SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Allemagne. Le plus grand groupe de voyage au monde supprime 8 000 postes et verse 1,7 milliards de dividendes

Le plus grand groupe voyagiste du monde Travel Union International (TUI), a annoncé vouloir supprimer 8000 emplois, qu'il justifie par la volonté de réduire ses pertes économiques générées par le ralentissement drastique du tourisme. Ce scandaleux projet de licenciement est une nouvelle preuve que les entreprises sont prêtes à tout pour conserver leurs profits, sur le dos des travailleurs.

Nos vies valent plus que leurs profits

Crédits photo : AFP

La crise du coronavirus a entraîné une très grosse perte d’activité des groupes de voyage dans le monde et a fortement impacté leurs bénéfices. Ces groupes tentent aujourd’hui de faire payer le poids la crise aux travailleurs, comme on le voit en France avec Air France qui a prévu un plan de licenciement massif [Il en va de même pour le constructeur Derichebourg Aero qui a dors et déjà annoncé la suppression de centaines d’emplois. Le groupe de voyage Allemand TUI, plus gros voyagiste du monde, a annoncé une volonté de supprimer près de 8000 postes à travers le monde. Ces 8000 postes constituent près de 11% de ses 70 000 travailleurs autour du globe, donc une énorme proportion de ses effectifs.
 
Selon le groupe, ces suppressions de postes répondent à une nécessité de réduire les coûts et les dépenses de l’entreprise.TUI annonce, en effet Par rapport à la période considérée en 2019, la perte s’élèverait à 10 % de son chiffre d’affaire et à 181% de ses résultats d’exploitation, soit environ 681 millions d’euros en moins pour l’entreprise.. Ces groupes ont choisi les salariés comme variable d’ajustement face à la crise du Covid-19.
 
Ces chiffres peuvent paraître considérables mais ils doivent être mis en comparaison avec le chiffre d’affaire global de l’entreprise, estimé à plus de 17 milliards d’euros pour l’année 2020, ainsi qu’aux 10 % de rendement des dividendes que le groupe versera à ses actionnaires en 2020 selon Boursorama, soit 1,7 milliards d’euros.

De plus, l’entreprise a bénéficié d’un prêt d’urgence garantie par l’Etat Allemand à hauteur de 1,8 milliards d’euros qui n’est pas sans rappeler, une fois de plus le cas d’Air France qui a touché 7 milliards de l’Etat français sans aucunes contreparties. Une somme non négligeable qui permet à l’entreprise de réduire ses pertes tout en élaborant un plan de licenciement massif.
 
En effet, c’est d’ailleurs plus précisément sur ces crédits, qui selon le groupe « doivent être remboursés dans un laps de temps très court », que TUI justifie sa volonté de licencier 8000 postes. C’est donc encore une fois la logique de faire payer aux travailleurs les pertes du groupe dans un contexte de crise économique et sanitaire que s’est engagé le groupe.

Et alors que les entreprises se cachent derrière le spectre de la faillite pour maintenir leurs profits faramineux par les plans de licenciement, il s’agit de rendre public les sommes astronomiques que gagnent chaque année le patronat et les actionnaires. Ainsi, face aux offensives du patronat main dans la main avec les gouvernements, il est nécessaire de revendiquer la levée du secret commercial sur l’ensemble des capitaux possédés par l’entreprise ainsi que sur ses résultats, pour faire la lumière sur les richesses accumulées aux dépens des salariés par le patronat. Il sera ainsi possible de voir où va tout cet argent et de revendiquer plus fortement encore l’interdiction des licenciements !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Chômage partiel : une nouvelle ordonnance permet au patron de choisir qui il fera travailler ou non

L’ordonnance du 27 mars 2020, issue de la loi dite « Etat d’urgence sanitaire » modifie substantiellement plusieurs dispositifs du code du travail. A l’approche du déconfinement, les modifications relatives à l’activité partielle sont un enjeux particulier en tant qu’elles permettent au patron de choisir qui reprendra le travail … ou pas.

Etat d'urgence sanitaire

Crédit photo : Frédéric Blanc, CC BY 2.0

L’instauration d’une « activité partielle individualisée »

L’article 10 ter de l’ordonnance du 27 mars 2020 a été modifié par l’Ordonnance du 22 avril 2020. L’article 8 de cette dernière prévoit que l’employeur peut placer une partie seulement des salariés de l’entreprise, d’un service ou d’un atelier en activité partielle. Elle permet également d’appliquer une répartition différente des heures travaillées, y compris pour les salariés relevant d’une même catégorie professionnelle alors que l’activité partielle était jusqu’alors une mesure collective.

Cette individualisation de l’activité partielle ne peut être mise en place que lorsqu’elle est « nécessaire pour assurer le maintien ou la reprise d’activité ». Il s’agit par là d’assouplir le régime de l’activité partielle afin de répondre aux besoins du patronat qui cherche à rouvrir les usines qui ont pu fermer à la suite notamment de l’exercice massif de droit de retrait de la part de salariés.

Quant aux modalités de mise en œuvre, l’activité partielle individualisée doit être mise en place par accord d’entreprise ou d’établissement. Dans le cas où l’entreprise n’a pas de délégué syndical disposé à négocier ou si aucun accord n’a pu être trouvé, alors le dispositif peut être mis en place lorsque l’accord de branche l’autorise. Dans le cas ou l’accord de branche ne prévoit rien l’employeur peut mettre en place cette individualisation après avis favorable du CSE. Celui devra préciser un certain nombre d’informations telles que :

  • Les compétences identifiées comme nécessaires au maintien ou à la reprise de l’activité de l’entreprise, de l’établissement, du service ou de l’atelier
  • Les critères objectifs, liés aux postes, aux fonctions occupées ou aux qualifications et compétences professionnelles, justifiant la désignation des salariés maintenus ou placés en activité partielle ou faisant l’objet d’une répartition différente des heures travaillées et non travaillées
  • Les modalités et la périodicité, qui ne peut être inférieure à 3 mois, selon lesquelles ces critères objectifs sont rééxaminés afin de tenir compte de l’évolution du volume et des conditions d’activité de l’entreprise en vue, le cas échéant, d’une modification de l’accord
  • Les modalités selon lesquelles sont conciliées la vie professionnelle et la vie personnelle et familiale des salariés concernés
  • Les modalités d’information des salariés de l’entreprise sur l’application de l’accord pendant toute sa durée.
La réduction des délais de consultation des CSE

Toutefois, il faut compter avec une nouvelle modification, cette fois relative aux délais de consultation du CSE. Un décret du 3 mai 2020 « adapte les délais applicables dans le cadre de l’information et de la consultation du comité social et économique et du comité social et économique central, menée sur les décisions de l’employeur qui ont pour objectif de faire face aux conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l’épidémie de covid-19 ».

Il réduit ainsi drastiquement les délais de consultation, à quelques jours seulement (8 jours pour une expertise par exemple), et ceux dans des domaines aussi variés que le licenciement de dix salariés ou plus, l’accord de performance collective ou encore les informations et consultations récurrentes dudit CSE. A défaut d’exclusion explicite, il semblerait que ce régime s’applique également à la consultation du CSE au sujet de l’activité partielle individualisée et tend à l’imposer dans les faits en réduisant drastiquement la capacité des instances représentatives du personnel de rendre des avis dans les délais impartis.

Sélectionner les travailleurs les plus « productifs » ?

L’activité partielle collective est d’ores et déjà un dispositif qui répond aux perspectives de fermeture temporaire d’une usine en arrangeant largement le patronat. En effet, un salarié au chômage partiel ne recevra que 84% de son salaire qui sera par ailleurs payé par l’Etat.

Alors que l’une des revendications qui a traversé la première séquence de l’épidémie a été celle d’un paiement du salaire à 100% pris en charge par le patron, c’est dans une toute autre direction que s’engage le gouvernement. A travers les ordonnances, en individualisant le recours à l’activité partielle, l’employeur dispose de l’assise légale pour faire pression sur certains pour qu’ils reprennent le travail tout en écartant ceux qui le dérangent. Plus encore, ce dispositif prétendument en vigueur jusqu’en 31 décembre 2021 pourrait entrer dans le droit commun et constituer un acquis définitif pour l’employeur. Dans plusieurs entreprises, la dynamique est déjà claire : sélectionner les « plus productifs », leur imposer une reprise ou une répartition particulière des heures travaillées quand les autres resteront chez eux. A l’approche de plans massifs de licenciements force est de constater que ce dispositif de sélection permet de préparer le terrain.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

C'est la proposition de loi des députés godillots, approuvée par Muriel Pénicaud en charge du ministère du Travail par le palais de l'Elysée. La droite Sarkozy-Fillon crie au plagiat mais entérine la chose.

Sous couvert de solidarité, il serait demandé aux salariés du privé et du public de céder congés et RTT aux personnels soignants.

Mais attention, pas question que ledit personnel obtienne des jours de repos supplémentaires. Par la grâce de Macron et des gouvernements précédents, la Santé publique est notoirement en déficit chronique sur le personnel, les moyens et le budget. Les jours de congé et de RTT seraient transformés en chèque-vacances. De ce fait, pas de repos supplémentaire, l'Etat-patron ne met rien de sa poche. Et pour les travailleurs des entreprises publiques ou privées, qui écouteraient ce chant des sirènes, plus de temps à turbiner au boulot.

La prime exceptionnelle promise par Macron n'a toujours pas été versée. Et des tripatouillages se font jour entre un département et un autre sur sa valeur.

Les jours d'Après ressemblent bien aux jours d'Avant et toujours sur la subordination du capital. Et toujours diviser pour mieux régner.

On comprend dès lors pourquoi la police de Castaner est intervenue pour que disparaisse ce type de banderoles aux fenêtres le 1er mai 2020.

Donnez vos jours de congé et de RTT aux personnels soignants et applaudissez!

Et l'ignoble est atteint avec deux lois budgétaires rectificatives: l'une accordant 300 milliards d'euros pour l'aide au crédit des entreprises, l'autre de 45 milliards d'euros en compensation du temps partiel et de l'abandon des cotisations sociales des entreprises. En revanche, aucune loi rectificative pour le budget de la Sécurité sociale afin d'engager des moyens humains et en matériel, ainsi qu'une augmentation générale des salaires dans la Santé publique.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Tandis qu'au sein de l'Union européenne c'est la "concurrence libre et non faussée " qui exerce ses ravages, issues des profondes traditions historiques du combat ouvrier et anti-colonial, ce sont la solidarité et la coopération qui prédominent!

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SOURCE : le site de Nicolas MAURY

Christian Favier, Président du Conseil départemental du Val-de-Marne 

La province jumelée de Yen Baï (Vietnam) fait don de 50 000 masques aux Val-de-Marnais.e.s. 

Avec Didier Guillaume, Vice-Président en charge de la coopération décentralisée, nous étions ce matin accueilli à l’Ambassade du Vietnam en France en présence de M. l’Ambassadeur Nguyen Thiep. 

Aux côtés d’associations et de plusieurs responsables d’hôpitaux, nous avons réceptionné un don de 50 000 masques chirurgicaux offerts aux Val-de-Marnais.e.s par Yen Baï, province vietnamienne jumelée avec le Val-de-Marne depuis 1996. 

Une coopération décentralisée utile et solidaire 

Ce don s’additionne aux livraisons de masques déjà assurées par l’Union des associations d’amitié de Hô-Chi-Minh-Ville et l’Association d’amitié franco-vietnamienne (AAFV) à destination de l’Hôpital Henri-Mondor et de l’Insitut Gustave-Roussy (IGR). L’IGR a par ailleurs bénéficié d’un don de 25 000 masques de la Faculté de Médecine de Hanoï. 

L’ensemble de ces gestes de solidarité témoignent de l’efficacité de la coopération décentralisée ouverte en 1996 entre le Département du Val-de-Marne et la province de Yen Baï. 

En 2017, de terribles inondations touchaient la province de Yen Baï. Le Conseil départemental du Val-de-Marne avait alors versé une aide d’urgence qui avait permis de reconstruire une école. Aujourd’hui, alors que les Val-de-Marnais font face à la catastrophe sanitaire la plus importante depuis la création du Val-de-Marne, Yen Baï a répondu présent. 

Un grand merci au Comité populaire de la province de Yen Baï pour ce don qui témoigne de la vivacité et de la pertinence de notre coopération décentralisée. Il faut saluer également le rôle des Ambassades de France au Vietnam et du Vietnam en France qui a été particulièrement déterminant pour permettre l’acheminement de ce don, au regard de la complexité des procédures.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Les soignants exposés au virus ... Faute de moyens

Alors que l'hôpital de Lannion annonce 46 cas de Covid 19 dont 22 soignants, la question se pose sur le nombre de professionnels de la santé bretons contaminés. La CGT Santé déplore la difficulté à obtenir des informations et a mené son enquête. 


Selon Ludovic Benabes, coordinateur régional,  260 soignants hospitaliers ont été testés positifs : 53 dans le Morbihan, 103 dans le Finistère, 75 en Ille-et Vilaine, et 35 dans les Côtes-d'Armor. Il faut rajouter 263 soignants dans les Ehpads et établissements médico sociaux. La CGT a aussi compté 535 cas de soignants présentant tous les symptômes et qui n'ont pas été testés. 

" C'est beaucoup trop!"

Pour Ludovic Benabes, "c'est beaucoup trop ! On aurait pu éviter un grand nombre de cas s'il n'y avait pas eu ce manque d'anticipation et de gestion des moyens et notamment des masques."

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Gestion autoritaire de la crise : plus d’un million d’amendes pendant le confinement

Cristophe Castaner a révélé les chiffres de la répression pendant le confinement : 20,7 millions de contrôles et 1,1 million de verbalisations pour des attestations manquantes ou défectueuses !

Confinement répressif

Crédits photo : AFP

Ce lundi 11 mai a été marqué par la levée du confinement. C’est l’occasion de dresser un bilan de ces 55 jours de confinement, notamment sur les mesures de contrôles et le dispositif policier de grande ampleur mis en place par le gouvernement pour les faire respecter.

Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, dans une interview accordée à La Montagne, a dévoilé les chiffres des contrôles et amendes appliquées par les forces de l’ordre durant ce mois et demi. Au total, on dénombre 20,7 millions de contrôles et 1,1 million de verbalisations pour absence d’attestation ou attestation défectueuse. Le ministre a cependant tenu à préciser que la population avait fait preuve de beaucoup de « civisme », et que sur l’ensemble des contrôles fait sur l’Hexagone, on note un peu moins de 6 % d’infractions.

Mais ces chiffres soulèvent un problème bien plus profond : ils dévoilent la répression qui a accompagné la gestion de crise du gouvernement. En effet, face à la gestion catastrophique de la crise causée par de nombreuses réformes de destruction des services publics, notamment les hôpitaux, qui ont été les plus durement touchés et les plus visibles durant cette pandémie, l’exécutif a choisi de réprimer. Le manque de lits dans les hôpitaux, l’incapacité à produire des respirateurs ou à fournir des masques ainsi que le manque de tests pour un dépistage massif ont été jetés aux oubliettes afin de privilégier la violence et la répression massive.

Une répression bien plus accrue dans les quartiers populaires qui ont été les plus touchés par les amendes mais aussi par les arrestations ou les violences policières lourdes. Le montant des amendes – 135€ puis 200€, voire plus – ajouté aux licenciements et fin de contrat causés par l’épidémie se sont ainsi abattu sur les plus précaires.

Mais aussi la violence, associée à ces contraventions comme on a pu le voir sur les réseaux sociaux. Dans les quartiers populaires, les contrôles au faciès, les injures humiliantes et racistes et même les coups ont été le moyen de cadenasser la colère.

Plutôt que d’apporter des solutions concrètes pour combattre le véritable ennemi qu’est le virus, et protéger la population, le gouvernement nous montre une fois encore qu’il est bien plus facile de réprimer que d’apporter de véritables solutions à la crise sanitaire.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Tribune des Echos. Le patronat européen fait bloc pour faire payer la crise aux travailleurs

Si la crise du coronavirus bouscule de nombreux dogmes économiques et politiques, il y en a un que le patronat n’abandonnera décidément jamais : Partager les pertes en temps de crise, confisquer les profits en temps de prospérité. En témoigne la tribune, parue dans Les Echos à l’initiative des patronats industriels italien, français et allemand.

Les industriels à l’offensive

Crédit photo : Eric Piermont // AFP

Alors que le patronat se montre toujours hostile, quand les bénéfices affluent, à toute forme de resocialisation de la richesse, le voilà n’ayant plus à la bouche que les mots de « solidarité », de « réponse commune » et de « justice » quand sonne l’heure des périodes de vaches maigres

Une solidarité d’apparence

A contre-courant des dogmes libéraux jusqu’ici en vigueur en Europe, le Medef, la fédération de l’industrie allemande (BDI) et la Confindustria italienne plaident conjointement ; dans une tribune intitulée La relance économique que nous, patrons, voulons et publiée ce mardi 12 mai dans le journal Les Echos, en faveur de l’intervention massive des institutions européennes (Banque Européenne d’investissement, Commission européenne et Mécanisme européen de stabilité) ainsi que pour des plans de relance directs à l’initiative des Etats eux-mêmes.

La tribune en appelle notamment explicitement au creusement des déficits (baisse des impôts et hausse des dépenses pour soutenir la demande), chose encore impensable il y a quelques mois. Sous le fard de la solidarité « envers les plus fragiles », c’est en fait une mise sous assistance respiratoire d’urgence, aux frais des populations, qu’exige le patronat.

La « solidarité » qu’invoque la tribune n’est rien en fait que le nom d’une campagne massive de subventions (le terme est lâché) et de prêts accommodants et garantis destinés à racheter les pertes et les créances pourries sans compensation.

Un revirement dogmatique, vraiment ?

Nombreux sont les observateurs qui voient dans cette tribune la marque d’un patronat changé en profondeur par la crise, abandonnant volontiers ses vieux dogmes libéraux, allant jusqu’à plaider en faveur de subventions (auxquelles l’esprit libéral européen est historiquement très hostile).

En réalité, ce revirement n’a rien d’une volte-face mais s’inscrit au contraire dans la continuité très nette des politiques patronales. En effet, l’austérité et le pillage direct des ressources publiques (par l’intermédiaire des privatisations) ont pour but structurel de faire peser le poids du fonctionnement normal de la société sur les seules épaules des travailleurs (des petits contribuables). En plus de permettre le dégagement, pour le capital, de surprofits (grâce à des impôts plus faibles) tout en lui préservant l’usage des richesses publiques (écoles, transports, routes etc.), ces politiques libérales préparent le terrain en cas de crise.

Si le capital privé ne participe pas, ou peu, au financement des ressources de l’Etat, alors l’intervention de ce dernier lui sera d’autant plus profitable que sa participation aura été faible. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que se multiplient les discours patronaux favorables aux interventions publiques.

Une autre version du Too big to fail

En 2008, les organisations financières en faillite menaçaient d’emporter avec elles dans leur chute le système économique tout entier (et donc la société avec lui). Jouant sur cette importance systémique critique, les capitalistes de la finance étaient parvenus à forcer la main aux Etats et aux puissances publiques afin que celles-ci épongent, à grands coups de désastres sociaux, les pertes dont ils étaient seuls responsables.

Le patronat industriel, qui voit ses marges et ses promesses de profits se réduire très considérablement du fait de la crise du coronavirus, cherche par tous les moyens à faire refinancer ses activités par les Etats et les institutions, sous peine de laisser périr et disparaître une grande partie du tissu industriel européen et les centaines de milliers d’emplois qui vont avec. Le too big to fail systémique de la finance se voit remplacer par le too big to fail social de l’industrie.

Sauver l’industrie et les emplois, pas le patronat

Mais cet artifice de maitre chanteur ne tient plus dès lors que l’on distingue le patronat de l’industrie. Sauver l’industrie ne signifie pas forcément sauver ses propriétaires. Ces derniers, précisément, usent de cette confusion pour tirer à eux la couverture des ressources publiques en se rendant prétendument aussi nécessaires que l’industrie elle-même.

Pourtant, un programme porté par les travailleurs pourrait permettre de sauver l’économie de la faillite et de la ruine grâce à la socialisation sans compensation du grand capital industriel. Les plans de « solidarité » concoctés par les cartels capitalistes ne doivent laisser subsister aucune illusion. Nous devons refuser de racheter leur faillite pour mieux sauver nos emplois et nos industries.

Pour ce faire, il est indispensable d’élaborer un programme d’alternative de classe pour faire face à la crise économique qui arrive. La première des exigences est celle du refus net de tous les licenciements, la baisse du temps de travail, l’augmentation des salaires et la fin des contrats précaires. Face aux chantages du patronat sur les risques de faillites, il s’agit d’exiger l’ouverture des livres de comptes, pas seulement des entreprises mais de l’ensemble des branches de l’industrie et de l’économie. Pour que les travailleurs ne payent pas la crise, et pour lutter contre le chômage et la misère de masse, il s’agit d’exiger, enfin, la nationalisation sous contrôle des travailleurs de l’ensemble des entreprises ou les plans de licenciements sont légion, voire de branche entière de l’économie.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Chômage partiel. Pénicaud veut stopper l’aide d’État, le début de licenciements de masse ?

Ce 12 mai, Muriel Pénicaud a annoncé que l’État n'avait pas vocation à continuer de payer « l'intégralité des salaires », annonçant la fin progressive des aides concernant le chômage partiel. Une situation qui pourrait conduire à un phénomène de licenciements de masse.

Crise sanitaire et économique

Avec la crise du Coronavirus, l’État est resté fidèle à sa ligne, rivalisant d’idées pour offrir des cadeaux au patronat. L’un de ces dispositifs, au milieu du déluge de milliards directement versé aux entreprises (surtout les plus grandes), a permis aux entreprises de voir l’État prendre en charge le coût du chômage partiel.

Interviewée sur LCI ce 12 mai, Muriel Pénicaud, ministre du Travail, a déclaré que l’État n’avait pas vocation à continuer de payer « l’intégralité des salaires » du secteur privé. L’idée est bien de réduire progressivement ce dispositif d’aide d’État d’ici au 1er juin. « Aujourd’hui, les conditions de la reprise sont là » a annoncé Pénicaud, tout en précisant que certains secteurs, comme l’hôtellerie et la restauration, devraient continuer à bénéficier de ce dispositif.

Il est clair que cette décision a été motivée par la volonté de ne pas creuser plus encore la dette publique française, déjà forte avant la crise, et qui tutoie aujourd’hui les 120% du PIB. Tout ceci dans un contexte d’incertitude économique, notamment sur la question des taux d’intérêt sur les titres de dettes, aujourd’hui historiquement bas, mais qui pourraient exploser avec la crise.

Toutefois, la décision du gouvernement de stopper – même progressivement – l’aide d’État au chômage partiel pourrait avoir deux conséquences distinctes.

D’abord, ce sont en premier lieu les TPE, PME, petits artisans, commerçants et agriculteurs qui devrait subir un contrecoup important. Aujourd’hui, ces petits patrons se retrouvent concrètement face au risque de faillites, étranglés par les crédits. Pour eux, le dispositif d’aide d’État au chômage partiel, bien que grandement insuffisant, était une béquille indispensable pour ne pas mettre la clé sous la porte.

Ensuite, concernant les grandes entreprises, c’est une autre histoire. Le hochet de la faillite, agité par une partie des directions de ces entreprises – comme le PDG d’Airbus par exemple – est avant tout un argument fumeux afin de préserver leur profits. Loin d’un risque de faillite, l’objectif est bien de ne pas sortir un sou de leur poche pour payer la crise. A ce titre, la fin du dispositif d’aide d’État pour le chômage partiel devrait sans doute être synonyme de plan de licenciements massifs, afin d’utiliser les travailleurs comme variable d’ajustement à la crise. Concrètement, le non-renouvellement des contrats précaires (CDD, intérim) illustre cette stratégie à venir, tout comme les débuts d’annonce de plan de licenciement, en particulier dans l’industrie aéronautique, comme l’ont montré les exemples de Daher et de Derichebourg Aero.

En soi, le dispositif d’aide d’État au chômage partiel a été un vrai cadeau, fait en priorité au grands patrons, ce qui a retardé conjoncturellement et mécaniquement un véritable massacre sur le terrain de l’emploi. Aujourd’hui, le gouvernement, en mettant en avant la reprise d’activité pour justifier la fin de ce dispositif, se dédouane de toute responsabilité dans l’explosion du chômage à venir tout en préparant le terrain, pour le patronat, sur le thème des lamentations indissociables des périodes de crises économiques.

C’est pourquoi il est central que le mouvement ouvrier affiche sa solidarité et un programme d’alternative à la hauteur des enjeux, en refusant tout les licenciements, la fin des contrats précaires, une hausse générale des salaires à 1800€ net par mois et la baisse du temps de travail sans baisse de salaires. Face aux lamentations des capitalistes qui commencent déjà, il est indispensable d’exiger l’ouverture des livres de comptes, au niveau des entreprises voire de branches entières. Face au chantage à la fermeture sur fond de faillites, il est indispensable de réclamer la nationalisation, sous contrôle des travailleurs, des entreprises concernées. Concernant les TPE, PME et la situation des petits artisans, commerçants et agriculteurs, le mouvement ouvrier doit, là encore, proposer un programme alternatif pour ces secteurs. C’est pourquoi il est indispensable d’exiger la nationalisation sous contrôle de comité de travailleurs et des épargnants de l’ensemble des banques privés en une institution bancaire unique d’Etat, afin d’octroyer des prêts à des taux favorables pour l’ensemble de ces secteurs, et ainsi les préserver de la ruine.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Quand Macron et son clan masquent leurs responsabilités dans le drame que la France traverse, par Jean LEVY

Une grande enquête du quotidien Le Monde, daté des 8 et 9 mai,  nous le révèle :

De 2011 à 2020, les stocks étatiques de masques sont passés de 1,4 milliard à 117 millions avec une accélération des destructions ces trois dernières années...

La France continuait, fin mars, à brûler des millions de masques, en pleine épidémie, et tandis que la pénurie était criante...

Et aujourd'hui, premier jour du déconfinement, nombreux sont les Français qui ne trouvent pas le moindre masque !

Hors, si dès le début de l'épidémie, quand les premiers foyers étaient découverts à Mulhouse et dans l'Oise, si chacun d'entre nous avait pu en disposer d'autant de masques qu'il en était besoin, non seulement des milliers de victimes seraient toujours en vie, mais le confinement décidé le 18 mars n'aurait été, sans doute, pas nécessaire.

Sous la Quatrième République, tant décriée, un tel scandale aurait conduit, non seulement à la chute du gouvernement, mais au procès des ministres concernés, et d'abord du premier d'entre eux;, car dans ces temps lointains de régime parlementaire, le Président de la République n'avait pas, comme aujourd'hui, un pouvoir de monarque.

Et si l'on en croit notre ambassadeur à Pékin, la menace directe du coronavirus était transmise dès le mois de décembre aux dirigeants de notre pays. Et ceux-ci n'ont pris aucune mesure d'avance pour tenter d'en amortir les effets. A l'inverse, nos hôpitaux et l'ensemble du personnel soignant étaient, depuis des années,  saignés jusqu'à l'os pour raison d'économie. Le personnel de santé nous l'a chanté sur tous les tons tout au long de l'an passé. Sans effet sur Macron et son clan. Au contraire, ils ont supprimé  4.172 lits d’hospitalisation complète entre le 31 décembre 2017 et le 31 décembre 2018, les lits qui ont tant manqué ces derniers mois !

Et, comme si de rien n'était, Emmanuel Macron, son second Edouard Philippe et toute leur bande, osent faire la morale et, sans cesse, menacer de sanctions les récalcitrants ...
 

Jusqu'à quand ?

 

Quand Macron et son clan masquent leurs responsabilités dans le drame que la France traverse, par Jean LEVY

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Et ce ne sont pas les paroles mielleuses émanant du macronisme et l'alignement de la CFDT et de Laurent BERGER sur le MEDEF qui vont infirmer ce constat : Pas d'issue par le haut comme on dit sans mener le combat contre l'oligarchie et contre ses choix.

Même si tout ce beau monde feint d'avoir changé, d'avoir compris qu'il faut rompre avec les choix politiques antérieurs ... !

AVIS de TEMPETE sur le MONDE du TRAVAIL

LE TEXTE en PDF :

[pdf] TEMPETE_AVIS

Publié par FSC

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
La France dans le top 10 des pays du Conseil de l’Europe pour les violences policières contre les journalistes !

Dessin d’Azco. Retrouvez ses caricatures sur l’Agora du Poing, ou sur le site actualiteabsurde.wordpress.com.

Aux côtés de pays comme l’Azerbaïdjan, la Russie ou la Turquie, la France est classée dans le top 10 des pays les plus préoccupants en matière de violences contre les journalistes ! C’est ce que révèle le rapport d’avril 2020, qui porte sur l’année 2019, des organisations partenaires de la plateforme du Conseil de l’Europe pour renforcer la protection du journalisme et la sécurité des journalistes !
Sur les 47 états membres du Conseil de l’Europe, la France se classe troisième par le nombre de signalements, juste après la Turquie et la Russie. C’est le seul pays d’Europe occidentale à figurer dans le club des pays où la situation est considérée comme particulièrement préoccupante !
Parmi les affaires les plus marquantes citons la décision de justice, infirmée en appel, qui interdira fin avril 2019 au journaliste indépendant Gaspard Glanz de couvrir des manifestations de gilets jaunes pendant 6 mois. Ou encore la grave mutilation du photographe Mustapha Yalcin par une grenade de désencerclement le 5 décembre à Paris pendant la première manifestation contre la réforme des retraites.
Un autre journaliste indépendant, David Dufresne, placé de ce fait par les “forces de l’ordre” sur une liste des ennemis de la police, recense ces violences, ici.

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Affaires secrètes pour le rachat de masques exportés de Chine

En fait, c'est par rapport à une commission sur le prix d'achat de masques FFP2 par le Ministère de la Santé. Figurez-vous qu'Olivier Véran, ministre de la Santé et des masques qui ne sont pas gratos, était député socialiste de l'Isère sous François Hollande président. Et monsieur Tewfik Derbal était son attaché parlementaire de la même étiquette.

Et puis, ledit Tewfik Derbal est devenu attaché parlementaire de la député macroniste Emilie Chalas. Toujours dans le département de l'Isère. Comme quoi, lorsqu'on est fidèle...

Durant qu'il bossait pour la députée macroniste, il est contacté par une société gauloise qui exporte des masques en grande quantité de la Chine. Comme quoi le capital n'a pas de frontières.

Tewfik Derbal est à la fois toujours pote avec l'actuel ministre de la Santé et attaché parlementaire d'une députée du palais de l'Elysée. Comme quoi, certaines portes peuvent s'ouvrir pour le business libre et non faussé. Et donc, en pleine pénurie de masques, Tewfik Derbal a cherché à monnayer ses services auprès du ministre de la santé pour toucher une commission sur l’achat de masques FFP2. Dixit Médiapart.

- Circulez, il n'y a plus rien à voir, a déclaré l'ex-socialiste Olivier Véran.

- Ces faits me heurtent, l’intention me heurte. L’indispensable lien de confiance qui lie, dans l’exercice de ses fonctions, un parlementaire à ses collaborateurs, a été ici rompu par M. Derbal. L’intéressé m’a remis sa démission avec effet immédiat, que j’ai acceptée, ce vendredi 8 mai, a réagi la députée macroniste de l'Isère. Non mais!

"Je n'ai rien fait d'illégal", a dit au Dauphiné Libéré, l'ex-attaché parlementaire d'un député PS, puis d'une député macroniste. "J’ai vu que les commissions s’élevaient entre 6 et 8%. J’ai proposé 2%. Ils ont refusé, il y a eu négociation pour moi et l’intermédiaire.(...)"

Bon, l'affaire n'a pas été conclue. Mais l'Assemblée nationale et sa majorité de godillots aux semelles plombées ont voté contre la gratuité des masques. Na!

Comme quoi le jour d'après ressemble comme deux goutes d'eau au jour d'avant. Na!

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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