Syndicat CGT Unilever HPCI France
Une réforme « injuste et antisociale ». C’est ainsi que la Fédération CGT des Ports et Docks qualifie la casse du système des retraites envisagé par Macron-Philippe. Les dockers, qui paralysent toute l’activité portuaire pour le troisième jour consécutif, en sont à leur onzième jour de grève depuis décembre. Et le patronat du secteur commence sérieusement à grincer des dents.
[Créd. Vincent Raynal]
Grand soleil ou presque, sur le littoral français, ce jeudi. Un peu plus chargé à Dunkerque et quelques passages nuageux au Havre et à Rouen, mais partout ailleurs, le ciel est radieux. C’est un autre son de cloche du côté des associations patronales du secteur portuaire, dont l’Unostra, qui regroupe les transporteurs de marchandises : au Havre, à Rouen, à Nantes-Saint-Nazaire, à La Rochelle, à Bordeaux et à Marseille, c’est-à-dire sur les principaux ports maritimes français, rien ne sera chargé ni déchargé aujourd’hui. A Dunkerque, le syndicat majoritaire n’appelle pas à cesser le travail, mais l’activité reste très perturbée. Partout ailleurs, les dockers et personnels portuaires et des capitaineries sont encore massivement en grève, aujourd’hui. C’est leur onzième journée depuis le 5 décembre.
Sur les ports hexagonaux, le manque à gagner pour le patronat depuis le début du mouvement avoisine les 30%, selon l’Unostra. Mais sans dockers et sans personnel administratif dans les capitaineries, difficile pour les patrons de faire tourner la machine. Les cargos mouillent au large des ports ou sont déroutés vers d’autres terminaux, en Hollande, en Italie ou vers l’Etat espagnol, selon la proximité, mais la situation est, toujours selon ces messieurs, « critique ». Plusieurs ont fait remonter leurs doléances en direction du gouvernement.
La situation ne risque pas de s’améliorer demain. Si les trois jours appelés par la CGT Ports et Docks devrait cesser à 6h, vendredi, ce sera au tour des marins des remorqueurs, qui guident les bateaux de gros tonnage à l’entrée et à la sortie des ports, d’arrêter le travail. Eux-mêmes ont été en grève cinq jours, en décembre, et la fédération cégétiste des dockers envisage de poursuivre le mouvement à partir du 20 janvier.
En attendant, c’est toute la chaîne patronale de la logistique qui est impactée, au niveau du déchargement et du chargement, bien entendu, mais également du côté des raffineries et de des dépôts. C’est aussi le cas pour ce qui est du transport routier et de l’approvisionnement de très grosses entreprises dépendantes de l’import de pièces et de matières premières.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Et concernant la bataille contre la réforme anti-sociale des retraites, 47% jugent que les médias la maltraitent et 17% affirment qu'ils la maltraitent trop.
Ben oui, tout pommadé de service à la télévision oublie de poser les bonnes questions à leurs chéris du pouvoir des riches et du capital qu'ils invitent à gogo. Comme par exemple: Qu'est-ce qu'une carrière complète pour avoir sa retraite entière? Comment allez-vous articuler points et durée de cotisation? Ou encore pourquoi n'avez-vous pas mis en place un simulateur pour tout un chacun?
Bien entendu, les médias au service du capital n'ont pas fait mention de la lettre de la CGT au premier chambellan de l'Elysée. CQFD.
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs
Encore que l'aveu de cet objectif est de moins
en moins en moins escamotable puisqu'ils veulent faire travailler plus longtemps sous peine de décote !
N'est-ce pas monsieur BERGER ?
Initiatives interprofessionnelles pour le 16 janvier (liste non exhaustive)
UD 1 : 14H30, Bourg en Bresse : Manifestation
UD 2 : 10H00 Château-Thierry : place de la Gare, Manifestation
15H30 St Quentin : manif place Longueville
UD 3 : 18H00 Vichy : Manif aux flambeaux
18H00 Moulins : Manif aux flambeaux
18H00 Montluçon : Manif aux flambeaux
UD 4 : 10h30 Digne : place Général de Gaulle
UD 5 : matin Gap: rassemblement devant l’hôpital psychiatrique
18h00 Gap : Préfecture retraite aux flambeaux
10h30 Digne : manifestation
18h00 Laragne : manifestation sur défense hôpital
UD 6 : 18H00 Nice Retraite aux flambeaux
UD 7 : 14h00 : Valence manifestation
14h00 : Aubenas manifestation
UD 8 : 17H00 Charleville Mézière : manif devant la bourse du travail déambulation lumineuse et soupe populaire
UD 9 : 07H00 Pamiers : Rassemblement opération coup de poing Place Milliane
14H00 Pamiers : Rassemblement place St Hélène
UD 10 : 15H30 Bar/Aube : manifestation place de la Mairie rdv 13 h à bourse pour opération escargot
UD 11 : 10h30 Narbonne
14H30 Carcassonne : Manifestation au Portail des Jacobins
UD 12 : 14h00 Rodez : devant la gare
UD 13 : 10h30 Marseille : Vieux Port – Manifestation
UD 14 : 10H30 Caen : place St-Pierre
10H00 Lisieux : place Mitterrand
17H30 Vire : porte de l’Horloge
UD15 : 14H00 Aurillac : MANIF rdv gare
UD 16 : 10h00 Angoulême : gare SNCF manif
UD 17 : 10h30 Saintes manif Palais de justice
10h30 Rochefort manif place Jean Louis Frot
17H00 La Rochelle manif devant la gare
UD 18 : 10h00 Bourges : manif
UD 19 : 10H30 Brive : manifestation devant la gare
UD 21 :14H00 Dijon : place de la Libération manif
17H00 Montbard manifestation place Gambetta
UD 22 : 11h00 Guingamp : rond-point de Kersalic
13H30 St Brieuc – Place de la Liberté manif
UD 23 : 7H45 Guéret tractage devant les centres de distribution de la poste à Guéret, la Souterraine et Aubusson
10H00 Guéret café partagé sur le marché de Guéret pour infos en direction des indépendants et rassemblement à 12h à la préfecture.
UD 24 : 10h00 Périgueux manifestation
15h00 : Bergerac manifestation
UD 25 : 10H30 Besançon : parvis de la gare manif
14H00 Montbéliard – champ de foire manif
UD 27 : 10H00 Evreux – 1090 rue Jacquard – action devant le siège de l’UIMM suivi à 12h d’un barbecue
14H00 Evreux – devant la gare – manifestation
UD 28 : 14H30 Chartres : place châtelet, manif
19H00 Champhol : concert solidaire compagnie « Jolie Môme »
UD 29 : 11h00 Morlaix
11h00 Brest place de la liberté
11h00 Quimper place de la résistance
11h00 Quimperlé Coat Kaer
11h00 Carhaix maison des syndicats
UD 30 : 14h30 Nîmes – jardin de la fontaine- manifestation
10H30 Bagnols : manif départ monuments aux morts
10H00 Alès : sous-préfecture manif
UD 31 : 10h00 : Toulouse st Cyprien manifestation
14h00 St Gauden place Jean Jaurès
18h00 Muret sous préfecture
UD 33 : 11H30 Bordeaux : place de la République manif
UD 34 : 10h00 Séte devant la maire manifestation
10h30 Béziers bourse du travail
10h30 Montpellier place Zeus manifestation
16h00 : Lodève centre Enedis manifestation
UD 35 : 11 h00 Rennes esplanade Charles de Gaulle manifestation
17h30 Fougères rassemblement place Aristide Briand
18h30 Combourg parvis du Lycée
UD 36 : 10H00 Châteauroux – place de République manif
15h00 Issoudun : place du sacré cœur
UD 38 : 17H00 Grenoble : manifestation avec lampes frontales et flambeaux
UD 40 : 10H30 Mont de Marsan : manif
UD 41 : 14h00 Blois manifestation INSA rue de la Chocolaterie
10h30 Vendôme sous-préfecture manifestation
UD 42 : 10H30 Roanne – manifestation à la gare
10H30 Saint-Etienne – manifestation place du Peuple
UD 44 : 10h30 Chateaubriand : mairie
10H00 Saint-Nazaire : Place de l’Amérique Latine – manifestation
10H30 Nantes : Miroir d’eau – manifestation
UD 45 : 10h30 Orléans : parvis de la cathédrale
10H00 Gien : place Jean Jaurès
10H30 Montargis : place du Patis
14h30 Bricy : devant la mairie pour « accueillir macron »
UD 46 : 14h30 Cahors : place Mitterrand
10h00 Biars – Place de la mairie
UD 47 : 14H00 Agen manif
14H30 Marmande Manif
UD 49 : 16h30 Angers : place du ralliement manifestation suivie d’un concert à 18h30
17h00 Saumur : place Billange manif
UD 50 : 10H30 Coutance devant la Mairie
13h30 Cherbourg carrefour des luttes manif
17H30 St Lô – place de la Mairie – rassemblement
UD 51 : 10H00 Reims : maison des syndicat manif
10H00 Chalons : maison des syndicats manif
10H00 Epernay : avenue de Champagne manif
UD 52 : 13h30 St Dizier : lycée Blaise Pascal – rassemblement
16H00 Chaumont : place de la mairie rassemblement
17H00 St Dizier : place de l’hôtel de ville – rassemblement
UD 53 : 14h30 Laval : place de la Trémoille
UD 54 : 13H30 Nancy – Place de la république manif
UD 56 : 10H00 Lorient : cours de Chazelle – manif
10H30 Pontivy : la plaine
11H00 Belle Ile – au port
UD 58 : 14H30 Nevers : manif 4 cortèges convergents en direction de la place de la Résistance. CGT appelle à se retrouver au départ du rond-point de la croix joyeuse
UD 59 : 10h00 Douai manifestation
10h00 Valenciennes manifestation
14h30 Lille manifestation
15h00 Dunkerque manifestation
UD 60 : 10H00 Nogent sur Oise, pont Royal manif
10H00 Compiègne cours Guynemer – manif
14H00 Beauvais Rond-point Ludl/Mercedes manif
UD 61 : 11H00 Alençon : rassemblement Halle Blé
UD 62 : 9H30 Boulogne : rdv à CAB, pour se rendre à la sous-préfecture manif
9H30 Calais : gare centrale, manif
9h45 : RDV UL pour aller au centre de transfusion sanguine
10H00 Lens : Distribution de tract sur la zone Delta – Rdv à Ul Hénin-Beaumont
UD 63 : 10H00 Clermont-Ferrand : Manifestation et rassemblement devant le siège Michelin
UD 64 : 10h30 Bayonne : Place Ste Ursule. Manifestation
10h30 Bayonne : Place Ste Ursule. Manifestation
10h30 Pau : Place de Verdun manifestation
UD 65 : 10H00 Tarbes : bourse du travail manifestation
UD 66 : 10h30 Perpignan manifestation place Catalogne
UD 67 : 14h00 Strasbourg : place Kleber manif
UD 68 : 17H30 Mulhouse Retraite aux Flambeaux Square de la Bourse
UD 69 : 11H30 Lyon 3ème – Manufacture des Tabacs place Bellecour
UD 71 : 14h00 Chalons maison des syndicats, manifestation
14h00 Mâcon esplanade Lamartine manifestation
14h30 Le Creusot Alto manifestation
14h30 Montceaux Mairie manifestation
14h30 Autun UL manifestation
UD 72 : 07H00 Carrefour de la Patte d’oie
13H30 Le Mans – manif départ devant Renault
UD 73 : 8H00 Chambéry : petit déjeuner revendicatif devant le MEDEF
12H00 Chambéry : convergence des luttes travailleurs-étudiants sur le campus de Technolac
UD 74 : 17H00 Thonon Place des Arts
17H00 Sallanches Mairie
14H00 Annecy : préfecture manif
UD 75 : 13h30 Paris : manif régionale Gare Montparnasse vers place d’Italie
UD 76 : 10H30 Le Havre : Manifestation
UD 77 : 9h00 Noisiel : Ag devant la Gare
UD 78 : 14H00 Vélizy : mairie à Auchan manif
14h00 Rambouillet : départ caserne SP intersyndicale avec FSU, Ch Rambouillet, Mairie Territoriaux ; EHPAD, secteur privé, pour un tour de ville
UD 79 : 11h00 Niort manifestions place de la brèche
11h00 Thouars Place Flandre
UD 80 : 10 h00 Abbeville manifestation
UD 81 : 7h00 Albi : rdv à la fac sur le parking des étudiant pour actions
14H30 Albi : manifestation place du Vigan
UD 82 : 10H00 Montauban – Rendez-vous Parking MCDO Albasud.
UD 83 : 06H00 Toulon : blocage arsenal
07h00 Rassemblement opération coup de poing place Miliane
10H30 Toulon Porte Cast igneau (Arsenal) manif
10H30 Draguignan : sous-préfecture manif
14h00 Rassemblement place St Hélène
UD 84 : 17H00 Avignon – Gare centre / Palais des papes
UD 85 :14H00 La Roche/yon : Rond-point de l’Hôpital manif
UD 86 : 10H00 Montmorillon manif
14H00 Poitiers : manif
10H00 Chatellerault – manif
17H30 Chauvigny manif
UD 87 : 10H00 Limoges – Manifestation carrefour Tourny
UD 88 : 14H00 Manifestation intersyndicale départementale à Epinal Départ devant le MEDEF
10H00 Neufchateau : devant le lycée
UD 89 : 13h30 Auxerre : manifestation maison des syndicats
UD 90 : 10H00 Belfort – opération du don du sang « ponction solidaire » avec les cheminots
17H00 Belfort – Rassemblement devant les prud’hommes et AG solennelle
18H00 Belfort – manif aux flambeaux départ sous l e lion jusqu’à la Gare
UD93 11H00 Bondy : Manifestation départementale Place de la gare jusque devant la perm de la députée LREM S. Charrière à Villemonble
Pour être plus fort, adhérez à la CGT !
Publié par FSC
Si notamment les médias télévisés relèguent les informations concernant l'actuelle lutte sociale en queue de peloton, la presse papier est contrainte de reconnaître la persistance historique de la contestation de la contre-réforme et de souligner en filigrane le nouvel ECHEC du pouvoir à contourner le mouvement et à tourner la page.
NON PHILIPPE,
NON MACRON,
la diversion ça ne marche pas !

En répondant au SMS le conviant à une mystérieuse action, mercredi 15 janvier, près de la porte de Pantin à Paris, Ahmed, agent RATP, n’aurait jamais cru trouver tant de monde. « On était au moins 200, quand on s’est mis en marche on aurait dit une colonne de combattants ! » Quelques minutes plus tard, ce bataillon composé en grande majorité d’enseignants et de personnels de l’éducation nationale envahissait le rectorat de Paris, chantant dans ses couloirs :
« Macron nous fait la guerre et sa police aussi, mais on reste déter[miné] pour bloquer le pays ! »
Un exemple des innombrables initiatives symboliques ou spectaculaires contre la réforme des retraites qui inondent les réseaux sociaux depuis mardi. Signe de la volonté particulière des enseignants de rendre visibles leur colère et leur mobilisation, elles ont notamment visé des rectorats comme à Grenoble, Rennes, Nancy, Versailles ou Clermont-Ferrand, où furent jetés des manuels scolaires.
« On veut montrer qu’on a entendu l’appel des cheminots et agents RATP qui ont dit : “Aidez-nous”, confie une professeure d’anglais du collège Chaptal qui conteste le mode de calcul des taux de grévistes dans l’enseignement. Alors il faut se rendre visible autrement. »
Des avocats de Caen se sont illustrés dès le 8 janvier en lançant leurs robes aux pieds de la ministre de la justice, Nicole Belloubet. Mercredi soir, d’autres ont planté leurs tentes au sein du tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis), quand certains donnaient leur sang à Saint-Etienne, posant pour la photo avec un écriteau : « Quitte à se faire saigner autant que ce soit utile. »

Publié par FSC
Depuis plus d’un an, on assiste à une véritable omerta du gouvernement autour des violences policières alors que plus personne n’est aujourd’hui dupe du rôle coercitif que jouent les forces de l’ordre. Suite aux violences perpétrées ces dernières semaine, l’exécutif se voit forcé de changer de stratégie, essayant de sauver les meubles dans la bataille de l’opinion.
Crédits photo : Reuters / Philippe Wojazer
La semaine dernière a été marquée d’un tournant répressif de la part du gouvernement et de ses forces de l’ordre sur le mouvement de grève contre la réforme des retraites. En effet, présent par centaines sur chaque dépôt tous les matins, matraquant et gazant les grévistes et soutiens, la police et la gendarmerie ont pu montrer, dans la manifestation de jeudi 9 janvier, toute l’étendue de leurs talents ! Matraquage, molestations, et charges violentes, arrestations musclées et ciblées jusqu’au tir de LBD à bout portant, on a pu assister à une démonstration de force, véritable vitrine de la politique du gouvernement, qui, après plus de 40 jours de grève, affiche son mépris, et tente même désormais de faire taire la contestation dans le sang, preuve s’il en est des faiblesses de ses réponses politiques, comme a pu le titrer Le Monde dans son édito du 11 janvier « Les violences policières sont le reflet d’un échec ».
Cependant, après un an de gilet jaunes durant lesquels la police de Macron s’en est donnée à cœur joie, blessant, mutilant, éborgnant des manifestants qui tentaient faire entendre leur colère, personne n’était dupe quant à l’appareil répressif que représentent les forces de l’ordre durant ce premier mois de mobilisation qui apparaissait « sans heurts ». Cette dernière année, l’écart de traitement judicaire entre forces de l’ordre et manifestants, est apparu clairement au plus grand nombre. En effet, entre des peines de prison pour un gilet jaune ayant frappé un fourgon et une relaxe totale lorsqu’un gendarme tue un manifestant, on a compris qu’il ne fallait rien attendre d’une justice d’Etat au service de la classe dominante et que, chien de garde de celle-ci, l’IGPN était un organe fantoche. Tout cela mis bout à bout participait au sentiment d’impunité qui a pu conduire, dernièrement, aux actes de violences, en pleine rue, qui ont causé la mort de Cédric Chouviat, une agression filmée qu’il sera difficile de cacher et qui entre en résonnance avec l’affaire Adama Traoré que la justice tente sans relâche d’étouffer.
C’est dans ce contexte explosif donc et au terme d’une semaine d’escalade de violences policières sur les dépôts et dans les manifestations que s’est réunie la coordination RATP SNCF dans laquelle les grévistes ont choisi de fermement dénoncer l’ensemble de ces violences. C’est ainsi que s’est tenue hier la conférence de presse appelée par cette coordination, sur le parvis de gare du Nord, qui réunissait grévistes, gilet jaunes, victimes de violences policières, élus mais aussi membres du collectif justice et vérité pour Adama. Conférence de presse organisée par les grévistes eux-mêmes donc, brisant le silence des directions syndicales sur le sujet. Ils ont insisté notamment sur le rôle spécifique de coercition de la police, au service de l’état bourgeois qui matraque et réprime toute contestation. Cette conférence de presse, relayée dans les grands médias ainsi que la profusion de vidéos et témoignages sur le sujet, qui touche particulièrement l’opinion publique, font lever le tabou sur ces violences, omniprésentes dans la presse, (Le Figaro, Le Monde, BFMTV, Cnews etc.), et rend complices ceux qui n’en parlent pas, peu, ou tentent de justifier ces exactions.
En effet, après la manifestation de jeudi et les vidéos témoignant de ces violences, selon un sondage Ifop, le taux de soutien à la grève augmente et de nombreux rassemblement ont été organisés pour exiger la libération de ceux qui avaient été mis en garde. Le gouvernement ne peut plus se permettre, alors que le bras de fer avec les grévistes dure depuis plus d’un mois, de passer encore une fois sous silence la barbarie de ses forces de police. Ainsi, Macron, Castaner et Philippe sortent de leur silence sur le sujet, (un an après avoir menacé quiconque osait parler de « violences policières » d’un procès en diffamation). Les deux premiers réclament éthique et déontologie de la part des forces de l’ordre et dénonçent « Des comportements qui ne sont pas acceptables [qui] ont été ou vus ou pointés », sous la pression des réseaux sociaux et des vidéos prises par des médias indépendants. Encore une fois, la responsabilité est toujours individualisé et l’institution jamais remise en cause. Alors que, depuis plus d’un an, on assiste à des scènes de guerres, seules capables de permettre au gouvernement de garder le pouvoir tout en imposant des contre-réformes qui précarisent la population, ce dernier ne peut plus se taire.
Le premier ministre, sur le journal de France 2, mis face à l’évidence, une vidéo montrant un policier faire un croche-pied à une manifestante interpelée réaffirme encore et toujours un soutien indéfectible à ceux qui matraquent gazent et enferment les travailleurs qui osent relever la tête : « les policiers sont aussi des gardiens de la paix qui est une mission qui est redoutablement difficile […] il faut avoir un soutiens une confiance et une solidarité vis-à-vis d’eux exceptionnelle ». Il promet, tout de même, des sanctions pour tout « usage disproportionné de la force » mais nous sommes en droit de nous demander de quel ordre seront-elles et quand elles arriveront. De fait, pour ceux qui ont tué Zineb Rédouane, Rémi Fraisse, Adama Traoré, il n’y a pas encore eu de sanctions, ni pour ceux qui ont éborgné, mutilé, tabassé des manifestants. « Protéger et servir » qui, quels intérêts ? Aujourd’hui, les travailleurs relèvent la tête ensemble, font ensemble l’expérience de la répression policière et étatique, luttent ensemble contre Macron et la bourgeoisie qui nous imposent par la force des conditions de travail et de vie dégradées pour leurs profits, tout ça dans une grève qui, on le sait, est déjà historique !
Pour aller plus loin : Violences policières. Sur les tâches démocratiques du mouvement ouvrier
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Le cap des 40 jours de grève a été franchi, et la situation peut encore basculer. Les jours à venir seront décisifs pour arracher la victoire, dans un contexte où les difficultés s'accumulent pour le gouvernement.
Crédits photo : O phil des contrastes
Après plus de quarante jours de grève contre la réforme des retraites, la situation semble aujourd’hui dans une forme d’impasse. De part et d’autre de la barricade, l’épreuve de force se poursuit. L’énorme détermination des grévistes, combiné au soutien toujours majoritaire de la population à la grève (60% selon le dernier sondage d’Harris Interractiv pour RTL et AEF Info) malgré la manœuvre gouvernementale, applaudie des deux mains par la CFDT et l’UNSA sur la question de l’âge pivot, ne permet pas à l’exécutif d’imposer en force sa réforme. Dans le même temps, les difficultés à l’élargissement du mouvement, notamment dans le privé, ne permet pas, pour l’heure, d’imposer un rapport de force suffisant pour arracher le retrait de celle-ci.
Une situation de « neutralisation » sur le terrain de la lutte des classes qui ne pourra bien évidemment pas durer éternellement. A ce titre, des dynamiques sont notables. Dans le secteur de l’Éducation nationale, le maintien de taux de grévistes en dehors des grandes journées de mobilisation témoigne d’une colère et d’une combativité importante, à même d’apporter un second souffle à la mobilisation. La grève qui se poursuit dans les raffineries, et les blocages de dépôts de carburant, laisse poindre à l’horizon le spectre d’une pénurie d’essence, qui la aussi changerait qualitativement le rapport de force, tout comme l’ entrée en scène de secteurs « inattendus » comme les avocats. Hors île de France, les dynamiques, pour l’heure embryonnaire, de lutte dans les transports en commun, comme à Nantes, Pau ou encore Toulouse, témoigne du fait que la possibilité d’un élargissement de la grève est encore possible.
Mais cet élargissement du mouvement ne saurait se faire que par des déclarations incantatoires. Ce n’est pas la colère qui manque dans tous les secteurs du monde du travail, comme a pu en témoigner, à sa manière, le mouvement des Gilets jaunes. Toutefois, le spectre du chômage, combiné à l’ambiance de « terreur patronale » à l’intérieur de l’entreprise, les contrats précaires et tout un ensemble d’éléments maintiennent la chape de plomb, en particulier dans le privé. En ce sens, le « tribut à payer » pour une revendication strictement défensive, à savoir le retrait de la réforme, est indéniablement un frein à la mobilisation.
L’élargissement du mouvement ne peut donc passer que par l’élargissement des revendications, contre les contrats précaires, pour des hausses générales des salaires, pour une retraite à 60 ans et 55 ans pour les emplois pénibles sans condition d’annuité, pour l’interdiction des licenciements... En bref, des revendications offensives, pour que le combat « vaille la peine d’être mené » pour tout un ensemble de travailleuses et de travailleurs qui se sentent pour l’heure solidaire du mouvement, sans pour autant entrer de plain-pied dans la bataille.
L’autre aspect structurant de la situation, c’est la répression. Qu’elle soit syndicale, policière ou judiciaire, le gouvernement joue à plein la carte de la matraque pour décrédibiliser et démoraliser le mouvement. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette stratégie du gouvernement n’est pour l’instant pas payante. Mieux, après près de deux ans de polémiques sur la question des violences policières, le gouvernement se retrouve aujourd’hui dans la tourmente, avec des éléments de crises qui forcent le gouvernement à chercher à vainement se défendre, tout en promettant des mesures. Que la presse bourgeoise emploie le terme et se sente obligée de publier dans les journaux et à la télé les images des cas les plus scandaleux de répression n’est pas anodin, après un an de répression continue, et indique que la politique répressive menée par Macron qui démasque le vrai visage de l’Etat et de sa police, au risque de perdre toute légitimité, n’est pas partagée par toute la classe dominante.
La prise en charge de la question de la répression par le mouvement ouvrier et le mouvement social, par le développement d’un discours contre les violences policières, une prise de position explicite des grandes centrales syndicales, des manif’ syndicales aux quartiers populaires, est un élément central pour la suite de la mobilisation.
On le sent bien, le dénouement de la mobilisation est proche. Accélérer le rythme pour enfoncer le clou, face à un gouvernement affaibli, et ouvrir les portes de la victoire contre Macron et mettre un stop aux politiques néo-libérales, en cours ou à venir, c’est tout l’enjeu des prochains jours de la mobilisation !
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
La trahison des intérêts des travailleurs et la fonction d’auxiliaire du macronisme dans le monde du travail conduisent inéluctablement à s'en prendre à ceux qui luttent eux et n'accompagnent pas la contre-révolution sociale du pouvoir.
Contre-révolution qui ne concerne pas que les retraites, mais qui affecte les domaines de santé, la justice et TOUS les services publics dans un mouvement global de privatisation !
Peu de chance que les travailleurs oublient ce positionnement servile.
Si manipulation il y a c'est du côté des dirigeats de la CFDT et de l'UNSA qu'il faut chercher !


Pour Laurent Escure, le secrétaire général de l'Unsa, "la CGT, FO et Jean-Luc Mélenchon (LFI), ont manipulé les grévistes à la RATP et à la SNCF" en promettant un embrasement général qui ne s'est pas produit...
Le secrétaire général de l'Unsa Laurent Escure a fustigé ce mardi la CGT, FO et Jean-Luc Mélenchon (LFI), qui ont selon lui "manipulé" les grévistes opposés à la réforme des retraites, en leur assurant que "le mouvement allait s'embraser partout".
"Le travail reprend progressivement à la RATP et à la SNCF"
"Il y a une reprise progressive" du travail à la RATP, où l'Unsa est le premier syndicat, et à la SNCF, où elle est deuxième, parce que "les avancées obtenues sont connues des agents petit à petit", a estimé M. Escure sur BFM Business.
Mais, a-t-il nuancé, "y compris peut-être à l'Unsa, certains avaient été sensibles à des arguments, parce qu'on leur avait vendu que le mouvement allait s'embraser partout". Aujourd'hui, a poursuivi M. Escure, "ils se rendent compte qu'ils ont été un peu manipulés".
"CGT et FO ont conduit des salariés dans le mur"
"Ca crée de la rancoeur, ça va créer un climat qui va être mauvais dans l'entreprise", a-t-il regretté, jugeant que "la CGT et FO ont amené un certain nombre de salariés dans le mur ces dernières semaines avec cette stratégie qui est aujourd'hui une impasse".
Des salariés "se rendent compte aujourd'hui que pour certains, ils ont fait un peu grève pour rien", a estimé M. Escure, critiquant la participation lundi à un piquet de grève RATP du leader de La France insoumise. "Sauf que ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon qui remplit le frigo à la fin du mois", a-t-il soupiré.
Au début du mouvement de grève, "nous, à l'Unsa, on avait analysé (que) la détermination du gouvernement, adossée à ce qu'on voyait dans les enquêtes d'opinion, faisait que dans le moment stratégique, la ligne qui était la nôtre était une ligne de travailler sur des compromis, sur des avancées, des compensations, des garanties, des moindres reculs", a expliqué le responsable syndical.
"Ca ne veut pas dire que tout est réglé mais il y a eu des avancées, c'est bien quand elles sont là qu'on les connaisse, et c'est bien que les hommes et femmes politiques arrêtent de manipuler les mouvements sociaux", a-t-il ajouté.
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POUR RAPPEL, après le " retrait" par Edouard PHILIPPE de l'âge pipeau voici comment les militants de l'UNSA de la RATP engagés avec leurs camarades dans la lutte depuis le 5 décembre ont réagi :

Publié par FSC
Ils prétendent tous mensongèrement que la page de la lutte contre la réforme des retraites est tournée.
Tandis que le pouvoir en séminaire pratique la méthode Coué en tournant le dos aux véritables et brûlantes urgences comme la situation à l'hôpital public.
Le séminaire gouvernemental précédent en septembre dernier avec les entrées nouvelles de DELEVOYE et de DJEBBARI portait sur la méthode de concertation de l'acte II du quinquennat de MACRON.
Authentique !
Situation intenable !
Ce qu'ils gagnent en propagande ils le perdent en crédibilité!

Publié par FSC
Manifestation et grève
Le mercredi 15 janvier:
- 7H au rond-point de Villers St Paul - Distribution de tracts,
- 14h30 à Noyon - Rassemblement à la Z.I. AUCHAN,
- 18H à Beauvais - Retraite aux flambeaux Place Jeanne Hachette.
Le jeudi 16 janvier:
- 10H à Nogent sur Oise - Manifestation au Pont Royal,
- 10H à Compiègne - Manifestation Cours Guynemer,
- 14H à Beauvais - Manifestation rond-point LIDL / MERCEDES sur l'Avenue Blaise Pascal.
Fraternellement
Le syndicat des patrons a toujours été contre le progrès et la justice sociale. Pour preuve, trouvez une proposition patronale progressiste qui est devenue un article de loi.
En France, seul le rapport de forces a pu infléchir les diktats patronaux et conquérir des droits nouveaux pour tous les travailleurs. Cela porte un nom: la lutte des classes.
Et sauf à être un commis du capital, politique ou syndical, l'oubliez s'ouvre sur une impasse pour le monde des travailleurs manuels ou intellectuels.
Dans le conflit social actuel, les propos du patron du syndicat des patrons, Geoffroy Roux de Bézieux, parlent d'eux-mêmes: "C'est Laurent Berger qui a demandé cette réforme à points, c'est la CFDT qui demande le régime à points, c'est la CFDT qui demande une conférence de financement, donc la balle est dans son camp."
Et sur la conférence de financement :" On y va parce que le pays est dans l'état que vous connaissez, parce que ça fait 40 jours de grève, parce qu'il faut en sortir. Mais pour arriver à un compromis, il faut que les syndicats réformistes acceptent qu'il faille travailler plus longtemps."
Et sur l'UE du capital, notamment en Allemagne, fer de lance du capitalisme libre et non faussé en Europe: "Tous les pays comparables (à la France) travaillent plus longtemps. En Allemagne, patronat et syndicats discutent en ce moment de passer l'âge légal de 65 à 67 ans".
Petit rappel: le syndicalisme outre-Rhin est d'essence réformiste et Laurent Berger est le patron de la Confédération européenne des syndicats.
Et si vous souhaitiez un dessin, peut-être celui-ci:
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs
552419
Se syndiquer CGT ?
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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