SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Mettre fin à la précarité, mieux répartir les richesses certes, MAIS il va falloir pour cela remettre aussi en cause les droits de propriété sur les moyens de production et la sacro sainte exploitation du travail, sa subordination au patronat comme le pointe avec lucidité la Charte d'Amiens!

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Après avoir reçu 5 milliards de prêt garanti, Renault envisagerait de fermer 4 usines en France

Le Canard Enchaîné a lâché une véritable bombe ce 19 mai. Dans le cadre d'un plan d'économie annoncé en février, Renault envisagerait de fermer 4 de ses usines françaises. Plus de 3600 emplois seraient ainsi menacés, et ce alors que l'on apprenait hier que l'entreprise va toucher 5 milliards d'euros de prêt garanti par l'Etat.

Edito

Crédits photo : Le Parisien/Mehdi Gherdane

Dans un article intitulé "Grande purge en vue chez Renault", le Canard Enchaîné a lâché hier une véritable bombe, reprise dans l’ensemble de la presse. Le constructeur automobile envisagerait, dans un plan d’économie prévu depuis février, de fermer quatre de ses usines en France. Les sites concernés sont ceux de Choisy-le-Roy, de Dieppe, des Fonderies de Bretagne et de Flins. Au total, ce sont plus de 3600 emplois qui seraient directement menacés. Ce vaste plan d’économie doit être précisé par la direction de Renault le 29 mai prochain.

Plus scandaleux encore, ces velléités de fermeture coïncident avec le fait que l’Etat français, principal actionnaire de la marque au losange avec 15% du capital, prévoit de garantir à Renault un prêt bancaire à hauteur de 5 milliards d’euros ! Dans des propos confiés à l’AFP, une source proche du dossier affirme qu’ « il y a des discussions » et que « rien n’est figé ». En d’autres termes, pour l’heure, l’octroi de cette garantie bancaire par l’Etat à Renault n’est en rien conditionné à la non-suppression de postes !

En soi, cette annonce, si elle se concrétise, amorce un changement brutal dans la situation générale. Jusqu’ici, à l’exception de quelques cas isolés dans l’aéronautique, comme Daher et Derichebourg la récession économique ne s’est pas encore traduite par des licenciements massifs. Dans de nombreux cas, la politique de chômage partiel du gouvernement continue de servir de soupape.

L’annonce de ces potentielles fermetures d’usines chez Renault, dans un secteur d’activité qui est l’un des piliers de l’impérialisme français, pourrait donc constituer un des premiers signes de la vague de licenciements qui couve, quelques jours après que Nissan ait annoncé la fermeture de ses usines catalanes. Une tendance qui semble se confirmer dans de nombreux secteurs de l’économie. Tandis qu’une partie du patronat, notamment dans l’industrie, tente de négocier pour obtenir de nouvelles aides en faisant évoluer le chômage partiel, des annonces de plan de licenciements massifs, commencent à se profiler, comme nous l’expliquions dans notre éditorial de ce 18 mai. En d’autres termes, ces annonces de potentielles fermetures d’usines chez Renault, qui vont même au-delà des suppressions de postes, pourraient être l’annonce du début d’un massacre de l’emploi et du tissu industriel.

Avec la crise économique qui arrive, le grand patronat se met en ordre de bataille pour faire payer la crise aux travailleurs, promettant un monde de misère par le biais d’un chômage de masse à une hauteur jamais atteinte dans l’histoire. D’après l’Organisation Internationale du Travail (OIT), plus de 300 millions d’emplois pourraient être supprimés dans le monde au printemps. Dès lors, il est indispensable que le mouvement ouvrier prépare la contre-offensive, par une vaste riposte sur le terrain de la lutte des classes, et un plan de bataille unitaire contre les licenciements ! Un impératif pour que la crise ne soit pas payée par les travailleurs, qui doit s’articuler à une série de revendications telle que la fin des contrats précaires, la nationalisation sous contrôle ouvrier de l’ensemble des entreprises qui menacent de fermer leurs portes, l’augmentation sans délai des salaires à hauteur de 1800€ net et l’interdiction pure et simple des licenciements. C’est seulement par l’obtention de ces revendications qu’il sera possible d’éviter que les travailleurs ne paient la crise, et même d’ouvrir la voie à une réelle alternative de société, pour que le monde de demain ne soit pas plus terrible encore que le monde d’hier.

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Plan de relance européen : 500 milliards d’argent magique, les travailleurs paieront l’addition

Emmanuel Macron et Angela Merkel se sont mis d’accord pour proposer un plan de relance qui sera financé par l’Union Européenne afin de renflouer les secteurs économiques touchés par la crise. Un plan de relance qu'il faudra rembourser, et qui promet l'austérité pour les travailleurs.

Union Européenne

Crédits photo : L’Usine nouvelle
 
Les vœux des principaux patronats européens, récemment exprimés dans une tribune des Échos, semblent se réaliser. Ce lundi, lors d’une conférence de presse commune, les dirigeants des deux principales puissances européennes ont annoncé un plan de dotation de 500 milliards d’euros à destination des régions et secteurs économiques européens affectés par la récession. Ce plan viendrait ainsi s’ajouter au plan de prêt de 500 milliards d’euros discuté par les différents ministres des finances européens.
 
Macron et Merkel se sont mis d’accord en proposant de faire passer le plan de relance directement par le budget de l’Union Européenne. C’est donc l’Union Européenne qui s’endettera auprès des marchés financiers pour ensuite effectuer des transferts directs aux régions et aux secteurs économiques européens les plus lourdement touchés par la crise. « Ce fond de relance, ces 500 milliards, ne seront non pas des prêts […] mais bien des dotations budgétaires sur la base de notre endettement commun » a tenté de rassurer Emmanuel Macron. Tout en rappelant succinctement que « les 500 milliards d’euros ont vocation à être remboursés. Ils ne seront pas remboursés par les bénéficiaires mais par les États membres. » Comme l’a expliqué Catherine André dans sa chronique éco sur LCI, cette dette mutualisée sera remboursée au prorata de la contribution de chaque États membres au budget de l’Union Européenne, et non pas en fonction du montant alloué à chacun des pays.
 
Des « dotations budgétaires », « non pas des prêts » mais un « endettement commun »… L’enfumage est ici plutôt précaire, démontrant qu’il n’y aura pas « d’argent magique », mais qu’en définitive ce seront les contribuables, et donc principalement les travailleurs des différents pays européens, qui porteront l’essentiel de la charge de cet emprunt. La chancelière allemande a d’ailleurs précisé ce qu’impliquait le plan de relance : « il faudra bien sûr rembourser cet argent. Cela devra être en accord avec les règles budgétaires européennes ».
 
En bref, comme pour la crise de 2008, où des États comme la Grèce avaient été contraints de s’endetter, il faudra rembourser. Or, se sont encore les travailleurs qui risquent de payer l’addition en subissant de nouvelles politiques austéritaires. Ces mêmes politiques qui ont cassé les services publics et le système de santé ; et qui ont eu des conséquences sociales désastreuses entrainant la précarisation de millions de personnes en Europe et dans le monde. 
 
Sans s’attarder sur les effets d’annonces tous plus creux les uns que les autres sur l’importance de mettre en place « une Europe de la santé », ou encore sur « l’accélération de la transition écologique », la surprise apparente de cette annonce vient du côté d’Angela Merkel. En effet, il y a peu, l’Allemagne continuait de faire cavalier seul et menait un bras de fer avec la Commission Européenne à propos du programme de rachats de dettes de la Banque Centrale Européenne qui vise à mutualiser les dettes des pays membres. A ce titre, le fait que l’Allemagne déroge pour la première fois à sa ligne de refus total de mutualisation de dettes au sein de l’Union Européenne est un fait majeur. Comme l’explique Nicolas Beytout dans L’Opinion « pour l’Union européenne, c’est un profond changement institutionnel qui s’annonce : ce sera la première fois de son histoire qu’elle s’endette pour transférer des fonds à l’un des siens […] Une fois de plus, l’adage selon lequel « l’Europe n’avance qu’au travers des crises » trouve sa concrétisation : profondément ébranlée par la catastrophe sanitaire, l’Union a recréé en son sein des frontières, relancé des politiques nationales, creusé les écarts entre les pays puissants qui peuvent aider leur économie et les autres. Il en est résulté une forte tension franco-allemande, mais c’est de cette crise dans la crise qu’est sorti le deal Macron-Merkel »
 
Dès lors, cet accord a vite été célébré et présenté comme « historique » voire une « révolution » par de nombreux médias mainstream et personnalités politiques qui mettent en avant un couple franco-allemand réconcilié et marchant dans la même direction, signe d’une Union Européenne de la « coopération », « solidaire » et « unie ».
 
En réalité, la prise de position commune des deux chefs d’État s’inscrit dans une situation internationale on ne peut plus tendue. Ces derniers mois, la crise sanitaire et économique a en effet dévoilé et intensifié les tendances au repli nationaliste et les tensions géopolitiques entre grandes puissances impérialistes. Pour l’Allemagne, le risque de voir ses « concurrents-partenaires » être profondément affaiblis par la crise pourrait avoir un effet domino sur sa propre économie, fortement dépendante du marché européen. C’est à ce titre que, loin d’une prise de conscience, le changement de cap allemand sur la question des dettes mutualisés va dans le sens de ses propres intérêts. Dans le contexte géopolitiques plus général, et en particulier dans le rapport avec les Etats-Unis et la Chine, l’approfondissement de la crise dans les pays de l’Union Européenne et en particulier des pays « moteurs » de l’UE, comme la France ou l’Italie, aurait des conséquences néfastes pour Berlin.
 
La mortifère « guerre des masques », mais aussi la concurrence que se livrent les principales puissances, comme l’Allemagne et les États-Unis pour l’élaboration d’un vaccin, en sont des exemples édifiants à l’échelle mondiale. 
 
Au niveau régional, l’Union Européenne apparaissait quant à elle largement fragilisée. La France et l’Allemagne ont par exemple refusé de venir en aide à l’Italie en refusant d’y envoyer du matériel médical.
 
Ainsi, loin de remettre en cause les tensions entre puissances, ce qui se cache derrière ce plan de relance confirme encore une fois la logique de mutualisation des pertes et de privatisation des profits. Si « solidarité » et « union » il y a dans ce plan de relance, c’est bel est bien à destination des grandes entreprises et des patrons.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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C'était durant l'émission spéciale de la chaine d'infos, lundi soir, sur le confinement d'un ex-banquier d'affaires dans son palais rien qu'à lui de l'Elysée

Macron sur Bfmtv: "Nous n'avons jamais été en rupture" de masques

Bon, la capture d'écran ci-dessus n'a pas été prise sur Bfmtv, il va sans dire et l'image ci-dessous n'a jamais figuré sur la vitrine d'une pharmacie française.

Macron sur Bfmtv: "Nous n'avons jamais été en rupture" de masques

Et toujours dans le genre politique politicienne, la création d'une nouveau groupe de députés.

Ils partirent 16 de la Macronie et par un prompt renfort, Delphine Batho ex-ministre socialiste de Hollande président, ils arrivèrent 17 au port. "Ni dans la majorité ni dans l'opposition", déclarent-ils urbi et orbi. Ils ont désignés pour cela deux présidents, deux vice-présidents et deux délégués généraux parmi eux. Bon, il manque encore le trésorier et son adjoint et pourquoi pas 8 portes-paroles. Ainsi tout le groupe serait doté et prêt à fonctionner. Le capital en tremble par avance.

Et côté syndicalisme j'accompagne le capitalisme, les propos de Laurent Berger, patron de la Cfdt et président de la Confédération européenne des syndicats:

Macron sur Bfmtv: "Nous n'avons jamais été en rupture" de masques

Laurent Berger fait ainsi la promo du plan de relance franco-allemand, pour sauver les banques et les profits par de l argent public de dingue, sans toucher aux grandes fortunes ni à la fraude fiscale, sans arrêter les exonérations de cotisations patronales. Il n'exige pas plus aucune nationalisation -Renault, avec l'Etat dans son conseil d'administration, envisage la fermeture de 4 usines dont celle emblématique de Flins-. La Cfdt ne propose aucune politique publique massive dans la Santé publique, aucun plan de défense et de renforcement de la Sécurité Sociale.

Je ne sais pas si vous l'aviez remarqué, mais depuis le 11 mai 2020, nous sommes passés dans le temps d'Après. Et si j'écris cela, ce n'est pas pour rien.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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SOURCE : Le Provençal

La CGT, la France insoumise, le PCF13, la NPA, le PRCF13, l’Unef, les jeunes communiste du 13, Ensemble! et l’AN13 appellent à une manifestation ce mardi. « La crise du covid-19 est beaucoup plus qu’une crise sanitaire, c’est la faillite du modèle qui domine le monde. La casse des services publics, l’étranglement des budgets des États, les délocalisations, ont pesé très lourd dans la gestion de cette crise », écrivent dans un communiqué commun ces organisations qui entendent pointer du doigt les choix politiques des pouvoirs publics en général. Elles poursuivent : « dans notre département, le coronavirus a agi comme un accélérateur de maux déjà profonds : misère, chômage, précarité, inégalités sanitaires et scolaires ».

Entre autres demandes globales, les contestataires espèrent obtenir

  • « des masques gratuits pour tous, des tests et des moyens pour les soignants »,
     
  • « la relocalisation et la socialisation des outils de productions agricoles et industrielles »
     
  • ou encore « une relance de l’activité économique sous le contrôle de celles et ceux qui produisent, en tenant compte de l’impératif climatique ».

 

Un dernier vœu pour le moins contradictoire avec le mode choisi pour cette manifestation [ caractère fielleux de la remarque du Provençal] : au départ de la porte d’Aix à 18 heures celle-ci doit se dérouler… en voiture. Un moyen de locomotion qui permet le respect des mesures sanitaires, précisent les organisateurs.

Publié par FSC

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« Auchan nous a trahis » : mais où est la prime de 1000 euros promise par l’enseigne ?

« Auchan nous a trahis » dans plusieurs établissements de la grande distribution, des voix s’élèvent pour exiger la prime promise par le gouvernement et les patrons de la grande distribution. Une promesse qui s'est vite évaporée, révélant la colère des cassiers, caissières et préparateurs de commandes, en première ligne face au virus.

"Auchan nous a trahis"
Une prime au prorata pour avoir risqué sa vie

Les salariés d’Auchan Fontenay-sous-Bois se sont mis en grève pour dénoncer le coup de com’ de Auchan qui a promis une prime, dont la plupart des salariés n’ont toujours pas vu la couleur. En effet, les contrats précaires, occupés majoritairement par des étudiants, ne toucheront pas l’intégralité de la prime car il faut avoir fait minimum 28h par semaine.

Cette lutte à Fontenay-sous-Bois s’inscrit dans une colère que l’on entend déjà depuis quelques semaines. Dans le magasin Auchan de Val d’Europe (77), les salariés se sont mobilisés autour d’une pétition, qui a rassemblée plus de 19.000 signatures. Le 2 mai, ils ont organisé un débrayage, exigeant une même prime de 1000 euros pour tous et toutes, ainsi que de meilleurs conditions de travail. Dans le magasin Chronodrive de Toulouse Lalande, une pétition exigeant une prime de 1000 euros pour tous a été lancée par les salariés.
A Rennes, une vingtaine de salariés se sont mis en grève après un débrayage ce samedi 16 mai pour dénoncer leurs conditions de travail. La direction a imposé un rallongement des heures de travail pendant la crise sanitaire, ce qui vient agrandir l’angoisse des caissières et caissiers qui témoignent travailler « avec la boule au ventre ». Les salariés dénoncent également les effets d’annonce sur la prime, que la plupart ne toucheront que partiellement.

A Auchan, mais aussi plus largement dans la grande distribution, pendant la crise sanitaire, les cadences sont venues s’accélérer drastiquement pour tous les employés dans la grande distribution. Pour donner un ordre de grandeur, les achats de produits alimentaires et de grande consommation ont explosé de 237 % le lundi 16 mars. De nombreux témoignages ont visibilisé l’angoisse des premiers de corvée qui travaillent dans les secteurs essentiels comme celui d’un salarié d’Auchan Val qui témoignait pour révolution permanente : Nous avons commencé face à cette pandémie, comme tout le monde, sans masque ni gel hydroalcoolique ».

Alors qu’on compte plusieurs décès dans la grande distribution, faute de moyen de protection, après avoir manqué de masques et de matériel, les salariés apprennent que la grande distribution avait caché des stocks de masques qu’ils vendent aujourd’hui à des prix exorbitants. Les salariés du carrefour de Rennes exigent dans leurs revendications que tous les clients aient des masques, et des conditions sanitaires adéquates pour travailler. Il faut exiger la réquisition des stocks et la distribution gratuite de tous les masques pour les salariés en première ligne, pour les consommateurs et la population.

Le secteur de la grande distribution a vu des bénéfices gonfler avec la crise, le chiffre d’affaires des grandes enseignes a bondi de 38%. Malgré des profits toujours plus massifs et le discours médiatique qui dément l’inflation et les prix qui grimpent, de nombreux consommateurs démontrent le contraire. Cette augmentation des prix et de la vie, qui vient trouver son explication pas seulement dans les difficultés à approvisionner les magasins en temps de pandémie, mais également dans la récession qui s’abat sur l’économie.

La colère dans la grande distribution, colère de la première ligne.

La prime promise par le gouvernement et les patrons de la grande distribution témoignait d’une tentative de reconnaissance, bien qu’insuffisante, du risque encouru par tous les salariés en première ligne. En réalité, la prime peine à se faire voir au mépris de toute la première ligne, contre les effets d’annonces du gouvernement et du patronat. La colère qui se fait entendre autour de la prime, vient exprimer un mécontentement plus profond. Les salariés de la grande distribution qui ont révélé leur rôle essentiel pendant la crise, sont payés avec des salaires de misère et occupent les contrats les plus précaire. Soignants, éboueurs, caissiers, , la voix des petites mains qui font tourner la société s’élève contre l’impunité du gouvernement et du patronat. « Je veux rendre hommage à toutes celles et ceux qui font tourner le pays », témoignait une aide-soignante dans les colonnes de Révolution Permanente, en exprimant sa colère contre le gouvernement qui n’a cessé de mépriser les travailleurs et travailleuses en première ligne.

Le déconfinement répressif et sans mesure sanitaire s’accompagne du spectre d’une crise économique d’ampleur. Toute la colère de la première ligne, s’inscrit dans un contexte où le gouvernement les érige en « héros » alors que les ordonnances de l’Etat d’urgence sanitaire visent à précariser toujours plus les contrats précaires et intérimaires, au nom de la « lutte contre le virus ». La crise sanitaire est venue démasquer les intérêts d’un gouvernement au service du patronat, en témoignent les milliards pour les entreprises, et les miettes pour les soignants, les caissières, éboueurs, agents de nettoyage, la première ligne qui gagne des cacahouètes. Face au gouvernement qui promet dans l’air une prime au prorata pour avoir risqué sa vie ou une médaille insultante pour mater les colères, il faut exiger une augmentation de 300e des salaires, ainsi que l’égalité salariale entre les hommes et les femmes.

Des caissières aux agents de nettoyage, en passant par les soignants, tous les travailleurs et travailleuses commencent à relever la tête. Si cette crise a révélé leur rôle essentiel, elle a aussi révélé l’incapacité des capitalistes de mettre en place des conditions sanitaires à la hauteur de la situation. Prenons en main la situation, en organisant des comités d’hygiène et sécurité, pour veiller au respect des conditions sanitaires sur nos lieux de travail, en lien avec les travailleurs et travailleuses, les consommateurs et la population. Ces comités, dans la grande distribution, peuvent également permettre que les salariés et consommateurs soient en lien pour contrôler l’augmentation des prix des denrée alimentaires.

La bataille pour exiger la même prime pour tous et toutes, quel que soit le statut, est une bataille contre le mépris du patronat, et pour l’unité entre tous les travailleurs et travailleuses qu’ils soient intérimaires, en cdd, ou cdi. Quel que soit le statut tous sont en première ligne du virus et des attaques de gouvernement. Les luttes qui commencent à émerger dans les secteurs essentiels sont l’expression de la volonté de faire payer la gestion catastrophique de la crise.

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Les annonces de licenciements massifs commencent à sortir des tiroirs…. Après que le grand patronat a largement bénéficié des aides publiques, il compte bien faire payer cette crise au monde du travail et à la jeunesse mais aussi aux petites entreprises qui paieront les pots cassés. Un seul mot d’ordre : zéro licenciement, partage du temps de travail entre toutes et tous !

Airbnb, la Halle, Conforama, Airbus... Vers un massacre de l’emploi ?

Crédits photos : REUTERS/Jason Redmond

En France, la mise en place du chômage partiel à une échelle historique avec près de 6 salariés du privé sur 10 a permis de maintenir dans une grande mesure le salaire de millions de travailleurs qui du fait des mesures de confinement massive ont vu leur activité salariale s’arrêter entièrement ou partiellement. 

Et si ce chômage partiel n’a pas rémunéré les salariés qui y ont eu droit à 100% de leur salaire habituel, cette mesure a tout de même permis d’amoindrir conjoncturellement, les effets de la crise économique cumulés au ralentissement de l’activité dû au confinement. Une période que le gouvernement voudrait désormais révolue pour obtenir une reprise de l’économie quoique puissent être les conditions sanitaires. C’est ce dont témoigne les déclarations du gouvernement qui n’a eu cesses ces dernières semaines comme en témoigne notamment le chantage au chômage partiel pour ces parents qui refuseraient de mettre leurs enfants à l’école.

Ainsi, après une période d’anesthésie de l’économie pendant laquelle les grands capitalistes ont pu profiter d’une manne financière venant de l’Etat, parfois même en fraudant, la crise économique commence à se faire de plus en plus insistante. Dans certains pays, nous pensons particulièrement aux États-Unis et leurs 36 millions de chômeurs, cette question s’est posée directement, là où en France elle a été artificiellement contenue, bien que le patronat et les ordonnances du gouvernement sur le travail aient tout fait pour la faire peser le plus possible.

Avec la perspective du déconfinement et du désengagement partiel de l’Etat du chômage partiel, la préoccupation économique a pris le pas pour beaucoup de travailleurs, à des rythmes différents selon les secteurs.

Dans des entreprises comme celles de l’aéronautique, particulièrement touchées par la crise, on a vu le sentiment évoluer d’une peur du virus et de la contagion face à un patronat décidé à mettre en jeu la vie de ses salariés, à la peur encore plus grande des licenciements, des réductions de salaire. Un dilemme parfaitement synthétisé par Pascal Lanette, PDG de Derichebourg Aeronautics Services qui déclarait en mars : « Les gens vont devoir choisir de quoi ils veulent mourir, de faim ou du virus »...
Il se trouve aujourd’hui que le sous-traitant aéronautique est désormais à l’avant-garde des annonces de suppressions d’emploi avec un « plan social » qui laisse le choix aux salariés de sacrifier beaucoup de leurs collègues ou bien tous leurs acquis et un peu moins de collègues...

C’est essentiellement par ce biais que s’exprime aujourd’hui le poids pris davantage par la crise économique, à savoir la multiplication ces derniers jours des annonces de suppressions d’emploi, que ce soit par des suppressions « sèches », des plans de départ volontaires chiffrés ou bien des perspectives qui annoncent, à venir, le besoin de réduire les effectifs. Tentatives, ballons d’essai ou projets arrêtés, ces projets viennent mettre les travailleuses et les travailleurs sous pression, en agitant la perspective du « dialogue social » (visage de l’union sacrée au service du patronat et du gouvernement) pour décider dans le dialogue et la bonne humeur qui seront les milliers de travailleurs condamnés au chômage, dans une période de récession mondiale où il sera difficile d’en retrouver, pour sauver non pas l’industrie mais les profits du patronat.

Ces annonces se combinent avec une offensive généralisée du patronat sur les conditions de travail. Rappelons, malgré les apparences de la situation où ils n’ont servi à rien sinon à pleurer dans les jupons du Trésor public, que ce sont les patrons qui prennent les risques, qui font tourner le monde, qu’il faut sauver etc. La situation doit donc selon les officiels de la bourgeoisie justifier toutes les attaques, temporaires jusqu’à une date qui sera éternellement repoussée, sur le renouvellement des CDD, sur les CSE, sur les heures supplémentaires, sur le recours à l’interim, sur l’extension du temps de travail et la remise en cause généralisée des 35 heures.

Interrogés par le Figaro, des avocats et spécialistes des restructurations d’entreprise s’attendent à voir de nombreux dossiers en redressement judiciaire, des dépôts de bilan et des licenciements d’ici l’été. En effet, les cotisations et charges fixes des entrepreneurs, allégés sur la période de cessation de l’activité (en mars/avril) vont se reporter sur le quatrième trimestre et rien n’affirme que leurs activités reprennent d’ici là comme avant le confinement. Désormais, c’est le capital financier, les banques qui vont faire la pluie et le beau temps qui vont avoir droit de vie et de mort sur certaines installations et sur leurs salariés. C’est déjà en quelque sorte le scénario à l’œuvre dans le dossier Conforama. Le groupe avait déjà fermé plusieurs magasins l’année dernière et licencié près de 2000 salariés. Son maintien dépend désormais d’un Prêt Garanti par l’Etat, financé par la BNP qui joue les abonnés absents lors des réunions et semble préparer la reprise de l’enseigne par le concurrent But.

Des phénomènes de faillites et d’absorptions, de concentration du capital tout à fait élémentaires aux crises capitalistes qui se régleront sur le dos des ouvriers. But avait déjà commencé à pointer le bout de son nez dans le dossier, mais une reprise d’entreprise signifiant la reprise tels quels des contrats de travail, avait finalement décliné. La mainmise de But ne sera donc évidemment pas gratuite et se fera au prix d’attaques sur les conditions de travail et sur la rémunération des ouvriers.

En attendant, ce sont 9000 emplois et jusqu’à 20.000 en comptant l’ensemble de la chaîne de fournisseurs et sous-traitants qui sont menacés par les spéculations et la concurrence des capitalistes, les emplois déjà menacés par les précédents plans de licenciement de Conforama étant en plus poussés à la sortie plus tôt que prévus.

Nafnaf vient de se placer en redressement judiciaire, les actionnaires de la Halle cherchent à profiter de la situation pour couler le navire, Derichebourg (3300 licenciements promis) et Daher dans l’aéronautique ouvrent le bal à de nombreux sous-traitants et à la tête de gondole Airbus qui laisse déjà 30 % de ses salariés en chômage partiel en profitant des nouvelles dispositions qui permettent l’individualisation du chômage partiel et donc de moduler les besoins de main-d’oeuvre aux frais de l’Etat. Chez Engie, ce seraient 15000 emplois menacés dans le monde, dont 9000 en France selon les syndicats. Les licenciements ne sont pas un « tabou » selon Jean-Pierre Farandou le patron de la SNCF qui fait planer cette menace sur les cheminots en même temps que l’offensive reprend contre les éléments perturbateurs qui ne laissent pas la direction sacrifier la santé des travaillleurs comme elle l’entend, à l’image de la tentative de licenciement de Eric Bezou, désormais entre les mains du gouvernement. Pas de tabou non plus chez Renault qui évoquait déjà cette perspective en janvier et qui parle maintenant de restructurations après avoir encaissé 5 milliards d’euros d’aides ! Idem pour Air France qui veut se séparer, par un plan de départ volontaires, de milliers de salariés, les poches désormais alourdies de 7 milliards d’euros d’aides étatiques ! Les compagnies aériennes vont licencier durement (3000 pour Ryanair, - 60 % des effectifs chez Air Canada, 12.000 chez British Airlines, 5000 chez les scandinaves de SAS...) tout en étant largement arrosées par les États dans le monde entier. Le tourisme va être durement frappé, AirBNB licencie 25 % de ses salariés à l’international (1900 emplois), 8000 dans le monde pour le groupe touristique allemand TUI.

De nombreuses entreprises voient donc aussi, sans devoir justifier forcément d’une quelconque mauvaise santé économique – les lois Macron en 2015, El Khomri en 2016, Travail XXL en 2017 ont sensiblement élargi les possibilités de licenciements pour les entreprises, au motif évidemment de... la lutte contre le chômage – une opportunité pour dégraisser leurs effectifs et annoncer des plans de départ. Le but de la concurrence que se mènent les capitalistes au cœur de la crise, c’est de savoir qui va y périr et qui va en sortir grandi.

Pour les patrons, administrateurs et actionnaires c’est un jeu de poker qui engage éventuellement des bouts de leur portefeuille mais qui ne les empêchera surtout pas de se recaser ailleurs. Pour les salariés, c’est la perspective du chômage, de la précarité et du flicage avec les nouvelles lois sur l’assurance-chômage. Pour des villes et des régions qui sont dépendantes de certaines industries, cela signifie aussi la perte potentielle de centaine de milliers d’emplois comme dans la région toulousaine avec l’aéronautique dont les activités induisent plus ou moins directement près d’un demi-million d’emplois !

La pandémie n’a été que l’étincelle qui a mis le feu à des barils de poudre très secs, et là depuis longtemps. Tous les indicateurs étaient au rouge depuis des mois avant le Covid. L’histoire de cette crise c’est la chronique d’un désastre capitaliste annoncé. Sur le terrain de la crise sanitaire, qui a évidemment accentué la crise économique, le capitalisme a montré son incapacité structurelle à mettre la vie avant les profits, et même à tourner au ralenti pendant tout juste deux mois sans risquer de faire exploser les tensions internationales et de condamner des milliards de personnes à la pauvreté et au chômage pour de longs mois encore à venir. Cette crise est en définitive le résultat de leur système, à eux de la payer. Ce sont les travailleuses et les travailleurs et les classes populaires qui ont payé (jusqu’à aujourd’hui, la réforme des retraites en était la forme la plus récente) le sauvetage des banques et des entreprises en 2008 ! Et si c’était à refaire ? Et la bourgeoisie ne va pas hésiter à recommencer, à peine plus de dix ans plus tard.

La réponse que les travailleuses et les travailleurs porteront face aux licenciements massifs va être un enjeu central de la situation. Face à des attaques de cette ampleur, il est évident en y réfléchissant un tout petit peu que toute solution individuelle est illusoire et vouée à l’échec. Pourtant les gouvernant, les capitalistes vont jouer cette carte jusqu’au bout, profiter du désespoir qu’ils créent pour diviser. L’enjeu de la réussite réside dans le maintien de l’unité de tous les salariés, une personne menacée de licenciement, c’est l’ensemble d’entre nous qui sommes menacés ! Pour cela, il va falloir se battre pour qu’il n’y ait aucun licenciement !.

Face à ce massacre de l’emploi, il n’y a pas de « dialogue social » qui puisse trouver une issue de compromis. « Etudier toutes les possibilités »« pour sauver l’emploi », la solution du moindre mal (un peu moins de licenciements et un bon nombre de renoncements) ne peuvent être des issues possibles. Alors qu’ils veulent nous faire payer leur crise en nous imposant une augmentation historique du chômage de masse, il faut lutter pour zéro licenciement, et le partage du temps de travail entre toutes et tous ! 

Après 2008, des luttes dures, héroïques ont eu lieu dans de nombreuses entreprises, souvent pour « vendre sa peau le plus cher possible ». Mais là n’est pas le problème pour les capitalistes, même en « faillite », ils trouveront de l’argent pour détruire des richesses, fermer des usines, détruire des emplois et des vies. La meilleure indemnité de départ ne dure pas éternellement et face à un chômage de masse n’est qu’une maigre garantie. La meilleure garantie c’est la sauvegarde sans conditions des emplois, il faut l’imposer aux patrons. Ceux qui aiment à se déclarer les premiers en faillite sans jamais montrer combien de millions ils ont engrangé ces dernières années et versé aux actionnaires, sont les premiers à trouver des moyens de continuer l’activité quand le rapport de force les y contraint.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Il y a ceux qui

lui crachent dessus

Il y a ceux qui

se battent grâce et avec elle

La CGT et le "jour d'après"

 

Après le déconfinement du 11 mai : ne les laissons pas recommencer !
 
Nous attendions le déconfinement avec impatience et malgré tout, une petite pointe d’inquiétude.
 
Quel monde allions-nous retrouver ?
Nous n’en avions perçu, cinquante-sept jours durant, qu’une image flou dans le carré de la télévision.
 
Depuis une semaine c’est beaucoup moins flou : le profit doit reprendre !
 
Tant pis pour la santé des enfants, les parents doivent retourner au boulot. Tant pis pour les soignants, livreurs, éboueurs, caissiers, personnels des Ehpad, agents des services publics… qui, au risque de leur vie, n’ont jamais arrêté : ils reçoivent une miséricordieuse tape sur l’épaule.
 
En contrepartie de tous ces efforts, le Medef et le gouvernement veulent nous faire travailler plus encore - au risque pour certains de perdre leur boulot.
 
Peut-être un effet secondaire du Covid-19, le pouvoir est devenu encore plus sourd au bruit qui monte avec insistance derrière les masques. Sourd à l’aspiration à ce que le monde change.
 
Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir que le "jour d’après" voit la naissance d’une société plus juste, solidaire et durable.
 
La CGT est à vos côtés sur cette question, comme elle a su l'être pendant le confinement en mettant en débat des propositions, en construisant les mobilisations nécessaires, en invitant tous ceux qui le souhaitent à se syndiquer pour que cette aspiration trouve le chemin de la réalité.

Rédigé par Canaille le Rouge

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SEULE la lutte collective personnels, travailleurs, peuple les contraindra à vraiment changer !

Ce plan d’économie qui participe à la destruction du service public avait déjà été rejeté par les membres CGT du CHSCT de COCHIN en fin 2019.Il devait être effectif au mois de juin 2020.
On aurait pu croire que la crise sanitaire allait remettre en cause ces plans d’économie qui tuent l’hôpital public. 
A COCHIN, pas vraiment !!!
La Direction, au contraire, a décidé d’avancer la date de cette disparition de lits d’hospitalisation complète !
Le 4 mai, le personnel de ce pavillon a su que le déménagement se ferait le mercredi 6 mai . On abandonne le 2eme étage pour intégrer le 3eme étage du pavillon HARDY avec les pertes de lits annoncées !

  • Oubliées les bonnes résolutions !
  • Oubliés les grands discours !
  • Oubliées la pénurie de lit remettent en cause les missions du service public !
     

La recherche de gains financiers vient de reprendre le dessus aux dépends de la prise en charge des patients !

Très motivée, Direction est prête à accélérer encore plus cette destruction de place d’hospitalisation complète !

La CGT COCHIN combat toujours pour un renforcement du service public hospitalier ! Dans ce combat, la direction de l’APHP ne défend certainement pas le bien public ! le drame de la crise sanitaire du COVID19 vient de nous le rappeler cruellement !

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Pour se préparer à la future crise du secteur aéronautique à Toulouse, Révolution Permanente lance un appel à témoignages pour tous les travailleurs liés directement ou indirectement à l'industrie aéronautique et ses sous-traitants. Licencié ou menacé de licenciement ? Dégradation des conditions de travail ? Menaces patronales ou répression syndicale ? Absence de mesures sanitaires pour la reprise du travail ? Envoie-nous ton témoignage !

Appel à témoignage de travailleurs de l’aéronautique. Refusons les licenciements, nous ne paierons pas la crise !

Depuis le début de la crise sanitaire, on a vu la violence dont les patrons de l’aéronautique ont fait preuve pour défendre leurs profits. Entre des conditions sanitaires scandaleuses et le refus de fermer les entreprises non-essentielles, certains d’entre eux ont cependant dû reculer du fait de la résistance des ouvriers.

Cependant, au vu des conséquences économiques de la crise qui se font déjà ressentir, et alors même que l’aéronautique est un des secteurs économiques français les plus touchés par la crise - près de 98% du transit aérien est freiné voire annulé, les patrons repassent à l’offensive. Entre la préparation d’un plan de licenciement de plus de 3300 travailleurs chez Daher, et un mal nommé “Plan de Sauvegarde de l’Emploi” chez Derichebourg Aero qui menacerait plusieurs centaines d’ouvriers, la crise de la sous-traitance aéronautique est une première annonce de la catastrophe possible dans l’industrie. A l’international ce sont des dizaines de milliers d’emplois qui risquent d’être détruits chez Boeing, General Electrics Aviation ou chez Rolls Royce ! Cette accélération pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour les travailleurs de Toulouse, mais aussi pour l’agglomération dans son ensemble, alors même que 80% des emplois toulousains seraient induits ou indirectement liés à l’industrie aéronautique.

C’est pour cela que Révolution Permanente organise une campagne d’appel à témoignages pour tous les travailleurs et les travailleuses de Toulouse actuellement salariés dans le secteur aéronautique, qui souhaitent dénoncer les plans patronaux mais aussi leurs conditions de travail. En ayant dénoncé très rapidement les plans de licenciement chez Daher et Derichebourg, nous avons pu montrer au grand jour la brutalité patronale qui touche ce secteur.

Afin de témoigner, de coordonner nos luttes, pour s’organiser et s’opposer à ce que ce soit les travailleuses et les travailleurs qui paient la crise, contacte-nous par mail à revolutionpermanente31@gmail.com ou sur la page Facebook Révolution Permanente Toulouse.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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