SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

L’Humanité, 10 janvier 2020

Les quarante plus grandes entreprises françaises ont versé plus de 60 milliards à leurs actionnaires en 2019, dévoile la Lettre Vernimmen. Un record qui dépasse celui de 2007… juste avant la crise financière.

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) estime qu’il faut entre 7 et 17 milliards d’euros pour combler le déficit du régime des retraites d’ici à 2025. Le chiffre peut donner le vertige. Il apparaît faible quand on le compare à un autre  : les entreprises du CAC 40, l’indice phare de la Bourse de Paris, ont versé 60,2 milliards d’euros à leurs actionnaires en 2019. Un chiffre record dévoilé jeudi par le quotidien économique les Échos, qui s’appuie sur une étude publiée sur la Lettre Vernimmen.

Ce chiffre se divise entre les dividendes versés aux actionnaires, soit 49,2 milliards d’euros, et les rachats d’actions par les entreprises, 11 milliards d’euros. Champion hors catégorie, le groupe pétrolier Total a versé 8,6 milliards d’euros à ses propriétaires l’an passé. Jamais autant de dividendes n’avaient été versés dans l’histoire du CAC 40, qui a passé la barre des 6 000 points en décembre dernier pour la première fois depuis 2007. Ils bondissent de 15 % par rapport à 2018. Ces versements dépassent le record établi à la veille de la crise financière, en 2008, quand les actionnaires n’avaient reçu « que » 43 milliards d’euros de dividendes.

Une manne qui ne sert pas à l’investissement productif

Côté rachat d’actions par l’entreprise, une pratique qui vise à doper le cours de l’action, les chiffres donnent également le vertige : seules les années 2007 (19,2 milliards d’euros) et 2008 (11,2 milliards) ont été meilleures. Cette manne ne sert pas à l’investissement productif et manque au financement d’activités ou revenus nécessaires à la société. « Nous proposons d’imposer fortement les revenus des ménages provenant des dividendes, et les dividendes que se versent entre elles les entreprises », explique ainsi Frédéric Boccara, économiste et dirigeant du PCF. Ces 60 milliards d’euros, pour les seules entreprises du CAC 40, les quarante entreprises les plus riches cotées en Bourse en France, sont l’arbre qui cache la forêt. Au total, les revenus financiers des entreprises sont de 300 milliards d’euros. Les taxer permettrait de financer les retraites ou les services publics, et surtout d’affaiblir la domination du capital financier.

Gaël De Santis
Publié par anti-K

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Même après six semaines de grève sans qu’il y ait eu la moindre trêve durant les fêtes de fin d’année, la journée du 9 janvier est marquée par une participation historique, avec près d’ 1 700 000 manifestants sur toute la France, soit plus qu’au 1er jour du mouvement.

La mobilisation d’aujourd’hui confirme le soutien des français envers le mouvement social paru dans les résultats de la 7e vague de l’Observatoire de la mobilisation contre la réforme des retraites réalisé par Harris Interactive pour RTL et AEF info le 7 janvier.

Interrogés, après deux semaines de vacances après les vœux du président de la République entêté  sur ses positions, les Français à 60 %  indiquent soutenir le mouvement et quand ils pensent à la création d’un régime universel, 66 % des Français se déclarent inquiets.

La dynamique unitaire et intersyndicale se poursuit le vendredi 10 dans les territoires tandis que la journée du samedi 11 janvier sera l’occasion d’élargir la mobilisation à tous celles et ceux qui nous soutiennent.

LA CGT

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Charb ...

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Dans les transports, les écoles ou dans la rue : ce jeudi 9 janvier a été marqué par une nouvelle journée de grève interprofessionnelle contre le projet de réforme des retraites. Cette mobilisation était prévue de longue date, tandis que durant les dernières semaines, différentes actions ont été menées par les travailleuses et les travailleurs pour rappeler au gouvernement qu’il n’y aurait pas de trêve dans cette lutte vitale pour le système de solidarité en France…

 

L’appel du Président Macron, durant ses vœux, à reprendre le « dialogue » dans un cadre déjà fixé, en dit long sur sa volonté de nous mener en bateau. Hier, plusieurs syndicats sont revenus sur les échanges qu’ils ont eu avec le gouvernement depuis juillet dernier : Unanimement, les représentants ont expliqué que tout est verrouillé et que surtout, le gouvernement est incapable de démontrer en quoi sa réforme universelle des retraites est si bonne : aucun chiffre sur le financement, aucune projection claire sur les futures pensions, selon la CFE-CGC… Pourtant le fait que la Police continue à bénéficier d’un aussi « mauvais » système devrait mettre la puce à l’oreille à n’importe quel cédétiste!

Dès lors que le gouvernement cherche le passage en force : nous resterons mobilisés comme aujourd’hui à Compiègne où près de 2000 manifestants étaient rassemblées…

Peut-être que si l’ont veut être entendu, il faudra battre le pavé un peu plus près de l’Elysée la prochaine fois! En tous cas, les militants de la CGT Nouvelle Forge seront de toutes les batailles jusqu’au retrait de ce projet de régression sociale.

Publié par cgtnforge.wordpress.com

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Réforme des retraites : la pénibilité du travail reste très peu prise en compte

Les métiers pénibles – travail de nuit, environnement bruyant… – concernent principalement les ouvriers, les employés et certains fonctionnaires. Si les points qu’ils pourront accumuler sont plafonnés, ce n’est pas le cas, en revanche, des contraintes qu’ils subissent.

PubliéLa prise en compte de la pénibilité doit être l’« un des piliers de l’universalité », a promis le Premier ministre Édouard Philippe lors de son allocution du 19 décembre. La réalité de métiers usants, qui entraînent une diminution de l’espérance de vie, sera-t-elle mieux prise en compte avec la réforme, dans la fonction publique comme dans le secteur privé ? Celles et ceux qui exercent ces métiers difficiles bénéficieront-ils de possibilités de départ anticipé ? En France, l’espérance de vie d’un ouvrier est inférieure de plus de six ans à celle d’un cadre. Et les 5% les plus riches vivent 13 ans de plus que les 5% les plus pauvres.

Dans la fonction publique, c’est le régime spécial « catégorie active » qui permet de bénéficier d’une retraite anticipée quand une personne exerce un métier reconnu « pénible », c’est à dire « présentant un risque particulier ou des fatigues exceptionnelles justifiant un départ anticipé à la retraite », comme le travail de nuit par exemple.

Personnels de soins, policiers, douaniers, surveillants de prison, ou encore agents de conduite SNCF ont le choix de partir à la retraite à taux plein à 57 ans, ou à 52 ans avec une décote. Si la réforme voulue par le gouvernement est adoptée, il n’y aura plus de régimes spéciaux. Terminée, donc, la « catégorie active », sauf pour les policiers et les gendarmes. Deux autres corps liés à la sécurité, les douaniers et les gardiens de prison, pourraient également être concernés par cette concession du gouvernement.

Pas de prise en compte des métiers à pénibilité multiple

Pour « compenser », Édouard Philippe a promis aux fonctionnaires de leur ouvrir l’accès au « compte professionnel de prévention », le C2P. Celui-ci est aujourd’hui réservé aux salariés du privé, et prévu pour accorder des départs en retraite anticipée à ceux et celles qui exercent des métiers usants. Mis en place sous François Hollande en 2016, le C2P listait initialement dix facteurs de risque qui permettent aux salariés exposés d’accumuler des points afin de partir plus tôt en retraite.

Les dix critères de pénibilité fixés en 2016 : le port de charges lourdes, la présence d’agents chimiques, les vibrations, les postures douloureuses, le travail en 3×8, le travail de nuit (15 % des salariés travaillent au moins occasionnellement de nuit), le travail répétitif, un environnement bruyant (18 % des salariés concerné), des températures extrêmes, le travail en « milieu hyperbare », c’est-à-dire en eau profonde (plongeurs).

Un premier retour en arrière a lieu en 2017, avec les fameuses ordonnances prises juste après l’élection d’Emmanuel Macron. Plusieurs critères de pénibilité sont tout bonnement supprimés : exit le port de charges lourdes (129 800 personnes concernées en 2016), les vibrations (46 100 personnes), les postures douloureuses (86 800 personnes) et la présence d’agents chimiques dangereux (43 400 personnes exposées). Ce qui met de côté près de 300 000 personnes en tout, principalement des ouvriers, travaillant dur mais se retrouvant exclues d’un départ anticipé en retraite.

 Depuis 2017, seuls demeurent : le travail en équipes alternantes (3X8), le travail de nuit, le travail répétitif, le travail en milieu bruyant ou à des températures extrêmes, ainsi que le travail en « milieu hyperbare ».


Pour celles et ceux qui restent concernés par le système de prise en compte de la pénibilité, il revient à l’employeur de déclarer, chaque année, si un salarié est exposé à tel ou tel facteur. En cas d’exposition, un salarié acquiert quatre points par an, huit en cas d’exposition à deux facteurs ou plus. Si vous exercez par exemple un travail répétitif, en 3×8, sur des machines bruyantes, vous accumulerez huit points par an, et non douze. Or, un salarié sur trois subit au moins trois contraintes physiques, selon le service statistique du ministère du Travail (Dares). Ce sont, là encore, en majorité des ouvriers et des employés qui sont concernés. Le cumul de pénibilités multiples ne sera donc pas pris en compte.



Un « véritable droit à la reconversion » ?

Mais ce n’est pas tout. Le nombre total de points accumulés tout au long d’une carrière ne peut dépasser 100, soit l’équivalent de douze ans et demi de carrière si l’on est exposé à deux types de pénibilité ou plus. Si vous travaillez plus longtemps dans ces conditions, vous ne pourrez pas pour autant partir plus tôt ou bénéficier d’une meilleure pension. Il sera cependant possible de demander un temps partiel, ou de suivre une formation pour changer de métier. Bonne idée… À condition, toutefois, de ne pas être trop exigeant sur le projet de formation : le coût horaire pris en charge est plafonné à 12 euros de l’heure. Le « véritable droit à la reconversion », évoqué par le Premier ministre, se révèle donc bien faible.

Les 20 premiers points « pénibilité » sont, en théorie, réservés au financement de ce « véritable droit à la reconversion ». Mais dans les faits, ça dépend…. « Aucun point n’est réservé à la formation pour les salariés nés avant 1960 et seuls 10 points acquis sont réservés à la formation pour les salariés nés entre 1960 et 1962 inclus. » Et dire qu’on nous a promis un système plus lisible ! [1]

Comment masquer la pénibilité de certains métiers

Le nombre de salariés exposés aux critères de pénibilité choisis par le gouvernement est à prendre avec prudence, puisqu’il est basé sur les déclarations des employeurs. La réalité est probablement bien plus impressionnante. Si l’on prend les seuls agents chimiques dangereux : un peu plus de 40 000 personnes ont été déclarées exposées en 2016, alors qu’une vaste enquête réalisée en 2017 révélait que 10% des salariés – soit 1,8 millions de personnes – sont exposés à au moins un agent chimique cancérogène sur leur lieu de travail [2]… Est-ce la raison pour laquelle ce critère a été supprimé par les ordonnances Macron ?

« Depuis 2017 aucun chiffre officiel n’a été publié concernant le nombre de salariés inclus dans le nouveau dispositif au rabais », observe l’association Attac. Les résultats du dispositif initial étaient déjà très médiocre, juge l’association. « Sur 3,3 millions de « bénéficiaires » annoncés par la loi de 2013, seulement 900 000, moins d’un tiers, ont vu la pénibilité de leur travail reconnue et déclarée par leur employeur en 2016. »

En 2018, sur 600 00 départs à la retraite dans le régime général, 1500 salariés (soit 0,3% !) ont pu anticiper leur départ en retraite de un ou plusieurs trimestres grâce à leur compte pénibilité. Et selon un rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) de novembre 2017, cité par le mensuel Alternatives économiques« le C2P permettrait, en 2060, à environ 18 000 assurés d’anticiper leur départ à la retraite, en moyenne de trois trimestres ».

Un chiffre ridicule au vu du nombre de salariés concernés. Le travail répétitif, qui figure parmi les critères du gouvernement, concerne à lui seul plus de 2,5 millions de personnes selon le ministère du Travail. Et l’exposition à au moins un produit cancérogène, risque qui n’est plus reconnu depuis les ordonnances Macron, concerne 1,8 million d’employés. « Moi je n’adore pas le mot de « pénibilité », parce que ça donne le sentiment que le travail c’est pénible », avait déclaré Emmanuel Macron le 3 octobre 2019 lors d’une « concertation » à Rodez. Avec la réforme des retraites, cette pénibilité est rendue encore plus invisible.

Nolwenn Weiler

En photo : pendant la mobilisation du 17 décembre à Paris / © Anne Paq

Publié par anti-K

 

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Au Havre, les pompiers arrosent la mairie d’Edouard Philippe

Tout un symbole, au Havre, où le mouvement contre la réforme des retraites est extrêmement fort. Les sapeurs-pompiers des trois casernes de l’agglomération ont décidé de mettre les bouchées doubles, ce mercredi, et d’arroser l’Hôtel de Ville où siégeait jusqu’à il y a peu Edouard Philippe. Au cœur de leurs revendications, la dégradation de leurs conditions de travail et les salaires.

« Tout le monde les aime ! »

Pendant une demi-heure, ce matin, les pompiers havrais ont actionné l’émulseur à mousse pour ravaler la façade de l’Hôtel de Ville. L’action a été ponctuée les sirènes et les pétards habituels, pour attirer à nouveau l’attention sur leurs conditions de travail, de plus en plus dégradées, en Seine-Maritime comme ailleurs. Sous-effectifs, salaires au rabais, primes qui ne sont pas à la hauteur des risques qu’ils prennent, le tout alors qu’ils sont censés assurer une mission essentielle de service publique et de secours aux biens et aux personnes.

La coupe est pleine, pour les soldats du feu, qui ont décidé, en plein mobilisation contre la réforme des retraites, de taper du poing sur la table dans la ville d’Edouard Philippe. Inutile de préciser que l’opinion leur était acquise, ce matin, et les applaudissements ponctuaient les salves de pétards. « Tout le monde aime les pompiers », lançaient les passants, certains grévistes en tournée, d’autres non, qui se donnaient toutes et tous rendez-vous demain, pour la grande mobilisation sur l’agglomération havraise.

« Tout le monde les aime ! »

Les personnels de l’Education, en grève dès la rentrée, les cheminots, les raffineurs de la plateforme pétrochimique Total de Gonfreville-l’Orcher, les salariés portuaires…. La mobilisation va être chaude, jeudi, au Havre. Les pompiers, ce matin, n’ont fait qu’ouvrir la danse.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le livreur de 42 ans, interpellé par 4 policiers, le 3 janvier à Paris, alors qu'il circulait en scooter, n'est donc pas mort d'un "simple malaise cardiaque" comme le disait la police. Après la diffusion mardi matin de vidéos filmant la scène par Médiapart et les premiers résultats de l'autopsie, une information judiciaire est ouverte pour homicide involontaire.

Le pouvoir des riches et du capital, par la voix de son chambellan en charge de la police, a estimé que ce drame posait des "questions légitimes auxquelles des réponses devront être apportées en toute transparence." Point, fermer les guillemets comme ont dit les pommadés qui nous parlent dans les téloches, sans faire plus de commentaires.

Le préfet de police de Paris y est allé de son couplet sur la présomption d'innocence desdits policiers. Il dit avoir “pris connaissance des graves accusations portées par la une de certains médias”. Seule l’autorité judiciaire est en mesure d’établir les circonstances exactes de ce drame et les éventuelles responsabilités qui en découleraient". En attendant le résultat de ces investigations, le préfet de police rappelle "que la présomption d’innocence est une garantie démocratique qui vaut pour tous, y compris les policiers”. Bon, ce qui signifie me semble-t-il: circulez braves gens, il n'y a plus rien à voir.

Parce que s'il n'y avait pas eu les vidéos, le "simple malaise cardiaque" d'un livreur de 42 ans interpellé à Paris et plaqué au sol, serait passé comme une lettre à la poste du temps où elle s'appelait service public. Non?

En tout cas, Cédric Chouviat ne bénéficiera jamais de la présomption d'innocence quant à sa soi-disant rébellion sur les forces de l'ordre. En revanche, Carlos Ghosn oui, si j'en crois les médias de la pensée capitaliste et le gouvernement français. D'où cette capture d'écran sur fb:

Violences policières: une de plus? En tout cas, à Paris, lors d'une interpellation par la police, Cédric Chouviat décède d'une asphyxie avec fracture du larynxx

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

Oh surprise, Edouard Philippe annonce aujourd'hui qu'il retient la suggestion de BERGER de convoquer une conférence chargée de plancher sur le financement des retraites.

Tout en maintenant le flou sur ses intentions puisque dans le même temps il affirme que le principe de l'âge pivot fera partie du projet de loi.

Pour eux il s'agit d'abord d'occuper les esprits avec l'âge pivot qui retenu ou pas laisse intact le contenu rétrograde et pénalisant pour le plus grand nombre de la contre-réforme elle-même.

Enfumage qui est donc destiné à reléguer au second plan ce qui rassemble le mouvement social, les grèves, les manifestations, les blocages ... exigeant

le R E T R A I T de la contre-réforme.

C'est le spécialiste des relations sociales Raymond SOUBIE, ex-conseiller de SARKOZY qui avoue tranquillement sur LCI ce soir en quelque sorte que le décor médiatique et gouvernemental est organisé de concert entre la CFDT et le pouvoir.

Mise en scène faisant alterner la perspective d'un compromis imminent, la persistance de la présence de l'âge pivot dans le projet de loi de PHILIPPE, l'ultimatum de BERGER exigeant son retrait alors même que sa conférence des financeurs est acceptée et fournit l'occasion de la réunion à Matignon de ce vendredi.

Enfumage concerté !

SOUBIE allant jusqu'à conseiller BERGER de ne pas signer au final d'accord avec le pouvoir afin de préserver en semblant de posture "contestataire" face à la CGT !

Quand BERGER met en place l'âge pivot !

Pourtant précisément l'âge pivot est une co-création CFDT-MEDEF dans la gestion de l'AGIRC-ARRCO et qu'en 2017 L. BERGER a donné son accord à l'application de ce principe pour la gestion de ces caisses  et de surcroît a participé à sa mise en place.

Comme en atteste la presse :

" l’Agirc-Arrco (Agirc pour Association générale des institutions de retraite des cadres- ; Arrco pour Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés). Cette caisse de retraite est née d’une fusion adoptée en 2015 par trois organisations patronales et trois syndicats (CFDT, CFE-CGT, et CFTC). Créée pour redresser les finances de chacune des caisses, elle fonctionne par points et applique un système de bonus-malus."

 

Sa ligne rouge dans le contexte du plus grand mouvement social de résistance et de contestation à une conter-réforme depuis plus de 20 ans ne s'explique donc que par la nécessité politique de la CFDT et de Laurent BERGER de trouver un point d'appui, un prétexte pour souligner une divergence avec le pouvoir,

alors même qu'il approuve l'essentiel de la politique de ce pouvoir : la mise en place d'un régime par points qui se traduira pour le plus grand nombre par une aggravation de la situation, une baisse des pensions ...

Il s'agit pour BERGER de se préserver de la réprobation de ses propres bases qui peuvent lui reprocher son absence notoire dans la lutte impulsée par l'intersyndicale nationale; réprobation attestée par le revers subi à l'occasion de la demande de trêve lors des fêtes de fin d'année et par le soutien toujours majoritaire de l'opinion publique.

Il s'agit donc de mettre en scène l'exigence d'un COMPROMIS pour sortir de la crise avec les partenaires " raisonnables", compromis présenté comme un bras de fer sur l'âge pivot de manière à tenter de cacher la complicité profonde entre la CFDT et le pouvoir macronien.

Pour déjouer ces manoeuvres il nous faut en dénoncer les auteurs et le caractère mensonger et trompeur de cette mise en scène et recentrer sans relâche l'objectif du mouvement actuel :

non pas tel ou tel aspect technique des conséquences de l'éventuelle contre-réforme,

MAIS l'exigence du

 

R E T R A I T

Comme ne vont pas manquer de le souligner les manifestations du 9, 10 et 11 janvier prochains.

__________________

 

En arrière plan, au-delà de l'issue même du mouvement actuel l'enjeu c'est la prédominance dans le pays d'un syndicalisme complaisant, de collaboration et d'approbation de toutes les régressions sociales, type CFDT

O U

la prédominance d'un syndicalisme de combat, de lutte de classes, luttant à la fois pour les revendications immédiates, s'opposant résolument aux régressions sociales ET fidèle à la double besogne s'engage pour le nécessaire changement de société anti-capitaliste!

Pas étonnant dans le contexte actuel que patronat, gouvernement, médias sous contrôle des milliardaires soutiennent la CFDT et s'en prennent férocement à la CGT malgré ses insuffisances, mais qui demeure le pôle de référence du syndicalisme de combat !

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Jeff Bezos, fondateur et CEO d'Amazon, est l'homme le plus riche au monde. (Isopix)

Jeff Bezos, fondateur et CEO d'Amazon, est l'homme le plus riche au monde. (Isopix)

https://businessam.be/ 30/12/2019 | Julie Putseys

Jeff Bezos, fondateur et CEO d’Amazon, est l’homme le plus riche au monde. (Isopix)

Les 500 personnes les plus riches du monde sont devenues encore plus riches de 25% au court de 2019. Elles ont vu leur fortune augmenter de 1.070 milliards d’euros, selon les chiffres de l’indice des milliardaires de Bloomberg.

Avec une fortune de 103,7 milliards d’euros, le fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, peut encore se vanter d’être l’homme le plus riche du monde. Il s’est pourtant ‘appauvri’ de 8 milliards d’euros cette année à cause d’un divorce coûteux. Mais la période de Noël lui a permis de terminer l’année sur une bonne note: jamais auparavant le géant américain du shopping en ligne n’avait pu vendre autant de colis.

Bill Gates talonne Bezos avec un capital de 101 milliards d’euros. Le compte bancaire de l’ancien dirigeant de Microsoft a été gonflé de 20,3 milliards d’euros cette année.

Le podium est complété par le Français Bernard Arnault, fondateur et président de la société de luxe Louis Vuitton Moët Hennessy (LVMH). Arnault enregistre la plus forte progression de la liste: il s’est enrichi de 32,5 milliards d’euros cette année. On a pu se rendre compte il y a un mois que sa société se portait particulièrement bien: LVMH annonçait alors reprendre la chaîne de bijouterie américaine Tiffany.

52 ‘perdants’

On note aussi sur cette liste que seules 52 personnes ont vu leur fortune diminuer en 2019. Le CEO de News Corporation, Rupert Murdoch, par exemple, qui a perdu 9 milliards d’euros après l’achat de la Fox par Walt Disney. Les recettes de Murdoch – Fox faisait partie de News Corporation – ont été distribuées à ses six enfants.

L’ancien CEO de WeWork, Adam Neumann, a également perdu beaucoup de plumes cette année… La plateforme de location d’espaces de coworking était estimée à 42 milliards d’euros au début de l’année. Ce montant est tombé à 7 milliards d’euros en octobre, après une tentative désastreuse d’entrée en bourse.

Lire aussi: La descente aux enfers de WeWork et de son excentrique PDG, étape par étape

Des nouveaux arrivants

Quelques nouveaux venus ont fait leur entrée dans la liste. Le Canadien Anthony von Mandl, par exemple, qui a pu réunir 3,2 milliards d’euros avec sa marque de boissons alcoolisées White Claw.

Mais aussi le Néerlandais Jitse Groen de TakeAway.com (1,3 milliard d’euros) et huit membres de la famille de Lo Kwee-Seong, un entrepreneur de Hong Kong qui a comblé un vide sur le marché avec son entreprise de lait de soja Vitasoy.

Lire aussi: Quel rôle joue la chance dans la richesse?

Le top 10:

1. Jeff Bezos: 116 milliards de dollars

2. Bill Gates: 113 milliards de dollars

3. Bernard Arnault: 106 milliards de dollars

4. Warren Buffett: 89,1 milliards de dollars

5. Mark Zuckerberg: 79,4 milliards de dollars

6. Amancio Ortega: 76,6 milliards de dollars

7. Larry Page: 65,2 milliards de dollars

8. Sergey Brin: 63,3 milliards de dollars

9. Charles Koch: 62,1 milliards de dollars

10. Julia Flesher Koch: 62,1 milliards de dollars

Source: Bloomberg

Publié par anti-K

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
CRISE ÉCOLOGIQUE ET NÉOLIBÉRALISME

Les déclarations à la presse des deux employés d’Amazon, Maren Costa et Jamie Kowalski, ne contenaient pas d’information confidentielle. Mais l’entreprise dirigée par Jeff Bezos ne s’est pas gênée pour les menacer de prendre « des mesures coercitives formelles » allant jusqu’au licenciement.

« Moi j’ai pris la parole parce que je suis terrifié des dégâts que la crise climatique cause déjà et je crains pour l’avenir de mes enfants » a déclaré Maren Costa au Whasington Post. Ainsi la motivation des deux lanceurs d’alerte qui font parti de l’association Amazon Employees for Climate Justice, est légitime : refuser le monde qu’Amazon veut nous imposer où l’argent est roi, fait de précarisation des salariés et de destruction de l’environnement. En effet, la multinationale américaine est l’incarnation du projet néo-libéral à l’agonie, qui impose des conditions de vie et de travail désastreuses à ses employés, tout en soutenant le développement des sociétés pétrolières et gazières via son système de cloud computing, sans se soucier de la catastrophe climatique qu’elles produisent.

Une réalité à mille lieux des opérations communication périodiquement menées par la firme pour verdir son image, à l’instar des déclarations de Jeff Bezos le 19 septembre dernier, la veille du début d’une grève de ses salariés, qui assurait alors que son entreprise se tiendrait aux objectifs de l’accord de Paris sur le climat... présentés 10 ans plus tôt. De même que les promesses affichées sur le site internet d’Amazon de « rendre la moitié de ses livraisons neutre en émission carbone d’ici 2030 » contrastent avec les 3 millions de produits invendus détruits dans les entrepôts français de l’entreprise, selon les estimations d’élus CGT cités par Reporterre.

On se rappellera également de la publicité qu’Emmanuel Macron avait fait à Amazon en allant inaugurer un entrepôt à Amiens-Boves en 2017, alors que l’Union Européenne réclamait 250 millions d’euros d’arriérés d’impôts à la multinationale. Alors face à Amazon, Macron, Bezos et leur monde, battons-nous pour une autre société !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Visiteurs

552419

 

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog