Les tenants du capitalisme et leurs chiens de garde pointent eux aussi effectivement les injustices et inégalités monstrueuses et flagrantes qui s'affichent aux USA.
Tout en refusant de pointer les raisons profondes de ces injustices et en s'efforçant de sauver un système de plus en plus mis en cause par les opinions et les travailleurs.
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REPRIS du site Unilever CGT Le Meux
SOURCE Anti K
Jeff Bezos est toujours l’homme le plus riche du monde, mais avec 34,6 milliards de dollars en plus.
Si la crise du coronavirus a porté un coup à l’économie mondiale, elle profite au moins à quelques-un·es. Entre le 18 mars et le 19 mai 2020, la valeur nette des 600 plus grosses fortunes américaines a augmenté de 434 milliards de dollars. Cela représente 398 milliards d’euros, et un bond de 15% en seulement deux mois.
Les cinq premiers milliardaires américains, Jeff Bezos, Bill Gates, Mark Zuckerberg, Warren Buffett et Larry Ellison, ont à eux seuls gagné 75,5 milliards de dollars (69,3 milliards d’euros).
La valeur nette de la fortune du fondateur et PDG d’Amazon, Jeff Bezos, a augmenté de 30,6% pendant la pandémie de Covid-19, atteignant désormais les 147,6 milliards de dollars (soit à peine moins que le PIB de la Hongrie). Avec Zuckerberg, qui a gagné 25 milliards de dollars, il est le plus gros bénéficiaire de la crise.
Jackpot pour les entreprises tech
Les géants du secteur technologique sont ceux qui tirent le mieux leur épingle du jeu, pendant que le reste de l’économie s’effondre, laissant les personnes à faibles revenus dans une plus grande précarité.
Depuis la mi-mars, 47% des Américain·es ont déclaré qu’eux-mêmes ou une autre personne de leur ménage avait perdu des revenus depuis le début de la pandémie. La semaine dernière seulement, 2,4 millions de personnes supplémentaires demandaient des allocations de chômage temporaires aux États-Unis.
«Alors que des millions de personnes risquent leur vie et leur gagne-pain en tant que travailleurs mis en première ligne, ces milliardaires bénéficient d’une économie et d’un système fiscal qui est câblé pour canaliser la richesse vers le sommet», a déclaré Chuck Collins, directeur du programme sur l’inégalité à Institute for Policy Studies.
On estime que 16 millions de travailleurs et travailleuses américaines ont perdu l’assurance maladie fournie par leur employeur.
Jeff Bezos est toujours l’homme le plus riche du monde, mais avec 34,6 milliards de dollars en plus.
Si la crise du coronavirus a porté un coup à l’économie mondiale, elle profite au moins à quelques-un·es. Entre le 18 mars et le 19 mai 2020, la valeur nette des 600 plus grosses fortunes américaines a augmenté de 434 milliards de dollars. Cela représente 398 milliards d’euros, et un bond de 15% en seulement deux mois.
Les cinq premiers milliardaires américains, Jeff Bezos, Bill Gates, Mark Zuckerberg, Warren Buffett et Larry Ellison, ont à eux seuls gagné 75,5 milliards de dollars (69,3 milliards d’euros).
La valeur nette de la fortune du fondateur et PDG d’Amazon, Jeff Bezos, a augmenté de 30,6% pendant la pandémie de Covid-19, atteignant désormais les 147,6 milliards de dollars (soit à peine moins que le PIB de la Hongrie). Avec Zuckerberg, qui a gagné 25 milliards de dollars, il est le plus gros bénéficiaire de la crise.
Jackpot pour les entreprises tech
Les géants du secteur technologique sont ceux qui tirent le mieux leur épingle du jeu, pendant que le reste de l’économie s’effondre, laissant les personnes à faibles revenus dans une plus grande précarité.
Depuis la mi-mars, 47% des Américain·es ont déclaré qu’eux-mêmes ou une autre personne de leur ménage avait perdu des revenus depuis le début de la pandémie. La semaine dernière seulement, 2,4 millions de personnes supplémentaires demandaient des allocations de chômage temporaires aux États-Unis.
«Alors que des millions de personnes risquent leur vie et leur gagne-pain en tant que travailleurs mis en première ligne, ces milliardaires bénéficient d’une économie et d’un système fiscal qui est câblé pour canaliser la richesse vers le sommet», a déclaré Chuck Collins, directeur du programme sur l’inégalité à Institute for Policy Studies.
On estime que 16 millions de travailleurs et travailleuses américaines ont perdu l’assurance maladie fournie par leur employeur.
Bruno Le Maire annonce des "faillites et des licenciements". Stop aux milliards pour les grands groupes !
Le ministre de l’Economie a précisé son plan de relance de l’économie. Avec avec la fin du chômage partiel, il promet « des faillites et des licenciements » pour les travailleurs. Les grands groupes, quant à eux, jouissent d'aides de plusieurs milliards d’euros, tout en préparant des plans de restructuration.
“Il y aura des faillites et il y aura des licenciements dans les mois qui viennent” a annoncé le ministre de l’Economie au micro d’Europe 1, d’un ton prophétique. La fin du chômage partiel qui concerne aujourd’hui 12,7 millions de travailleurs va d’une part infliger un coup fatal à de nombreuses TPE et PME pour qui le chômage partiel était une béquille importante pour ne pas mettre la clé sous la porte. Ces petits patrons, étranglés par les crédits, vont concrètement se retrouver face au risque de faillite. D’autre part, le chômage va exploser et les licenciements s’enchaîner. Si le dispositif de chômage partiel avait pour un temps permis d’éviter une vague de licenciements comme aux États-Unis, il commence aujourd’hui à coûter trop cher à l’État qui souhaite progressivement le faire disparaître. Certaines entreprises ont déjà commencé à licencier massivement ou à annoncer des plans de licenciements, comme c’est le cas de Daher, Derichebourg, ou encore Rolls Royce.
Pour Bruno Le Maire, la solution aux licenciements se trouve dans la relocalisation de la production en France. Dans son interview au Figaro, le ministre a précisé comment il comptait encourager ces relocalisations. Sans surprise, toute augmentation des impôts de production est exclue, tout comme le rétablissement de l’ISF, qui, pour Bruno Le Maire, constituerait une “idée du XXe siècle”. Pour ce dernier, ces relocalisations doivent se faire soit en baissant le coût du travail, soit en diminuant les salaires. La stratégie du gouvernement, une fois de plus, consiste à persister dans les attaques contre les travailleurs, sous prétexte de ne pas faire fuir les entreprises.
Face au chômage de masse qui s’annonce, nous devons exiger l’interdiction des licenciements et le partage du travail entre toutes et tous ! Alors que des milliers de travailleurs vont se retrouver sans emploi, il est inacceptable que le gouvernement remette en cause les 35h. Il est insensé que des salariés travaillent deux fois plus qu’avant pendant que d’autres sont sans emploi. La seule solution est le partage du temps de travail, pour que personne ne se retrouve au chômage. Plus encore, nous devons revendiquer la fin des contrats précaires, variables d’ajustement face à la crise ainsi qu’une augmentation générale des salaires. Il est également indispensable d’exiger l’ouverture des livres de comptes : si les capitalistes veulent licencier, qu’ils nous prouvent qu’ils sont bien en faillite ! Face au chantage à la fermeture sur fond de faillites, il est indispensable de réclamer la nationalisation, sous contrôle des travailleurs, des entreprises concernées. Quant aux TPE, PME, petits artisans, commerçants et agriculteurs, le mouvement ouvrier doit se saisir de leurs problèmes et proposer un programme alternatif à ces secteurs. Exigeons la nationalisation sous contrôle des travailleurs et des épargnants des banques privées en un système bancaire unique d’État afin d’en finir avec l’endettement et octroyer des prêts à des taux favorables pour l’ensemble de ces secteurs.
Christophe Castaner, ministre de la police et des amendes à 135 euros, et aussi de la santé publique à l'intérieur des bureaux de vote, l'a dit: "Chaque électeur devra porter un masque de protection qui pourra être un masque grand public". Les membres du bureau de vote devront porter "un masque chirurgical tout au long de l'opération de vote", tout comme "les scrutateurs au moment du dépouillement".
Apporter également son stylo perso pour émarger.
Pour le premier tour des municipales, le 15 mars, il y a si longtemps qu'on ne s'en rappelle plus. Mais l'abstention avait été de 55% et le Conseil scientifique avait dit OK pour que le premier tour se fasse. Pour le deuxième tour, ledit Conseil dira au palais de l'Elysée si c'est toujours OK. Bon, si c'est comme pour la réouverture des écoles et des crèches...
En tout cas, que dit la presse libre et non faussée à l'égard d'un ex-banquier d'affaires rendu justement aux affaires du capital en France? Encore que ne n'est qu'un aperçu succinct des titres aux ordres et sans parler des infos à la télé
En tout cas, au final et je dis ça, mais ce n'est pas pour rien...
Ils s'enflamment contre la CGT ... et la justice à propos de Renault Sandouville les accusant de faire obstacle à la reprise économique (pour raisons sanitaires exclusivement) MAIS lorsqu'il s'agit de suppressions biens réelles de milliers et de milliers d'emplois ALORS on attend les CONTRAINTES à imposer aux détenteurs de capitaux dont les décisions pèsent sur des milliers et des milliers de salariés, de précaires ...
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Les syndicats CGT de plusieurs sites industriels ont réclamé mardi, lors d'une visioconférence de presse, des «gestes concrets» de l'État pour maintenir les emplois industriels en France et «des lois concrètes pour protéger l'industrie». «Les multinationales qui nous licencient ont des centaines de milliards d'euros en réserve (...) Dans la situation actuelle», avec la pandémie de Covid-19, «l'État doit les contraindre à utiliser ces moyens pour que nos activités se poursuivent ou reprennent et empêcher nos licenciements», écrivent, dans une pétition, ces syndicats CGT dont certaines usines sont menacées de suppressions de postes ou de fermeture.
Les organisations CGT de Cargill à Haubourdin (Nord), Michelin à La Roche-sur-Yon, General Electric à Villeurbanne (Rhône), Famar à Lyon, Bosch à Rodez et Luxfer à Gerzat (Puy-de-Dôme) souhaitent également que les conseils régionaux «votent une motion de suspension de toute mesure de démantèlement» de ces sites et des suppressions d'emplois. «La collectivité qui a la possibilité d'intervenir dans le cours des événements économiques et sociaux, c'est le conseil régional», a affirmé Me Fiodor Rilov, participant à cette visioconférence. Pour l'avocat, «le conseil régional est parfaitement dans son rôle» d'adresser «une injonction» à une entreprise pour «arrêter les licenciements», «réinjecter des moyens pour que la production puisse se poursuivre» ou «cesser de violer telle ou telle règle sur la reprise des activités économiques».
«Lorsqu'on entend des politiques qui disent qu'il faut garder absolument l'emploi en France, ce qu'on attend, nous, ce sont vraiment des gestes concrets avec des usines qui restent en France», a déclaré Antony Guilloteau, délégué CGT de l'usine Michelin de La Roche-sur-Yon, comptant 619 emplois et qui doit fermer d'ici à la fin de l'année.
«Imaginez ce qui va se passer après la crise du Covid-19 si on ne met pas des lois en place pour sauver l'industrie dans notre pays!» s'est inquiété Axel Peronczyk, délégué de Luxfer, dont l'usine de bouteilles d'oxygène médical a fermé il y a un an.
«On veut des actes», «des lois concrètes pour protéger l'industrie en France», a-t-il insisté. Délégué de l'usine Cargill d'Haubourdin, Dorian Vallois a indiqué que «la direction a annoncé hier (lundi) qu'elle repoussait de trois mois» son plan de suppression de 183 postes. «Une petite victoire», mais «on ne sait pas du tout où on va», a-t-il ajouté.
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Leurs soucis ne datent pas de la crise née de l’épidémie. Mais des salariés de sites soumis à PSE, promis à fermeture, voire déjà fermés sont regonflés par les discours politique émaillés de "souveraineté" ou de "relocalisation des chaînes de valeur". En gros disent-ils, vous chantez une ode à la réindustrialisation du pays et bien agissez maintenant. "Le jour d’après et la souveraineté industrielle, elle ne va pas se faire en claquant des doigts, il faut une volonté politique" déclare Axel Peronczyk, le délégué du site Luxfer de Gerzat (Puy-de-Dôme).
Nos camions n'ont-ils pas besoin de pneus ?
Chacun de ces sites a son histoire, ses problèmes. Et aussi des arguments. Le délégué CGT de Michelin à La Roche-sur-Yon (Vendée), Antony Guilloteau fait valoir : "avec la fermeture de notre site, plus aucun pneu poids lourds ne sera produit en France. Est-ce que l’on n’a pas besoins de pneus pour nos camions ? Michelin engrange plus d’un milliard de bénéfices par an depuis la fin de la crise de 2008. Est-ce qu’il n’a pas les moyens de le conserver ? D’autant qu’avec la pandémie, il va y avoir beaucoup de monde sur le carreau dans ce merveilleux bassin vendéen que l’on nous vendait. On entend les belles paroles des politiques mais on attend des gestes concrets pour maintenir les usines en France."
D’autant que certains de ces sites n’ont pas chômé pendant le confinement. Chez Cargill à Haubourdin (Nord), où un PSE de la moitié des effectifs (183 personnes) a été annoncé en novembre dernier, Damien Vallois déclare que "le site a eu une activité plutôt soutenue ces deux derniers mois en particulier pour produire des poches de glucose pour les hôpitaux anglais." Une partie de l’activité doit être supprimée et pour lui, c’est la chronique d’une mort annoncée pour celle qui reste. Compte-tenu de la situation, le PSE a été repoussé de trois mois.
Des soupçons de monopole
Luxfer, fermé depuis un an, se mobilise pour relancer son usine de bouteilles de gaz, en particulier d’oxygène médical. Pour Axel Peronczyk, il y a un marché et un savoir-faire "Le groupe vend des produits faits au Royaume-Uni, desquels il tire une plus forte marge. Ce sont des bouteilles en acier qui pèsent 3,4 kilos pour une contenance de 2 litres, alors que nous savons réaliser des bouteilles d’une plus forte contenance qui ne pèsent qu'1,2 kilo. La demande pour ce type de produit n’a pas disparu."
Selon lui, la direction de cette entreprise anglaise fait tout pour barrer la route à des repreneurs et s’est mise en situation de monopole. "Il ne joue même pas avec les règles du capitalisme", s'exclame Axel Peronczyk.
Chez le façonnier de médicament du site Famar de Lyon, on craint la fermeture et on en appelle à la responsabilité de son principal client, Sanofi qui prône un retour à la production française.
Tous ces syndicats sont réunis sous la houlette du célèbre avocat Fiodor Riloff connu pour son activisme judiciaire et son intervention sur de nombreux dossiers industriels (Goodyear, Continental, Flodor ...), pas toujours couronnée de succès quant à la pérennité des sites en question. De manière constante, il conteste les justifications de fermeture au nom de la compétitivité, estimant qu’elle relève en réalité d’un enjeu de profitabilité pour nourrir les actionnaires.
Appel aux conseils régionaux
Tous ces dossiers sont suivis par Bercy et certains PSE ont déjà été acceptés par les Dirrecte mais ces syndicats CGT en appellent de nouveau au gouvernement et aux dirigeants des collectivités. Ils ont, en particulier, rédigé une motion adressée à leurs Conseils régionaux, car Maître Riloff estime qu’ils sont légitimes à intervenir au égard au code des collectivités territoriales qui leur donne des responsabilités en matière économique. Pour Axel Peronczyk, concrètement, "Il faut interdire les licenciements dans les entreprises bénéficiaires en agissant tout de suite, car le motif économique de nos licenciements, sera, on le sait déjà, jugé irrecevable par les prud’hommes …mais dans trois ans. Et oui, il faut accepter de revenir sur le droit de propriété pour transférer le site à des repreneurs."
Pour l’instant seuls deux conseils régionaux, Pays de la Loire et Auvergne-Rhône-Alpes ont seulement accusé réception de la motion.
Les organisations et les personnels ne s'en laissent pas compter Ou ne comptent que sur leur propre action.
A RETENIR madame NOTAT !
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SOURCE : Rapport de Force
Pas question d’attendre sagement le plan santé promis par le chef de l’État avant l’été pour les personnels hospitaliers. Les collectifs nées d’un an de lutte à l’hôpital (inter-Urgences, Inter-Blocs et Inter-Hôpitaux) ainsi que les syndicats CGT, SUD et Unsa, l’association des médecins urgentistes de France ou le Printemps de la psychiatrie, appellent à une journée de mobilisation pour l’hôpital le mardi 16 juin.
Avant cette échéance, le ministre de la Santé organisera une réunion de concertation le lundi 25 mai sur le « Ségur de la santé », du nom de l’avenue où se trouve le ministère. Au programme : la revalorisation de la rémunération des soignants pour se hisser dans la moyenne européenne. Si l’augmentation des salaires faisait bien partie des revendications des hospitaliers en grève l’an dernier, leurs autres exigences pour sauver l’hôpital n’ont pour l’heure fait l’objet d’aucune annonce gouvernementale. En effet, rien sur des embauches en nombre de soignants. À la place : un aménagement des 35 h qui pourrait bien être une manœuvre pour ne pas recruter de personnel supplémentaire dans les hôpitaux. Aucun engagement non plus à mettre fin aux suppressions de lits.
Faute de voir leurs revendications essentielles prises en considérations, les 12 syndicats et collectifs déjà mobilisés repartent en « guerre » avec une date de mobilisation le 16 juin, pour qu’il n’y ait pas de « retour à l’anormal », après la crise du Covid-19.
Dans 79 hôpitaux en première ligne, seuls 40% des effectifs auront droit à la prime de 1500€
La prime exceptionnelle promise par le gouvernement aux soignants, ne concernera dans les 61 départements les "moins touchés", que 79 hôpitaux et que 40 % de leurs effectifs, comme le révèle Médiapart. Les autres ne toucheront que 500 euros ...
Depuis le début de la crise du coronavirus, le président Macron n’a eu de cesse de glorifier les héros hospitaliers, en première ligne dans la lutte contre l’épidémie. La dernière idée en date du président est de profiter du 14 juillet pour « manifester l’hommage et la reconnaissance de la nation à tous ceux qui se sont engagés dans la lutte contre le Covid-19 » et leur remettre une médaille.
Surtout, le gouvernement avait promis depuis le 25 mars dernier qu’en guise de récompense, pour les efforts et cette extrême prise de risque, que les hospitaliers seraient récompensés par une prime de 1500 euros. Pourtant, depuis cette date, il n’y avait aucune trace de cette prime ni des heures supplémentaires majorés, en l’absence de la publication de décrets.
Les 40 départements qui ont été les plus touchés par le COVID-19 verront ainsi l’ensemble de leur personnel hospitalier bénéficier de la prime à hauteur maximale, 1500 euros, sous condition d’avoir travaillé une « durée minimum » (entre le 1er mars et le 30 avril). Pour les 61 autres départements que comptent le pays, la prime ne serait versée qu’à hauteur de 500 euros annonce le projet ministériel.
Hors des 40 départements seulement 79 hôpitaux ont été listés par le ministère, comme étant ceux ayant reçus des patients atteints du virus, et dans lesquels les directeurs pourront élever la prime de 500 euros jusqu’à 1 500 euros « pour les services ou agents impliqués dans la prise en charge de patients contaminés (...) ou mobilisés par les circonstances exceptionnelles d’exercice ». Les directeurs des établissements devront informer les représentants du personnel ainsi que l’ARS de la remise de cette prime exceptionnelle qui ne pourra se faire que « dans la limite de 40% du personnel » précise un projet d’instruction ministérielle, rédigé par la Direction Générale de l’Offre de Soin (DGOS), dont l’AFP s’est procuré une copie. Cette nouvelle précision signifie que la très grande majorité des personnels hospitaliers de l’hexagone ne recevra que 500 euros de prime voire juste une jolie médaille.
Une annonce qui commence à provoquer des remous du côté des personnels qui ont découvert depuis vendredi que leur hôpital n’était pas dans la liste des hôpitaux bénéficiant de la prime exceptionnelle, comme au centre hospitalier de Chollet. Ce mépris gouvernemental envers les personnels hospitaliers est d’autant plus flagrant au regard des actions du gouvernement en faveur du patronat et des grandes entreprises. En effet, il semble plus facile, et rapide, pour le gouvernement de trouver 7 milliards à offrir à Airbus, avec en contrepartie des licenciements ou encore 5 milliards de prêt pour Renault, qui pourrait fermer quatre usines. Les priorités du gouvernement sont on ne peut plus claires, sauver les grandes entreprises face à la crise économique et laisser quelques miettes pour les hospitaliers. Hospitaliers qui ont dès le début de la crise été « au front sans équipements », qui se sont confrontés au virus sans masque ni respirateur et qui ont aussi pour certains, perdu la vie. Il est tout simplement scandaleux que la prime soit encore revue à la baisse et soumise à des conditions sur-conditionnée. Par ailleurs, qu’en est-il des aides à domiciles, des infirmiers et infirmières libérales, des soignants en Ehpad ?
Dans le camp d’en face, ce n’est pas une prime que demandent les personnels hospitaliers mais bien une augmentation de leur salaire. Une revendication à laquelle, confronté à la colère des soignants, le gouvernement cherche à répondre avec son "Ségur de la santé" et l’annonce d’une revalorisation des salaires au niveau de la moyenne européenne, sans plus de précisions. Face à ce gouvernement qui n’a que mépris, matraques et austérité à proposer aux « premières lignes » il est nécessaire de se mettre en mouvement pour réclamer une augmentation des salaires pour les hospitaliers, mais y compris plus largement pour l’ensemble des classes populaires, paupérisées par les conséquences économiques de la crise sanitaire et de la politique criminelle du gouvernement.
Aéronautique : Rolls Royce va supprimer au moins 9000 postes
Alors que le secteur de l’aéronautique voit ses profits chuter avec la crise sanitaire et économique, Rolls-Royce revoit son plan de licenciement à la hausse : 9 000 emplois au minimum seront menacés.
Tellement utiles quand il s’agit de faire du profit, les travailleurs restent en temps de crise la classe à sacrifier - toujours au nom du profit. Chez Rolls Royce, après avoir annoncé il y a 10 jours un plan de licenciements qui pourrait atteindre les 8000 suppression d’emploi, on apprend aujourd’hui que ce sera au minimum 9000 postes qui vont être menacé. Un changement d’échelle notable, qui ouvre les portes à un nombre de licenciements plus importants et aux limites imprécises. Un plan de suppression d’emploi, qui, s’il est appliqué au minimum, promet la fermeture de 17 % de la main d’oeuvre totale.
L’arme de la bourgeoisie face à la crise : promettre la misère aux travailleurs
Avec la crise économique qui suit la crise sanitaire et avec le confinement mondialisé, le secteur de l’aéronautique voit ses débouchés se restreindre et la demande s’effondrer pour les prochains mois, voir les prochains années. C’est là dessus que s’appuie Warren East dans un communiqué cité par La Tribune : « Nos clients dans l’aviation et l’aéronautique doivent s’adapter et nous aussi », et ici s’adapter signifie mettre dehors une partie de ses salariés. Une fois de plus, la classe dominante s’offre le moyen d’éviter la crise en la faisant porter aux travailleurs.
C’est toute la logique du capitalisme qu’on voit agir ici, quand un ralentissement de plusieurs mois est insupportable à ces entreprises qui ne produisent que pour un profit immédiat. Entre les injonctions boursières et l’impératif du marché, l’étau se resserre sur les salariés... pour sauver les patrons.
Dans cette situation, on voit bien que les travailleurs ne sont pour les entreprises que des outils au service du profit, une classe qu’on peut "liquider" quand les patrons doivent s’acheter un peu de temps avant que les affaires reprennent.
Et pourtant, si ces 9 000 salariés avaient le pouvoir de décider de leur production et de s’approprier les moyens technologiques de leur entreprise, que ce passerait-il ? Interdisons les licenciements et posons la questions de la nature de la production, sous contrôle des travailleurs. Dans un moment où le matériel médical manque cruellement, les usines Rolls-Royce de moteurs d’avions pourraient servir à produire des respirateurs, d’autres matériel médicaux, d’instruments utiles dans la crise sanitaire présente.
Pas d’argent magique ? Et le profit, alors, c’est quoi ?
Dans les temps du capitalisme ordinaire, le profit fait toujours du chantage aux besoins des exploités : si on a du fric, on pourra se payer ce qui manque, si on n’en a pas, ce sera la galère pour tout. Et quand le profit ralentit, c’est les besoins des exploités que les patrons sacrifient au nom de ce fameux "argent magique" qui n’est que l’autre nom du profit qu’ils tirent de notre exploitation. Mais dans la situation présente, les besoins sont criants et vitaux : il est temps que l’on décide collectivement que, pour les profiteurs, "magic is gone" ("la magie n’y est plus) et qu’on reprenne la main sur nos outils de travail et sur la production.
Normal que l'ex-député socialiste et toubib hospitalier Olivier Véran, fait ministre de la Santé par un ex-banquier d'affaires, adoube Nicole Notat à ce poste, elle qui fut patronne de la Cfdt jusqu'en 2002. Ensuite, elle dirigea un machin chose chargé de conseiller et de noter les entreprises. Toujours dans cette logique, la même a soutenu Emmanuel Macron à la présidentielle de 2017 et depuis, elle fait plus que hanter les allées du gouvernement des riches et du capital.
Pour son nouveau boulot à près de 72 ans, elle jure de l'exercer “en ayant à cœur d’organiser l’écoute réciproque et le dialogue entre l’ensemble des parties prenantes et d’aider à la construction de conclusions le plus partagées possible”. On la croit sur paroles.
Nicole Notat, dirigeante nationale de la Cfdt, n'a-telle pas soutenu le plan juppé sur la réforme très controversée de la protection sociale en 1995, qui déclenche alors une mobilisation sociale jamais vue depuis mai 68 ? Ensuite, la Cfdt signe tous les accords avec le patronat. Appelant à voter “oui” à la Constitution européenne en 2005, elle participe en 2007, sous le quinquennat Sarkozy, au comité d’évaluation du Grenelle de l’environnement, et sous celui de Hollande, en 2013, intègre un groupe de réflexion lancé par le gouvernement pour favoriser l’entreprise en France. On ne se refait pas.
En tout cas, Laurent Berger, l'actuel patron de la Cfdt doit être content de cette nomination, ayant portes ouvertes au palais de l'Elysée en tant que partenaire socialement très fréquentable du pouvoir. Il se sentait peut-être un peu tout seul dans cette posture.
Le médecin urgentiste Christophe Prudhomme, au SAMU 93, également dirigeant de la Fédération CGT Santé Action Sociale écrit des billets d'humeur dans le journal L'Humanité. Voici ce qu'il écrit à l'égard d'Olivier Véran et de son "Ségur de la Santé":
À la suite du faux mea culpa d'E. Macron, le ministre de la santé, Olivier Véran, en revient aux mauvaises habitudes. Premier impair sur la forme, il annonce par voie de presse l'ouverture de négociations avec les syndicats mais aucun d'entre eux n'est au courant et n'a été contacté. Donc rien n'a changé dans le monde de la Macronie avec une constance dans le mépris des organisations syndicales. Sur le fond, le pire des mondes d'avant est de retour puisque le problème principal pour le ministre, ce sont les 35 heures et il reprend l'obsession de Nicolas Sarkozy du « travailler plus pour gagner plus ». Il cite même les infirmières qui ont besoin de faire des « ménages », d’avoir un deuxième emploi - merci pour l'image ! - pour pouvoir vivre décemment. Il est bon de rappeler à ce monsieur qui dit très bien connaître l'hôpital que la première revendication, avant même celle sur les augmentations de salaires, est celle de créations d'emplois justement pour diminuer la pénibilité du travail qui aujourd'hui fait fuir les personnels et entraîne une crise du recrutement dans les hôpitaux et les EHPAD. Nous ne le répéterons jamais assez : notre exigence est l'embauche massive de personnels dans le cadre d'un grand plan emploi-formation qui inclut une revalorisation des grilles de salaires.
Ce qui est grave dans cette affaire est votre volonté de poursuivre la politique qui permet de justifier les restructurations et les fermetures de lits et de services du fait du manque de personnel. Cette stratégie d'organisation de la pénurie de professionnels est constante puisque viennent d'être publié le nombre de places ouvertes dans les facultés de médecine pour l'an prochain avec le maintien d'un numerus clausus à 9 300 postes alors que les générations qui partent en retraite sont de plus de 10 000 et que les besoins sont estimés à un minimum de 12 000 par an du fait notamment du vieillissement et de l'augmentation de la population. Donc nous allons demain encore manquer de médecins en ville et dans les hôpitaux.
Comme je le disais hier, la mobilisation est encore plus à l’ordre du jour aujourd'hui qu'hier. Il n'y a pas de mea culpa qui tienne et les pseudo-annonces d'un « grand plan pour l'hôpital » sont contredites par la poursuite, sous des faux-nez, de la politique de remise en cause des acquis sociaux et des services publics.
Si je vous dis que je suis plus favorable à ces propos qu'à l'action du duo Notat-Véran pour résoudre la grave crise de la santé publique, je vous étonne ou pas ?
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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