restructuration. Mardi matin, le président du conseil d’administration de Renault, Jean-Dominique Senard, s’est entretenu avec le président de la République sur les mesures d’accompagnement de cette réorganisation industrielle. Renault a donné des gages sur le maintien en France d’activités à valeur ajoutée comme l’assemblage, à Cléon, d’un nouveau moteur électrique destiné aux trois partenaires de l’Alliance, Renault, Nissan et Mitsubishi, mais aussi le rapatriement à Douai de l’assemblage de véhicules qui avait lieu hors de France ».

En d’autres termes, c’est en toute connaissance de cause que Macron a détaillé son plan ce 26 mai. Toujours selon Le Figaro, « les projets de fermetures de sites à Choisy, Dieppe et Caudan seront détaillés. Renault cherche un repreneur pour la Fonderie de Bretagne (370 salariés) à Caudan (Morbihan), qui produit des pièces de fonderie brutes et usinées pour l’industrie automobile […] Les dirigeants de Renault devraient également préciser le projet de reconversion de l’usine de Flins, qui pourrait être dédiée à des activités de recyclage. Quant au site de Maubeuge, dont une partie de l’activité devait être transférée à Douai, il fera l’objet lundi d’une table ronde réunissant syndicats et élus et direction, à la demande du président de la République ».

C’est ici qu’apparaît au grand jour le fait que l’ambitieux plan de Macron de 8 milliards d’aides est un cadeau fait au patronat de la branche, et qu’en définitive ce dernier entend faire payer le coût de la crise aux travailleurs. D’autant plus qu’avec la suppression de 5000 postes chez Renault, ce sont aussi des milliers de licenciements qui pourraient disparaître dans les entreprises sous-traitantes, sans même parler des fameux « emplois induis ».

A ce titre, et comme l’explique Vincent Duse, militant CGT chez PSA Mulhouse et au NPA-Révolution Permanente, les travailleurs de la fonderie de Bretagne, qui bloquent leur usine depuis lundi, montre la voie à suivre ! C’est en effet par la lutte de l’ensemble des travailleurs de l’automobile, des entreprises sous traitantes comme des donneurs d’ordres, qu’il sera possible de mettre un stop à l’offensive acharnée du patronat. Une lutte qui ne se limitera pas aux frontières des entreprises Renault, ni même de la branche automobile, tant la tendance va à la multiplication des plans de licenciements dans de très nombreux secteurs de l’économie.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Fermetures d’usines Renault : les salariés de la fonderie de Bretagne montrent la voie à suivre

Depuis deux jours, les travailleurs, à l'appel de la CGT, bloquent l'usine Renault de la Fonderie de Bretagne. Avec les annonces de la fermeture de quatre usines du groupe, c'est une réaction des travailleurs qui veulent organiser la résistance contre le massacre des emplois et ce alors que le groupe annonçait ce mardi soir prévoir de supprimer 5 000 postes d'ici à 2024.

Automobile

Dire que le groupe Renault est au bord de la faillite n’est pas crédible un seul moment si nous faisons un retour en arrière de la situation du groupe Renault. 140 millions d’euros de baisse, mais avec un chiffre d’affaire toujours en hausse. En 10 ans, le groupe a fait 24 milliards de bénéfices et dispose d’un fonds de roulement de 10 milliards. Le groupe emploie 19 000 salariés et 10 000 précaires de façon permanente.

La question que se pose le patronat de la métallurgie, c’est en réalité la question de la compétitivité. Une précarisation de plus en plus importante est à l’oeuvre, et le but derrière la fermeture de sites est de réduire la masse salariale pour faire toujours plus de profits, dans un contexte ou malgré les lamentations du patronat, il est clair que le mastodonte de l’automobile française, à l’instar de PSA, possède de solides réserves accumulées sur le dos des salariés.

Nous savons clairement que l’enjeu de classe est de s’organiser. Ce n’est pas un plan de relance à hauteur de 8 milliards qui va sauver les emplois, surtout dans un contexte où le groupe annonce vouloir supprimer 5 000 postes d’ici 2024, mais bien le rapport de force et la prise en main par les salariés eux-mêmes.

La lutte de la Fonderie de Bretagne, un exemple

La lutte de la Fonderie de Bretagne, c’est la lutte pour l’ensemble de la filière automobile et de l’ensemble de la classe, puisque la crise économique va frapper durement partout, avec des remise en cause des acquis du mouvement ouvrier et l’augmentation de la durée du travail, voire la suppression de jours fériés. En clair, tout pour les patrons et pour ceux qui font tourner la société, rien d’autre que du sang et des larmes.

L’exemple des salariés de la Fonderie de Bretagne est un premier pas vers un affrontement de classe plus important. C’est aussi pour cela que la campagne de soutien et de solidarité de ceux qui sont à l’avant garde de la lutte est indispensable et pourrait être un exemple et un point de départ pour une coordination nationale de secteur automobile. Se mettre en lien et se battre ensemble dans le secteur automobile mais aussi, demain, bien au-delà, voilà qui est prioritaire dans la période.

Dans le cas contraire, c’est le spectre d’un massacre dans l’ensemble de la filière au nom de la compétitivité capitaliste qui plane sur les salariés. Car ce que vont vouloir faire les groupes Renault et PSA, c’est mettre les usines et les ouvriers en concurrence, alors que nous avons les mêmes intérêts à défendre, que nous soyons dans les usines des « donneurs d’ordres » ou dans la sous-traitance ; et peut importe le statut, fixe ou intérimaire.

Ne pas accepter que les travailleurs payent la crise à la place du patronat

Passer à l’offensive dans la situation pour être à la hauteur de la période, c’est défendre chaque usine et chaque emploi. Comment accepter d’être sans boulot et sans revenu, alors que l’argent coule à flots pour la bourgeoisie, et que c’est bel et bien le chômage de masse qui guette l’ensemble des travailleurs avec la crise économique qui arrive ?

C’est pourquoi il est indispensable d’exiger l’ouverture des livres de compte du groupe Renault, afin que tous les travailleurs aient une vision de la réalité de la situation de l’entreprise et de l’ensemble de la branche automobile. Ce d’autant plus que le groupe annonçait ce mardi soir prévoir de supprimer 5 000 postes d’ici à 2024 !

Il est tout aussi indispensable d’afficher un refus total de voir les avantages acquis par la lutte du mouvement ouvrier sacrifiés ; et d’exiger qu’aucune usine ne soit fermée, avec une nationalisation sous contrôle ouvrier de toutes les entreprises ou branches où le patronat ne promet que licenciements et misère. Enfin, il est primordial d’exiger la fin des contrats précaires, l’internalisation de l’ensemble des travailleurs sous-traitants et l’embauche massive des CDD et Intérim en CDI, par la baisse du temps de travail pour tous et toutes, afin de lutter efficacement contre le chômage.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Ce que dit

du StopCOVID

la Ligue des Droit de l'Homme

Appli smartphone COVID19

Parce que dans ce qui n'est pas un débat mais une tentative de passage en force du pouvoir pour, avec l'alibi du virus, disposer d'un outil de traçage de la population, il n'est pas sans intérêt de connaitre l'avis de la LDH sur la question :

Lettre ouverte aux député-es de Malik Salemkour, président de la LDH

Mesdames les députées, Messieurs les députés,
Le 24 avril, nous vous avions exposé les raisons de s’opposer à la mise en œuvre de l’application de suivi de contacts StopCovid, destinée à lutter contre la pandémie de Covid-19 et présentée comme une application de déconfinement.
Après des discours contradictoires du gouvernement, les débats et le vote ont finalement été reportés au mercredi 27 mai.
Qu’avons-nous appris de nouveau sur cette application qui aurait pu vous convaincre de voter favorablement ? Rien !
Le secrétaire d’Etat au numérique sera entendu ce mardi 26 mai par la Commission des lois et vous serez amenés à débattre et voter, dans des conditions de fonctionnement toujours dégradées, dès le lendemain.
Les informations communiquées par le gouvernement, notamment sur un site dédié (HTTPS://WWW.ECONOMIE.GOUV.FR/STOPCOVID), ne permettent toujours pas de considérer que cette application ne représente pas un danger pour la vie privée et les libertés.
En effet cette application serait destinée à « contribuer au travail des médecins et de l’Assurance maladie, pour alerter au plus vite les personnes ayant été en contact avec les personnes malades de la Covid-19, et ainsi casser la chaîne de transmission ».

La question de l’anonymat reste posée

L’application StopCovid serait installée volontairement sur les smartphones à partir des « magasins » GooglePlay ou de l’AppleStore, et un serveur central sécurisé générera des pseudonymes stockés sur les smartphones qui enregistreront, toujours grâce au Bluetooth, les pseudonymes des smartphones à proximité desquels (au moins un mètre) ils seront restés au moins quinze minutes.
Lorsqu’une personne aura été testée positive, elle pourra alerter les personnes qu’elle a croisées, en partageant son pseudonyme et ceux des personnes croisées qui se trouvent dans son application avec la base de données centrale. Or le propre d’un pseudonyme est qu’il n’est qu’une technique permettant de cacher l’identité au plus grand nombre mais qu’il reste toujours un moyen de retrouver l’identité en question.
Une donnée totalement anonyme n’est plus une donnée à caractère personnel, or le fait que le gouvernement demande l’avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) confirme bien qu’il s’agit de données personnelles. Par ailleurs tous les utilisateurs ont pu constater que lorsqu’ils installent une application à partir de ces « magasins » gérés par Google ou Apple ils « offrent » de gré ou de force des données personnelles à ces entreprises, ce qui n’est pas anodin pour cette application.
L’utilisation de données personnelles doit respecter le Règlement général sur la protection des données (RGPD) et notamment un consentement libre spécifique et éclairé de la personne concernée. Le gouvernement considère que l’utilisation de l’application étant basée sur le volontariat, celui-ci vaudrait consentement, or il ne donne aucune garantie sur les suites données aux déclarations de contamination : devra-t-on avoir installé l’application pour accéder aux tests, masques ? Sera-t-elle obligatoire pour accéder à son entreprise, lieux publics, etc. ? Déjà certains suggèrent d’offrir aux porteurs de l’application « 50 km ajoutés aux 100 autorisés » à ce jour…
Si l’accès à ces bénéfices ou « bonus » dépendait de l’installation de l’application, cela constituerait une discrimination vis à vis d’une grande partie de la population et, par ailleurs, le consentement ne serait plus libre.

Les problèmes liés au Bluetooth demeurent

En plus de risque de piratage, cette technologie n’est pas fiable quant à la mesure des distances. De plus elle est « aveugle » aux barrières protectrices que représentent un mur, une vitre séparant deux personnes porteuses d’un smartphone, ce qui risque de générer de fausses alertes, et elle ne fonctionne pas lorsque ce dernier est en mode veille.
La question de l’efficacité reste posée dans la mesure où, pour que l’objectif de StopCovid soit atteint, il faudrait qu’au moins 60% de la population utilise l’application et que tout le monde dispose d’un smartphone (or seulement 77 % des Français en avaient un en 2019) et, même si le gouvernement étudie encore à ce jour les possibilités de rendre StopCovid accessible au plus grand nombre grâce à des solutions alternatives au smartphone, il est fort peu probable que 60% de la population utilise StopCovid…
Un mois après l’annonce d’un débat et d’un vote, il apparaît qu’aucune garantie et amélioration notable n’aient été apportées.
C’est pourquoi nous vous demandons de ne pas céder aux pressions et à nouveau de refuser de voter ce projet qui, contrairement à une augmentation significative des moyens pour la recherche scientifique et les systèmes de santé publique, n’apportera rien à la lutte contre l’épidémie de Covid-19 et porte au contraire de graves dangers pour notre vie privée et nos libertés.


Nous vous prions d’agréer, Mesdames les députées, Messieurs les députés, l’expression de nos salutations les meilleures.

Malik Salemkour, président de la LDH

Paris, le 25 mai 2020

VOUS POUVEZ, VOUS AUSSI, ADRESSER CETTE LETTRE À VOS ÉLU-ES À :

Rédigé par Canaille le Rouge

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Laurent Berger, patron de la Cfdt et qui préside la CES, n'y va pas par 4 chemins dans son twitt du 19 mai 2020: "Le plan de relance franco-allemand à 500 milliards annoncé hier est un vrai signal politique : c’est une Europe solidaire, plus forte et plus durable qui nous permettra d' affronter la crise. La CFDT soutient cette démarche qui redonne des perspectives !" Oui donc à des milliards d'argent public pour les entreprises et les 27 états de l'UE qui aident le patronat dans leur pré carré national.

Si vous lisez mon blog, je ne porte pas la CES dans mon coeur, d'autant plus que Laurent Berger la préside. En matière de progrès, de justice sociale et d'écologie, je dis que cette confédération roule pour le capital plutôt qu'elle ne le combat. Et la Cfdt, avalisant la politique du capital en pleine pandémie du coronavirus, conforte mon opinion.

La CGT est affiliée à la CES depuis 1999, Cfdt et Fo y étaient depuis la création de la CES en 1973. Mais depuis 1999, les plans d'austérité, édictés par Bruxelles, noircissent le quotidien des travailleurs européens. En France, la casse du Code du travail ou le sabordage du rail national , sans parler de la santé publique n'en sont que quelques exemples criants. Et si vous parcourez le site officiel de la CES, la langue du billet vert y fait florès. Comme d'ailleurs à Bruxelles, alors que la Grande-Bretagne n'est plus dans les états de l'UE.

Bref, réformer le capitalisme ou le ripoliner en vert à la sauce écolo-bobo n'ont pas mes faveurs. Et voilà que Laurent Brun, responsable national de la CGT-Cheminots, sur sa page Facebook, écrit cela :

"Non l’Union Européenne n’est pas la sauveuse de notre économie !
Le soi disant plan de relance franco allemand pose en lui même un certain nombre de questions (nouveau recul de souveraineté en matière de politique économique, conditions de remboursement qui pourraient amener une étape supplémentaire vers le fédéralisme, critères de sélection des projets...).
Mais c’est surtout une gigantesque arnaque idéologique qui vise à présenter l’Union européenne comme la solution à la crise alors qu’elle en est une des causes.
Pour les services publics, par exemple, les règlements de l’Union européenne consacrent l’obligation de mise en concurrence, le principe du « bénéfice raisonnable » (donc de la profitabilité du service public), et surtout les instruments « indépendants » de contrôle bureaucratique et financier qui ont fait grossir les « tetes » administratives et réduire les effectifs de production, un des probleme révèlé au grand jour dans cette crise.
Je ne développe pas sur le rôle de la banque centrale qui n’aide plus au financement des grands projets mais uniquement à la protection de la bourse et des grands patrimoines, sur les critères de convergence ou les contraintes budgétaires qui imposent aux états la réduction des budgets sociaux, sur la libre circulation des capitaux qui a organisé les délocalisations, etc...
Je ne reviens pas sur le fait que l’UE a été immédiatement au chevet des bourses mais n’a pas organisé une seule seconde la lutte contre l’épidémie (démarches de coopération des labos publics de recherche, mobilisation des forces productives pour fournir masques et matériel... nous n’avons rien vu de tout ça, ils n’ont même pas idée que ça aurait pu être leur rôle tellement ils sont éloignés de la coopération... tout juste parlent ils de raté sur la coordination des mesures prises par les États membres alors que justement cela n’a aucun intérêt car les états ont décidé les mesures en fonction de leurs capacités hospitalières, et des caractéristiques de leur pays).
Tous les maux ne viennent pas de l’Union Européenne mais l’Union Européenne est la caisse de résonance de tous les pires dogmes de l’ultralibéralisme.
Donc je ne soutiens pas le plan de relance européen. Et je regrette profondément la déclaration unitaire des organisations syndicales qui le soutiennent."
 
Certes, cette expression n'est qu'une expression individuelle et n'entraine pas la CGT-Cheminots, ni d'ailleurs aucunement la CGT.
 
Mais en France, à l'heure ou Renault va casser l'emploi et l'industrie automobile, quand pour la santé publique on prend les mêmes et on recommence, faut-il se satisfaire que la CGT reste affilée à une Confédération européenne dont les statuts et les actions ne concernent pas l'émancipation des travailleurs et la suppression du capitalisme ? Pour le débat.
La Confédération européenne des syndicats (CES) sert-elle l'UE du capital ou pas?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

La première journée laisse carrément de côté les revendications cruellement d'actualité et exprimées par les personnels de la santé publique, qu'ils travaillent à l'hôpital, dans les ehpad et dans l'accompagnement des personnes âgées à domicile.

300 participants et après la belle chanson du premier chambellan du palais de l'Elysée, les yeux dans les yeux à la télé, la parole a été donnée à 15 participants. Pour les syndicats, ce ne fut que la Cfdt, troisième syndicat et loin derrière la première: la CGT. Ce qui nie la représentativité syndicale légale et légitime. Mais le pilote de ce "Ségur" de la santé n'est-il pas Nicole Notat, ex-dirigeante nationale de la Cfdt et soutien de Macron président?

Et parmi les 15 intervenants, choisis par le gouvernement dans cette première journée, en plus de la Cfdt, la parole fut offerte aux directeurs d'établissements de soins et aux médecins. Bon prince toutefois, dans ce raout d'interlocutrices et interlocuteurs ne remettant pas en cause les choix politiques en matière de santé, on a laissé s'exprimer deux représentants des usagers.

"Ces manœuvres traduisent bien l’état d’esprit pour la suite : mettre en avant les moins représentatifs pourvu qu’ils aient la bonne étiquette de « réformiste ». C’est regrettable, car ce sont justement les validations et accompagnements de toutes les réformes destructrices par eux, qui ont conduit l’Hôpital dans l’état où il se trouve", dit la CGT-Santé-Action sociale dans son communiqué de ce lundi et qui titre: "Un bien mauvais lancement du Ségur de la Santé."

Oui, sans le combat de classes et le rapport de forces qui va avec, on est donc à des années lumières des revendications principales, à savoir:

- L’arrêt immédiat de toutes les fermetures d’établissements, de services et de lits.

- Un plan urgent de formation pluridisciplinaire de professionnel.le.s et un plan de recrutement pluridisciplinaire.

- La revalorisation générale des salaires passant notamment par l’augmentation du point d’indice et la reconnaissance des qualifications des professionnel.le.s pour un meilleur déroulement de carrière, l’égalité professionnelle pour nos métiers à prédominance féminine.

- L’amélioration des conditions de travail, de vie des salariés et la reconnaissance de la pénibilité des métiers.

- L’abandon de la tarification à l’activité, l’augmentation des budgets des établissements ainsi qu’un projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale qui réponde aux besoins.

- La garantie d’un accès de qualité, égalitaire et de proximité de soins et d’accompagnement social pour tous.

Mais le dialogue social à la sauce Macron a-t-il été bénéficiaire une seule fois au vrai monde du travail depuis qu'un ex-banquier d'affaires, chouchouté par Hollande président, loge dans le palais présidentiel de la République?

Le "Ségur" de la Santé à la sauce Macron: prendre les mêmes et recommencer

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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REVEILLONS-NOUS

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Face à la menace de fermeture,

les salariés réagissent

sans attendre.

Ils bloquent

la fonderie de Caudan 

Et si le soleil décidait de se lever à l'ouest ? Renault et Fonderie de Caudan.

"Avec la menace qui plane sur l'éventuelle fermeture de quatre usines Renault en France, dont la fonderie de Bretagne, à Caudan (Morbihan), les syndicats ont appelés ce lundi matin à la mobilisation et ont mis l'usine à l'arrêt". France 3

Voila qui est la manière la plus rapide et efficace de contrer les manoeuvres de Renault et du  gouvernement complice et subventionneur de la casse .

Plus de 300 salariés sur environ 400, se sont rassemblés ce lundi 25 mai dès 8h devant la Fonderie de Bretagne pour dirent leur refus de la fermeture de leur entreprise.

Le Groupe Renault, lors de la présentation de ses résultats financiers, avait évoqué cette possibilité il y a quelques jours.

Le gouvernement lors de ses déclaration sur le sujet ne parlant que de Flins "à négocier" laissait entendre que Choisy, Dieppe et la Fonderie n'étaient pas dans sa préoccupation.

Les fondeurs se rappellent à son bon souvenir de la façon la plus efficaces qui soit.

La Fonderie de Bretagne fabrique principalement des fusées d'amortiseurs.

Le groupe Renault pour l'exercice 2019va distribuer 3.55€ de dividende par action.

Le dividende représente 29% du résultat net (A quoi servent les 71% autres ?) 

Pour être élligible aux mannes financières distribuées par l'état au nom de la crise sanitaire, Renault a annoncé ne plus distribuer de dividende pour 2019. Ce qui ne veut pas dire que la somme des profits à redistribuer n'existent pas : le résultat net est de 2 milliards et 662 millions d'Euros. Parions qu'ils ne dorment pas sur un livret A et que les trapézistes fiscaux protégés par le filet de Bercy savent les faire voltiger pour qu'ils se musclent et grandissent.

les syndicats, avec une CGT, majoritaire dans l'usine, ont mis l'entreprise à l'arrêt ce lundi.

Un CSE devait se tenir  à 11h pour apporter des précisions sur la situation, mais devant la mobilisation, la direction a reporté cette réunion à mercredi matin prétextant attendre les annonces d'Emmanuel Macron ce mardi pour la filière automobile.

Les salariés ont décidé ce matin d'occuper 24h sur 24 l'esplanade en face de l'usine jusqu'à la tenue de la réunion de mercredi.
 

Il est possible et pour Canaille le Rouge souhaitable que ce qui démarre dans le Morbihan soit l'amorce qui allume la colère sociale. Pour eux et leurs emplois mais aussi pour l'exemplarité de leur réaction, que les TRenault de la Fonderie de Caudan soient remerciés, disposent d'une solidarité mais surtout qu'autour et toujpours plus largement il y ait engagement d'action à la hauteur de ce qu'ils ont mis en route.

Dans un comuniqué du 21 mai, la FTM CGT déclarait : 

Des fonds publics à Renault pour investir et développer la filière automobile française…

Depuis le 15 mai dernier, la presse annonce entre autres, le non renouvellement d’une partie de la gamme Renault (Espace, Scénic, Talisman, Mégane et Koléos), la fermeture des usines de Dieppe, Choisy, Fonderie De Bretagne et Flins. Puis la suppression de 4 000 salariés jugés en trop en recherche et développement.

Si les annonces devaient être partiellement ou totalement confirmées, cela montrerait de nouveau le mépris des dirigeants de RENAULT à l’encontre des organisations syndicales et des Institutions Représentatives du Personnel qui, à ce jour, ne disposent toujours d’aucune information sur le sujet. C’est la conception du « dialogue social » dont le patronat et le gouvernement parlent, où le rôle des représentants syndicaux est réduit à l’accompagnement et à la mise en œuvre de ce qu’ils ont décidé…aux seuls profits d’une minorité d’actionnaires.

Déclaration commune Coordination CGT RENAULT de la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT

Des fonds publics à Renault pour investir et développer la filière automobile française…

Depuis le 15 mai dernier, la presse annonce entre autres, le non renouvellement d’une partie de la gamme Renault (Espace, Scénic, Talisman, Mégane et Koléos), la fermeture des usines de Dieppe, Choisy, Fonderie De Bretagne et Flins. Puis la suppression de 4 000 salariés jugés en trop en recherche et développement.

Si les annonces devaient être partiellement ou totalement confirmées, cela montrerait de nouveau le mépris des dirigeants de Renault à l’encontre des organisations syndicales et des Institutions Représentatives du Personnel qui, à ce jour, ne disposent toujours d’aucune information sur le sujet. C’est la conception du « dialogue social » dont le patronat et le gouvernement nous parlent, où le rôle des représentants syndicaux est réduit à l’accompagnement et à la mise en œuvre de ce qu’ils ont décidé…aux seuls profits d’une minorité d’actionnaires

Ces annonces relayées par la presse nous rappellent le scénario de 2012. La direction avait déjà utilisé la presse pour annoncer de probables fermetures d’usines et notamment celle de Flins. Cela avait pour objet de générer un climat de peur pour ensuite conditionner, dans un accord de compétitivité, le maintien d’une partie de l’activité (dans un temps court) à l’acceptation de moins disant sociaux. Stratégie largement utilisée actuellement par le patronat et le gouvernement pour poursuivre le détricotage du code du travail et de toutes les garanties collectives.

Ce que nous savons de sources sûres :

  • C’est qu’il n’existe pour le moment aucun plan de renouvellement cohérent de la gamme Renault actuelle et donc aucune stratégie industrielle pour la France.

  • Que M. Senard et Mme Delbos poursuivent et amplifient la stratégie financière portée par Carlos Ghosn en persistant à délocaliser et externaliser les activités industrielles et d’ingénierie avec pour seule boussole, des niveaux de marge à 2 chiffres par véhicule vendu.

  • Que dans cette perspective et à très court terme, la France ne fabriquera que des véhicules utilitaires (avec toujours moins de volumes) et des véhicules particuliers électriques (SUV ou Crossover) à très faibles volumes (54% en 2004 et 17% en 2019 produits en France) compte tenu des prix de ventes (entre 40 000 € et 70 000 €) inaccessibles pour une majorité de la population.

  • Que le devenir de l’ingénierie et de l’outil industriel de Renault en France est clairement posé avec ses conséquences sociales pour toute la filière automobile française.

Avec le prêt de 5 milliards d’euros annoncé et garanti par l’État, on assiste à un remake de ce que nous avons connu en 2011. Renault avait déjà bénéficié d’un prêt de 3 milliards qui ont finalement servis à financer les externalisations et délocalisations des activités industrielles et d’ingénierie Renault. Avec entre autres, la délocalisation totale de la Clio 5 en Turquie et Slovénie.

Ce que nous savons de sources sûres, c’est que les 5 milliards d’aides publiques pour Renault doivent participer au financement d’un réel projet industriel au service du progrès social et de la redynamisation de la filière automobile française. Propositions déjà formulées par la CGT et accessibles sur son application et site internet www.cgt-renault.com.

Renault doit satisfaire les besoins de mobilité de tous, en répondant aux enjeux environnementaux, sociaux et sociétaux. Demain, Renault peut produire plus d’1 million de véhicules en France en sollicitant tout le tissu industriel de la filière automobile Française.

Ce sont les propositions que la CGT Renault formulera mardi prochain lors de sa rencontre avec les dirigeants de Renault et auprès de l’État, principal actionnaire de Renault.

Rédigé par Canaille le Rouge

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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 Pourquoi le capital financier a besoin d’un État autoritaire et répressif
 Pourquoi le capital financier a besoin d’un État autoritaire et répressif
 Pourquoi le capital financier a besoin d’un État autoritaire et répressif

De la répression des gilets jaunes à la gestion de la crise du coronavirus, Emmanuel Macron s’impose de plus en plus comme le champion d’un libéralisme autoritaire. Deux essais, “Il faut s’adapter” de Barbara Stiegler et “La société ingouvernable” de Grégoire Chamayou, nous aident à comprendre pourquoi les élites libérales ont besoin de l’État.

En septembre 2015, au festival du Monde, alors qu’il est encore ministre de l’économie, Emmanuel Macron vante le libéralisme comme une “valeur de gauche”. Trois ans plus tard, le président manifeste bien peu de volonté pour illustrer cette assertion : il a enchaîné les réformes par ordonnances (loi travail, réforme de la SNCF, loi santé…), accouché de la loi asile et immigration, tournant historique en matière de répression des étrangers et, plus récemment, fait passer par la force de l’article 49.3 l’impopulaire réforme des retraites – deux semaines avant le début du confinement.

L’idée selon laquelle le libéralisme serait synonyme de liberté est omniprésente dans le discours politique et médiatique. L’autorité, ce serait les autres, toute velléité antilibérale – ou pire, anticapitaliste – serait archaïque voire stalinienne. En témoignent, par exemple, le nom du think tank du jeune philosophe Gaspard Koenig, GenerationLibre, ou celui de Charles Gave, financier et ex-mécène du parti Debout la France, modestement baptisé Institut des libertés. Deux chantres de l’ultralibéralisme, chacun à sa manière. 

Pourtant, notre cher président se distingue à la fois par son style de gouvernement “jupitérien”, euphémisme médiatique pour désigner son autoritarisme, et sa défense ardente du libre jeu du marché.

L’économie prisonnière de la théorie de l’évolution

Deux essais permettent de mieux comprendre pourquoi le libéralisme économique a besoin d’un pouvoir autoritaire pour fonctionner.

Dans le premier, intitulé “Il faut s’adapter” : sur un nouvel impératif politique (Gallimard, 2019), la philosophe Barbara Stiegler part d’un constat : le champ lexical de l’évolution, au sens biologique du terme, a envahi toutes les sphères de la société. La santé doit “s’adapter” aux innovations technologiques, notre société doit rattraper son “retard” sur les grandes “mutations”, l’université doit s’ouvrir à la “sélection”… Pour l’expliquer, la philosophe s’est plongée dans la “pensée politique dominante” de notre temps, le néolibéralisme. Elle en explore les origines, étroitement liées au darwinisme. Cette théorie explique l’évolution biologique des êtres vivants par la sélection naturelle et la concurrence pour leur survie.

Elle s’est intéressée plus particulièrement à la pensée de Walter Lippmann, diplomate, journaliste et essayiste politique américain. Celui-ci a donné son nom au colloque parisien qui, en août 1938, a acté la naissance du “nouveau libéralisme” et est reconnu comme l’un des pères fondateurs de cette idéologie. En 1937, il publie The Good Society. Les économistes classiques et néoclassiques du XIXe siècle s’appuyaient sur des mythes hors sol. La “main invisible” d’Adam Smith affirmait que l’intérêt des acteurs économiques conduisait mécaniquement à l’enrichissement commun. Dans son prolongement, l’ “équilibre général” de Léon Walras assurait que, si la concurrence était pure et parfaite, l’offre et la demande s’équilibraient. D’après Lippmann, la crise de 1929 a tordu le cou à ce “naturalisme naïf”, explique Barbara Stiegler.

L’État, architecte des cadres du marché

Pour s’adapter au “nouvel environnement” brutalement instauré par la révolution industrielle, décrypte la philosophe, nos sociétés doivent favoriser les “flux” au détriment des “stases” – c’est-à-dire l’immobilité, la stabilité. Tout doit bouger. Le scandale de la pénurie de masques vient de là, explique Barbara Stiegler : “C’est l’aveuglement [des néolibéraux] du flux et leur phobie irrationnelle des stocks qui leur a, par exemple, fait détruire nos stocks de masques, nos contingents de lits et nos effectifs de soignants”, analysait-elle dans une interview récente pour France 3.

L’adaptation humaine, dit Lippmann, ne saurait advenir spontanément. C’est pourquoi le néolibéralisme est tout sauf une idéologie du “laisser-faire”. L’Américain en appelle aux “artifices de l’État (droit, éducation, protection sociale) chargés de construire artificiellement le marché et d’assurer en permanence son arbitrage selon des règles loyales et non faussées”. L’État a donc son rôle à jouer en créant un cadre pour que le marché puisse fonctionner. Le triomphe du néolibéralisme n’a endigué ni la profusion de lois ni la lourdeur bureaucratique : la complexité des réglementations censées assurer la concurrence dans l’Union européenne le montre bien.

Les experts contre la démocratie

Walter Lippmann a également écrit sur la démocratie, dans Public Opinion (1922), rappelle Barbara Stiegler. Il y affirme qu’à “l’intelligence collective”, celle du peuple, il préfère le “savoir des experts” : “J’affirme que le gouvernement représentatif, que ce soit dans le domaine que l’on appelle ordinairement politique ou dans l’industrie, ne peut fonctionner avec succès, quelle que soit la base de l’élection, seulement s’il existe une organisation indépendante et experte, qui produise l’intelligibilité des faits invisibles à l’attention de ceux qui ont à prendre les décisions”, écrit-il.

Comme pour lui faire écho, un siècle plus tard, l’une des toutes premières décisions prises par Emmanuel Macron pour faire face à la pandémie de coronavirus a été de nommer un Conseil scientifique, composé de onze experts, pour “éclairer” ses décisions – et qu’importe si certains s’avèrent proches de l’industrie pharmaceutique. Dans une période de crise, encore plus qu’à l’accoutumée, la décision populaire est un poids pour nos élites. Le peuple veut s’exprimer ? “Nous sachons !” répondent les sacro-saints experts. Ce pouvoir des sachants est aussi une forme d’autoritarisme.

“Crise de gouvernabilité”

Dans le cadre des démocraties dites représentatives, où la voix du peuple est censée peser sur les décisions des gouvernants, comment obtenir le consentement – ou la docilité – populaire à une idéologie impopulaire, voire antipopulaire ? Déjà en 1922, Walter Lippmann théorisait la “fabrique du consentement”. De fait, les élites ont mis au point de véritables stratégies pour servir cet objectif, explique le philosophe Grégoire Chamayou, auteur de La société ingouvernable : une généalogie du libéralisme autoritaire (La Fabrique, 2018), le deuxième ouvrage qui nous intéresse.

Une grande partie du livre décortique les inventions des élites économiques pour désamorcer cette contestation. Elles tentent de persuader ou de contraindre en faisant la “guerre aux syndicats”, en proposant un “managérialisme éthique” ou encore un “capitalisme vert”. Le patronat français l’a encore illustré très récemment en passant en l’espace de quelques jours du lobbying contre les réglementations environnementales à une tribune en faveur d’une “mobilisation collective pour faire de la relance économique un accélérateur de la transition écologique.

Au service de Pinochet

Au côté de ces élites économiques, l’État n’est pas en reste quand il s’agit de sauver la libre entreprise. C’est l’objet de la dernière partie de l’ouvrage, “L’État ingouvernable”. En 1975, le politiste américain Samuel Huntington s’inquiète d’un “déferlement démocratique” qui demande toujours plus d’égalité à son gouvernement, affaiblissant sa propre autorité. Il appelle donc à “un plus haut degré de modération dans la démocratie”. Le futur conseiller du président républicain américain Ronald Reagan prône moins de démocratie pour sauver le capitalisme. 

Au même moment, les figures de proue du néolibéralisme ont les yeux rivés sur les régimes autoritaires d’Amérique latine. Au Chili, en particulier, les “Chicago Boys”, des économistes influencés par l’Américain Milton Friedman, conçoivent la politique économique du général Augusto Pinochet qui, arrivé au pouvoir en 1973 par un coup d’État appuyé par la CIA, pratique sans complexe la torture et la répression des syndicats. Friedman s’y rend en personne, tout comme l’autre grand nom de la pensée néolibérale de l’époque, l’Autrichien Friedrich Hayek.

L’ère du libéralisme autoritaire

Au cours de sa seconde visite au Chili, en 1981, Hayek est interviewé par le quotidien El Mercurio. Il se dit alors contre la dictature “à long terme” mais ajoute aussitôt : “Personnellement, je préfère un dictateur libéral à un gouvernement démocratique sans libéralisme.” Une idée qu’il assumait déjà dans une interview au Times en 1978, affirmant que la “liberté personnelle” est parfois “mieux préservée sous un régime autoritaire que sous un gouvernement démocratique”.

Nous sommes entrés, nous dit Grégoire Chamayou, dans une nouvelle ère, celle du libéralisme autoritaire. Un libéralisme “fort avec les faibles, faible avec les forts”, qui n’a peur ni de l’État ni de la répression. Sans consentement spontané des masses, il en a de toute façon besoin, comme l’a montré la réponse policière et répressive aux récents mouvements sociaux en France.

La figure libérale-autoritaire par excellence, jusqu’alors, reste l’ancienne première ministre britannique Margaret Thatcher, très influencée par Hayek. La forte répression policière mise en œuvre face à la grève des mineurs de 1984 et 1985 l’incarne parfaitement. Trente ans plus tard, de l’autre côté de la Manche, Emmanuel Macron est sans conteste le digne héritier de ce mantra : un État fort, une économie libre.

Timothée de Rauglaudre

http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Comme alors les Accords de Matignon signés dans la nuit du 7 au 8 juin 1936 et du Constat de Grenelle du 27 mai 1968, confirmant une hausse remarquable des salaires et la réduction du temps de travail, entre autres droits conquis par les travailleurs en grève?

Mais voilà, ironie de l'histoire, le ministère de la Santé se niche avenue de Ségur, non pour commémorer la célèbre comtesse, mais en souvenir du maréchal de Ségur, ministre de la Guerre de Louis XIV. Et pour en revenir à juin 1936 ou à juin 1968, c'est finalisé en une journée pour 1936 et en deux pour 1968.

Aujourd'hui, ledit "Ségur" rassemble pas moins de 300 participants et pas uniquement les organisations syndicales représentatives dans la santé publique, en vidéo-conférence connectés avec Olivier Véran qui, avant d'être ministre, ne s'illustra aucunement dans la défense de la santé publique comme député socialiste, puis macroniste, ou comme toubib hospitalier au CHU de Grenoble dans les luttes présentes avant son adoubement.

Ensuite, pour le dialogue social à la sauce du capital, 7 semaines de "groupes de travail et de partages d'expériences". Conclusions: après le 14 juillet. Le premier grain à moudre dans le budget de la Sécu -que l'Elysée veut toujours torpiller- fin septembre. Vous suivez ou pas?

Le tout piloté par Nicole Notat, ex-patronne de la CFDT favorable au plan Juppé, premier ministre de Jacques Chirac président, et signataire de tous les accords avec le Medef, jusqu'à être soutien inconditionnelle de Macron président. Vous suivez toujours?

A moins que le combat de classes renverse la table. En tout cas, la CGT-Santé-Action sociale lance des mobilisations des personnels jusqu'au 16 juin.

Une dizaine d’organisations syndicales ou professionnelles appellent à se mobiliser le 16 juin 2020 : CGT, SUD, UNSA, CGC, Association des médecins urgentistes de France, Action praticiens hôpital, collectifs Inter-blocs, Inter-Hôpitaux et Inter-Urgences, Printemps de la psychiatrie et Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et des maternités de proximité. Les syndicats des toubibs de ville dits libéraux, tout comme la Cfdt ou la Cftc, y sont absents.

Ce 16 juin, vous applaudirez de chez vous ou vous descendrez dans la rue?

Parce que la santé publique, comme

Le "Ségur de la Santé" s'ouvre ce lundi, du nom de l'avenue où se situe le ministère de  la Santé à Paris

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le  "Ségur de la santé " ne produira de résultats réels, concrets, positifs QUE SI les personnels soutenus et épaulés par l'opinion se mobilisent.

C'est d'ailleurs l'annonce de cette mobilisation qui a contraint le pouvoir macronien de hâter le processus de prise en compte public de la question des hôpitaux, de la santé et de ses personnels.

Bien qu'en sous-main les manoeuvres et les tentatives de contournement ne manquent pas comme par exemple l'évocation des 35 heures ou du sempiternel " travailler plus pour gagner plus"

C'est pourquoi :

 

 

En direct avec Loïc Pen, médecin urgentiste à Creil (Oise), le point sur la situation sanitaire, les EHPAD, et la mobilisation pour l'hôpital public le 16 juin.

 

VIDEO :

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Pandémie et lutte des classes, quelques mots.

Nouvel article sur Arguments pour la lutte sociale

 

par aplutsoc

Deux explications de la crise globale actuelle ont court dans l’idéologie dominante. Elles se nourrissent mutuellement en paraissant s’opposer.

L’explication « officielle » est qu’un virus dangereux a nécessité des mesures draconiennes aux graves conséquences économiques et sociales, et qu’il faut maintenant « relancer l’économie » et « vivre avec le virus », « en même temps » comme dit Macron. Le capitalisme ne serait pour rien dans le virus, et ce serait du «complotisme» que de l’envisager.

L’explication « non officielle » verse, justement, et inévitablement, dans le complotisme. Car elle s’étonne de l’ampleur des mesures prises alors qu’autrefois, ni la grippe « espagnole » (1919), ni la grippe « asiatique » (1957), ni la grippe « de Hong-Kong » (1969), toutes beaucoup plus meurtrières, n’avaient rien suscité de tel. Donc si on nous a confinés, c’est pour autre chose : complot ! Et d’autant plus « complot » que le confinement est allé avec la crise économique, l’entrée en dépression, la dislocation des échanges internationaux. Alors, si les grands de ce monde n’ont pas hésité à aller au-devant de telles conséquences, c’est que le complot est vraiment terrible ! 5G, vaccins, domination mondiale, Raoult contre Soros et Rothschild, les trompettes obscurantistes ont là une voie royale, qui présente l’avantage, pour les Macron et discoureurs officiels, de confirmer leur propre récit : qui s’oppose à nous est un complotiste !

Entre ces deux « camps », le camp de classe, social et internationaliste, manie, lui, la raison et la réflexion.

C’est bien un virus auquel on a affaire, pas un fake, ni un robot de synthèse. Mais tout virus s’insère dans des rapports sociaux existants. Il a été le révélateur d’un effondrement financier, économique et social qui couvait, ce qui n’était un secret pour personne. Il provient en outre du déconfinement, si l’on peut dire, de zones naturelles sensibles détruites par la mondialisation capitaliste et l’exploitation illimitée des ressources. A partir de là, la brutalité et la soudaineté de la vague de confinements est très explicable.

Elle s’explique par quatre causes, et par leur cumul. Un virus nouveau, mal connu, surprenant, sans médicament ni vaccin, est un danger sérieux, pas une « grippette » -seuls des inconscients réactionnaires peuvent encore raconter le contraire, comme ces imbéciles qui répondent aux appels de Trump et de Bolsonaro. La Chine a pris des mesures de contrôle social draconiennes au moment où la guerre commerciale de Trump la faisait tousser ; cette réaction a ouvert la crise économique mondiale qui couvait, par la coupure des chaînes de production industrielles en Asie orientale. Troisième facteur, la diffusion très rapide de l’épidémie dans le monde – sur ce plan, elle dépasse largement les grippes de 1919, 1957 et 1969 – et la violence de son explosion à Bergame et dans la plaine du Pô, ont rendu difficile aux gouvernements le refus de mesures de confinement, à partir du moment où tests de masse et autres mesures de protection n’avaient pas été prises. On a ainsi vu l’exécutif français passer d’une politique à une autre de manière brutale, et sans s’en expliquer. Quatrième facteur : quand les salariés ont compris, et quand ils ont mesuré l’injonction contradictoire entre « restez chez vous » et « allez bosser », ils sont entrés spontanément en mouvement contre le « boulot », ce danger sanitaire. Ceci semble avoir été spectaculaire aux États-Unis. Dès lors, certains plans de confinement visaient à prendre de vitesse l’auto-défense sociale contre l’épidémie et contre le patronat. En Inde, Modi a fait du confinement une attaque sans précédent contre les travailleurs précaires et migrants.

Nous devons donc, militants ouvriers rationnels, rejeter résolument les deux « explications », l’officielle et la complotiste, qui se renvoient l’une à l’autre et ne font que refléter la crise des classes dominantes, chez lesquelles elles ont court toutes deux, comme on le voit avec les « cas », de sacrés cas, Trump et Bolsonaro. Ni extérieure, ni mystérieuse, ni innocente, ni née d’un complot, il s’agit bien d’un virus, il s’agit bien de la crise du mode de production capitaliste atteignant ses limites.

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SANOFI est une transnationale française. L’entreprise détient la 3e position mondiale dans le secteur de la santé avec un chiffre d’affaire de 35 milliards d’Euros en 2018. Elle pointe en 11e position pour la capitalisation boursière avec 99 milliards d’Euros. Elle est leader dans toute une série de spécialité médicamenteuse et des vaccins. Elle réalise 72 % de son chiffre en dehors de l’Europe, elle compte 100.000 salariés dans 100 pays et 25.000 salariés en France.

Son investissement en recherche est de l’ordre de 5,9 milliards d’Euros en 2018 soit environ 17 % de son chiffre d’affaire. La société s’est profondément restructurée dans la dernière période avec ,en France, une perte de 2.000 emplois tout particulièrement dans le secteur de la recherche. Elle bénéficie depuis 2008 d’un Crédit Impôt Recherche (CIR) d’environ 130 millions d’Euros par an. L’entreprise a été dans la dernière période sous les feux de l’actualité avec un versement de dividendes importants à ses actionnaires en pleine crise sanitaire et tout récemment fait l’objet d’une polémique sur la première exclusivité d’un éventuel vaccin contre Covid19 aux USA. Pour en savoir plus, nous avons posé quelques questions Pascal Collemine délégué syndical central CGT à Sanofi Recherche&Développement.

     1. Sanofi est le 3e groupe mondial dans le secteur de la santé et la 11e capitalisation boursière dans le monde. Le groupe est internationalisé et s’est profondément restructuré avec           une diminution sensible en France des emplois en particulier de recherche. Qu’en est-il au juste ?

Pascal Collemine

En 10 ans, les effectifs en Recherche&Développement (R&D) ont quasiment diminué de moitié. Il y avait 6300 salariés en 2008, il n’y aura plus que 3500 fin 2020. Le nombre de centres de R&D est passé de 11 à 4.
Sanofi va fermer encore un site spécialisé dans la sécurité du médicament (Toxicologie ) en fin d’année dans le cadre du dernier plan de restructuration. La direction a aussi engagé une forte externalisation de nos activités de R&D, de nombreux métiers en interne disparaissent au profit d’entreprises sous-traitantes (en anglais C.R.O) comme EVOTEC qui a maintenant repris l’intégralité du site de Toulouse. Sanofi, lors du plan de 2012, s’est désengagé de ce site. Ils ont cédé les bâtiments, les matériels et le personnel restant à l’époque à une société allemande du nom d’EVOTEC. Les frais de personnel ont été payés de plus par Sanofi pendant 5 ans en échange de travail de sous traitance.

 

     2. Quelles sont les orientations générales de la production de SANOFI aujourd’hui ?

Pascal Collemine​​​​​​​

 

Les orientations générales sont de plus axées autour des produits biothérapeuthiques, et notamment en Oncologie et Immuno-oncologie. Les axes de recherches en Neurologie (Alzheimer), en cardiologie, en infectiologie et récemment dans le diabète ont été externalisés. Le « marché » n’est pas assez juteux pour les actionnaires. Il faut des produits qui coûtent plusieurs milliers d’euros pour générer les profits !
La Chimie médicinale (des petites molécules) disparaît peu à peu car ce n’est pas assez rentable. Les traitements bio thérapeutiques valent une fortune ! C’est en partie pour cette raison que la stratégie de Sanofi est orientée dans ce domaine afin de pouvoir générer beaucoup de cash (si les systèmes de santé remboursent, ce n’est pas forcément gagné …)
Il faut remarquer que les approches immunologiques sont une réelle avancée dans le traitement du cancer et d’autres maladies. C’est une approche personnalisée mais les petites molécules ont encore de l’avenir (beaucoup plus simple à produire mais facilement copiables) et peu chères donc plus accessibles pour les pays du Sud par exemple. Un traitement biothérapeuthique, vu son prix, ne sera certainement vendu que dans les pays riches. C’est un gros problème d’accès au médicament !

 

     3. Quelles sont les conséquences des restructurations pour l'entreprise en France et sur la recherche dans le domaine des médicaments. Est-ce qu'ils ont arrêté la production de                certains types de médicaments ces dernières années pour des raisons de rentabilité ?

 

Pascal Collemine​​​​​​​

La R&D se meurt en France. On assiste à un véritable démantèlement de nos activités de recherche qui n’est absolument pas remis en cause par l’État. Le gouvernement Macron accompagne les décisions de Sanofi. Il ne faut pas oublier que Macron a un lien tout à fait privilégié avec Serve Weinberg, président du conseil de surveillance. Une réunion du cercle des entreprises a eu lieu en présence du 1er ministre peu après l’élection de macron au centre de recherches de Vitry. Il y avait tous les grands patrons français à cette réunion…
En termes de production, les principes actifs ont été externalisés depuis longtemps (Paracétamol par exemple).
Nous n’assistons pas vraiment à de nouveaux arrêts de production en France. La direction a de plus en plus tendance à produire un peu partout en Europe et aussi dans les pays à bas coûts mais la récente pénurie de médicaments va obliger la direction a rapatrier plus de production en Europe. Cependant, ce nouveau groupe sera financé à hauteur de 30 % par Sanofi (projet Pluton)
Deux usines pourraient quitter le groupe (Vertolaye et Elbeuf), encore une diminution de la masse salariale et une perte de savoir-faire en interne. La CGT combat bien sur ce projet qui pourrait être financé entièrement par le Groupe. Les 4 milliards € de bénéfices dégagés en 2019 seraient bien utilisés.

 

      4. Sanofi puissante multinationale dans le système de santé est-ce compatible avec la réponse aux besoins de santé ? Que proposez -vous?

Pascal Collemine​​​​​​​

La CGT propose que le médicament fasse partie d’un pôle publique. Notre santé ne doit plus être confiées aux rapaces de la finance. Les besoins en santé publique sont encore conséquents, de nombreuses maladies ont besoin de traitement accessibles à tous. Le capitalisme et les profits sont contraires à une politique de santé accessible à tous, et notamment pour les pays du Sud ou en voie de développement. Il faudrait réquisitionner des usines, surtout dans la période actuelle, et pourquoi pas recourir à la licence d’office afin de produire des médicaments essentiels pour la santé.

 

      5. Ces choix semblent validés par des profits importants si l’on s’en réfère aux dividendes distribués y compris très récemment, mais qu’en est-il de l’emploi en nombre et en                      qualité  et des conditions de travail en général et en France en particulier ?

Pascal Collemine​​​​​​​

L’emploi diminue fortement depuis une dizaine d’années, plus de 5000 postes ont été supprimés en France dans le groupe (toutes les activités sont compressées). De nombreuses expertises ont disparus en R&D notamment avec le recours aux plans de restructurations. Il n’y a quasiment plus aucune embauche de jeunes chercheurs, la pyramide des âges est une véritable toupie. Les plans de départ en mesures d’âge permettent aux plus anciens de partir sans aucun remplacement. C’est un désastre pour la transmission des expertises qui sont indispensables dans nos métiers
Les orientations stratégiques de Sanofi ne sont pas comprises par les salariés (même à un niveau hiérarchique élevé), les salariés ne pensent qu’à quitter le groupe, avec des bonnes mesures d’accompagnement que la CFDT négocia au plus haut à chaque fois (pour les plus anciens). Les quelques plus jeunes vont dans d’autres laboratoires plus offrant ou dans les boites sous-traitantes qui elles recrutent mais avec un statut révisé à la baisse.

      6. Les déclarations récentes de Paul Hudson sur le vaccin contre Covid19 ont ému et donné lieu à un large concert de réprobation plus ou moins sincères que faut-il retenir de cela ?

Pascal Collemine​​​​​​​

Il faut retenir que Paul Hudson, est un anglo-saxon, aux ordres des actionnaires comme nos anciens patrons. La direction de la R&D a été décentrée aux États-Unis depuis longtemps et ça s’accélère. Il essaye de faire pression sur l’Europe pour encore chercher des financements publics. La CGT a dénoncé aussitôt ses propos ! Si le vaccin est trouvé, la CGT revendique la mise en commun pour tous de ce traitement. Pas de profits pour les actionnaires : Notre santé avant tout !
Les réprobations sont justes mais il va falloir batailler sérieux pour que ce vaccin soit entre nos mains et pas aux mains des financiers de tout poil

 

      7. La CGT chimie appelle au développement des luttes pour les salaires, l’emploi et les conditions de travail qu’en est-il à SANOFI ?

Pascal Collemine​​​​​​​

Nous appelons régulièrement les salariés à se rebeller contre ces orientations mortifères pour l’emploi et l’avenir de nos métiers en France. Hélas, la CGT est souvent bien seule pour mobiliser. En R&D, l’évolution de nos Catégories Sociaux Professionnelles est aussi un frein à la mobilisation. De plus en plus de cadres sont présents dans l’entreprise. Plus aucun ouvrier ne travaille en R&D. Très peu de jeunes aussi qui pourraient certainement donner de la dynamique dans nos syndicats.
L’accompagnement des syndicats réformistes comme la CFTC et la CFDT fait moins peur aux salariés qui sont plutôt déjà très résignés du fait de l’accumulation des plans de suppressions d’emploi. Nous n’échappons pas à la généralisation de l’individualisme sur les salaires, des nouvelles techniques de « management », de l’augmentation du télétravail qui brise souvent le lien social, etc etc...
Malgré tous ces inconvénients, nous arrivons quand même à mobiliser les salariés contre le dernier plan de restructuration et aussi contre la réforme des retraites qui a été un moment fort en région parisienne et ailleurs, Sanofi était bien représenté dans les cortèges.

Publié par FSC

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
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