SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Les macronistes, les éditocrates, les réactionnaires dénoncent les décisions prises à la Libération comme archaïques, dépassées.

La modernité c'est s'adapter à leurs conditions : le service exclusif des puissants, des riches, de l'oligarchie : RETOUR aux conditions du 19è siècle, au temps de l'embauche à la tâche et de la domination sans partage du patronat.

C'est à ce retour qu'ils aspirent en détricotant TOUS les CONQUIS sociaux bâtis dans la foulée du programme du Conseil National de la Réistance dans un rapport de forces qui leur était fondamentalement défavorables.

Eh oui nous ne cesserons de faire référence à ces CONQUIS et aux décisions de cette époque illustrée par l'immense figure d'Ambroise CROIZAT.

Ne vous en déplaise !

ET :

 

http://www.frontsyndical-classe.org/2017/11/michel-etievent-la-secu-a-ete-entierement-batie-dans-un-pays-ruine-grace-a-la-seule-volonte-militante.html

 

http://www.frontsyndical-classe.org/2019/12/reforme-des-retraites-la-lettre-ouverte-du-petit-fils-d-ambroise-croizat-a-un-senateur-macroniste.html

http://www.frontsyndical-classe.org/2016/11/l-histoire-authentique-de-la-secu.html

http://www.frontsyndical-classe.org/2017/09/la-secu-un-conquis-jamais-accepte-par-le-patronat-et-l-oligarchie.html

http://www.frontsyndical-classe.org/2016/02/70-eme-anniversaire-de-la-securite-sociale-retablissons-la-verite-historique.html

http://www.frontsyndical-classe.org/2017/08/il-y-a-70-ans-la-secu.html

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Il n'y pas qu'en France que les peuples se lèvent contre les politiques d'austérité et contre les remises en cause de leurs conquis sociaux, les privatisations, la casse des services publics ...

Après (en même temps) le Chili, le Liban, l'Irak c'est l'INDE :

 

 

Ainsi, les organisations suivantes : 

AICCTU - All India Central Council of Trade Unions (Communist Party of India (Marxist-Leninist) Liberation) 
AITUC - All India Trade Union Congress (Communist Party of India) 
AIUTUC - All India United Trade Union Centre (Socialist Unity Centre of India (Communist)) 
CITU - Centre of Indian Trade Unions (Communist Party of India (Marxist)) 
HMS - Hind Mazdoor Sabha (non affiliée politiquement) 
INTUC - Indian National Trade Union Congress (Indian National Congress) 
LPF - Labour Progressive Federation (Dravida Munnetra Kazhagam) 
SEWA - Self Employed Women's Association (non affiliée politiquement) 
TUCC - Trade Union Coordination Centre (All India Forward Bloc) 
UTUC - United Trade Union Congress (Revolutionary Socialist Party) 

Condamnent les attaquent contre le Code du travail et la volonté "d'imposer l'esclavage aux travailleurs-travailleuses". Le gouvernement est resté sourd aux revendications portant sur les questions fondamentales du chômage, des salaires et de la sécurité sociale. 

Mercredi, des millions d'Indien.ne.s ont inondé les rues du pays lors de la grève générale contre les politiques économiques et sociales du gouvernement de droite du Premier ministre Narendra Modi et du ministre de l'Intérieur Amit Shah. 

"L'attitude du gouvernement est celle du mépris envers les travailleurs" pour la CITU. La grève, connue en Inde sous le nom de Bharat Bandh, a rassemblée environ 250 millions de personnes, faisant de cette action la plus importante de son genre dans l'histoire de l'Inde. 

"Les politiques anti-peuple et anti-travail du gouvernement Modi-Shah ont créé un chômage catastrophique et affaiblissent nos PSU (entreprises publiques) pour justifier leur vente aux amis/copains capitalistes de Modi", a tweeté le politicien d'opposition Rahul Gandhi. "Aujourd'hui, plus de [250 millions] de travailleurs indiens ont appelé à Bharat Bandh 2020 pour protester. Je les salue." 

Le Parti Communiste d'Inde (Marxiste) salue les mobilisations "malgré les arrestations et la répression à grande échelle." Et salue la convergence avec d'autres secteurs : "Une nouvelle caractéristique de la grève a été la forte participation des paysan.ne.s et des travailleurs-travailleuses agricoles dans les zones rurales pour souligner la gravité de la détresse agraire". 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Passage au système à points, abandon du calcul sur les 25 meilleures années, montant des retraites bloqués à 14% du PIB : voici les grandes lignes de la réforme des retraites concoctée par le gouvernement d’Emmanuel Macron.

Si de nombreuses questions restent en suspens (quelle sera la valeur du point ?), une chose est certaine : les pensions baisseront

À la CGT, nous avons calculé que les retraites baisseront en moyenne de 25 %, et ce, très rapidement.

En effet, le gouvernement fixe la part des richesses allouée aux retraites à 14 % du PIB. Pourtant, le nombre de retraités va croissant. On sera donc plus nombreux à se partager le gâteau…

L’abandon du calcul sur les 25 meilleures années ou les 6 derniers mois pour la Fonction publique au profit d’un calcul basé sur l’intégralité de la carrière va faire drastiquement baisser les droits, puisque les « mauvaises » années seront prises en compte dans le calcul. Les travailleurs ayant des carrières hachées, notamment les femmes et les précaires, seront les premières victimes de ce nouveau système.

En plus de ces baisses mécaniques, la valeur du point pourrait bien être à géométrie variable, fluctuant au gré des conjonctures économiques ou de l’espérance de vie. Sa valeur pourra donc baisser.

En Suède, où le système par points a été mis en place, avec un calcul basé sur l’intégralité de la carrière, le niveau de pension a chuté pour s’élever aujourd’hui à 53 % du salaire de fin de carrière contre 60 % en 2000. La valeur du point y a baissé à plusieurs reprises, en fonction de la conjoncture : de 3 % en 2010, de 4,3 % en 2011 et de 2,7 % en 2014, entraînant une baisse des pensions. Près de 16 % des personnes âgées de plus de 65 ans vivaient en Suède sous le seuil de pauvreté en 2017, selon Eurostat.

C’est la même épée de Damoclès qui menace le système de retraite français. Le niveau de pension deviendrait la valeur d’ajustement de l’équilibre budgétaire du régime universel par points. Le ministère de l’Économie aurait (comme pour l’assurance chômage, la santé, les prestations familiales ou les allocations logement) la main pour réduire le montant ou le nombre de bénéficiaires.

À la CGT, les solutions sont sur la table depuis longtemps : nous revendiquons un départ à la retraite à 60 ans à taux plein et un revenu de remplacement à 75 % du revenu net d’activité (calcul sur les 10 meilleures années ou les 6 derniers mois), avec un minimum fixé au niveau du Smic.

Les idées ne manquent pas pour financer nos solutions :

  • suppression des exonérations de cotisations sociales patronales, soit 20 milliards d’euros de plus pour la Sécurité sociale ;
  •  
  • création d’une contribution sociale sur les revenus financiers distribués par les entreprises, à un taux équivalent aux cotisations employeurs sur les salaires, soit 30 milliards d’euros ;
  •  
  • lutter contre l’évasion fiscale et sociale estimée entre 60 et 80 milliards d’euros chaque année.

Tous ensemble, nous gagnerons le retrait de cette réforme profondément injuste en nous mobilisant les 10 et 11 janvier.

LA CGT

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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L’Humanité, 10 janvier 2020

Les quarante plus grandes entreprises françaises ont versé plus de 60 milliards à leurs actionnaires en 2019, dévoile la Lettre Vernimmen. Un record qui dépasse celui de 2007… juste avant la crise financière.

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) estime qu’il faut entre 7 et 17 milliards d’euros pour combler le déficit du régime des retraites d’ici à 2025. Le chiffre peut donner le vertige. Il apparaît faible quand on le compare à un autre  : les entreprises du CAC 40, l’indice phare de la Bourse de Paris, ont versé 60,2 milliards d’euros à leurs actionnaires en 2019. Un chiffre record dévoilé jeudi par le quotidien économique les Échos, qui s’appuie sur une étude publiée sur la Lettre Vernimmen.

Ce chiffre se divise entre les dividendes versés aux actionnaires, soit 49,2 milliards d’euros, et les rachats d’actions par les entreprises, 11 milliards d’euros. Champion hors catégorie, le groupe pétrolier Total a versé 8,6 milliards d’euros à ses propriétaires l’an passé. Jamais autant de dividendes n’avaient été versés dans l’histoire du CAC 40, qui a passé la barre des 6 000 points en décembre dernier pour la première fois depuis 2007. Ils bondissent de 15 % par rapport à 2018. Ces versements dépassent le record établi à la veille de la crise financière, en 2008, quand les actionnaires n’avaient reçu « que » 43 milliards d’euros de dividendes.

Une manne qui ne sert pas à l’investissement productif

Côté rachat d’actions par l’entreprise, une pratique qui vise à doper le cours de l’action, les chiffres donnent également le vertige : seules les années 2007 (19,2 milliards d’euros) et 2008 (11,2 milliards) ont été meilleures. Cette manne ne sert pas à l’investissement productif et manque au financement d’activités ou revenus nécessaires à la société. « Nous proposons d’imposer fortement les revenus des ménages provenant des dividendes, et les dividendes que se versent entre elles les entreprises », explique ainsi Frédéric Boccara, économiste et dirigeant du PCF. Ces 60 milliards d’euros, pour les seules entreprises du CAC 40, les quarante entreprises les plus riches cotées en Bourse en France, sont l’arbre qui cache la forêt. Au total, les revenus financiers des entreprises sont de 300 milliards d’euros. Les taxer permettrait de financer les retraites ou les services publics, et surtout d’affaiblir la domination du capital financier.

Gaël De Santis
Publié par anti-K

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Même après six semaines de grève sans qu’il y ait eu la moindre trêve durant les fêtes de fin d’année, la journée du 9 janvier est marquée par une participation historique, avec près d’ 1 700 000 manifestants sur toute la France, soit plus qu’au 1er jour du mouvement.

La mobilisation d’aujourd’hui confirme le soutien des français envers le mouvement social paru dans les résultats de la 7e vague de l’Observatoire de la mobilisation contre la réforme des retraites réalisé par Harris Interactive pour RTL et AEF info le 7 janvier.

Interrogés, après deux semaines de vacances après les vœux du président de la République entêté  sur ses positions, les Français à 60 %  indiquent soutenir le mouvement et quand ils pensent à la création d’un régime universel, 66 % des Français se déclarent inquiets.

La dynamique unitaire et intersyndicale se poursuit le vendredi 10 dans les territoires tandis que la journée du samedi 11 janvier sera l’occasion d’élargir la mobilisation à tous celles et ceux qui nous soutiennent.

LA CGT

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Charb ...

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Dans les transports, les écoles ou dans la rue : ce jeudi 9 janvier a été marqué par une nouvelle journée de grève interprofessionnelle contre le projet de réforme des retraites. Cette mobilisation était prévue de longue date, tandis que durant les dernières semaines, différentes actions ont été menées par les travailleuses et les travailleurs pour rappeler au gouvernement qu’il n’y aurait pas de trêve dans cette lutte vitale pour le système de solidarité en France…

 

L’appel du Président Macron, durant ses vœux, à reprendre le « dialogue » dans un cadre déjà fixé, en dit long sur sa volonté de nous mener en bateau. Hier, plusieurs syndicats sont revenus sur les échanges qu’ils ont eu avec le gouvernement depuis juillet dernier : Unanimement, les représentants ont expliqué que tout est verrouillé et que surtout, le gouvernement est incapable de démontrer en quoi sa réforme universelle des retraites est si bonne : aucun chiffre sur le financement, aucune projection claire sur les futures pensions, selon la CFE-CGC… Pourtant le fait que la Police continue à bénéficier d’un aussi « mauvais » système devrait mettre la puce à l’oreille à n’importe quel cédétiste!

Dès lors que le gouvernement cherche le passage en force : nous resterons mobilisés comme aujourd’hui à Compiègne où près de 2000 manifestants étaient rassemblées…

Peut-être que si l’ont veut être entendu, il faudra battre le pavé un peu plus près de l’Elysée la prochaine fois! En tous cas, les militants de la CGT Nouvelle Forge seront de toutes les batailles jusqu’au retrait de ce projet de régression sociale.

Publié par cgtnforge.wordpress.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Réforme des retraites : la pénibilité du travail reste très peu prise en compte

Les métiers pénibles – travail de nuit, environnement bruyant… – concernent principalement les ouvriers, les employés et certains fonctionnaires. Si les points qu’ils pourront accumuler sont plafonnés, ce n’est pas le cas, en revanche, des contraintes qu’ils subissent.

PubliéLa prise en compte de la pénibilité doit être l’« un des piliers de l’universalité », a promis le Premier ministre Édouard Philippe lors de son allocution du 19 décembre. La réalité de métiers usants, qui entraînent une diminution de l’espérance de vie, sera-t-elle mieux prise en compte avec la réforme, dans la fonction publique comme dans le secteur privé ? Celles et ceux qui exercent ces métiers difficiles bénéficieront-ils de possibilités de départ anticipé ? En France, l’espérance de vie d’un ouvrier est inférieure de plus de six ans à celle d’un cadre. Et les 5% les plus riches vivent 13 ans de plus que les 5% les plus pauvres.

Dans la fonction publique, c’est le régime spécial « catégorie active » qui permet de bénéficier d’une retraite anticipée quand une personne exerce un métier reconnu « pénible », c’est à dire « présentant un risque particulier ou des fatigues exceptionnelles justifiant un départ anticipé à la retraite », comme le travail de nuit par exemple.

Personnels de soins, policiers, douaniers, surveillants de prison, ou encore agents de conduite SNCF ont le choix de partir à la retraite à taux plein à 57 ans, ou à 52 ans avec une décote. Si la réforme voulue par le gouvernement est adoptée, il n’y aura plus de régimes spéciaux. Terminée, donc, la « catégorie active », sauf pour les policiers et les gendarmes. Deux autres corps liés à la sécurité, les douaniers et les gardiens de prison, pourraient également être concernés par cette concession du gouvernement.

Pas de prise en compte des métiers à pénibilité multiple

Pour « compenser », Édouard Philippe a promis aux fonctionnaires de leur ouvrir l’accès au « compte professionnel de prévention », le C2P. Celui-ci est aujourd’hui réservé aux salariés du privé, et prévu pour accorder des départs en retraite anticipée à ceux et celles qui exercent des métiers usants. Mis en place sous François Hollande en 2016, le C2P listait initialement dix facteurs de risque qui permettent aux salariés exposés d’accumuler des points afin de partir plus tôt en retraite.

Les dix critères de pénibilité fixés en 2016 : le port de charges lourdes, la présence d’agents chimiques, les vibrations, les postures douloureuses, le travail en 3×8, le travail de nuit (15 % des salariés travaillent au moins occasionnellement de nuit), le travail répétitif, un environnement bruyant (18 % des salariés concerné), des températures extrêmes, le travail en « milieu hyperbare », c’est-à-dire en eau profonde (plongeurs).

Un premier retour en arrière a lieu en 2017, avec les fameuses ordonnances prises juste après l’élection d’Emmanuel Macron. Plusieurs critères de pénibilité sont tout bonnement supprimés : exit le port de charges lourdes (129 800 personnes concernées en 2016), les vibrations (46 100 personnes), les postures douloureuses (86 800 personnes) et la présence d’agents chimiques dangereux (43 400 personnes exposées). Ce qui met de côté près de 300 000 personnes en tout, principalement des ouvriers, travaillant dur mais se retrouvant exclues d’un départ anticipé en retraite.

 Depuis 2017, seuls demeurent : le travail en équipes alternantes (3X8), le travail de nuit, le travail répétitif, le travail en milieu bruyant ou à des températures extrêmes, ainsi que le travail en « milieu hyperbare ».


Pour celles et ceux qui restent concernés par le système de prise en compte de la pénibilité, il revient à l’employeur de déclarer, chaque année, si un salarié est exposé à tel ou tel facteur. En cas d’exposition, un salarié acquiert quatre points par an, huit en cas d’exposition à deux facteurs ou plus. Si vous exercez par exemple un travail répétitif, en 3×8, sur des machines bruyantes, vous accumulerez huit points par an, et non douze. Or, un salarié sur trois subit au moins trois contraintes physiques, selon le service statistique du ministère du Travail (Dares). Ce sont, là encore, en majorité des ouvriers et des employés qui sont concernés. Le cumul de pénibilités multiples ne sera donc pas pris en compte.



Un « véritable droit à la reconversion » ?

Mais ce n’est pas tout. Le nombre total de points accumulés tout au long d’une carrière ne peut dépasser 100, soit l’équivalent de douze ans et demi de carrière si l’on est exposé à deux types de pénibilité ou plus. Si vous travaillez plus longtemps dans ces conditions, vous ne pourrez pas pour autant partir plus tôt ou bénéficier d’une meilleure pension. Il sera cependant possible de demander un temps partiel, ou de suivre une formation pour changer de métier. Bonne idée… À condition, toutefois, de ne pas être trop exigeant sur le projet de formation : le coût horaire pris en charge est plafonné à 12 euros de l’heure. Le « véritable droit à la reconversion », évoqué par le Premier ministre, se révèle donc bien faible.

Les 20 premiers points « pénibilité » sont, en théorie, réservés au financement de ce « véritable droit à la reconversion ». Mais dans les faits, ça dépend…. « Aucun point n’est réservé à la formation pour les salariés nés avant 1960 et seuls 10 points acquis sont réservés à la formation pour les salariés nés entre 1960 et 1962 inclus. » Et dire qu’on nous a promis un système plus lisible ! [1]

Comment masquer la pénibilité de certains métiers

Le nombre de salariés exposés aux critères de pénibilité choisis par le gouvernement est à prendre avec prudence, puisqu’il est basé sur les déclarations des employeurs. La réalité est probablement bien plus impressionnante. Si l’on prend les seuls agents chimiques dangereux : un peu plus de 40 000 personnes ont été déclarées exposées en 2016, alors qu’une vaste enquête réalisée en 2017 révélait que 10% des salariés – soit 1,8 millions de personnes – sont exposés à au moins un agent chimique cancérogène sur leur lieu de travail [2]… Est-ce la raison pour laquelle ce critère a été supprimé par les ordonnances Macron ?

« Depuis 2017 aucun chiffre officiel n’a été publié concernant le nombre de salariés inclus dans le nouveau dispositif au rabais », observe l’association Attac. Les résultats du dispositif initial étaient déjà très médiocre, juge l’association. « Sur 3,3 millions de « bénéficiaires » annoncés par la loi de 2013, seulement 900 000, moins d’un tiers, ont vu la pénibilité de leur travail reconnue et déclarée par leur employeur en 2016. »

En 2018, sur 600 00 départs à la retraite dans le régime général, 1500 salariés (soit 0,3% !) ont pu anticiper leur départ en retraite de un ou plusieurs trimestres grâce à leur compte pénibilité. Et selon un rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) de novembre 2017, cité par le mensuel Alternatives économiques« le C2P permettrait, en 2060, à environ 18 000 assurés d’anticiper leur départ à la retraite, en moyenne de trois trimestres ».

Un chiffre ridicule au vu du nombre de salariés concernés. Le travail répétitif, qui figure parmi les critères du gouvernement, concerne à lui seul plus de 2,5 millions de personnes selon le ministère du Travail. Et l’exposition à au moins un produit cancérogène, risque qui n’est plus reconnu depuis les ordonnances Macron, concerne 1,8 million d’employés. « Moi je n’adore pas le mot de « pénibilité », parce que ça donne le sentiment que le travail c’est pénible », avait déclaré Emmanuel Macron le 3 octobre 2019 lors d’une « concertation » à Rodez. Avec la réforme des retraites, cette pénibilité est rendue encore plus invisible.

Nolwenn Weiler

En photo : pendant la mobilisation du 17 décembre à Paris / © Anne Paq

Publié par anti-K

 

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Au Havre, les pompiers arrosent la mairie d’Edouard Philippe

Tout un symbole, au Havre, où le mouvement contre la réforme des retraites est extrêmement fort. Les sapeurs-pompiers des trois casernes de l’agglomération ont décidé de mettre les bouchées doubles, ce mercredi, et d’arroser l’Hôtel de Ville où siégeait jusqu’à il y a peu Edouard Philippe. Au cœur de leurs revendications, la dégradation de leurs conditions de travail et les salaires.

« Tout le monde les aime ! »

Pendant une demi-heure, ce matin, les pompiers havrais ont actionné l’émulseur à mousse pour ravaler la façade de l’Hôtel de Ville. L’action a été ponctuée les sirènes et les pétards habituels, pour attirer à nouveau l’attention sur leurs conditions de travail, de plus en plus dégradées, en Seine-Maritime comme ailleurs. Sous-effectifs, salaires au rabais, primes qui ne sont pas à la hauteur des risques qu’ils prennent, le tout alors qu’ils sont censés assurer une mission essentielle de service publique et de secours aux biens et aux personnes.

La coupe est pleine, pour les soldats du feu, qui ont décidé, en plein mobilisation contre la réforme des retraites, de taper du poing sur la table dans la ville d’Edouard Philippe. Inutile de préciser que l’opinion leur était acquise, ce matin, et les applaudissements ponctuaient les salves de pétards. « Tout le monde aime les pompiers », lançaient les passants, certains grévistes en tournée, d’autres non, qui se donnaient toutes et tous rendez-vous demain, pour la grande mobilisation sur l’agglomération havraise.

« Tout le monde les aime ! »

Les personnels de l’Education, en grève dès la rentrée, les cheminots, les raffineurs de la plateforme pétrochimique Total de Gonfreville-l’Orcher, les salariés portuaires…. La mobilisation va être chaude, jeudi, au Havre. Les pompiers, ce matin, n’ont fait qu’ouvrir la danse.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Le livreur de 42 ans, interpellé par 4 policiers, le 3 janvier à Paris, alors qu'il circulait en scooter, n'est donc pas mort d'un "simple malaise cardiaque" comme le disait la police. Après la diffusion mardi matin de vidéos filmant la scène par Médiapart et les premiers résultats de l'autopsie, une information judiciaire est ouverte pour homicide involontaire.

Le pouvoir des riches et du capital, par la voix de son chambellan en charge de la police, a estimé que ce drame posait des "questions légitimes auxquelles des réponses devront être apportées en toute transparence." Point, fermer les guillemets comme ont dit les pommadés qui nous parlent dans les téloches, sans faire plus de commentaires.

Le préfet de police de Paris y est allé de son couplet sur la présomption d'innocence desdits policiers. Il dit avoir “pris connaissance des graves accusations portées par la une de certains médias”. Seule l’autorité judiciaire est en mesure d’établir les circonstances exactes de ce drame et les éventuelles responsabilités qui en découleraient". En attendant le résultat de ces investigations, le préfet de police rappelle "que la présomption d’innocence est une garantie démocratique qui vaut pour tous, y compris les policiers”. Bon, ce qui signifie me semble-t-il: circulez braves gens, il n'y a plus rien à voir.

Parce que s'il n'y avait pas eu les vidéos, le "simple malaise cardiaque" d'un livreur de 42 ans interpellé à Paris et plaqué au sol, serait passé comme une lettre à la poste du temps où elle s'appelait service public. Non?

En tout cas, Cédric Chouviat ne bénéficiera jamais de la présomption d'innocence quant à sa soi-disant rébellion sur les forces de l'ordre. En revanche, Carlos Ghosn oui, si j'en crois les médias de la pensée capitaliste et le gouvernement français. D'où cette capture d'écran sur fb:

Violences policières: une de plus? En tout cas, à Paris, lors d'une interpellation par la police, Cédric Chouviat décède d'une asphyxie avec fracture du larynxx

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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