SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Rupture conventionnelle : ces trois nouveaux décrets qui liquident le statut de fonctionnaire

Alors que les fonctionnaires et en premier lieu les enseignants sont massivement mobilisés contre la réforme des retraites, des décrets viennent détruire la fonction publique en ce début 2020 : rupture conventionnelle, abrogation des indemnités de départ volontaire et ouverture de postes de direction aux non-fonctionnaires.

EN PLEINE MOBILISATION

La loi de « transformation du service public » adoptée en août 2019 est une véritable entreprise de destruction du service public. Alors que des pans entiers de la fonction public sont mobilisés depuis le 5 décembre contre la réforme des retraites, et en première ligne les enseignants qui dénoncent également des conditions de travail qui se dégradent considérablement, trois décrets issus de cette loi viennent d’entrer en vigueur.

Si dans ce contexte de polarisation croissante le gouvernement avait cherché à éviter de mettre de l’huile sur le feu en repoussant l’entrée en vigueur de la réforme des APL, il signe une véritable déclaration de guerre avec ces nouveaux décrets. En effet, depuis le 1er janvier, les administrations de l’État, des collectivités territoriales et des établissements hospitaliers peuvent désormais avoir recours à des « ruptures conventionnelles », jusqu’alors uniquement en vigueur dans le privé. Une phase de test qui court jusqu’au 31 décembre 2025 et qui ouvre la possibilité de licenciements massifs dans la fonction publique, sous couvert de rupture de contrat « à l’amiable ».

Dans la théorie, la rupture conventionnelle permet au salarié et son employeur de convenir, d’un commun accord, d’une rupture du contrat de travail. Mais cette définition part d’un principe d’égalité entre patron et employé, alors que dans les faits, évidemment, il n’en est rien. Cette nouvelle arme dans l’arsenal des employeurs ouvre en réalité la voie à une pression et un harcèlement croissant sur les travailleurs de la fonction publique pour qu’ils « acceptent » ce type de rupture de contrat. La loi en elle-même attaque au cœur le statut de fonctionnaire, facilite l’externalisation, la privatisation et les licenciements.

Ces mesures, nouvellement en vigueur, réduisent aussi considérablement les indemnités de départ volontaire qui étaient envisageables dans les services en restructuration. Jusqu’alors, l’indemnité de départ volontaire était envisageable dès 5 ans d’ancienneté avec 12 mois de salaire brut et jusqu’à 26 mois de salaire brut pour les carrières allant au delà de 25 ans d’ancienneté. Avec la rupture conventionnelle, l’indemnité de rupture conventionnelle sera désormais de 25% de rémunération mensuelle brute par année d’ancienneté : autrement dit, avec 5 ans d’ancienneté, l’indemnité de rupture équivaudra à 1,25 mois de salaire brut ! Elle sera de plus plafonnée à maximum 24 mois de salaire brut pour les carrières au delà de 25 ans d’ancienneté.

Elles ouvrent aussi les postes de direction à des non-fonctionnaires, sont une véritable provocation à l’encontre des travailleurs de la fonction publique. Le néo-management à la France Télécom s’insère par la force dans la fonction publique : les fonctionnaires pourront donc être gérés par des manager, n’ayant passé aucun concours, ni prêter allégeance au service public. Il s’agit d’une attaque en règle du statut de fonctionnaire, à l’heure où les enseignants mais aussi les travailleurs de l’hôpital, dénoncent des conditions de travail dramatiques et qui ne cessent de se dégrader.

Avec ces nouveaux décrets, Macron et le gouvernement ont clairement désigné leurs cibles, puisqu’on notera que les fonctionnaires dans les domaines régaliens, et en particulier les policiers, sont encore une fois épargnés par ces mesures. Cette attaque, après les vœux de Macron, est un nouveau signe que le gouvernement compte mener coûte que coûte l’agenda de ses contre-réformes.

Alors que les travailleurs de l’éducation nationale se sont massivement mobilisés au côté notamment des grévistes de la RATP et de la SNCF depuis le 5 décembre, ces nouvelles attaques d’ampleur doivent être combattues au même titre que la réforme des retraites. Il s’agit de nouvelles mesures qui visent à niveler par le bas l’ensemble de nos conditions de travail, et d’une nouvelle preuve du mépris du gouvernement. Les prochains jours seront déterminants dans le conflit engagé contre Macron et son monde, et l’ensemble du monde du travail doit peser de toutes ses forces pour enfin mettre un coup d’arrêt à ce gouvernement des riches.

Crédit photo : O Phil des Contrastes

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Le gouvernement se moque du monde. BlackRock ne gagne vraiment rien avec la réforme des retraites ?

Le gouvernement des riches tente en vain de dissimuler qu’il gouverne pour les grandes fortunes.

MASCARADE AU SOMMET DE L’ÉTAT

Alors que la contestation contre la réforme des retraites bat son plein avec une grève record qui dure depuis le 5 décembre sans trêve, Agnès Pannier-Runacher, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, a déclaré sur BFM TV que la firme BlackRock spécialisé dans la gestion d’actifs n’avait rien à gagner à la réforme des retraites. Ces déclarations vont directement à l’encontre des déclarations du directeur de la branche française de BlackRock, qui a récemment été promu officier de la légion d’honneur.

Pour BlackRock, « le marché français, c’est une boite de smarties » a déclaré Agnès Pannier-Runacher sur BFM TV. C’est là la défense de la secrétaire d’état qui veut faire taire les critiques de BlackRock qui l’accusent d’avoir fait du lobbying auprès du gouvernement dans l’élaboration de la réforme des retraites. BlackRock n’est pas à proprement parler un fond de pension. Il s’agit d’une compagnie spécialisé dans la gestion des capitaux d’investisseurs dont, par exemple, des fonds de pensions. Ainsi, la généralisation de la retraite par capitalisation profitera de façon indirecte à la firme de gestion d’actifs.

Ainsi selon le gouvernement, la firme américaine n’aurait pas particulièrement intérêt à la réforme. Cependant, d’après le directeur France de la firme, Jean-François Cirelli il en est tout autrement comme il l’a affirmé sur le plateau de France Info TV : « nous, BlackRock, qui avons une expérience, voulons la mettre au service de cette nouvelle épargne retraite (…) [L’épargne retraite] c’est bon pour les Français mais ce sera bon pour l’économie puisqu’on mettra plus de produits pour le développement de l’économie française (…) BlackRock veut être beaucoup plus présent dans ce beau pays et nous avons de grandes ambitions pour BlackRock en France ».

 

Quel est l'intérêt de dans le projet de ?
Ecoutons celui qui vient d'être décoré par @EPhilippePM

➡️"permettre aux FR de s'approprier l'épargne-retraites"
➡️"mettre l'expérience de au service de cette nouvelle épargne-retraites"

CQFD ?

Embedded video

La légion d’honneur délivrée récemment à ce même Jean-François Cirelli pour la promotion du 31 décembre par le premier ministre montre aussi la proximité de celui-ci avec le gouvernement. Certains veulent y voir un « remerciement » de la part du gouvernement. En réalité, il serait plutôt l’inverse qui serait justifié, ce serait plutôt à BlackRock de remercier le gouvernement français avec une babiole.

Cependant cette nomination est loin d’être neutre. En effet, Jean-François Cirelli représente directement la fusion du gouvernement avec le grand patronat et cette promotion au rang d’officier de la légion d’honneur se situe dans la droite ligne d’une carrière entre publique et privé, pour le plus grand intérêt du capital. Cirelli a commencé sa carrière en tant que haut-fonctionnaire en étant le directeur adjoint de cabinet de Jean-Pierre Raffarin avant de rejoindre Gaz de France en tant que Vice-Président puis PDG de l’entreprise. Il a ainsi participé à la privatisation de GDF et sa fusion avec le groupe Suez. Acquis aux intérêts de la bourgeoisie française, il a rejoint BlackRock en 2016.

Ainsi même si la thèse qui verrait derrière cette promotion une rétribution du gouvernement n’est pas justifié, elle couronne la carrière d’un haut-fonctionnaire « pantoufleur » complètement au service de la bourgeoisie. Son parcours, symétrique de celui d’Emmanuel Macron et sa proximité qui semble lui prêter une certaine oreille montre l’intérêt affirmé des capitalistes pour le marché de l’épargne retraite et l’insistance du gouvernement à privatiser un secteur de plus de l’économie au détriment de l’immense majorité des travailleurs.

Crédit Photo : BFMTV

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Carlos Ghosn s’est réfugié à Beyrouth dans sa villa de 5 millions payée et rénovée par Nissan

Carlos Ghosn défie la chronique. Sa fuite au Liban pour se soustraire à la justice japonaise a de quoi choquer. Depuis son arrivée il logerait dans sa villa rose, dans un quartier chic. Cette demeure aurait été achetée et rénovée par Nissan.

RENAULT ÉVASION

Crédit photo : montage photo / AFP / DPA / Marwan NAAMANI / Johannes Eisele / AFP

Carlos Ghosn a fui le Japon où il est poursuivit notamment pour abus de biens sociaux. Entre autres, il aurait utilisé l’argent de Nissan pour acquérir et rénover des biens immobiliers personnels, aux Pays-Bas, en France, au Liban et au Brésil. C’est ce qu’affirmait il y a un an le quotidien Asahi.
D’après le site japonais Asia nikkei, c’est une société hollandaise, affiliée à Nissan, qui aurait dépensé 17,8 millions de dollars pour acheter et rénover ces propriétés à travers le monde.

Or, ce serait dans l’une de ces résidences que Carlos Ghosn se serait réfugié. Achetée en 2016, sa villa rose de Beyrouth a été rénovée pour un montant compris entre 2 et 3 millions de dollars. Elle se situe dans le luxueux quartier d’Achrafieh et elle est aujourd’hui estimée à près de 5 millions d’euros.

L’ancien PDG n’est pas n’importe qui. Même dans cette fuite qui a provoqué la stupeur et qui est maintenant sous le coup d’une fiche rouge d’Interpol, il peut bénéficier des avantages de sa classe sociale. Il bénéficie de la protection des hautes sphères corrompues du Liban, contre lesquelles se hisse un mouvement populaire qui dure depuis plusieurs mois dans le pays. Ainsi, il a pu réveillonner tranquillement et même profiter de cette villa pour laquelle, avec ses autres affaires, il risque jusqu’à 15 ans de prison et 1,25 millions d’euros d’amende au Japon.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

En pleine révolte contre la réforme anti-sociale des retraites, Jean-François Cirelli, patron français du fonds de pension US BlackRoch, est élévé au rang d'officier de la Légion d'honneur.

BlackRoch est le plus grand fonds de pension au monde avec un portefeuille de 7 000 milliards d'euros. Son PDG, Larry Finch, avait été l'un des premiers milliardaires étrangers reçu en grande pompe par l'Elysée et Matignon en juin 2017.

Le voeux pour 2020 d'un ex-banquier d'affaires se sont terminés par un vive la République et vive la France. Mais quelle République et quelle France?

En juin 2019, BlackRoch recommandait expressément au gouvernement français de mettre en place un système d'épargne retraite par capitalisation. Pour le capital, les bons comptes font toujours les bons amis.

En ce vendredi 3 janvier 2020, 30e jour de grève. Pour beaucoup de grévistes, la fiche de paie sera pratiquement une feuille blanche. Amis et camarades, pensez à la solidarité!

Dans la lutte des classes, voilà dans quel camp je me trouve.

Et même Le Monde, qui n'est surtout pas un brulot révolutionnaire le dit:

Légion d'honneur: le pouvoir des riches et du capital décore un grand patron du capital

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Dans ce reportage poignant, Nicolas Margerand et Erasmos Salas nous donnent à voir un Chili en pleine insurrection, dressé contre le système économique néolibéral mis en place sous la dictature d’Augusto Pinochet. Focus sur les seniors chiliens, poussés à la misère, contraints de travailler jusqu’à leurs dernières forces, pressurisés par un système de retraites privatisé, au seul bénéfice de puissants fonds de pension.

Publié par EL DIABLO

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Formidable démonstration d'engagement dans la lutte à Marseille hier jaunes et rouges mêlés !

REJOIGNEZ NOUS, NE NOUS REGARDEZ PAS !

Plusieurs milliers sur la Canebière en soirée !

MARSEILLE : LES FLAMBEAUX DE LA CONVERGENCE !

Publié par FSC

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VERS le 9 JANVIER !

Publié par FSC

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Le salaire minimum pour les employés de plus de 25 ans va augmenter de 6,2% au 1er avril pour passer à 8,72 livres de l'heure, a indiqué le Trésor.

 

Un coup de pouce inédit pour le "SMIC britannique". Mardi 31 décembre, le gouvernement britannique mené par Boris Johnson a annoncé une forte hausse du salaire minimum à partir d'avril, après sa large victoire électorale. Le salaire minimum pour les employés de plus de 25 ans va augmenter de 6,2% au 1er avril pour passer à 8,72 livres (10,29 euros) de l'heure, a indiqué le Trésor.

Cela constitue "la plus forte augmentation en valeur" depuis la création en 2016 du salaire minimum sous sa forme actuelle, touché par 2,8 millions de Britanniques, a insisté Boris Johnson, cité dans un communiqué. La hausse annoncée représente quatre fois le taux annuel d'inflation de novembre (1,5%). Elle intervient alors que le pouvoir d'achat a été mis sous pression par l'accélération de la hausse des prix après le référendum du Brexit en 2016.

 

LIRE LA SUITE:

Pour rappel, en France, le « progressiste » Macron augmente le SMIC de 1,2 % au 1er janvier 2020 soit 10,15 euros de l’heure !!!

SMIC ANGLAIS : quand le conservateur Johnson fait plus pour les salariés pauvres que le socialiste Hollande

 

Le Premier ministre conservateur porte le Smic britannique au dessus de celui en vigueur sur le sol français. Etrange pour un conservateur ? Pas si sûr.

 

L’ARTICLE EN LIEN CI-DESSOUS :

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Parce que du côté du pouvoir des riches et du capital, c'est toujours ça:

Pour débuter 2020, toujours la lutte pour la justice et le progrès social!

Et du côté de la lutte pour la justice et le progrès social, un exemple: le concert en plein air du 31 décembre 2019 par les musiciens en grève de l'Opéra de Paris

Allez, pour vous tous mes amis et camarades, en 2020:

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Dors et déjà son projet de réforme est dynamité de l'intérieur et en bon menteur qu'il est il affirme le contraire : l'universalité de son projet mettant un terme aux régimes spéciaux.

Reconnaître cela reviendrait à reconnaître qu'il faut retirer ce projet et qu'il a tenté de tromper les français sur la nature de ce qu'il veut lui vendre!

Ce que le peuple ne va pas manquer de lui rappeler dans les jours et les semaines qui viennent malgré le silence et la complicité des médias!

En octobre dernier à Rodez voici ce qu'il déclare :

 

         Il n'y aura plus de régimes spéciaux à proprement parler.
Ce n'est pas possible.
Dans un système universel par points.
Donc on va pas garder ... Si je commence à dire on garde ...un régime spécial pour l'un, ça va tomber comme des dominos;
Parce que derrière on me dira : " Vous faites pour les policiers, donc les gendarmes. "
Pourquoi pas pour les infirmiers et les infirmières ? " les aides-soignants."
Et puis on va refaire nos régimes spéciaux.
En deux temps trois mouvements, on y est. Non.

Emmanuel MACRON
RODEZ le 3 octobre 2019

 


MACRON menteur-manipulateur car voici ce que déjà il a proposé rétablissant de fait les régimes spéciaux pour les catégories qu'il entend écarter du combat commun :

Sans compter depuis l'Opéra de Paris, les routiers, les pilotes, les hôtesses de l'air.

Preuve aussi qu'on peut le faire RECULER tout arrogant qu'il est !

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Bonne année 2020

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La Nouvelle Vie Ouvrière, 30 décembre 2019

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2020 (PLFSS) est revenu en nouvelle lecture à l’Assemblée nationale fin novembre, après que les sénateurs ont eu rejeté l’ensemble du texte et que la commission paritaire mixte a échoué à parvenir à un consensus. La chambre haute a estimé que l’annonce par le gouvernement d’un plan d’urgence pour l’hôpital, le 20 novembre, rendait ses débats caducs.

Il y était annoncé une augmentation de l’Ondam (objectif national des dépenses d’assurance maladie) hospitalier à 2,4 %, (augmenté de 0,3 % puisque 2,1 % était fixé initialement), alors qu’en réalité la progression tendancielle des dépenses est estimée à 4,5 %. Face aux besoins, en particulier des hôpitaux publics, les organisations syndicales, les collectifs et associations de patients mobilisés demandent que la progression soit estimée à 5 %.

Déshabiller Pierre pour habiller Paul

« On nous propose un budget qui oblige à la poursuite des plans d’économie, avec fermetures de lits et restrictions d’emplois… Sous la pression, la ministre a annoncé un plan de 750 millions d’euros pour les urgences. Les deux organisations représentatives ont signé un communiqué commun disant : on rend les 750 millions à la ministre. La loi de finances définit un budget qui ne doit pas être dépassé dans l’année, et si tu donnes 750 millions aux urgences, tu les prends ailleurs. Dans les établissements de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP), 200 postes ont été octroyés soit-disant aux urgences, tandis que 200 postes ont été supprimés dans les hôpitaux de gériatrie », détaille Christophe Prudhomme, membre du bureau de la fédération CGT de la Santé et de l’Action sociale et porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF).

Les exonérations patronales créent un manque à gagner

La non-compensation, pour la Sécurité sociale, des exonérations de cotisations génère une perte directe de recettes de 5,1 milliards d’euros pour la Sécurité sociale, (dont le déficit pour 2020 est prévu à 5,4 milliards). Le gouvernement Macron est le premier des gouvernements à ne pas respecter la loi Veil, depuis qu’elle a été votée en 1994, qui impose le principe d’une compensation.

« Pour la CGT, il est clair que le principe de non-compensation va aggraver le déficit, mais c’est le principe même des exonérations de cotisations sociales, sans aucune contrepartie sur les salaires et l’emploi, qu’il faut revoir », explique Nathalie Verdeil, membre du bureau confédéral de la CGT.

La Cour des comptes, dans son rapport annuel sur les comptes de la Sécurité sociale, chiffre à 90 milliards d’euros le montant rapporté par les « niches sociales » – soit autant que les « niches fiscales » –, et surtout un chiffre supérieur « d’environ 25 milliards » à celui annoncé par le décompte officiel des principales exonérations et exemptions annoncées dans une annexe du PLFSS.

Est-ce que cette politique, présentée comme politique de l’emploi, doit reposer sur des exonérations de cotisations sociales ? C’est complètement illogique. C’est prélever de l’argent sur la Sécurité sociale, pour le compenser ensuite – mais pas nécessairement ou seulement partiellement – par de l’impôt. Autant financer directement les mesures en faveur de l’emploi par l’impôt. D’autant que l’argent de la Sécurité sociale, ce n’est pas de l’argent qui appartient à l’État, ça appartient aux travailleurs”, estime Christophe Prudhomme.

En supprimant les exonérations pour les entreprises du CAC 40 (2,7 milliards d’euros pour le CICE, 800 millions pour le taux réduit sur les allocations familiales et 2 milliards d’euros pour les allègements Fillon pour les salaires autour du Smic), 5,5 milliards d’euros par an pourraient être socialisés.

Par  | Photo(s) : Skitterphoto/Pexels

Publié par anti-K

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
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