SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
La moutarde monte, à l'usine Amora-Maille
La moutarde monte, à l'usine Amora-Maille

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
La cour d'appel vient de confirmer la condamnation de 4 des anciens dirigeants de France Télécom, aujourd'hui !

Publié par Info'Com-CGT

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Capture d'écran

Capture d'écran

C'est bêta, Me serais-je trompé d'histoire?

 

Monsieur Moretti, ministre de la Justice, est renvoyé devant la Cour de Justice de la République pour prise illégale d’intérêts dans des enquêtes administratives diligentées contre des magistrats,

Monsieur Kohler, secrétaire général du palais de l'Elysée et bras droit d'Emmanuel Macron, est mis en examen pour prise illégale d'intérêts dans ses liens exécutifs et familiaux avec l'armateur MSC.

« Une journée normale », dépeignait, lundi, le secrétaire général adjoint de l’Elysée, Pierre-André Imbert, selon Le Monde. Ben dis donc!

Un salarié X, pris par la patrouille, serait mis à pied à titre conservatoire. C'est à dire sans rémunération aucune, le temps que son taulier statue sur son sort. Oui, mais tous les salariés ne peuvent pas être ministre de la Justice. Encore moins bras de Macron. Si?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
MOBILISATION POUR LES SALAIRES, PREMIER AVERTISSEMENT LA JOURNÉE DU 29 SEPTEMBRE  ? UN TOUR DE CHAUFFE AVANT LA CONFRONTATION SUR LES RETRAITES

Publié par Info'Com-CGT

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Face à l’inflation, des débrayages importants sur le site de PSA Rennes

Dans le sillage d’autres usines du groupe PSA, le site de Rennes n’a pas mis longtemps avant de rejoindre le mouvement de débrayages qui a impacté toutes les usines du groupe.

Grève pour les salaires

Crédits photos : CGT PSA Hordain

Après les débrayages dans les usines PSA du Nord (avec le site d’Hordain et ses douze jours de grève, puis des débrayages sur tous les sites cumulant 4300 grévistes), le sentiment de contestation s’est manifesté cette fois ci dans l’usine de Rennes, mardi 27 et mercredi 28, à l’appel de la CGT.

La grève de ce mardi a commencé « tout doucement » selon Mickaël, syndicaliste à la CGT. Mais la grosse vingtaine de grévistes du début d’après-midi a été très vite rejointe par des dizaines de salariés, jusqu’à atteindre plus de 200 personnes, après des tours d’atelier pour populariser le débrayage. Dès cette première journée, semble-t-il inattendue par la direction et ses représentants, la production a été à l’arrêt durant trois heures. Le lendemain, c’est encore plus de 200 ouvriers qui ont répondu à l’appel au débrayage de la CGT. Les grévistes réclament augmentation générale des salaires de 400 € quel que soit le contrat (CDI, CDD, intérim) mais aussi l’embauche en CDI des intérimaires, ainsi qu’une prime Macron de 6 000 €.

Dans ce mouvement, inédit depuis des dizaines d’années, l’ampleur de la mobilisation sur le site de Rennes est significative : de tels débrayages à PSA sur la question des salaires « n’arrivent jamais » sur le sol breton d’après le syndicaliste.

« D’habitude, avec la CGT, quand on travaille des actions, il y a des affichages, des distributions de tracts… là il n’y en avait pas ». Nul doute que la situation actuelle, avec une inflation record, ramène les travailleurs à des réflexes radicaux.

Il faut dire que ces derniers mois, la direction de PSA, avec Carlos Tavares à sa tête, a été particulièrement à l’offensive contre les salariés : les propositions d’augmentations de salaires n’ont pas dépassé les 40€ selon le syndicaliste, tandis que la direction du site a annoncé 9 samedis travaillés en plus d’ici à décembre.

Désarmés face à la spontanéité et la popularité du mouvement, la CFDT et les autres syndicats n’ont pu à leur tour qu’appeler à la mobilisation. Il s’agissait tout de même d’un enjeu de taille pour la CFDT, fraîchement majoritaire depuis les dernières élections, qui s’était notamment positionnée dans cette campagne électorale pour des hausses de salaires. Il en allait de leur crédibilité, malgré avoir affirmé lors des prises de paroles que « les débrayages ce n’est pas notre tasse de thé », d’après des ouvriers présents.

Le site de PSA Rennes, qui avait déjà fait les frais de multiples accords de compétitivité locaux, ainsi que du chômage partiel qui a fait perdre beaucoup d’argent aux salariés, relève la tête. Cela montre bien qu’il y a une radicalité à la base qui veut s’exprimer par la grève et les débrayages, a tel point que la CFDT a du suivre le mouvement. Maintenant, il s’agit de construire des liens avec la sous-traitance et d’autres secteurs mobilisés, comme Carrefour à Rennes, et poser les bases d’une contre-offensive ouvrière, construite à la base. Si une journée de grève ne suffira pas pour faire plier le PDF Carlos Tavares, l’important est de frapper ensemble sur une nouvelle date, et prolonger ce mouvement dans la durée.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
+137% sur l’huile, +29% pour les pâtes : les prix de l’alimentaire explosent, indexation des salaires !

Alors que la hausse des prix se ralentit très légèrement en moyenne en septembre selon l’INSEE, les prix des produits de première nécessité, eux, explosent. Face à cela, les miettes du gouvernement ne suffisent pas. Il faut s’organiser pour arracher des augmentations de salaire et leur indexation sur l’inflation.

Augmentez les salaires !

Crédits photo : AFP

Dans un contexte de crise économique mondiale, l’INSEE annonce un très léger ralentissement de l’inflation en France en septembre. La hausse des prix à la consommation serait en effet passé de 6% à 5,6% en septembre. Une hausse moins rapide des prix de l’énergie et des services expliquerait cette tendance. Ce n’est pas pour autant que les Français se desserrent la ceinture. C’est même bien loin d’être le cas. L’indice des prix à la consommation est en effet un chiffre global moyenné entre les secteurs de l’énergie, de l’alimentation, du tabac, des produits manufacturés et des services.

Dans le détail, la hausse des prix des produits alimentaires et plus généralement de première nécessité continue de s’accélérer. En moyenne, les prix de l’alimentation marquent une augmentation de 10% par rapport à septembre 2021, soit une hausse bien plus importante que celle relevée sur les derniers mois.

Ce jeudi, Le Monde publiait un article exposant l’évolution du prix des produits de première nécessité depuis septembre 2021 à partir d’un panel de 40 articles de grande consommation. Les résultats sont sans appel : de 102€ il y a un an, le prix de ces 40 articles est passé à 115€ aujourd’hui. Mais certains d’entre eux battent des records : une augmentation de 137% pour l’huile de tournesol et de 29 % pour les coquillettes et le riz !

Ainsi, les prix des produits de première nécessité continuent d’exploser, pendant que les salaires stagnent. Alors que ces produits constituent le cœur des dépenses des plus précaires, l’inflation vient les impacter de manière brutale. Et ce ne sont pas les miettes que nous propose le gouvernement avec ses chèques énergies ou ses primes qui permettront de faire face à ces hausses de prix. Pour faire face, il faut absolument s’organiser pour imposer une augmentation conséquente de tous les salaires, pensions et minimas sociaux et indexer ceux-ci sur l’inflation, pour faire payer la crise aux véritables responsables !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
TotalEnergies : POUR LES SALAIRES, le mouvement reconduit, la CGT souhaite s’inscrire dans la durée

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SOURCE : Le Parisien

Seules les raffineries de Donges (Loire-Atlantique) et de Grandpuits (Seine-et-Marne) -en cours de reconversion en « bio-raffinerie »- ont, comme prévu, suspendu le mouvement pour ce week-end.

 

TotalEnergies : POUR LES SALAIRES, le mouvement reconduit, la CGT souhaite s’inscrire dans la durée

Les grévistes de TotalEnergies ont reconduit samedi le mouvement pour les salaires dans trois des cinq raffineries françaises du groupe, à l’appel de la CGT qui souhaiterait inscrire le mouvement dans la durée.

Si les raffineries de Donges (Loire-Atlantique) et de Grandpuits (Seine-et-Marne) -en cours de reconversion en « bio-raffinerie »- ont, comme prévu, suspendu le mouvement pour ce week-end, tous les autres sites de raffinage et dépôts de carburants « sont encore dans la bataille », a déclaré à l’AFP Pedro Afonso, élu CGT à la raffinerie de Feyzin (Rhône).

« On va lancer une caisse de grève pour que ça puisse durer », a-t-il indiqué à propos de la raffinerie de Feyzin, ajoutant que les grévistes d’autres sites souhaitaient prendre des mesures similaires.

Tensions sur l’offre

La CGT estime qu’une inscription du mouvement dans la durée pourrait compliquer l’approvisionnement en carburant des stations-service. Certaines ont déjà été confrontées à des indisponibilités de carburants, conséquence de la ruée des automobilistes (+30% de fréquentation en septembre) attirés par une remise à la pompe accordée par le groupe afin de limiter les hausses de prix.

Interrogée samedi par l’AFP, la direction du géant des hydrocarbures a réitéré son message de la veille, confirmant implicitement des tensions sur l’offre de carburants en raison de la forte fréquentation, tout en indiquant que « malgré les mouvements sociaux, le réapprovisionnement (des) stations se poursuit dans le contexte de l’opération de baisse des prix », à l’aide de « moyens logistiques supplémentaires ».

Mise à l’arrêt de la raffinerie de Normandie

Autre conséquence du mouvement, les opérations de mise à l’arrêt de la raffinerie de Normandie, la plus importante de France, se poursuivaient samedi.

En cas d’arrêt effectif de cette raffinerie, qui représente plus de 20% de la capacité de raffinage du pays, il n’y aurait plus que deux raffineries en activité sur les huit que compte la France métropolitaine, un autre mouvement de grève affectant celles de Esso-ExxonMobil.

La CGT réclame notamment une revalorisation salariale à hauteur de 10% pour l’année 2022. De son côté, la direction rappelle avoir octroyé une augmentation moyenne de 3,5% en début d’année et renvoie à l’ouverture de négociations, initialement prévues en janvier 2023, et avancée à mi-novembre dans le contexte actuel d’inflation.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
RETRAITE : POUR MACRON C'EST SA GUERRE DE LA FIN DU MONDE, POUR NOUS C'EST TOUTE LA SÉCURITÉ SOCIALE QUI EST EN PÉRIL !

Publié par Info'Com-CGT

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

SOURCE : 20 minutes

 

 

COLERE Les salariés de TotalEnergies ont lancé un mouvement d’au moins trois jours pour tenter d’obtenir une hausse des rémunérations

 
 
 
 

Le ton monte chez les salariés de TotalEnergies en France. Un mouvement de grève d’une durée d’au moins trois jours a en effet démarré ce mardi, rapporte la CGT qui fait état d’une mobilisation de 70 % des effectifs présents. L’objectif est principalement d’obtenir notamment une hausse des salaires. « On appelle à ne sortir aucun produit des raffineries et de la pétrochimie, là où la CGT est implantée », a déclaré Benjamin Tange, délégué syndical central CGT du raffinage pétrochimie de TotalEnergies en France.

Parmi les principaux sites concernés : la bio-raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône), les raffineries Normandie au Havre, de Donges (Loire-Atlantique), Carling (Moselle), Feyzin (Rhône) et Oudalle (Seine-Maritime), ainsi que les dépôts de carburants de Grandpuits (Seine-et-Marne) et de Flandres (Nord).

Entrées et sorties bloquées

 

A La Mède, le mouvement social était suivi par 80 % des salariés, se traduisant « par le blocage de toutes les entrées et sorties de produits de la raffinerie », a indiqué Fabien Cros, secrétaire (CGT) du Comité économique et social (CSE). En volume, cela équivaut selon lui à « environ une centaine de camions-citernes qui ne sortent pas, sans compter les produits normalement envoyés par train ou directement par pipeline ».

« Quand on fait le ratio, on peut dire qu’il y a un peu plus de 70 % de grévistes (par rapport aux effectifs présents) chez les opérateurs de production aujourd’hui », a déclaré Eric Sellini, coordinateur CGT pour le groupe, qui a rappelé que l’appel était cantonné dans un premier temps aux raffineries et dépôts de carburants.

L’approvisionnement des stations anticipé

Contactée, la direction du groupe n’a pas confirmé le chiffre de 70 % de grévistes. Elle a indiqué avoir, en prévision du mouvement, « anticipé les mesures logistiques nécessaires afin de pouvoir approvisionner normalement son réseau de stations-service et ses clients ».

Elle a rappelé que les salariés français du socle social commun « ont bénéficié de mesures salariales représentant une augmentation moyenne de 3,5 % en 2022 », et ajouté que « des négociations vont démarrer dès le mois de novembre », soit deux mois plus tôt qu’habituellement, « afin de voir comment les salariés pourront bénéficier des résultats générés par TotalEnergies ».

Poursuite les jours suivants ?

 

Outre une « revalorisation salariale immédiate à hauteur de 10 % pour l’année 2022 », la CGT réclame le « dégel des embauches » en France et « un plan massif d’investissements » dans l’Hexagone, a rappelé Benjamin Tange, soulignant que ces revendications avaient déjà été à l’origine de mouvements le 24 juin et le 28 juillet derniers. Une partie des employés touchent des salaires « extrêmement faibles et il y a besoin de les revaloriser à hauteur de ce que le groupe dégage comme bénéfices », a souligné le responsable syndical, qui espère « une mobilisation très forte », afin de continuer à peser les jours suivants.

En dehors des perturbations dans l’approvisionnement des stations en carburants, il a estimé que la production des raffineries pourrait connaître une baisse des débits de 20 à 30 %, en cas de forte mobilisation. TotalEnergies emploie en France 35.000 salariés, en comptant ses filiales.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Devant le tribunal administratif de Nancy ce mercredi, la rapporteure publique a demandé l’annulation des sanctions visant l’agent de contrôle, accusé par le ministère du travail d’avoir outrepassé ses fonctions en demandant que des aides à domicile bénéficient de masques en avril 2020. Dan Israel 28 septembre 2022 à 19h56 Nancy (Meurthe-et-Moselle).–

Par les grandes fenêtres de la salle d’audience du tribunal administratif de Nancy (Meurthe-et-Moselle), mercredi 28 septembre, perce l’écho étouffé d’applaudissements enthousiastes. Devant le bâtiment, plus de cent personnes sont rassemblées pour dire leur soutien à Anthony Smith, un inspecteur du travail qui a écopé en août 2020 d’une mutation d’office pour avoir demandé que des aides à domicile de la Marne soient protégées par leur employeur en pleine pandémie de Covid-19, notamment en les équipant de masques. Le fonctionnaire de la Marne est devenu un symbole. Une pétition en sa faveur a rassemblé 165 000 signatures, et un appel a été signé par plus de 140 personnalités et dirigeant·es politiques et syndicaux de gauche. Son comité de soutien est présidé par les députés insoumis Thomas Portes et Mathilde Panot, présidente du groupe parlementaire LFI à l’Assemblée nationale.

Tous deux ont fait le déplacement, tout comme les militants les plus aguerris de la CGT du ministère du travail, dont Anthony Smith est un membre actif, détenteur au fil des années de plusieurs mandats, locaux ou nationaux. La secrétaire confédérale du syndicat, Céline Verzeletti, est également présente. Au micro à Nancy, à deux pas de la célèbre place Stanislas, les personnalité

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DOCUMENT COMPLET :Télécharger Anthony Smith, inspecteur du travail devenu symbole, sort renforcé

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
 

Par Nicolas Framont 

 

Après avoir dû renoncer, en 2020, à sa réforme des retraites - vous savez celle qui n'avait pas pour objectif de rallonger la durée de cotisation mais de rendre "le système plus juste" - le gouvernement revient deux ans plus tard avec l'objectif clair et net de nous faire bosser plus longtemps. C'est devenu son seul objectif, sa sainte croisade bourgeoise, et pour ça il est prêt à faire voter cette réforme en scred, en la faisant passer par amendement du projet de loi de financement de la sécurité sociale, un texte voté chaque année qui n'a pas vocation à faire passer des changements majeurs. Dans le très gouvernemental JDD, on apprend pourtant que 55% des sondés trouvent que relancer cette réforme est une "mauvaise idée". Pourtant, notre télévision est envahie de pseudo-experts qui viennent nous dire qu'elle est inévitable. Tout comprendre aux mensonges sur le sujet des retraites, en 4 points et 5 minutes :

1 – Notre régime de retraite et la sécurité sociale dont il fait partie ne sont pas en danger financier et il n’y a donc pas nécessité à faire travailler les gens plus longtemps ou à réduire le niveau des futures pensions.

24,7 milliards d’euros, c’est la déficit de la sécurité sociale en 2021 (qui, rappelons-le, comporte 4 branches : maladie  - votre carte vitale -, accident du travail et maladie professionnelle - ce qui paye vos arrêts en cas d’accident du travail -,  famille - les APL, les allocations familiales… - et donc les retraites). Ce chiffre a été gonflé comme jamais par l'épidémie de Covid, qui a engendré des dépenses exceptionnelles.

Dis comme ça, ça fait une sacrée somme, sauf que ce chiffre asséné à coup de titres alarmistes n’est jamais accompagné du chiffre auquel il se rapporte : 440 milliards. Il s’agit du budget annuel de la sécurité sociale. Ça fait vraiment relativiser, parce qu’un déficit de 24,7 milliards sur un total de 440 milliards c’est dramatique comme… un découvert de quelques dizaines d’euros si vous gagnez 2 000 euros par mois.

"Les résultats de ce rapport ne valident pas le bien-fondé des discours qui mettent en avant l’idée d’une dynamique non contrôlée des dépenses de retraite"

Rapport annuel du comité d'orientation des retraites - septembre 2022

Dans son dernier rapport, qui date de septembre, le Comité d’Orientation des Retraites montre qu’en fait il n’y a rien d’alarmant pour la branche retraite de la sécurité sociale. Les scénarios examinés sur l'équilibre des finances du régime par répartition ne montrent rien d'alarmant, avec une stabilité de la part du système dans le PIB, y compris à long terme. "Les résultats de ce rapport ne valident pas le bien-fondé des discours qui mettent en avant l’idée d’une dynamique non contrôlée des dépenses de retraite" conclut poliment le rapport (page 9).

Ce qui a dégradé son équilibre, ce sont des décisions politiques récentes : moins d’emploi public avec l’austérité a fait perdre des recettes au régime (parce que le public cotise davantage que le privé, eh oui), et les exonérations des heures supplémentaires par Macron ont réduit la somme de cotisations finançant notre système. On vous le disait déjà en 2019, Macron a placé artificiellement la sécurité sociale en déficit pour… pouvoir faire tenir à ses ministres des discours alarmistes justifiant des reculs sociaux majeurs comme la réforme des retraites.

Il faut le dire et le répéter : il n’y a aucun problème budgétaire ou de terrible dette “laissée à nos enfants” qui justifieraient une telle réforme.

2 – Non, notre espérance de vie n’est pas en constante augmentation et cela ne justifie pas qu’on travaille plus longtemps. 

En France, l’espérance de vie stagne depuis quelques années et surtout l’espérance de vie en bonne santé, qui est assez mauvaise comparée aux autres pays européens. On vieillit mal, parce qu’on travaille mal, que la souffrance au travail est devenue une donnée constante et perçue comme normale. On est aussi moins bien soigné qu’il y a 20 ans, car on le sait, nos hôpitaux sont débordés et nos médecins préfèrent s’entasser dans les beaux quartiers et les villes côtières que de s’installer sur l’ensemble du territoire : il n’y a jamais eu autant de médecins en France, mais ils n’ont jamais été aussi mal répartis, nous disait le ministère des finances en octobre dernier.

Il faut aussi considérer que ce n’est pas parce qu’on vit plus longtemps qu’on devrait travailler plus : notre productivité étant en constante augmentation (ça stagne pour la première fois cette année), il serait tout à fait logique qu’on profite de cette amélioration économique en travaillant au contraire moins. Sans même parler du fait que nous allons devoir changer de modèle de production et de consommation avant 10 ans pour éviter l’extinction de notre espèce, et qu’il est donc nécessaire de ralentir le rythme.

La semaine de 4 jours et le retour de la retraite à 60 ans sont la vraie solution pragmatique de notre époque, et nous avons les moyens de financer une telle évolution : un salarié français travaille en moyenne 45 jours par an, soit 9 semaines, uniquement pour payer les dividendes des actionnaires. En 1981 c’était 10 jours. Il y a certainement quelque chose à reprendre en main de ce côté-là non ?

3 – Augmenter l’âge de départ à la retraite ne nous fera d’ailleurs pas travailler plus longtemps mais simplement gagner moins.

Cela mettra simplement davantage de soixantenaires au chômage, comme ce qui s'est passé après le dernier allongement du temps de travail, en 2010 : depuis cette loi d’allongement de la durée de cotisation, un chômeur de plus de 58 ans a en moyenne 54 % de risques de rester sans emploi, dans l’attente d’une liquidation plus tardive de sa retraite, comme nous le disait l’INSEE en 2017.

Cela veut dire qu’en réalité, notre classe dominante ne veut pas nous faire travailler plus longtemps : elle veut simplement faire des économies sur nos pensions de retraites, en réduisant le temps durant lequel elles nous seront payés. Vous suivez ? On nous raconte que pour mieux financer le régime de retraites, on va cotiser plus longtemps, sauf que l’objectif visé est simplement qu’on en bénéficie plus tard, et qu’il y ait moins à nous verser.

Le gouvernement est conscient de cet argument et fait de temps en temps de grandes déclarations sur la nécessité de mieux intégrer les seniors dans les entreprises, le JT de France 2 nous a même montré au moment de la tentative de réforme de 2019 une entreprise qui a créé un label pour saluer l’embauche de plus de cinquante ans dans les entreprises. De grands principes et un label suffiront-ils à garantir l’emploi jusqu’à la retraite ? On vous laisse répondre.

4 – L’objectif de cette réforme n’est d’ailleurs pas de « sauver le régime par répartition », mais bien de développer un système de retraites par capitalisation, très profitable pour tout le secteur assurantiel et bancaire.

Pourquoi tant de hâte à faire cette réforme ? Est-ce parce que nos dirigeants brûlent d’envie de rééquilibrer la sécurité sociale ? Pas du tout : on a bien vu que, quand ils pouvaient remettre la sécu en déficit, Macron et ses sbires ne se gênaient pas. L’objectif véritable est ailleurs, et pour le retrouver il faut se souvenir que Macron n’est pas arrivé au pouvoir par hasard mais bien pour exécuter une feuille de route qui a justifié qu’il soit porté médiatiquement et financièrement par la grande bourgeoisie française et internationale : remettre du profitable là où la Libération a instauré de la solidarité, du service public et de l’entraide. Remettre de la retraite par capitalisation, c’est-à-dire l’accumulation individuelle, tout au long de sa vie professionnelle, d’un stock de capital finançant ses futures pensions, à la place de la retraite par répartition, c’est-à-dire le financement par toutes et tous de la retraite de tout le monde (mes cotisations financent les pensions des actuels retraités).

Pourquoi c’est plus intéressant pour les alliés de Macron ? Parce que c’est un système capitalistique, qui génère du profit pour de grosses entreprises qui gèrent cette manne. Les principaux leaders de ce marché ne s’y trompent pas : « Le gouvernement a mis de la lumière au bout du tunnel », a dit Olivier Mariée, directeur des ventes et de la distribution d'AXA France, aux Echos début octobre 2019. Il faut dire qu’une mesure adoptée l’année dernière et passée relativement inaperçue a boosté l’offre de retraites par capitalisation : la loi PACTE, plus connue par les privatisations qu’elle contenait que par cette disposition, a simplifié la législation des fonds de capitalisation.

Un an avant sa réforme des retraites, le gouvernement a donc permis le développement du secteur… et a fait immédiatement le lien entre les deux : en mai 2018, Jean-Paul Delevoye, le concepteur de la première tentative réforme, expliquait réfléchir à obliger certains citoyens à basculer vers la capitalisation : « La question se pose pour les plus gros salaires qui excéderaient un certain plafond (au-dessus de 120 000 € de revenus, 160 000 € ou plus), ce qui doit encore être arbitré ». Les riches et les personnes aisées pourraient donc cesser, avec la bénédiction du gouvernement, d'être solidaires du régime, qui deviendrait une caisse de cotisations des revenus bas et moyens.

Sauver notre régime de retraite, vraiment ?

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Manifestation jeudi 29 septembre 10h cours Guynemer à Compiègne
Manifestation jeudi 29 septembre 10h cours Guynemer à Compiègne
Les rendez-vous picards
 
Oise
Beauvais, 14h00 place Jeanne Hachette
Compiègne, 10h00 cours Guynemer
 
Aisne
Soissons, 12h00 déjeuner solidaire parc Saint Pierre et 14h00 départ manif
Saint Quentin, 15h00 manif départ place du 8 octobre
 
Somme
Abbeville, manif 10h00 boulevard Vauban
Amiens, 12h00 barbecue revendicatif, parvis de la maison de la culture et 14h00 départ manif

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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