SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Depuis plus d’un an, on assiste à une véritable omerta du gouvernement autour des violences policières alors que plus personne n’est aujourd’hui dupe du rôle coercitif que jouent les forces de l’ordre. Suite aux violences perpétrées ces dernières semaine, l’exécutif se voit forcé de changer de stratégie, essayant de sauver les meubles dans la bataille de l’opinion.

Violences policières : suite au tollé médiatique, l’exécutif forcé à sortir de son silence

Crédits photo : Reuters / Philippe Wojazer

La semaine dernière a été marquée d’un tournant répressif de la part du gouvernement et de ses forces de l’ordre sur le mouvement de grève contre la réforme des retraites. En effet, présent par centaines sur chaque dépôt tous les matins, matraquant et gazant les grévistes et soutiens, la police et la gendarmerie ont pu montrer, dans la manifestation de jeudi 9 janvier, toute l’étendue de leurs talents ! Matraquage, molestations, et charges violentes, arrestations musclées et ciblées jusqu’au tir de LBD à bout portant, on a pu assister à une démonstration de force, véritable vitrine de la politique du gouvernement, qui, après plus de 40 jours de grève, affiche son mépris, et tente même désormais de faire taire la contestation dans le sang, preuve s’il en est des faiblesses de ses réponses politiques, comme a pu le titrer Le Monde dans son édito du 11 janvier « Les violences policières sont le reflet d’un échec ».

Cependant, après un an de gilet jaunes durant lesquels la police de Macron s’en est donnée à cœur joie, blessant, mutilant, éborgnant des manifestants qui tentaient faire entendre leur colère, personne n’était dupe quant à l’appareil répressif que représentent les forces de l’ordre durant ce premier mois de mobilisation qui apparaissait « sans heurts ». Cette dernière année, l’écart de traitement judicaire entre forces de l’ordre et manifestants, est apparu clairement au plus grand nombre. En effet, entre des peines de prison pour un gilet jaune ayant frappé un fourgon et une relaxe totale lorsqu’un gendarme tue un manifestant, on a compris qu’il ne fallait rien attendre d’une justice d’Etat au service de la classe dominante et que, chien de garde de celle-ci, l’IGPN était un organe fantoche. Tout cela mis bout à bout participait au sentiment d’impunité qui a pu conduire, dernièrement, aux actes de violences, en pleine rue, qui ont causé la mort de Cédric Chouviat, une agression filmée qu’il sera difficile de cacher et qui entre en résonnance avec l’affaire Adama Traoré que la justice tente sans relâche d’étouffer.

C’est dans ce contexte explosif donc et au terme d’une semaine d’escalade de violences policières sur les dépôts et dans les manifestations que s’est réunie la coordination RATP SNCF dans laquelle les grévistes ont choisi de fermement dénoncer l’ensemble de ces violences. C’est ainsi que s’est tenue hier la conférence de presse appelée par cette coordination, sur le parvis de gare du Nord, qui réunissait grévistes, gilet jaunes, victimes de violences policières, élus mais aussi membres du collectif justice et vérité pour Adama. Conférence de presse organisée par les grévistes eux-mêmes donc, brisant le silence des directions syndicales sur le sujet. Ils ont insisté notamment sur le rôle spécifique de coercition de la police, au service de l’état bourgeois qui matraque et réprime toute contestation. Cette conférence de presse, relayée dans les grands médias ainsi que la profusion de vidéos et témoignages sur le sujet, qui touche particulièrement l’opinion publique, font lever le tabou sur ces violences, omniprésentes dans la presse, (Le Figaro, Le Monde, BFMTV, Cnews etc.), et rend complices ceux qui n’en parlent pas, peu, ou tentent de justifier ces exactions.

En effet, après la manifestation de jeudi et les vidéos témoignant de ces violences, selon un sondage Ifop, le taux de soutien à la grève augmente et de nombreux rassemblement ont été organisés pour exiger la libération de ceux qui avaient été mis en garde. Le gouvernement ne peut plus se permettre, alors que le bras de fer avec les grévistes dure depuis plus d’un mois, de passer encore une fois sous silence la barbarie de ses forces de police. Ainsi, Macron, Castaner et Philippe sortent de leur silence sur le sujet, (un an après avoir menacé quiconque osait parler de « violences policières » d’un procès en diffamation). Les deux premiers réclament éthique et déontologie de la part des forces de l’ordre et dénonçent « Des comportements qui ne sont pas acceptables [qui] ont été ou vus ou pointés », sous la pression des réseaux sociaux et des vidéos prises par des médias indépendants. Encore une fois, la responsabilité est toujours individualisé et l’institution jamais remise en cause. Alors que, depuis plus d’un an, on assiste à des scènes de guerres, seules capables de permettre au gouvernement de garder le pouvoir tout en imposant des contre-réformes qui précarisent la population, ce dernier ne peut plus se taire.

Le premier ministre, sur le journal de France 2, mis face à l’évidence, une vidéo montrant un policier faire un croche-pied à une manifestante interpelée réaffirme encore et toujours un soutien indéfectible à ceux qui matraquent gazent et enferment les travailleurs qui osent relever la tête : « les policiers sont aussi des gardiens de la paix qui est une mission qui est redoutablement difficile […] il faut avoir un soutiens une confiance et une solidarité vis-à-vis d’eux exceptionnelle ». Il promet, tout de même, des sanctions pour tout « usage disproportionné de la force » mais nous sommes en droit de nous demander de quel ordre seront-elles et quand elles arriveront. De fait, pour ceux qui ont tué Zineb Rédouane, Rémi Fraisse, Adama Traoré, il n’y a pas encore eu de sanctions, ni pour ceux qui ont éborgné, mutilé, tabassé des manifestants. « Protéger et servir » qui, quels intérêts ? Aujourd’hui, les travailleurs relèvent la tête ensemble, font ensemble l’expérience de la répression policière et étatique, luttent ensemble contre Macron et la bourgeoisie qui nous imposent par la force des conditions de travail et de vie dégradées pour leurs profits, tout ça dans une grève qui, on le sait, est déjà historique !

Pour aller plus loin : Violences policières. Sur les tâches démocratiques du mouvement ouvrier

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Le gouvernement affaibli : A la veille du 16, œuvrer à l’intensification de la grève !

Le cap des 40 jours de grève a été franchi, et la situation peut encore basculer. Les jours à venir seront décisifs pour arracher la victoire, dans un contexte où les difficultés s'accumulent pour le gouvernement.

EDITO

Crédits photo : O phil des contrastes

Après plus de quarante jours de grève contre la réforme des retraites, la situation semble aujourd’hui dans une forme d’impasse. De part et d’autre de la barricade, l’épreuve de force se poursuit. L’énorme détermination des grévistes, combiné au soutien toujours majoritaire de la population à la grève (60% selon le dernier sondage d’Harris Interractiv pour RTL et AEF Info) malgré la manœuvre gouvernementale, applaudie des deux mains par la CFDT et l’UNSA sur la question de l’âge pivot, ne permet pas à l’exécutif d’imposer en force sa réforme. Dans le même temps, les difficultés à l’élargissement du mouvement, notamment dans le privé, ne permet pas, pour l’heure, d’imposer un rapport de force suffisant pour arracher le retrait de celle-ci.

Une situation de « neutralisation » sur le terrain de la lutte des classes qui ne pourra bien évidemment pas durer éternellement. A ce titre, des dynamiques sont notables. Dans le secteur de l’Éducation nationale, le maintien de taux de grévistes en dehors des grandes journées de mobilisation témoigne d’une colère et d’une combativité importante, à même d’apporter un second souffle à la mobilisation. La grève qui se poursuit dans les raffineries, et les blocages de dépôts de carburant, laisse poindre à l’horizon le spectre d’une pénurie d’essence, qui la aussi changerait qualitativement le rapport de force, tout comme l’ entrée en scène de secteurs « inattendus » comme les avocats. Hors île de France, les dynamiques, pour l’heure embryonnaire, de lutte dans les transports en commun, comme à Nantes, Pau ou encore Toulouse, témoigne du fait que la possibilité d’un élargissement de la grève est encore possible.

Mais cet élargissement du mouvement ne saurait se faire que par des déclarations incantatoires. Ce n’est pas la colère qui manque dans tous les secteurs du monde du travail, comme a pu en témoigner, à sa manière, le mouvement des Gilets jaunes. Toutefois, le spectre du chômage, combiné à l’ambiance de « terreur patronale » à l’intérieur de l’entreprise, les contrats précaires et tout un ensemble d’éléments maintiennent la chape de plomb, en particulier dans le privé. En ce sens, le « tribut à payer » pour une revendication strictement défensive, à savoir le retrait de la réforme, est indéniablement un frein à la mobilisation.

L’élargissement du mouvement ne peut donc passer que par l’élargissement des revendications, contre les contrats précaires, pour des hausses générales des salaires, pour une retraite à 60 ans et 55 ans pour les emplois pénibles sans condition d’annuité, pour l’interdiction des licenciements... En bref, des revendications offensives, pour que le combat « vaille la peine d’être mené » pour tout un ensemble de travailleuses et de travailleurs qui se sentent pour l’heure solidaire du mouvement, sans pour autant entrer de plain-pied dans la bataille.

L’autre aspect structurant de la situation, c’est la répression. Qu’elle soit syndicale, policière ou judiciaire, le gouvernement joue à plein la carte de la matraque pour décrédibiliser et démoraliser le mouvement. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette stratégie du gouvernement n’est pour l’instant pas payante. Mieux, après près de deux ans de polémiques sur la question des violences policières, le gouvernement se retrouve aujourd’hui dans la tourmente, avec des éléments de crises qui forcent le gouvernement à chercher à vainement se défendre, tout en promettant des mesures. Que la presse bourgeoise emploie le terme et se sente obligée de publier dans les journaux et à la télé les images des cas les plus scandaleux de répression n’est pas anodin, après un an de répression continue, et indique que la politique répressive menée par Macron qui démasque le vrai visage de l’Etat et de sa police, au risque de perdre toute légitimité, n’est pas partagée par toute la classe dominante.

La prise en charge de la question de la répression par le mouvement ouvrier et le mouvement social, par le développement d’un discours contre les violences policières, une prise de position explicite des grandes centrales syndicales, des manif’ syndicales aux quartiers populaires, est un élément central pour la suite de la mobilisation.

On le sent bien, le dénouement de la mobilisation est proche. Accélérer le rythme pour enfoncer le clou, face à un gouvernement affaibli, et ouvrir les portes de la victoire contre Macron et mettre un stop aux politiques néo-libérales, en cours ou à venir, c’est tout l’enjeu des prochains jours de la mobilisation !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

La trahison des intérêts des travailleurs et la fonction d’auxiliaire du macronisme dans le monde du travail conduisent inéluctablement à s'en prendre à ceux qui luttent eux et n'accompagnent pas la contre-révolution sociale du pouvoir.

Contre-révolution qui ne concerne pas que les retraites, mais qui affecte les domaines de santé, la justice et TOUS les services publics dans un mouvement global de privatisation !

Peu de chance que les travailleurs oublient ce positionnement servile.

Si manipulation il y a c'est du côté des dirigeats de  la CFDT et de l'UNSA qu'il faut chercher !

 

 

Pour Laurent Escure, le secrétaire général de l'Unsa, "la CGT, FO et Jean-Luc Mélenchon (LFI), ont manipulé les grévistes à la RATP et à la SNCF" en promettant un embrasement général qui ne s'est pas produit...

 Le secrétaire général de l'Unsa Laurent Escure a fustigé ce mardi la CGT, FO et Jean-Luc Mélenchon (LFI), qui ont selon lui "manipulé" les grévistes opposés à la réforme des retraites, en leur assurant que "le mouvement allait s'embraser partout". 

"Le travail reprend progressivement à la RATP et à la SNCF"
"Il y a une reprise progressive" du travail à la RATP, où l'Unsa est le premier syndicat, et à la SNCF, où elle est deuxième, parce que "les avancées obtenues sont connues des agents petit à petit", a estimé M. Escure sur BFM Business. 
Mais, a-t-il nuancé, "y compris peut-être à l'Unsa, certains avaient été sensibles à des arguments, parce qu'on leur avait vendu que le mouvement allait s'embraser partout". Aujourd'hui, a poursuivi M. Escure, "ils se rendent compte qu'ils ont été un peu manipulés".  


"CGT et FO ont conduit des salariés dans le mur"
"Ca crée de la rancoeur, ça va créer un climat qui va être mauvais dans l'entreprise", a-t-il regretté, jugeant que "la CGT et FO ont amené un certain nombre de salariés dans le mur ces dernières semaines avec cette stratégie qui est aujourd'hui une impasse". 
Des salariés "se rendent compte aujourd'hui que pour certains, ils ont fait un peu grève pour rien", a estimé M. Escure, critiquant la participation lundi à un piquet de grève RATP du leader de La France insoumise. "Sauf que ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon qui remplit le frigo à la fin du mois", a-t-il soupiré. 
Au début du mouvement de grève, "nous, à l'Unsa, on avait analysé (que) la détermination du gouvernement, adossée à ce qu'on voyait dans les enquêtes d'opinion, faisait que dans le moment stratégique, la ligne qui était la nôtre était une ligne de travailler sur des compromis, sur des avancées, des compensations, des garanties, des  moindres reculs", a expliqué le responsable syndical. 
"Ca ne veut pas dire que tout est réglé mais il y a eu des avancées, c'est bien quand elles sont là qu'on les connaisse, et c'est bien que les hommes et femmes politiques arrêtent de manipuler les mouvements sociaux", a-t-il ajouté. 

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POUR RAPPEL, après le " retrait" par Edouard PHILIPPE de l'âge pipeau voici comment les militants de l'UNSA de la RATP engagés avec leurs camarades dans la lutte depuis le 5 décembre ont réagi :

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Ils prétendent tous mensongèrement que la page de la lutte contre la réforme des retraites est tournée.

Tandis que le pouvoir en séminaire pratique la méthode Coué en tournant le dos aux véritables et brûlantes urgences comme la situation à l'hôpital public.

Le séminaire gouvernemental précédent en septembre dernier avec les entrées nouvelles de DELEVOYE et de DJEBBARI portait sur la méthode de concertation de l'acte II du quinquennat de  MACRON.

Authentique !

Situation intenable !

Ce qu'ils gagnent en propagande ils le perdent en crédibilité!

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
TOUTES & TOUS DANS L'ACTION

Manifestation et grève

Le mercredi 15 janvier:

- 7H au rond-point de Villers St Paul - Distribution de tracts,
- 14h30 à Noyon - Rassemblement à la Z.I. AUCHAN,
- 18H à Beauvais - Retraite aux flambeaux Place Jeanne Hachette.

 

Le jeudi 16 janvier:

- 10H à Nogent sur Oise - Manifestation au Pont Royal,
- 10H à Compiègne - Manifestation Cours Guynemer,
- 14H à Beauvais - Manifestation rond-point LIDL / MERCEDES sur l'Avenue Blaise Pascal.

Fraternellement

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Le syndicat des patrons a toujours été contre le progrès et la justice sociale. Pour preuve, trouvez une proposition patronale progressiste qui est devenue un article de loi.

En France, seul le rapport de forces a pu infléchir les diktats patronaux et conquérir des droits nouveaux pour tous les travailleurs. Cela porte un nom: la lutte des classes.

Et sauf à être un commis du capital, politique ou syndical, l'oubliez s'ouvre sur une impasse pour le monde des travailleurs manuels ou intellectuels.

Dans le conflit social actuel, les propos du patron du syndicat des patrons, Geoffroy Roux de Bézieux, parlent d'eux-mêmes: "C'est Laurent Berger qui a demandé cette réforme à points, c'est la CFDT qui demande le régime à points, c'est la CFDT qui demande une conférence de financement, donc la balle est dans son camp."

Et  sur la conférence de financement :" On y va parce que le pays est dans l'état que vous connaissez, parce que ça fait 40 jours de grève, parce qu'il faut en sortir. Mais pour arriver à un compromis, il faut que les syndicats réformistes acceptent qu'il faille travailler plus longtemps."

Et sur l'UE du capital, notamment en Allemagne, fer de lance du capitalisme libre et non faussé en Europe: "Tous les pays comparables (à la France) travaillent plus longtemps. En Allemagne, patronat et syndicats discutent en ce moment de passer l'âge légal de 65 à 67 ans".

Petit rappel: le syndicalisme outre-Rhin est d'essence réformiste et Laurent Berger est le patron de la Confédération européenne des syndicats.

Et si vous souhaitiez un dessin, peut-être celui-ci:

Pour réfléchir et lutter: le MEDEF vous parle

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Knorr adopte des sachets barrières mono-matériau en polypropylène

Pour ses soupes Knorr déshydratées en Turquie, Unilever a fait appel à Mondi qui a développé un sachet mono-matériau en polypropylène. Certifiée recyclable par l’institut allemand Cyclos HTP, cette solution ne l’est pas encore en France, faute de filière dédiée.

La problématique de la recyclabilité est bel et bien mondiale. En témoigne le développement d’Unilever en Turquie. Le groupe international a approché l’an passé Mondi Kalenobel avec le challenge de remplacer un film laminé multi-matériaux pour ses soupes Knorr déshydratées par un emballage mono-matériau recyclable. Le défi a été relevé par le fabricant d’emballages qui a fait appel au matériau en OPP (polypropylène) conçu par Jindal et certifié recyclable par l’institut allemand Cyclos HTP.

« Le challenge pour nous était d’obtenir les barrières à l’oxygène et à la vapeur d’eau et d’égaler toutes les autres tolérances physiques et chimiques de l'emballage non recyclable actuel. Il fallait également une solution qui puisse passer sur les machines actuelles d’Unilever, à savoir des ensacheuses horizontales à hautes cadences », témoigne Cüneyt Karci, compte-clé de Mondi Kalenobel. Cet emballage a, pour l’instant, été développé pour certains designs Knorr. Unilever envisage maintenant de l'étendre à d'autres gammes de produits de la marque.

« Cette volonté de trouver de nouvelles solutions d'emballages fait partie de l'engagement d'Unilever à ce que 100 % des emballages plastiques utilisés dans ses produits soient réutilisables, recyclables et compostables d'ici 2025 », responsable R&D emballages des marques Knorr et Lipton en Afrique-du-Nord, Moyen-Orient, Turquie et Russie. Une échéance à laquelle le groupe s’engage également à collecter et à traiter plus d'emballages plastiques qu’il n’en vend.  

Reste à rappeler, toutefois, que malgré sa qualité de mono-matériau, ce type d’emballage souple ne pourrait pas être éligible à la recyclabilité en France. Car la filière de polypropylène souple n’a pas – pour l’instant – été développée dans l’Hexagone.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Peut-être pour mieux comprendre, courte histoire de la CFTC et de la CFDT qui s'en détache en 1964

La CFTC -Confédération française des travailleurs chrétiens- a fêté son centenaire en 2019. En effet, elle est née le 2 novembre 1919, aux lendemains de la Première Guerre mondiale. Elle aurait pu se dénommer confédération française des travailleurs catholiques car elle se réfère à la doctrine sociale de l’Église définie par l’encyclique Rerum Novarum du pape Léon XIII.

Qu'ordonne l'Eglise de Rome en matière sociale?

Avec le développement de l’industrialisation, une nouvelle réalité sociale apparaît, celle de la classe ouvrière. Majoritairement chrétiens, les ouvriers vont contester les fondements de la société, églises comprises, au nom du socialisme ou de l’anarchosyndicalisme. Contre cela, la papauté édicte son encyclique en 1891.

 

Un chapitre est une condamnation du socialisme, théorie pour l’abolition de la propriété privée, droit naturel imposé par Dieu sur terre. L’homme, contrairement à l’animal, a un droit naturel d’être propriétaire. Des lors, l’abolition de la propriété vide les droits légitimes du propriétaire et bouleverse la société. Et sans propriétaire, plus de travail pour les classes inférieures et donc aucune amélioration de leur situation. Conclusion : la propriété et le travail de l’ouvrier sont indissociables.

 

L’encyclique accepte aussi différences et inégalités liées à la nature humaine. Dans la Genèse, livre fondamental du christianisme, ces différences constituent une richesse entre ceux qui savent et ceux qui ne sauront jamais. Le pape réaffirme que le travail doit être synonyme de douleur et de souffrance, il condamne les « utopies » qui disent le contraire. Pour Léon XIII, le capital et le travail sont complémentaires pour contribuer au bonheur de la société, quand la lutte des classes est contraire à l’épanouissement de l’humanité.

 

Les devoirs de l’ouvrier sont de réaliser correctement son travail et de présenter des revendications exemptes de violences. Le patron doit respecter sa dignité et se soucier de ses intérêts spirituels. Les patrons doivent donner un juste salaire au labeur de leurs ouvriers. Sinon,  ils devront « rendre à Dieu, leur juge, un compte très rigoureux de l'usage qu'ils ont fait de leur fortune. »

 

Dans son quatrième chapitre, l’encyclique ordonne à l’État d’empêcher les changements contraires à l’intérêt commun et à la nature voulue par Dieu. L’État doit aussi promouvoir les droits pour la famille chrétienne, notamment en assurant le repos dominical afin d’assister aux offices religieux.

 

Dans son dernier chapitre, Léon XIII approuve la formation de syndicats et de corporations pour protéger les intérêts et les droits des chrétiens, employeurs et ouvriers.

 

De ce fait, pour contrer la "révolutionnaire" CGT créée en 1895, le syndicalisme d'obédience catholique espère former une confédération en 1914. Mais la Grande Guerre éclate.

 

Dès sa création, la CFTC condamne la grève. Lors de la grève générale qui soutient celle des cheminots de mai 1920, l’abbé Six, le penseur de la confédération chrétienne, écrit: « Courageusement, la CFTC donne l’ordre de rester au travail et ses milliers de syndiqués firent un tel barrage que le flot révolutionnaire s’y brisa. Quelques jours après, M Millerand, président du Conseil, en recevant les délégués du syndicat chrétien, se plut à reconnaître l’attitude patriotique d’une organisation qui s’est révélée, dit-il, comme un point de cristallisation particulièrement précieux pour tous les travailleurs épris d’ordre et soucieux de la paix sociale. Du reste, le seul motif de cette grève étant la nationalisation et l’agitation d’ordre politique et révolutionnaire, nous sommes restés à notre poste, non pour faire punir les autres, mais parce que c’était notre devoir ».

 

En 1936, la CFTC n'est pas partie prenante de la grève générale et de l'occupation des lieux de travail. Ce n'est que forcée par certaines de ses bases, qu'elle s'y range beaucoup plus tard. De ce fait, elle n'est pas présente aux Accords de Matignon entre le gouvernement, le patronat et la CGT.

 

A la Libération de la France, la CGT propose à la confédération chrétienne une fusion organique sur la base des forces organisées au sein de deux centrales ouvrières:« Sur le terrain syndical, les ouvriers ne se regroupent pas par affinité politique ou religieuse. Ils ont pour cela leurs partis et leurs Églises. Sur les revendications économiques, les ouvriers, quelles que soient leurs opinions, pensent de la même façon ». La CFTC refuse catégoriquement, soutenue en l'espèce par l'Eglise de France.

 

Scission dans la CFTC et création de la CFDT

 

Etienne Deschamps, secrétaire général de la CFTC, déclare au 31e congrès de la centrale chrétienne, en novembre 1964: «En réalité, la CFTC est déjà la Confédération française démocratique du travail. La présence en son sein de chrétiens et de non chrétiens, de juifs, d’agnostiques et de musulmans, fait qu’elle est déjà cette grande centrale que les travailleurs attendent. » Il rajoute pour se concilier les opposants : «La CFTC ne croit pas au déterminisme de l’histoire. C’est pourquoi nous ne sommes pas marxistes». Les minoritaires n’entendent pas son appel. Ils quittent le congrès et refondent aussitôt une « CFTC maintenue ».

 

Maurice Boudaloux, président de la Confédération  internationale du syndicalisme chrétien, avait clos le congrès ainsi : « Fidèles au passé et marchant vers l’avenir, vous ferez de la CFDT l’instrument de la libération de la classe ouvrière. »

 

Lors du grand mouvement social du 24 novembre au 15 décembre 1995 contre le plan Juppé, la CFDT amenée par Nicole Notat, sa secrétaire générale, soutient le gouvernement de Jacques Chirac. Les contestataires au sein de la CFDT, parties prenantes du mouvement, vont créer une nouvelle organisation syndicale en janvier 1998 : l’Union syndicale Solidaires. Lors du conflit contre la loi sur le travail, la CFDT, dirigée par Laurent Berger, soutient le pouvoir socialiste. La CFTC est également favorable à cette loi.

 

Et aujourd'hui?

 

C'est la compromission de la CFDT et de la CFTC sur l'assurance chômage avec le patronat et le pouvoir des riches et du capital. Quant à la réforme anti-sociale des retraites...

 

Côté SNCF, l'UNSA dérive de l'ancienne organisation catégorielle de la maitrise et des cadres FMC. La CFDT a absorbé la fédération catégorielle des agents de conduite, laquelle fut un parfait partenaire social que la SNCF soit sous un gouvernement de gôche ou de droite.
 
Au niveau national, l'Unsa a été formée de divers syndicats dits autonomes dont la FEN, fédération de l'éducation nationale, créée d'une scission de la CGT en 1947.
 
Chacun peut remarquer que chaque scission syndicale entraine de nouvelles organisations syndicales. A mon avis, du pain béni si j'ose dire pour le capital et ses commis dans les gouvernements de droite ou de gôche.
 
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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La plume de la CFDT aussi chez En marche !

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Gouvernement et patronat veulent nous faire crever au travail

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CGT : Age pivot, un faux débat !

Publié par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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