SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
NON à la RETRAITE à 64 ANS ! Dès maintenant, MOBILISONS-NOUS !

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Aéro. Grève majoritaire et reconductible à l’aéroport de Paris contre la baisse des salaires et le PSE

Les grévistes de l’aéroport de Paris frappent fort pour ce premier week-end de départ en vacances. Ils étaient plusieurs centaines à bloquer le terminal 2E contre la suppression de primes et la baisse des salaires. La police est intervenue pour déloger les grévistes et a violemment réprimé les grévistes à coups de gaz lacrymogènes en intérieur et de clefs d’étranglements.

Casse sociale

Crédits photo : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Ce vendredi matin, les terminaux 2E et 2B de l’aéroport de Roissy à Paris ont été bloqués par plusieurs centaines de grévistes. Encadrés par un énorme dispositif policier, 400 grévistes ont manifesté à l’intérieur et devant l’aéroport de Paris contre la suppression des primes et la baisse des salaires jusqu’à 20 %. Un préavis de grève a en ce sens été posé jusqu’au 5 juillet, par les trois syndicats d’ADP, la CGT, l’Unsa et la CFE-CGC.

Pour cause, si la direction de l’aéroport de Paris avait déjà signé avec les bureaucraties syndicales de la CGT, CFE-CGC et UNSA un accord de rupture conventionnelle collective (RCC) qui prévoyait, selon un article de Franceinfo « 1.150 départs en 2021, dont 700 non remplacés » la direction de l’ADP (Aéroport de Paris) veut maintenant faire passer un plan d’adaptation des contrats de travail (PACT). Ce dernier permettrait de supprimer des primes comme celle de « l’indemnité kilométrique » ou les heures majorées de nuit, qui se traduirait par des baisses de salaire pouvant représenter jusqu’à un mois de salaire.

D’après [Libération -> https://www.liberation.fr/economie/greve-a-laeroport-de-roissy-ce-sont-les-petits-echelons-qui-trinquent-20210702_ARTCSDCISBDX3A4LRY2O3EDOX4/ et le secrétaire général CGT chez ADP Daniel Bertone environ 60 % des 5 200 employés étaient en grève aujourd’hui. Et ce dans différents secteurs de l’aéroport : des guichets d’information aux pompiers. En conséquence aujourd’hui, grâce à la grève, une seule piste était ouverte à Roissy.

Ce que Daniel Bertone ne dit pas, c’est que les travailleurs mènent depuis deux semaines différentes actions quotidiennes pour rendre visibles leurs revendications. Face à cela, les directions syndicales ont proposé un préavis de grève allant du 1er au 5 juillet, refusé par les salariés qui sont déterminés à partir en grève reconductible illimitée.

Pour tenter de mettre fin à l’importante mobilisation d’aujourd’hui, dans l’après-midi, la police et les CRS qui étaient présents en nombre, ont décidé de gazer les manifestants à l’intérieur du terminal 2B pour les forcer à évacuer. L’usage des gaz lacrymogènes est pourtant strictement interdit en intérieur, car très dangereux. A cela se sont ajoutées des scènes de violences policières. Une vidéo circulant sur Twitter montre clairement comment un policier saisit un manifestant par le cou, l’étrangle et le déplace derrière le cordon de police, le séparant des manifestants. Cette répression inacceptable vise à casser la grève en intimidant les grévistes !

Une lutte commencée en juin dernier

La lutte des salariés d’ADP avait déjà commencé en avril, quand l’Unsa avait saisi le tribunal de Bobigny pour faire suspendre le PACT et le PSE. Le tribunal s’était déclaré incompétent, mais cela n’a pas empêché les salariés de continuer à se battre contre le plan de destruction des emplois. En effet en juin, le 18 et le 25, il y avait déjà eu des mobilisations et des épisodes de grèves qui avaient concerné près de la moitié des effectifs. Ces mobilisations laissaient alors présager le surgissement d’une grève combative en juillet, moment stratégique par excellence et de multiplication des flux touristiques.

Si la situation de l’aéroport de Paris est la même, en terme d’offensive patronale, que pour la plupart des petites entreprises ou boites de la sous-traitance aéronautique, il s’agit d’une grève stratégique en ce que les salariés ont le pouvoir de paralyser un énorme pôle aérien, celui d’une capitale, et de perturber très fortement le trafic national et international vers et en direction de la France et de Paris. Les grévistes ont en ce sens des leviers pour imposer un rapport de force et faire reculer la direction.

Ce chantage à l’emploi n’est pas un cas isolé mais est généralisé à l’ensemble du secteur aronautique. Dans la séquence ouverte par la pandémie, le patronat du secteur a vu son chiffre d’affaire baisser de plusieurs milliards d’euros, et mène depuis une véritable offensive contre les travailleurs pour leur faire payer la crise, à coups de suppression de primes, dAPC ou de PSE. Selon la dernière étude de lINSEE portant sur le secteur industriel de laéronautique et de dans le Grand Sud-Ouest (Occitanie et Nouvelle-Aquitaine), 8 800 emplois ont ainsi été supprimés en 2020. Cela sans compter lénorme plan de licenciement camouflé que représentent les contrats non-renouvelés d’intérimaires et CDD. Les salariés du secteur aéronautique font également face à une surcharge du travail, et certains sont même réembauchés avec des conditions inférieures . Cette dégradation profonde des conditions de travail, qui va à l’encontre de toutes les prévisions optimistes pour le secteur, ne tombe cependant pas de nulle part. Elle est la conséquence directe de la compromission de certains syndicats qui ont accompagné les récents plans de licenciements, et qui ont donc laissé la voie libre à l’offensive patronale. Pour éviter que l’avenir des salariés soit à nouveau décidé par en haut et vendu dans des cadres du « dialogue social », la grève doit appartenir aux grévistes et être décidée dans des assemblées générales !

En ce sens, pour les suites du mouvement, si les syndicats ont déjà posé un nouveau préavis de grève pour le 9 juillet, le deuxième weekend de départ en vacances, de nombreux travailleurs sont déterminés à reconduire la grève jusqu’à gagner sur leurs revendications. Cette grève est prometteuse, et il est central que la combativité exprimée des grévistes serve de levier face à la pression du dialogue social. C’est la condition à laquelle la construction d’un véritable rapport de force ne pourra échapper pour qu’aucune suppression d’emploi ni de baisse de salariale n’aient lieu.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Europe 1. Après la grève, la chaîne de Bolloré vire le chroniqueur Bertrand Chameroy pour avoir critiqué la direction

Le chroniqueur Bertrand Chameroy s’est vu évincé d’Europe 1 pour avoir critiqué la ligne politique de la rédaction, qui converge de plus en plus vers celle de CNews. Ce renvoi fait également suite à la grève de la rédaction de la station, contre le management autoritaire qui y règne et contre le tournant droitier amorcé.

Médias bourgeois

Bertrand Chameroy a fait sa dernière chronique au micro d’Europe 1 ce vendredi 2 juillet. Alors qu’il avait déjà signé un contrat pour la prochaine saison, il s’est vu signifier par la direction de la station qu’il n’y participerait finalement pas. Et pour cause, le chroniqueur avait, le 17 juin, la veille du début de la grève, comparé sur un ton humoristique, la situation d’Europe 1 avec celle d’une boite de nuit en perdition, en annonçant de manière prémonitoire que « ceux qui chantaient un peu trop fort sur la piste se sont fait sortir par le vigile ».

Une large majorité de la rédaction d’Europe 1 a pris part à cette grève, menée sur cinq jours entre le 18 et le 23 juin. Cette grève, voté par 84 des salariés sur les 95 s’étant exprimés, a permis un débrayage de 72% des programmes prévus. L’étincelle ayant déclenché le mouvement a été la convocation d’un journaliste à un entretien préalable à licenciement pour avoir interpelé une responsable des ressources humaines de la station.

Cependant les raisons de la colère sont plus larges, touchant à la fois les conditions de travail et les méthodes de management délétère, mais également le tournant à droite opéré par la direction et les opérations de censure à l’œuvre, comme le rapporte Télérama, Libération ou encore France Info. Le management autoritaire au sein d’Europe 1 a poussé plusieurs salariés à la dépression ou au burn-out et se calque sur celui en action chez Canal + et sur CNews ( donc Bolloré est également l’actionnaire principal).

Ce n’est pas le seul mimétisme que la rédaction veut éviter, puisque le tournant droitier imposé à la station l’amènerait sur la même ligne politique et éditoriale que celle qui règne à CNews, chaine accueillant notamment Éric Zemmour et Pascal Praud. Pour arriver à ses fins, la censure serait de mise de la part de la direction. Dernier exemple en date, l’humoriste et chroniqueuse Christine Berrou, s’est vu sommée de supprimer une blague portant sur Zemmour de l’un de ses textes. Cette grève rappelle évidemment celle d’I-Télé, qui deviendra C-News qui avait duré un mois en 2016, et dont le personnel s’était mobilisé pour maintenir l’indépendance de la rédaction face aux ambitions de Bolloré.

La droitisation forcée se fait durement ressentir à la rédaction d’Europe 1, qui s’est vue imposer une nouvelle grille de programme et de nouveaux noms. Ainsi la nouvelle matinale sera assurée par Dimitri Pavlenko, un ancien de la station d’extrême droite Sud Radio, et ex-chroniqueur aux côtés d’Éric Zemmour sur CNews. De même, Louis de Raguenel, transfuge de la rédaction de Valeurs Actuelles, avait été nommé chef du service politique, avant qu’une mobilisation de la rédaction déjà ne pousse la direction à un compromis en l’intégrant en tant qu’adjoint.

Le renvoi de Bertrand Chameroy n’est pas sans rappeler celui de Sébastien Thoen, humoriste sur Canal +, licencié pour un sketch dans lequel il parodiait l’émission de Pascal Praud sur CNews. Son éviction avait été rapidement suivie par celle de Stéphane Guy, commentateur footballistique sur Canal Plus, pour la seule raison qu’il avait publiquement apporté son soutien à son ami Sébastien Thoen, comme le rapportait Libération.

La censure, les sanctions et le management brutal, sont autant d’outil entre les mains de la bourgeoisie pour combattre l’indépendance des médias et leur imposer des lignes éditoriales toujours plus à droite et réactionnaires. Voilà donc la liberté de la presse selon le grand patronat.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Neuhauser : après une grève massive, les ouvriers obtiennent la réintégration d’un collègue licencié

Ce mercredi, les ouvriers postés de l’entreprise Neuhauser en Moselle ont obtenu la réintégration de leur collègue licencié, après deux journées de grève ultra-majoritaire. Une victoire importante pour une lutte qui "dépasse largement la question du licenciement mais s'attaque aussi au pouvoir de direction de l'employeur dans l'entreprise".

Les Neuhauser en grève lors d’un conflit en 2018 / Crédits photo : Le Républicain Lorrain - Thierry Sanchis

Les Neuhauser en grève lors d’un conflit en 2018 / Crédits photo : Le Républicain Lorrain - Thierry Sanchis

C’est une grève dont se serait bien passée la direction, et que la CGT n’est pas apte à commenter dans la presse. Mercredi, le protocole de fin de conflit signé entre la direction du site et les organisations syndicales stipule en effet qu’il ne doit y avoir "aucune récupération, aucun détournement et aucun profit de cette situation ; ainsi qu’aucune communication réalisée par voie de communiqué de presse, d’affichage, de tract, de réseaux sociaux".

Les salariés contactés expriment cependant une grande fierté face à cette lutte qui leur a permis d’obtenir la réintégration du salarié licencié. Chef d’atelier à la production du site depuis 30 ans, Moussa avait vu son contrat de travail rompu pour "manoeuvre frauduleuse" samedi dernier, après qu’il ait supposément oublié de remplir un bon de sortie relatif au départ anticipé d’un chef de ligne le 14 mai 2021.

Derrière ces accusations, ses collègues y ont vu immédiatement une attaque de la direction qui cherche à licencier arbitrairement pour augmenter ses marges de profits en période de récession. Après des débrayages dans la matinée de lundi, les salariés ont donc décidé de se mettre en grève 1 heure en fin de poste afin que "tout le monde puisse faire grève".

Dans les Assemblées générales, les grévistes discutent collectivement des revendications de la grève et contestent principalement le fait que ça soit au patron de décider s’il licencie et combien d’ouvriers il y a sur une ligne de production. Suivi à près de 100%, ce conflit est donc non seulement inédit par son ampleur mais aussi parce qu’en plus d’exiger la réintégration immédiate de leur collègue, les ouvriers de Neuhauser remettent aussi en question le pouvoir disciplinaire de la direction, qui lui permet de sanctionner et licencier arbitrairement les travailleurs en fonction de ses propres intérêts.

En période de crise économique où le patronat use des plans sociaux à tour de bras pour faire payer la crise aux travailleurs, une telle victoire n’est donc pas anodine et montre au contraire que lorsque les ouvriers s’organisent pour lutter, ils sont capables de fragiliser l’arme disciplinaire du patronat contre les travailleurs. Une leçon que la direction cherche visiblement à garder secrète. « »

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Ce qui n'empêchera pas ma pomme de revenir au gré de l'actualité. Mais pour l'heure, les premiers billets de train pour les premiers congés payés des travailleurs en 1936.

 

C'était parce que la CGT avait pris en otage la France par la grève et l'occupation des entreprises.

Le blog de Roger Colombier prend son rythme estival

Et un mur du çon franchi, un, par Gérard Darmanin, ministre de la Police

Le blog de Roger Colombier prend son rythme estival

Et le dernier sondage:

Le blog de Roger Colombier prend son rythme estival

Comme quoi, au lieu d'écouter la sondageocratie, il vaut mieux lutter. Toujours.

Enfin, la SNCF, ou ce qu'il en reste, embauche pour partir à la retraite à 64 ans:

Le blog de Roger Colombier prend son rythme estival

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Le crédit impôt recherche : un outil très coûteux à l’impact discutable
Le CIR (Crédit impôt recherche) constitue la première dépense fiscale de l’État : son coût atteint au moins 6 milliards d’euros chaque année. La France est ainsi le pays du monde où le poids relatif de l’ensemble des aides à la Recherche et développement (R&D) privée par rapport au PIB est le plus élevé. France Stratégie (une institution rattachée au Premier ministre) a publié il y a quelques jours un bilan mitigé de son efficacité.

Le principe principal de ce crédit d’impôt est que 30 % des dépenses de R&D jusqu'à 100 millions d'euros de dépenses (et 5 % au-delà) sont remboursés par l’État via un crédit impôts. On pourrait imaginer qu’une telle subvention aux entreprises favorise les dépenses R&D dans le pays. L’effet est en fait limité : le poids des groupes français parmi les groupes dépensant le plus en R&D au niveau mondial continue à diminuer fortement chaque année. Les firmes multinationales ne localisent toujours pas, en règle générale, leur centre de R&D en France.

Par ailleurs, le CIR est très concentré dans les poches des grands groupes. Les 50 entreprises touchant le plus de CIR représentent à elles seules 50 % de la dépense globale pour l’État. Les grands groupes monopolisent donc une grande partie du CIR alors que paradoxalement ce sont eux qui en ont le moins besoin et pour lesquels l’impact de cette subvention est le plus limité.  « Globalement, les résultats mettent en évidence que l’essentiel des impacts positifs sont identifiés pour les petites et moyennes entreprises (micro et PME). En revanche, l’étude ne trouve pas d’effet positif significatif pour les relativement plus grandes entreprises », précise le rapport de France Stratégie.

Il est important que les représentants du personnel soient attentifs au montant de CIR touché par leur entreprise et par son utilisation. Il n’est pas rare que celui-ci soit versé en dividendes aux actionnaires. Par ailleurs, de nombreuses entreprises demandent du CIR pour des dépenses dont la qualification de R&D est discutable. Les experts des CSE peuvent utilement accéder aux informations permettant aux CSE et aux syndicats se faire un avis précis sur la question.

 
 

Publié par JDS

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

L'application du décret relatif aux retraités soumis au contact de l'amiante laisse bien présager des intentions sur la contre-réforme des retraites en général !

Luttes toujours " couvertes " en général par le silence des médias système !

 
 
❌ DROIT A LA RETRAITE ANTICIPÉE MENACÉ : LA CGT BLOQUE LE PORT DE BREST
Le port de Brest était bloqué ce matin par la CGT Métallurgie et les syndicats du port qui revendiquent la préservation du droit au départ à la retraite anticipé pour les salariés au contact de l'amiante. Le passage par le port est impossible, la circulation routière à l'une des portes d'entrée étant paralysée depuis 6h du matin.
Les syndicats affirment que la direction générale du travail souhaite mettre fin à ce droit à une retraite anticipée en juin 2022, au prétexte d'une nouvelle norme de repérage de l'amiante sur les navires sous pavillon français au 1er janvier 2022.
Pour la CGT, la suppression annoncée de la retraite anticipée chez les ouvriers du port est le prélude à une suppression aussi chez les ouvriers de l'Arsenal. "Si le décret amiante est remis en cause dans la métallurgie, l'Arsenal sera aussi impacté. Ca va arriver chez nous rapidement et on n'aura plus ce droit.", a ainsi expliqué Roland Guilcher, CGT Arsenal de Brest, au micro de France 3.

 

SOURCE : France 3 Régions

Publié le 30/06/2021 

Des salariés de la réparation navale à Brest bloquent le port depuis 6 heures ce mercredi 30 juin. Ils réclament le maintien d'un droit à la retraite à partir de 50 ans pour cause d'exposition à l'amiante. Une nouvelle norme pour repérer l'amiante avant travaux sur navires, remet en cause ce droit.

 Barrage aux rond points de l'entrée de Brest, par le port, organisé par la CGT Métallurgie le mercredi 30 juin 2021

Le port de Brest est bloqué par plusieurs syndicats, pour préserver le droit au départ à la retraite anticipé pour les salariés au contact de l'amiante. De premiers bouchons se sont formés ce mercredi matin.

Feu de palettes et de pneus, barrages aux ronds points, les militants de la CGT Métallurgie bloquent la circulation routière à l'une des portes d'entrée de la cité finistérienne. Le passage par le port de Brest est désormais impossible pour les automobilistes. 


 Les dockers du port et les salariés d'entreprises de réparation navale comme Damen, Navtis, Endel et Sobec,  réclament le maintien de l’allocation de cessation anticipée d’activité (Acaata), la "préretraite amiante". A midi, ils seront rejoints par ceux de l'Arsenal,  devant l'étrave qui décore le rond point des Foulques.

"L'Arsenal sera aussi impacté"

Pour l'instant, les ouvriers de l'Arsenal, dont 600 ouvriers d'Etat et 1500 salariés de droit privé comme ceux de Naval Group, ne sont pas concernés par le décret qui met fin à la retraite à 50 ans pour les salariés exposés à l'amiante. Mais selon la CGT, la suppression annoncée de la retraite anticipée chez les ouvriers de la réparation navale est le prélude à une suppression aussi chez les ouvriers de l'Arsenal.

"Si le décret amiante est remis en cause dans la métallurgie, l'Arsenal sera aussi impacté. Ca va arriver chez nous rapidement et on n'aura plus ce droit."

Roland Guilcher, CGT Arsenal de Brest

Publié par FSC

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Knorr Duppigheim
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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Avocat au barreau de Rouen, François Boulo se situe hors-champ de la politique politicienne. Après une intense participation au mouvement des Gilets Jaunes, il se retire de la vie publique pour écrire. « Reprendre le pouvoir » est le titre de l'ouvrage qu'il publie aux éditions Les liens qui libèrent. François Boulo accorde aujourd'hui un long entretien à Vincent Lapierre.

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MÉDIAS : MISE AU POINT DE FRANÇOIS BOULO

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Je réponds à certains qui se sont émus ou inquiétés de mon interview pour le Media pour tous.

Si je peux comprendre les questionnements eu égard au passé de Vincent Lapierre, je veux profiter de l’occasion pour clarifier certaines choses : mon positionnement général par rapport aux médias (j’exclus les mainstream de l’analyse puisque je n’y suis désormais plus invité) mais aussi notre rapport aux autres dans la cause que nous défendons.

Depuis la sortie de mon livre, je ne cesse d’expliquer que le combat que nous menons doit avant tout viser l’hégémonie culturelle. Autrement dit, nous devons gagner la bataille des idées ce qui implique de s’adresser à l’audience la plus large possible. Si je ne m’exprime que dans les médias suivis par des gens déjà convaincus par nos idées, nous n’arriverons jamais à convaincre et unifier les résistants.

Dois-je accepter toutes les invitations médias sans poser aucune limite ? Assurément non. Il est néanmoins difficile de fixer des critères généraux en la matière en sorte que je décide la plupart du temps, au cas par cas, d’accepter ou de refuser les invitations que je reçois. J’en ai refusé un certain nombre dernièrement, soit parce que la ligne éditoriale était aux antipodes de certaines de mes convictions, soit parce que je redoutais un manque de loyauté dans la conduite de l’interview (et parfois parce que je n’avais pas le temps tout simplement).

Dans le cas du Média pour tous, j’ai tenu compte de plusieurs éléments. Vincent Lapierre a totalement rompu avec Alain Soral et ses idées antisémites, il a fait plusieurs vidéos pour s’en expliquer et sa démarche consistant à reconnaitre ses erreurs passées m’a semblé empreinte d’une certaine honnêteté. Oui, il s’est trompé par le passé, comme j’ai pu le faire moi-même en votant « oui » en 2005 ou Sarkozy en 2007. Tout le monde commet des erreurs. Nous n’avancerons nulle part si nous ne prenons pas le risque parfois de tendre la main à ceux qui ont le courage de se remettre en question après s’être égarés.

Ceci étant, mon passage dans un média ne me solidarise pas de facto avec sa ligne éditoriale. Je ne suis pas plus comptable des autres reportages ou entretiens réalisés par le Media pour tous que tous ceux réalisés par BFM TV, LCI ou CNEWS … Et pourtant, je suis bien intervenu à l’époque sur ces trois chaînes. Personne ne m’a accusé d’être un soutien de Patrick Drahi ou de Vincent Bolloré …

Mon passage au Média pour tous devrait susciter d’autant moins d’interrogations qu’à la différence des médias mainstream, j’ai bénéficié d’un cadre loyal et équitable où j’ai pu librement développer mes analyses de fond. Et comme chacun sait, j’ai toujours essayé de défendre des idées tolérantes, bienveillantes, et rassembleuses.

Je veux conclure ce message en insistant sur un point : nous ne gagnerons jamais si nous raisonnons « camp contre camp ». Je crois en la capacité de convaincre des gens et en la remise en question. C’est cette attitude que nous devrions, je crois, tous adopter : humilité face à la connaissance et tolérance face aux opinions contradictoires.

Dans mon livre, j’essaie de développer trois éthiques qui devraient guider notre conduite. Pour que vous compreniez bien l’état d’esprit dans lequel j’essaie d’agir, je me permets de vous citer un extrait relatif à l’éthique de la bienveillance : « L’éthique de la bienveillance consiste à faire preuve de tolérance et de compréhension envers les autres. En cas de désaccord, qu’il s’agisse d’un proche ou d’un étranger, il faut s’efforcer de faire preuve d’empathie. Cela consiste à reconnaître et à comprendre les sentiments et les émotions de son interlocuteur. Même s’il a rationnellement tort sur le fond, il existe très certainement toute une série de raisons qui l’ont amené à penser et à ressentir les choses d’une certaine manière. Bien que ces raisons puissent heurter notre propre sensibilité ou nos valeurs, s’évertuer à les comprendre est la première étape pour instaurer un dialogue serein et apaisé. Il est frappant de constater que notre société n’admet plus du tout le droit à l’erreur de nos jours. (…) Existe-t-il des limites à la bienveillance ? Il est bien évidemment difficile d’adopter une attitude bienveillante face à un individu agressif ou de mauvaise foi. Si la discussion cordiale, respectueuse et intellectuellement honnête est impossible à établir, il est préférable de mettre un terme à l’échange ou de l’éviter plutôt que de répondre sur le même ton hostile que l’interlocuteur. Si nous ne pouvons agir dans le sens du bien, abstenons-nous d’agir. Il y a trop à faire pour perdre inutilement son énergie ».

François Boulo

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
La grève et la solidarité ouvrière se poursuivent à Neuhauser contre le licenciement d’un salarié !

Depuis lundi, 100% des ouvriers postés de la production de l’entreprise Neuhauser de Folschviller en Moselle sont en grève contre le licenciement d’un salarié. Un exemple de solidarité ouvrière qui s’est poursuivi ce mardi avec de nouveaux débrayages majoritaires.

"On est pas tout seul"

Samedi dernier, un chef d’atelier de la boulangerie industrielle Neuhauser en Moselle a fait l’objet d’une procédure de licenciement pour des motifs plus que douteux. Ce chef d’atelier est licencié sous prétexte de « manœuvres frauduleuses » après plus de 30 ans au service de cette entreprise. Un prétexte qui n’a pas réussi à duper les salariés de l’usine qui ont montré que lorsqu’on touche à un salarié on s’attaque à l’ensemble des salariés.

En effet, face à cette attaque de la direction les salariés du site de Furst se sont largement solidarisés avec leur collègue et ont dénoncé la répression patronale en se mettant en grève dès ce lundi. Lundi matin, 100% des ouvriers postés de la production et des services annexes se sont mis en grève durant 1 heure et ont fait face au patron.

Réunis en AG ce mardi, la grève a été reconduite et de nouveaux débrayages majoritaires ont eu lieu sur les lignes du matin, du midi et du soir. Les équipes du matin et du soir étant à 100% en grève. Des salariés en poste le midi ont même décidé de durcir la grève en se mettant en grève près de 4h ! La grève doit d’ailleurs se poursuivre ce mercredi et les salariés sont plus que jamais déterminés à ce que leur collègue soit réintégré et sa procédure de licenciement annulée.

Hier, la solidarité ouvrière avec le chef d’atelier licencié s’est même étendue à d’autres sites du groupe Neuhauser en France. C’est le cas notamment pour les salariés du site Neuhauser de Maubeuge dans le Nord qui ont décidé d’exprimer leur soutien aux salariés de Furst en grève.

Les salariés sont bien conscients que cette procédure s’inscrit pleinement dans la politique du patronat de Neuhauser de faire fondre les effectifs de l’entreprise afin de faire des économies sur le dos des salariés alors que le groupe Soufflet qui détient Neuhauser vient d’être racheté par Invivo, un groupe qui pèse près de 10 milliards de chiffre d’affaires. Ils sont donc bien déterminés à ne rien laisser passer et à se battre jusqu’au bout pour la réintégration de leur collègue. Ils ont également commencé à montrer qu’ils sont prêts à durcir la mobilisation si nécessaire.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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