SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Des responsables des syndicats CFE-CGC, CGT et Unsa du Groupe ADP, gestionnaire des aéroports parisiens de Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly, ont été interpellés vendredi en fin de matinée à Orly, pendant une manifestation de salariés en grève, indiquent des sources syndicales. 

Grève aux aéroports de Paris : des syndicalistes ont été interpellés à Orly

La police a interpellé plusieurs syndicalistes ce vendredi matin à l'aéroport d'Orly où un rassemblement de salariés d'Aéroports de Paris en grève avait été organisé. 

Dans le cadre d'un préavis de grève déposé jusqu'à dimanche 7h00 du matin, les salariés grévistes avaient décidé de se retrouver pour manifester devant Orly et Roissy ce vendredi matin. 

Ils avaient aussi envisagé de perturber les terminaux. Mais ils ont dû faire face à la police. Ils ont eu interdiction de rentrer dans les aéroports, mais aussi de bloquer la route d'accès. 

Rassemblements sous tension et interpellations à Orly

Véronique Pigueron, présidente de la CFE-CGC d'ADP, a déclaré avoir été "interpellée par la police, avec la responsable CGT à Orly, Isabelle Bigand". 

Laurent Garssine, secrétaire général de l'Unsa chez ADP, a lui aussi annoncé son interpellation par la police "avec deux responsables de la délégation CGT". "On est pacifiques. On faisait un sit-in sur la route et on a été interpellés parce qu'on n'avait pas de pièce d'identité", a raconté Laurent Garssine.  

Le responsable de l'Unsa a dit avoir téléphoné au PDG du Groupe ADP, Augustin de Romanet, pour lui "faire part des répressions".

Gaz lacrymogène à Roissy

À Roissy, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour repousser des manifestants qui déambulaient sur les voies routières d'accès à l'aéroport.

Réactions scandalisées sur Twitter

Ces interpellations ont fait réagir sur Twitter les responsables nationaux de la CFE-CGC et de l'Unsa.

Une situation inacceptable pour Laurent Garssine, secrétaire général Unsa Sapap Aéroports de Paris. Même réaction pourle président de la CFE-CGC, François Hommeril.

 

 

 

La direction d'ADP propose des réunions aux syndicats 

La direction du Groupe ADP a indiqué vers 12h00 qu'"une réunion de point de situation était "proposée ce jour à 15h00" aux syndicats.

Suite à la réunion, elle a souhaité faire une déclaration : "Nous avons souhaité réunir les organisations syndicales représentatives pour faire le point sur la situation et revenir sur les incidents de ce matin. L'Unsa et la CGT ont participé à cette réunion. Chacun a appelé à la responsabilité pour trouver au plus vite une issue au mouvement social. C'est pourquoi nous avons à nouveau proposé aux organisations syndicales représentatives une réunion le lundi 12 juillet à 10h que nous souhaitons pouvoir être conclusive sur la base des propositions de toutes les parties."

Les grévistes réclament le retrait d'un plan d'adaptation des contrats de travail qui prévoit une baisse ou une suppression de primes. En cas de refus, les salariés risquent un licenciement dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi.

Publié par Par , , France Bleu Paris, France Bleu

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Mais pourquoi ces "Jours heureux" - 1945-1946 - ont-ils été balayés rapidement par l'offensive des forces de l'argent, et que, dans les années qui ont suivi, nombre de résistants connaissaient la prison, alors que les "Kollabos" en sortaient ?

Pourquoi dès l'automne1947,  les ministres communistes étaient chassés du gouvernement socialiste, alors que le PCF et la CGT avaient été les meilleurs artisans de la bataille pour la production dans un pays dévasté par la guerre et l'Occupation ?

Pourquoi à l'automne 1948, un vaste mouvement de révolte sociale, illustré par la grève historique des mineurs, a été noyé dans le sang par le ministre socialiste Jules Moch, qui a fait appel à l'armée pour réoccuper les puits de mines ?

Se rappelle-t-on que cette année-là, la finance internationale, sous pavillon des Etats-Unis, creusait les premiers chantiers de l'Union Européenne à travers la mise en place de la Communauté Européenne du Charbon et la l'Acier, la fameuse CECA, à domination allemande ? 

Ce rappel vise à tirer les leçons de l'histoire, et ne pas faire de celle-ci un conte de fées.

Oui, la Résistance, du PCF au général de Gaulle, a écrit des plus belles pages de l'histoire de France. Mais tant que l'Etat est dominé économiquement par le capital - aujourd'hui financiarisé et mondialisé - ce n'est qu'illusion de croire que les forces de progrès peuvent modifier fondamentalement l'ordre social par le simple jeu électoral.

Aujourd'hui, avec Emmanuel Macron à l'Elysée, les bouleversements opérés dans la structure du capital durant ces dernières décennies, sa concentration, son internationalisation, sa financiarisation, des fissures se sont creusées en son sein. Des couches encore hier bénéficiaires du système, s'estiment lésées par le pouvoir financier.

Des couches moyennes se voient à leur tour paupérisées.

D'autre part, la désindustrialisation de la France a privé notre peuple d'une concentration ouvrière, qui jouait longtemps la force de frappe de la contestation populaire.

De cette situation, il faut en tier les leçons.

Si nous voulons retrouver"les Jours Heureux", il faut sortir la France des griffes du capital mondialisé avec un objectif clair : rassembler toutes les couches qui en sont victimes sur la base d'un programme minimum : la réappropriation par la Nation des secteurs économiques vitaux pour le bien-être de son peuple.

Ce qui  nécessite de recouvrer notre entière souveraineté en se libérant des fourches caudines de Bruxelles, de l'Union Européenne, bastion du capital financiarisé.

Tout se tient : le fil rouge de la libération ouvrière nécessite de rompre le fil noir des forces de l'Argent-roi. 

C'est alors que nous retrouverons les Jours heureux.

Jean LEVY

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
STEF Transport. Deux militants CGT mis à pied pour avoir dénoncé le racisme dans leur boîte

Dans l'entreprise de transport frigorifique STEF en Vendée, deux élus CGT Yoann et Mehdi sont mis à pied pour avoir dénoncé le racisme sur leur lieu de travail. Nous avons interviewé Yoann.

Patron-voyou

Yoann et Mehdi sont élus CGT au CSE de l’entreprise de transport frigorifique STEF aux Essarts, en Vendée. Suite à des propos racistes à répétition de la part de collègues et de clients (surnoms, allusions culinaires à répétition, « blagues déplacées »), à l’origine de plusieurs départs de collègues, et au silence de la direction face aux signalements, Yoann et Mehdi ont réagi en déclenchant une enquête pour atteinte aux droits des personnes - une procédure inscrite dans le droit du travail. Cela a fort déplu à la direction et à son fidèle syndicat, la CFTC, qui ont lancé une opération anti-CGT.

Le point culminant a été atteint le jour d’une réunion du CSE. Avant la réunion, Yoann et Mehdi ont été bousculés par un salarié proche de la direction, qui avait déjà insulté la CGT de "preneurs d’otage" et de "terroristes", puis ils ont subi des provocations à répétition lors de la réunion. L’objectif a été atteint : le ton est monté, quelques affaires ont volé, sans pour autant qu’aucune menace ou contact physique n’aient eu lieu.

La direction a saisi cette occasion pour décider d’une mise à pied conservatoire pour les deux élus, avec entretien préalable au licenciement le 6 juillet. Lors de la réunion du CSE qui a suivi, les élus ont voté : 5 CFTC pour le licenciement, 4 CGT contre. "Franchement, on savait que notre engagement à la CGT posait des problèmes mais là ça dépasse l’entendement et le raisonnable. La STEF a détruit ma vie, mais j’ai fait le choix de la consacrer aux opprimés et à ceux qui sont sans cesse abîmés et abusés par la direction", raconte Yoann. "Aujourd’hui, par le biais d’un tract diffamatoire d’un syndicat complaisant avec la direction et par le biais d’une manipulation mentale et grossière de la part de la direction, on assiste à l’opération anti-cgt par excellence…Désormais accusés de violences physiques, menaces, intimidations voire de comportement sexiste avec propositions indécentes, la direction construit un dossier à charge, sans jamais nous donner d’éléments, mais surtout pour semer le doute dans la tête des salariés et toucher notre intégrité et nos familles."

Cette histoire n’est pas sans rappeler l’acharnement patronal dont ont été victimes Ahmed Berrahal à la RATP ou encore Rozenn à Chronodrive dernièrement. Le patronat est à l’offensive dès que des délégués syndicaux agissent contre le racisme ou le sexisme dans leurs boîtes. "Nous sommes dérangeants parce que nous sommes des militants syndicaux, à la CGT. Sur un sujet comme le racisme, on le voit : deux élus déclenchent une enquête sérieuse et la réponse de la direction c’est de les exclure… il faut s’interroger", souligne Yoann. "Le mardi 6 juillet la direction a saboté l’outil de travail en interdisant à 85% des salariés de venir travailler, chose inédite puisque la boîte tourne 24 sur 24. Pourquoi ? pour éviter de rétablir la vérité auprès des salariés et nous empêcher tout contact avec eux.

Vendredi et lundi derniers, en amont des entretiens, une mobilisation a eu lieu en solidarité avec les militants réprimés : des soutiens venus de différents secteurs, des organisations politiques ainsi que des Gilets jaunes ont répondu présents. "Le rassemblement avec plus de 100 personnes démontre que seules la solidarité et l’unité comptent. Beaucoup de camarades de STEF étaient venus de toute la France pour dénoncer les atteintes à un droit fondamental et constitutionnel : celui de pouvoir exercer une activité syndicale sans discrimination ou dénigrement.".

 
 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Les TUI font annuler leur plan social au tribunal : le combat contre les licenciements continue

Alors que les syndicats de TUI France mènent une bataille contre le plan social qui doit supprimer près de 600 emplois, ils ont obtenu hier l’annulation de l’homologation du plan en appel.

Mouvement ouvrier

Crédits photo : CGT TUI France

La nouvelle est tombée sur les réseaux sociaux hier en début d’après-midi : la cour d’appel administrative de Versailles a annulé en appel l’homologation du plan de licenciement de TUI France, contre lesquels se battent les salariés depuis plusieurs mois. Cette homologation, réalisée par la Dirrecte en décembre dernier, avait été attaquée à l’époque en référé par le CSE, et notamment par la CGT TUI France.

Entre temps, la décision avait finalement été validée par le tribunal administratif de Cergy. Une décision scandaleuse dénoncée à l’époque par les syndicats. Interviewé par Révolution Permanente, Lazare Razkallah de la CGT TUI France notait alors : « On est surpris et en colère : le groupe avait les moyens financiers d’accéder à certaines de nos demandes, et ce n’était pas au rendez-vous. A titre d’exemple, pour les salariés de plus de 50 ans, le PSE prévoyait 11 mois de congés de reclassement, 8 mois pour les moins de 50 ans. On estimait que ce délai était trop court : que voulez-vous faire en 8 mois dans la situation actuelle du marché du travail ? Depuis le début de la crise, le groupe TUI a touché 5,5 milliards d’euros, notamment des banques et de l’État allemand. La somme prévue pour le PSE de TUI France c’est 31 millions, bien en dessous de leurs moyens. »

Finalement, la procédure d’appel aura permis de faire tomber l’homologation. Dans une dépêche, l’AFP rapporte que : « Dans son arrêt daté de mardi, la cour estime que "la société TUI France a méconnu les dispositions" de l’article L. 1233-5 du Code du travail en n’appliquant pas "au niveau des zones d’emploi" les critères qui ont déterminé l’ordre de licenciement des salariés travaillant dans les agences mises en vente.

L’homologation du PSE est ainsi entachée d’"une erreur de droit", juge la cour, qui a décidé d’annuler cette homologation, effectuée en décembre, ainsi que sa validation en mars par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise). » Cette décision est ainsi le signe que le projet ficelé par la direction ne respecte même pas les exigences minimales fixées par le code du travail en termes de critères d’ordre.

Cependant, le patronat sait assurer ses arrières et le régime du licenciement pour motif économique comprend une disposition particulièrement révoltante. En effet, l’article 1235-11 du code du travail dispose que : « Lorsque le juge constate que le licenciement est intervenu alors que la procédure de licenciement est nulle, conformément aux dispositions des deux premiers alinéas de l’article L. 1235-10, il peut ordonner la poursuite du contrat de travail ou prononcer la nullité du licenciement et ordonner la réintégration du salarié à la demande de ce dernier, sauf si cette réintégration est devenue impossible, notamment du fait de la fermeture de l’établissement ou du site ou de l’absence d’emploi disponible ».

Autrement dit, en pratique, il est évident que les patrons se précipitent pour procéder à la mise en œuvre du PSE et supprimer les emplois. Aussi, ils sont tout à fait prêts à répliquer que la réintégration est impossible, faute « d’emploi disponible ». L’alternative est celle des indemnités de licenciement, qu’il est possible, octroyées ensuite devant le Conseil des Prud’hommes.

En ce sens, contacté par Révolution Permanente, Lazare Razkallah de la CGT TUI note que la décision ne permettra pas la réintégration des près de 600 salariés licenciés : « on gagne le fait de pouvoir contester les licenciements si les postes ne sont pas supprimés, mais tous les postes ont été supprimé… Donc même si c’est une victoire pour nous l’annulation du PSE, il ne faut pas oublier que TUI a licencié 600 personnes. » De son côté TUI France entend répliquer, et a annoncé vouloir « saisir le Conseil d’État pour défendre sa position ».

Une situation qui rappelle les difficultés du combat sur un terrain juridique très favorable au patronat, contre des entités comme les Dirrecte qui soutiennent largement les plans sociaux. A l’image du rôle joué par l’État dans le cadre du conflit de Grandpuits où le PSE avait lui aussi été validé en dépit des risques de sécurité profonds mis en lumière par les salariés et syndicats.

C’est la raison pour laquelle il est plus urgent que jamais de se saisir de toutes les occasions possibles pour s’affronter aux politiques mortifères du patronat. C’est par la construction d’un front déterminé que nous pourrons construire le rapport de force nécessaire pour imposer une véritable alternative, un rapport de force qui implique d’exiger des directions syndicales un plan de bataille à la hauteur dans la période qui vient, et de lutter dans chaque bataille pour le maintien de l’emploi par la grève.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
MONOPRIX : plusieurs magasins en grève POUR DÉNONCER LE SOUS-EFFECTIF

Plusieurs monoprix en grève pour dénoncer le sous-effectif

Les salariés assurent que les conditions de travail se sont dégradées au sein des magasins en raison d'un manque de personnel.

Publié le 06-07-2021 par Esther Buitekant

25 magasins en grève

La révolte sociale gronde chez Monoprix. 25 magasins Monoprix à travers l'hexagone ont répondu le 2 juillet à l'appel à la grève de la CGT. 'Depuis plusieurs mois les conditions de travail se sont fortement dégradées, imposant une charge de travail quasi équivalente' à la période d'avant la crise sanitaire, 'à un nombre de salariés plus restreint', explique la CGT dans son communiqué. Le syndicat dénonce notamment 'le recours abusif à l'activité partielle et le non-remplacement des absents'. La CGT est présente dans seulement 150 magasins sur les 314 que compte l'enseigne en France. Ainsi le fonctionnement des magasins de Rennes, Toulouse, Paris Nation, La Canebière mais aussi Lyon a été perturbé par les salariés qui avaient cessé le travail. Ces derniers ont expliqué leurs conditions de travail aux clients et proposé la signature d'une pétition. Un mouvement qui a été par endroit très suivi. 'À Rennes, il y avait 50 grévistes environ et seulement six personnes qui ont continué le travail", assure ainsi Mme Aribart, employée en Ille-et-Vilaine.

 Monoprix minimise et appelle au dialogue

Si la CGT s'est félicitée de la réussite de ces grèves inopinées, la direction de l'enseigne a minimisé leur impact. 'Suite à un appel à la grève de la CGT, non suivi par les autres organisations syndicales, quelques collaborateurs d'une minorité de magasins y ont répondu pendant quelques heures. (...) L'ensemble de nos magasins sont restés ouverts et ont continué d'accueillir nos clients', a indiqué de son côté la direction. 'Monoprix rappelle privilégier avant tout le dialogue social, qui reste notre priorité. Celui-ci n'a d'ailleurs jamais été rompu. Des discussions se tiennent actuellement dans les quelques magasins concernés », a encore assuré la direction.

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Aux Essarts, mardi 6 juillet, devant l’entreprise de transport Stef, des salariés se sont réunis pour demander la levée des sanctions prises contre deux élus CGT.

 

Ils étaient une centaine selon les manifestants et une trentaine selon les gendarmes. Aux Essarts, les salariés de Stef transport se sont regroupés devant l’entreprise, mardi 6 juillet, pour une journée de grève. Ils protestent contre le possible licenciement de deux de leurs représentants syndicaux élus à la CGT. La direction les accuse de violences physiques et verbales : « Aucun comportement violent ne peut être toléré au sein de l’entreprise, quels qu’en soient les auteurs. »


« Je conteste les violences »

Après avoir publié un rapport sur le racisme de certains clients et dirigeants envers des salariés, les deux élus ont été convoqués lors d’une réunion le 24 juin dernier. Le ton est monté entre les dirigeants et les élus syndicaux. « Il y avait beaucoup de provocation de la part de la direction. J’ai fini par balancer mes affaires par terre, reconnaît l’un des deux représentants. Mais je conteste les violences physiques et verbales. » Leur maintien ou non dans l’entreprise sera étudié en août par l’inspection du travail. La direction « n’apportera pas de commentaire complémentaire face à une situation qui doit être traitée en interne ».

Vendée : Grève à Stef transport en soutien à une mise à pied de deux représentants CGT

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

La vie de Roger fut une vie de combats, pour les autres d'abord ...

Mais aussi pour faire respecter ses droits et faire en même temps reculer les pratiques patronales chez Renault aussi de discrimination dans la  carrière professionnelle des militants.

De la CGT en particulier.

Afin de dissuader les travailleurs de s'organiser et plus encore de militer pour défendre leurs droits et leur aspiration à une société qui ne soit pas indexée sur le profit!

 

Renault condamné pour discrimination syndicale
Mercredi 18 Février 2009

Justice . La Cour de cassation a donné raison à Roger Silvain, ancien délégué syndical CGT, en condamnant l'entreprise à lui verser 210 681 euros.

 

«Je suis de la race de ceux qui vivent debout, pas à genoux », prévient d'emblée Roger Silvain. Entré à l'âge de quinze ans chez Renault comme apprenti ajusteur au lendemain de la guerre, il y a travaillé jusqu'à son départ à la retraite, en 1987.

Durant ses quarante ans de carrière, marquée par un très fort engagement syndical et politique - il fut délégué syndical CGT, puis secrétaire du comité central d'entreprise, puis élu membre du conseil d'administration de Renault -, il a vu ses camarades de promotion gravir les échelons professionnels, tandis que lui, n'ayant jamais reçu aucune proposition d'avancement, terminait sa carrière au poste où il l'avait commencée : ouvrier ajusteur, catégorie P3. « C'était difficile, mais on savait que quand on était militant syndical, on était brimé. C'était le prix de la lutte. Si c'était à recommencer, je ferais pareil, et même plus ! »

En 2001, le vote de la loi du 16 novembre contre les discriminations et

la signature d'un accord de méthode - décident Roger Silvain, alors âgé de soixante-dix ans, à demander réparation du blocage d'évolution professionnelle dont il avait été victime. Devant le mépris dont fait preuve la direction de Renault, qui refuse de reconnaître la discrimination et lui propose 2 200 euros, il saisit le conseil des prud'hommes, qui le déboute, puis la cour d'appel de Versailles, dont la Cour de cassation valide définitivement le jugement, ce 9 février : Renault devra verser à Roger Silvain 210 681 euros de réparation, correspondant au manque à gagner par rapport au salaire et à la retraite qu'il aurait dû toucher en ayant une progression professionnelle normale.

« Je suis allé au tribunal parce que je ne voulais pas faire ce plaisir à la direction, d'aller mendier quelques euros. Plutôt mourir que de me coucher devant eux », explique Roger Silvain, de sa voix claire et déterminée. Est-il satisfait de la décision ? « Je savais que ce serait long, je m'attendais à au moins dix ans de procédure. Heureusement que le syndicat (CGT des retraités) m'a aidé pour les frais de justice ; d'ailleurs, je leur ai donné 10 % de ce que j'ai obtenu. Le plus intéressant, dans cette affaire, c'est que la cour a pris pour la première fois en compte les pertes sur la retraite. »

Une belle avancée dans le long combat des salariés contre les discriminations dont ils sont trop souvent l'objet, et qui, espérons-le, ne manquera pas d'inspirer la HALDE (Haute autorité pour la lutte contre les discriminations), présidée par Louis Schweitzer ; celui-là même qui en 2002, lorsque Roger Silvain a engagé son combat, était président-- directeur général de Renault France.

Victoire Tuaillon

 

 

 

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Renault délocalise, Macron sort le pop-corn !

Les fonderies ferment, du Poitou au Jura. Pourquoi ? Parce que Renault délocalise, sous-traite en Chine ou en Turquie. Et l’État, premier actionnaire, se croise les bras. Et Macron promet d’  »accompagner »… à Pôle emploi ?

Publié par Anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
© Photo de Alexander Suhorucov provenant de Pexels

© Photo de Alexander Suhorucov provenant de Pexels

Les essais d'une semaine de quatre jours en Islande ont été un "succès écrasant" et ont conduit de nombreux travailleurs à passer à des heures plus courtes, ont déclaré des chercheurs. Les essais, dans lesquels les travailleurs étaient payés le même montant pour des heures plus courtes, ont eu lieu entre 2015 et 2019, relate Business Insider.

La productivité est restée la même ou s'est améliorée dans la majorité des lieux de travail, ont indiqué les chercheurs. Un certain nombre d'autres essais sont actuellement menés à travers le monde, notamment en Espagne et par Unilever en Nouvelle-Zélande.

2500 travailleurs

En Islande, les essais menés par le conseil municipal de Reykjavík et le gouvernement national ont finalement concerné plus de 2 500 travailleurs, soit environ 1 % de la population active islandaise.

Toute une série de lieux de travail y ont participé, notamment des écoles maternelles, des bureaux, des prestataires de services sociaux et des hôpitaux.

Nombre d'entre eux sont passés d'une semaine de 40 heures à une semaine de 35 ou 36 heures, selon des chercheurs du groupe de réflexion britannique Autonomy et de l'Association pour une démocratie durable (Alda) en Islande.

Ces essais ont incité les syndicats à renégocier les régimes de travail et, aujourd'hui, 86 % de la main-d'œuvre islandaise est passée à des horaires plus courts pour le même salaire, ou va en obtenir le droit, ont indiqué les chercheurs.

Les travailleurs ont déclaré se sentir moins stressés et moins exposés au risque d'épuisement professionnel, et ont affirmé que leur santé et leur équilibre entre vie professionnelle et vie privée s'étaient améliorés. Ils ont également déclaré avoir plus de temps à consacrer à leur famille, à leurs loisirs et aux tâches ménagères.

"Cette étude montre que le plus grand essai jamais réalisé dans le monde d'une semaine de travail plus courte dans le secteur public a été, à tous égards, un succès retentissant", explique Will Stronge, directeur de la recherche chez Autonomy.

"Elle montre que le secteur public est mûr pour être un pionnier de la réduction de la semaine de travail - et des leçons peuvent être tirées pour d'autres gouvernements."

"Le parcours islandais de la semaine de travail plus courte nous montre que non seulement il est possible de travailler moins à l'époque moderne, mais que des changements progressifs sont également possibles", ajoute Gudmundur Haraldsson, chercheur chez Alda.

D'autres tests en Europe

L'Espagne pilote une semaine de travail de quatre jours pour les entreprises, en partie en raison des défis posés par le coronavirus. En Nouvelle-Zélande, le géant des biens de consommation Unilever offre à son personnel la possibilité de réduire ses heures de travail de 20 % sans que son salaire en pâtisse.

En mai, un rapport commandé par la campagne de la semaine de quatre jours à Platform London a suggéré que des horaires plus courts pourraient réduire l'empreinte carbone du Royaume-Uni.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Aéro. Grève majoritaire et reconductible à l’aéroport de Paris contre la baisse des salaires et le PSE

Les grévistes de l’aéroport de Paris frappent fort pour ce premier week-end de départ en vacances. Ils étaient plusieurs centaines à bloquer le terminal 2E contre la suppression de primes et la baisse des salaires. La police est intervenue pour déloger les grévistes et a violemment réprimé les grévistes à coups de gaz lacrymogènes en intérieur et de clefs d’étranglements.

Casse sociale

rédits photo : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Ce vendredi matin, les terminaux 2E et 2B de l’aéroport de Roissy à Paris ont été bloqués par plusieurs centaines de grévistes. Encadrés par un énorme dispositif policier, 400 grévistes ont manifesté à l’intérieur et devant l’aéroport de Paris contre la suppression des primes et la baisse des salaires jusqu’à 20 %. Un préavis de grève a en ce sens été posé jusqu’au 5 juillet, par les trois syndicats d’ADP, la CGT, l’Unsa et la CFE-CGC.

Pour cause, si la direction de l’aéroport de Paris avait déjà signé avec les bureaucraties syndicales de la CGT, CFE-CGC et UNSA un accord de rupture conventionnelle collective (RCC) qui prévoyait, selon un article de Franceinfo « 1.150 départs en 2021, dont 700 non remplacés » la direction de l’ADP (Aéroport de Paris) veut maintenant faire passer un plan d’adaptation des contrats de travail (PACT). Ce dernier permettrait de supprimer des primes comme celle de « l’indemnité kilométrique » ou les heures majorées de nuit, qui se traduirait par des baisses de salaire pouvant représenter jusqu’à un mois de salaire.

D’après [Libération -> https://www.liberation.fr/economie/greve-a-laeroport-de-roissy-ce-sont-les-petits-echelons-qui-trinquent-20210702_ARTCSDCISBDX3A4LRY2O3EDOX4/ et le secrétaire général CGT chez ADP Daniel Bertone environ 60 % des 5 200 employés étaient en grève aujourd’hui. Et ce dans différents secteurs de l’aéroport : des guichets d’information aux pompiers. En conséquence aujourd’hui, grâce à la grève, une seule piste était ouverte à Roissy.

Ce que Daniel Bertone ne dit pas, c’est que les travailleurs mènent depuis deux semaines différentes actions quotidiennes pour rendre visibles leurs revendications. Face à cela, les directions syndicales ont proposé un préavis de grève allant du 1er au 5 juillet, refusé par les salariés qui sont déterminés à partir en grève reconductible illimitée.

Pour tenter de mettre fin à l’importante mobilisation d’aujourd’hui, dans l’après-midi, la police et les CRS qui étaient présents en nombre, ont décidé de gazer les manifestants à l’intérieur du terminal 2B pour les forcer à évacuer. L’usage des gaz lacrymogènes est pourtant strictement interdit en intérieur, car très dangereux. A cela se sont ajoutées des scènes de violences policières. Une vidéo circulant sur Twitter montre clairement comment un policier saisit un manifestant par le cou, l’étrangle et le déplace derrière le cordon de police, le séparant des manifestants. Cette répression inacceptable vise à casser la grève en intimidant les grévistes !

Une lutte commencée en juin dernier

La lutte des salariés d’ADP avait déjà commencé en avril, quand l’Unsa avait saisi le tribunal de Bobigny pour faire suspendre le PACT et le PSE. Le tribunal s’était déclaré incompétent, mais cela n’a pas empêché les salariés de continuer à se battre contre le plan de destruction des emplois. En effet en juin, le 18 et le 25, il y avait déjà eu des mobilisations et des épisodes de grèves qui avaient concerné près de la moitié des effectifs. Ces mobilisations laissaient alors présager le surgissement d’une grève combative en juillet, moment stratégique par excellence et de multiplication des flux touristiques.

Si la situation de l’aéroport de Paris est la même, en terme d’offensive patronale, que pour la plupart des petites entreprises ou boites de la sous-traitance aéronautique, il s’agit d’une grève stratégique en ce que les salariés ont le pouvoir de paralyser un énorme pôle aérien, celui d’une capitale, et de perturber très fortement le trafic national et international vers et en direction de la France et de Paris. Les grévistes ont en ce sens des leviers pour imposer un rapport de force et faire reculer la direction.

Ce chantage à l’emploi n’est pas un cas isolé mais est généralisé à l’ensemble du secteur aronautique. Dans la séquence ouverte par la pandémie, le patronat du secteur a vu son chiffre d’affaire baisser de plusieurs milliards d’euros, et mène depuis une véritable offensive contre les travailleurs pour leur faire payer la crise, à coups de suppression de primes, dAPC ou de PSE. Selon la dernière étude de lINSEE portant sur le secteur industriel de laéronautique et de dans le Grand Sud-Ouest (Occitanie et Nouvelle-Aquitaine), 8 800 emplois ont ainsi été supprimés en 2020. Cela sans compter lénorme plan de licenciement camouflé que représentent les contrats non-renouvelés d’intérimaires et CDD. Les salariés du secteur aéronautique font également face à une surcharge du travail, et certains sont même réembauchés avec des conditions inférieures . Cette dégradation profonde des conditions de travail, qui va à l’encontre de toutes les prévisions optimistes pour le secteur, ne tombe cependant pas de nulle part. Elle est la conséquence directe de la compromission de certains syndicats qui ont accompagné les récents plans de licenciements, et qui ont donc laissé la voie libre à l’offensive patronale. Pour éviter que l’avenir des salariés soit à nouveau décidé par en haut et vendu dans des cadres du « dialogue social », la grève doit appartenir aux grévistes et être décidée dans des assemblées générales !

En ce sens, pour les suites du mouvement, si les syndicats ont déjà posé un nouveau préavis de grève pour le 9 juillet, le deuxième weekend de départ en vacances, de nombreux travailleurs sont déterminés à reconduire la grève jusqu’à gagner sur leurs revendications. Cette grève est prometteuse, et il est central que la combativité exprimée des grévistes serve de levier face à la pression du dialogue social. C’est la condition à laquelle la construction d’un véritable rapport de force ne pourra échapper pour qu’aucune suppression d’emploi ni de baisse de salariale n’aient lieu.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
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