SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Troisième 49.3 pour une adoption aux « forceps » !

Après un retour express au sénat le 19 juillet, le projet est de retour à l’assemblée pour clôturer un processus parlementaire sans débat. Sans surprise, le premier ministre vient d’annoncer le recours pour la troisième fois au 49.3.

Sondages après sondages, le rejet de cette loi régressive est massif et sans appel.

Dernier en date, le sondage Odoxa-FTI paru le 18 juillet, relève que 7 français sur 10 sont « mécontents de l’adoption définitive du projet de loi travail » et plus de la moitié d’entre eux « souhaite que les manifestations contre le texte se poursuivent ».

Dès le début le gouvernement a fait le choix de ne pas tenir compte des réelles attentes et besoins des salarié-es, et plus globalement de l’intérêt général.

Faisant fausse route dès le départ, il n’a eu de cesse de refuser le dialogue avec les organisations syndicales opposées au texte, ou encore de débattre avec les représentants élus de l’assemblée nationale.

Ce gouvernement n’a pas plus écouté celles et ceux qui se sont mobilisés, exprimés contre ce projet. Manifestations, grèves, blocages, pétitions, votations citoyennes, ont été menés et organisés de manière exemplaire, avec détermination et dans un objectif constructif.

Opposés à cette réforme régressive mais favorables à un réel projet social, un code du travail du XXIème siècle, la CGT continuera à mener cette bataille autant légitime que nécessaire.

Le gouvernement a perdu la bataille idéologique, a perdu tout crédit vis-à-vis de la population, et de surcroit à entamer les valeurs de notre République.

Notre responsabilité est bien de continuer à rassembler, à organiser, à impulser toute la force nécessaire pour en finir avec les régressions sociales et pour gagner de nouveaux droits.

C’est ce à quoi s’emploiera la CGT durant tout l’été en allant à la rencontre des salarié-e-s comme des vacancier-e-s et en proposant l’envoi au président de la République de cartes postales pour lui assurer qu’ils seront toujours mobilisés à la rentrée.

Rendez-vous le 15 septembre, pour la journée d’action interprofessionnelle décidée par l’intersyndicale.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Comment les vendeurs d’armes européens profitent à la fois des guerres au Moyen Orient et de la militarisation des frontières

par Rachel Knaebel

Les exportations d’armes des entreprises européennes à destination du Moyen Orient ont explosé ces dernières années, alimentant les conflits et la répression qui ravagent cette région du monde. Mais les mêmes industriels bénéficient également de la militarisation croissante des frontières du vieux continent face à l’afflux des réfugiés. « En d’autres termes, les entreprises qui créent la crise sont celles qui en profitent », souligne un nouveau rapport du Transnational Institute.

Près de 8 milliards d’euros, c’est le montant des exportations d’armes de guerre allemandes en 2015. Soit deux fois plus que l’année précédente. Le chiffre annoncé cette semaine par le gouvernement allemand suscite de vives critiques outre-Rhin [1]. Et pour cause, une large partie de ces armes sont vendues dans une zone de grande instabilité et de guerre : le Moyen Orient. L’Allemagne a vendu en 2015 plus d’1,4 milliard d’euros d’armements au Qatar, 408 millions à Israël, 77 millions au Koweït, 23 millions à l’Arabie Saoudite…

L’Allemagne n’est pas une exception. Le commerce international des armes connaît une belle croissance. En particulier, les ventes vers les zones instables du Moyen Orient et d’Afrique du nord. En 2015, l’Arabie Saoudite était le plus grand importateur d’armes au monde. L’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Irak, le Qatar, l’Algérie, Israël et la Turquie parmi les 20 premiers, souligne un nouveau rapport de l’ONG Transnational Institute (TNI), intitulé Border Wars, publié le 4 juillet.

« Les exportations d’armes vers le Moyen Orient ont cru de 61 % entre la période 2006-2010 et la période 2011-2015, indique TNI. Les licences d’exportations d’armes des pays européens vers des pays du Moyen Orient et d’Afrique du Nord s’élèvent à plus de 82 milliards d’euros sur la période 2005-2014 », dont 25 milliards pour l’Arabie Saoudite, 16 milliards pour les Émirats arabes unis, près de 3 milliards vers l’Égypte. À qui profitent ces milliards de contrats d’armements ? Aux groupes comme Airbus, les françaises Thales et Safran ou l’italienne Firmecannica.

Parallèlement, les affaires se portent aussi toujours mieux en ce qui concerne les ventes d’équipement militaire de protection des frontières, en particulier européennes, contre les migrations. Et les mêmes entreprises se retrouvent souvent sur les deux fronts. C’est en fait un système militaro-industriel global que l’ONG décortique dans son dernier rapport.

De généreuses subventions pour militariser les frontières

Les grands groupes d’armements profitent de l’instabilité au Moyen Orient et en Afrique à tous les niveaux : augmentation des ventes d’armes, avec l’aval des autorités des États exportateurs, vers ces zones de conflit (guerres en Syrie, avec le rôle trouble du Qatar et de l’Arabie Saoudite dans le financement et le soutien aux belligérants, guerre au Yémen, dans une opération menée par une coalition de pays de la région avec l’Arabie Saoudite à sa tête, régimes répressifs…) ; militarisation du contrôle des frontières en particulier européennes alors que l’UE fait face à un afflux historique de réfugiés fuyant les conflits ; et subventions européennes à l’industrie de l’armement pour des projets de militarisation des frontières. La boucle est bouclée. « En d’autres termes, les entreprises qui créent la crise sont celles qui en profitent », dénonce TNI.

Pour mettre en œuvre ses programme de surveillance et de contrôle militaire de ses frontières, l’UE accorde en effet de généreuses subventions aux grands groupes d’armement européens, et aussi israéliens. « Depuis 2002, l’UE a subventionné 56 projets dans le domaine du contrôle des frontières », rappelle TNI. Des distributions de fonds facilités par le lobbying exercé par les entreprises d’armement à Bruxelles. Elles ont placé leurs pions à la tête de nombreux groupes de travail des institutions européennes sur le sujet et emploient leur lobbyistes maison dans la capitale de l’UE.

Si les grandes entreprises d’armement et de technologies de surveillance n’ont pas créé les guerre civiles ni les régimes répressifs, elles profitent pleinement de leur intensification au Sud et à l’Est de la Méditerranée. Pour les réfugiés qui fuient des pays en guerre et la répression de régimes autoritaires, ce système de business militaire global a des conséquences directes sur leurs vies. Plus de 3700 personnes sont mortes ou ont disparu en Méditerranée, en 2015, en essayant de contourner les « murs » édifiés par l’Europe, déjà plus de 2440 pour les cinq premiers mois de 2016.

Rachel Knaebel

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Photo : Jayel Aheram CC

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La transparence est gage de démocratie

Ainsi donc, la censure fait son retour dans les hautes sphères de l’administration ! Le rapport de l’IGAS consacré aux politiques d’aménagement et de réduction du temps de travail dans la lutte contre le chômage vient de faire l’objet d’une décision inique : le directeur de l’IGAS a décidé qu’il ne doit pas être transmis au gouvernement.

Que lui reproche-t-on ? Probablement de ne pas se couler dans le discours récurrent qui fait des 35h la cause de tous les maux de notre économie ! Au contraire le rapport, à la suite du rapport parlementaire rendu fin 2015, démontre que 350.000 emplois ont été créés entre 1998 et 2002 grâce aux 35h, ce qui justifie une nouvelle réduction du temps de travail pour créer davantage d’emplois. La CGT a initié depuis de nombreux mois une campagne pour une réduction du temps de travail à 32h. Elle se félicite de voir cette proposition portée au-delà du champ militant et confirme que cette perspective est soutenue par les salarié-e-s, comme l’a démontré en maintes occasions la mobilisation contre la loi travail et pour un code du travail du XXIe siècle.

La censure décidée par le directeur de l’IGAS est inadmissible ; elle pose aussi la question de l’évaluation des politiques publiques, de sa forme, de son contenu et de son sens. Doit-elle servir à justifier des choix politiques déjà opérés, ou poser sereinement l’appréciation et la mesure des politiques menées pour fixer de nouvelles perspectives, comme l’a récemment proposé un avis du CESE ? Pour la CGT, la réponse est vite trouvée : une évaluation impartiale et une diffusion fidèle de ses résultats sont indispensables pour restaurer la confiance dans la démocratie.

Plus que jamais la réduction du temps de travail et une modification radicale des politiques publiques est à l’ordre du jour !

Montreuil, le 19 juillet 2016

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L’exception devient la règle !

Suite au terrible évènement survenu le soir du 14 juillet à Nice, le gouvernement a annoncé une 4 ème prolongation de l’état d’urgence.

Le projet de loi sera présenté en conseil des ministres mardi 19 juillet, pour être ensuite soumis aux député-es et sénateur-rices les jours suivants.

La CGT tient, à nouveau, à réaffirmer la nécessité de défendre les valeurs essentielles de notre démocratie et de notre République.

Les actes de terrorisme ne pourront être combattus efficacement que si l’état de droit et les libertés sont préservés.

Toute démagogie sécuritaire est à proscrire.

A l’inverse, il est urgent de mettre en débat notre manière d’agir face à ces violences, les moyens de sécurité à déployer mais aussi de prévention, les politiques à mener qu’elles soient sociales, de défense nationale ou de sécurité.

Pour la CGT, les mesures de l’état d’urgence ne sont pas les réponses adéquates, et dans le même temps, elles portent atteinte gravement aux libertés et droits des citoyen-nes.

Le gouvernement doit faire cesser l’état d’urgence, prendre des décisions efficaces et responsables et œuvrer pour une réelle sécurité dans le respect des libertés collectives et individuelles.

Montreuil.

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Face au mouvement social contre la loi Travail dite El Khomri, le gouvernement a brandi la menace de l’interdiction de manifester, et l’a même mise en œuvre. L’occasion d’un retour sur l’histoire pour tâcher de mieux comprendre dans quelle cadre juridique se sont déroulées les manifestations au cours des 19e et 20e siècles.

C’est le décret-loi du 23 octobre 1935 qui fixe, pour la première fois, une réglementation d’ensemble sur l’action de manifester sur la voie publique. Avant cela, les textes sont rares et ne donnent pas de véritable statut juridique à la manifestation.

• 26 août 1789 : la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, dans son article 10, affirme que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.»

• 27 juillet 1791: loi qui criminalise, sous les termes d’attroupement séditieux, « tout rassemblement de plus de quinze personnes s’opposant à l’exécution d’une loi, d’une contrainte ou d’un jugement. »

• 3 septembre 1791 : la constitution garantit aux citoyens « la liberté de s’assembler paisiblement et sans arme, en satisfaisant aux lois de police ».

• 10 avril 1838: loi qui précise que « toutes personnes qui formeront des attroupements sur la place ou la voie publique seront tenues de se disperser à la première sommation des préfets, sous-préfets, maires, adjoints, magistrats et officiers civils chargés de police judiciaire ».

• 7 juin 1848: loi qui organise la répression des attroupements d’individus armés ou susceptibles de troubler la paix publique.

• 1884 et 1907: débats à la Chambre des députés qui posent la question du droit de manifester. En 1907, Clémenceau refuse le principe d’un droit de manifester mais appelle les organisations syndicales et politiques à mieux les encadrer et à les organiser en lien avec l’autorité publique : « Je ne suis pas bien sûr qu’il y ait un droit de manifestation ; mais je suis d’avis cependant qu’il peut et qu’il doit y avoir une tolérance de manifestation ».

C’est dans ce contexte de relatif vide juridique que les manifestations se développent au 19esiècle. La manifestation apparait moins comme un droit que comme une pratique de fait soumise à tolérance de la part de l’administration.

Elle s’inscrit pleinement dans le rapport de force travail/capital. Les pouvoirs publics la regardent avec méfiance, craignant toujours la dérive insurrectionnelle. Les heurts entre manifestants et forces de l’ordre sont en effet quasi-systématiques. Jusqu’à la manifestation « pacifique» du 17 octobre 1909, négociée avec les pouvoirs publics et encadrée par les « hommes de confiance », toutes les manifestations syndicales dans la capitale sont interdites.

• 25 octobre 1935 : décret-loi, adopté dans le contexte des manifestations de rue des ligues d’extrême-droite, qui réglemente la manifestation (déclaration préalable notamment). Malgré le décret-loi de 1935, le droit de manifester reste très ambiguë. Du point de vue juridique, si la manifestation n’est pas condamnée, rien ne la consacre et ne la garantie pour autant. La « liberté de manifestation » reste précaire dans son principe et fortement encadrée quant à sa pratique.

• 1946 et 1977 : deux tentatives de constitutionnaliser le droit de manifester échouent.

• 4 novembre 1950 : la Convention européenne des droits de l’Homme dispose dans son article 9 que « la liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui ».

• 8 juin 1970 : loi dite « anticasseurs ». L’article 314 de cette loi, souvent appliqué dans les années 1970, porte atteinte à la liberté de réunion et d’expression et au droit syndical.

• 23 décembre 1981 : loi n°81-1134 qui abroge la loi du 8 juin 1970 et ramène le système juridique français à son équilibre traditionnel.

• 18 janvier 1995 : le Conseil constitutionnel reconnaît, dans sa décision n°94-352 DC, que la liberté de manifester est une composante majeure de la liberté d’expression.

Tout au long du 20esiècle, la manifestation s’est affirmée comme un des modes d’action principaux du mouvement ouvrier et s’est inscrit à part entière dans le fonctionnement démocratique. Si la pratique de la liberté de manifestation s’est située loin des textes, elle s’est inscrite pleinement dans le cadre de la liberté d’expression et dans celui de la lutte des classes.

La décision du Conseil constitutionnel de 1995 a apporté toutefois une précision particulièrement importante, qui conforte le droit de manifester.

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Adossé à une partie de la presse (Le Figaro) et des sites comme Atlantico le Parti socialiste empêtré dans ses coups de force pour imposer la loi travail orchestre de faux procès contre la CGT en l'accusant de n'avoir pas respecté une minute de silence en mémoire des victimes de la barbarie à Nice.

Réponse de la CGT du spectacle et de l'Union départementale du Vaucluse que leurs accusateurs se gardent bien de publier.

Nous sommes bien au temps des manipulations qui expriment à leur manière l'extrême difficulté de la situation dans laquelle se touve le parti socilaiste et le gouvernement.

De cette manière le PS tente de se prémunir contre les inévitables et nécessaires manifestations qui accompagnent chacune de ses sorties publiques.

Mais NON le peuple n'oubliera pas vos reniements et votre dévotion à l'endroit de la finance, des banquiers et de l'union européenne:

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La CGT condamne la criminalisation des syndicalistes en Corée du sud

Le 4 juillet 2016, la Cour de Séoul a condamné Han Sang-gyun, Président de la Confédération coréenne des syndicats, KCTU, à 5 ans de prison et 500.000 won d’amende. Comme premier dirigeant de la KCTU, il assume la responsabilité des actions syndicales organisées à l’automne 2015.

La sentence a obéi aux requêtes du gouvernement suite aux rassemblements syndicaux et manifestations de protestation en 2015. En particulier, le 14 novembre 2015 à Séoul, les plus de 100.000 manifestants ont été accueillis par des gaz lacrymogènes, des canons à eaux et 20.000 policiers.

Résultat des dizaines de blessés ont été enregistrés dont certains gravement et des plaintes contre 585 dirigeants et adhérents de la KCTU dont 20 sont actuellement incarcérés et en attente des condamnations. Lee Young-joo, Secrétaire général de la KCTU est réfugié au siège de l’organisation depuis le décembre 2015. A la suite de la condamnation de Han Sang-gyun, les dirigeants et militants syndicaux coréens ont été condamnés à leur tour à des peines allant de 8 mois à 3 ans de prison.

La CGT apporte sa solidarité totale à la KCTU

La CGT apporte sa solidarité totale à la KCTU, ses dirigeants et ses militants confrontés à une attaque sans précédent visant à criminaliser l’action syndicale en Corée du Sud et empêcher les salariés et leurs organisations à exprimer leurs protestations et revendications. Elle soutient la lutte des syndicalistes en Corée et condamne l’évolution anti syndicale du gouvernement de Corée du Sud qui vise à renforcer le pouvoir des Chaebol, les grands conglomérats coréens qui dominent l’économie.

Les sentences contre les dirigeants de la KCTU et de ses organisations affiliées comme la KPTU, Fédération des services publics et des transports, montrent que la Cour est soumise aux priorités du gouvernement et des employeurs coréens.
La répression ne peut pas être la réponse aux désaccords et aux revendications des salariés. Elle appelle le gouvernement à lever toutes les charges contre les syndicalistes, stopper les actions pour empêcher les activités syndicales légitimes et pacifiques et cesser la criminalisation des militants et dirigeants syndicaux.

La CGT soutient la lutte pour le respect de la législation du travail de Corée et des conventions internationales du travail. Elle s’associe à la pression de l’ensemble du mouvement syndical international avec la CSI et les Global Unions pour la levée des charges contre les syndicalistes coréens qui n’ont fait que défendre les droits et libertés fondamentales des travailleurs.

La CGT restera aux côtés des syndicalistes coréens et du monde entier pour poursuivre la lutte pour la levée des sentences et la libération des militants syndicaux dans les actions qui seront organisées dans les semaines à venir.

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Signalons par ailleurs l'ouverture d'ue chaîne Youtube de la CGT-G à consulter à l'adresse :

https://www.youtube.com/channel/UC_F8L0FoCcozXUhQhkzWScQ

qui associe des revendications particulières couvrant des champs d'activité multiples à l'exigence du retrait de la loi El Khomri

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Source : le site de Commun Commune

Le 12 juillet 2016

Une militante, syndicaliste CGT, nous écrit :

 

"Je rentre de Carrefour (de Villejuif -Val de Marne) : le thé de nos camarades de la Scop Ti de Gemenos, la marque "1336" est en rayon. Mais voilà il y a un problème : il n'est pas au rayon des thés et tisanes mais au rayon "Produits du monde" ( cherchez l'erreur...) et en plus jeté sur l'étagère du bas, et derrière un poteau !
J'ai signalé le traitement qui est réservé la production de la Scop ouvrière, j'ai laissé un écrit et demandé à voir la directrice, elle n'était pas présente.
Je crois que l'on va s'organiser une petite descente militante pour réorganiser les rayons !
En attendant, faite comme moi : signalez les faits et demandez à voir la directrice.
Faisons tourner l'info."
Merci.

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A propos de l’euro 2016 marqué par de très lourdes violences et de la propagande médiatique et gouvernementale #loitravail

10 juillet 2016, finale de l’Euro de Football. Tandis que les tente de gaver les français de chauvinisme sportif saturant les ondes autour du ballon ronds, silence totale sur les violences entourant l’Euro.

Dès le lendemain de la finale de l’Euro, le ministre de l’intérieur se délivre à lui même un satisfecit quand à la gestion de la sécurité de l’Euro. Un Euro pourtant marqué par les violences.

A telle point que la Tour Eiffel est restée fermé le lundi 11 juillet, et cela en raison des très violent affrontements qui se sont déroulés aux abords du Trocadero. La Société d’exploitation de la tour Eiffel précisant que la situation ne « permet pas d’ouvrir aujourd’hui dans des conditions de sécurité correcte. La veille, alors que la Fan zone du trocadéro avait pour une fois fait le plein, des incidents ont éclatés la police repoussant sans ménagement des supporters voulant accéder à la retransmission du match. Des poubelles et des deux roues ont été incendiés.Plus de 50 personnes ont alors été arretées par la police.

Après la victoire du Portugal, 6 supporters portugais ont été blessés à coups de tessons de bouteille et au couteau, l’un deux étant dans un état grave. Deux personnes ont par ailleurs été blessés par une voiture sur les champs Elysées alors que la circulation aurait du être interrompue. Rappelons qu’entre 3500 et 4000 policiers avaient pourtant été mobilisés.

le deux poids deux mesures du gouvernement et des médias

Ces violences du 10 juillet s’ajoutent à la très longues listes des déprédations commises dans le cadre de l’euro de football. Par exemple

  • des scènes de batailles rangées impliquant des centaines de hooligans à Marseille les 9 et 10 juins causant plusieurs dizaines de blessés dont un blessé grave.
  • 21 juin batailles rangées entre hooligans d’extrême droite polonais et ukrainiens à Marseille
  • Lors du match République Tchèque Croatie des violences ont été commises dans le stade, avec notamment le jet de fumigène et de bombes agricoles sur la pelouse. Le prefet déplore alors qu’il « manquait à l’UEFA 150 à 200 personnes, en agents de sécurité, agents de palpation et stadiers pour remplir correctement sa mission »
  • Des hooligans ukrainiens et allemands se sont affrontés à Lille. De même que des hooligans anglais y ont attaqué des supporters russes. Plus de 50 personnes ont été blessés, 16 nécessitant une hospitalisation
  • A Lyon affrontement entre des hooligans anglais et des hooligans lyonnais.
  • A Nice, des affrontements entre supporters ont fait 8 blessés

Pour autant, aucun média, aucun journal télévisé n’aura osé faire sa une le 11 juillet sur les violences et les casseurs. Ni d’ailleurs sur les violences qui ont suivi la demi finale France Allemagne. Ce que ne manquait pas de souligner les réseaux sociaux

C’est pourtant à ce traitement que condamne systématiquement les médias de l’oligarchie capitaliste les manifestations du mouvement social. Refusant de parler du million de manifestants à Paris le 14 juin et de leurs revendication pour ne parler que d’un casseur, félant sans être interpellé par la police pourtant présente en masse quelques vitres de la façade de l’hopital Necker.

Par ailleurs, malgré les scènes d’ultra violences entre supporter, il faut constater la retenue des forces de l’ordre. Il n’a d’ailleurs été fait état d’aucun blessés par violences policières. A l’inverse, visant délibérément les manifestants, des manifestants nassés, encagés et bloqués pendant des heures par une police cherchant l’affrontement, les forces de l’ordre ont causés dans leurs interventions des centaines et sans doutes des milliers de blessés dont plusieurs très graves. Notamment avec l’usage massif de grenades et de fusil à balle en caoutchouc contre les manifestants.

Malgré de très nombreuses violences, ni incrimination de l’UEFA, ni interdiction des matchs

Selon les chiffres du ministre de l’intérieur, en à peine un mois de compétition, plus de 1550 personnes ont été interpellés, 891 placées en garde à vue et 59 personnes ont été condamnés à des peines de prison ferme ou avec sursis. A la mi mai, Bernard Cazeneuve – surnommé par les travailleurs Gazeneuve en raison de la violente répression des manifestations – revendiquait avoir procédé à plus de 1000 arrestations et une cinquantaine de condamnation (dont un bon nombre politique) dans le cadre de la répression du mouvement social contre la Loi Travail. Les violences lors de l’Euro auront donc générées près de 4 fois plus d’arrestations que le mouvement social contre la Loi Travail. Et l’on peut ajouter qu’au contraire de l’Euro, le mouvement social a lui fait l’objet de violences policières et de nombre d’arrestation arbitraires, dans une politique répressive visant à terroriser les manifestants

Pourtant, ni le premier ministre, ni le ministre de l’intérieur n’ont recouru à l’interdiction d’aucun match de cet euro troublant l’ordre public, ni à des menaces contre l’UEFA ou la société privée organisatrice de l’Euro (une société dont les bénéfices sont défiscalisés). Dans le même temps, face à la contestation démocratique et sociale de la Loi Travail, une loi dictée par Bruxelles et écrite par le MEDEF avec l’aide de la CFDT, les mêmes ont interdit plusieurs manifestations, essayer d’interdire les manifestations à Paris et menacé la CGT et l’intersyndicale. personne n’aura non plus entendu les LR ou le FN demandé à l’UEFA de rembourser les dégâts causés par les hordes de « supporters » ravageant certaines des villes où se sont déroulés les match. Ce deux poids deux mesures démontrent bien ce qu’il en est de l’instrumentalisation des violences par le gouvernement pour tenter de justifier la violente répression visant à interdire l’opposition syndicale et politique à la Loi Travail, une violente repression qui est le seul argument avec l’anti démocratique 49.3 pour permettre au gouvernement d’obéir aux ordres de la Commission Européenne et satisfaire ainsi le grand patronat.

Source de l'article, le site initiative Communiste

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Source La Voix du Nord

Les syndicats avaient prévenu : ils resteront mobilisés tout l’été contre la loi travail. Ce mardi matin, une intersyndicale a mené une opération péage gratuit sur l’autoroute A1, au péage de Fresnes-lès-Montauban.

« Aujourd’hui, c’est péage gratuit contre la loi El Khomri ! » Ce mardi matin, une soixantaine de membres d’une intersyndicale (CGT, FO, SUD, FSU, UNEF) Nord - Pas-de-Calais étaient mobilisés de 7 h 30 à 10 h au péage de Fresnes-lès-Montauban, sur l’A1. Distribution de tracts, levée des barrières : ils ont manifesté contre la loi travail par une opération péage gratuit, dans le sens Paris vers Lille.

La lutte contre la loi travail continue cet été. « Il n’y a pas de trêve estivale », confirme Abdel Abdesselam, secrétaire général de l’union locale CGT de Roubaix. Une automobiliste se dit « surprise » de pouvoir passer sans acquitter le péage. Et répond à la sollicitation du représentant CGT qui lui tend une tirelire.

Il faut dire que la SANEF, société exploitante de l’autoroute, voyait d’un mauvais œil la levée « sauvage » des barrière et qu’elle pourrait réclamer aux manifestants un dédomagement compte tenu de la « perte de trafic » et des « dégradations du matériel ».

Si le mode d’action suscite des divergences, la finalité est identique pour SUD et la CGT que pour FO. « On reste dans l’action, on est révoltés », résume Christophe Jacobs, secrétaire général de l’union départementale CGT Nord, entre deux coups de klaxon des chauffeurs en soutien au mouvement au passage du péage gratuit. « La loi est passée, mais quoi qu’il arrive, on reste fermes et déterminés . Nous resterons mobilisés jusqu’à la rentrée, jusqu’au retrait de la loi. »

La manifestation n’a entraîné aucun bouchon ni ralentissement. Les barrières de péage ont été remises en service par la SANEF vers 10 h 15.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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