SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
1000 milliards d’euros en 2022. Avec l’inflation, les ultra-riches continuent de se gaver

Alors que l'inflation monte en flèche et que les fins de mois sont de plus en plus difficiles pour les travailleurs et la jeunesse, les profiteurs continuent de profiter. Selon le dernier classement du magazine « Challenges », les patrimoines cumulés des 500 plus grandes fortunes françaises ont augmenté de 5%, dépassant pour la première fois les 1000 milliards d'euros en 2022.

Parasites

Crédit photo : Eric Piermont/AFP

Depuis plusieurs mois, la crise économique, l’inflation et l’augmentation des prix entrainent des difficultés croissantes pour les travailleurs et la jeunesse. Le dernier classement des 500 plus grandes fortunes françaises publié comme chaque année par le magazine « Challenges » ce jeudi 7 juillet montre que dans cette situation économique difficile, certains ont réussi à tirer leurs épingles du jeu. En effet, si en 2022 la majorité aura trimé pour des bouchées de pains, les ultras-riches eux se seront remplis goulûment la panse, dépassant même des nouveaux records de richesse.

Pour la première fois, les ultra riches dépassent ensemble la barre des 1000 milliards d’euros de patrimoine. Le dépassement de ce cap symbolique s’inscrit dans la droite lignée d’une forte augmentation du capital des plus riches depuis deux ans, déjà en 2021 la Covid avait permis une augmentation de plus de 30% du patrimoine du club des 500. Cette année, le grand champion se nomme Rodolphe Saadé, patron de la compagnie maritime CMA-CGM qui aura vu sa fortune augmenter de 30 milliards en un an, un record expliqué par l’explosion de la demande produits importés pendant la Covid. En haut du classement, on retrouve également Bernard Arnaud, la famille Wertheimer, ou encore la famille Mulliez. Leur point commun, ils ont tous trois tenté de réprimer des grèves de leurs salariés exigeant des meilleurs salaires, dans les dernières semaines ou mois que ce soit à Chronodrive, à Louis Vitton, ou encore à Chanel.

Une nouvelle fois ce classement révèle l’ampleur du parasitage séculaire et de l’exploitation menée par les ultras-riches. Pendant que les plus précaires galèrent -pandémie puis crise inflationniste oblige- toujours plus, les ultras-riches s’enrichissent eux plus que jamais et battent des records, en piquant jusqu’à la dernière miette disponible dans l’assiette des plus pauvres. En face de ces milliards ce sont toujours plus de jeunes à faire la queue devant des banques d’aides alimentaire et de travailleurs dans le rouge le 10 de chaque mois. La crise n’est ainsi substantielle que pour les classes populaires et les travailleurs, la très grande bourgeoisie, elle, se gave du travail des travailleurs. Ces chiffres édifiants ne sont que la logique conclusion du fonctionnement du système capitaliste. Encore une fois la réalité de la crise que nous traversons se résume à : « socialisation des pertes, privatisations des bénéfices ».

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Les hausses de prix

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

SOURCE : la page Facebook de Stéphane SIROT

Pourquoi Macron s'est-il toujours refusé à taxer les plus riches et leurs entreprises et, au contraire, à faire en sorte que leur fortune croisse ? Bien sûr, par choix idéologique et sans doute aussi par renvoi d'ascenseur à l'égard de ceux qui l'ont fait élire ou lui ont fourni des conseillers de l'ombre. Mais également parce que lorsque vous devenez un président retraité à 50 ans à peine, que croyez-vous qu'il advient ?
Entre conférences et autres conseils rémunérés à prix d'or, et qui plus est lorsque vous aimez probablement beaucoup l'argent, ceux-là mêmes dont vous avez assuré la prospérité vous aident à assurer la vôtre. Il faut dire qu'il y a une flopée d'exemples plus ou moins illustres, d'anciens présidents jusqu'à des députés vendant leur entregent à des cabinets d'avocats, en passant notamment par des commissaires européens passant entre les mailles du filet plein de trous d'une veille déontologique fort bienveillante...
 
Classe contre classe, tel est au fond leur mot d'ordre. Eux, et ensuite le néant. Leur répondre avant tout compromis, coconstruction ou dialogue social plutôt que rapport de force revient à leur garantir la bouée de sauvetage dont ils ont besoin pour maintenir leur domination dans un monde qu'ils épuisent et détruisent.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

SOURCE : Initiative communiste

C’était la seule annonce significative d’Elisabeth Borne lors de son discours de politique générale il y a une semaine. La soi-disant renationalisation d’EDF. D’abord observons que cette annonce intervient alors que personne ne peut plus cacher à quel niveau total de destruction du secteur de l’énergie 30 ans de libéralisation et privatisation imposées par l’Union Européenne et ses directives du paquet énergie ont mené. D’exportatrice d’électricité, la France est devenue importatrice. D’un kwh de l’électricité ou du gaz au prix maitrisé au cœur de la compétitivité productive d’un grand pays industriel, nous sommes passés à la spéculation, la flambée des prix, et surtout la pénurie.

C’est bien dans ce contexte, aggravé par la politique guerrière contre la Russie et  plus largement les BRICS menée par l’Union Européenne aux ordres des USA et de l’OTAN , que doit être entendue cette annonce. Cela n’enlève rien au fait qu’elle donne raison à ceux qui comme les syndicalistes de classe de la CGT EDF GDF, comme les communistes du PRCF, n’ont eu de cesse d’alerter puis de dénoncer la destruction à laquelle la découpe du service public de l’énergie EDF-GDF, fruit des nationalisations de la Libération conduites par les communistes et la CGT. Et dans cette droite ligne propose la re-nationalisation complète dans un monopole public de l’énergie d’EDF-GDF.
Bien évidemment ce n’est pas cette politique qui est lancée par Borne. D’une part une nationalisation est en réalité interdite par Bruxelles, d’autre part, il ne s’agit pas ici d’une nationalisation mais d’un simple rachat d’actions. Ce qui est très différent.

Pour bien expliquer ce qui se trame, Cédric Liechti, responsable de la CGT Énergie Paris, a répondu à quelques unes de nos questions


Initiative Communiste :  Elisabeth Borne essaie de se donner une image « de gauche » en annonçant une forme de « renationalisation » d’EDF. Qu’en est-il en réalité?

Cédric Liechti :  

Il ne s’agit en rien mais alors en rien d’une renationalisation d’EDF.

Il s’agit d’une pure capitalisation entreprise avec les impôts des Français afin de renflouer les caisses de l’entreprise publique dont l’endettement abyssal est exclusivement lié à la privatisation du marché de l’électricité.

D’une part, le statut de l’entreprise ne change absolument pas et EDF va rester une Société Anonyme comme l’exige l’UE alors qu’une nationalisation imposerait la création d’un EPIC (établissement public à caractère industriel et commercial).

D’autre part, la concurrence non libre et totalement faussée va continuer à faire rage sur le marché de l’électricité et du gaz, contre l’intérêt des usagers et de notre nation, mais dans le total intérêt du capital européen.

En effet cette pseudo nationalisation est en réalité faite pour sauver le système de concurrence sur le marché de l’énergie, les entreprises privées alternatives et non pas EDF.

Il faut bien comprendre aujourd’hui que la concurrence n’est possible que par l’existence de l’entreprise publique EDF.

Les entreprises privées qui sévissent sur le marché juteux de l’électricité et du gaz, et qui rançonnent les usagers devenus clients, ne doivent leur existence et leur survie que grâce à EDF et l’ex-GDF devenu Engie.

En effet, aucun opérateur privé ne produit de l’énergie, c’est donc grâce à la production publique d’électricité d’EDF et notamment de ses centrales nucléaires, que ses concurrents privés peuvent vendre du KWH qui ne leur appartient pas.

C’est dans ce cadre que l’UE a fait voter la loi NOME en France en 2010.

Cette loi impose à EDF de céder à un prix dérisoire, 25% de sa production aux concurrents privés, qui eux la revendent en y appliquant leur marge pour des usagers devenus clients et vaches à lait du système capitaliste.

Dernièrement, le gouvernement Macron a même augmenté cette capacité de cession d’électricité d’EDF à ses concurrents pour maintenir artificiellement le marché de la concurrence dans l’énergie.

S’il n’y a pas d’opérateur public d’électricité pour alimenter les opérateurs privés, le système de concurrence dans l’énergie s’écroule, c’est aussi simple que ça.

Mais cela à une autre conséquence pour nos concitoyens.

Alors même que les kwh produits l’ont été en partie grâce à leurs impôts, on leur fait repayer avec des marges colossales via leur contrat d’abonnement dans le cadre des tarifs dérégulés.

On applique donc à toute la population le principe de la double peine et ce système est responsable de la précarité énergétique qui touche aujourd’hui 13 millions de Français.

Cette recapitalisation d’EDF est donc indispensable à la survie du marché et c’est bien dans cet unique but que le gouvernement Macron l’entreprend.

Initiative Communiste :  Quelle est à la situation économique et technique réelle de la grande entreprise nationale fondée par Marcel Paul et désossée/privatisée par les gouvernements maastrichtiens successifs au nom de l’ « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » qui définit l’UE depuis Maastricht ?

Cédric Liechti : 

 La situation économique d’EDF est catastrophique aujourd’hui.

Tout d’abord je tiens à rappeler, que depuis la loi de nationalisation de 1946 voulu par le CNR et portée par le grand Marcel Paul, et jusqu’en 2004 année de l’ouverture à la concurrence imposée par les traités européens, EDF et GDF proposaient des prix du gaz  et de l’électricité régulés qui étaient les moins chers d’Europe.

Par ailleurs, pendant ces 58 années, EDF GDF étaient 2 entreprises qui représentaient une totale réussite industrielle, économique et sociale.

C’est donc bien le processus de privatisation du marché de l’énergie qui a provoqué la ruine de l’opérateur public et ce, pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, une partie de la réponse est liée directement à la question précédente.

EDF devant livrer une partie de sa production à la concurrence, l’entreprise perd énormément d’argent dans ce processus, un peu plus de 8 milliards d’euros par an selon les derniers chiffres.

D’un point de vue économique, cela revient d’ailleurs à faire travailler 33% des agents EDF pour la concurrence.

Imaginez que demain par exemple, Nike doive céder 25% de sa production de chaussures à Adidas, même le plus chevronné des capitalistes ne l’accepterait pas, c’est pourtant ce qui se passe depuis presque 15 ans dans l’énergie.

Par ailleurs, et la privatisation du marché a été faite exclusivement pour ça, chaque année les grands actionnaires privés pillent les caisses d’EDF et de l’ex GDF-Engie, mettant en péril leur équilibre financier.

Lors des 10 dernières années, ce sont 66 milliards d’euros qui sont allés dans les poches des actionnaires, au détriment, des agents, de l’investissement financier dans la sécurisation des réseaux, de la maîtrise des prix de vente du kwh et donc de l’intérêt des usagers.

Pour conclure sur cette question, à l’époque d’EDF GDF, nos 2 entreprises étaient intégrées.

C’est-à-dire que la production, le transport, la distribution et l’acheminement de l’électricité et du gaz aux usagers étaient regroupés au sein d’EDF pour l’électricité et de GDF pour le gaz, ce qui permettait d’équilibrer les comptes puisque les activités les plus coûteuses qui demandent d’énormes investissements comme la production et le transport par exemple, étaient compensées par la distribution et l’acheminement qui elles rapportent de l’argent.

Aujourd’hui, on a démantelé les entreprises en séparant chaque entité et en les isolant les unes des autres dans différentes entreprises.

Outre l’ineptie industrielle que cela représente, chaque secteur étant dépendant et connecté aux autres, on fabrique inévitablement un endettement des parties les moins « rentables ».

Et c’est d’ailleurs pour ça que nous sommes persuadés qu’au travers de l’annonce de renationalisation d’Elisabeth Borne, le gouvernement va tenter de démanteler EDF et de remettre au goût du jour, sous un autre nom,  le projet Hercule que les agents ont réussi à contrer grâce à une mobilisation de presque 2 ans.

Initiative Communiste :  Alors que, dans le cadre de la marche à l' »État fédéral européen » voulu par Scholz, le grand capital attend de Macron qu’il fasse table rase des acquis de la Libération, comment fédérer dans un mouvement d’ensemble la défense des retraites, du produire en France, des services publics et du pouvoir d’achat populaire?

Cédric Liechti :  

La réponse est simple et elle demande juste un positionnement politique clair et une volonté inébranlable de l’articuler dans la lutte.

À l’heure où j’écris ces lignes, partout en France, en Europe et dans le monde fleurissent des luttes de masses et de classes pour l’augmentation des salaires, contre la vie chère et disons-le contre le capitalisme et ce qu’il porte.

Le rapport de force est donc en faveur de notre camp, et particulièrement en France, où le président est le plus mal élu de la 5ème république et ne bénéficie donc que d’une assise politique très fragile.

À l’heure où les différents impérialismes et particulièrement celui porté par l’OTAN a amené la guerre en Europe, la responsabilité des organisations syndicales et politiques dites de classe ou de gauche est immense et historique.

Notre syndicat est donc un farouche partisan d’un vrai plan de lutte de classe et de masse pour les prochains mois, avec la mise en perspective d’une grève générale issue de la confédération de tous les secteurs en lutte, et ils sont nombreux, afin d’aboutir à une augmentation générale des salaires en France, qui ouvrirait nécessairement des perspectives immenses au camp des travailleurs pouvant aboutir à un changement radical de société.

Et soyons direct, ce n’est absolument pas le positionnement  de la direction confédérale de la CGT ni des partis dits de gauche.

C’est pourquoi nous devons pousser partout dans le pays pour créer un véritable rapport de force à la hauteur des enjeux.

Le capitalisme n’a jamais été autant décrié en Occident et partout dans le monde, aidons-le, par nos combats et notre détermination à tomber.

Prenons la faucille et fauchons le capital, frappons avec le marteau pour planter nos idées.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Source : le Progrès

Pourquoi Carrefour doit verser 18 millions d'euros à la CGT ?

Le groupe de grande distribution a été condamné mardi par le tribunal à payer 18 millions d'euros à la CGT pour ne pas avoir respecté une ordonnance lui imposant de suspendre un plan contesté d’organisation du travail. Le géant a d'ores et déjà annoncé faire appel.

Par La rédaction avec AFP
  
Carrefour a été condamné à verser 18 millions d'euros à la CGT par le tribunal d'Evry (Essonne), pour le non-respect d'une ordonnance judiciaire dans le cadre du déploiement de son projet contesté d'organisation du travail.
Le géant français de la distribution a déclaré mercredi vouloir faire appel de cette décision datée de mardi.
En raison des « difficultés » rencontrées par Carrefour pour exécuter une première injonction de novembre 2020 de suspendre provisoirement le déploiement de ce plan appelé « TOP », le tribunal d'Evry a ordonné le paiement de cette somme « au titre de la liquidation de l'astreinte provisoire », selon son ordonnance.
 
Carrefour s'est senti tout puissant

« C'est une condamnation exemplaire. La justice n'a pas tremblé », s'est félicité l'avocat de la CGT Karim Berbra, estimant que « Carrefour s'est senti tout puissant et n'a pas respecté la première décision de justice ».

En octobre 2020, la CGT, 3e organisation syndicale du groupe derrière FO et la CFDT, avait assigné Carrefour Hypermarchés devant le juge des référés pour suspendre la mise en place d'un plan de réorganisation du travail. Ce projet a été lancé par le patron de Carrefour France, Rami Baitieh, qui le présentait en décembre 2020 dans le média spécialiste de la grande distribution LSA comme un moyen de « gommer les irritants pour satisfaire la clientèle » en magasin, en sortant « de la logique par rayon ».

« Atteinte à la santé et la sécurité des travailleurs »

« Pour schématiser, cela découpe le travail en trois équipes, une qui est en charge de la mise en rayons, une qui s'occupe du contrôle des prix et une qui a la charge de la réserve », détaille Sylvain Macé, délégué CFDT. « Le gros danger est que cela assigne un certain nombre de personnes aux tâches les plus pénibles », en l'occurrence la mise en rayon des produits. Pour la CGT, qui réclame son abandon, il s'agit « d'un projet de régression sociale et d'atteinte à la santé et la sécurité des travailleurs ».

Constatant « l'existence d'un trouble manifestement illicite », le juge des référés avait ordonné en novembre 2020 « la suspension de la mise en œuvre et du déploiement du projet Top dans les établissements/magasins hypermarchés » de Carrefour. La justice a également demandé à Carrefour « de procéder, en y associant les instances représentatives du personnel, à l'évaluation des risques professionnels inhérents au projet Top » et assorti son assignation d'une astreinte « de 30 000 euros par jour, par infraction constatée et par magasin ».

« Carrefour n'en a pas tenu compte et au mois de mars, à expiration, on est retourné au tribunal pour demander la levée de l'astreinte. Vu son ampleur, la juge a décidé une médiation qu'on a acceptée, mais qui n'a pas abouti », a expliqué Patrick Ait-Aissa, délégué national CGT de Carrefour Hypermarchés.

Cette décision ne remet pas en cause la poursuite du projet Top

Carrefour a réagi mercredi en disant son intention de faire appel. Le groupe, qui « prend acte » de la décision, dit avoir « strictement appliqué la décision initiale de ce même tribunal en procédant, dans les délais impartis, à une évaluation approfondie, et partagée avec les représentants du personnel, des impacts du projet Top », a expliqué le groupe.

« Cette décision ne remet pas en cause la poursuite du projet Top », a précisé le géant français. « C'est bien le problème », réagit Sylvain Macé, de la CFDT. « On espère que l'entreprise remettra ce sujet sur la table d'ici septembre, autrement il risque d'y avoir d'autres contentieux, non pas tant sur des questions de forme que sur l'impact de ce projet sur les conditions de travail, les arrêts que cela peut générer, la santé des travailleurs ».

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Un ouvrier de 19 ans se fait arracher le bras sur le chantier du Grand Paris Express

Un jeune intérimaire de 19 ans a eu le bras sectionné à Aulnay sous Bois alors qu’il travaillait dans la nuit du 4 au 5 juillet sur le chantier du Grand Paris Express. Ce drame fait partie de la longue série d’accidents s’étant produits sur ce chantier où la rentabilité des investisseurs justifie des conditions de travail dangereuses qui mettent en péril des ouvriers souvent jeunes, précaires et immigrés.

Accidents du travail

Crédit photo : Ludovic Marin / AFP

Un nouvel accident sur un chantier dangereux

Dans la nuit du 4 au 5 juillet, un jeune intérimaire italien de 19 ans a eu le bras arraché sur un chantier du Grand Paris Express. Selon le journaliste de Basta ! Pierre Jecquier Zalc qui a partagé l’information sur Twitter, Il était en mission dans le groupe Néo et travaillait sur la construction de la ligne 16 à Aulnay sous bois. Alors qu’il intervenait sur la bande convoyeuse (dispositif qui permet d’évacuer les gravats du chantier) du tunnelier en surface, son bras s’est coincé et a été sectionné.

Les chantiers du Grand Paris Express sont colossaux, ils prévoient plus de 200 kilomètres de ligne de métro, 68 gares. Mais ces chantiers donnent lieu à des situations dangereuses pour les ouvriers. Comme le montre cet article de Basta !, depuis le 1er janvier 2020, il y a eu plus de 18 accidents qui ont donné lieu soit à des blessures graves, soit à la mort d’ouvriers. Plus particulièrement, la ligne 16 est appelée “ligne maudite” tant il y a eu d’accidents : depuis 2020, toujours selon Basta !, deux ouvriers seraient morts et sept autres auraient été très grièvement blessés.

Des travailleurs souvent précaires, jeunes et immigrés victimes des cadences infernales et de la course au profit

Cette blessure d’un intérimaire n’est pas un cas isolé, mais est symptomatique du recours massif à l’intérim et la sous-traitance de la part des entreprises sur les chantiers du Grand Paris Express. L’objectif est de maximiser les profits en augmentant les cadences de travail, auprès d’une main d’oeuvre souvent jeune et immigrée qui n’a pas d’autres choix que d’accepter ces conditions de travail souvent dangereuses.

En effet, les intérimaires ne sont pas mis au courant de toutes les procédures et normes de sécurité, ce qui a parfois pu coûter la vie de certains d’entre eux.

Nos vies valent plus que leurs profits

Depuis début 2022, plus de 189 personnes sont mortes au travail. Parmi eux, 44 étaient des ouvriers du BTP selon Matthieu Lépine qui recense avec son compte Twitter les accidents du travail. Ces accidents ne doivent pas rester sous silence. Car derrière les chiffres, il y a des vies et des familles brisées.

Les blessures et les morts au travail ne sont pas des faits divers, ils découlent des logiques de rentabilité et de pressions pour bien rentrer dans les délais demandés par l’Etat pour les Jeux Olympiques 2024. Contrairement à ce que laissent entendre les patrons, aucune raison, aucun délai, même pour des grands événements ne devraient mettre en péril la sécurité des ouvriers.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

REPRIS du site UNITE CGT :

 

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Renationalisation d'EDF, c'est bien ou pas?

Dix-sept ans après son entrée en Bourse, le 21 novembre 2005, EDF reviendrait dans le giron de l’Etat qui en contrôlait près de 85 % du capital. 

 

La droite au pouvoir, puis Hollande président et bien sûr Macron à l'Elysée ont aggravé la situation d'un service public qui ne l'était plus. Le tout selon les diktats de la loi des Marchés, notamment Bruxelles imposant qu'EDF vende de l'électricité à bas prix à des sociétés privées au nom de la concurrence libre et non faussée. Revente beaucoup plus chère par le privé à ses clients tout en facilitant le déficit d'EDF, premier producteur et premier fournisseur d’électricité en France et en Europe.

Or, découlant du programme politique du Conseil National de la Résistance, en 1946, le ministre communiste Marcel Paul faisait adopter la nationalisation par la création d'un EPIC, Etablissement public national de caractère industriel et commercial:  "Électricité de France (E.D.F.) Service national".  C'était la loi no 46-628 du sur la nationalisation de l'électricité et du gaz.

 

Depuis, la loi des Marchés a fortement détruit le service public nationalisé EDF pour le rendre en l'état d'une simple société anonyme (SA). dont la seule dénomination signifie tout le bien que le capitalisme escompte recevoir.

La position de la CGT Mines-énergie:

Renationalisation d'EDF, c'est bien ou pas?

TRVE: tarif réglementé de vente de l'électricit.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Union Régionale Île-de-France CGT
Les grévistes des boutiques de la Tour Eiffel ont voté la reprise du travail demain suite à 10 jours de grève intensifs.
Ils obtiennent 220€ brut d'augmentation de salaire. 100€ d'augmentation de salaire au 1er Juillet plus une prime de 70€. Cette prime sera augmentée de 50€ au 1er janvier 2023. Ils obtiennent difficilement un étalement des jours de grève sur plusieurs mois afin d'être impactés le moins possible sur leur salaire de Juillet.
Ils sont restés très soudés et motivés jusqu'au bout et ressortent grandis de ce conflit. Ils ont défilé une dernière fois sur le monument avec les drapeaux de la CGT en criant fièrement "on a gagné !"
Ils nous ont chargé de vous remercier grandement pour votre soutien qui a su faire la différence et pour votre attention face à leur situation.
Nous ressortons tous gagnants de cette belle expérience de solidarité et nous pouvons être fiers !
Un grand bravo à nos camarades et un grand merci à vous.
 
Bien fraternellement
 
La CGT Tour Eiffel

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Face à l’inflation, Borne rassure le MEDEF : 8 milliards de cadeaux pour les grandes entreprises

Ce mercredi s'est tenu à l'assemblée le discours de politique générale de la nouvelle première ministre, Élisabeth Borne. En cherchant à brosser dans le sens du poil l’opposition parlementaire, c'est bien un « compromis » de guerre sociale que le gouvernement a confirmé, en commençant par un cadeau de 8 milliards d'euros au grand patronat, le tout en pleine période d'inflation.

BORNE II
Au milieu des huées, le discours du « compromis » d’un gouvernement en difficulté

Pendant plus d’une heure, le traditionnel discours de politique générale de la première ministre, devant l’Assemblée nationale fraîchement élue, s’est tenu dans des conditions particulières : applaudi par une majorité relative, mais hué à de nombreuses reprises par l’opposition parlementaire, il a cherché à installer un gouvernement déterminé à jouer le « compromis » pour faire passer – on ne sait encore trop comment - son projet de guerre sociale.

Ainsi, la première ministre a commencé son discours en surjouant l’ouverture au "compromis - qui n’est pas se compromettre" pour surmonter la défiance grandissante qui règne contre l’exécutif. Il s’agit de mettre en scène un gouvernement responsable, prêt à faire des concessions à ceux qui voudront bien être ses alliés de circonstance pour les années à venir. En particulier, le discours était sous-tendu par l’objectif de convaincre à droite comme à gauche de la Macronie de la nécessité d’une « union nationale » que tous ont déjà refusé pour faire face à la crise, en citant plusieurs fois la figure de Michel Rocard, LR et le PS étant les plus susceptibles de se ranger derrière la majorité présidentielle.

Dans le même temps, en refusant de se soumettre au traditionnel vote de confiance, le gouvernement a fait un premier test, en poussant l’assemblée à rester pour l’heure de fait "unie" autour du gouvernement, la NUPES portant seule une motion de censure que LR et le RN ont déjà annoncé ne pas soutenir. À la fin de son intervention, aux voix des insoumis qui réclamaient en chœur "un vote", Borne à simplement répondu que "l’heure n’est pas à nous compter, elle est à nous parler".

Derrière des effets d’annonce, le patronat rassuré par un nouveau cadeau de 8 milliards

Pour séduire à sa droite comme à sa gauche, la première ministre a joué sur différents tableaux. Tout en restant très floue, pour répondre à la colère sociale sans diviser le "bloc républicain", elle a donné une place importante aux thématiques du pouvoir d’achat, de l’écologie, de l’égalité des chances ou encore de la santé et de l’enseignement. Sur ce plan, rien de précis n’a cependant été formulé, chaque sujet étant renvoyé au Conseil national de la refondation pour une énième "grande concertation".

Si elle a annoncé "des revalorisations" pour les enseignants, les soignants n’ont pas eu cet honneur puisqu’ils se sont vus renvoyés aux prétendues "augmentations de salaires et moyens inédits" déployés dans le cadre du Ségur de la Santé, dans le plus grand mépris des revendications mises sur le devant de la scène par la crise du Covid et des mobilisations en cours à l’hôpital qui dénoncent ledit Ségur. Dans la même veine, le discours de Borne a martelé l’attachement du gouvernement aux "valeurs républicaines", avant de revenir à de multiples reprises sur "l’urgence climatique". C’est néanmoins au titre de la "souveraineté économique de la nation" face aux conséquences de la guerre qu’a été annoncée non la nationalisation, mais "l’intention de l’État de détenir 100% du capital d’EDF".

En revanche, Borne s’est montrée plus précise sur les gages données au patronat, révélant la véritable nature du projet du second quinquennat Macron. L’une des seules nouvelles mesures confirmées et chiffrées de manière un tant soit peu précise dans l’ensemble du discours n’est autre que la baisse des impôts sur la production et la suppression de la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) "dès la loi de finances 2023", soit "8 milliards qui permettront de renforcer la compétitivité de nos entreprises" - entendre "nouveaux cadeaux fiscaux au patronat". Une mesure dont les modalités avaient été remises en question début juin en raison notamment de l’inflation et de la dette, mais qui est confirmée, rassurant le grand patronat comme le note le journal Les Echos : "Le patronat peut donc se rassurer. Le gouvernement n’entend pas dévier de son cap et de son ambition d’améliorer la compétitivité des entreprises, malgré la priorité donnée cette année au pouvoir d’achat et à la protection des Français."

Plus largement, les chantiers anti-sociaux annoncés par Macron ont trouvé leur place attendue dans ce discours : transformation de Pôle Emploi en "France Travail", réforme des retraites "indispensable" pour "travailler progressivement un peu plus longtemps", généralisation du Service national universel (SNU) pour les jeunes, "doublement du temps des forces de l’ordre sur le terrain d’ici 2030"... Sur la question de la police, Borne a précisé que 200 nouvelles brigades de gendarmerie et 11 nouvelles unités de forces mobiles seraient créées. Elle a également annoncé l’ouverture d’une quarantaine d’établissements pénitentiaires pour 15 000 nouvelles places de détenus. Entre exaltation du travail - "la clé de l’émancipation", des entreprises et industries, hommages rendus à la police et à l’armée qui nous défend "au Levant, au Sahel, sur le flanc Est, sur terre, dans les mers, dans les airs et le cyber-espace", le grand patronat était en creux la cible principale de ce discours d’ouverture d’un quinquennat de guerre sociale.

Ainsi, derrière des éléments de langages nouveaux, le gouvernement annonce en réalité un projet qui reste inchangé : celui de faire payer la crise aux travailleurs par tous les moyens. La seule nouvelle donnée, reflétée dans ce discours-catalogue, est la réalité de la répartition des sièges électoraux qui contraint la Macronie a manœuvrer pour mener à bien sa politique. Pourtant, comme l’a déjà prouvé cette séquence à l’assemblée dans laquelle Borne a été ovationnée à plusieurs reprises, ce n’est pas dans l’hémicycle que vont se jouer les affrontements décisifs de la prochaine période, mais bien dans la rue et sur nos lieux de travail, où l’inflation ne pourra être combattue avec des grandes concertations.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Scopelec. Alors que les profits augmentent, un plan massif de licenciement est en cours

Alors que ses profits augmentent, ce mercredi, l’entreprise Scopelec, sous-traitant d’Orange, a annoncé un plan de licenciement de plusieurs centaines de personnes. Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise, revendiquons l’interdiction des licenciements !

Interdiction des licenciement !

Crédit : ALAIN JOCARD / AFP

La société coopérative française d’ingénierie des communications et des réseaux Scopelec, sous-traitant d’orange a annoncé, ce mercredi matin, un plan de licenciement de 500 à 550 salariés selon.

Et pour cause, la rupture du contrat avec Orange, qui représentait 40 % du chiffre d’affaires de cette entreprise, estimé à 475 millions d’euros en 2021

Le plan de licenciement a été présenté le 30 juin au tribunal de commerce de Lyon et doit être validé en septembre. L’entreprise orange doit, quant à elle, confirmer ses engagements à son sous-traitant.

Ces licenciements vont venir s’ajouter aux plus de 1 000 départs (volontaires ou salariés repris par d’autres entreprises du secteur), depuis le début de la crise, fin 2021. Les 3 600 salariés de ce groupe qui souffraient déjà du manque de personnel, vont donc voir leurs conditions de travail encore diminuer.

Ainsi, ce plan de licenciement, bien qu’apparemment justifié par la perte du contrat avec Orange, semble assez paradoxal, en vue des bénéfices, très importants, engrangés par cette entreprise de 3 600 salariés. En effet, le total du bilan a augmenté de 23,22 % entre 2019 et 2020 selon et, si l’on regarde encore plus globalement, le chiffre d’affaires de l’entreprise Scopelec est passé, de 231 millions d’euros, en 2013, à 463 millions d’euros, en 2020.

De plus, ce plan de licenciement rentre dans une politique plus globale, visant à faire payer la crise aux travailleurs, dans le seul but d’augmenter toujours plus les profits de quelques grands patrons.

Ces derniers, licencient, cassent les conditions de travail de leurs salariés, travaillant dans des conditions toujours plus difficiles et précaires, et le cas de Scopelec, n’en est qu’un énième exemple.

De nombreuses grèves ont, récemment, exprimé cette colère contre des conditions de travail toujours plus difficiles et précaires, et des salaires qui n’augmentent pas, contrairement à l’inflation. À l’image de l’appel à la grève nationale des Chronodrives le 9 juillet, ou encore de la grève de Roissy, de la SNCF, du secteur hospitalier, pour ne parler que de cette semaine.

Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise, revendiquons l’interdiction des licenciements, mais aussi l’ouverture des livres de compte, afin que les patrons ne puissent plus mentir sur les raisons les poussant à licencier !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Grèves autour des salaires : « un niveau de conflictualité jamais atteint »

Face à l’augmentation des prix de l’énergie, du carburant et de l’alimentaire, les grèves pour des augmentations de salaires se multiplient comme une traînée de poudre dans les entreprises. Depuis la rentrée 2021, ces conflits sociaux vont en s’intensifiant, allant jusqu’à toucher des secteurs entiers, comme dans le transport. Au point de devenir un mot d’ordre inter-professionnel ?

 

Au sein de la SNCF, une nouvelle date de mobilisation pour les salaires est posée : ce sera le mercredi 6 juillet, partout en France, annoncent la CGT, Sud Rail et la CFDT. « Confrontés à une inflation croissante et à l’absence d’augmentation générale depuis 2014, les cheminots subissent un recul net et fort de leur pouvoir d’achat », rappellent les organisations syndicales dans leur communiqué commun. Elles demandent des mesures de rattrapage salarial pour absorber l’inflation, un report systématique de la hausse du SMIC sur l’ensemble de la grille, et une augmentation générale des salaires. Une demande de concertation immédiate sur ces questions avait été émise par ces syndicats, aux côtés de l’UNSA. Mais la direction « a refusé de recevoir les OS dans le cadre de cette démarche, en renvoyant les échanges à des réunions bilatérales en cours », selon elles.

Comme à la SNCF, toutes les grèves en cours dans les entreprises autour des salaires mentionnent l’inflation. Celle-ci devrait s’accélérer encore pour atteindre un taux de 6,8% en septembre, selon l’INSEE. L’augmentation des prix du carburant, de l’énergie et des produits de première nécessité devient difficilement soutenable pour des franges entières de travailleurs.

Depuis la rentrée de septembre 2021, des actions se multiplient donc pour dénoncer les salaires qui ne suivent pas. « On a un niveau de conflictualité sur les salaires jamais atteint auparavant » observe Boris Plazzi, secrétaire confédéral CGT. En charge de la question des salaires depuis une dizaine d’années, il assure : « je n’ai jamais vu ça, sur une période aussi longue ».

Ces luttes émergent dans des entreprises avec un fort écho dans leurs secteurs respectifs. Très souvent, la demande d’une augmentation de 300 euros sur le salaire mensuel revient dans les revendications. C’est le cas dans l’aéronautique, avec les deux sites de la commune de Figeac (Lot) : une grève illimitée au sein de Ratier ; et des débrayages réguliers chez Figeac Aéro. Ou encore, dans la commerce : une cinquantaine de grévistes ont débrayé au Chronodrive de Basso Cambo à Toulouse le 25 juin, revendiquant des augmentations salariales pour les travailleurs souvent jeunes et précaires de ce secteur. Un appel national a été lancé aux autres Chronodrive pour une nouvelle journée de grève le 9 juillet.

 

Vers des grèves pour les salaires sectorielles ? 

 

SNCF, commerces, chimie, métallurgie, aéronautique, agro-alimentaire, territoriaux… Une multitude de secteurs sont donc concernés par ces grèves autour des salaires depuis la fin 2021. Quelques évolutions sont à noter, pour comprendre la séquence actuelle de ce printemps 2022. D’abord, « les revendications ne sont plus forcément catégorielles. Il y a l’idée qu’il faut augmenter les salaires de tout le monde, de l’ouvrier au cadre en passant par le technicien. Et ça, c’est de plus en plus fort depuis septembre », analyse Boris Plazzi, à partir des recensements effectués par la coordination des luttes de la CGT.

Ensuite, les grèves sortent parfois des enceintes des entreprises pour s’ancrer dans des secteurs entiers. « C’est un phénomène un peu nouveau, mais encore assez marginal », temporise Boris Plazzi. « Faire converger des luttes au sein des filières, cela demande du temps », ajoute-t-il. Certains exemples récents témoignent de cette tendance, même timide.

Dans l’énergie, par exemple. D’abord, il y a eu cette grève chez Total le 24 juin, inédite parce qu’elle regroupait tous les syndicats CGT de toutes les filiales françaises de la multinationale. « En 20 ans je n’avais jamais vu ça. Nous voulons envoyer un signal fort dans les filiales et même au-delà : dans la sous-traitance », assurait Benjamin Tange, délégué syndical central CGT à la Raffinerie des Flandres, à Rapports de Force. À partir de ce mardi 28 juin, la Fédération des mines et de l’énergie (FNME) CGT lance une nouvelle journée de grève dans l’ensemble du secteur, à peine un mois après une première mobilisation unitaire.

 

L’aérien, exemple symptomatique

 

Dans les transports, également, cette tendance à une lutte sectorielle pour les salaires est claire. Ce lundi 27 juin, les routiers ont fait parler d’eux, dans une grève portée par une intersyndicale (FO, CGT, CFDT, CFTC et CGC). « L’ensemble de la branche transport et logistique est smicardisée, ça ne peut pas continuer comme ça » martelait Patrice Clos, de FO Transport, à nos confrères de France Info.

L’aérien, enfin, est peut-être l’exemple le plus symptomatique. RyanAir, EasyJet, et d’autres compagnies low cost sont parcourues par des grèves autour des salaires (et d’autres problématiques comme le manque de personnel) dans plusieurs pays d’Europe, dont la France. À l’aéroport de Roissy, après une grève le 9 juin, les syndicats annoncent une nouvelle journée de mobilisation le 1er juillet. Toujours autour d’une hausse de 300 euros des salaires, et toujours en intersyndicale. « Chez Roissy, les salariés des entreprises sous-traitantes sont très nombreux à se mettre en grève aux côtés des salariés des donneurs d’ordre. C’est intéressant et nouveau », insiste Boris Plazzi.

 

135 branches non-conformes au SMIC

 

L’aérien, les transports, mais aussi les commerces, sont des secteurs « où les minimas de branche sont sous le SMIC. Donc ce n’est pas par hasard que ces grèves se multiplient », décrypte Luc Mathieu, secrétaire national de la CFDT.

Prenons le cas des routiers : les négociations annuelles obligatoires (NAO) d’octobre 2021 avaient débouché sur une revalorisation des grilles salariales de 6 %. Or, les revalorisations successives du SMIC indexé sur l’inflation – quatre fois entre 2021 et 2022 -, ont, depuis, fait passer les minima en dessous de celui-ci.

À ce jour, la CFDT recense 135 branches non-conformes au SMIC. « C’est particulièrement élevé », commente Luc Mathieu. Parmi les accords de branche étudiés par son syndicat, « seulement une trentaine contiennent des clauses de revoyure ». Ce qui repousse donc, pour tous les autres, d’éventuelles augmentations aux prochaines NAO.

Le gouvernement a présenté les contours d’un projet de loi sur le pouvoir d’achat. Les organisations syndicales ont reçu les documents vendredi dernier, et sont en train de les étudier de près. « Ces mesures vont dans le bon sens. La question c’est : est-ce que le curseur est au bon niveau ? Est-ce que ce sera suffisant ? » juge avec prudence Luc Mathieu. Le gouvernement recense, lui, 120 branches avec des non-conformités au SMIC. Parmi les mesures annoncées, l’article 5 présente « la fusion administrative des branches » comme une réponse à étudier face à ce problème. Le texte sera présenté en Conseil des ministres le 6 juillet.

 

Une rentrée sous le signe de la conflictualité

 

Au vu de la conjoncture socio-économique, « la situation va être de plus en plus conflictuelle dans les entreprises », prédit Luc Mathieu. D’autres secteurs, plus propices à se faire entendre à la rentrée que durant l’été, pourraient se mettre en mouvement en septembre.

De quoi faire monter en puissance les journées interprofessionnelles ? Pas si certain. « Là où ça se mobilise vraiment, c’est dans les entreprises. Très proche des travailleurs, très concret. Je ne pense pas que ces grèves porteront davantage des journées interprofessionnelles un peu fourre-tout », juge Luc Mathieu.

« À la rentrée, on va essayer de planter un grand mouvement de mobilisation, en intersyndicale, pour faire converger les luttes actuelles et celles à venir autour des salaires » défend de son côté Boris Plazzi. Le tout en continuant de structurer les grèves à la base, au sein même des entreprises. Car lui aussi estime qu’il faut « partir des préoccupations quotidiennes des salariés, si on veut construire un mouvement profond et ancré dans le pays ».

Publié par rapportsdeforce.fr

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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