SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Coup de gueule : « pourboires défiscalisés : une arnaque pour ne pas augmenter nos salaires ! »

Arnaque à la carte pour les salariés précaires de la restauration. Sous les applaudissements du MEDEF, Macron propose de défiscaliser les pourboires payés par carte pour éviter d'augmenter les salaires.

Des miettes

Emmanuel Macron a annoncé ce 27 septembre que nos clients dans la restaurations pourront payer par carte bancaire nos pourboires et qu’ils seront défiscalisés. « Sans charges pour les employeurs et sans impôts pour les salariés ! », on dirait une mauvaise arnaque en spam. Ça reste pourtant la formule parfaite pour expliquer qu’on donnera des miettes aux salariés sans que nos patrons n’aient à verser un euro. Mais quand on bosse dans la restauration on a l’œil pour les arnaques.

Qu’a cela ne tienne, donnons du fond à la mesure. La majorité des salariés de la restauration sont aujourd’hui payés au SMIC, quand ils travaillent de manière déclarée, et le pourboire représente souvent un très petit complément par rapport à la cherté de la vie et aux difficultés quotidiennes. Nos patrons ont trouvé le parfait filon grâce à Macron : pourquoi augmenter nos salaires si on vient tout juste de nous faire un énorme cadeau, aussi ridicule qu’aléatoire ?

La majorité d’entre nous, les petites mains de la restauration, vit dans des conditions de précarité ou de pauvreté. Le SMIC règne : les plongeurs sont sous-payés, souvent non déclarés parce que plus faciles à cacher en cas de contrôle, les commis vivent dans la menace de ne pas être renouvelés et sont très souvent maltraités par leurs employeurs et les serveurs sont généralement des salariés (dans les grandes villes pour beaucoup étudiants) qui oscillent entre CDD de quelques mois, heures non déclarées et extras. On fait souvent des tests : après 2 CDD, plutôt que de te proposer un CDI, on coupe un mois le travail pour te rembaucher en tant que saisonnier. Du côté des extras, on court d’un restau à l’autre pour essayer de gérer la fin du mois, parfois en signant toutes les semaines voire tout les jours un nouveau contrat. Des extras travaillent souvent 40 heures par semaines en accumulant des contrats dans plusieurs restaurants différents !

Pendant près de 8 mois j’ai travaillé trois soirées par semaine dans un restaurant chic de Toulouse. Je signais toutes les semaines un nouveau contrat, et dépendais constamment du besoin du patron. “Ce soir on prévoit moins de monde” voulait dire 70 euros de moins sur mon compte ce mois là. Les salaires sont différents tous les mois, de quoi vivre constamment dans une instabilité : des mois où on touche 700 euros, d’autres 300. Parfois, pour une réflexion ou une réponse au patron, on peut être “puni” pendant 1 mois et ne pas être rappelé.

Le pire dans tout ça, c’est que beaucoup de patrons décident de ne pas verser de pourboires aux salariés qui n’ont pas de CDI, et encore moins pour les extras, “ça énerverait les gars tu comprends”. Encore une mauvaise blague de Macron et du MEDEF pour ne pas augmenter nos salaires, en se servant des clients comme caution. Pas d’aumône pour nous, augmentez nos salaires !

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Neuhauser : profits records pour le patron, grève massive pour de véritables hausses de salaires

Lundi 27 septembre, les salariés de Neuhauser sont entrés en grève contre une direction méprisante qui propose une augmentation dérisoire des salaires de 1,2 % alors que le groupe connaît une année exceptionnelle. Dans un contexte de hausse des prix les grévistes se mobilisent pour des salaires dignes et pour revendiquer l’égalité salariale entre hommes et femmes.

Grève pour les salaires
Les raisons de la colère

Appartenant aux « secteurs essentiels », l’entreprise de boulangerie industrielle Neuhauser fait partie de ces entreprises restées en activité pendant la pandémie, laissant ses employés en « deuxième ligne », avec des conditions de travail dégradées et des cadences intensifiées pour répondre à une demande croissante. En pleine crise, Neuhauser a connu sa meilleure année avec un EBITDA (revenus d’une entreprise avant intérêts, impôts, taxes, provisions et dotations aux amortissements) de 150 millions d’euros. Or, lors des dernières NAO (Négociation Annuelle Obligatoire), malgré les bénéfices engrangés, la direction a proposé une hausse des salaires ridicule de 1,2 %. Une véritable provocation quand on sait que le coût de la vie a lui augmenté de manière beaucoup plus importante.

Face à ce mépris, les salariés revendiquent légitimement des augmentations de salaires à 2000 euros minimum, et une prime de 1000 euros contre celle de 400 euros que propose la direction pour calmer la colère. Les grévistes revendiquent par ailleurs une crèche et une égalité réelle des salaires entre les femmes et les hommes, dont les écarts de salaires en moyenne peuvent aller jusqu’à 21 %.

Une grève massive appelée à s’étendre à différents sites

La grève qui a démarré ce lundi 27 septembre est très majoritairement suivie. Les salariés ont débrayé une heure par service (avec 3 équipes en 3/8) à l’appel de la CGT Neuhauser rejointe par FO, ce qui impacte la production même plusieurs heures après la grève. Si la direction a refusé d’arrêter les lignes de production, en envoyant les cadres de l’entreprise remplacer les grévistes et en faisant appel, illégalement, à 3 intérimaires pour tenter de casser la grève, l’impact sur la production est important. L’entreprise a perdu plus d’une tonne de produits suite à la mobilisation, du fait d’un manquement aux conditions d’hygiène, brisant la chaîne de froid et n’effectuant pas les contrôles qualité nécessaires.

Les grévistes s’organisent pour étendre le mouvement aux autres sites industriels du groupe. Partie de Moselle, la mobilisation contamine dès le deuxième jour d’autres sites de Neuhauser comme celui de Ploërmel, Maubeuge ou encore Reims.

Une mobilisation d’autant plus massive que les salariés ont développé une tradition de lutte, les grèves précédentes ayant permis d’arracher des victoires ces dernières années. Les salariés s’étaient en effet déjà mobilisés sur plusieurs sites pour réclamer la prime Covid en juin 2020, qu’ils avaient arrachée après 10 jours de grève sur trois sites différents. Plus récemment, ils ont aussi fait reculer la direction par une grève contre le licenciement abusif d’un salarié, qui a finalement été réintégré.

Pour une hausse des salaires face à la montée des prix

Au-delà des négociations locales, la question des augmentations de salaire prend de l’ampleur, d’autant plus qu’on assiste à une augmentation du coût de la vie ces derniers mois. Les prix de l’énergie explosent. Pour le gaz, il a été annoncé le 27 septembre que les tarifs réglementés vont de nouveau augmenter de 12,6% au 1er octobre. L’électricité aussi risque de connaître une hausse de 10 % pour début 2022 et connaît déjà une augmentation de 74 % entre 2007 et 2021. Quant au prix de l’essence, la hausse est quasiment continue depuis le début d’année avec une augmentation de 13,1% du gazole et de 15,8% du SP95 de 15,8 %. L’augmentation des prix concerne aussi les produits alimentaires avec des fruits et légumes qui augmentent en moyenne de 34% sur les douze derniers mois et le blé qui augmente de 26 % en une année avec 39 % pour les huiles.

Face à l’augmentation du coût de la vie, la question des salaires se pose d’autant plus que la période de pandémie a vu les inégalités sociales se creuser, le patrimoine cumulé des 500 premières fortunes française augmentant de 30% pendant que les travailleurs connaissaient des baisses de salaires et des plans de licenciements. Des secteurs comme l’agroalimentaire ou la grande distribution ont même profité de la crise mais n’ont donné aucune reconnaissance réelles à leurs salariés, à l’image la prime Covid au rabais.

La colère qui existe chez Neuhauser est ainsi ressentie dans d’autres secteurs du monde travail, comme en témoigne l’exemple de l’aéronautique ou des grèves très suivies ont éclaté avant l’été aux Ateliers de la Haute Garonne, à Daher ou encore à Airbus Defense & Space.

De même que les travailleurs de Neuhauser, la grève des travailleurs du transport de Transdev témoigne d’une colère et d’une combativité des travailleurs de la « deuxième ligne » qui refusent de payer le coût de la crise après avoir été les « héros » de la pandémie.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
« S’il faut bloquer la production 6 mois, ce sera 6 mois » : la grève chez Sanofi se renforce à Elbeuf

Alors que le groupe pharmaceutique s’apprête à concrétiser son projet d’externalisation-liquidation de 6 usines, les ouvriers du site d’Elbeuf vont entamer leur quatrième semaine de grève. Un mouvement amené à se durcir face au silence de la direction.

Grève chez Sanofi

Voilà déjà trois semaines que les travailleurs de Sanofi sur le site de Saint-Aubin-lès-Elbeuf (76) débrayent à raison d’une heure par jour et par quart. Si la production n’est pas bloquée, elle en est pourtant grandement atteinte à cause du caractère biologique et chimique des processus qui sont ceux de l’usine. En effet les opérations, notamment de fermentation, arrêtées pendant une heure par les salariés ne peuvent pas être relancées sans des contrôles techniques et de sécurité.

Depuis le 6 septembre, jour du début de la grève, les travailleurs n’ont cessé de reconduire le mouvement en Assemblée Générale. Avec le ralliement de nombreux salariés d’autres sites venus apporter leur soutien à leurs camarades normands, le 14 septembre a constitué un jalon important pour la lutte. Ce jour également, les grévistes ont reçu la visite de François Ruffin venu lui aussi apporter son soutien aux travailleurs mobilisés.

Alors que le processus d’externalisation de leur outil suit son cours, les ouvriers en lutte se préparent à une grève de longue haleine pour imposer leurs revendications et entendent mettre fin au silence radio de la direction du groupe.

Avec leur éviction de Sanofi au profit de la pseudo-filiale EuroAPI, c’est non seulement leurs droits et leurs acquis qui vont être rabotés mais l’usine elle-même qui est sur la sellette. Avec cette opération, le groupe se défausse ni plus ni moins de la responsabilité financière, sociale, mais aussi écologique et sanitaire de 6 de ses sites européens.

Entre le site d’Elbeuf en Seine-Maritime, de Vertolaye dans le Puy-de-Dôme, de Brindisi en Italie, Haverhill en Angleterre, Upjest en Hongrie et Francfort en Allemagne, c’est l’avenir de 3000 salariés qui est menacé par cette opération, dont un millier en France.

Externaliser ou l’art de détruire

Dans un communiqué du 24 février, la multinationale annonçait la « création d’un leader européen des principes actifs (API) ». Les principes actifs étant les substances qui, dans un médicament, ont un effet thérapeutique. En vérité, sauf au point de vue actionnariale, l’entreprise ne crée rien, elle se déleste de 6 sites qui existent déjà et les intègre dans une pseudo-filiale : EuroAPi.

EuroAPI à propos de laquelle, continu le document, Sanofi « resterait pleinement engagé dans la réussite sur le long terme et conserverait une participation minoritaire d’environ 30 % dans le capital de la nouvelle société ». Autrement dit, Sanofi annonce qu’une fois cette nouvelle entreprise crée — entreprise dont elle estime le chiffre d’affaires à un milliard — elle en vendra (et encaissera) 70 % des parts.

Enfin, les communicants de l’entreprise se payaient même le luxe de brosser le chauvinisme européen dans le sens du poil en suggérant que cette opération répondait aussi à la débâcle sanitaire : « Dans un contexte de pénurie croissante de produits pharmaceutiques indispensables aux soins des patients, la nouvelle entité contribuerait à sécuriser la fabrication des API ainsi qu’à développer les capacités d’approvisionnement pour l’Europe et au-delà. Il apporterait un équilibre européen dans une industrie très dépendante de l’Asie ».

Or évidemment la viabilité de ces 6 unités européennes de productions en dehors de Sanofi sera beaucoup plus précaire et coïncide bien plus à une liquidation de son appareil productif sur le vieux continent qu’à une quelconque souveraineté ou protectionnisme sanitaire européen. En dernière analyse, non seulement les prémisses sont fausses et puantes, mais en plus Sanofi fait exactement l’inverse de ce qu’il dit. Exactement à la manière dont elle détruit quand elle dit créer ou se désengage quand elle dit s’engager.

Sanofi n’a des yeux que pour ses profits

Derrière toutes ces bonnes intentions, le motif de l’opération est clair, il s’agit de réorienter la production vers des activités relativement plus profitables.

Qu’importe l’intérêt thérapeutique de principe actif comme la pristinamycine (molécule de base de l’antibiotique Pyostacine qui est prescrit en particulier en 2nde intention à l’hôpital pour des infections des voies aériennes supérieures, seul antibiotique qui ne rencontre pas encore de résistance, et que seul les ouvriers d’Elbeuf produisent au monde) ou de la vitamine B12 (médicament classé d’intérêt thérapeutique majeur [ITM] selon le Code de la santé publique et qui n’est produit qu’en Chine sinon), la multinationale n’a d’yeux que pour ses profits.

En fait, si les usines sont rentables, que la chimie est un est secteur plus rentable que le luxe, que Sanofi a dégagé 12 milliards de bénéfices en 2020, l’entreprise a besoin de cash pour investir dans des activités encore plus rentables. C’est à ce besoin que répond la mise en bourse prévue au printemps d’EuroAPI, elle doit permettre des acquisitions à plusieurs milliards de dollars dans les biotechnologies ou encore dans l’ARN messager.

Sous les mensonges la grève

Avec la naissance annoncée d’EuroAPI le Ier octobre, l’outil industriel des ouvriers de Sanofi s’engage sur une voie bien connue. C’est celle qu’a suivi la raffinerie de Petite-Couronne (76) vendue par Shell à PetroPlus et fermée 5 ans plus tard, la même qu’a suivi le site Sanofi de Procheville, vendu à l’entreprise Covance avant de fermer lui aussi ses portes 5 ans après.

Ici ce n’est pas une vente, mais une externalisation, alors effectivement dans un tel processus il y a souvent, et comme ce sera le cas pour EuroAPI, un contrat d’exclusivité qui engage l’entreprise cédante pour une durée déterminée (généralement 5 ans) à acheter les volumes produits par l’entreprise externalisée pour la lancer. Mais ces contrats n’ont pas vocation à être renouvelés. En clair, EuroAPI a cinq ans pour se développer alors qu’elle part avec un passif non négligeable, comme le précise le communiqué de Sud Chimie

En effet, EuroAPI devra assumer toute seule les investissements de remise à niveau, soutenir d’elle-même les projets initiés par Sanofi et qu’elle n’a pas choisi, toutes choses pesant lourdement sur la capacité de la nouvelle entreprise à se développer.

C’est à ce titre que les ouvriers réclament : « des garanties écrites sur les investissements, les activités, les emplois et la pérennité du site. Des garanties sur le maintien des acquis dans EuroAPI. Un engagement écrit et ferme de Sanofi à reclasser ou indemniser les salariés d’EuroAPI en cas d’échec du projet au bout de 5 ans. Un financement par Sanofi de la remise en état des installations sur les sites cédés à EuroAPI. Un financement par Sanofi des projets déjà identifiés, projets sans lesquels le projet EuroAPI sera voué à l’échec. Ainsi qu’une attribution d’une prime de transfert de 50 000 € ».

Alors que la CFDT et la CGC essayent de noyer le poisson en défendant un accord de méthode qui remettrait la lutte à dans trois ans, quand il sera trop tard pour obtenir des garanties de la part de Sanofi, il n’y a que la grève ici et maintenant qui puisse faire céder la direction.

L’idée également que l’État ne joue pas son rôle constitue une illusion néfaste. Le seul rôle que l’État peut être amené à jouer dans cette histoire c’est celui de porte-flingue de Sanofi. Il faut dès à présent saluer et encourager la détermination des ouvriers qui sont les seuls à mériter nos espérances. Si cette lutte éminemment progressiste se solde par une victoire, c’est au mouvement ouvrier qu’il faudra l’imputer et à personne d’autre.

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+12,6% pour le gaz en octobre : il faut bloquer les prix de l’énergie et indexer les salaires sur les prix !

En cette rentrée, les prix continuent d’augmenter. Cette fois, c’est le gaz qui va connaître une nouvelle augmentation importante dès octobre, alors que l’électricité et le carburant augmentent également.

Les prix de l'énergie s'envolent

Crédits photo : AFP

En cette rentrée, les prix continuent d’augmenter. Cette fois, c’est le gaz qui va connaître une nouvelle augmentation importante dès octobre. Ce lundi, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a en effet annoncé une hausse des tarfis réglementés du gaz de 12,6% au 1er octobre. En septembre, le prix avait déjà gonflé de 8,7%.

Cette augmentation répercute sur l’ensemble des consommateurs de gaz, soit trois millions de foyers dont la moitié dispose d’un contrat prix fixe permettant d’échapper à court-terme à cette augmentation, la dynamique sur le marché du gaz. « Cette évolution résulte de la hausse, historique, des prix du gaz sur le marché mondial qui se répercute sur les coûts d’approvisionnement du fournisseur de gaz Engie » a ainsi expliqué le régulateur. Des coûts qui sont notamment liés à l’incapacité de l’offre à suivre la reprise économique mondiale.

Elle vient s’ajouter aux hausses des prix qui se multiplient dans le cadre de l’augmentation des cours des matières premières. La semaine dernière, l’UFC-Que choisir pointait un risque « d’explosion » des prix de l’électricité qui pourraient passer en moyenne de 1550 euros en 2021 à 1700 en 2022. Même dynamique du côté du carburant dont le prix a augmenté de 20% depuis mai 2020 alors que le prix du Brent a été multiplié par deux depuis janvier 2021.

Ces augmentations touchent directement les consommateurs, et particulièrement les classes populaires pour qui la part du coût du carburant, de l’électricité et du gaz dans le budget total est par définition plus importante. Surtout, elles devraient être répercutées par les grandes entreprises sur leurs prix.

Il est fondamental de refuser que les travailleurs ne paient ces hausses des prix de l’énergie. Pour cela, ce n’est pas sur la bonne volonté du gouvernement et de son chèque énergie au montant arbitraire que nous pouvons compter. Mais un blocage des prix seulement conjoncturel est également insuffisant. Si il faut exiger en urgence un blocage des prix de l’énergie, c’est une indexation des salaires sur les prix qu’il faut revendiquer pour empêcher le patronat et l’Etat de nous faire payer les hausses des tarifs de l’énergie !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Législatives allemandes: prendre les mêmes à un haricot près et puis recommencer pour le business

Pour ceux que cela intéresserait. Après 16 ans de mandat, la chancelière de droite Angela Merkel passe la main en Allemagne, première puissance politique et économique dans l'UE du capital. Auparavant, elle gouvernait avec la droite (CDU-CSU) et le parti socialiste allemand (SPD). Son vice-chancelier et ministre des Finances était même responsable du SPD.

 

Pour ces législatives, il se présentait comme futur chancelier: ben oui pour gérer loyalement les affaires du capitalisme, autant le faire comme patron du gouvernement.

Pour ces élections législatives d'hier, le SPD passe devant la droite.  Les  résultats officiels provisoires sont donc:

  1. SPD : 25,8 % (+5,3)
  2. CDU-CSU : 24,1 % (-8,8)
  3. Verts : 14,6 % (+5,7)
  4. FDP : 11,5 % (+0,8)
  5. AfD : 10,4 % (-2,2)
  6. Die Linke : 4,9 % (-4,3)

Le FDP est un parti de droite et le AfD à l'extrême droite dans ce qui fut avant mai 1945 le IIIe Reich nazi. En recul, et peut-être n'obtiendra-t-il pas 5% pour avoir des députés: Die Linke, la Gauche, le front de gauche allemand cher au Pcf et à Lfi.

Le SPD revendique le poste de chancelier, la droite aussi, au sein d'une "grande coalition". Les tractations politiciennes débutent. Qui sera qui et avec qui? En tout cas, ils sont d'accord pour un gouvernement fédéral en décembre 2021. D'ici-là, Angela Merkel conserve son poste de chef de gouvernement.

En janvier 2022, dans le cadre des traités européens sur la gouvernance tournante de l'UE du capital, c'est au tour de la France de Macon de superviser les décisions prises à Bruxelles et à Berlin.

Rien de nouveau donc à L'Ouest. Si ce ne sont les profits du capital libre et non faussé dans l'UE.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

SOURCE : France 3 Régions

Le mouvement a débuté mi-septembre, il s'était interrompu. La grève a repris vendredi soir (24 septembre) à la raffinerie Total près du Havre. Des salariés protestent contre le rachat d'une unité de production d'hydrogène par la société Air Liquide et s'inquiètent des futurs protocoles de sécurité.
La raffinerie Total à Gonfreville l'Orcher près du Havre
La raffinerie Total à Gonfreville l'Orcher près du Havre • © Q. Dehais/ Max PPP
 

L'unité d'hydrogène de la raffinerie Total va être mise à l'arrêt suite à la grève de salariés. Cette unité fait partie du procédé pour élaborer des carburants.

Pour l'instant, il n'y a pas de risque de pénurie de carburants. Des "problèmes ponctuels" d'approvisionnements pourraient découler de cette grève. 

Le mouvement avait débuté mi-septembre suite à l'annonce d'un contrat entre Total et la société Air liquide pour développer une technologie de captage du CO2 (Dioxyde de carbone, l'un des gaz à effet de serre). 

"Dans le cadre d’un contrat à long terme, Air Liquide reprendra et exploitera l’unité de production d’hydrogène de la plateforme de TotalEnergies  (NDLR : de Gonfreville l'Orcher)d’une capacité de 255 tonnes/jour.

Raccorder cette unité au réseau hydrogène d’Air Liquide permettra d’en optimiser les performances et de développer à terme le premier réseau hydrogène bas carbone du monde." 


L'arrivée d'une autre société dans l'enceinte de la raffinerie

  "On n'est pas contre la décarbonation mais on pourrait la faire tout en continuant à exploiter notre unité d'hydrogène",explique  Alexis Antonioli, secrétaire de la CGT de la raffinerie Total.

Mais Air Liquide "impose comme condition d'accès à sa technologie de décarbonation la vente de notre unité de production d'hydrogène", déplore-t-il. Or "le projet d'Air Liquide c'est d'assurer une surveillance de l'unité uniquement les jours ouvrés. Il y a des craintes en matière de sécurité et des questions sur l'organisation du travail", affirme le syndicaliste.

  Selon lui, "c'est une première de céder une unité au coeur de notre plate-forme et intégrée dans notre procédé". "On craint que ce soit la première pierre vers la sous-traitance de nouvelles activités", poursuit-il.

 L'unité hydrogène fait partie d'un secteur de la plate-forme qui emploie 42 personnes postées, selon la CGT.

  Selon la direction, l'unité sera raccordée au réseau hydrogène d'Air Liquide qui comprend une unité de production d'hydrogène à Port-Jérôme (Seine-maritime) où Air liquide produit de l'hydrogène pour la raffinerie voisine d'ExxonMobil.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Grève chez Renault contre 2000 suppressions supplémentaires d’emplois
Grève chez Renault contre 2000 suppressions supplémentaires d’emplois

Nouvelle grève chez Renault France sur le site de Lardy ce jeudi. La direction a annoncé aux syndicats le 16 septembre qu’elle prévoyait le départ de 2000 salariés supplémentaires dans les trois années à venir. Ces départs, dont on ne sait pas encore s’ils seront contraints ou non, s’ajoutent aux 15 000 suppressions d’emploi (sur 48 000) dans le monde annoncées en mai 2020 par le groupe, dont 4600 en France.

Cette fois, c’est l’ingénierie produit qui est particulièrement visée puisque 1300 départs doivent avoir lieu dans ce secteur, qui comporte 6 200 salariés, mais également l’ingénierie des moteurs thermiques. La sous-traitance sera également impactée par la baisse d’activité du géant de l’automobile et nul doute que l’on assistera à des suppressions d’emploi dans ces entreprises.

« Utilisant sans vergogne le prétexte de la transition écologique vers l’électrique Luca de Meo (ndlr : Directeur Général de Renault) cible l’ingénierie des moteurs thermiques. « La direction indique ainsi qu’en contrepartie des 1600 nouveaux départs dans l’ingénierie elle promettra 400 embauches dans les “futurs métiers ” et 2000 formations “métiers”.

Mais elle avait déjà promis en parallèle de la rupture conventionnelle Collective de 2021 des centaines de reconversions en 2020 2021 : combien ont été engagées ? », dénonce la CGT du site de Renault Lardy dans un communiqué. Elle appelle ainsi à une grève chez Renault Lardy jeudi 23 septembre à 10h.

Depuis la fin du premier confinement, la direction de Renault à engagé un « recalibrage » de l’outil industriel souffrant, selon elle, d’une « surcapacité ». La réaction provoquée par ces annonces avait été immédiate : grèves, débrayages et manifestation rassemblant 8000 salariés de Renault à Maubeuge. C’était la première grosse manifestation postconfinement. Depuis, de nombreuses autres grèves ont éclaté un peu partout en France.

Publié par FSC

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Casse sociale. ArianeGroup annonce 2300 licenciements d’ici 2025 sous couvert de « compétitivité »

L’entreprise ArianeGroup a annoncé 600 licenciements, en France et en Allemagne, ce vendredi, prétextant la nécessité d’augmenter sa compétitivité pour faire face à SpaceX, l’entreprise d’Elon Musk. L’entreprise prévoit même de supprimer 2 300 postes d’ici à 2025, soit un poste sur quatre.

Licenciement

Crédits photo : AFP - SVEN HOPPE

Ce jeudi 23 septembre, la décision d’une suppression d’emplois massive chez Ariane Group était annoncé aux syndicats au cours du dernier comité social et économique central de l’entreprise. Ariane Group compte licencier « un maximum de 600 emplois ». Le groupe justifie ces licenciements par une concurrence qui serait bien trop forte : représentée par SpaceX.

Sur ces 600 suppressions d’emplois, en moyenne l’entreprise compte « 350 départs naturels chaque année, si on y ajoute le flux d’embauches que l’entreprise va maintenir, il faudra faire partir 150 à 200 personnes », comme l’estime Philippe Géry, délégué syndical central CFE-CGC. Seulement, sur les 350 départs naturels il n’y aura pas de remplacement, les postes seront bels et bien supprimés, et il s’agit donc de 600 postes supprimés. De plus, sur les 150 à 200 licenciement, « il s’agira d’un plan de départs volontaires accompagnés, en aucun cas de licenciements secs », prétend une porte-parole de l’entreprise, Florence Gallois, à Libération. Derrière les départs « volontaires », les entreprises poussent à la démission et mettent sous pression leurs salariés avec des départs précipités à la retraite ou bien en les poussant à accepter des indemnités plutôt que de conserver leur emploi.

Aussi, à côté de cette vague de licenciements arrivant pour courant 2022, la production du moteur Vinci qui équipera Ariane 6 va être transférée de l’usine française de Vernon vers le site allemand d’Ottobrunn. Cette décision est «  la conséquence de l’accord franco-allemand conclu en juillet  », ajoute la porte-parole. Laissant place alors à la production du futur moteur européen Prometheus et à l’investissement de 40 millions d’euros pour sa production. Mais, les travailleurs du site sont inquiets sur la possibilité que le moteur Prometheus soit lui aussi transféré. En effet ce transfert du moteur Vinci vers l’Allemagne «  pourrait signer la fin de l’usine de Vernon à plus long terme », s’inquiète Philippe Géry. Un site qui employait fin décembre 2020, 952 CDI. Des emplois qui rejoindront alors la longue liste des 600 qui seront supprimés d’ici 2022. D’autant plus que ArianeGroup parle même de supprimer jusqu’à 2300 emplois d’ici 2025, alors qu’en 2020 le groupe a réalisé un chiffre d’affaire de 2,5 milliards d’euros.

Les patrons continuent de faire payer la crise à leurs salariés. La mise en concurrence et la course à toujours plus de profit est le seul but de ces entreprises. Et dans cet unique but, ils licencient. Pour empêcher que ce soit aux travailleurs de payer la crise sociale, il faut exiger l’interdiction de ces licenciements et refuser toute casse sociale de la part des entreprises. Par ailleurs, pour que les patrons ne se servent pas de faux prétextes pour licencier, revendiquons l’ouverture des livres de compte, pour ne pas laisser les patrons mentir pour faire du profit sur le dos des travailleurs.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Loi de finances 2022 : budget record pour l’armée, baisse historique pour la santé !

En cette fin de mandat et à quelques mois des élections présidentielles, le gouvernement a présenté son projet de Loi de finance pour 2022. Derrière les effets d’annonce autour de l’augmentation des budgets de l’Education et de la culture, l’exécutif investit encore une fois dans celui de la défense et poursuit ses cadeaux au patronat.

41 milliards pour la défense

Crédits photo : Simon Dawson/Bloomberg

Un budget qui s’inscrit pleinement dans la campagne de 2022

Si l’automne est classiquement la saison de la présentation des projets de Loi de finance, celui pour l’année 2022 présenté mercredi 22 septembre a sans aucun doute un air de campagne présidentielle. Déjà en 2017, la Cour des Comptes montrait « l’insincérité » de la dernière loi finance du mandat de François Hollande, cette fois c’est le Haut Conseil aux finances publiques (HCFP), l’institution chargée de contrôler le budget de l’Etat, peu habitué aux critiques contre le gouvernement, qui a été obligée d’affirmer « regretter que les conditions de saisine ne lui permettent pas de rendre un avis pleinement éclairé ». Cas rare, l’institution a refusé de donner un avis sur le projet de loi.

Face à cette situation, la majorité présidentielle tente tant bien que mal de se défendre, Bruno Le Maire lors de la conférence de presse de présentation du projet de loi a maladroitement insisté sur la « sincérité » de ce texte », « y compris sur ce que nous ne disons pas », tout un programme. Jean-Noël Barrot député Modem et vice-président de la commission de finances à lui déclaré au journal La Croix : « C’est vrai que des gouvernements ont pu dans le passé pratiquer le looping budgétaire et moduler les promesses au gré des circonstances, notamment électorales. Ce n’est absolument pas le cas de ce dernier budget du quinquennat. On y voit, au contraire, de la continuité, de la stabilité ».

Pourtant, il n’y a pas de mystère dans les augmentations de certains budgets annoncées en grande pompe dans la presse. De fait, tant l’enveloppe de 4 milliards d’euros pour la culture que la hausse d’1,5 milliard du budget de l’Education nationale sont une réponse électorale (et très insuffisante) de Macron à deux secteurs qui n’ont cessé de dénoncer le manque de moyens et la gestion catastrophique par le gouvernement de la crise sanitaire. Rien d’étonnant qu’à la veille d’une journée de grève nationale dans l’Education ce dernier souhaite mettre particulièrement en avant ce qu’il appelle une « hausse historique » des moyens dans les écoles en parallèle d’un coup de com’ hasardeux sur le retrait du masque en primaire. Pourtant, à y regarder de plus près, le budget 2022 s’inscrit pleinement dans la continuité du mandat présidentiel et derrière les effets d’annonce, l’argent est investi dans la défense et les grandes entreprises. L’objectif est clair : donner quelques miettes pour se positionner en vue de 2022 et préparer la réélection de Macron.

Toujours plus d’argent pour la défense

En effet, une des mesures phares de ce nouveau budget est la nouvelle augmentation des finances régaliennes, qui augmente de 1,7 milliards d’euros pour atteindre 40,9 milliards. C’est avec grande satisfaction que Florence Party ministre des armées a affirmé sur BFMTV ou au Sahel, Macron arrose l’armée. Dans le même temps, le nouveau budget fait la part belle au régalien au service des politiques sécuritaires avec 1,5 milliards supplémentaires pour l’Intérieur dans le cadre notamment des annonces réalisées au Beauvau de la sécurité et 600 millions pour la Justice, et notamment la construction de prison.

Un budget qui multiplie les cadeaux aux patronats et aux riches…

Derrière les déclarations de Bruno le Maire ce mercredi qui expliquait que « la priorité est de soutenir le niveau de vie des Français par la croissance et la hausse de la productivité » il faut en réalité voir qu’il n’y a rien de prévu dans ce projet de loi pour les travailleurs et les précaires. Un des exemples marquants réside en ce sens sur un des principaux arguments de campagne de la macronie : la baisse des impôts et la défense du pouvoir d’achat. Pourtant comme le révèle Romaric Godin pour Médiapart l’exécutif arrange un peu la vérité à sa sauce libérale :

« En cinq ans, l’exécutif se vante d’avoir fait baisser la pression fiscale de « 50 milliards d’euros », dont 25 pour les entreprises et 25 pour les ménages. Mais c’est précisément ici que le bât blesse : cette présentation d’une pseudo-égalité de traitement entre entreprises et ménages est un piège communicationnel. Un ménage moyen a évidemment gagné beaucoup moins qu’une entreprise. Et, au sein des ménages, les plus pauvres ont beaucoup moins gagné que les plus riches. Ces comptes d’apothicaire avancés par Bercy ne peuvent tromper personne, d’autant que l’on mélange des baisses d’impôts qui ont eu lieu à des moments différents du quinquennat. Les plus riches ont ainsi pu bénéficier de la fin de l’ISF sur les revenus mobiliers et de la baisse de l’impôt sur les revenus du capital dès 2018 et pendant quatre ans. Ils pourront ajouter à cela les 3 milliards de baisse de la taxe d’habitation inscrite au PLF 2022 et qui concerne les 20 % de la population aux revenus les plus élevés. Les classes moyennes, elles, n’ont bénéficié de la baisse du barème de l’impôt sur le revenu qu’à partir de 2020 (et sous la pression des Gilets jaunes). Quant aux plus modestes, ils sont largement oubliés de cette politique puisque leur charge fiscale est d’abord portée par les taxes indirectes qui, elles, n’ont pas été modifiées ».

Pour préciser davantage, les 20% de ménage les plus aisés verront leur taxe d’habitation réduite l’an prochain. De même, l’impôt sur les sociétés passera à 25% pour toutes les entreprises, dernière marche d’une réforme engagée en 2018, sur l’ensemble du quinquennat les entreprises auront donc économisé 25 milliards d’euros selon Capital.

En ce sens, il semble évident que les grands discours sur le pouvoir d’achat et les impôts restent ici largement instrumentalisés pour un discours électoral. Plus largement le nouveau projet des finances s’inscrit dans la continuité du quinquennat, avec de multiples cadeaux aux entreprises. Une étude du projet de loi montre qu’il ne déroge pas à la règle.

Il faudra par ailleurs encore y ajouter, comme le rappelait Bruno le Maire lors de sa conférence de presse, entre 20 à 30 milliards d’euros dans le cadre du nouveau plan d’investissements annoncé par le gouvernement. Ces milliards pour le patronat n’ont pas été entièrement budgétisés par le gouvernement mais de nombreux cadeaux sont évidemment à prévoir.

…Mais toujours plus de casse de la santé

Alors que le budget 2022 fait la part belle au patronat et aux services régaliens, les grands oubliés du gouvernement sont une nouvelle fois les services publics et en particulier la santé. Alors que la crise du Covid 19 a montré au grand jour la catastrophe que représentait des décennies de casse de l’hôpital public il semble que Macron n’ait pas retenu la leçon. En effet, Capital révèle que le budget 2022 présente une baisse inédite des dépenses de santé. Selon le rapport du Haut Conseil des Finances publiques (HCPF), publié mercredi 22 septembre, pour la première fois depuis sa création en 1997 le budget de la Sécu est en baisse. Ce repli serait dû à une baisse de 10 milliards des dépenses exceptionnelles, liée au Covid. Une décision catastrophique alors que le HCFP met en garde « contre un budget de la santé qui pourrait se révéler sous-estimé ».

Dans la droite lignée des attaques contre l’hôpital, ce budget est un véritable scandale alors que la crise a révélé les conséquences du sous-effectif et des politiques de casses néo-libérales de la santé. Après les récentes attaques contre les soignants, l’hôpital public est donc une nouvelle fois mis de côté.

Crise économique : vers une politique d’austérité pour les pauvres et le monde du travail

Un des éléments les plus importants du budget 2022 réside dans la gestion proposée par le gouvernement de la crise économique. La première réaction du Haut Conseil aux Finances Publics et de la Cour des Comptes, deux organes dirigés par Pierre Moscovici appellent en effet à l’austérité. En conclusion de son avis sur le PLF 2022, le HCFP demande à ce que, à l’avenir, « tout surcroît de recettes par rapport à la prévision soit consacré au désendettement ». Cette position est en réalité partagée par le gouvernement. Bruno Le Maire ne cesse de répéter que c’est la croissance qui paiera la dette, ce qui signifie que les ressources supplémentaires issues de cette croissance iront à son remboursement. C’est le sens du cantonnement décidé de la dette Covid, ce qui signifie qu’il va consacrer des ressources de l’État à l’amortissement de cette dette, sans qu’il n’existe aucune obligation économique à cette politique.

En défendant ce qu’il appelle la « norme pluriannuelle » le gouvernement souhaite également encadrer les dépenses dans une voie étroite. En clair, ce que le gouvernement promet c’est de l’argent pour les fonctions régaliennes et le patronat, la récession pour les services publics et les plus pauvres. Si le gouvernement prétend vouloir surfer sur la reprise économique pour réduire le déficit, la dette est aujourd’hui à 114 % du PIB , selon les prévisions de Bercy le déficit devrait se résorber en passant de 9,2% du PIB aujourd’hui à 4,8 en 2022, des chiffres d’ores et déjà retoqués par HCFP qui doute de leurs véracité.

En définitive les annonces pour le projet 2022 du gouvernement n’ont évidemment pas pour objectif de mettre en place une autre politique mais de s’adresser à l’électorat en faisant miroiter quelques carottes – largement relayées par les médias dominants – et de maintenir une stratégie pro-patronale pour faire face à la crise économique en la faisant peser sur le dos des services publics et du monde du travail. Plus que jamais face aux annonces du gouvernement, il va nous falloir lutter pour imposer notre programme : pas question d’accepter la casse de l’hôpital public, pas question de payer leur crise.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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